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 Evangile et commentaires du dimanche

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MessageSujet: Evangile et commentaires du dimanche   19/2/2017, 11:13

dimanche 19 février 2017

Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu (5, 38‑48)

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Vous avez appris qu’il a été dit : Œil pour œil, et dent pour dent. Eh bien ! moi, je vous dis de ne pas riposter au méchant ; mais si quelqu’un te gifle sur la joue droite, tends-lui encore l’autre. Et si quelqu’un veut te poursuivre en justice et prendre ta tunique, laisse-lui encore ton manteau. Et si quelqu’un te réquisitionne pour faire mille pas, fais-en deux mille avec lui. À qui te demande, donne ; à qui veut t’emprunter, ne tourne pas le dos !
Vous avez appris qu’il a été dit : Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi. Eh bien ! moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent, afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est aux cieux ; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, il fait tomber la pluie sur les justes et sur les injustes. En effet, si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous ? Les publicains eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d’extraordinaire ? Les païens eux-mêmes n’en font-ils pas autant ?
Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait. »


Grâce aux dons  de l’Esprit

« Vous avez appris […] moi, je vous dis… » Dans cette phrase, il faut différencier entre deux usages du pronom « vous ». Le premier désigne l’assemblée prise comme un tout, le deuxième s’adresse à chacun des individus, à qui il est demandé un geste singulier, comme l’indique l’utilisation du « tu » dans la suite du texte. Pour Matthieu, l’accomplissement en Jésus Christ des lois données au peuple de Dieu exige ce choix libre et individuel, qui inscrit le baptême commun dans la singularité de l’histoire de chacun.Cet appel à un amour qui transgresse toutes les frontières peut paraître hors de portée de nos existences limitées. Notre vie baptismale est heureusement précédée et nourrie par le don de l’Esprit Saint, ravivé dans le rassemblement dominical. C’est sur toute l’Église que repose la plénitude de ses dons. Et c’est à toute l’Église que s’adresse l’appel à la perfection. Loin de nous écarter de l’assemblée dominicale, cette interpellation nous aide à regarder avec bienveillance les « imparfaits » qui nous entourent ce dimanche. Ils et elles sont là, à entendre la même Parole et à s’interroger sur le chemin qui s’ouvre devant eux.

Les lectures de ce dimanche ne prennent vraiment sens qu’au cœur de l’assemblée, de même que les disciples sont rassemblés autour de Jésus sur la montagne. La vie chrétienne n’est pas une lutte solitaire pour réussir là où d’autres échouent, mais la participation consciente à cette marche du peuple de Dieu. Notre présence contribue à la marche des autres ; leur présence nous soutient dans l’intimité de notre vie.

                                                                                                                  Père    Luc Forestier, oratorien, directeur de l’IER (Institut catholique de Paris)

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Dernière édition par Espérance le 26/2/2017, 20:04, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Evangile et commentaires du dimanche   26/2/2017, 09:58

dimanche 26 février 2017

Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu (6, 24‑34)

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Nul ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’Argent.

C’est pourquoi je vous dis : Ne vous souciez pas, pour votre vie, de ce que vous mangerez, ni, pour votre corps, de quoi vous le vêtirez. La vie ne vaut-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que les vêtements ? Regardez les oiseaux du ciel : ils ne font ni semailles ni moisson, ils n’amassent pas dans des greniers, et votre Père céleste les nourrit. Vous-mêmes, ne valez-vous pas beaucoup plus qu’eux ? Qui d’entre vous, en se faisant du souci, peut ajouter une coudée à la longueur de sa vie ? Et au sujet des vêtements, pourquoi se faire tant de souci ? Observez comment poussent les lis des champs : ils ne travaillent pas, ils ne filent pas. Or je vous dis que Salomon lui-même, dans toute sa gloire, n’était pas habillé comme l’un d’entre eux. Si Dieu donne un tel vêtement à l’herbe des champs, qui est là aujourd’hui, et qui demain sera jetée au feu, ne fera-t‑il pas bien davantage pour vous, hommes de peu de foi ? Ne vous faites donc pas tant de souci ; ne dites pas : “Qu’allons-nous manger ?” ou bien : “Qu’allons-nous boire ?” ou encore : “Avec quoi nous habiller ?” Tout cela, les païens le recherchent. Mais votre Père céleste sait que vous en avez besoin. Cherchez d’abord le royaume de Dieu et sa justice, et tout cela vous sera donné par surcroît. Ne vous faites pas de souci pour demain : demain aura souci de lui-même ; à chaque jour suffit sa peine. »
 
 
 
