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 L’université catholique de Louvain désavoue le professeur Stéphane Mercier et son étude de texte sur l'avortement comme un homicide

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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: L’université catholique de Louvain désavoue le professeur Stéphane Mercier et son étude de texte sur l'avortement comme un homicide   Jeu 30 Mar 2017, 17:16

François confirme de manière définitive plusieurs mesures exceptionnelles prises pendant ce jubilé, dont le pardon possible de l'avortement qui est désormais délégué à tout prêtre diocésain.
Citation :
«Je voudrais redire de toutes mes forces, écrit le pape François, que l'avortement est un péché grave, parce qu'il met fin à une vie innocente. Cependant, je peux et je dois affirmer avec la même force qu'il n'existe aucun péché que ne puisse rejoindre et détruire la miséricorde de Dieu quand elle trouve un cœur contrit qui demande à être réconcilié avec le Père.
Spoiler:
 
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Gabriel
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MessageSujet: Re: L’université catholique de Louvain désavoue le professeur Stéphane Mercier et son étude de texte sur l'avortement comme un homicide   Jeu 30 Mar 2017, 18:38

OK Adamev donc 200.000 femmes par an qui décident envers et contre tout d'avorter malgré tout ce qui est mis en oeuvre par les plannings familiaux pour les encourager à mener leur grossesse à terme... Merci pour cette info, vous me confirmez donc qu'il est d'urgence nationale de responsabiliser les Français !
D'autre part avant que l'avortement soit légalisé que faisaient ces 200.000 femmes chaque année ? Toutes se faisaient avorter avec des aiguilles à tricoter ? 200.000 femmes mourraient ainsi chaque année au XXè siècle ?

Quant à "la loi leur permet l'avortement dans la sécurité"

Sachant qu'on parle de l'arrêt d'une vie humaine au premier stade de son développement, il suffirait que le meurtre d'un être humain à un stade plus avancé soit à son tour légalisé (afin d'encadrer le meurtre et éviter que les citoyens utilisent n'importe quel ustensile ou aiguille à tricoter pour se débarrasser de leur voisin) pour que nous n'ayons plus qu'à dire amen ?

Qu'est ce qui selon vous nous autorise à mettre fin à une vie humaine au premier stade de son développement et non à un stade plus avancé ? Qu'est ce qui nous permet de déterminer à partir de quel instant une vie est réellement humaine et digne de vivre. Notre jugement est-il infaillible à ce niveau ? Pouvez vous me donner les références des recherches scientifiques qui confirment que la vie humaine commence à X mois de grossesse et qui indiquent qu'avant cela il ne s'agit pas d'un être humain mais d'une plante ou d'autre chose et que donc on peut s'en débarrasser sans problème de conscience ?
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: L’université catholique de Louvain désavoue le professeur Stéphane Mercier et son étude de texte sur l'avortement comme un homicide   Jeu 30 Mar 2017, 19:26

salut

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RenéMatheux



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MessageSujet: Re: L’université catholique de Louvain désavoue le professeur Stéphane Mercier et son étude de texte sur l'avortement comme un homicide   Jeu 30 Mar 2017, 23:49

adamev a écrit:
Gabriel... prouvez-nous que l'âme est présente au moment de la conception
Prouvez le contraire!
Etdonc on applique le principe de précaution au animaux etc et pas aux bébés! Infame!

De Plus vous croyez vraiment qu'à l'instant J mois il y aurait eu une ame et pas à J-1 sauf si J=0? Cela ne tient pas debout!
Et avez vous déjà un bébé à 2 mois après sa conception? Voulez vous vraiment arracher bras et jambes à ce peit etre? infamie des infamie! Qu'ils soient maudits ceux qui défendent une ignominie pareille!
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Chrysostome

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MessageSujet: Re: L’université catholique de Louvain désavoue le professeur Stéphane Mercier et son étude de texte sur l'avortement comme un homicide   Ven 31 Mar 2017, 00:26

adamev a écrit:
Gabriel... prouvez-nous que l'âme est présente au moment de la conception et accessoirement que c'est dieu qui l'a crée et encore accessoirement qu'il existe... Après on pourra commencer à parler sérieusement.

Si vous étiez catholique, vous auriez les réponses dans le magistère de l'Église.

Comme quoi, quand on est hors de l'Église, on tourne en rond, on cherche la lumière et on ne trouve pas. No
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Théodéric



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MessageSujet: Re: L’université catholique de Louvain désavoue le professeur Stéphane Mercier et son étude de texte sur l'avortement comme un homicide   Ven 31 Mar 2017, 00:55

Aujourd'hui sous prétexte de science on a convaincu les humains que ce qu'une femme porte en elle après une relation sexuelle ce n'est pas un être humain mais un amas de cellule puisque la science la décrétée ainsi !
les vieux étaient assez sages pour savoir que le fruit de l'amour entre un homme et une femme c'est un être humain quelque qu'en soit le stade !
aujourd'hui on ne voit plus qu'un truc a qui on peut nier le titre d'humain au nom de la science !!!

ce n'est pas l'embryon débutant qui n'ai pas humain c'est ceux qui lui nie son humanité !!

récemment il y a avait une émission ou Simone Veille témoignait e, expliquant que lorsque qu'elle a voulu une loi sur l'avortement c'était afin de ne pas laisser les femmes faire cela dans des conditions déplorables et c'était limiter à des cas bien précis et encadrés, mais aujourd'hui on en a fait un droit à l'avortement , ce qu'elle ne voulait surtout pas !
pas de toutes façons commencer la légalisation de la mise a mort des enfants embryonnaires c'était ouvrir les portes de l'enfer !!
maintenant allez vous en expliquer à celles qui y voit un droit bien pratique bien confortable et de liberté qu'en fait c'est de la dérive !!!
il faut ré-instruire une génération entière voir 2 , revenir a une Vraie Humanité aider a une vraie Conscience de Soi en relation au Seigneur ; qui veut entendre ça aujourd’hui ?
ce que l'on fait en ce moment dans nos nations va être et est déjà aussi destructeur que les guerres de 14 et 40 !

vous tuez votre conscience humaine, vous tuez votre jeunesse, alors Le Seigneur permet a un peuple vous conquérir !!
un homme fort se fait vaincre si il rencontre quelqu'un qui a une arme plus forte et certains ont bien compris que l'arme pour nous vaincre nous qui refusons de porter la Vie en couple , est de se reproduire en nombre sur ce sol !

alors si on est trop bête pour protéger notre héritage humain , soyons assez intelligent de Cœur pour transmettre le Trésor de l’Évangile qui Est le Bien Véritable a ceux qui vont hériter de nos territoire, après tout l'important Est la Vérité du Seigneur !
qu'un Baptisé soit blanc ou d’une autre couleur on s'en fiche l'important est d'être une Civilisation Chrétien ; ainsi nous on sera puni de notre bêtise et eux pris au Généreux piège du Don du Christ sur ce sol !

mais on a plutôt le profil des idiots qui vont perdre leur pays et en plus ne pas être fichue de transmettre l’Évangile !
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: L’université catholique de Louvain désavoue le professeur Stéphane Mercier et son étude de texte sur l'avortement comme un homicide   Ven 31 Mar 2017, 02:51

Chrysostome a écrit:
adamev a écrit:
Gabriel... prouvez-nous que l'âme est présente au moment de la conception et accessoirement que c'est dieu qui l'a crée et encore accessoirement qu'il existe... Après on pourra commencer à parler sérieusement.

Si vous étiez catholique, vous auriez les réponses dans le magistère de l'Église.

Comme quoi, quand on est hors de l'Église, on tourne en rond, on cherche la lumière et on ne trouve pas. No
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Petilouis



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MessageSujet: Re: L’université catholique de Louvain désavoue le professeur Stéphane Mercier et son étude de texte sur l'avortement comme un homicide   Ven 31 Mar 2017, 06:59

.


Concernant les Femmes  ...   nos droits !!!

( nous sommes, nous aussi hommes comme les, ou nos, femmes concernés )
Je vais en faire encore bondir ... plus d'un, nnotamment  René surtout, et Arnaud entre autres.

Que ce soit bien clair,  je suis         Contre          L'avortement qui est, et reste un meurtre,    Un Crime.
Moi également je m'y trompait quand il y a peu je dénonçait l'attitude de l' U.C.L
A propos de la décision prise à l'égard du professeur...
( qui mérite quelques nuances explicatives,  et sans doute même en débattre )



(  tous deux , professeur et U.C.L.  Etant dans le bon droit )

Ayant pris connaissance de cet article  :

Le 02.11.2016.  Le Figaro. Pape François.

«Je voudrais redire de toutes mes forces, écrit le pape François, que l'avortement est un péché grave, ( un crime, bien sûr est un péché grave ) parce qu'il met fin à une vie innocente.

Cependant,          je peux,  et je dois affirmer           avec la même force            qu'il n'existe aucun péché que ne puisse rejoindre et détruire la            miséricorde de Dieu
quand elle trouve           un cœur contrit qui demande            à être réconcilié avec le Père.          Que chaque prêtre se fasse donc guide,


Notre Pape François ne cautionne aucunement ces homicides affreux, bien sûr
...       Nombreux   !

Mais il rappelle  avec toute la force qu'il peut   :
        Qu'il n'y a aucun pardon qui ne puisse être refusé à qui le demande
par notre     Dieu.          Il le rappelle car ...  C'est une Vérité.


Voici ma position en tant que Chrétien que jamais je n'aurais pût envisager même,
avant de prendre connaissance de cet article .

Qu' en pensez-vous    ?



fleur2
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: L’université catholique de Louvain désavoue le professeur Stéphane Mercier et son étude de texte sur l'avortement comme un homicide   Ven 31 Mar 2017, 07:39

Petilouis a écrit:
.


Concernant les Femmes  ...   nos droits !!!

( nous sommes, nous aussi hommes comme les, ou nos, femmes concernés )
Je vais en faire encore bondir ... plus d'un, nnotamment  René surtout, et Arnaud entre autres.

Que ce soit bien clair,  je suis         Contre          L'avortement qui est, et reste un meurtre,    Un Crime.
Moi également je m'y trompait quand il y a peu je dénonçait l'attitude de l' U.C.L
A propos de la décision prise à l'égard du professeur...
( qui mérite quelques nuances explicatives,  et sans doute même en débattre )



(  tous deux , professeur et U.C.L.  Etant dans le bon droit )

Ayant pris connaissance de cet article  :

Le 02.11.2016.  Le Figaro. Pape François.

«Je voudrais redire de toutes mes forces, écrit le pape François, que l'avortement est un péché grave, ( un crime, bien sûr est un péché grave ) parce qu'il met fin à une vie innocente.

Cependant,          je peux,  et je dois affirmer           avec la même force            qu'il n'existe aucun péché que ne puisse rejoindre et détruire la            miséricorde de Dieu
quand elle trouve           un cœur contrit qui demande            à être réconcilié avec le Père.          Que chaque prêtre se fasse donc guide,


Notre Pape François ne cautionne aucunement ces homicides affreux, bien sûr
...       Nombreux   !

Mais il rappelle  avec toute la force qu'il peut   :
        Qu'il n'y a aucun pardon qui ne puisse être refusé à qui le demande
par notre     Dieu.          Il le rappelle car ...  C'est une Vérité.


Voici ma position en tant que Chrétien que jamais je n'aurais pût envisager même,
avant de prendre connaissance de cet article .

Qu' en pensez-vous    ?



fleur2

Je suis tout à fait d'accord avec votre message car il unit, cette fois de manière équilibré, la notion de crime grave (l'avortement comme acte), et la notion de pardon de Dieu qui couvre la personne qui s'en confesse et s'en repent (les personnes qui ont participé à cet avortement).

Votre discours est sans ambiguïté.

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MessageSujet: Re: L’université catholique de Louvain désavoue le professeur Stéphane Mercier et son étude de texte sur l'avortement comme un homicide   Ven 31 Mar 2017, 08:11

.
.
Notre Pape François est éclairé de cette lumière, Lui, depuis le 02.11.2016.  !!!

