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 Sanctification par le Travail

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MessageSujet: Sanctification par le Travail   25/3/2018, 08:38

Comment coopérer à sa sanctification par le Travail, et plus largement celle de son épouse et famille?
Il me manque des notions, des repères bien que je m'efforce de contempler la vie artisanale cachée de Jésus et la sainte famille de Nazareth.
Avez vous des pistes?
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MessageSujet: Re: Sanctification par le Travail   25/3/2018, 14:16

Bonjour cher Léon et bonne fête des Rameaux.
J'ai trouvé une réflexion qui pourra peut-être t'intéresser, par quelques phrases par ci et par là.

http://www.fr.josemariaescriva.info/article/sanctifier-le-travail2c-se-sanctifier-dans-le-travail2c-et-sanctifier-par-le-travail

En ce qui me concerne, je reste assez simple. (bien que parfois j'oublie....)
Je demande que le Seigneur bénisse ma journée et la journée des personnes qui me tiennent à coeur, et que tout soit fait pour la plus grande gloire de Dieu, dans le temps et l'éternité.
Je m'aide, parfois........ Confused avec l'acte de consécration à Marie de St Louis Marie Grignon de Montfort, prière que tous les membres des Foyers de Charité récitent chaque jour.
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Miles Templi

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MessageSujet: Re: Sanctification par le Travail   29/3/2018, 09:17

Citation :
Comment coopérer à sa sanctification par le Travail, et plus largement celle de son épouse et famille?
Il me manque des notions, des repères bien que je m'efforce de contempler la vie artisanale cachée de Jésus et la sainte famille de Nazareth.
Avez vous des pistes?

René Guénon a écrit un article sur la « Glorification du travail ». Il s'agit du point de vue initiatique, je ne sais pas si cela vous intéresse.
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humanlife



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MessageSujet: Re: Sanctification par le Travail   29/3/2018, 11:52

je pense qu'il faut faire son travail et ses activités quotidiennes en pensant à Jésus, par sa parole il est présent à nos côtés pour faire face aussi bien aux situations de réussite ou d'échec.
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Thomas33

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MessageSujet: Re: Sanctification par le Travail   29/3/2018, 12:25

Miles Templi a écrit:
Citation :
Comment coopérer à sa sanctification par le Travail, et plus largement celle de son épouse et famille?
Il me manque des notions, des repères bien que je m'efforce de contempler la vie artisanale cachée de Jésus et la sainte famille de Nazareth.
Avez vous des pistes?

René Guénon a écrit un article sur la « Glorification du travail ». Il s'agit du point de vue initiatique, je ne sais pas si cela vous intéresse.

Personnellement ça m'intéresse. C'est une grande source de questionnement chez moi.
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Marc Hassyn

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MessageSujet: Re: Sanctification par le Travail   29/3/2018, 17:55

La "Glorification du Travail" est un thème principal du grade de Compagnon (le 2ème), dans la Franc-maçonnerie.
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Miles Templi

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MessageSujet: Re: Sanctification par le Travail   29/3/2018, 18:56

Citation :
Personnellement ça m'intéresse. C'est une grande source de questionnement chez moi.

Voici l'article en question:


Il est de mode, à notre époque, d’exalter le travail, quel qu’il soit et de quelque façon qu’il soit accompli, comme s’il avait une valeur éminente par lui-même et indépendamment de toute considération d’un autre ordre; c’est là le sujet d’innombrables déclamations aussi vides que pompeuses, et cela non seulement dans le monde profane, mais même, ce qui est plus grave, dans les organisations initiatiques qui subsistent en Occident (1).