Son Royaume,  c’est nous

N’ayons pas peur, car le Seigneur est avec nous. « Nous pouvons tomber, mais à la fin, nous tombons entre les mains de Dieu et les mains de Dieu sont de bonnes mains », confiait Benoît XVI à de grands malades. Notre seule garantie devant la mort sera le Seigneur. Une telle confiance doit aussi nous habiter au quotidien. Tous les jours, des soucis s’accumulent et nos peurs peuvent se multiplier. Nous n’avons pas seulement peur de la mort, mais aussi de la misère, de la maladie, de perdre un travail ou l’estime d’un collègue, l’affection d’un enfant, l’amour d’un conjoint ou la confiance d’un ami… Incertains d’être aimés, nous cherchons à nous rassurer par nos propres moyens. L’argent, le travail, notre statut social ou le regard de l’autre deviennent alors autant de maîtres. Mais c’est oublier l’amour de Dieu et sa fidélité.

Pour vérifier notre réponse au ­Seigneur, examinons nos priorités. Un attachement excessif aux richesses de ce monde, courir d’activités en activités peut être le signe que notre confiance en lui a encore besoin de grandir. Chercher d’abord son Royaume et sa justice, c’est rendre à Dieu son dû en acceptant qu’il règne sans partage dans nos vies. Dieu veut demeurer en chacun pour que nous trouvions en lui nos raisons de vivre. Son Royaume, c’est nous. Ne laissons pas l’argent nous gouverner, le travail nous étourdir ou les misères de l’âge nous inquiéter outre mesure. Qu’il fasse en nous sa demeure et nous nous reposerons sur lui. Il prendra soin de chacun. Dieu est une valeur sûre nous dit saint Paul. Il ne peut nous décevoir.
                                                                                                                                      ,
Père Vincent Leclercq, Assomptionniste
 
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MessageSujet: Re: Evangile et commentaires du dimanche   26/2/2017, 20:03

Le Pape invite à s’en remettre à Dieu avec confiance

2017-02-26 Radio Vatican

«Nul ne peut servir deux maîtres (…) Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’Argent». Ce dimanche 26 février 2017, le Pape appelle les catholiques à faire un «choix clair», que l'Évangile de ce jour indique avec précision (saint Matthieu 6, 24-34). Il les invite à une attitude évangélique qui consiste à «chercher d’abord le Royaume de Dieu ».

L’abandon et la confiance

Sous un grand soleil, le Pape s’adresse depuis une des fenêtres de l’appartement apostolique à la foule des fidèles rassemblée sous ses yeux place Saint-Pierre. En ce huitième dimanche de temps ordinaire, François souligne que ce passage de l’Évangile de Matthieu est un fort rappel à s’en remettre à Dieu. «Jésus nous exhorte avec insistance à ne pas se préoccuper de l’avenir». Le regard de Dieu, prompt et bienveillant, veille continuellement sur notre vie, assure François. «Il coule sous-jacent à la hantise de tant de préoccupations qui risquent d’ôter sérénité et équilibre ; une angoisse souvent inutile, car elle ne parvient pas à changer le cours des événements». S’en remettre à Dieu ne résout pas magiquement les problèmes, mais permet de les affronter courageusement avec une âme juste.

L’accumulation des biens terrestres est illusoire

Le Pape rappelle combien Dieu est proche. «C’est notre refuge, la source de notre sérénité et de notre paix. Le rocher de notre salut auquel on peut s’accrocher certain de ne pas tomber». A notre époque, voir un Père en Dieu est tellement important, souligne le Pape qui regrette pourtant que, parfois, on ne s’en rende pas compte, trop occupés à rechercher «de manière obsessive des biens terrestres et de richesses, leur manifestant un amour exagéré», «oubliant, et parfois refusant, le bien suprême, c’est-à-dire l’amour paternel de Dieu». Or Jésus le dit : cette recherche de possessions est «une illusion, un motif de malheur».

Un choix clair à faire

Jésus donne à ses disciples une règle fondamentale de vie : «Cherchez d’abord le royaume de Dieu» pour réaliser le projet qu'Il a annoncé lors du Sermon sur la montagne, «en s’en remettant à Dieu qui ne déçoit pas ; en se mobilisant pour être des administrateurs fidèles des biens qu’il nous a donnés, même des biens terrestres, sans en faire trop comme si tout, et même notre salut, dépendait seulement de nous». Un comportement évangélique de ce genre nécessite de faire «un choix clair», car «nul ne peut servir deux maîtres». Ou l’on sert les idoles fascinantes mais illusoires, ou l’on sert Dieu. Un choix qui se doit se répercuter dans chacun de nos actes, programmes ou engagements. Un choix à faire de façon nette, et à renouveler constamment, «car les tentations de tout réduire à l’argent, le plaisir et le pouvoir sont pressantes», avertit François.