Qui ose encore dire que ce n'est pas un vrai remplaçant de Pierre éclairé   ...    de DIEU.






fleur2
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MessageSujet: Re: L’université catholique de Louvain désavoue le professeur Stéphane Mercier et son étude de texte sur l'avortement comme un homicide   Ven 31 Mar 2017, 10:33

adamev a écrit:
De toutes façons l'avortement n'est pas le sujet du fil : L’université catholique de Louvain désavoue le professeur Stéphane Mercier et son étude de texte sur l'avortement comme un homicide


exactement, mais que voulez-vous ! Pour certains, c'est plus fort qu'eux !

Maintenant, je n'écoute que ceux qui sont sur "le terrain" et c'est tout. On y voit de belles choses et on ne patauge pas dans la boue.

J'espère tout simplement que jamais une femme en détresse ne lira ce qui se dit sur ce forum.
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Gabriel
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MessageSujet: Re: L’université catholique de Louvain désavoue le professeur Stéphane Mercier et son étude de texte sur l'avortement comme un homicide   Ven 31 Mar 2017, 12:15

Cette critique de l'attitude de l'UCL à l'égard de Stéphane MERCIER est à lire absolument:

https://antoineburckhardt.jimdo.com/2017/03/30/professeur-mercier-la-r%C3%A9flexion-d-un-ami/

Il est vrai que c'est long, mais cela vaut la peine.

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"Le respect de la personne humaine se fonde sur son caractère irremplaçable" - Blaise Pascal


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Gabriel
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MessageSujet: Re: L’université catholique de Louvain désavoue le professeur Stéphane Mercier et son étude de texte sur l'avortement comme un homicide   Ven 31 Mar 2017, 12:27

Chère Espérance, il est évident que les forum sur Internet ne sont pas le lieu idéal pour les personnes en difficulté ou en souffrance cherchant des réponses ou conseils par rapport à ce qu'elles vivent. C'est comme ceux qui recherchent sur Internet des conseils par rapport à des problèmes de santé plutot que d'aller consulter un médecin. Ces personnes ont besoin de contacts humains et professionnels, d'accompagnement sur le terrain vous avez tout à fait raison. Même si elles ont aussi besoin de paroles de vérité.

Mais je ne suis pas d'accord quand vous cherchez à culpabiliser ceux qui sur Internet cherchent à témoigner (avec respect) de la charité dans la vérité. Sauf erreur je n'ai vu personne dans ce sujet condamner les femmes qui avaient recours à l'avortement. Tous s'accordent il me semble à dire qu'elles sont avant tout victimes. Ce qui est condamné c'est l'acte. Nous avons le droit et même le devoir de rappeler que l’avortement est un crime car de plus en plus même parmi les chrétiens n'en ont plus conscience. Tout en rappelant comme le fait le Pape François qu'il s'agit d'un péché très grave mais qu'il n'existe aucun péché qui ne puisse être absout dès lors qu'il y a repentir et donc prise de conscience de la gravité de l'acte.

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Chrysostome

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MessageSujet: Re: L’université catholique de Louvain désavoue le professeur Stéphane Mercier et son étude de texte sur l'avortement comme un homicide   Ven 31 Mar 2017, 12:32

Espérance a écrit:
adamev a écrit:
De toutes façons l'avortement n'est pas le sujet du fil : L’université catholique de Louvain désavoue le professeur Stéphane Mercier et son étude de texte sur l'avortement comme un homicide


exactement, mais que voulez-vous ! Pour certains, c'est plus fort qu'eux !

Maintenant, je n'écoute que ceux qui sont sur "le terrain" et c'est tout. On y voit de belles choses et on ne patauge pas dans la boue.

J'espère tout simplement que jamais une femme en détresse ne lira ce qui se dit sur ce forum.

J'espère qu'elle n'écoutera pas les discours féministes mortels pour les enfants à naître (et nocifs pour la santé des femmes).
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: L’université catholique de Louvain désavoue le professeur Stéphane Mercier et son étude de texte sur l'avortement comme un homicide   Ven 31 Mar 2017, 13:18

Espérance a écrit:
adamev a écrit:
De toutes façons l'avortement n'est pas le sujet du fil : L’université catholique de Louvain désavoue le professeur Stéphane Mercier et son étude de texte sur l'avortement comme un homicide


exactement, mais que voulez-vous ! Pour certains, c'est plus fort qu'eux !

Maintenant, je n'écoute que ceux qui sont sur "le terrain" et c'est tout. On y voit de belles choses et on ne patauge pas dans la boue.

J'espère tout simplement que jamais une femme en détresse ne lira ce qui se dit sur ce forum.

Vous avez vu le message de Gabriel. Je le partage entièrement.

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MessageSujet: Re: L’université catholique de Louvain désavoue le professeur Stéphane Mercier et son étude de texte sur l'avortement comme un homicide   Ven 31 Mar 2017, 13:31

Chrysostome a écrit:
Espérance a écrit:
adamev a écrit:
De toutes façons l'avortement n'est pas le sujet du fil : L’université catholique de Louvain désavoue le professeur Stéphane Mercier et son étude de texte sur l'avortement comme un homicide


exactement, mais que voulez-vous ! Pour certains, c'est plus fort qu'eux !

Maintenant, je n'écoute que ceux qui sont sur "le terrain" et c'est tout. On y voit de belles choses et on ne patauge pas dans la boue.

J'espère tout simplement que jamais une femme en détresse ne lira ce qui se dit sur ce forum.

J'espère qu'elle n'écoutera pas les discours féministes mortels pour les enfants à naître (et nocifs pour la santé des femmes).

J'ai passé une bonne partie de l'après-midi d'hier avec une jeune de 17 ans qui a eu le coup de pied au derrière par son père parce qu'elle était enceinte.

Je l'accompagnée chez la gynéco de l'hôpital pour avoir confirmation de sa grossesse, puis à la Caisse d'Allocations Familiales pour connaître ses droits. Et la dame a téléphoné au Lycée (ou aucun problème non plus) et à la maman, devant nous. Là, pas question de revoir fifille enceinte...

Elle est hébergée par des voisins non croyants, donc "humanistes sans Dieu" comme tu dirais.

Pas UNE SEULE FOIS, que ce soit avec la gynéco ou le personnel de la CAF, il a été question d'avortement, mais de conseils, de sympathie et de questions pour savoir comment gérer cette situation. La fille veut garder son bébé mais le père (lycéen aussi) n'a pas encore parlé à papa-maman.

L'AS m'a dit qu'elle en voyait tous les jours des cas ainsi. Ces jeunes qui, à 20 ans ont déjà 2 ou 3 enfants, parfois amenées, encore plus jeunes, par une professeure à qui elles se sont confiées, parfois avec une amie. Mais le mot "avortement" n'a JAMAIS été prononcé. Au contraire, elle a dit "quand il y a de la bonne volonté, il y a toujours une issue".

Pour moi, c'est donc bien beaucoup les médias et les butés contre le féminisme qui font finalement la propagande pour l'avortement.

Et pour répondre à Gabriel, oui, elles cherchent des solutions sur le net tout comme chacun cherche aussi à savoir ce que ça peut être une maladie.

J'ai dit ce qui se vit dans la vie réelle, un point c'est tout.



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MessageSujet: Re: L’université catholique de Louvain désavoue le professeur Stéphane Mercier et son étude de texte sur l'avortement comme un homicide   Ven 31 Mar 2017, 13:33

Arnaud Dumouch a écrit:
Espérance a écrit:
adamev a écrit:
De toutes façons l'avortement n'est pas le sujet du fil : L’université catholique de Louvain désavoue le professeur Stéphane Mercier et son étude de texte sur l'avortement comme un homicide


exactement, mais que voulez-vous ! Pour certains, c'est plus fort qu'eux !

Maintenant, je n'écoute que ceux qui sont sur "le terrain" et c'est tout. On y voit de belles choses et on ne patauge pas dans la boue.

J'espère tout simplement que jamais une femme en détresse ne lira ce qui se dit sur ce forum.

Vous avez vu le message de Gabriel. Je le partage entièrement.

j'ai répondu : on ne peut pas empêcher les fille d'aller sur internet, elles s'y connaissent déjà mieux que moi du moins.

Déjà rien que pour savoir comment on peut voir si elle est enceinte ou pas.
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aristote

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MessageSujet: Re: L’université catholique de Louvain désavoue le professeur Stéphane Mercier et son étude de texte sur l'avortement comme un homicide   Ven 31 Mar 2017, 13:55

Il est absolument évident que l'accompagnement d'une (jeune) femme enceinte dont la grossesse n'était pas attendu n'aura pas lieu sur internet. Je souscrits également entièrement à ce qu'a dit Gabriel plus haut. Certes, il peut arriver que des jeunes se rendent sur des forums pour trouver des réponses à leurs interrogations. Mais s'il en était par hasard qui me demande conseil, je dirigerais vers un spécialiste, n'étant pas un moi-même. Et là je vous rejoints, Espérance, un praticien (gynécologue par exemple) est tout à fait recommandable.
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: L’université catholique de Louvain désavoue le professeur Stéphane Mercier et son étude de texte sur l'avortement comme un homicide   Ven 31 Mar 2017, 14:45

adamev a écrit:
Là encore ce n'est pas le sujet du fil : L’université catholique de Louvain désavoue le professeur Stéphane Mercier et son étude de texte sur l'avortement comme un homicide

Le sujet induit est cette université est elle fondée à désavouer ce chargé de cours au motif d'un sujet d'étude "orienté" qu'elle juge déplacé???

Pour moi clairement oui, non pas parce que cet enseignant est contre l'avortement (c'est son droit) mais parce que le sujet de son étude est biaisé. Telle qu'elle est posée la question induit naturellement un oui alors que d'autres arguments peuvent suggérer un non ou une réponse plus circonstanciée.

D'un côté ce que dit la religion (on est dans un établissement catholique) de l'autre ce que dit la loi. Entre les deux la réalité des femmes dans la situation d'accepter la grossesse ou de la refuser.

Le rôle de l'enseignant n'est pas de prêcher en faveur d'une position ou de l'autre mais il est de faire réfléchir les enseignés sur la situation de telle sorte qu'ils définissent eux mêmes leur orientation.

Réponse de plusieurs professeur émérite de l'UCl à votre avis :




Professeur Mercier : la réflexion d'un ami
30 mars
Je vous communique cette excellente analyse d'un ami qui connaît bien l'UCL. Elle est un peu longue mais mérité d'être lue jusqu'au bout :
 
Nous sommes étonnés de l’attitude de l’UCL
par la police de la pensée à l’égard Monsieur Stéphane Mercier !
Les valeurs de l’université ne sont-elles pas de défendre et d’enseigner la liberté académique et la liberté d’expression afin de permettre la réflexion et la recherche ?
 
L’Université Catholique de Louvain (ci-après, l’UCLouvain) décide suspendre son chargé de cours invité, Stéphane Mercier (ci-après, pour simplifier l’écriture, le professeur Mercier), des deux cours qu’il donne à l’UCL et de lancer une procédure disciplinaire à son égard. Nous sommes étonnés à plus d’un titre !
 
Nous notons que les autorités de l’UCLouvain ont d’abord mis en avant les valeurs de l’université pour critiquer l’enseignement de ce chargé de cours, comme suit : « Et la note dont l’UCL a connaissance est en contradiction avec les valeurs portées par l’université. Le fait de véhiculer des positions contraires à ces valeurs dans le cadre d’un enseignement est inacceptable"
 
Or, la façon injuste dont le professeur Mercier est traité démontre, à notre étonnement, que l’UCLouvain (a) ne respecte pas les valeurs de liberté académique, de liberté d’opinion et d’expression et de liberté d’enseignement, (2) refuse d’enseigner l’esprit critique à ses étudiants si c’est à l’encontre de la pensée dominante – et est donc à rebrousse-poil de l’enseignement d’un authentique pluralisme nécessaire à la société démocratique, (c) est, du fait qu’elle affirme respecter les libertés susvisées, en porte-à-faux avec le principe de non-contradiction et (d) combat la liberté de religion, même la plus élémentaire.
 
Quelles sont donc les valeurs défendues par l’UCLouvain ?
 
1) Nous sommes étonnés du manque de respect par l’UCLouvain pour la liberté académique, la liberté d’opinion et d’expression et la liberté d’enseignement.
 
