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 La reconnaissance comme martyrs de Mgr Claverie et des moines de Tibhirine

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Violette7
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MessageSujet: La reconnaissance comme martyrs de Mgr Claverie et des moines de Tibhirine   28/1/2018, 20:29

La joie de Mgr Vesco après la reconnaissance comme martyrs de Mgr Claverie et des moines de Tibhirine

Mgr Jean-Paul Vesco, évêque d’Oran, salue la reconnaissance du martyre des moines de Tibhirine, de Mgr Claverie et de onze autres religieux français assassinés en Algérie entre 1994 et 1996. Il revient sur la signification de leur prochaine béatification.



Entretien réalisé par Marie Duhamel - Cité du Vatican 


Les moines de Tibhirine vont être béatifiés. Le Pape François a accepté les décrets de béatification de ces sept moines assassinés en 1996 en Algérie, ainsi que ceux de Mgr Pierre Claverie, évêque d’Oran, et assassiné lui aussi en 1996, et de onze autres moines et religieuses, tombés en martyrs entre 1994 et 1996.



C’est une grande nouvelle pour l’Église catholique d’Algérie et pour l’Église catholique de France. Leur mort avait provoqué tout au long de la décennie noire qu’a connu l’Algérie dans les années 1990, un vif émoi parmi les populations algérienne et française.


L’enlèvement puis l’exécution des moines de Tibhirine avait été suivi par l’ensemble de la presse de l’époque, et depuis, les circonstances exactes de leur mort et l’identité des auteurs de leur assassinat demeurent un sujet de controverse.


Dans le contexte particulier de l’Algérie, où la présence de l’Église catholique est très discrète, et se veut un pont avec les musulmans, la prochaine béatification de ces dix-neuf martyrs est source de joie «profonde», comme pour Mgr Jean-Paul Vesco, évêque d’Oran. Il revient sur ce que représente cette béatification dans le contexte actuel, espérant que la cérémonie ait lieu à Oran, sur la terre où ces martyrs ont perdu la vie.

pour écouter  l'entretien avec Monseigneur Jean-Paul Vesco, évêque d'Oran :


http://www.vaticannews.va/fr/eglise/news/2018-01/la-joie-de-mgr-vesco--eveque-d-oran--apres-la-reconnaissance-com.html



Dernière édition par Violette3 le 28/1/2018, 20:33, édité 1 fois
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Violette7
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MessageSujet: Re: La reconnaissance comme martyrs de Mgr Claverie et des moines de Tibhirine   28/1/2018, 20:32

Frère Georgeon: les moines de Tibhirine ont subi le martyre avec le peuple algérien

Les sept moines trappistes de Tibhirine, assassinés en 1996 en Algérie, vont être béatifiés. Leur martyre a été reconnu par l’Église. Le postulateur de leur cause, le frère Thomas Georgeon, se réjouit de cette nouvelle.



Entretien réalisé par Marie Duhamel – Cité du Vatican


C’est une grande et belle nouvelle pour les Église catholiques d’Algérie et de France: le Saint-Siège a reconnu le martyre de Mgr Pierre Claverie, évêque d’Oran, des sept moines de Tibhirine et de onze autres religieux et religieuses, tués en haine de la foi entre 1994 et 1996 en Algérie, pendant la décennie noire qu’a connu ce pays.



Le Pape François a autorisé vendredi 26 janvier la Congrégation pour les Causes des Saints à promulguer leurs décrets de béatification, rendant ainsi hommage à la vie offerte de ces martyrs, ainsi qu’au témoignage de cette petite Église algérienne.



Le frère Thomas Georgeon, moine trappiste, est le postulateur de la cause des moines de Tibhirine. C’est pour lui l’aboutissement d’un long travail.



pour écouter l'entretien :  

http://www.vaticannews.va/fr/eglise/news/2018-01/frere-georgeon--les-moines-de-tibhirine-ont-subi-le-martyre-avec.html
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k11
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MessageSujet: Re: La reconnaissance comme martyrs de Mgr Claverie et des moines de Tibhirine   29/1/2018, 16:26

Entretien audio du frère Georgeon:

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philippe bis

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MessageSujet: Re: La reconnaissance comme martyrs de Mgr Claverie et des moines de Tibhirine   29/1/2018, 16:34

http://www.ina.fr/video/CAB96019550 Monseigneur Claverie à propos du sort des moines trappistes de Médéa
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Violette7
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MessageSujet: Re: La reconnaissance comme martyrs de Mgr Claverie et des moines de Tibhirine   30/1/2018, 21:27

Communiqué des évêques d’Algérie qui annonce de la béatification de 19 religieux et religieuses dont Monseigneur Paul Claverie et les sept moines de Tibhirine.
 
 

G. DOMINIQUE/CIRIC


Notre Église est dans la joie. Le Pape François vient d’autoriser la signature du décret de béatification de « Mgr Pierre Claverie et ses 18 compagnes et compagnons ». La grâce nous est donnée de pouvoir faire mémoire de nos dix-neuf frères et sœurs en qualité de martyrs, c’est-à-dire, (selon le sens du mot lui-même), de témoins du plus grand amour, celui de donner sa vie pour ceux qu’on aime. Devant le danger d’une mort qui était omniprésent dans le pays, ils ont fait le choix, au risque de leur vie, de vivre jusqu’au bout les liens de fraternité et d’amitié qu’ils avaient tissés avec leurs frères et sœurs algériens par amour. Les liens de fraternité et d’amitié ont ainsi été plus forts que la peur de la mort.
 
Nos frères et sœurs n’accepteraient pas que nous les séparions de ceux et celles au milieu desquels ils ont donné leur vie. Ils sont les témoins d’une fraternité sans frontière, d’un amour qui ne fait pas de différence. C’est pourquoi, leur mort met en lumière le martyre de nombre de ceux et celles, algériens, musulmans, chercheurs de sens qui, artisans de paix, persécutés pour la justice, hommes et femmes au cœur droit, sont restés fidèles jusqu’à la mort durant cette décennie noire qui a ensanglanté l’Algérie.
 
Aussi notre pensée rassemble dans un même hommage tous nos frères et sœurs algériens, ils sont des milliers, qui n’ont pas craint eux non plus de risquer leur vie en fidélité à leur foi en Dieu, en leur pays, et en fidélité à leur conscience. Parmi eux nous faisons mémoire des 99 imams qui ont perdu la vie pour avoir refusé de justifier la violence. Nous pensons aux intellectuels, écrivains, journalistes, hommes de science ou d’art, membres des forces de l’ordre, mais aussi aux milliers de pères et mères de famille, humbles anonymes, qui ont refusé d’obéir aux ordres des groupes armés. Nombre d’enfants ont aussi perdu la vie emportés par la même violence.
 
Nous pouvons nous arrêter à la vie de chacun de nos dix-neuf frères et sœurs. Chacun est mort parce qu’il avait choisi, par grâce, de rester fidèle à ceux et celles que la vie de quartier, les services partagés, avaient fait leur prochain. Leur mort a révélé que leur vie était au service de tous : des pauvres, des femmes en difficultés, des handicapés, des jeunes, tous musulmans. Une idéologie meurtrière, défiguration de l’islam, ne supportait pas ces autres différents par la nationalité, par la foi. Les plus peinés, au moment de leur mort tragique, ont été leurs amis et voisins musulmans qui avaient honte que l’on utilise le nom de l’islam pour commettre de tels actes.
 
Mais nous ne sommes pas, aujourd’hui, tournés vers le passé. Ces béatifications sont une lumière pour notre présent et pour l’avenir. Elles disent que la haine n’est pas la juste réponse à la haine, qu’il n’y a pas de spirale inéluctable de la violence. Elles veulent être un pas vers le pardon et vers la paix pour tous les humains, à partir de l’Algérie mais au-delà des frontières de l’Algérie. Elles sont une parole prophétique pour notre monde, pour tous ceux qui croient et œuvrent pour le vivre ensemble. Et ils sont nombreux ici dans notre pays et partout dans le monde, de toute nationalité et de toute religion. C’est le sens profond de cette décision du Pape François. Plus que jamais, notre maison commune qu’est notre planète a besoin de la bonne et belle humanité de chacun.
 
Nos frères et sœurs sont enfin des modèles sur le chemin de la sainteté ordinaire. Ils sont les témoins qu’une vie simple mais toute donnée à Dieu et aux autres peut mener au plus haut de la vocation humaine. Nos frères et nos sœurs ne sont pas des héros. Ils ne sont pas morts pour une idée ou pour une cause. Ils étaient simplement membre d’une petite Eglise catholique en Algérie qui, bien que constituée majoritairement d’étrangers, et souvent considérée elle-même comme étrangère, a tiré les conséquences naturelles de son choix d’être pleinement de ce pays. Il était clair pour chacun de ses membres que quand on aime quelqu’un on ne l’abandonne pas au moment de l’épreuve. C’est le miracle quotidien de l’amitié et de la fraternité. Beaucoup d’entre nous les ont connus et ont vécu avec eux. Aujourd’hui leur vie appartient à tous. Ils nous accompagnent désormais comme pèlerins de l’amitié et de la fraternité universelle.
 