Une espérance au long cours 

Le Pape souligne que si «honorer ces idoles a des résultats tangibles bien que fugaces», choisir Dieu et son règne n’a pas toujours de fruits immédiats. «C’est une décision qui se prend dans l’espérance et dont on laisse à Dieu la pleine réalisation». On n'abandonne pas son choix au moindre obstacle car «l’espérance chrétienne est fondée sur la fidélité à Dieu qui ne déçoit jamais».
Le Pape prie enfin la Vierge pour qu’elle aide chacun à s’en remettre à l’amour et la bonté du Père céleste, à vivre en Lui et avec Lui. «Ceci est le présupposé permettant de surmonter les tourments et les adversités de la vie, et même les persécutions ».

Maladies rares

A l’issue de l’Angélus, le Pape a salué les pèlerins italiens et espagnols, nombreux place Saint-Pierre. Il s’est également adressé à un groupe venu à Rome à l’avant-veille de la Journée des maladies rares. Il les a félicités pour leur action et a dit espérer que «les patients et leurs familles soient soutenus de manière adéquate dans leur parcours difficile, tant au niveau médical que législatif. » 

http://www.news.va/fr/news/le-pape-invite-a-sen-remettre-a-dieu-avec-confianc
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MessageSujet: Re: Evangile et commentaires du dimanche   27/2/2017, 05:40

Je ne pense pas qu'on évangélise à coups de sermons, même du pape, ou autre forumeur.
Je pense qu'on évangélise plutôt par l'exemple là où nous nous engageons pour le service de Dieu et du prochain.
La transmission de la foi est bien plus que de l'information-seule désincarnée, non?
Contrairement à avant, notre époque est largement saturée d'informations, et j'ai redécouvert la force du témoignage vécu sur place au milieu des pauvres, handicapés et personnes en bonne santé par l'exemple sans beaucoup de paroles, dans le partage associatif notamment.
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petero

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MessageSujet: Re: Evangile et commentaires du dimanche   27/2/2017, 07:48

Spartacus a écrit:
Je ne pense pas qu'on évangélise à coups de sermons, même du pape, ou autre forumeur.
Je pense qu'on évangélise plutôt par l'exemple là où nous nous engageons pour le service de Dieu et du prochain.
La transmission de la foi est bien plus que de l'information-seule désincarnée, non?
Contrairement à avant, notre époque est largement saturée d'informations, et j'ai redécouvert la force du témoignage vécu sur place au milieu des pauvres, handicapés et personnes en bonne santé par l'exemple sans beaucoup de paroles, dans le partage associatif notamment.

Evangéliser c'est annoncé la Bonne Nouvelle (Evangile), de Jésus et la Bonne Nouvelle de Jésus, c'est d'abord Jésus qu'on doit annoncer, Jésus qui nous rassemble pour faire don de sa Parole et de son Pain de Vie, pour nous purifier de nos péchés, nous rendre plus fort et plus charitable.

C'est bien de servir ses frères et de témoigner par notre action, de l'œuvre qu'il accomplit en nous, mais c'est aussi bien de faire découvrir à ces frères, cette source à laquelle nous puisons nous-mêmes pour vivre dans la charité reçue du Saint Esprit. Le rassemblement des frères autour de Jésus et des pasteurs qu'il nous envoie, et notre communion à Lui, à son Corps, par le sacrements, sont autant utile que le service auprès des frères. Il ne faut pas opposer le service des frères au service que nous rend l'Eglise, au Nom de Jésus, en nous enseignant et en nous donnant les sacrements.

Autant le baptisé qui se contente uniquement d'écouter les sermons et d'assister à la messe n'est pas un bon exemple ; autant celui qui se passe des sermons, des sacrements, se contentant uniquement de servir ses frères, n'est pas non plus un bon exemple. C'est celui qui vient puiser à la source des sacrements ce qu'il faut pour servir ses frères et qui les sert effectivement, renouvelé par l'Esprit dans les sacrements, est celui-là qui est l'exemple à suivre. On ne délaisse pas le Christ qui nous rassemble dans son Eglise, avec nos frères, pour nous faire grandir dans la Vie de son Esprit, pour servir nos frères et vice versa ; on ne délaisse pas le service des frères pour ne fréquenter que l'Eglise.
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MessageSujet: Re: Evangile et commentaires du dimanche   27/2/2017, 10:26

Vous avez raison tous les deux Spartacus et Petero, le pape François ne dit pas autre chose dans son
homélie sur le carôme que je viens de poster :

http://docteurangelique.forumactif.com/t22498-comment-celebrer-le-careme-en-15-etapes
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MessageSujet: Re: Evangile et commentaires du dimanche   5/3/2017, 14:02

dimanche 5 mars 2017

Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu (4, 1‑11)