Les libertés les plus élémentaires – la liberté d’expression, la liberté académique et la liberté d’enseigner – sont bafouées par une université qui devrait les défendre.
 
Lorsque l'avortement était illégal en Belgique, l'UCLouvain sanctionnait-elle ses professeurs qui argumentaient, plaidaient, enseignaient et publiaient en faveur de l'avortement ? Non ! L’université invoquait la liberté académique et la liberté d’enseigner et protégeait ces professeurs.
 
Il est donc étonnant que, maintenant, l'UCLouvain s’acharne sur un chargé de cours qui tient tout simplement un discours opposé à l’avortement au lieu de le défendre au nom de la liberté académique.
 
L’effet de cette suspension et de cette procédure disciplinaire ne concerne pas le professeur Mercier seul, mais l’ensemble du corps académique. C’est un fait connu que les professeurs d’université sont déjà fortement influencés par leurs sources de financement : ils n’osent pas les contredire ouvertement. Si maintenant ces professeurs constatent qu’oser exprimer et enseigner une opinion contraire aux « valeurs de l’Université » risque de les mener à une perte d’emploi, leur liberté académique en souffrira davantage.
 
L’affaire devrait être résolue par l’exercice de la liberté académique. Si d’autres professeurs ou des chercheurs de l’UCLouvain souhaitent contredire les arguments de Monsieur Mercier, ils sont libres de le faire. De la discussion peut jaillir la lumière …
 
Que fait l’UCL de la tolérance à l’égard de l’expression d’opinions divergentes et minoritaires nécessaire pour que le débat argumenté et critique soit possible ? Sans tolérance pour des avis différents, ni la société démocratique, ni l’esprit critique ne sont possibles ! Cela nous mène à notre point suivant, profondément lié à celui-ci.
 
2) Nous sommes étonnés du peu de cas que fait l’UCLouvain de l’esprit critique et de son enseignement comme valeur essentielle à ses étudiants.
 
La note du professeur Mercier reprend, dans un style agréable et amusant de nombreux arguments opposés à l’avortement. Le début de cette note prévient le lecteur du contenu : "Je vais proposer ici un argumentaire pour défendre le droit de toute personne innocente à la vie dès le moment de sa conception."
 
Le professeur sait que la grande majorité de ses étudiants ignorent les arguments qu’il avance. Ils baignent dans une société favorisant l’opinion contraire. Par sa note, il ouvre l’esprit des étudiants à une opinion qu’ils ne connaissent souvent que caricaturalement. Cette ouverture a deux effets principaux. Celui de développer l’esprit critique des étudiants et celui d’ouvrir le débat. Cette ouverture leur donner l’opportunité, s’ils ne sont pas d’accord, de chercher des arguments contraires.
 
Bien des cours donnés à l’UCLouvain (droit, psychologie, philosophie, etc.) parlent de l’avortement sans jamais donner les arguments contre cet acte. L’ « IVG » y est présentée comme la normalité non controversée. Le débat à ce propos est souvent rendu impossible, caricaturé comme une revendication « extrémiste ». Un tel enfermement des étudiants dans l’idéologie dans laquelle ils baignent depuis leur plus jeune âge ne développe pas leur esprit critique. Bien au contraire ! L’esprit critique se construit principalement en rencontrant des opinions divergentes. Il est donc sain pour l’université et pour l’esprit critique des étudiants que le professeur Mercier, réagissant à cet état de fait, présente à ces derniers un argumentaire en faveur de la défense du droit à la vie des plus faibles, les nascituri– les enfants non-nés – et les personnes faibles victimes de l’euthanasie.
 
En outre, en écrivant sa note, il montre à ses étudiants l’exemple du courage d’oser défendre ses opinions. Un tel courage, qui vainc toutes les peurs, même celle de l’employeur dogmatique, est nécessaire pour qu’un débat pluraliste puisse avoir lieu. Son courage est nécessaire à une saine vie universitaire et à la société démocratique,
 
Développer l’esprit critique des étudiants et leur ouverture aux argumentations contraires aux leurs, ne devrait-ce pas être une valeur de l’université ? L’UCLouvain ne devrait-elle pas se faire le chantre de la liberté de pensée et d’expression critique à l’égard de toutes les vaches sacrées, même majoritaires et tenues par ses principaux financiers ?
 
Nous avons souvent constaté que l’ « argumentaire » actuelle pour faire taire des chercheurs ou des enseignants, et donc interdire l’esprit critique, consiste à invoquer l’âge des étudiants/élèves et la prudence. Ces deux « arguments » ne sont étonnamment invoqués que s’il s’agit de faire taire une opinion dissidente. Ils ne le sont jamais s’il s’agit de l’idéologie majoritaire. Ainsi, expliquer à des enfants de douze ans que l’avortement existe et que c’est merveilleux pour « libérer » la femme : « bien, continuez Monsieur ! » Proposer une argumentation pour la défense de la vie des embryons à la réflexion de jeunes universitaires de dix-huit ans et plus : « pas bien, ils sont trop jeunes pour comprendre ! Soyez prudents ».
 
Cette absence d’éducation à l’esprit critique et à l’écoute des opinions divergentes – tout en affirmant respecter les libertés de pensée, d’opinion et d’expression ainsi que la liberté académique – conduit l’UCLouvain à décourager le respect du principe de non-contradiction, notre point suivant.
 
3) Nous sommes étonnés de l’aisance avec laquelle l’UCLouvain décourage le respect du principe de non-contradiction.
 
Les universités doivent montrer qu’elles soutiennent les libertés académique, d’opinion, d’expression et d’enseignement. Elles affirmeront toujours les encourager. Elles prétendront donc que le personnel académique dispose de la liberté de penser et d’exprimer et d’enseigner, que l’embryon est un être humain. Mais, comme on vient de le signaler, elles mettront des limites à cette liberté si l’enseignant concerné défend une opinion qui dérange  qu’elles ne poseraient pas pour s’il défendait l’opinion dominante. En effet, l’UCLouvain veut respecter le Magistère de l’opinion dominante – et donc de la Fédération Wallonie-Bruxellesqui la finance –, favorable à l’avortement. Elle semble ne pas tolérer la liberté d’exprimer en public et d’enseigner – fusse par une note critique de réflexion – que l’avortement un meurtre et, donc, pire que le viol.
 
Mais trop souvent, ces derniers n’osent pas en dire la conséquence logique : que l’avortement voulu est un meurtre ou un assassinat. Elles choisissent cela d’abord par commodité de vie : la nécessité pour la vie sociale ou la carrière de tenir des opinions qui n’heurtent pas la majorité. Ces personnes en viennent parfois à ne plus voir qu’il est contradictoire d’affirmer à la fois que l’embryon est un être humain et que lui ôter volontairement la vie n’est pas un meurtre.
 
L’attitude de l’UCLouvain à l’égard de Monsieur Stéphane Mercier encourage cette contradiction de pensée dans le personnel académique. En effet, l’UCLouvain ne prétend pas sanctionner (suspension des cours, procédure disciplinaire) le fait de penser que l’embryon est un être humain. Elle laisse la liberté à ses chercheurs et professeurs de clamer et d’enseigner que l’embryon est un être humain ou n’en est pas un. Des membres du personnel académique, qui admettent le fait que l’embryon – ou le fœtus – est un être humain. J’en connais. Plusieurs scientifiques des domaines de la biologie et de la médecine, mêmes favorables à l’avortement, reconnaissent publiquement comme un fait scientifique que l’embryon et le fœtus sont des êtres humains.
 
Mais l’UCLouvain permet-elle à son corps académique de tirer toutes les conséquences logiques de l’affirmation que l’embryon est un être humain ? La simple base de la logique – le principe de non-contradiction – semble malheureusement découragé par l’UCLouvain !
 
Un professeur – ou en l’occurrence un chargé de cours – peut donc clamer et enseigner que l’embryon est un être humain. Mais s’il ose en tirer ouvertement les conséquences logiques – l’avortement est un meurtre –, son activité à l’UCLouvain – in casu, ses cours – est suspendue et une procédure disciplinaire est lancée contre lui.
 
Ce n’est pas le seul découragement des conséquences logique d’un fait par l’UCLouvain. En effet, on reproche aussi au professeur Mercier d’avoir précisé que si l’avortement est un meurtre, alors, il est pire que le viol. En quoi cette suite logique du raisonnement est-elle scandaleuse ? Même le droit belge sanctionne plus sévèrement le meurtre et l’assassinat (art. 393-397 du Code pénal) que le viol (art. 375). Pourquoi les autorités de l’UCLouvain n’acceptent pas cette comparaison ? Elle est logique si l’on a pour fondement du raisonnement l’opinion apparemment autorisée d’affirmer l’embryon est un être humain [1].
 
Effrayant ! Les gardiens de l’ordre idéologique dominant feignent de respecter la liberté académique concernant des hypothèses de base (l’humanité de l’embryon ou non), mais ne tolèrent pas et sanctionnent quiconque tient ostensiblement pour vraies les conséquences logiques de certaines des hypothèses en question ! Pire, il semble que ce soit en particulier l’enseignement de ces conséquences logiques qui est interdit … Une université s’oppose à l’enseignement des conséquences logiques d’un fait. Le but, je suppose, est de garantir l’absence totale de sentiment de culpabilité. Je suppose que pour garantir ce résultat absurde, les gardiens de l’ordre digne de « 1984 » de Georges Orwell devront recourir à de nouvelles « améliorations » de leur novlangue en évolution permanente.
 
Cette attitude de l’UCLouvain, contraire au principe de non-contradiction, la met également en porte-à-faux avec les valeurs de nombreuses grandes religions, qui ont utilisé la philosophie artistotélicienne, notamment le catholicisme dont l’UCLouvain prétend s’inspirer. Mais ce n’est pas la seule contradiction de l’attitude de l’UCLouvain avec le catholicisme et donc le droit à la liberté de religion. C’est l’objet de notre point suivant.
 
4) Nous nous étonnons que l’UCLouvain combatte la liberté de religion, même la plus élémentaire.
 
Les libertés d’expression et d’enseignement, susvisées, sont profondément liées à la liberté de religion. Cette dernière inclut le droit d’exprimer ses croyances publiquement, de les partager et de les enseigner. Ce dernier point est donc également lié au premier.
 
Pour bien comprendre la gravité du refus de l’UCLouvain de respecter les libertés académique et d’enseignement si elles sont dans le sens des valeurs catholiques, il convient d’analyser la façon dont l’UCLouvain s’est écarté de ces valeurs.
 
Elle a commencé par tolérer les enseignements contraires à ceux de l’Eglise catholique en invoquant la liberté académique pour contrer les éventuelles remarques des autorités ecclésiastiques. Ces dernières ont accepté l’argument de la liberté académique qui correspond à la Bulle pontificale de Martin V, fondatrice de l’UCL. L’Eglise supposait une authentique liberté académique, permettant non seulement la libre expression, le débat et le libre enseignement de points de vue contraires à ceux de l’Eglise, mais également des points de vue de l’Eglise.
 
Or, force est de constater que l’UCLouvain invoque les libertés académique et d’enseignement seulement pour permettre, à ses professeurs le souhaitent, de se départir de l’enseignement de l’Eglise. Elle les affranchit ainsi sans doute d’un contrôle. Mais cette université omet d’invoquer les libertés académique en question en faveur de ses professeurs qui souhaitent se départir du Magistère de la pensée dominante, celui de l’Etat et des ASBL idéologiques qu’il finance. Pire, l’attitude de l’UCLouvain à l’égard du professeur MERCIER constitue une chasse aux nouvelles sorcières qui osent affirmer, argumenter et enseigner des opinions conformes à celle de l’Eglise concernant l’avortement.
 
Même si l’UCLouvain ne se revendiquait pas du Catholicisme, elle devrait laisser aux personnes qui défendent les idées catholiques au moins la même liberté académique que l’Eglise lui laisse à elle. Mais l’UCLouvain se revendique du Catholicisme. La liberté de défendre les opinions catholiques devrait y être incontestables.
 