Il est facile de comprendre que cette façon d’envisager les choses se rattache directement au besoin exagéré d’action qui est caractéristique des Occidentaux modernes; en effet, le travail, du moins quand il est considéré ainsi, n’est évidemment pas autre chose qu’une forme de l’action, et une forme à laquelle, d’autre part, le préjugé « moraliste » engage a attribuer encore plus d’importance qu’à toute autre, parce que c’est celle qui se prête le mieux à être présentée comme constituant un « devoir » pour l’homme et comme à assurer sa « dignité » (2). Il s’y ajoute même le plus souvent une intention nettement antitraditionnelle, celle de déprécier la contemplation, qu’on affecte d’assimiler à l' »oisiveté », alors que, tout au contraire, elle est en réalité la plus haute activité concevable, et que d’ailleurs l’action séparée de la contemplation ne peut être qu’aveugle et désordonnée (3). Tout cela ne s’explique que trop facilement de la part d’hommes qui déclarent, et sans doute sincèrement, que  » leur bonheur consiste dans l’action même » (4), nous dirions volontiers dans l’agitation, car, lorsque l’action est prise ainsi pour une fin en elle-même, et quels que soient les prétextes « moralistes » qu’on invoquera pour la justifier, elle n’est véritablement rien de plus que cela.
Contrairement à ce que pensent les modernes,n’importe quel travail, accompli indistinctement par n’importe qui, et uniquement pour le plaisir d’agir ou par nécessité de « gagner sa vie », ne mérite aucunement d’être exalté, et il ne peut même être regardé que comme une chose anormale, opposée à l’ordre qui devrait régir les institutions humaines, à tel point que, dans les conditions de notre époque, il en arrive trop souvent à prendre un caractère qu’on pourrait, sans nulle exagération, qualifier d' »infra-humain ». Ce que nos contemporains paraissent ignorer complètement, c’est qu’un travail n’est réellement valable que s’il est conforme à la nature même de l’être qui l’accomplit, s’il en résulte d’une façon en quelque sorte spontanée et nécessaire, si bien qu’il n’est pour cette nature que le moyen de se réaliser aussi parfaitement qu’il est possible. C’est là, en somme, la notion même du swadharma, qui est le véritable fondement de l’institution des castes, et sur laquelle nous avons suffisamment insisté en bien d’autres occasions pour pouvoir nous contenter de le rappeler ici sans nous y étendre davantage. On peut penser ainsi, à ce propos, à ce que dit Aristote de l’accomplissement par chaque être de son « acte propre », par quoi il faut entendre à la fois l’exercice d’une activité conforme à sa nature et, comme conséquence immédiate de cette activité, le passage de la « puissance » à l' »acte » des possibilités qui sont comprises dans cette nature. En d’autres termes, pour qu’un travail, de quelque qu’il puisse être d’ailleurs, soit ce qu’il doit être, il faut avant tout qu’il corresponde chez l’homme à une « vocation », au sens le plus propre de ce mot (5); et, quand il est ainsi, le profil matériel qui peut légitimement en être retiré n’apparaît que comme une fin tout à fait secondaire et contingente, pour ne pas dire même négligeable vis-à-vis d’une autre fin supérieure, qui est le développement et comme l’achèvement « en acte » de la nature même de l’être humain.

Il va de soi que ce que nous venons de dire constitue une des bases essentielles de toute initiation de métier, la « vocation » correspondante étant une des qualifications requises pour une telle initiation, et même, pourrait-on dire, la première et la plus indispensable de toutes (6). Cependant, il y’ a encore autre chose sur quoi il convient d’insister, surtout au point de vue initiatique, car c’est là ce qui donne au travail, envisagé suivant sa notion traditionnelle, sa signification la plus profonde et sa portée la plus haute, dépassant la considération de la seule nature humaine pour le rattacher à l’ordre cosmique lui-même, et par là, de la façon la plus directe, aux principes universels. Pour le comprendre, on peut partir de la définition de l’art comme « l’imitation de la nature dans son mode d’opération » (7), c’est à dire de la nature comme cause (Natura naturans), et non pas comme effet (Natura natuarata); au point de vue traditionnel, en effet, il n’ y a aucune distinction à faire entre art et métier, non plus qu’entre artiste et artisan, et c’est là encore un point sur lequel nous avons déjà eu souvent l’occasion de nous expliquer; tout ce qui est produit « conformément à l’ordre » mérite par là également, et au même titre, d’être regardé comme une œuvre d’art (8). Toutes les traditions insistent sur l’analogie qui existe entre les artisans humains et l’Artisan Divin, les uns comme l’autre opérant « par un verbe conçu dans l’intellect », ce qui, notons-le en passant, marque aussi nettement que possible le rôle de la contemplation comme condition préalable et nécessaire de la production de toute œuvre d’art; et c’est là encore une différence essentielle avec la conception profane du travail, qui le réduit à n’être qu’action pure et simple, comme nous le disions plus haut, et qui prétend même l’opposer à la contemplation. Suivant l’expression des livres hindous, « nous devons construire comme les Dêvas le firent au commencement »; ceci, qui s’étend naturellement à l’exercice de tous les métiers dignes de ce nom, implique que le travail a un caractère proprement rituel, comme toutes choses doivent d’ailleurs l’avoir dans une civilisation intégralement traditionnelle; et non seulement c’est ce caractère rituel qui assure cette « conformité à l’ordre » dont nous parlions tout à l’heure, mais on peut même dire qu’il ne fait véritablement qu’un avec cette conformité même (9).

Dès lors que l’artisan humain imite ainsi dans son domaine particulier l’opération de l’Artisan Divin, il participe à l’œuvre même de celui-ci dans une mesure correspondante, et d’une façon d’autant plus effective qu’il est plus conscient de cette opération; et plus il réalise par son travail les virtualités de sa propre nature, plus il accroît en même temps sa ressemblance avec l’Artisan Divin, et plus ses œuvres s’intègrent parfaitement dans l’harmonie du Cosmos. On voit comment cela est loin des banalités que nos contemporains ont l’habitude d’énoncer en croyant par là faire l’éloge du travail; celui-ci, quand il est ce qu’il doit être traditionnellement, mais seulement dans ce cas, est en réalité bien au-dessus de tout ce qu’ils sont capables de concevoir. Aussi pouvons-nous conclure ces quelques indications, qu’il serait facile de développer presque indéfiniment, en disant ceci : la « glorification du travail » répond bien à une vérité, et même à une vérité d’ordre profond; mais la façon dont les modernes l’entendent d’ordinaire n’est qu’une déformation caricaturale de la notion traditionnelle, allant jusqu’à l’invertir en quelque sorte. En effet, on ne « glorifie » pas le travail par de vains discours, ce qui n’a même aucun sens plausible; mais le travail lui-même est « glorifié », c’est à dire « transformé », quand, au lieu de n’être qu’une simple activité profane, il constitue une collaboration consciente et effective à la réalisation du plan du « Grand Architecte de l’Univers ».