En ce temps-là, Jésus fut conduit au désert par l’Esprit pour être tenté par le diable. Après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits, il eut faim. Le tentateur s’approcha et lui dit : « Si tu es Fils de Dieu, ordonne que ces pierres deviennent des pains. » Mais Jésus répondit : « Il est écrit : L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. »

Alors le diable l’emmène à la Ville sainte, le place au sommet du Temple et lui dit : « Si tu es Fils de Dieu, jette-toi en bas ; car il est écrit : Il donnera pour toi des ordres à ses anges, et : Ils te porteront sur leurs mains, de peur que ton pied ne heurte une pierre. » Jésus lui déclara : « Il est encore écrit : Tu ne mettras pas à l’épreuve le Seigneur ton Dieu. »

Le diable l’emmène encore sur une très haute montagne et lui montre tous les royaumes du monde et leur gloire. Il lui dit : « Tout cela, je te le donnerai, si, tombant à mes pieds, tu te prosternes devant moi. » Alors, Jésus lui dit : « Arrière, Satan ! car il est écrit : C’est le Seigneur ton Dieu que tu adoreras, à lui seul tu rendras un culte. »

Alors le diable le quitte. Et voici que des anges s’approchèrent, et ils le servaient.

Se laisser conduire au désert

« Jésus fut conduit au désert », il eut faim et fut tenté par le diable. La faim est un des lieux de la fragilité humaine. Quand elle nous tient, sans perspective d’avenir pour la subsistance, notre être se brise et sombre. Mais Jésus ne « se laisse pas faire ».

Il adopte une attitude pleine de leçons.

De fait, dans cette scène de la tentation, nous découvrons comment il mène son combat spirituel pour demeurer fidèle à sa pleine humanité. En assumant sa condition d’homme, il trace le chemin qui mène à Dieu. Il nous fait ainsi passer de l’humanité à la divinité.

En affirmant que « l’homme ne vit pas seulement de pain », il indique que, pour nourrir la vie et lui donner du sens, les richesses matérielles ne sont pas suffisantes.

Il n’appelle pas à renoncer à nos responsabilités dans ce monde.

Nous avons le devoir de nourrir ceux qui nous entourent et nous-mêmes. Jésus invite à faire la vérité dans notre vie en l’arrachant à ce qui la retient prisonnière.

Le temps du Carême s’inscrit dans cette perspective.

Chacun doit discerner ce qui pèse le plus sur sa vie pour s’en libérer.

En laissant entendre que l’homme « vit de toute parole qui sort de la bouche de Dieu », Jésus tourne notre regard vers l’essentiel : Dieu lui-même.

Le Carême est une préparation à recevoir la vie nouvelle que Dieu donne aux croyants par la mort et la résurrection de Jésus. Nous rendre disponible, attentif et accueillant à la présence et aux appels de Dieu afin de nous laisser

transformer par lui : voilà ce que nous avons à faire !

Père Jean-Paul Sagadou, assomptionniste

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MessageSujet: Re: Evangile et commentaires du dimanche   12/3/2017, 10:13

dimanche 12 mars 2017

Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu (17, 1‑9)

En ce temps-là, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean son frère, et il les emmena à l’écart, sur une haute montagne. Il fut transfiguré devant eux ; son visage devint brillant comme le soleil, et ses vêtements, blancs comme la lumière. Voici que leur apparurent Moïse et Élie, qui s’entretenaient avec lui. Pierre alors prit la parole et dit à Jésus : « Seigneur, il est bon que nous soyons ici ! Si tu le veux, je vais dresser ici trois tentes, une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. » Il parlait encore, lorsqu’une nuée lumineuse les couvrit de son ombre, et voici que, de la nuée, une voix disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie : écoutez-le ! » Quand ils entendirent cela, les disciples tombèrent face contre terre et furent saisis d’une grande crainte. Jésus s’approcha, les toucha et leur dit : « Relevez-vous et soyez sans crainte ! » Levant les yeux, ils ne virent plus personne, sinon lui, Jésus, seul.

En descendant de la montagne, Jésus leur donna cet ordre : « Ne parlez de cette vision à personne, avant que le Fils de l’homme soit ressuscité d’entre les morts. »

Toute l’Église est en chemin


Avec les catéchumènes qui cheminent vers le baptême, c’est toute l’Église qui est en route et qui est appelée à retrouver le sens profond de son identité. L’Église entière, peuple de Dieu, revient à Dieu pour redécouvrir sa vocation, pour l’entendre et la recevoir par la parole de Dieu. Le temps du Carême dit de manière toujours nouvelle ce qu’il en est de faire Église. Depuis quelques jours, le chemin que nous empruntons est celui de la conversion, du retour à Dieu. Et si les cendres ne sont plus visibles sur les fronts, chacun sait, pour lui-même et en communion avec les autres, que la croix dont il a été marqué dit l’essentiel. Les textes de ce deuxième dimanche de Carême le rappellent : Dieu qui nous appelle