Quant au contenu, le professeur Mercier n’a en rien outrepassé les affirmations catholiques les plus actuelles. Le Catéchisme de l’Eglise Catholique (1996) classe l’avortement dans le chapitre dédié au cinquième commandement qu’elle traduit ainsi « Tu ne commettras pas de meurtre », juste à coté de l’homicide volontaire (CEC 2270-2275). Le droit canon de l’Eglise Catholique est même plus sévère concernant l’avortement que concernant le meurtre ; les personnes commentant un avortement encourent l’excommunication par le fait même de la commission du délit (Canon 1398 ; voy. CEC 2272). En outre, pendant ce mois de mars 2017, le Pape François, s’adressant aux évêques chiliens, a encore répété que l’avortement est un assassinat : « El Papa fue muy claro; el aborto entendido como la búsqueda de eliminar un ser humano es siempre un asesinato, y no hay que confundirlo con prácticas médicas aceptadas para salvar una vida».
 
Pourquoi refuser aux Catholiques d’affirmer et d’enseigner les vérités de leur religion dans une université catholique ?
 
En conclusion
 
Dans notre monde orwélien, ce qui compte, c’est le succès, donc plaire à la majorité et éviter tout ce qui risque d’incommoder ou « culpabiliser » les gens. Le sens des mots évolue à cette fin. A cette fin, même les universités sont prêtes à sacrifier la liberté de recherche de la vérité.
 
Nous espérons que l’UCLouvain de prendra conscience de la direction liberticide hélas déjà prise en suspendant Monsieur Stéphane MERCIER et en laissant une procédure disciplinaire contre lui. Nous espérons que l’UCLouvain reviendra sur ces décisions, même celle d’avoir lancer un procédure disciplinaire, ou, à tout le moins, rendra justice à Monsieur Stéphane MERCIER en le rétablissant dans ses cours sans lui donner la moindre sanction et en s’excusant des erreurs commises, qui ont porté atteinte non seulement à sa liberté académique, mais également à celle de tous les autres.
 
Nous espérons que l’UCLouvain invitera les ASBL et personnes qui s’opposent aux opinions du professeur MERCIER à renoncer aux méthodes disciplinaires pour imposer leurs opinions, et d’accepter, tout simplement comme des citoyens adultes, de débattre avec lui par écrit ou dans une conférence dans le respect d’autrui et de la recherche de la vérité.
 
Est-ce trop demander ?
 
Nicolas PAUL
 
 



[1] De plus, le droit belge punit même l’infanticide – définit comme « le meurtre commis sur un enfant au moment de sa naissance ou immédiatement après » - de la même façon que, soit le meurtre, soit l’assassinat, selon les circonstances (avec ou sans préméditation). Or, l’avortement est permis dans certains cas jusqu’à l’heure précédent la naissance. En effet, si l’enfant est « atteint d’une affection d’une particulière gravité et reconnue comme incurable » - un simple bec de lièvre suffit de l’aveu d’un médecin à la télévision flamande – ou si « la grossesse met en péril grave la santé de la femme », alors l’avortement est permis au-delà « du délai de douze semaines » après la conception (art. 350, 4°), sans autre limitation de temps, donc virtuellement jusqu’au neuvième mois inclus. De la sorte, le droit reconnaît que tuer volontairement un enfant né prématurément à six, sept ou huit mois est punissable comme meurtre ou assassinat, mais si l’enfant du même âge après la conception a une malformation – même un bec de lièvre – le tuer est permis, pourvu qu’il ne soit pas encore né. Le droit belge non plus, à l’instar des universités, ne respecte plus la logique, même la plus simple.


https://antoineburckhardt.jimdo.com/2017/03/30/professeur-mercier-la-r%C3%A9flexion-d-un-ami/

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MessageSujet: Re: L’université catholique de Louvain désavoue le professeur Stéphane Mercier et son étude de texte sur l'avortement comme un homicide   Ven 31 Mar 2017, 14:56

Espérance a écrit:
Spoiler:
 

salut

Mais toutes les femmes dans cette situation n'ont pas la chance d'avoir des personnes pour bien les conseiller... Sad
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MessageSujet: Re: L’université catholique de Louvain désavoue le professeur Stéphane Mercier et son étude de texte sur l'avortement comme un homicide   Ven 31 Mar 2017, 15:14

Chrysostome a écrit:
Espérance a écrit:
Spoiler:
 

salut

Mais toutes les femmes dans cette situation n'ont pas la chance d'avoir des personnes pour bien les conseiller... Sad

Cela devrait pourtant être évident de trouver quelqu"un QUI NE JUGE PAS mais donne les conseils qui ne sont pas sorciers : un(e) médecin ou gynéco, l'assistante sociale et, pour en finir, merci adamev pour la gendarmerie, j'en parle demain soir aux personnes qui accueillent la jeune fille. L'AS parlait plutôt de la juge des enfants, mais je lui ai fait remarquer que ce ne sera pas évident d'aller la voir, car elle est maintenant à 60 kms !
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: L’université catholique de Louvain désavoue le professeur Stéphane Mercier et son étude de texte sur l'avortement comme un homicide   Ven 31 Mar 2017, 15:46

Votre sensibilité n'arrive pas à séparer le fait de dire en vérité qu'un enfant est mort (factuel) de l'idée qu'on juge la personne (la culpabilité des parents est une autre question).

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MessageSujet: Re: L’université catholique de Louvain désavoue le professeur Stéphane Mercier et son étude de texte sur l'avortement comme un homicide   Ven 31 Mar 2017, 18:24

La question est de savoir si ce forum a pour vocation de guider et conseiller les femmes enceintes... Je ne sais pas... Il est bien écrit "Docteur angélique" mais je pense que Saint Thomas d'Aquin n'était pas particulièrement compétent en gynécologie.

En tout cas merci Espérance pour ton témoignage qui confirme qu'il y a encore de bonnes volontés dans notre société. Mais le chiffre de 200.000 avortement par an ne peut être ignoré et est l'indice que quelque chose ne marche pas en France dans l'accompagnement des femmes enceintes (mais en Belgique c'est pas mieux).

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MessageSujet: Re: L’université catholique de Louvain désavoue le professeur Stéphane Mercier et son étude de texte sur l'avortement comme un homicide   Ven 31 Mar 2017, 18:33

Arnaud Dumouch a écrit:
Votre sensibilité n'arrive pas à séparer le fait de dire en vérité qu'un enfant est mort (factuel) de l'idée qu'on juge la personne (la culpabilité des parents est une autre question).

Non Arnaud, je sais très bien distinguer le fait qu'un avortement soit la mort d'un enfant, la preuve étant que - selon ton conseil il y a des années - je demande aux femmes qui ont avorté de leur donner un prénom qui marche aussi bien pour garçon ou fille et de demander aux anges de le (la) baptiser.

Si elles n'en parlent pas, je le fais pour elles.

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Petilouis



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MessageSujet: Re: L’université catholique de Louvain désavoue le professeur Stéphane Mercier et son étude de texte sur l'avortement comme un homicide   Ven 31 Mar 2017, 20:11

.j'espère à tout le moins que je ne vais pas me faire lapider ...
.

Dés le début de cette affaire j'avais préparé ce texte que je vous propose au sujet d'attitudes " normales venant des femmes de notre société actuelle "

Je ne l'avais pas passé  le moment n'étant pas opportun m'avait-il semblé, je vous le soumet à présent, qu'elles en retirent les vérités, celles qui se sentirons concernées
et sans croire à nouveau à une agression intellectuelle, je tente juste d'esquisser situations réelles que nous vivons ( et ... subissons) dans la vie et petits écrans.

Selon moi,  et de toute façon toute femme est et reste toujours désirable pour un homme.  ( c'est là qu'intervient le discernement et la raison)


Celui qui est chrétien, et non seulement de        titre      mais de   ...     fait,
respectera en tous points  ...
les femmes,     toutes.  ( et s'il est marié : sa femme,    ...    Et   Lui-même, en plus ).

Sans Dieu, l'ayant pour une grosse partie, ( hommes et femmes pour rester correct)
( mais plutôt : mâle et femelles) abandonné, méprisé, lui imputant à tort tous les maux venant pourtant        dès l'origine et continuellement du        Démon,  il n'est pas certain que certaines femmes aient envie de se voir respecter,  ( . ) au vu de la mode qu'elles suivent effréné ment.  Se bardant d'accessoires ( faux ongles, cils, mascara et suivants ... )
dit  " indispensables " pour ceux qui les vendent, afin d'attirer  ? ,  de se rendre moins commune.
Quand aux vêtements   ...  enfin pour ce qu'il en reste,  ...  morcelés et découpés à souhait ...  laissant apparaître juste ce qu'il faut  ... afin d' appâter ...

Et pour ceux qui ne suivent pas  il y a des qualificatifs explicites...
Rétrogrades,  bigots, arriérés ...   j'en passe, et des meilleurs ... que je me garde bien de citer.
Prônés à tout vent :  le libertinage,  les protections évidemment  !!! , si ce n'est même jusqu'aux opérations  ...  qui donnent du travail, avant et après à certains.
Surtout ne pas croire qu'il n'y a qu'une profession de concernée,  il y en a
...   une multitude  et qui se disent ... des plus honorables ( humainement).

Le monde ( l'humanité, ce qu'il en reste d'humains) est      malade     ayant perdu les vraies valeurs que nos anciens souhaitaient nous transmettre,     que nous n'avons pas accepté car cela allait contre nos idées, contre        " notre évolution "  notre
" bien être,  notre liberté libertine " .

Je me rappelle de mon Curé ( j'en ai eu un bon ... aussi ) devenant parfois rouge de colère du haut de sa chaire,  quand il rappelait certains manquement qu'il constatait de certains.

J'abrège car ne faudra-t-il pas finir par l'admettre ! ,  serions-nous guidés par de vrais aveugles  ?   Des aveugles guides ?   ...  peut-être  ?
Mais rassurons-nous, nous évoluons  ...  négativement !  ...  et,  tout va très  bien Madame ...
( pour reprendre certaines expressions )




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Petilouis



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MessageSujet: Re: L’université catholique de Louvain désavoue le professeur Stéphane Mercier et son étude de texte sur l'avortement comme un homicide   Sam 01 Avr 2017, 20:30

.
Les cahiers  de 1944.    page 189 le  1° mars. En fin de lecture

Jésus dit:       ( en parlant de deux martyres. ( ) de Petilouis )

Leur unique préoccupation est de garder leur pudeur,
car ceux qui sont saints le sont en toutes choses.

A cet instant elles n'ont cure de leurs blessures mais se soucient de leur vêtements en désordre.  
Car si elles ne sont pas vierges, elles sont toujours      pudiques.
( comme beaucoup maintenant,     ...   semences,  rares, mais non  ... introuvables )
Le vrai christianisme procure toujours la      virginité d'esprit.

Il garde cette belle pureté, même là où le mariage et les enfants ont enlevé ce sceau qui,       de vierges,       fait des anges.
Le corps humain lavé par le baptême est le      temple      de l'esprit de Dieu.
Il ne doit donc pas être        violé     par des modes inconvenantes      
ou des vêtements impudiques.

De la femme, notamment de celle qui ne       se respecte pas     elle-même,
rien ne peut provenir d'autre     qu'une descendance       dévergondée et
une société      corrompue     dont Dieu      se retire et
dans laquelle Satan laboure et sème ses tourments
qui vous portent au désespoir. >>


...... Cela   déjà, Jésus le disait en 1944 ...  mais, nous avons évolués   !

Petilouis :    Cela concerne les femmes ?    Oui, mais, sont concernés,
aussi      les mâles en quête de proies,       proies pour Satan ( les mâles ).
Pensez-y  !!!  Aussi.



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Gabriel
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MessageSujet: Re: L’université catholique de Louvain désavoue le professeur Stéphane Mercier et son étude de texte sur l'avortement comme un homicide   Jeu 06 Avr 2017, 09:27

Eviction du Pr. Mercier : les évêques belges soutiennent l'Université !