                                                                           Alger, le 20 janvier 2018
 
                                                                           + Paul Desfarges, archevêque d’Alger
 
                                                                            + Jean-Paul Vesco, évêque d’Oran
 
                                                                            + John MacWilliam, évêque de Laghouat
 
                                                                            + Jean-Marie Jehl, administrateur de Constantine
 
 
http://eglise.catholique.fr/actualites/451860-communique-des-eveques-dalgerie-annonce-de-la-beatification-de-19-religieux-et-religieuses/
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halim

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MessageSujet: Re: La reconnaissance comme martyrs de Mgr Claverie et des moines de Tibhirine   31/1/2018, 08:55

Violette3 a écrit:
C’est une grande et belle nouvelle pour les Église catholiques d’Algérie et de France: le Saint-Siège a reconnu le martyre de Mgr Pierre Claverie, évêque d’Oran, des sept moines de Tibhirine et de onze autres religieux et religieuses, tués en haine de la foi entre 1994 et 1996 en Algérie, pendant la décennie noire qu’a connu ce pays.
Chère Violette,
C'est une bonne nouvelle surtout pour les pieux musulmans d'Algérie. Il y a tout juste quelques années, en Algérie il y a eu la mort de sept moines trappistes, de certains autres chrétiens et a leurs coté plus de 200.000 morts musulmans. Dans le Coran (V, 8 ) on lit: "Ô les croyants ! Soyez stricts envers Dieu et des témoins équitables. Et que la haine pour un peuple ne vous incite pas à être injustes. Pratiquez l'équité : cela est plus proche de la piété. Et craignez Dieu. Car Dieu est certes Parfaitement Connaisseur de ce que vous faites. En ma qualité de musulman, disciple du prophète Mohamed que la paix et le salut éternels soient sur lui, j'atteste en mon âme et conscience que l'assassinat des moines de Tibehhirine reste le crime le plus odieux contre l'humanité. Lors de ces temps de terrorisme, l'Algérie avait donc perdu 200.000 musulmans et en ses moines sept amis chrétiens avec beaucoup d'autres. Pour cela je ne trouve pas les mots pour m'exprimer sur cette situation dramatique qui a touchée a la vie de pieuses personnes pleines de foi de bonté et de sérénité. Nous souhaitons que le message d’Espérance laissé par les Frères de Tibhirine, dont témoigne cette tragédie, porte de beaux fruits a l'avenir et invite chacun, au-delà de l’émotion ressentie, à se laisser interpeller et à être artisan de dialogue et de Paix. Le pari de Tibhirine, c’était simplement de vivre ensemble dans la paix, le respect, l’accueil de l’autre. Dans le monde il y a peu de gens de cette qualité-là qui, sans faire de bruit, sont continuellement dans le partage. Cela me rappelle toujours la parole de mon professeur Francois Comminardi, le prêtre archéologue: "Seigneur, tu m'as semé sur cette terre algérienne. C'est là par ta sainte présence que tu me demandes de témoigner de ton amour. Donne-moi, comme toi, d'aller jusqu'au bout de l'amour, celui qui donne sa vie pour ses amis.".

Spoiler:
 

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Violette7
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MessageSujet: Re: La reconnaissance comme martyrs de Mgr Claverie et des moines de Tibhirine   31/1/2018, 09:28

  Halim
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Violette7
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MessageSujet: Re: La reconnaissance comme martyrs de Mgr Claverie et des moines de Tibhirine   31/1/2018, 11:41

Les 19 nouveaux martyrs, qui sont-ils ?
Création : 27 janvier 2018 

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Violette7
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MessageSujet: Re: La reconnaissance comme martyrs de Mgr Claverie et des moines de Tibhirine   31/1/2018, 11:42

Le contexte de leur sacrifice


En 1991, une crise s’instaure en Algérie sur fond de divergence politico-religieuse, le Groupe Armé Islamique (GIA) voulant instaurer un état islamique en s’insurgeant contre le pouvoir légitime en place. Une guerre civile émerge rapidement et de nombreuses milices du GIA commencent un djihad et perpétuent notamment des assassinats  parmi  la population civile dans le but de la  terroriser et la punir en cas de soutien au gouvernement algérien. Celle-ci perdure pendant toutes les années 90 et fait des dizaines de milliers de victimes. 


L’Eglise Catholique en Algérie, peu importante depuis l’indépendance reste soutenue par des religieux et religieuses, prêtres ou consacrés. Ils sont intégrés pour la plupart de très longue date et se veulent un témoignage de l’amour gratuit dont ils essaient de vivre par le service, sous ses formes les plus diverses et les plus humbles. Malgré ce témoignage, et à cause de leur foi, ils savent tous qu’ils peuvent craindre pour leur sécurité et leur vie. 


Mais s’ils se connaissent de manières diverses, ils sont tous en communion pour manifester l’amour du Dieu sauveur et miséricordieux, en étant tout simplement présents. Sous cet angle, ils ont conscience, comme l’écrit le Père Bigotto, que: « l’Eglise d’Algérie vit une mission prophétique, celle de créer pour demain le climat d’un dialogue plus paisible entre la foi chrétienne et la foi musulmane, dans la certitude que nous sommes tous fils de Dieu, ouvrage de ses mains, et que les fils de Dieu finiront par se reconnaître ». Fondamentalement, c‘est la raison pour laquelle ils décident de rester parmi « les leurs » qui les ont complètement « adoptés », alors même que des appels à l’éloignement leur sont donnés, à chacun, par de nombreux proches (famille religieuse, famille, amis,… ). Il y aura également de nombreuses pressions de l’État Algérien ou des autorités de leur pays respectifs.


Il est impressionnant de voir combien ce pressentiment d’accepter d’être le « grain qui meurt » a donné son fruit, manifesté par les multiples témoignages de la communauté algérienne, collectifs et individuels, publics ou privés.



Qui sont-ils ?


La cause en béatification de « Mgr Pierre Claverie et ses 18 compagnons », concerne, outre l’évêque d’Oran assassiné le 1er août 1996, le frère mariste Henri Vergès et la Petite Sœur de l’Assomption Paul-Hélène Saint-Raymond (tués à Alger le 8 mai 1994), deux sœurs augustines missionnaires tuées le 23 octobre 1994, quatre pères blancs tués le 27 décembre 1994 à Tizi-Ouzou, deux Sœurs de Notre-Dame des Apôtres tuées le 3 septembre 1995 à Alger, Sœur Odette Prévost, Petite Sœur du Sacré-Cœur, tuée à Alger le 10 novembre 1995 et les sept trappistes de Tibhirine tués en mai 1996.

Ils vous sont présentés, ainsi que les circonstances de leur mort en s’appuyant sur les textes et photos d’une plaquette réalisée par le diocèse d'Alger et le Frère Giovanni Bigotto
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Violette7
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MessageSujet: Re: La reconnaissance comme martyrs de Mgr Claverie et des moines de Tibhirine   31/1/2018, 11:50

Frère Henri Vergès – Frère Mariste




Un homme qui a toujours tendu vers plus de limpidité et de simplicité. Né le 15 juillet 1930 dans les Pyrénées Orientales, France, à 12 ans, il commence son itinéraire vers la vie mariste. À 22 ans, il prononce ses vœux perpétuels comme Petit Frère de Marie. De 1958 à 1966 il est sous-maître des novices en Corrèze (Notre-Dame de Lacabane). Le 6 août 1969 il arrive en Algérie. Sa vie apostolique en ce pays connaît trois étapes : _ de 1969 à 1976 il est directeur de l’école Saint Bonaventure, à Alger ; de 1976-1988 il est professeur de mathématiques à Sour-El-Ghozlane ; à partir de 1988 il travaille à Alger, responsable de la bibliothèque du diocèse que fréquentent plus de mille jeunes du quartier populaire de la Casbah. Il est assassiné dans son bureau de travail, avec soeur Paul-Hélène, le 8 mai 1994, en début d’après-midi. Lors de ses funérailles, le jeudi 12 mai, en la fête de l’Ascension, le Cardinal Duval déclare : « Le cher Frère Henri a été un témoin authentique de l’amour du Christ, du désintéressement absolu de L’Eglise et de la fidélité au peuple algérien. » Henri résumait ainsi son expérience vécue dans la maison de l’Islam : «  …C’est mon engagement mariste qui m’a permis, malgré mes limites, de m’insérer harmonieusement en milieu musulman, et ma vie dans ce milieu, à son tour, m’a réalisé plus profondément en tant que chrétien mariste. Dieu soit loué.»

En 1986, il écrivait: «Laisser la Paix du Christ m’envahir toujours plus au plus intime de mon être. Patience, douceur envers moi-même, patience, douceur envers tous, en particulier les jeunes que le Seigneur me confie. Vierge Marie, fais de moi un instrument de paix pour le monde. » « Patience, persévérance calme et tranquille. Comme le semeur qui confie son grain à la terre et laisse le temps de Dieu faire son oeuvre. Attitude essentielle pour un éducateur: d’autant plus que je ne connais pas le rythme de développement de chacun de ces jeunes. Dieu m’a simplement envoyé semer la graine dans tel champ choisi par Lui: semer donc en paix et Lui laisser le soin de la croissance. Sans s’étonner de la présence de la croix, comme dans la vie de Jésus lui-même. »


Soeur Paul-Hélène Saint-Raymond - Petite Sœur de l'Assomption





Elle naît à Paris le 24 janvier 1927. Alors qu’elle est ingénieur, en 1952 elle entre chez les Petites Sœurs de l’Assomption où elle prononce ses vœux perpétuels en 1960.