Initiation et réalisation spirituelle

1 On sait que la « glorification du travail » est notamment, dans la Maçonnerie, le thème de la dernière partie de l’initiation au grade de Compagnon; et malheureusement, de nos jours, elle y est généralement comprise de cette façon toute profane, au lieu d’être entendue, comme elle le devrait, dans le sens légitime et réellement traditionnel que nous nous proposons d’indiquer par la suite.

2 Nous dirons tout de suite à ce propos que, entre cette conception moderne du travail et sa conception traditionnelle, il y a toute la différence qui existe d’une façon générale, ainsi que nous l’avons expliqué dernièrement, entre le point de vue moral et le point de vue rituel.

3 Nous rappellerons ici une des applications de l’apologue  de l’aveugle et du paralytique, dans laquelle ils représentent respectivement la vie active et la vie contemplative (cf. Autorité spirituelle et pouvoir temporel. ch. v).

4 Nous relevons cette phrase dans un commentaire du rituel maçonnique qui cependant, à bien des égards, n’est certes pas un des plus mauvais, nous voulons dire un des plus affectés par les infiltrations de l’esprit profane.

5 Sur ce point, et aussi sur les autres considérations qui suivront, nous renverrons, pour plus amples développements, aux nombreuses études qu’ A. K. Coomaraswany a consacrées plus spécialement à ces questions.

6 Certains métiers modernes, et surtout les métiers purement mécaniques, pour lesquels il ne saurait être réellement question de « vocation », et qui par suite ont en eux-mêmes un caractère anormal, ne peuvent valablement donner lieu à aucune initiation.

7 Et non pas dans ses productions, comme se l’imaginent las partisans d’un art dit « réaliste », et qu’il serait plus exact d’appeler « naturaliste ».

8 Il est à peine besoin de rappeler que cette notion traditionnelle de l’art n’a absolument rien de commun avec les théories « esthétiques » des modernes.

9 Sur tout ceci, voir A. K. Coomaraswany, Is  Art a Superstition or a Way of Life ? dans le recueil intitulé Why exhibit Works of Art ?
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Thomas33

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MessageSujet: Re: Sanctification par le Travail   30/3/2018, 12:18

Guénon a écrit:
il constitue une collaboration consciente et effective à la réalisation du plan du « Grand Architecte de l’Univers »

Peut-on encore collaborer consciemment à la réalisation du plan de Dieu, dans une société sans Dieu (babylone comme vous l'aviez écrit une fois).

En effet, par notre travail nous participons inéluctablement à la construction de l'infrastructure de cette société sans Dieu, qui à l'aide de notre travail se perpétue.

A moins que l'on adopte une vision plus optimiste, en considérant que Dieu utilisera cette infrastructure dans le futur pour faire un miracle.
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J&B

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MessageSujet: Re: Sanctification par le Travail   30/3/2018, 12:40

Au temps de Guénon, la société n'était encore qu'au début de la civilisation industrielle et consommatrice. (je n'ai lu de lui que "le règne de la quantité...")
Les métiers étaient encore en grande partie artisanaux et agricoles et le commerce était essentiellement local.
Quand on est soi-même à tous les maillons de la chaîne, c'est plus facile de sanctifier le travail, et de se sanctifier par le travail, mais quand on n'est plus qu'un maillon d'une chaîne qui nous a été imposée ou qu'on choisit à contre-coeur, c'est beaucoup plus difficile.
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Thomas33

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Masculin Messages : 1074
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MessageSujet: Re: Sanctification par le Travail   30/3/2018, 17:11

J&B a écrit:
Au temps de Guénon, la société n'était encore qu'au début de la civilisation industrielle et consommatrice. (je n'ai lu de lui que "le règne de la quantité...")
Les métiers étaient encore en grande partie artisanaux et agricoles et le commerce était essentiellement local.
Quand on est soi-même à tous les maillons de la chaîne, c'est plus facile de sanctifier le travail, et de se sanctifier par le travail, mais quand on n'est plus qu'un maillon d'une chaîne qui nous a été imposée ou qu'on choisit à contre-coeur, c'est beaucoup plus difficile.

ça peut être sympa de se concerter collectivement pour produire une oeuvre utile. (Mais cela perd son sens si Dieu est évacué de la société.) Cependant je suis d'accord qu'un ouvrier qui doit effectuer le même geste toute la journée et le plus de fois possible par minute est déshumanisé.
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Miles Templi

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MessageSujet: Re: Sanctification par le Travail   30/3/2018, 17:22

D'un point de vue exotérique, mais non moins traditionnel, deux vidéos en rapport avec le "travail" dans nos sociétés modernes et la manière de l'envisager:




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MessageSujet: Re: Sanctification par le Travail   

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