Suite à la réaction de nombreux catholiques à l'éviction du Pr Mercier de l'Université catholique de Louvain, les évêques de Belgique ont tenu à préciser :

 
Citation :
 "Chère Madame, cher Monsieur,

   Vous avez envoyé aux évêques francophones de Belgique une pétition lancée par la Fédération Pro Europa Christiana à propos de M. Stéphane Mercier, chargé de cours invité à l’Université catholique de Louvain (UCL). Vous nous écrivez que S. Mercier « ne fait qu’exprimer la position officielle de l’Église catholique en ce qui concerne l’avortement ». Or, M. Mercier précise dans ses notes de cours : « Ce qui est proposé ici est un argument philosophique, pas un argument théologique » (La philosophie pour la vie. Contre un prétendu ‘droit de choisir’ l’avortement, § 2). M. Mercier se situe au point de vue philosophique.

   Le point de vue de l’Église implique, par contre, une approche théologique et pastorale. Ainsi le pape François écrit-il, dans sa lettre apostolique « Misericordia et misera » (2016), au § 12, qu’il accorde à tout prêtre la faculté d’absoudre du péché d’avortement ; il ajoute : « Je voudrais redire de toutes mes forces que l’avortement est un péché grave, parce qu’il met fin à une vie innocente. Cependant, je peux et je dois affirmer avec la même force qu’il n’existe aucun péché que la miséricorde de Dieu ne puisse rejoindre et détruire quand elle trouve un cœur contrit qui demande à être réconcilié avec le Père. »

   Telle est la position de l’Église. M. Mercier ne la développe pas car son objectif est d’ordre philosophique et non théologique. C’est pourquoi les évêques de Belgique francophone, formant le pouvoir organisateur de l’Université catholique de Louvain, appuient les autorités académiques de l’UCL dans leur démarche consistant à vérifier si M. Mercier a répondu aux exigences pédagogiques du cours d’initiation à la philosophie qu’il devait donner. Les autorités académiques n’ont pas à se prononcer sur une question théologique ou religieuse, mais sur la mise en œuvre d’un cours de philosophie. Cela est parfaitement conforme à la Constitution apostolique de S. Jean-Paul II « Ex corde ecclesiae », sur le fonctionnement et la mission des Universités catholiques. Dans cette optique les évêques ont publié ce 28 mars le communiqué suivant.

Déclaration des évêques francophones suite à la suspension des cours de M. Stéphane Mercier, chargé de cours invité, à l’UCL.

   « Concernant la suspension des cours de M. Stéphane Mercier, chargé de cours invité à l’UCL, les évêques font confiance à la procédure interne menée actuellement par l’UCL.

 
Citation :
 Les évêques espèrent que la discussion qui vient de surgir contribuera à une discussion sereine sur l’avortement dans la société. »

   « Les évêques sont opposés à l’avortement en raison du respect pour la vie. Selon le droit belge, il n’existe pas de droit à l’avortement. La loi prévoit que l’avortement peut être pratiqué moyennant certaines conditions stipulées par la loi sans entraîner de poursuites pénales. La loi prévoit ainsi dans quels cas l’avortement est autorisé ou non. Mais comme tel, l’avortement est un délit et relève toujours du droit pénal. »

   « Même si l’Eglise est opposée à l’avortement, elle fait la distinction entre la personne et l’acte. L’Eglise comprend que certaines femmes en arrivent à décider d’un avortement quand elles sont dans des situations pénibles, difficiles voire désespérées. La gravité de l’avortement est un drame pour l’enfant, pour ses parents et pour la société. Par compréhension pour ces situations dramatiques, les évêques tiennent à ce que l’on parle toujours avec nuance et tact des personnes et des couples qui font le choix de l’avortement. Bruxelles, le 28 mars 2017. »

   Les évêques resteront vigilants par rapport à la mise en œuvre de cette déclaration.

   En vous remerciant de votre contribution à la clarification de cette question très actuelle, nous vous prions d’agréer, chère Madame, cher Monsieur, l’expression l’expression de nos salutations distinguées.

   Les évêques francophones de Belgique"

Rappelons tout de même, concernant "le tact et la nuance" visiblement reprochés au professeur par nosseigneurs les évêques, que

   la Constitution du Concile Vatican II Gaudium et Spes parle de l'avortement comme d'un "crime abominable", terme repris par saint Jean-Paul II dans Evangelium Vitae
   dans son discours au Corps diplomatique du 13 janvier 2014, le pape François a déclaré "l’avortement nous fait horreur"

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2017/04/eviction-du-pr-mercier-les-%C3%A9v%C3%AAques-belges-soutiennent-luniversit%C3%A9-.html

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MessageSujet: Re: L’université catholique de Louvain désavoue le professeur Stéphane Mercier et son étude de texte sur l'avortement comme un homicide   Jeu 06 Avr 2017, 09:29

Nos Evêques n'osent pas rappeler ce que dit l'Eglise au sujet de l'avortement. Ils devraient relire ce que disait Jean Paul II, il ne s'était pas contenté d'un simple, consensuel, aseptisé "nous sommes opposés à l’avortement en raison du respect pour la vie" par peur de heurter l'hypersensibilité de notre société malade ; à la suite de Vatican II il l'avait qualifié de crime abominable ; le Pape François le qualifiait de meurtre délibéré d'un être humain. On en est loin en Belgique !

  la Constitution du Concile Vatican II Gaudium et Spes parle de l'avortement comme d'un "crime abominable", terme repris par saint Jean-Paul II dans Evangelium Vitae
   dans son discours au Corps diplomatique du 13 janvier 2014, le pape François a déclaré "l’avortement nous fait horreur"


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MessageSujet: Re: L’université catholique de Louvain désavoue le professeur Stéphane Mercier et son étude de texte sur l'avortement comme un homicide   Jeu 06 Avr 2017, 09:36

Gabriel a écrit:

Or, M. Mercier précise dans ses notes de cours : « Ce qui est proposé ici est un argument philosophique, pas un argument théologique » (La philosophie pour la vie. Contre un prétendu ‘droit de choisir’ l’avortement, § 2). M. Mercier se situe au point de vue philosophique.

Le summum de l'hypocrisie camouflé sous un argument épistémologique valide.

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MessageSujet: Re: L’université catholique de Louvain désavoue le professeur Stéphane Mercier et son étude de texte sur l'avortement comme un homicide   Ven 07 Avr 2017, 17:00

Après notre frère et ami Arnaud DUMOUCH, voilà le licenciement du professeur MERCIER :

"Stéphane Mercier, professeur à l'UCL (Université Catholique de Louvain‐la‐Neuve), a fait beaucoup parler de lui ces derniers jours, depuis qu'a été rendu public un extrait de sa note de philosophie à destination des étudiant.e.s en 1ère BAC dans lequel l'avortement est qualifié de "meurtre", "plus grave que le viol". Il a par la suite été dénoncé par un collectif de 11 élèves rapportant que dans son cours du 16 mars, le professeur a tenu un plaidoyer homophobe, comparant notamment l'homosexualité à l'inceste. Enfin, Stéphane Mercier a pris la parole dans le cadre de la "Marche pour la vie" de dimanche, estimant qu'il est "de [sa] tâche en tant que philosophe de méditer librement sur le sens et la dignité de la vie" et qu' "une université catholique devrait selon [lui] également défendre la dignité de la vie", provoquant ainsi l'UCL qui a entamé une procédure disciplinaire à son égard et suspendu son cours ."
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MessageSujet: Re: L’université catholique de Louvain désavoue le professeur Stéphane Mercier et son étude de texte sur l'avortement comme un homicide   Ven 07 Avr 2017, 17:06


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MessageSujet: Re: L’université catholique de Louvain désavoue le professeur Stéphane Mercier et son étude de texte sur l'avortement comme un homicide   Ven 07 Avr 2017, 18:39

Je ne veux pas jeter de l'huile sur le feu mais je reste interdit . Les évêques belges confirment la position de l'UCL qui censure les interrogations d'un professeur de philosophie ... au nom de la philosophie , en lui imputant malicieusement des positions théologiques qu'il n'a manifestement pas développées .

Sans revenir à saint Thomas d'Aquin , pour lequel la philosophie devait être la servante de la théologie , l' " homme de la rue " pensait que le rôle de la philosophie était de s'interroger sans tabou ...

Je suis tenté de m'écrier : " y a -t-il encore un philosophe à l'UCL ? " .

Je suis heureux que ma petite-fille ne se soit pas inscrite à une université , mais à une haute école .

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" Faux départ . Enquête sur les EMI/NDE " , par Sonia Barkallah , se trouve dans " Témoignages ... " . Dernière réponse le 31/12/2015 1h33 .


Dernière édition par boulo le Ven 07 Avr 2017, 18:42, édité 1 fois
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MessageSujet: louvain   Ven 07 Avr 2017, 18:42

Y a-t-il un évêque catholique en Belgique ? C'est un véritable trouble.

Elle est où leur condamnation ferme de la position de l'Université Catholique de Louvain qui affirme défendre les valeurs de l'avortement ?

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MessageSujet: Re: L’université catholique de Louvain désavoue le professeur Stéphane Mercier et son étude de texte sur l'avortement comme un homicide   Sam 08 Avr 2017, 02:26

Belgique : les évêques rappellent leur opposition à l'IVG


Le cardinal de Kesel, archevêque de Malines-Bruxelles. - AFP
28/03/2017 18:56

(RV) La suspension d'un enseignant de l'Université catholique de Louvain, Stéphane Mercier, suite à la diffusion en cours d'un document anti-avortement, suscite une intense controverse en Belgique.

Stéphane Mercier, chargé de cours invité en philosophie, avait qualifié dans l'un de ses cours l'avortement de «meurtre d'une personne innocente» et «d'acte plus immoral que le viol». L’Université catholique de Louvain a décidé de suspendre ses enseignements et d'engager une procédure disciplinaire à son encontre. «Après avoir entendu Stéphane Mercier, les autorités de l’UCL ont décidé d’entamer une procédure disciplinaire à son encontre. L’instruction est toujours en cours. L’UCL a par ailleurs décidé de suspendre jusqu’à nouvel ordre les deux cours dont Stéphane Mercier a la charge», indique l'université dans un communiqué.

L'UCL a précisé que «dans l’esprit de la loi dépénalisant l’avortement votée en 1990, elle respecte l’autonomie des femmes à poser ce choix, dans les circonstances précisées par le législateur». Cette prise de position a suscité un certain malaise dans le monde catholique en Belgique, compte tenu d'une relativisation de la portée morale de l'avortement qu'elle semblait induire.

Ce 28 mars, les évêques belges ont diffusé ce communiqué, rappelant l'opposition de principe de l'Église à l'IVG, mais aussi en disant «faire confiance» à la procédure engagée par l'Université catholique de Louvain.

Voici le communiqué complet :

«Concernant la suspension des cours de M. Stéphane Mercier, chargé de cours invité à l’UCL, les évêques font confiance à la procédure interne menée actuellement par l’UCL.

Les évêques espèrent que la discussion qui vient de surgir contribuera à une discussion sereine sur l’avortement dans la société.

Les évêques sont opposés à l’avortement en raison du respect pour la vie.

Selon le droit belge, il n’existe pas de droit à l’avortement. La loi prévoit que l’avortement peut être être pratiqué moyennant certaines conditions stipulées par la loi sans entraîner de poursuites pénales. La loi prévoit ainsi dans quels cas l’avortement est autorisé ou non. Mais comme tel, l’avortement est un délit et relève toujours du droit pénal.

Les évêques sont opposés à l’avortement en raison du respect pour la vie.

Même si l’Église est opposée à l’avortement, elle fait la distinction entre  la personne et l’acte. L’Église comprend que certaines femmes en arrivent à décider d’un avortement quand elles sont dans des situations pénibles, difficiles voire désespérées. La gravité de l’avortement est un drame pour l’enfant, pour ses parents et pour la société. Par compréhension pour ces situations dramatiques, les évêques tiennent à ce que l’on parle toujours avec nuance et tact des personnes et des couples qui font le choix de l’avortement.»

(CV)

Source: Radio Vatican
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MessageSujet: Re: L’université catholique de Louvain désavoue le professeur Stéphane Mercier et son étude de texte sur l'avortement comme un homicide   Sam 08 Avr 2017, 10:49

Citation :
Selon le droit belge, il n’existe pas de droit à l’avortement. La loi prévoit que l’avortement peut être être pratiqué moyennant certaines conditions stipulées par la loi sans entraîner de poursuites pénales. La loi prévoit ainsi dans quels cas l’avortement est autorisé ou non. Mais comme tel, l’avortement est un délit et relève toujours du droit pénal.