De 1954 à 1957, elle exerce la profession de travailleuse familiale auprès de familles ouvrières à Creil, puis elle fait ses études d’infirmière, profession qui la mène dans des quartiers ouvriers de Paris. Au fil de ces années, son sens missionnaire et sa disponibilité se creusent et elle écrit à la veille de ses vœux perpétuels: « Je me croirais aussi missionnaire, aussi bien au service de Dieu et de l’Eglise, ici et ailleurs, dans un petit coin de Paris ou en Amérique du Sud… mais j’ai le désir profond d’une disponibilité totale… où Dieu voudra. »

En 1963, elle est envoyée à Alger. Elle y demeure jusqu’en 1974, puis passe un an à Tunis, 9 ans à Casablanca, pour revenir à Alger en 1984. Pendant son premier séjour à Alger elle est la cheville ouvrière du Centre médicosocial des Petites Sœurs de l’Assomption qui offre à la population pauvre du quartier des Sources un service à domicile: soins infirmiers, travail familial et un dispensaire privé.  A Casablanca, elle est responsable d’un service de prématurés. Elle est aussi particulièrement attentive à ceux qui, pour des raisons politiques, vivent dans la clandestinité.

Revenue en Algérie en 1984, elle vit en communauté à Ksar el Boukhari, où elle est infirmière scolaire. C’est en 1988 qu’elle rejoint la communauté de Belcourt à Alger et travaille à la bibliothèque de la Casbah avec le Frère Henri Vergès. C’est là qu’elle sera assassinée, en même temps que le Frère Henri Vergès, le 8 mai 1994.
Dans la dernière période vécue en Algérie, Paul-Hélène se dit très interpellée par la violence et elle ajoute : « il faut commencer soi-même à lutter contre sa propre violence. ». Alors que le Père Teissier met en garde la communauté quant aux risques, elle répond :  « Père, de toute façon nos vies sont déjà données. »
Une sœur témoigne : « Sa vie était donnée, livrée, à tous ces petits et ces pauvres qu’elle a passionnément aimés, accueillis, et de qui elle disait recevoir beaucoup. Sa façon ‘d’annoncer Jésus-Christ’, dans la société musulmane, était, pour elle, respect de la croyance de l’autre, approfondissement personnel de sa foi chrétienne, exigence de vie selon l’Evangile,…».

 

Sœur Esther Paniagua Alonso - Sœur Augustine Missionnaire




Elle naît à Izagre (León, Espagne), le 7 juin 1949, fille de Dolores Alonso et de Nicasio Paniagua.

Inquiète et en recherche, elle découvre l’appel à la vie religieuse. A 18 ans, elle entre au noviciat de la Congrégation des Sœurs Augustines Missionnaires. En août 1970 elle fait ses vœux perpétuels. Elle étudie comme infirmière puis est envoyée en Algérie. Le contact avec le monde arabe la séduit et affine sa sensibilité envers la culture arabe et la religion musulmane et surtout envers les gens auxquels elle s’est donnée sans réserve.

Elle travaille dans les hôpitaux où elle se donne totalement aux malades, surtout aux enfants handicapés pour lesquels elle n’a pas d’horaire. Ils l’appelaient « leur ange ».

On lui demande si elle a peur de la situation du pays. Elle répond: « Personne ne peut nous prendre la vie parce que nous l’avons déjà donnée… Il ne nous arrivera rien puisque nous sommes dans les mains de Dieu… et s’il nous arrive quelque chose, nous sommes encore entre ses mains. »

Dans la rencontre de discernement pour rester ou partir, elle disait à ses sœurs: « En ce moment, pour moi, le modèle parfait est Jésus: il a souffert, il eut à vaincre des difficultés et a abouti à l’échec de la croix, d’où jaillit la source de la vie. »  Son livre préféré était la Bible qui éclairait sa vie pleine de lumières et d’ombres.

Elle lisait aussi le Coran pour mieux connaître la foi des gens et elle aimait lire les mystiques et les suffis du monde musulman.



Sœur Caridad Álvarez Martín - Sœur Augustine Missionnaire



 Elle naît à Santa Cruz de la Salceda (Burgos), Espagne, le 9 mai 1933, dans le foyer de Sotera Martín et Constantino Álvarez.

En 1955, elle entre dans la Congrégation des Sœurs Augustines Missionnaires.

Envoyée en Algérie et livrée totalement à sa mission, elle y fait les vœux perpétuels le 3 mai 1960. Sa santé délicate la fait rentrer en Espagne.

Une fois rétablie, elle retourne en Algérie et y reste plus de 30 ans. Elle s’occupe surtout des personnes âgées et des pauvres.


Elle vit la crise de violence qui se déchaîne dans les années 1990. Séduite par sa mission, elle ne doute pas un instant pour rester aux côtés des gens qui l’avaient accueillie et qu’elle aimait profondément : « Je suis ouverte à ce que Dieu et mes supérieurs voudront de moi. Marie s’est maintenue ouverte à la volonté de Dieu, probablement que cela lui a coûté. Dans les moments actuels, je veux rester dans cette attitude devant Dieu ».

Tous les jours elle récitait le rosaire et cet amour de la Vierge Marie l’identifiait comme personne consacrée.


Le 23 octobre 1994, en route vers l’Eucharistie dominicale, elle est tuée avec la sœur Esther.
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Violette7
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MessageSujet: Re: La reconnaissance comme martyrs de Mgr Claverie et des moines de Tibhirine   31/1/2018, 12:02

Biographies des 4 Missionnaires d’Afrique (Pères Blancs


Jean Chevillard

Il est né à Angers (France) le 27 août 1925. Les études terminées, il entre chez les Pères Blancs.


C’est la guerre. A 16 ans, il réussit à gagner l’Afrique du Nord. Il y fera son serment missionnaire le 29-06-1949 et sera ordonné prêtre le 01-02- 1950 à Carthage. Nommé en Algérie, il y restera presque toute sa vie : responsable de centres de formation, supérieur régional, économe régional. Il est assassiné le jour de sa fête le 27 décembre 1994 à Tizi-Ouzou. Il était à son bureau, recevait des gens, enregistrait les informations et faisait du courrier. Vers midi, il en fut arraché par quatre hommes armés. Le P. Pierre Georgin, supérieur régional, disait : « Ce sérieux de l’homme de devoir, je l’ai retrouvé chez lui à un degré qui touchait à l’héroïsme ».


Dans les montagnes kabyles, alors que la violence grandit dans toute l’Algérie, Jean se sait exposé : « Je sais que je peux mourir assassiné. Notre vocation, c’est de témoigner de la foi chrétienne en terre musulmane. Pour le reste, ‘Inch Allah! ». Une de ses sœurs lui demandait, en septembre 1994 : « Pourquoi retournes-tu là-bas ? » Il répondait :  « Je retourne là-bas pour témoigner. Là-bas, c’est chez moi, près de mes amis berbères. Surtout si je meurs, je veux être enterré là-bas »



Alain Dieulangard

Il est né le 21 mai 1919 à St-Brieuc (France). Il suit des études de droit qu’il termine en 1943. Cette même année il est admis chez les Pères Blancs. Il fait son serment à Thibar le 29-06- 1949 et est ordonné prêtre le 01-02-1950.
Nommé en Algérie, il y passe toute sa vie missionnaire, surtout en Kabylie, travaillant dans l’administration et l’enseignement. Homme de Dieu, recherchant l’absolu.



« Quand le Père Alain commence à me parler de Dieu, je me rappelle qu’il ferme les yeux, se souvient Amar, et, avec douceur, il lâche ses mots à voix si basse qu’il me faut tendre l’oreille: il faut aimer Dieu notre Père, notre refuge et notre vie, en aimant aussi nos frères dans le Seigneur Jésus-Christ; c’est ce qu’il nous répète sans cesse ».


Avant sa mort il écrit : « Comme les apôtres sur le lac, nous n’avons plus qu’à crier vers le Seigneur pour le réveiller… L’avenir est entre les mains de Dieu ». Il a été abattu dans la cour de la mission le 27 décembre 1994




Charles Deckers



Il est né à Anvers (Belgique) le 26 décembre 1924.

A la fin de ses études, il rejoint les Pères Blancs. Il fera son serment le 21-07-1949 et sera ordonné prêtre le 08-04- 1950. Il étudie l’arabe à Tunis. En 1955 à Tizi-Ouzou il apprend le berbère et devient responsable d’un foyer de jeunes. Pendant 3 ans il a animé à Bruxelles le Centre El Kalima, un centre de documentation et de dialogue entre chrétiens et immigrés musulmans.  En 1982 il va au Yémen, mais en 87 il revient en Algérie, comme curé de Notre-Dame d’Afrique.


Très aimé des Kabyles, lors des célébrations en janvier 2005, son nom revient souvent dans les témoignages: « J’ai connu le P. Deckers, rappelle un témoin, je garde en mémoire l’image de ce semeur d’espoir aux plus désespérés… avec cette sérénité qui n’émane que des saints… » Il est conscient des dangers qu’il court: « Je sais que mes activités sont dangereuses pour ma vie. Ici est ma vocation, je reste… Notre-Dame d’Afrique reste à la merci d’un acte insensé. Dans le diocèse, nous pensons que le maintien de la présence de l’Eglise est important, autant pour l’Eglise elle-même que pour le pays ».
Le 27 décembre 1994, il prend la route pour fêter son ami Jean Chevillard. Quelques minutes après son arrivée, il est tué dans la cour de la mission.



