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 14 septembre : fête de la Croix Glorieuse

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Violette3

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Féminin Messages : 907
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MessageSujet: 14 septembre : fête de la Croix Glorieuse   Mer 13 Sep 2017, 21:00

Croix glorieuse

14 septembre.

La fête de la Croix Glorieuse nous invite à remercier Dieu pour le don de son Fils : il a donné sa vie pour nous en acceptant de mourir, et de mourir sur une croix. Le supplice de la croix est un des supplices les plus cruels inventés par les hommes. Jésus l’a affronté et l’a vaincu. Pour nous. Cette fête exprime notre gratitude et nous pousse à méditer sur l’amour de Dieu.


Mieux comprendre le sens de la fête de la Croix glorieuse. Publié le 30 août 2017



                               
Dans la symbolique chrétienne, la croix présente un double visage. Dans le contexte de la passion et de la mort violente de Jésus, les évangiles évoquent la croix en tant qu'instrument de torture et gibet d'infamie. A cet égard, la croix ne mérite évidemment pas de devenir un objet de vénération.
 
Très tôt, les chrétiens ont vu dans la croix, plutôt qu'un accessoire meurtrier, l'image du sacrifice par lequel Jésus nous affranchit du péché et de la mort. L'apôtre Paul, déjà, écrit en conclusion de son épître aux Galates : "Pour moi, il n'y a pas d'autre titre de gloire que la croix de notre Seigneur Jésus Christ" (6.14). Dans l'hymne au Christ qui ouvre l'épître aux Colossiens, on peut lire : "II a plu à Dieu de faire habiter (en son Fils) toute la plénitude et de tout réconcilier par lui et pour lui, sur la terre et dans les cieux, ayant établi la paix par le sang de sa croix" (1,20; cf. 2,13-15). En ce sens, la croix du Christ peut être dite "glorieuse" : telle est la signification de la fête d'aujourd'hui.
 
L'évangile de la fête joue sur le double sens du verbe "élever" : élever sur la croix et élever dans la gloire. La référence à Moïse et au serpent d'airain sert ici de parabole prophétique. Dans un autre passage du quatrième évangile, Jésus déclare ; "Quand j'aurai été élevé de terre, j'attirerai à moi tous les hommes", et l'évangéliste d'ajouter : "Par ces paroles, il indiquait de quelle mort il allait mourir" (12,32-33). En même temps qu'elle donne la mort. la crucifixion symbolise la victoire sur la mort.
 
La "Croix glorieuse"
 
Lorsque Jésus en fut chargé pour monter au calvaire, sa croix n'avait rien de glorieux, c'était l'instrument de supplice le plus avilissant. Paul, comme citoyen romain (Ac 22,25}, avait eu droit à la forme la plus élégante de mise à mort, l'épée. Mais Jésus n'était qu'un vulgaire condamné, livré a l'occupant romain. Ce fut la grande prouesse de Dieu, que de transformer cet odieux instrument de supplice en croix glorieuse, par la résurrection. Même la croix du bon larron devint glorieuse, car elle fut, elle aussi, porte d'entrée du paradis (Lc 23,43).
 
Les croix des premières églises étaient glorieuses, comme celle que l'empereur Constantin aperçut dans sa vision. C'était une croix de lumière, signe de résurrection. Plus tard, lorsqu'on représenta le Christ en croix, c'était d'abord comme ressuscité, ou dans l'habit du grand prêtre (He 4,14-15).
 
Au Moyen-Age, les misères des populations incitèrent à exprimer la solidarité de Jésus avec les souffrances humaines. De symbolique, l'image devint réaliste. Mais le temps est venu de représenter à nouveau le Christ ressuscité et glorieux sur les croix de nos églises.

article paru dans "Signes d'aujourd'hui" 

http://croire.la-croix.com/Definitions/Fetes-religieuses/Croix-glorieuse/14-septembre-pourquoi-feter-la-Croix-glorieuse
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Violette3

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Féminin Messages : 907
Inscription : 23/06/2017

MessageSujet: Re: 14 septembre : fête de la Croix Glorieuse   Jeu 14 Sep 2017, 10:07

Homélie pour la Croix glorieuse (14 septembre)

donnée au couvent de Paris

Textes : Nb 21, 4b-9 ; Ph 2, 6-11 ; Jn 3, 13-17

Cette fête de la Croix glorieuse que la liturgie nous invite à célébrer aujourd’hui nous place au cœur du paradoxe chrétien : comment ce signe de malédiction qu’est la croix a-t-il pu devenir une source de bénédiction et de salut ?

Comment la vie peut-elle jaillir de la mort ? La joie de la souffrance ? Ces questions sont tellement vitales qu’on ne peut les ignorer. Elles reviennent lancinantes, surtout peut-être dans les moments d’épreuve.