Les évêques sont opposés à l’avortement en raison du respect pour la vie.

Que pouvaient-ils dire de plus ? le problème de ce prof qui remplaçait la professeurs de philo est du domaine de l'UCL.

Une amie française, prof aussi de philo, m'a écrit ceci :

J'ai encore deux ans à tirer comme on dit et ensuite, terminé. Mes cours (de philosophie) se passent bien.

J'ai reçu un blâme parce que j'avais laisser aborder la question de la religion et de la philosophie. On m'a fait remarquer qu'il fallait justement bien distinguer la religion des philosphes de la religion des théologiens.

Cette remarque m'a semblée finalement tout à fait justifiée et si j'aborde avec mes élèves des questions comme la loi sur l'avortement ou l'euthanasie, cela se fait hors de la classe.


Et cela n'a pas fait pas la UNE d'un journal ! sans doute que Yves Daoudal n'était pas passé par là !!


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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: L’université catholique de Louvain désavoue le professeur Stéphane Mercier et son étude de texte sur l'avortement comme un homicide   Sam 08 Avr 2017, 10:58

Espérance a écrit:
Citation :
Selon le droit belge, il n’existe pas de droit à l’avortement. La loi prévoit que l’avortement peut être être pratiqué moyennant certaines conditions stipulées par la loi sans entraîner de poursuites pénales. La loi prévoit ainsi dans quels cas l’avortement est autorisé ou non. Mais comme tel, l’avortement est un délit et relève toujours du droit pénal.

Les évêques sont opposés à l’avortement en raison du respect pour la vie.

Que pouvaient-ils dire de plus ?

On peut être contre la chasse aux phoques, contre le pillage des ressources marines en raison de la défense de la vie.

Mais on est contre l'avortement en raison de la défense de l'âme immortelle des enfants, créée par Dieu à leur conception et que l'on plonge dans le shéol.

Voici, en gras, les points essentiels des textes de la foi :
Spoiler:
 
ENSEIGNEMENTS DU MAGISTERE
 
 
 
1° DONUM VITAE, Jean-Paul II, 1987
SUR LE RESPECT DE LA VIE HUMAINE NAISSANTE ET LA DIGNITÉ DE LA PROCRÉATION.
RÉPONSES A QUELQUES QUESTIONS D'ACTUALITÉ
 
Spoiler:
 
[...]
Dès le moment de sa conception, la vie de tout être humain doit être absolument respectée, car l'homme est sur terre l'unique créature que Dieu a « voulue pour lui-même » [16] et l'âme spirituelle de tout homme est « immédiatement créée » par Dieu [17]; tout son être porte l'image du Créateur. 
 
I LE RESPECT DES EMBRYONS HUMAINS
[...]
1. Quel respect doit-on à l'embryon humain, compte tenu de sa nature et de son identité?
 
L'être humain doit être respecté — comme une personne — dès le premier instant de son existence.
 
C'est pourquoi le fruit de la génération humaine dès le premier instant de son existence, c'est-à-dire à partir de la constitution du zygote, exige le respect inconditionnel moralement dû à l'être humain dans sa totalité corporelle et spirituelle. L'être humain doit être respecté et traité comme une personne dès sa conception, et donc dès ce moment on doit lui reconnaître les droits de la personne, parmi lesquels en premier lieu le droit inviolable de tout être humain innocent à la vie."
 
2° COMMENTAIRE DE LA CONGRÉGATION POUR LA DOCTRINE DE LA FOI
INSTRUCTION DIGNITAS PERSONAE SUR CERTAINES QUESTIONS DE BIOETHIQUE, N°1, 8 décembre 2008
 
A ce titre, il est important de rappeler le critère fondamental d’éthique formulé par l’Instruction Donum vitae pour juger toutes les questions morales qui concernent les interventions sur l’embryon humain : « Le fruit de la génération humaine dès le premier instant de son existence, c’est-à-dire à partir de la constitution du zygote, exige le respect inconditionnel moralement dû à l’être humain dans sa totalité corporelle et spirituelle. L’être humain doit être respecté et traité comme une personne dès sa conception, et donc dès ce moment, on doit lui reconnaître les droits de la personne, parmi
 
 
3° EVANGELIUM VITAE, saint Jean-Paul II, 25 mars 1995
 
"60. Certains tentent de justifier l'avortement en soutenant que le fruit de la conception, au moins jusqu'à un certain nombre de jours, ne peut pas être encore considéré comme une vie humaine personnelle. En réalité, « dès que l'ovule est fécondé, se trouve inaugurée une vie qui n'est celle ni du père ni de la mère, mais d'un nouvel être humain qui se développe pour lui-même. Il ne sera jamais rendu humain s'il ne l'est pas dès lors. A cette évidence de toujours,...la science génétique moderne apporte de précieuses confirmations. Elle a montré que dès le premier instant se trouve fixé le programme de ce que sera ce vivant: une personne, cette personne individuelle avec ses notes caractéristiques déjà bien déterminées. Dès la fécondation, est commencée l'aventure d'une vie humaine dont chacune des grandes capacités demande du temps pour se mettre en place et se trouver prête à agir ». Même si la présence d'une âme spirituelle ne peut être constatée par aucun moyen expérimental, les conclusions de la science sur l'embryon humain fournissent « une indication précieuse pour discerner rationnellement une présence personnelle dès cette première apparition d'une vie humaine : comment un individu humain ne serait-il pas une personne humaine ? »."
 
Spoiler:
 
 
 
 
AUTRE TEXTE :
 
Peut on qualifier d'"errements de couloir" une Déclaration plénière faite par un pape (canonisé) au sein de l’académie Pontificale pour la Vie, justement créée par lui pour traiter de ces questions ?.... Surtout quand la réponse à la question est sans détour... "l'âme est créée, insufflée et vivifie le génome des son apparition"


 
 
 
Le Saint-Siège
DISCOURS A PONTIFICIA VIE ACADEMY
 
DECLARATION FINALE DE L'ASSEMBLÉE GÉNÉRALE XII
 
Spoiler:
 
En l’occasion de l'Assemblée générale XII, l'Académie pontificale pour la vie a célébré un congrès international sur le thème: "L'embryon humain dans la phase préimplantatoire des aspects scientifiques et considérations bioéthiques.". À la fin des travaux, l'Académie pontificale pour la Vie veut à offrir à la communauté ecclésiale et de la société civile dans son ensemble quelques réflexions sur ce qui était l’objet d’une réflexion. 
 
1. Tout le monde sait qu'une grande partie du débat bioéthique contemporaine, en particulier au cours des dernières années, a mis l’accent sur ​​la réalité de l'embryon humain, que ce soit considéré en lui - même et par rapport aux actions des autres êtres humains autour de lui. Ceci est bien expliqué envisage le multiple (scientifique, philosophique, éthique, religieux, législatif, économique, idéologique, etc.) implications liées à ces domaines inévitablement catalyser des intérêts différents, ainsi que d'attirer l'attention de ceux qui cherchent pour un agir de manière éthique authentique. par conséquent, il est inévitable de faire face à une question fondamentale: " qui ou quoi ? est l'embryon humain", dans le but de tirer une réponse cohérente à ce que les critères d'interrogation d'action qui respectent pleinement la vérité intégrale de l'embryon lui - même. à cette fin, selon la méthodologie bioéthiques correcte, il est nécessaire d’abord de tous à regarder les données qui met à la disposition de la science la plus courante, ce qui permet de nous à connaître en détail les différents processus par lequel un nouvel être humain commence sa l’existence. Ces données doivent ensuite être soumis à l'interprétation anthropologique afin de mettre en évidence leurs significations et des valeurs émergentes, qui, enfin, référence doit être faite pour établir les normes morales pour l’action pratique et praxis opérationnel. 
 
2. Ainsi, à la lumière des plus récentes réalisations de l’embryologie, vous pouvez définir quelques points essentiels universellement reconnus:
 
a) Le moment marque le début de l'existence d'un nouveau «être humain» est constitué par la pénétration des spermatozoïdes dans le ovocyte. La fécondation induit toute une série d'événements articulés et transforme la cellule oeuf dans un "zygote". Chez l’homme tomber dans, le noyau du sperme (y compris dans la tête) et un centriole (qui va jouer un rôle décisif dans la formation de l’fuseau mitotique dans l'acte de la première division cellulaire); Il est en dehors de la membrane plasmique. Le noyau mâle subit des changements biochimiques et structurelles profondes qui dépendent sur ​​le cytoplasme ovulaire et prédispose le rôle que le génome mâle va immédiatement commencer à se développer. En effet, nous assistons à la décondensation de la chromatine (induite par des facteurs synthétisés dans les dernières étapes de l’ovogenèse) qui rend possible la transmission des gènes paternels. L'ovocyte, après l’admission de sperme complète sa seconde division méiotique et expulse le deuxième corps polaire, ce qui réduit son génome un nombre haploïde de chromosomes afin de reconstituer, avec les chromosomes introduits par le noyau mâle de la caractéristique du caryotype de l'espèce. À la fois, il effectue une «activation» du point de vue métabolique, avec une vue de la première mitose. Il est toujours l'environnement cytoplasmique de l'ovocyte qui induit centriole du spermatozoïde à dupliquer elle - même, ce qui constitue le centrosome du zygote. Ce doublons centrosome avec une vue de la constitution des microtubules qui va constituer le fuseau mitotique. Les deux mis en chromosomiques le fuseau mitotique sont déjà formés et disposés en Equateur dans la position de métaphase. Les autres phases de la mitose et enfin le cytoplasme se divise et le zygote donne la vie aux deux premiers blastomères. L'activation du génome embryonnaire est probablement un processus graduel. Dans l'embryon de cellules humaines sept gènes sont déjà actifs; d’autres sont exprimés dans le passage de la phase de zygote à celle de deux cellules. 
 
b) la biologie, et plus particulièrement embryologie, fournit la documentation d'une direction déterminée du développement : ce qui signifie que le processus est "orienté" -in Time- dans le sens d'une différenciation progressive et l’acquisition de la complexité et ne peut pas régresser à partir des stades déjà terminé. 
c) un autre point acquis avec les premières phases de développement est la «autonomie» du nouvel être dans le processus d'auto - réplication le matériel génétique. 
d) sont aussi étroitement liée à la propriété de " continuité " les caractéristiques de "gradualité" (étape nécessaire dans le temps d'une moins différenciée à la phase la plus différenciée) et «coordination» du développement (existence de mécanismes qui régulent dans un processus de développement ensemble unitaire). Ces propriétés au début presque oublié dans le débat bioético- plus accorder une plus grande importance dans ces derniers temps, en raison des résultats positifs que la recherche offre sur la dynamique du développement embryonnaire, même dans la phase de «morula» qui précède la formation du blastocyste. Toutes ces tendances est la base pour interpréter le zygote comme un «organisme» primordial (unique - organisme unicellulaire) qui exprime toujours son potentiel de développement grâce à une intégration continue, d’abord parmi les différents composants internes et entre les cellules qui les résultats dans progressivement. L'intégration est à la fois morphologiques et biochimiques. Les recherches menées depuis quelques années et faire davantage pour apporter de nouvelles "preuves" de ces réalités. 
 
3. Ces réalisations de l’embryologie moderne ont besoin d’être soumis à une analyse du philosophique et interprétation anthropologique dans le but de percevoir les grandes valeurs que chaque être humain, même à l'état embryonnaire, transporte et exprime. Par conséquent, il est confronté à la question fondamentale du statut moral de l'embryon. On sait que, parmi les différentes propositions herméneutiques présentes dans le débat bioéthique en cours, ont déclaré à plusieurs reprises du développement embryonnaire humain qui unissent l'attribution à elle de un statut moral, souvent pour des motifs fondés sur des critères «extrinsèques» (c. -à- fondée sur des facteurs externes à l’embryon lui - même). Mais cette approche ne convient pas d'identifier réellement le statut moral de l'embryon, puisque tout jugement possible finit par être basée sur tout à fait classique et arbitraire. Dans le but de formuler une opinion plus objective sur la réalité de l'embryon humain et, par conséquent, déduire des indications éthiques, il faut plutôt prendre en considération des critères qui sont «intrinsèque» à l’embryon lui - même, à partir précisément avec les données que les connaissances scientifiques mettent à notre disposition. D'eux, on peut dire que l'embryon humain dans la phase préimplantatoire est: 
 
a) un être de l'espèce humaine; 
 
b) un être individuel; 
 
c) un être qui possède en lui - même la finalité de se développer comme une personne humaine ainsi que de la capacité intrinsèque pour atteindre un tel développement. De tout cela, nous pouvons conclure que l'embryon humain au stade de la pré - implantation est déjà vraiment une personne? 
 