Christian Chessel



Il est né à Digne (France) le 27 octobre 1958.



Après avoir obtenu son diplôme d’ingénieur en 1981, il fait deux années de coopération en Côte d’Ivoire, et en 1985 entre chez les Pères Blancs. C’est à Rome, étrange coïncidence, que Christian fait son serment missionnaire le 26-11-1991, la main droite posée sur les feuillets d’un évangile de saint Luc en langue arabe, retrouvés sur la dépouille du P. Richard assassiné dans le Sahara en 1881. Il est ordonné prêtre le 28 juin 1992. De retour à Tizi-Ouzou, il prépare le projet d’une bibliothèque pour les étudiants.


Une jeune algérienne, Zakia, écrira, après sa mort : « Aux parents de notre jeune père Christian… je dirai : sachez que pendant ses derniers jours, Christian était très heureux… Il avait pu mettre en route le projet, si cher à son cœur, de construire une bibliothèque destinée à tous les jeunes de Tizi-Ouzou ».


Début novembre 1994, Christian se rend au monastère de Tibhirine pour entrer dans le groupe Ribât-es-Salam (Lien de la paix). Il écrit : « J’éprouve la nécessité d’équilibrer (ma vie) par une dimension plus spirituelle et quelque chose de plus simple et de vécu ».


Une rafale de mitraillette met fin à sa vie, le 27 décembre 1994, dans la cour de Tizi-Ouzou



Jeanne Littlejohn Sœur Angèle-Marie - Sœur de Notre-Dame des Apôtres


Jeanne Littlejohn naît à Tunis le 22/11/1933.

En 1957, Jeanne entre au postulat et reçoit le nom de Angèle-Marie. Elle prononce ses premiers vœux le 8/9/1959 et elle part en Algérie à Bouzarea où les Sœurs tiennent un orphelinat et un internat pour les jeunes filles.  Elle y reste de 1959 à 1964, chargée des petites et monitrice de broderie. En 1964, quand l’Ecole des Arts d’Alger à Belcourt est ouverte, elle y va comme monitrice de broderie. Elle y reste jusqu’à sa mort.

Patiente, proche et simple avec les filles, elle désire leur inculquer l’amour de l’art, du travail bien fait; elle leur parle dans leur langue. Sœur Angèle-Marie est profondément attachée à l’Algérie, à ses habitants, à sa mission, partageant avec ce peuple les joies et les peines.


Quand le Père Bonamour, curé de la paroisse, rappelle le danger et invite les sœurs à se tenir prêtes, elles répondent: « Nous sommes prêtes. »  En sortant de la Messe l’après-midi du dimanche 3 septembre 1995, une sœur lui partage sa peur face à la violence. Angèle-Marie lui répond: « Nous ne devons pas avoir peur. Nous devons seulement bien vivre le moment présent... Le reste ne nous appartient pas ».


Sa mission s’est achevée dans cette paix et cette simplicité. Une dizaine de minutes après, en chemin vers la maison, Sœur Angèle Marie est tuée avec Soeur Bibiane, sa compagne.



Denise Leclercq Sœur Bibiane - Sœur de Notre-Dame des Apôtres

Denise Leclercq est née le 8 janvier 1930 à Gazerau, France.



Elle entre chez les Sœurs de Notre-Dame des Apôtres le 4 mars 1959. Après ses premiers vœux le 8 mars 1961, elle est envoyée en Algérie à la maternité de Constantine. Bonne collaboratrice, attentive aux besoins des autres, Sœur Bibiane s’épanouit dans les soins aux nouveau-nés et aux mamans. En 1964 elle est à Alger, responsable d’un centre de couture, de broderie d’art, de puériculture, réservé aux jeunes sans études. Les sœurs reçoivent les filles de milieux défavorisés dont elles visitent les familles. Ces démarches permettent à Sœur Bibiane de découvrir les grandes misères matérielles et morales des femmes algériennes. Elle leur témoigne Jésus-Christ dans le “ silence des mots” et les actions de sa vie. 


En 1994 il faut prendre une décision: rester ou partir ? La réponse de Sr Bibiane est nette : « Ce sont les gens eux-mêmes qui ont demandé des Sœurs. Actuellement ils demandent que nous restions. Je suis très peinée, je me sens impuissante devant tant de souffrances, mais je sais, Dieu aime ce peuple et j’ai une très grande confiance en Notre-Dame d’Afrique. Jésus a dit "le Père vous donnera tout ce que vous demanderez en mon nom"... Sa lumière m’aide à découvrir des merveilles qui se cachent, des solidarités étonnantes, des générosités, des courages surhumains, l’Esprit est là dans leur cœur qui travaille. La Parole de Dieu m’aide à rester à l’écoute pour être lueur d’espérance : Je choisis de rester ».Avec cette liberté intérieure, en sortant de la Messe le 3 septembre 1995, à une centaine de mètres de la maison, Sœur Bibiane est tuée avec Soeur Angèle-Marie.



Sœur Odette Prévost - Petite Sœur du Sacré-Cœur

Elle est née le 17 juillet 1932 en Champagne, France.

En 1950 elle se dirige vers l’enseignement et sera professeur pendant 3 ans. En 1953, à 21 ans elle entre chez les Petites Sœurs du Sacré-Cœur de Charles de Foucauld. En 1959 elle fait profession perpétuelle. Dès 1958, elle part en mission à Kbab au Maroc, puis à Argenteuil en milieu maghrébin et en 1968 à Alger. Elle essaye d’entrer dans la grande aventure spirituelle de comprendre l’autre à l’intérieur de sa propre tradition religieuse. Elle lit le Coran et prie dans des groupes où chrétiens et musulmans prient ensemble.

Elle sait vivre aussi très proche des gens de son quartier pauvre, dans le respect, l’amitié, dans les petites choses de la vie, des services demandés et des services rendus.  A la suite de Jésus à Nazareth, elle laisse transparaître l’amour de Dieu qui l’habite dans les rencontres simples de la vie. Elle sait analyser la situation politique et est consciente du danger : « c’est un moment privilégié de vivre avec plus de vérité, la fidélité à Jésus-Christ et à l’Evangile ».

Elle meurt à Alger sous les balles d’un terroriste alors qu’elle se rendait à la messe le 10 novembre 1995. On ne lui a pas pris sa vie, car elle l’avait profondément et consciemment donnée.
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halim

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MessageSujet: Re: La reconnaissance comme martyrs de Mgr Claverie et des moines de Tibhirine   31/1/2018, 12:59

Violette3 a écrit:
  Halim
Chère Violette,
Il y a un verset coranique plus que clair et précis qui dit que parmi les chrétiens il y a des prêtres et des moines qui aiment les croyants musulmans et qui ne s'enflent pas d'orgueil. 5.82. Et tu trouveras certes que les plus disposés à aimer les croyants sont ceux qui disent : "Nous sommes chrétiens." C'est qu'il y a parmi eux des prêtres et des moines, et qu'ils ne s'enflent pas d'orgueil." . Les moines de Tibehhirine et beaucoup d'autres forment la preuve palpable et concrète de la véracité de ce verset. Le Coran nous explique que parmi les chrétiens il y a des moines et des prêtres qui ne s'enflent pas d'orgueil et qui irriguent la chrétienté toute entière par l'humilité et c'est ce qui crée cette disposition dans toute la chrétienté d'aimer les croyants. En matière de protection, l'administration algérienne musulmane voulut imposer au monastère une protection militaire armée, mais c'est la communauté des moines trappistes qui refusa nettement cette protection, utilisant comme toujours le même argument: "les armes n'ont pas de place dans un lieu de prière et de paix."

Pourtant au cours des deux années qui précédèrent ce monstrueux attentat, onze religieux du diocèse d'Alger furent assassinés, en cinq attentats différents. Chaque fois les moines de Tibhirine se posèrent de nouveau la question: "faut-il partir ou faut-il rester?" Chaque fois ils décidèrent de rester. Ce fut chaque fois une décision prise dans la prière et le dialogue: décision lucide, courageuse, sereine et unanime. Aucun d'entre eux ne "désirait" le martyre mais simplement par fidélité a leurs voisins avec lesquels ils avaient établi depuis plus de soixante ans des liens de solidarité et d'amitié. et à leur vocation d'être une humble présence contemplative chrétienne en terre d'Algérie. L'Islam par cette épreuve a pris un rude coup, et de nos jours ce drame est vécu par tous les musulmans avec la même douleur que ressentent les chrétiens.

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MessageSujet: Re: La reconnaissance comme martyrs de Mgr Claverie et des moines de Tibhirine   31/1/2018, 13:29

Attendez un peu Halim, je n'ai pas encore tout posté, il y a des témoignages d'algériens.
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MessageSujet: Re: La reconnaissance comme martyrs de Mgr Claverie et des moines de Tibhirine   31/1/2018, 13:56

Le sept Frères de Tibhirine - Trappistes




Dans la nuit du 26 mars 1996, 7 moines sur 9, du monastère de Tibhirine, étaient pris en otage dans des circonstances jamais éclaircies.  Probablement les 7 moines ont été assassinés dans la nuit du 21 mai 1996. Ils ont été décapités et seulement leurs têtes ont été ensevelies le 4 juin dans le cimetière du monastère, après des funérailles solennelles dans la cathédrale d’Alger. Les circonstances précises des 56 jours de détention et de leur mort restent encore enveloppées de mystère.

