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 Origine psychologique de la preuve par le mouvement

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AuteurMessage
Sânkhya



Messages : 800
Inscription : 07/04/2006

MessageSujet: Origine psychologique de la preuve par le mouvement   Mar 14 Nov 2006, 06:33

Je reposte ici un message originellement destiné au forum du Grand Portail. Là-bas, le débat est toujours aussi vif sur la preuve de l'existence de Dieu par le mouvement, la prima via. Ça fait des années que dure l'intérêt particulier pour cette preuve.

Donc j'écrivais:

«D'où vient la plausibilité du couidecouide? J'estime qu'elle vient d'une interprétation erronée, quoique naturelle, d'un phénomène psychologique.

On constate en effet que notre corps est une sorte de masse inerte et qu'il ne bouge pas par soi-même. On a aussi l'impression que notre conscience est une sorte de force qui peut mouvoir ce corps inerte. L'impression que mon «moi» est une force qui agit sur le corps pour le mouvoir (un «moteur» donc), et que mon corps ne bougerait pas autrement, cette impression dis-je s'impose avec évidence.

Cette interprétation est erronée dans la mesure où elle ne garantit pas la pertinence d'une généralisation à toute la réalité.

Mais c'est de là que la preuve par le mouvement tire sa plausibilité subjective.»

Et:

«Bref, selon ma conception, le sujet, le «moi», s'appréhende comme une force, comme moteur du corps. Le corps est perçu comme une masse essentiellement inerte qui doit être poussée pour se mouvoir.

De là, l'intelligence généralise et s'imagine que tout ce qui bouge dans la nature, et qui n'est pas «causé» par un autre moi empiriquement accessible (autres humains, animaux), doit être mû par un ou des agents surnaturels.

Il ne vient pas à l'idée de ce «moi» que ses propres désirs qui le font agir pourraient être eux-mêmes causés par des forces extérieures. Autrement dit, le «moi» s'appréhende comme un premier moteur non mû.»
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Peau d'âne



Féminin Messages : 1981
Inscription : 28/06/2006

MessageSujet: Re: Origine psychologique de la preuve par le mouvement   Mar 14 Nov 2006, 14:15

Sânkhya"Il ne vient pas à l'idée de ce «moi» que ses propres désirs qui le font agir pourraient être eux-mêmes causés par des forces extérieures. Autrement dit, le «moi» s'appréhende comme un premier moteur non mû.»"


Ben si, lorsqu'on parle d'égo par exemple on conscientise que ce "moi" manque d'authenticité. (réf à causés par des forces extérieures).


Je trouve très intéressante votre réflexion.



«Bref, selon ma conception, le sujet, le «moi», s'appréhende comme une force, comme moteur du corps. Le corps est perçu comme une masse essentiellement inerte qui doit être poussée pour se mouvoir.


Force est de constater sans conscience le corps ne se mettra pas en mouvements cohérents. Seulement il existe des cas dits de sommanbulisme où le corps s'exprime et se déplace en toute cohérence, sans que la conscience ne soit éveillée.


Donc le bébé est conscient, car il peut prendre son pouce et le porter à sa bouche, dans le ventre de sa mère.






I love you
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jo zecat
Invité



MessageSujet: Re: Origine psychologique de la preuve par le mouvement   Mar 14 Nov 2006, 16:55

Sânkhya a écrit:
Je reposte ici un message originellement destiné au forum du Grand Portail. Là-bas, le débat est toujours aussi vif sur la preuve de l'existence de Dieu par le mouvement, la prima via. Ça fait des années que dure l'intérêt particulier pour cette preuve.

Donc j'écrivais:

«D'où vient la plausibilité du couidecouide? J'estime qu'elle vient d'une interprétation erronée, quoique naturelle, d'un phénomène psychologique.

On constate en effet que notre corps est une sorte de masse inerte et qu'il ne bouge pas par soi-même. On a aussi l'impression que notre conscience est une sorte de force qui peut mouvoir ce corps inerte. L'impression que mon «moi» est une force qui agit sur le corps pour le mouvoir (un «moteur» donc), et que mon corps ne bougerait pas autrement, cette impression dis-je s'impose avec évidence.

Cette interprétation est erronée dans la mesure où elle ne garantit pas la pertinence d'une généralisation à toute la réalité.

Mais c'est de là que la preuve par le mouvement tire sa plausibilité subjective.»

Et:

«Bref, selon ma conception, le sujet, le «moi», s'appréhende comme une force, comme moteur du corps. Le corps est perçu comme une masse essentiellement inerte qui doit être poussée pour se mouvoir.