De toute évidence, étant une interprétation philosophique, la réponse à cette question est « la foi définie» et restent ouverts, en tout cas, à d’autres considérations. Pourtant, précisément à partir de données biologiques qui sont disponibles, nous croyons qu'il n'y a aucune raison importante de nier que l'embryon est une personne déjà à ce stade. De Bien sûr, cela suppose une interprétation du concept de la personne d’un genre important, à savoir, sur la base de la même nature humaine en tant que telle, riche en potentiel qui seront exprimés au cours du développement embryonnaire et après la naissance. À l’appui de cette position devrait être noté que la théorie de l’animation immédiate, appliquée à tout être humain qui vient à l’existence, il est pleinement compatible avec sa réalité biologique (comme dans la continuité "substantielle" avec la pensée de la Tradition). "Pour vous, mes reins ont formé, m'a tissé dans ma mère de l ‘utérus, je vous remercie si merveilleusement Prodigy je suis, merveille que tes œuvres Mon âme connaît pleinement., " Dit le Psaume ( Ps 139 : 13-14 ), se référant à l'intervention directe de Dieu dans la création de l'âme de chaque nouvel être humain. de plus, du point de vue moral, au- dessus de toute considération de la personnalité de l'embryon humain, tout simplement être dans la présence d'un être humain (et il serait suffisant même le doute d'être en sa présence) exige à son égard le plein respect de leur intégrité et de la dignité: toute conduite qui pourrait en quelque sorte constituer une menace ou d’une infraction à ses droits fondamentaux, le premier qui est le droit à la vie, il doit être considéré comme un acte gravement immoral. en conclusion, nous faisons nos propres paroles du Saint - Père Benoît XVI a parlé dans son discours à notre congrès: «l'amour de Dieu ne fait pas la différence entre la nouvelle conception, encore dans sa mère l ‘utérus et l'enfant ou d'un jeune ou d’âge mûr homme ou le vieil homme. Il ne fait aucune différence, parce que chacun voit l'empreinte de sa propre image et ressemblance (cf. Gn 1 : 26). Il ne fait aucune différence, parce que tout reflète le visage de son Fils unique, en qui «nous a choisis avant la création du monde (...), nous destiné à être ses enfants adoptifs (...), selon la la plaisir de sa volonté »( Eph 1 : 4-6)" 
 
( Discours aux participants à l'assemblée générale de l'Académie pontificale pour la vie et le Congrès international sur "l'embryon humain dans la phase préimplantatoire",
 
27 Février 2006: L'Osservatore Romano, édition en langue espagnole, le 3 Mars 2006, p 4)..

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MessageSujet: Re: L’université catholique de Louvain désavoue le professeur Stéphane Mercier et son étude de texte sur l'avortement comme un homicide   Sam 08 Avr 2017, 11:01

Espérance a écrit:

Une amie française, prof aussi de philo, m'a écrit ceci :

J'ai encore deux ans à tirer comme on dit et ensuite, terminé. Mes cours (de philosophie) se passent bien.

J'ai reçu un blâme parce que j'avais laisser aborder la question de la religion et de la philosophie. On m'a fait remarquer qu'il fallait justement bien distinguer la religion des philosphes de la religion des théologiens.

Cette remarque m'a semblée finalement tout à fait justifiée et si j'aborde avec mes élèves des questions comme la loi sur l'avortement ou l'euthanasie, cela se fait hors de la classe.


Et cela n'a pas fait pas la UNE d'un journal ! sans doute que Yves Daoudal n'était pas passé par là !!



Répondez à votre amie prof que les évêques francophones se sont désolidarisés du professeur Mercier au prétexte que son argumentation était uniquement philosophique.

Or eux n'ont mission qu'en matière de théologie.

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MessageSujet: Re: L’université catholique de Louvain désavoue le professeur Stéphane Mercier et son étude de texte sur l'avortement comme un homicide   Sam 08 Avr 2017, 11:43

Arnaud Dumouch a écrit:


Répondez à votre amie prof que les évêques francophones se sont désolidarisés du professeur Mercier au prétexte que son argumentation était uniquement philosophique.

Or eux n'ont mission qu'en matière de théologie.

tu as un lien pour que je lui remette ?
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MessageSujet: Re: L’université catholique de Louvain désavoue le professeur Stéphane Mercier et son étude de texte sur l'avortement comme un homicide   Sam 08 Avr 2017, 11:49

[quote="Espérance"]
Arnaud Dumouch a écrit:


Répondez à votre amie prof que les évêques francophones se sont désolidarisés du professeur Mercier au prétexte que son argumentation était uniquement philosophique.

Or eux n'ont mission qu'en matière de théologie.

tu as un lien pour que je lui remette ?

car celui que j'ai trouvé date :

7 évêques français se dressent contre le drame de l'avortement
   
Publiée le 29-01-2016


mais il y a peut-être eu quelque chose de plus récent ?

Sinon, pour les évêques francophones de Belgique, c'est le texte qu'a mis L'assoiffé cette nuit sur ce fil à 2h26

avec en fin de texte "Pas d'article similaire."
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: L’université catholique de Louvain désavoue le professeur Stéphane Mercier et son étude de texte sur l'avortement comme un homicide   Sam 08 Avr 2017, 11:56

Espérance a écrit:
Arnaud Dumouch a écrit:


Répondez à votre amie prof que les évêques francophones se sont désolidarisés du professeur Mercier au prétexte que son argumentation était uniquement philosophique.

Or eux n'ont mission qu'en matière de théologie.

tu as un lien pour que je lui remette ?

Voilà avec en gras leur argumentation pour ne pas le défendre :

http://belgicatho.hautetfort.com/archive/2017/04/06/les-eveques-de-belgique-ont-repondu-a-la-petition-de-pro-eur-5929874.html


Chère Madame, cher Monsieur,

Vous avez envoyé aux évêques francophones de Belgique une pétition lancée par la Fédération Pro Europa Christiana à propos de M. Stéphane Mercier, chargé de cours invité à l’Université catholique de Louvain (UCL). Vous nous écrivez que S. Mercier « ne fait qu’exprimer la position officielle de l’Église catholique en ce qui concerne l’avortement ». Or, M. Mercier précise dans ses notes de cours : « Ce qui est proposé ici est un argument philosophique, pas un argument théologique » (La philosophie pour la vie. Contre un prétendu ‘droit de choisir’ l’avortement, § 2). M. Mercier se situe au point de vue philosophique.

Le point de vue de l’Église implique, par contre, une approche théologique
et pastorale. Ainsi le pape François écrit-il, dans sa lettre apostolique « Misericordia et misera » (2016), au § 12, qu’il accorde à tout prêtre la faculté d’absoudre du péché d’avortement ; il ajoute : « Je voudrais redire de toutes mes forces que l’avortement est un péché grave, parce qu’il met fin à une vie innocente. Cependant, je peux et je dois affirmer avec la même force qu’il n’existe aucun péché que la miséricorde de Dieu ne puisse rejoindre et détruire quand elle trouve un cœur contrit qui demande à être réconcilié avec le Père. »

Telle est la position de l’Église. M. Mercier ne la développe pas car son objectif est d’ordre philosophique et non théologique. C’est pourquoi les évêques de Belgique francophone, formant le pouvoir organisateur de l’Université catholique de Louvain, appuient les autorités académiques de l’UCL dans leur démarche consistant à vérifier si M. Mercier a répondu aux exigences pédagogiques du cours d’initiation à la philosophie qu’il devait donner. Les autorités académiques n’ont pas à se prononcer sur une question théologique ou religieuse, mais sur la mise en œuvre d’un cours de philosophie. Cela est parfaitement conforme à la Constitution apostolique de S. Jean-Paul II « Ex corde ecclesiae », sur le fonctionnement et la mission des Universités catholiques. Dans cette optique les évêques ont publié ce 28 mars le communiqué suivant.

Déclaration des évêques francophones suite à la suspension des cours de M. Stéphane Mercier, chargé de cours invité, à l’UCL.

« Concernant la suspension des cours de M. Stéphane Mercier, chargé de cours invité à l’UCL, les évêques font confiance à la procédure interne menée actuellement par l’UCL.

Les évêques espèrent que la discussion qui vient de surgir contribuera à une discussion sereine sur l’avortement dans la société. »

« Les évêques sont opposés à l’avortement en raison du respect pour la vie.

Selon le droit belge, il n’existe pas de droit à l’avortement. La loi prévoit que l’avortement peut être pratiqué moyennant certaines conditions stipulées par la loi sans entraîner de poursuites pénales. La loi prévoit ainsi dans quels cas l’avortement est autorisé ou non. Mais comme tel, l’avortement est un délit et relève toujours du droit pénal. »

« Même si l’Eglise est opposée à l’avortement, elle fait la distinction entre la personne et l’acte. L’Eglise comprend que certaines femmes en arrivent à décider d’un avortement quand elles sont dans des situations pénibles, difficiles voire désespérées. La gravité de l’avortement est un drame pour l’enfant, pour ses parents et pour la société. Par compréhension pour ces situations dramatiques, les évêques tiennent à ce que l’on parle toujours avec nuance et tact des personnes et des couples qui font le choix de l’avortement. Bruxelles, le 28 mars 2017. »

Les évêques resteront vigilants par rapport à la mise en œuvre de cette déclaration.

En vous remerciant de votre contribution à la clarification de cette question très actuelle, nous vous prions d’agréer, chère Madame, cher Monsieur, l’expression l’expression de nos salutations distinguées.

Bruxelles, le 30 mars 2017

Les évêques francophones de Belgique

Guy Harpigny, évêque de Tournai

Le commentaire de "Pro Europa Christiana" est en ligne ICI

Citation :
Commentaire d'un ami :

C'est assez surprenant de lire que l'Eglise n'adopte que des points de vue théologiques et pastoraux, et ne peut par conséquent se prononcer sur un point de vue philosophique. Si c'était le cas, on aurait sombré officiellement dans le fidéisme.

Je me demande ce qu'en penseraient (en vrac) St Thomas d'Aquin, St Augustin, St Jean-Paul II, St Justin, Emmanuel Mounier, Jacques Maritain et j'en passe... pour ne pas parler de toute la rencontre entre la philosophie grecque et la foi chrétienne merveilleusement commentée dans le fameux discours de Ratisbonne par Benoit XVI.

Bref, en parler jeune, cette réaction est du bullshit complet. Les évêques appuient aussi la nouvelle ligne de défense de l'UCL, qui est de se retrancher derrière un argument "pédagogique" comme casus belli. Une lâcheté qui n'est pas sans exposer ma faible nature à la colère je l'avoue.

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MessageSujet: Re: L’université catholique de Louvain désavoue le professeur Stéphane Mercier et son étude de texte sur l'avortement comme un homicide   Sam 08 Avr 2017, 12:36

Arnaud Dumouch a écrit:
Et dire qu'ils s'appuient sur l'appel du pape François à la miséricorde. Jamais le pape François n'a annulé l'excommunication ipso facto. Il a juste rajouté sa possibilité de pardon par tout prêtre.

Qui défendra ces bébés maintenant ?

Dans la pratique cela revient au même! l'effet de l’excommunication ne se ferra plus sentir et c'est le but même de l'excommunication, faire ressentir aux pécheurs la gravité de son péché, et dissuader la commission de ce péché.
Si je peux avorter et allez juste après voir un prêtre lambda pour obtenir l'absolution de mon péché, cet "excommunication" de quelques heures (le temps de quitter l’hôpital et aller voir un prêtre) rime à quoi? où est la différence avec quelqu'un qui aurait commis un autre péché grave qui n'excommunie pas?