Leur choix de rester en Algérie, malgré un climat croissant de terreur, avait mûri en commun après une visite intimidatrice d’un groupe armé, la nuit de Noël 1993. Cette décision libre exprimait leur volonté de rester ensemble, partageant avec les voisins les dangers de la violence qui frappait surtout les plus démunis. Ils se voulaient en solidarité avec la petite communauté ecclésiale, donnés à Dieu et à l’Algérie et offerts comme le Christ pour le salut du peuple. Ils savaient qu’ils allaient vers la mort et ils l’acceptaient sans réserve. L’offrande de leurs vies et le pardon des agresseurs sont témoignés de façon merveilleuse dans le testament du prieur, dans l’agenda du maître des novices et dans les lettres des autres frères à leurs familles.


Ces 7 frères, très divers entre eux, étaient unis par l’amour envers le peuple algérien, le respect de l’Islam et le désir de la pauvreté. Cette seconde vocation, branchée sur la grande vocation chrétienne et cistercienne, les a conduits à témoigner ensemble de la Pâque du Seigneur par l'offrande de leur vie.



F. LUC DOCHIER

Le frère convers Luc Dochier, bourru mais profondément humain, était devenu légendaire dans la région grâce à ses services aux malades.

Né le 31 janvier 1914 à Bourg-de-Péage (Drôme), après des études en médecine, il fait le service militaire au Maroc comme lieutenant médecin. Il entre à la Trappe d’Aiguebelle le 7 décembre 1941 et prend l’habit de frère convers. De 1943 à 1945 il est prisonnier volontaire en Allemagne ayant pris la place d’un père de famille. En 1946, il part pour Tibhirine où, le 15 août 1949, il émet les vœux perpétuels comme frère convers. En 1959, il est pris en otage avec un autre frère par le ALN, mais ils sont relâchés après deux semaines. Quand les moines ont été enlevés, il avait 82 ans et 50 ans de présence en Algérie.

« Qu’est-ce qui peut nous arriver ? D’aller vers le Seigneur et de nous immerger dans sa tendresse. Dieu est le grand miséricordieux et le grand Pardonneur » (Lettre du 5.1.1995).
« Il n’y a pas de vrai amour de Dieu sans consentir sans réserve à la mort… La mort c’est Dieu » (Lettre du 28.5.1995)




P. CHRISTOPHE LEBRETON

Il était le plus jeune. Il appartenait à la génération de la révolte des étudiants de 1968. Il a grandi rapidement dans la foi jusqu’au don de sa vie selon le profond témoignage de son agenda et de ses poésies. 

Il est né le 11 octobre 1950 à Blois (Loir-et-Cher). A 12 ans, il entre au petit séminaire, mais il en sort à la fin du lycée. Il s’inscrit à la faculté de droit et il fait son service civil en Algérie. Le 1er novembre 1974, il entre à la Trappe de Tamié et encore novice il part pour Tibhirine. En 1977 il préfère retourner à Tamié où il fait profession solennelle le 1er novembre 1980. Le 8 octobre il retourne à N.D. de l’Atlas. Il est ordonné prêtre le 1er janvier 1990.

Testament : « Mon corps est pour la terre ; mais, s’il vous plaît, aucune protection entre elle et moi. Mon cœur est pour la vie, mais, s’il vous plait, rien de maniéré entre elle et moi. Mes mains pour le travail seront
croisées, très simplement. Que mon visage soit absolument nu pour ne pas empêcher le baiser. Et le regard, laissez-le voir ». 




F. MICHEL FLEURY

Il était un travailleur infatigable, homme simple et silencieux, désireux de participer pleinement au mystère pascal du Christ.

Il naît le 21 mai 1944 à Sainte-Anne-sur- Brivet et jusqu’à 17 ans il travaille aux champs. Pendant 9 ans il étudie au séminaire. Puis il passe 10 ans au Prado, travaillant comme ouvrier à Lyon, Paris et Marseille.  Il entre à la Trappe de Bellefontaine en novembre 1980. Il part pour Tibhirine en 1984. Il y fera profession le 28 août 1986.

« Esprit Saint Créateur, daigne m’associer le plus vite possible – non pas ma volonté, mais la tienne soit faite – au Mystère Pascal de Jésus-Christ, notre Seigneur, avec les moyens que tu voudras, sûr que Toi, Seigneur, tu le vivras en moi... » (Acte d’offrande – 30.5.1993




P. BRUNO LEMARCHAND

Supérieur de la maison annexe de Fès, au Maroc, c’était un homme mesuré et profondément humble.

Il naît le 1er mars 1930 à Saint-Maixent et entra au grand séminaire de Poitiers après les études secondaires. De 1951 à 1953, il fait le service militaire en Algérie. Il est ordonné prêtre le 2 avril 1956. De 1956 à 1980, il enseigne au Collège Saint Charles de Thouars et, à 51 ans, il entre à la Trappe de Bellefontaine. Il part pour Tibhirine en 1984. Le 21 mars 1990, il fait profession solennelle à Tibhirine. En 1991, il devient responsable de la maison annexe de Fès. Au moment de la prise d’otages, il se trouvait depuis quelques jours à Tibhirine pour l’élection du prieur.


« Tu me conduis, Seigneur, dans le silence et la prière, dans le travail et dans le joyeux service de mes frères, à l’exemple de ta vie cachée à Nazareth » (Notes – 1981).

Je suis toujours heureux de ma vie monastique et de la vivre en terre d’Islam. Tout se simplifie : Ici c’est Nazareth avec Jésus, Marie et Joseph… » (Lettre de déc. 1995).





P. CELESTIN RINGEARD




Il était d’une riche sensibilité et très doué pour les relations interpersonnelles.



Il naît le 29 juillet 1933 à Touvois (Loire Atlantique) et à 12 ans il entre au séminaire. De 1957 à 1959 il est militaire en Algérie. Il est ordonné prêtre le 17 janvier 1960 et pendant plus de 20 ans son ministère est parmi les marginalisés de Nantes. Le 19 juillet 1983 il entre à Bellefontaine. En 1986 il part pour l’Atlas où il fait profession le 1er mai 1989.« O Jésus, j’accepte de tout cœur que ta mort se renouvelle, s’accomplisse en moi ; je sais qu’avec toi on remonte de la descente vertigineuse de l’abîme, proclamant au démon sa défaite. » (Antienne pascale)




F. PAUL FAVRE-MIVILLE



Très habile dans les travaux manuels, il était serviable et ami de tous.



Il naît le 17 avril 1939 à Vinzier (Haute-Savoie). Il travaille avec son père comme forgeron, puis il suit une formation professionnelle et devient un plombier très expert. Après la mort de sa mère, en 1984, il entre à N.D. de Tamié. De là il part pour Tibhirine en 1989. Il fait profession perpétuelle le 20 août 1991.



« Qu’est-ce qu’il restera dans quelques mois de l’Eglise d’Algérie, de sa visibilité, de ses structures, des personnes qui la composent ? Avec toute probabilité peu, très peu. Et cependant je crois que la Bonne
Nouvelle est semée, la graine germe (…) L’Esprit est à l’œuvre, il travaille en profondeur dans le cœur des hommes. Soyons disponibles pour qu’il puisse agir en nous à travers la prière et la présence aimante de tous nos frères. » (Lettre du 11.1.1995)





Monseigneur Pierre Claverie (1938-1996) Evêque d’Oran - Dominicain

La vie et la mort de Pierre Claverie, 1938-1996, frère dominicain et évêque d’Oran, offrent une réponse aux signes de notre temps, caractérisés par des tensions souvent violentes entre des personnes qui vivent des fois et des croyances différentes. L’incessante recherche de Dieu et l’appel à tous les croyants que fait Claverie, de vivre ensemble dans la paix et dans le respect réciproque, trouvent une expression dans une existence vouée tout entière à l’annonce de sa propre foi : une longue fidélité, où son engagement en faveur du dialogue a été le centre et sa vie le prix.
Le 1er août 1996, Pierre Claverie, évêque d’Oran, est assassiné avec le jeune algérien Mohamed, son chauffeur.


Itinéraire d’une vie donnée


Pierre Claverie naît à Alger le 8 mai 1938. En 1957, il suit, à l’université de Grenoble, les cours de mathématiques, physique et chimie. En 1958, il s’oriente vers la vie des Dominicains. Il gardera toujours vivant en lui le charisme de la Parole pour laquelle il était particulièrement doué.  De 1959 à 1967, il suit au Saulchoir les études de théologie.




Il rentre en Algérie de façon définitive en 1967 : «Après l’indépendance j’ai demandé de retourner en Algérie pour redécouvrir le monde où j’étais né… C’est là que ma vraie aventure personnelle a commencé ». Aussitôt il se met à l’étude de l’arabe. En 1970, l’évêque de Constantine-Hippone, Mgr. Jean Scotto, le prend comme collaborateur personnel. Mais en 1973, on lui demande de s’occuper du centre de langues et de pastorale des Glycines, à Alger.
Le 5 juin 1981, il est nommé évêque d’Oran. Il participe à fond au débat social et politique et se place aux lignes de fracture là où se forme le futur du pays, mais là aussi où la vie est en danger.