à se mettre en route, comme Abram, est Dieu qui se donne en plénitude en Jésus Christ qui marche vers sa Passion. Cela est décisif pour notre salut. Le catéchumène a croisé Dieu dans sa vie d’une manière tout à fait singulière. Il manifeste en s’engageant vers le baptême quelque chose de ce décisif que Dieu seul révèle : l’homme Jésus qui va offrir sa vie par amour est Dieu qui sauve l’humanité. Le terrain de la rencontre avec le Sauveur est la vie réelle. Alors que la tentation
est grande de vouloir s’installer, de planter la tente pour garder Dieu à l’abri de la violence du monde, nous savons qu’il faut descendre de la montagne pour recevoir la vie. Le chrétien reçoit son identité de pèlerin dans la rencontre de celui qui est le chemin. Notre avenir est de suivre celui qui fait resplendir la vie en descendant de la montagne. Cela, il faut savoir l’écouter en « affinant l’ouïe du cœur » (Amoris laetitia § 232).


Marie-Dominique Trébuchet,enseignante à l’Institut catholique de Paris

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humanlife



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MessageSujet: Re: Evangile et commentaires du dimanche   15/3/2017, 13:58

Génial un sujet sur l'Evangile et commentaire du dimanche!!
:amen: flower
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MessageSujet: Re: Evangile et commentaires du dimanche   15/3/2017, 14:12

humanlife a écrit:
Génial un sujet sur l'Evangile et commentaire du dimanche!!
:amen: flower

Humanlife I love you
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MessageSujet: Re: Evangile et commentaires du dimanche   19/3/2017, 11:04

dimanche 19 mars 2017

Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean (4, 5‑42)

(Lecture brève : Jn 4, 5-15. 19b-26. 39a. 40-42)

En ce temps-là, Jésus arriva à une ville de Samarie, appelée Sykar, près du terrain que Jacob avait donné à son fils Joseph. Là se trouvait le puits de Jacob. Jésus, fatigué par la route, s’était donc assis près de la source. C’était la sixième heure, environ midi. Arrive une femme de Samarie, qui venait puiser de l’eau. Jésus lui dit : « Donne-moi à boire. » – En effet, ses disciples étaient partis à la ville pour acheter des provisions. La Samaritaine lui dit : « Comment ! Toi, un Juif, tu me demandes à boire, à moi, une Samaritaine ? » – En effet, les Juifs ne fréquentent pas les Samaritains. Jésus lui répondit : « Si tu savais le don de Dieu et qui est celui qui te dit : “Donne-moi à boire”, c’est toi qui lui aurais demandé, et il t’aurait donné de l’eau vive. » Elle lui dit : « Seigneur, tu n’as rien pour puiser, et le puits est profond. D’où as-tu donc cette eau vive ? Serais-tu plus grand que notre père Jacob qui nous a donné ce puits, et qui en a bu lui-même, avec ses fils et ses bêtes ? »

Jésus lui répondit : « Quiconque boit de cette eau aura de nouveau soif ; mais celui qui boira de l’eau que moi je lui donnerai n’aura plus jamais soif ; et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau jaillissant pour la vie éternelle. » La femme lui dit : « Seigneur, donne-moi de cette eau, que je n’aie plus soif, et que je n’aie plus à venir ici pour puiser. »

Interruption de la lecture brève

Jésus lui dit : « Va, appelle ton mari, et reviens. » La femme répliqua : « Je n’ai pas de mari. » Jésus reprit : « Tu as raison de dire que tu n’as pas de mari : des maris, tu en as eu cinq, et celui que tu as maintenant n’est pas ton mari ; là, tu dis vrai. » La femme lui dit :
Reprise de la lecture brève
« Seigneur, je vois que tu es un prophète !… Eh bien ! Nos pères ont adoré sur la montagne qui est là, et vous, les Juifs, vous dites que le lieu où il faut adorer est à Jérusalem. » Jésus lui dit : « Femme, crois-moi : l’heure vient où vous n’irez plus ni sur cette montagne ni à Jérusalem pour adorer le Père. Vous, vous adorez ce que vous ne connaissez pas ; nous, nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Juifs. Mais l’heure vient – et c’est maintenant – où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et vérité : tels sont les adorateurs que recherche le Père. Dieu est esprit, et ceux qui l’adorent, c’est en esprit et vérité qu’ils doivent l’adorer. » La femme lui dit : « Je sais qu’il vient, le Messie, celui qu’on appelle Christ. Quand il viendra, c’est lui qui nous fera connaître toutes choses. » Jésus lui dit : « Je le suis, moi qui te parle. »