Quand on est excommunié c'est l'évêque lui même ou son représentant officiel qui devrait rétablir la pleine communion avec l'Eglise, c'est cela qui fait la différence entre un péché mortel 'quelconque" et un péché mortel qui conduit à l'excommunication
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: L’université catholique de Louvain désavoue le professeur Stéphane Mercier et son étude de texte sur l'avortement comme un homicide   Sam 08 Avr 2017, 12:43

Monge, j'en ai bien peur. En tout cas, la déclaration des évêques francophones de Belgique semble glisser dans ce piège...

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Arnaud
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MessageSujet: Re: L’université catholique de Louvain désavoue le professeur Stéphane Mercier et son étude de texte sur l'avortement comme un homicide   Sam 08 Avr 2017, 12:50

Mais c'est pas nouveau ça! chacun surf sur la pastorale "ambiguë" de François pour donner une légitimité à des opinions pas très catholiques!
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MessageSujet: Re: L’université catholique de Louvain désavoue le professeur Stéphane Mercier et son étude de texte sur l'avortement comme un homicide   Sam 08 Avr 2017, 14:28

Arnaud, j'avais lu le texte que tu as posté à 11h56 et je n'y vois pas de condamnation de ce qui a été écrit avant.

Il cherche à apaiser le climat, certainement alimenté par quelques extrêmes, comme on le voit en France.

Je continue à penser que c'est un coup monté pour dénigrer l'Eglise et que c'est faire une tempête dans un verre d'eau. Le problème de ce prof (intérimaire je crois) est à régler entre lui et l'Université.

Bon après-midi.
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: L’université catholique de Louvain désavoue le professeur Stéphane Mercier et son étude de texte sur l'avortement comme un homicide   Sam 08 Avr 2017, 14:35

On apaise au prix du renvoi d'un professeur et du rejet de la liberté académique ?

On apaise au prix de la confiance affirmée à l'université qui a proclamé sa défense de l'acte d'avortement ?

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MessageSujet: Re: L’université catholique de Louvain désavoue le professeur Stéphane Mercier et son étude de texte sur l'avortement comme un homicide   Sam 08 Avr 2017, 14:45

Arnaud Dumouch a écrit:
On apaise au prix du renvoi d'un professeur et du rejet de la liberté académique ?

On apaise au prix de la confiance affirmée à l'université qui a proclamé sa défense de l'acte d'avortement ?

personne de nous n'était là pour voir ce qui s'est passé réellement.

Moi, je lis :

« Les évêques sont opposés à l’avortement en raison du respect pour la vie.

c'est clair, net et précis.
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: L’université catholique de Louvain désavoue le professeur Stéphane Mercier et son étude de texte sur l'avortement comme un homicide   Sam 08 Avr 2017, 15:17

Espérance a écrit:


« Les évêques sont opposés à l’avortement en raison du respect pour la vie.

c'est clair, net et précis.

Et c'est dogmatiquement faux. Qu’on me permette de rappeler ici que l’Eglise catholique n’est pas « contre l’avortement par principe à cause de la défense de la vie » …
On peut être contre la chasse aux phoques, contre le pillage des ressources marines en raison de la défense de la vie.
Mais l’Eglise est contre l'avortement en raison de la défense de l'âme immortelle des enfants, créée par Dieu à l’instant de leur conception (lorsque le zygote apparait, précise l’Eglise) et que l'on plonge dans le shéol.
C’est une réalité essentielle de sa foi : l’âme des enfants est, comme l’âme de la Vierge Marie, créée immédiatement par Dieu au moment de la conception. En les avortant, on plonge donc les enfants dans un au-delà dont Benoît XVI rappela en 2007, que l’Eglise en ignorait la nature.
Voici, en gras, les points essentiels des textes du Magistère de l’Eglise (en rouge les points essentiels) :

PREMIER TEXTE : Instruction DONUM VITAE 6, saint Jean-Paul II, 1987

SUR LE RESPECT DE LA VIE HUMAINE NAISSANTE ET LA DIGNITÉ DE LA PROCRÉATION.
RÉPONSES A QUELQUES QUESTIONS D'ACTUALITÉ
[...]
Dès le moment de sa conception, la vie de tout être humain doit être absolument respectée, car l'homme est sur terre l'unique créature que Dieu a « voulue pour lui-même » [16] et l'âme spirituelle de tout homme est « immédiatement créée » par Dieu [17] ; tout son être porte l'image du Créateur.

I LE RESPECT DES EMBRYONS HUMAINS
[...]
1. Quel respect doit-on à l'embryon humain, compte tenu de sa nature et de son identité ?

L'être humain doit être respecté — comme une personne — dès le premier instant de son existence.

C'est pourquoi le fruit de la génération humaine dès le premier instant de son existence, c'est-à-dire à partir de la constitution du zygote, exige le respect inconditionnel moralement dû à l'être humain dans sa totalité corporelle et spirituelle. L'être humain doit être respecté et traité comme une personne dès sa conception, et donc dès ce moment on doit lui reconnaître les droits de la personne, parmi lesquels en premier lieu le droit inviolable de tout être humain innocent à la vie."


DEUXIEME TEXTE : COMMENTAIRE DE LA CONGRÉGATION POUR LA DOCTRINE DE LA FOI, 8 décembre 2008
INSTRUCTION DIGNITAS PERSONAE SUR CERTAINES QUESTIONS DE BIOETHIQUE, N°1

A ce titre, il est important de rappeler le critère fondamental d’éthique formulé par l’Instruction Donum vitae pour juger toutes les questions morales qui concernent les interventions sur l’embryon humain : « Le fruit de la génération humaine dès le premier instant de son existence, c’est-à-dire à partir de la constitution du zygote, exige le respect inconditionnel moralement dû à l’être humain dans sa totalité corporelle et spirituelle. L’être humain doit être respecté et traité comme une personne dès sa conception, et donc dès ce moment, on doit lui reconnaître les droits de la personne.


TROISIEME TEXTE : EVANGELIUM VITAE 60, saint Jean-Paul II, 25 mars 1995

"60. Certains tentent de justifier l'avortement en soutenant que le fruit de la conception, au moins jusqu'à un certain nombre de jours, ne peut pas être encore considéré comme une vie humaine personnelle. En réalité, « dès que l'ovule est fécondé, se trouve inaugurée une vie qui n'est celle ni du père ni de la mère, mais d'un nouvel être humain qui se développe pour lui-même. Il ne sera jamais rendu humain s'il ne l'est pas dès lors.

A cette évidence de toujours... la science génétique moderne apporte de précieuses confirmations. Elle a montré que dès le premier instant se trouve fixé le programme de ce que sera ce vivant : une personne, cette personne individuelle avec ses notes caractéristiques déjà bien déterminées. Dès la fécondation, est commencée l'aventure d'une vie humaine dont chacune des grandes capacités demande du temps pour se mettre en place et se trouver prête à agir. Même si la présence d'une âme spirituelle ne peut être prouvée par aucun moyen expérimental, les conclusions de la science sur l'embryon humain fournissent « une indication précieuse pour discerner rationnellement une présence personnelle dès cette première apparition d'une vie humaine : comment un individu humain ne serait-il pas une personne humaine ? ».

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MessageSujet: Re: L’université catholique de Louvain désavoue le professeur Stéphane Mercier et son étude de texte sur l'avortement comme un homicide   Dim 09 Avr 2017, 16:01

On revient toujours au même texte de Donum Vitae, mais ce texte n'a pas une portée dogmatique, puisqu'il parle du respect de l'embryon, non de l'instant de la création de l'âme humaine. C'est donc pastoral et non doctrinal.
Je m'étonne qu'Arnaud qui a tellement réfléchi sur le passage de la mort, qui connaît des étapes, ait du mal à concevoir un passage graduel du néant à la vie.
Au demeurant, pour moi, l'objection principale d'une création de l'âme au moment de la génération du zygote humain est le taux important d'avortements spontanés, qui n'est pas moindre que pour d'autres mammifères. Certes le péché a désorganisé les lois de la vie, mais il est absurde de penser que la majorité des âmes humaines sont créées à l'insu de leurs parents. Cela n'a pas de sens, ce n'est pas réaliste. (Or c'est ce qui découle de la position des Mercier et consorts, car la plupart des avortements, selon les lois de la nature qui éliminent les embryons non vivables, sont spontanés.)
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: L’université catholique de Louvain désavoue le professeur Stéphane Mercier et son étude de texte sur l'avortement comme un homicide   Dim 09 Avr 2017, 16:04

Citation :
il parle du respect de l'embryon, non de l'instant de la création de l'âme humaine.

Vous avez mal lu ! Reprenez calmement votre lecture (surtout les passage en rouge. Vous verrez s'il ne par pas de l'instant ! 


PREMIER TEXTE : Instruction DONUM VITAE 6, saint Jean-Paul II, 1987

SUR LE RESPECT DE LA VIE HUMAINE NAISSANTE ET LA DIGNITÉ DE LA PROCRÉATION.
RÉPONSES A QUELQUES QUESTIONS D'ACTUALITÉ
[...]
Dès le moment de sa conception, la vie de tout être humain doit être absolument respectée, car l'homme est sur terre l'unique créature que Dieu a « voulue pour lui-même » [16] et l'âme spirituelle de tout homme est « immédiatement créée » par Dieu [17] ; tout son être porte l'image du Créateur.

I LE RESPECT DES EMBRYONS HUMAINS
[...]
1. Quel respect doit-on à l'embryon humain, compte tenu de sa nature et de son identité ?

L'être humain doit être respecté — comme une personne — dès le premier instant de son existence.

C'est pourquoi le fruit de la génération humaine dès le premier instant de son existence, c'est-à-dire à partir de la constitution du zygote, exige le respect inconditionnel moralement dû à l'être humain dans sa totalité corporelle et spirituelle. L'être humain doit être respecté et traité comme une personne dès sa conception, et donc dès ce moment on doit lui reconnaître les droits de la personne, parmi lesquels en premier lieu le droit inviolable de tout être humain innocent à la vie."


DEUXIEME TEXTE : COMMENTAIRE DE LA CONGRÉGATION POUR LA DOCTRINE DE LA FOI, 8 décembre 2008
INSTRUCTION DIGNITAS PERSONAE SUR CERTAINES QUESTIONS DE BIOETHIQUE, N°1

A ce titre, il est important de rappeler le critère fondamental d’éthique formulé par l’Instruction Donum vitae pour juger toutes les questions morales qui concernent les interventions sur l’embryon humain : « Le fruit de la génération humaine dès le premier instant de son existence, c’est-à-dire à partir de la constitution du zygote, exige le respect inconditionnel moralement dû à l’être humain dans sa totalité corporelle et spirituelle. L’être humain doit être respecté et traité comme une personne dès sa conception, et donc dès ce moment, on doit lui reconnaître les droits de la personne.


TROISIEME TEXTE : EVANGELIUM VITAE 60, saint Jean-Paul II, 25 mars 1995

"60. Certains tentent de justifier l'avortement en soutenant que le fruit de la conception, au moins jusqu'à un certain nombre de jours, ne peut pas être encore considéré comme une vie humaine personnelle. En réalité, « dès que l'ovule est fécondé, se trouve inaugurée une vie qui n'est celle ni du père ni de la mère, mais d'un nouvel être humain qui se développe pour lui-même. Il ne sera jamais rendu humain s'il ne l'est pas dès lors.

A cette évidence de toujours... la science génétique moderne apporte de précieuses confirmations. Elle a montré que dès le premier instant se trouve fixé le programme de ce que sera ce vivant : une personne, cette personne individuelle avec ses notes caractéristiques déjà bien déterminées. Dès la fécondation, est commencée l'aventure d'une vie humaine dont chacune des grandes capacités demande du temps pour se mettre en place et se trouver prête à agir. Même si la présence d'une âme spirituelle ne peut être prouvée par aucun moyen expérimental, les conclusions de la science sur l'embryon humain fournissent « une indication précieuse pour discerner rationnellement une présence personnelle dès cette première apparition d'une vie humaine : comment un individu humain ne serait-il pas une personne humaine ? ».

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