Comme évêque et comme dominicain, il refuse le silence, au contraire, il pousse la parole avec lucidité vers l’audace de la vérité. La vie en sera le prix. « C’est maintenant que nous devons prendre notre part de la souffrance et de l’espérance de l’Algérie, avec amour, respect, patience et lucidité ». « On m’a souvent demandé… Vous retournez chez vous ? Mais où est chez nous ? Nous sommes ici pour le Messie crucifié : pour aucune autre raison et pour aucun autre !... C’est une question d’amour ».



« Le martyre est le plus grand témoignage d’amour. Il ne s’agit pas de courir vers la mort, ni de chercher la souffrance pour la souffrance… mais c’est en versant son propre sang qu’on s’approche de Dieu ». « La sainteté est avant tout une grande passion. Il y a une folie dans la sainteté, la folie de l’amour, la folie même de la croix, qui se moque des calculs et de la sagesse des hommes ».


Un ami musulman écrit : « Il y a des hommes qui, pour avoir perçu à l’avance le sens de l’histoire… émergent du destin commun des mortels par des actions d’une grande portée d’humanité ou de vérité… Ces hommes, mus souvent par une réflexion morale exigeante, n’hésitent pas à prendre leur part de responsabilité par amour de la vérité… Mgr. Claverie a été un de ces hommes d’exception, dans sa recherche pour créer des ponts entre les hommes de n’importe quelle foi ou origine, dans sa lutte afin que le droit à la différence puisse être accepté et vécu sans restriction, dans un dialogue sincère et sans réserve… »
 

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Violette7
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MessageSujet: Re: La reconnaissance comme martyrs de Mgr Claverie et des moines de Tibhirine   31/1/2018, 14:02

Les familles religieuses des Martyrs


Les huit familles religieuses concernées présentent une diversité et une richesse remarquables. Sont présentées succinctement, pour chacune, leur origine, leur spiritualité et leur mission à partir de leur site propre. Pour permettre d’aller plus loin, le lien de chacun des ces sites figure juste après ces présentations.



Frères prêcheurs (Dominicains)


Comme évêque, monseigneur Claverie était le pasteur du « peuple de Dieu », dans toutes ses composantes, et à ce titre, « n’appartenait » à aucun ordre. Cependant, il était issu de l’ordre des frères prêcheurs et a exercé sa responsabilité en étant pétri de la spiritualité de Saint Dominique. C’est pourquoi, les dominicains sont évoqués ici.



« Qui sommes-nous ? Des moines ? Non pas vraiment. « L’habit ne fait pas le moine. » En l’occurrence, cela s’applique !  Notre vie ressemble pourtant à celle des moines, c’est vrai : nous vivons en frères, avec une vie communautaire, partageant la table, mettant en commun nos biens. Louant ensemble, ou seuls, le Seigneur et lui confiant le monde qui vit et parfois souffre. Mais notre vie se passe aussi à l’extérieur car nous sortons du couvent (qui n’est donc pas un monastère). En effet, le monde nous appelle : nous sommes des prêcheurs, et l’annonce de la parole de Dieu à nos contemporains est la grande affaire de notre vie.



À l’origine, il y a le cœur débordant de saint Dominique, inquiet de voir tant d’hommes et de femmes à l’écart de la Bonne Nouvelle. S’entourant de frères, il ne tarde pas à les disperser aux quatre coins de la terre pour prêcher à ceux qu’ils croiront sur leur chemin. Un cœur qui déborde, telle est donc l’origine de l’Ordre des prêcheurs. Et depuis huit siècles, frères, sœurs et laïcs dominicains s’attachent à rester fidèles à cette mission si belle : Louer, bénir et prêcher ».


Pour en savoir plus : http://dominicainslille.fr/qui-sommes-nous/qui-sont-les-dominicains/



 

Frères maristes


« Marcellin Champagnat fondait, le 2 janvier 1817, à La Valla (France), l'Institut religieux laïque, ou Institut religieux de Frères, sous le nom de Petits Frères de Marie. Il l'envisageait comme une branche de la Société de Marie.
Le Saint-Siège nous approuvait en 1863 comme Institut autonome et de droit pontifical. Tout en respectant notre nom d'origine, il nous donnait celui de Frères Maristes des Ecoles (F.M.S. Fratres Maristae a Scholis).




« Nous, Frères Maristes, sommes des religieux consacrés à Dieu et nous suivons Jésus à la manière de Marie. Nous vivons en communauté et nous nous consacrons spécialement à l'éducation des enfants et des jeunes, avec une préférence pour ceux qui sont les plus négligés. »



Pour en savoir plus : [url=http://www.maristes-france.org; http//www.maristeurope.eu/fr/]http://www.maristes-france.org; http://www.maristeurope.eu/fr/[/url]



 
Petites Sœurs de l'Assomption


La Congrégation des Petites Sœurs de l’Assomption a été fondée en 1865 en France, au début de l’industrialisation, par le Père Etienne PERNET, assomptionniste, et Antoinette FAGE dans le but de "procurer la Gloire de Dieu par le salut des pauvres et des petits".



« Aux côtés d’autres chrétiens, avec des femmes et des hommes de bonne volonté, nous œuvrons pour que la solidarité effective et l’intégrité de la création contribuent à la réalisation d’un monde juste et porteur de paix. Notre mission nous conduit dans les milieux populaires, vers les exclus, les sans-voix, les ’déplacés’, attentives aux causes de désintégration familiale, tout particulièrement auprès des jeunes et des femmes en difficulté.
Nous favorisons des lieux de parole, toutes sortes de rencontres dans nos quartiers ou au travail, cherchant à mettre en lien les personnes et à susciter des communautés de foi. C’est notre manière d’être actrices dans la société et l’Eglise. Ainsi nous expérimentons qu’il est possible pour chacun, chacune, de grandir en humanité et de nous transformer les uns par les autres selon le rêve de Dieu. Rassemblées par le Christ nous mettons en commun toutes nos forces ».




Pour en savoir plus : http://www.assomption-psa.org/rubrique401



 


Sœurs Augustines Missionnaires


« Notre Congrégation a été fondée le 6 mai 1890 par trois sœurs Augustines contemplatives : Sœurs Querubina Samarra, Mónica Mujal et Clara Cantó. Le motif immédiat de la fondation fut une épidémie de choléra dans les Philippines qui a laissé beaucoup d’orphelines. Nous nous occupons surtout des besoins de l’enfance abandonnée. Cette congrégation s'inspire de la règle et de la spiritualité de Saint Augustin. Les sœurs font vœux de pauvreté, chasteté et obéissance. 



La congrégation est présente en Algérie, Argentine, Brésil, Chili, Chine, Colombie, Espagne, Guinée équatoriale, Inde, Italie, Kenya, Mozambique, Pérou, République dominicaine, Taïwan et Tanzanie. »



Pour en savoir plus : http://agustinasmisioneras.net/



 

Missionnaires d'Afrique (Pères blancs)


« Fondée en 1868, à Alger, par Mgr Lavigerie, alors archevêque de cette ville et futur cardinal, les Missionnaires d'Afrique ou Pères Blancs sont un institut essentiellement orienté vers la mission ad extra. Dès l'origine le fondateur a formulé clairement les priorités qui définissaient son projet : constituer une société consacrée à l'évangélisation de l'Afrique, constituée d'hommes de toutes nationalités et prêts à s'engager dans un style de vie marqué par l'esprit de famille et par le travail en commun. »
 
Mgr Lavigerie précisait : « Soyez apôtres, ne soyez que cela ou tout au moins ne soyez rien que dans ce but-là ». Etre tout à tous « par le langage d’abord, par le vêtement, par la nourriture…» Un premier pas vers l’inculturation. Christianiser l’Afrique, non l’européaniser : importance de la tolérance et du respect des autres. "Visum pro martyrio" : « C’est en effet, mes bien aimés Fils, l’épreuve qui vous attend tous ».




Pour en savoir plus : http://www.peresblancs.org/histoi1.htm



 

Sœurs de Notre-Dame des Apôtres


La Congrégation Notre Dame des Apôtres a été fondée en 1876 par le Père Augustin Planque de la Société des Missions Africaines (SMA). Elle compte actuellement 800 sœurs, de 19 nationalités, vivant dans 20 pays, en 125 communautés.



« Nous dépassons les frontières de pays et de religions pour proclamer avec audace le Christ mort et ressuscité à un monde pluriculturel. Nous sommes ferments d’espérance dans un monde en quête de points de repère et d’Absolu.
Nous travaillons à la première évangélisation, particulièrement en Afrique. Avec respect, nous accueillons la vérité de l’autre et collaborons à l’inculturation de l’Evangile. Nous sommes attentives à la dimension missionnaire de l’Eglise locale. Nous vivons une solidarité effective avec les pauvres, spécialement avec les femmes et les marginalisés de nos sociétés contemporaines ».