Interruption de la lecture brève

À ce moment-là, ses disciples arrivèrent ; ils étaient surpris de le voir parler avec une femme. Pourtant, aucun ne lui dit : « Que cherches-tu ? » ou bien : « Pourquoi parles-tu avec elle ? » La femme, laissant là sa cruche, revint à la ville et dit aux gens : « Venez voir un homme qui m’a dit tout ce que j’ai fait. Ne serait-il pas le Christ ? » Ils sortirent de la ville, et ils se dirigeaient vers lui.
Entre-temps, les disciples l’appelaient : « Rabbi, viens manger. » Mais il répondit : « Pour moi, j’ai de quoi manger : c’est une nourriture que vous ne connaissez pas. » Les disciples se disaient entre eux : « Quelqu’un lui aurait-il apporté à manger ? » Jésus leur dit : « Ma nourriture, c’est de faire la volonté de Celui qui m’a envoyé et d’accomplir son œuvre. Ne dites-vous pas : “Encore quatre mois et ce sera la moisson” ? Et moi, je vous dis : Levez les yeux et regardez les champs déjà dorés pour la moisson. Dès maintenant, le moissonneur reçoit son salaire : il récolte du fruit pour la vie éternelle, si bien que le semeur se réjouit en même temps que le moissonneur. Il est bien vrai, le dicton : “L’un sème, l’autre moissonne.” Je vous ai envoyés moissonner ce qui ne vous a coûté aucun effort ; d’autres ont fait l’effort, et vous en avez bénéficié. »

Reprise de la lecture brève

Beaucoup de Samaritains de cette ville crurent en Jésus, à cause de la parole de la femme qui rendait ce témoignage : « Il m’a dit tout ce que j’ai fait. » Lorsqu’ils arrivèrent auprès de lui, ils l’invitèrent à demeurer chez eux. Il y demeura deux jours. Ils furent encore beaucoup plus nombreux à croire à cause de sa parole à lui, et ils disaient à la femme : « Ce n’est plus à cause de ce que tu nous as dit que nous croyons : nous-mêmes, nous l’avons entendu, et nous savons que c’est vraiment lui le Sauveur du monde. »

D’une rencontre impossible à l’adhésion de foi !

Peut-on envisager situation plus improbable que celle du puits de Jacob ? Jésus casse des tabous : celui de la parole d’un homme qui s’adresse à une femme dans l’espace public ; celui d’une étape à Sikar, en Samarie, alors que Juifs et Samaritains pratiquent l’exclusion mutuelle, pour ne pas dire le racisme !Peut-on envisager des questionnements plus directs ? « Donne-moi à boire », mais aussi, plus tard : « Va,appelle ton mari et reviens. » La curiosité vient habiter cette femme. Elle entre dans le jeu d’un dialogue plein de bon sens qui aurait pu rester superficiel, comme tant de nos échanges quotidiens. L’eau vive, l’eau qui donne la vie et qui étanche toute soif ! Il faut du temps à la femme pour comprendre la profondeur de la Parole qui lui est adressée. Pour sortir d’un échange infructueux, Jésus revient à la personne qu’il a devant lui. Il s’adresse à elle dans sa vie personnelle, dans son couple. Et là, il touche juste. Quelle que soit l’apparence que se donne cette femme, la vérité des relations interroge son être profond. Dans cette révélation, non seulement la Samaritaine est touchée, mais elle fait un saut sur le terrain de la foi. Elle entre en dialogue, se fait réceptive à celui qui s’intéresse à elle et lui donne un nom qui va la transporter. Elle devient porte-parole et missionnaire. La suite se fait dans le désordre. Les apôtres cherchent à comprendre la situation et entendent un message sur l’importance de la moisson. Les Samaritains adhèrent à la parole de Jésus et entrent dans l’accueil et la reconnaissance du Sauveur. Quelle aventure ! Et si nous allions au puits de Jacob ?

Père Pierre-Yves Pecqueux, eudiste

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Belen

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MessageSujet: Re: Evangile et commentaires du dimanche   19/3/2017, 14:23