Seule la foi en la Parole de Dieu permet d’éclairer ce mystère qui commande notre vie.
L’Evangile nous ouvre un chemin lorsque nous entendons Jésus nous dire : « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, pour que tout homme qui croit en lui ne périsse pas mais ait la vie éternelle ».

Cette phrase contient plusieurs mots clés qui sont autant de mots phares : le premier est l’amour, Dieu, le Père, à tant aimé le monde. La croix de Jésus ne peut être source de vie éternelle que par le poids d’amour qui s’y révèle. C’est l’amour qui fait que cette croix ouvre un chemin de vie.

Mais il faut bien noter que cet amour du Père, si grand, ne se singularise pas d’abord par son immensité, à savoir que Dieu aime infiniment plus que les hommes ne peuvent aimer.

L’amour de Dieu se différencie de l’amour humain en ce qu’il est totalement gratuit. Il nous est très difficile de réaliser ce qu’est cette gratuité, car nous sommes incapables par nous-mêmes d’un tel amour. Et nous pensons spontanément que Dieu nous aime plus quand nous l’écoutons et moins quand nous l’oublions, comme si nous méritions en quelque sorte d’être plus ou moins aimés.

Or Dieu nous aime inconditionnellement, bons ou mauvais, fidèles ou infidèles, et il nous appelle à oser croire à un tel amour qui ne se mérite pas, incompréhensible humainement, et à l’accueillir en nous émerveillant.
Dieu n’a pas non plus de prix à payer pour le rachat de nos péchés et notre libération par rapport aux forces des ténèbres qui nous habitent.

Le Père nous donne son Fils, gratuitement, et ce fils est lui-même heureux d’entrer d

ans ce projet d’amour où lui-même se donne à son Père et aux hommes. Un tel amour vécu jusqu’au bout a pouvoir de sauver, de réparer, de donner un sens à ce qui semble à vue humaine insensé, d’illuminer les ténèbres les plus épaisses. Nous en avons tous plus ou moins l’expérience : combien le fait d’être vraiment aimé d’un bel amour humain est recréateur, en nous renouvelant dans notre identité et nos énergies. Combien plus s’il s’agit d’un amour divin totalement gratuit.

L’horizon cependant est exigeant, car il passe par la reconnaissance du mal, de la violence, de la mort à l’œuvre en nous et autour de nous. Il s’agit de « regarder » la Croix, sans méconnaitre notre misère, notre péché. Ce serait nous priver de l’expérience du salut, du pardon à recevoir et à donner.

La Croix, chemin vers la vie, garde sa part de mystère à contempler dans la foi. En haut du mât de la Croix, ce n’est plus un serpent d’airain que nous regardons comme les hébreux étaient invités à le faire dans le désert, pour échapper à la mort.

Nous contemplons le Fils de Dieu qui s’est livré pour nous dans une passion, qui passa certes par la grande, l’incommensurable souffrance, mais fut une passion d’amour.

Le christianisme est bien la religion de l’amour. Et cela, nous le contemplons dans le cœur transpercé de Jésus qui est comme un livre ouvert où se lit le message d’amour d’un Dieu qui se révèle en se livrant sans réserve.

Voilà le centre de notre foi : croire en Jésus, Fils de Dieu, qui m’a aimé et s’est livré par amour pour moi, et pour tous les hommes : « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, pour que tout homme qui croit en lui ne périsse pas mais ait la vie éternelle. »

Croire, c’est encore discerner la gloire du Dieu d’amour resplendissant sur le visage défiguré du crucifié.
Dans la blessure de son cœur nous trouvons bien plus que la simple guérison issue du serpent d’airain. Dans le désert de nos vies, lorsque nous regardons la blessure du Crucifié, nous y puisons le salut, la transfiguration de nos existences marquées par les souffrances et le péché. Et déjà nous participons à la Vie éternelle, à cet échange d’amour du Père, du Fils et de l’Esprit qui fait leur bonheur et nous est offert en partage pour que ce bonheur soit aussi le nôtre, éternellement.

Tout homme y est appelé.

« Père, à chaque Eucharistie, tu renouvelles pour nous le même et unique mystère : Dans l’Esprit, tu te donnes totalement en ton Fils bien-aimé. Ranime notre foi, notre espérance et notre charité, pour que nous ne laissions perdre aucune des grâces dont tu veux nous combler. Conduis-nous à travailler pour que tout homme puisse reconnaitre et suivre le chemin de la vie afin que nous parvenions ensemble à la gloire de la résurrection. »
fr. Dominique Sterckx
http://www.carmel.asso.fr/Homelie-pour-la-Croix-glorieuse-14-septembre.html
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