Pour en savoir Plus : http://ndapotres.free.fr  



 



Petites Sœurs du Sacré-Coeur



« Nous avons été fondées en 1933 à Montpellier par une veuve belge Alida Capart, sœur Marie Charles, qui avait été attirée par le message de Charles de Foucauld en lisant le livre de René Bazin paru en 1921. L'Église, par le Président de l'Association du Père de Foucauld lui a confié de mettre sur pied, une Congrégation religieuse, en suivant le Règlement, écrit par Ch. de Foucauld. Au cours des années nous n'avons cessé d'approfondir notre vie contemplative, en nous écartant peu à peu d'une forme de vie conventuelle pour l'ouvrir au monde suivant en cela l'itinéraire de Charles de Foucauld de la Trappe à Tamanrasset.



Le concile Vatican II nous a permis de nous libérer du cadre monastique où nous enfermait la lettre du Règlement pour vivre davantage mêlées au gens, dans un "vivre avec" en Algérie, à Tamanrasset dans le Hoggar, en Espagne, en Bolivie, en France ».



Pour en savoir plus : http://petites-soeurs-du-sacre-coeur.eu/accueil.php



 

Cisterciens (trappistes)


« L’Ordre Cistercien de la Stricte Observance (connu aussi comme “Trappiste”) est un Ordre religieux contemplatif de l’Eglise Catholique Romaine composé de monastères de moines et de monastères de moniales. Nous faisons partie de la grande Famille Cistercienne dont l’origine remonte à 1098. Comme Cisterciens, nous vivons selon la Règle de Saint Benoît, et ainsi nous faisons aussi partie de la Famille Bénédictine. Nos vies sont dédiées à la recherche de l’union avec Dieu, par Jésus Christ, dans une communauté de frères ou de sœurs.



Les moines et les moniales vivent au sein de communautés stables, à l’écart de la vie ordinaire en société. Chaque jour, la Liturgie des Heures, qui commence par l’office des Vigiles, quelques heures avant l’aube, est célébrée au chœur. L’équilibre de la journée repose sur le travail, la lecture, et l’étude. Les communautés sont autonomes, et pratiquent une hospitalité ouverte aux personnes qui se présentent, à la recherche d’un environnement spirituel. »



Pour en savoir plus : http://www.moines-tibhirine.org/
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MessageSujet: Re: La reconnaissance comme martyrs de Mgr Claverie et des moines de Tibhirine   31/1/2018, 14:05

L'Eglise d'Algérie


L’église en Algérie assure la mission universelle confiée par le Christ à ses apôtres. Elle le fait dans le contexte particulier de son histoire et son développement, dans tous les domaines (culturel, religieux, politique, économique, …).

L’immersion dans un monde majoritairement musulman en est une des caractéristiques notables. Voici comment le site de l’église d’Algérie définit ses « activités spirituelles ».


« La première mission d’une Eglise, c’est d’assurer la vitalité spirituelle de ses membres, sans laquelle aucun témoignage n’est possible.


Cette vitalité est d’abord donnée par la rencontre de tous les chrétiens pour la prière hebdomadaire (en Algérie, souvent le vendredi, alors qu'ailleurs c'est le dimanche) pour célébrer l’eucharistie, souvenir du dernier repas de Jésus.


Ce temps de prière est aussi celui de la lecture publique de la Bible avec le commentaire autorisé donné par un prêtre, le sermon ou homélie. Lors de ce rassemblement de croyants nous prions pour tous les besoins moraux et matériels du monde, c'est la "prière universelle".



D’autres formations sont dispensées : éducation à la prière (retraites annuelles, journées spirituelles dans l’esprit de Charles de Foucauld, de St Vincent, ou de St Ignace), journées d’études de la Bible, rencontres de réflexions sur la Justice et la Paix, cours de découverte de l’islam, etc…, conférences ou équipes de réflexion religieuse sur la vie quotidienne.


Des rencontres spécifiques sont aussi organisées par les étudiants sub-sahariens : cafés bibliques, chorales, célébrations, journées diocésaines. Les enfants bénéficient aussi d’une formation qui leur est propre.



L'histoire de l'Eglise d'Algérie est aussi inscrite dans certains lieux privilégiés:

Hippone dont Saint-Augustin fût l'évêque pendant plus de 30 ans, Beni-Abbes, Tamanrasset et l'Assekrem où le Père de Foucauld a vécu son expérience spirituelle propre. A Touggourt, petite Soeur Magdeleine a fondé en 1939 une congrégation internationale féminine et à El Abiodh Sidi Cheikh, le père Voillaume a suscité la naissance des Petits Frères de Jésus en 1933.


Ces lieux sont visités par des pèlerins venus d'Algérie ou de l'extérieur. Beaucoup y reçoivent un message spirituel fort. Certaines églises du pays reçoivent également des groupes de pèlerins ou de visiteurs : Notre Dame d'Afrique à Alger, Santa Cruz à Oran, la cathédrale du Sacré Coeur à Alger, l'église d'El Goléa...


Mais il est évident que chaque chrétien doit prier chaque jour (selon ses possibilités) pour entretenir son amitié et son attachement au Seigneur; cette prière individuelle revêt plusieurs formes possibles: lecture de la Bible, récitation du chapelle, louange et chants, récitations des psaumes... »

Pour en savoir plus : https://www.eglise-catholique-algerie.org
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Violette7
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MessageSujet: Re: La reconnaissance comme martyrs de Mgr Claverie et des moines de Tibhirine   31/1/2018, 14:11

Ecrit(s)/ Réflexions des bienheureux


Frère Henri Vergès (mariste) « Ça fait partie du contrat, disait Henri en riant, et ça sera quand Il voudra ! » et  Sœur Paul-Hélène Saint-Raymond (Petite Sœur de l’Assomption) « Père, de toutes façons nos vies sont déjà données. » tués à Alger le 8 mai 1994



Père Jean Chevillard : passage d’une lettre qu’il écrivait, quelques années avant sa mort quand il était directeur d’un centre professionnel : « Quand je me suis fait prêtre, c’était pour me dévouer et donner ma vie à ceux que Dieu voudrait mettre sur ma route, sans rien demander en échange. Vous connaissez les paroles du Christ : « voici le premier et le plus grand des commandements : tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toutes tes forces, et ton prochain comme toi-même ». C’est ce que j’ai essayé de faire – à ma petite mesure – là où Dieu m’a mis, dans la mesure de mes moyens, faisant ce que je pouvais, et toujours en dessous de mon idéal ; mais j’ai marché pour l’atteindre ».



« Je sais que je peux mourir assassiné. Notre vocation, c’est de témoigner de notre foi en terre musulmane. Pour le reste ; Inch’ Allah » 



Sœur Bibiane (Sœur de Notre-Dame des Apôtres) Tuée le 3 septembre 1995 à Alger . (automne 1994): « Je suis persuadée que notre présence ici, dans ce quartier pauvre, a toujours été très importante.



Elle est une réponse à l’attente de notre entourage, puisque ce sont les gens du quartier eux-mêmes qui ont demandé des sœurs.



Actuellement, ils demandent que nous restions ici, au milieu d’aux… je me sens impuissante devant tant de souffrances, mais je sais que Dieu aime ce peuple et j’ai une très grande confiance en Notre Dame d’Afrique.



Le Christ a dit : « le Père vous donnera tout ce que vous demandez en mon nom », et je sais que même si parfois il semble absent, il est avec nous, avec moi : je n’ai pas peur.



Dans sa lumière, il m’aide à découvrir des merveilles qui se cachent, des solidarités étonnantes, des générosités, des courages surhumains.



L’Esprit est là à l’œuvre dans le cœur de chacun et de chacune. Je choisis de rester pour répondre à la confiance qui nous est manifestée par tous et toutes et pour être une lueur d’espérance dans cette terre d’Algérie. » 



Sœur Angèle-Marie (Sœur de Notre-Dame des Apôtres)  Le seul document écrit connu la concernant est sa réponse à un questionnaire du Conseil Général de sa Congrégation, fait en 1994 pour les communautés d'Algérie, invitant « chaque sœur à se sentir libre et à mettre par écrit sa décision de laisser le pays ou d'y rester ».



Voici les réponses de Sr Angèle-Marie aux questions de ses supérieures:

1. Depuis quand et pourquoi es-tu en Algérie?  Depuis septembre 1959 pour m'occuper des orphelines à la Bouzaréha.  Maintenant je suis avec les pauvres de Belcourt.

2. Ecris comment tu te sens face à tous ces événements qui bouleversent le pays et affectent l'Eglise d'Algérie. Je me sens peinée, je me sens impuissante, je prie Notre-Dame des Apôtres.

3. Qu'est-ce qui est le plus difficile pour toi en ce moment?  A cette question, Sr Angèle-Marie ne répond rien.

4. Où trouves-tu soutien et réconfort pour vivre cette situation?   Dans la Messe de tous les jours, la prière, le chapelet, l'amitié des gens.

5. Examine très librement ces 2 possibilités: rester ou partir, en notant bien les raisons qui te viennent à l'esprit sans les censurer ou les rejeter.


Sr Angèle-Marie ne s'exprime que sur la première possibilité  « Je choisis de rester en Algérie » en écrivant sous le titre « Aspects positifs (Motivations personnelles) »:  « Pour témoigner de Jésus et que je n'ai pas peur parce que je suis avec Lui et avec la Sainte Vierge ». Dans sa simplicité, cette réponse dit tout,.

Ensuite le questionnaire propose trois textes de l'Ecriture Sainte pour éclairer la réflexion: Jn 15, 1-17; Rom 8, 28-38 et Is. 43, 1-8, ainsi qu'un passage des Constitutions: 


Comment cette Parole t'interpelle-t-elle aujourd'hui?  Elle m'aide à rester unie à Jésus.