Nous savons que Jésus s’entretient ici avec une Samaritaine qui apparemment a eu une vie conjugale un peu sinueuse. Mais ce n’est pas ce qui ressort de cet extrait de leur entretien. Au bord du puits de Jacob, Jésus va avoir avec cette femme-là un des entretiens les plus intenses de tout l’Evangile de Jean. Elle va le deviner pour qui il est et il va se livrer à elle comme Messie envoyé par le Père, comme il n’a jamais pu le faire avec ses disciples un peu durs d’oreille et d’esprit. C’est à cette femme-là, la Samaritaine qui touchait le cœur de sainte Thérèse d’Avila comme elle touche le mien, que Jésus va faire la confidence de sa messianité et de la façon dont il convient d’adorer Dieu son Père « en esprit et en vérité ». Et tout se passe dans cet entretien selon le désir de Jésus quant à la relation qu’il convient d’établir avec lui, avec le Père, avec l’Esprit qu’ils nous donnent. Jésus parle avec cette femme en vérité, il lui parle d’eau vive – l’eau vive de l’Esprit – et à peine esquisse-t-elle un petit mensonge pour se décharger du fardeau qui pèse à travers le regard des autres sur sa vie, que Jésus la rétablit dans la vérité que lui, il connaît d’avance sur elle. Elle ne s’en offusque pas, pas du tout même. A cette clairvoyance de son interlocuteur, qui pose sur elle un regard lucide mais sans jugement, elle reconnaît le Messie d’Israël. Et elle court l’annoncer aux gens de Samarie qui le reconnaîtront à leur tour comme davantage qu’un prophète, le « Sauveur »!

Bienheureuse Samaritaine qui fut pour le Christ la confidente d’un instant. Bienheureuse femme méprisée par les siens au point de devoir venir puiser l’eau dans la canicule du plein midi pour ne rencontrer personne, et qui rencontre le Fils de Dieu en personne ! Bienheureuse écoutante qui n’a aucune qualification pour entendre pareille leçon de foi et de prière, mais qui la reçoit en la comprenant jusqu’aux tréfonds de son être !
Qui sont les Samaritaines d’aujourd’hui ?
Sans doute n’ont-elles pas de chapelet au fond de leur poche, pas de diplôme de théologie à faire valoir, pas de mari croyant à leurs côtés sur les bancs de l’église le dimanche, pas de mandat valorisant dans leur paroisse… Mais peut-être est-ce justement en raison de leur personnalité un peu contestée que le Christ Jésus va les choisir comme confidente intime, et leur révéler l’ultime de sa Parole que même ses disciples officiels n’étaient pas aptes à recevoir…
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MessageSujet: Re: Evangile et commentaires du dimanche   19/3/2017, 14:30

Bonjour Belen

Moi aussi, j'aime beaucoup et suis toujours surprise d'apprendre plus en lisant ce texte sur la samaritaine.

Et ça m'interpelle aussi : pourquoi ELLE ? une pécheresse, une étrangère, une moins que rien, alors que Jésus avait ses amies Marthe et Marie, qu'Il devait les voir souvent...

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MessageSujet: Re: Evangile et commentaires du dimanche   19/3/2017, 21:15

Marie de Béthanie en savait certainement au moins autant sur Jésus que la Samaritaine, elle qui était la confidente habituelle, tandis que la Samaritaine sera celle d'un jour.
Mais pourquoi dire d'elle que c'est une "moins que rien", Espérance ? Qu'en savons-nous ? En tout cas visiblement, ce n'est pas l'avis de Jésus.
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MessageSujet: Re: Evangile et commentaires du dimanche   22/3/2017, 14:14

J'ai entendu dans l'homélie dimanche le prêtre parlait de la samaritaine comme le symbole du croyant
le croyant se trompe souvent dans l'amour en rapport avec plusieurs maris qu'elle a eu
mais le vrai amour l'époux sur le plan théologique c'est Jésus
et la samaritaine ne le reconnaît pas elle ne reconnaît pas l'amour elle dit j'attends le messie jésus lui dit c'est moi!!
c'est quand même hallucinant il faut bien le comprendre!! elle a jésus devant elle mais elle ne le reconnaît pas!!
D'un autre côté dans cette parabole il est question de l'eau vive
la vie de l'esprit en jésus qui comble toute soif est comparée à l'eau vive dans le symbole
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MessageSujet: Re: Evangile et commentaires du dimanche   27/3/2017, 20:21

Belen a écrit:
Mais pourquoi dire d'elle que c'est une "moins que rien", Espérance ? Qu'en savons-nous ? En tout cas visiblement, ce n'est pas l'avis de Jésus.

Bonsoir Belen, je suis bien d'accord avec vous, mais n'est-ce pas elle qui était accusée d'avoir je ne sais plus combien de maris ?

On voit bien là l'attitude d'amour de Jésus en tout cas envers cette femme !
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MessageSujet: Re: Evangile et commentaires du dimanche   30/3/2017, 14:48

Espérance a écrit:
Belen a écrit:
Mais pourquoi dire d'elle que c'est une "moins que rien", Espérance ? Qu'en savons-nous ? En tout cas visiblement, ce n'est pas l'avis de Jésus.
Bonsoir Belen, je suis bien d'accord avec vous, mais n'est-ce pas elle qui était accusée d'avoir je ne sais plus combien de maris ?
On voit bien là l'attitude d'amour de Jésus en tout cas envers cette femme !
Je n'avais pas vu l'histoire des plusieurs maris comme une accusation!!
(Il n'y a pas eu de messe ce dimanche??)
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MessageSujet: Re: Evangile et commentaires du dimanche   30/3/2017, 19:21

humanlife a écrit:

(Il n'y a pas eu de messe ce dimanche??)

j'étais absente, mais je peux peut-être la rechercher pour vous faire plaisir et la poster I love you
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MessageSujet: Re: Evangile et commentaires du dimanche   30/3/2017, 19:49

Dimanche 26 mars 2017

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 9,1-41.