De là, l'intelligence généralise et s'imagine que tout ce qui bouge dans la nature, et qui n'est pas «causé» par un autre moi empiriquement accessible (autres humains, animaux), doit être mû par un ou des agents surnaturels.

Il ne vient pas à l'idée de ce «moi» que ses propres désirs qui le font agir pourraient être eux-mêmes causés par des forces extérieures. Autrement dit, le «moi» s'appréhende comme un premier moteur non mû.»

Ce que tu dis me rappelle ça (cliques sur Extrait 5).....mais qui a créé cette energie, cette force ? Rolling Eyes
http://www.arte.tv/fr/connaissance-decouverte/einstein/Programmes/Thema_20Einstein_20mai_202005_20/862122.html
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Arnaud Dumouch
Administrateur


Masculin Messages : 80766
Inscription : 19/05/2005

MessageSujet: Re: Origine psychologique de la preuve par le mouvement   Mar 14 Nov 2006, 17:40

Voici le texte de saint Thomas:


(Ia q.2, a. 3)

Citation :
Conclusion:
Que Dieu existe, on peut prendre cinq voies pour le prouver.

La première et la plus manifeste est celle qui se prend du mouvement. Il est évident, nos sens nous l'attestent, que dans ce monde certaines choses se meuvent.

Or, tout ce qui se meut est mû par un autre. En effet, rien ne se meut qu'autant qu'il est en puissance par rapport au terme de son mouvement, tandis qu'au contraire, ce qui meut le fait pour autant qu'il est en acte; car mouvoir, c'est faire passer de la puissance à l'acte, et rien ne peut être amené à l'acte autrement que par un être en acte, comme un corps chaud en acte, tel le feu, rend chaud en acte le bois qui était auparavant chaud en puissance, et par là il le meut et l'altère. Or il n'est pas possible que le même être, envisagé sous le même rapport, soit à la fois en acte et en puissance; il ne le peut que sous des rapports divers; par exemple, ce qui est chaud en acte ne peut pas être en même temps chaud en puissance; mais il est, en même temps, froid en puissance. Il est donc impossible que sous le même rapport et de la même manière quelque chose soit à la fois mouvant et mû, c'est-à-dire qu'il se meuve lui-même. Il faut donc que tout ce qui se meut soit mû par un autre. Donc, si la chose qui meut est mue elle-même, il faut qu'elle aussi soit mue par une autre, et celle-ci par une autre encore.

Or, on ne peut ainsi continuer à l'infini, car dans ce cas il n'y aurait pas de moteur premier, et il s'ensuivrait qu'il n'y aurait pas non plus d'autres moteurs, car les moteurs seconds ne meuvent que selon qu'ils sont mûs par le moteur premier, comme le bâton ne meut que s'il est mû par la main.

Donc il est nécessaire de parvenir à un moteur premier qui ne soit lui-même mû par aucun autre, et un tel être, tout le monde comprend que c'est Dieu.

_________________
Arnaud
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manuel



Messages : 1005
Inscription : 20/05/2005

MessageSujet: Re: Origine psychologique de la preuve par le mouvement   Mar 14 Nov 2006, 17:58

Citation :
On constate en effet que notre corps est une sorte de masse inerte et qu'il ne bouge pas par soi-même. On a aussi l'impression que notre conscience est une sorte de force qui peut mouvoir ce corps inerte. L'impression que mon «moi» est une force qui agit sur le corps pour le mouvoir (un «moteur» donc), et que mon corps ne bougerait pas autrement, cette impression dis-je s'impose avec évidence



Sur ce problème c'est la position de Maine de Biran (le sentiment de l'effort, le Je Peux) qui est est la plus réelle et vraie. Reprise par qui vous savez.


M.
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lagaillette



Messages : 4121
Inscription : 26/07/2005

MessageSujet: Re: Origine psychologique de la preuve par le mouvement   Mar 14 Nov 2006, 19:24

Code:
le «moi» s'appréhende comme un premier moteur non mû.»

Nous sommes « mus » par des tas de contraintes, bien sûr : hérédité, pression sociale, besoins, pulsions internes (qui viennent de où ?)….Mais si, par exemple, je vais me promener, je me trouve devant une croisée de chemin : vais-je prendre le chemin de droite ou le chemin de gauche ? Je « peux » prendre l’un ou l’autre : j’ai le choix.

Qui est, manuel, le « qui vous savez » qui a repris la position de Maine de Biran ? Et quelle est la position de Maine de Biran ?Nous ne sommes pas tous au courant, et parfois il faut redire des choses qu’on est censé savoir. Merci d’avance.
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