La réponse au questionnaire s'achève avec la décision et la signature: 
Après ces jours de prière et de réflexion, je choisis de RESTER.
Nom: Sr Angèle-Marie Littlejohn  




Sœur Odette Prévost (Petite Sœur du Sacré-Cœur)  Tuée à Alger le 10 novembre 1995.

Vis le jour d’aujourd’hui, 
Dieu te le donne, il est à toi.
Vis le en Lui. 
Le jour de demain est à Dieu
Il ne t’appartient pas. 
Ne porte pas sur demain le souci d’aujourd’hui. 
Demain est à Dieu, remets le lui.

Le moment présent est une frêle passerelle.  
Si tu le charges des regrets d’hier,
de l’inquiétude de demain,  
la passerelle cède  
et tu perds pied.

Le passé ? Dieu le pardonne.  
L’avenir ? Dieu le donne.
Vis le jour d’aujourd’hui  
en communion avec Lui.

Et s'il y a lieu de t'inquiéter pour un être aimé,
regarde-le dans la lumière du Christ ressuscité. »




Mgr Claverie tué le 1er août 1996 à Alger. « N'oublions pas que le catholicisme n'est pas une religion de paix et de sécurité au sens du monde : paix et sécurité à tout prix... Non. C'est un glaive et souvent un scandale, comme le dit saint Paul.

C'est bien pour cela que les martyrs sont honorés dans l'Eglise ; c'est bien parce qu'ils ont compris que le témoignage, s'il est véridique, ne peut que se heurter au monde et aboutir à la mort.

Peut-être, en Algérie, faut-il que le christianisme revive par le petit nombre... »

Pour aller plus loin : http://www.eglise.catholique.fr/approfondir-sa-foi/temoigner/temoins/371744-mgr-pierre-claverie-1938-1996/ 




Livres de Mgr Paul Claverie : 



  • Le Livre de la Foi, Pierre Claverie et les Evêques du Maghreb, ed.Cerf, Paris, 1996

  • Lettres et messages d'Algérie, éd. Karthala, coll. « Chrétiens en liberté », Paris, 1996

  • Donner sa vie. Six jours de retraite sur l’Eucharistie, éd. Cerf, Paris, 2003

  • Pierre & Mohamed. Algérie 1er août 1996, pièce, écrite par le dominicain Adrien Candiard à partir de textes de Pierre Claverie  

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MessageSujet: Re: La reconnaissance comme martyrs de Mgr Claverie et des moines de Tibhirine   31/1/2018, 14:17

Témoignages

Citation :
Frère Henri Vergès. Un de ses anciens élèves : « C’est avec consternation que j‘ai appris la nouvelle de l‘assassinat du Fr. Henri Verge?s qui a été? mon professeur.

Il a passe? des années dans ma ville. Nous l’avons tous connu par son caractère plein de moralité? ou par son goût du métier (professeur de math). Comment pourrions- nous l’oublier et oublier son humanisme...Croyez-moi, messieurs, l’humanité? toute entière s’enorgueillit de l‘existence de telles personnes et s’endeuille en les perdant...

Aucune religion, aucune conscience n’approuve le crime dont il a été? victime. Le regrette? Henri Vergès a vécu parmi nous dans le respect de l’islam et des musulmans.... » 


Père Christian : « Sa mort me paraît si naturelle, si conforme à une longue vie tout entière donnée par le menu. Il me semble appartenir à la catégorie de ceux que j’appelle « les martyrs de l’espérance », ceux dont on ne parle jamais parce que c’est dans la patience du quotidien qu’ils versent tout leur sang. »

Cette dernière expression s’éclaire par la fin de l’homélie du 17 juillet 1994 : « Selon l’adage soufi, « Paul-Hélène et Henri n’ont pas attendu de mourir pour mourir ; ils n’ont pas attendu les persécuteurs pour s’engager dans le martyre, réinventant ainsi, au creux des masses, ce que les moines allaient chercher dans les déserts après l’âge des persécutions : « le martyre de l’espérance ».

Sœur Paul-Hélène Saint-Raymond : « C’est au milieu des années 70 à Casablanca que j’ai connu Sr Paul-Hélène. Recherché pour des raisons politiques je vivais dans la clandestinité ?...

Paul Hélène fut une des rares personnes qui se manifestèrent en ces temps de peur et de solitude que tous les pourchassés du monde connaissent.

Elle se présenta à notre maison et, se faisant passer pour une infirmière, rendit visite à ma compagne.

Paul-Hélène qui séjourna au Maroc de 1975 à 1984 devint ainsi le premier maillon d’une chaine de solidarité grâce à laquelle nous communiquions... »
 
Sœurs Bibiane et Angèle Marie
Lorsqu’elles tombèrent terrassées
Toujours ensemble
L’une sur l’autre
Sur terre
Leurs corps formèrent une croix
Et dans le ciel
Avec leur âme,  
Elles brodèrent Le mot AMOUR  

Poème d’un ami algérien (extrait)
 
Père Jean Chevillard
Témoignage donné en 1995 d’un algérien qu’il avait côtoyé neuf mois durant en 1959-1960 : 

« Lui qui m’avait ouvert les bras sans ignorer que je sortais d’un camp de détention, malade, dans la misère et plein de haine, à peu près dans le même état d’esprit que les jeunes misérables qui ont mis fin à ses jours.

Sa volonté de se faire enterrer ici m’a bouleversé plus encore… 

Le père Jean n’a pas fait de moi un chrétien, mais il m’a conduit à Dieu sans me prendre par la main, sans m’en parler dans le langage propre aux hommes de religion.

Il m’a suffi de le regarder vivre et de méditer sur sa conduite pour me convaincre que la bannière de Dieu est une, quelle que soit la couleur que lui donne les homme, ici ou là, et j’ai pu exorciser le mal qui m’habitait.

Ma raison et mon jeune cœur se sont inclinés devant cette droiture et cette extrême bonté que je ne soupçonnais pas chez les « autres » toutes ces trente dernières années, son regard lumineux et si paisible n’a jamais quitté longtemps mon esprit.

J’ai attendu longtemps, mais vainement hélas, le plaisir de croiser de nouveau son regard bienfaisant, de revoir encore une fois l’expression toujours délicieuse de son visage et de lui dire merci, de vive voix, pour tout ce qu’il a donné à mon cœur et à ma raison, probablement sans en mesurer toute la portée, lui qui servait sans compter et sans attendre de récolte à engranger, parce qu’ayant choisi de vivre la générosité dans sa pleine dimension. »
 
Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: La reconnaissance comme martyrs de Mgr Claverie et des moines de Tibhirine   13/3/2018, 14:01

Les martyrs d'Algérie -  sans langue de buis




Quel est le message des 19 martyrs d´Algérie ?


Fin janvier, le pape François les a officiellement reconnu martyrs de la foi.
Il a autorisé leur béatification. Mgr Pierre Claverie, ancien évêque d´Oran, les moines de Tibhirine ainsi qu'onze autres religieux et religieuses ont été assassinés entre 1993 et 1996, au cours de cette décennie noire en Algérie, marquée par la violence.


Cette prochaine béatification rouvre-t-elle les anciennes blessures ?


Du fait du contexte politique et religieux, l´Eglise en Algérie a fait le choix de la discrétion.


Comment vivre cette mise en lumière de ceux qui ont donné leur vie par amour ?


Pourquoi les béatifier alors qu´ils sont restés dans le pays parfois contre l´avis de leurs proches et de leurs congrégations ?


Quelle fécondité spirituelle ? Quelle signification pour la population algérienne à l´immense majorité musulmane ?


KTO vous invite à nourrir le dialogue avec Mgr Jean-Paul Vesco, l'actuel évêque d´Oran, et nos invités en plateau.



On en parle dans cette émission



- L'amitié, de Mgr Jean-Paul Vesco. L'évêque d'Oran exprime à travers cet essai sa conception de l'amitié, qu'il a découverte entre les êtres, les communautés, les peuples, mais aussi avec Dieu. Il explique que le sens de l'amitié dépasse toute définition et témoigne de ses dimensions relationnelles et de son importance dans une démarche croyante. 


- N'oublions pas Tibhirine - Quinze ans avec les martyrs de l'Atlas. Jean-Marie Lassausse, prêtre de la Mission de France, a passé quinze ans au monastère de Tibhirine, poursuivant l'ouvrage des moines martyrs. Il évoque aussi longuement les habitants du village, des liens qui restent forts et qui, par-delà le drame de 1996, plaident pour que le dialogue et la paix entre chrétiens et musulmans puissent faire advenir un pays pacifié.


- Islam et Eglise, de Guy Stremsdoerfer. Etude des origines de l'islam et de son idéologie politico-religieuse, de son essor à l'ombre des deux autres grandes religions monothéistes, et réflexion sur ses rapports avec le christianisme, comme l'ouverture de l'Eglise catholique à ses frères musulmans.
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MessageSujet: Re: La reconnaissance comme martyrs de Mgr Claverie et des moines de Tibhirine   13/3/2018, 14:03

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MessageSujet: Re: La reconnaissance comme martyrs de Mgr Claverie et des moines de Tibhirine   13/3/2018, 14:03

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