En ce temps-là, en sortant du Temple, Jésus vit sur son passage un homme aveugle de naissance.
Ses disciples l’interrogèrent : « Rabbi, qui a péché, lui ou ses parents, pour qu’il soit né aveugle ? »
Jésus répondit : « Ni lui, ni ses parents n’ont péché. Mais c’était pour que les œuvres de Dieu se manifestent en lui.
Il nous faut travailler aux œuvres de Celui qui m’a envoyé, tant qu’il fait jour ; la nuit vient où personne ne pourra plus y travailler.
Aussi longtemps que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde. »
Cela dit, il cracha à terre et, avec la salive, il fit de la boue ; puis il appliqua la boue sur les yeux de l’aveugle,
et lui dit : « Va te laver à la piscine de Siloé » – ce nom se traduit : Envoyé. L’aveugle y alla donc, et il se lava ; quand il revint, il voyait.
Ses voisins, et ceux qui l’avaient observé auparavant – car il était mendiant – dirent alors : « N’est-ce pas celui qui se tenait là pour mendier ? »
Les uns disaient : « C’est lui. » Les autres disaient : « Pas du tout, c’est quelqu’un qui lui ressemble. » Mais lui disait : « C’est bien moi. »
Et on lui demandait : « Alors, comment tes yeux se sont-ils ouverts ? »
Il répondit : « L’homme qu’on appelle Jésus a fait de la boue, il me l’a appliquée sur les yeux et il m’a dit : “Va à Siloé et lave-toi.” J’y suis donc allé et je me suis lavé ; alors, j’ai vu. »
Ils lui dirent : « Et lui, où est-il ? » Il répondit : « Je ne sais pas. »
On l’amène aux pharisiens, lui, l’ancien aveugle.
Or, c’était un jour de sabbat que Jésus avait fait de la boue et lui avait ouvert les yeux.
À leur tour, les pharisiens lui demandaient comment il pouvait voir. Il leur répondit : « Il m’a mis de la boue sur les yeux, je me suis lavé, et je vois. »
Parmi les pharisiens, certains disaient : « Cet homme-là n’est pas de Dieu, puisqu’il n’observe pas le repos du sabbat. » D’autres disaient : « Comment un homme pécheur peut-il accomplir des signes pareils ? » Ainsi donc ils étaient divisés.
Alors ils s’adressent de nouveau à l’aveugle : « Et toi, que dis-tu de lui, puisqu’il t’a ouvert les yeux ? » Il dit : « C’est un prophète. »
Or, les Juifs ne voulaient pas croire que cet homme avait été aveugle et que maintenant il pouvait voir. C’est pourquoi ils convoquèrent ses parents
et leur demandèrent : « Cet homme est bien votre fils, et vous dites qu’il est né aveugle ? Comment se fait-il qu’à présent il voie ? »
Les parents répondirent : « Nous savons bien que c’est notre fils, et qu’il est né aveugle.
Mais comment peut-il voir maintenant, nous ne le savons pas ; et qui lui a ouvert les yeux, nous ne le savons pas non plus. Interrogez-le, il est assez grand pour s’expliquer. »
Ses parents parlaient ainsi parce qu’ils avaient peur des Juifs. En effet, ceux-ci s’étaient déjà mis d’accord pour exclure de leurs assemblées tous ceux qui déclareraient publiquement que Jésus est le Christ.
Voilà pourquoi les parents avaient dit : « Il est assez grand, interrogez-le ! »
Pour la seconde fois, les pharisiens convoquèrent l’homme qui avait été aveugle, et ils lui dirent : « Rends gloire à Dieu ! Nous savons, nous, que cet homme est un pécheur. »
Il répondit : « Est-ce un pécheur ? Je n’en sais rien. Mais il y a une chose que je sais : j’étais aveugle, et à présent je vois. »
Ils lui dirent alors : « Comment a-t-il fait pour t’ouvrir les yeux ? »
Il leur répondit : « Je vous l’ai déjà dit, et vous n’avez pas écouté. Pourquoi voulez-vous m’entendre encore une fois ? Serait-ce que vous voulez, vous aussi, devenir ses disciples ? »
Ils se mirent à l’injurier : « C’est toi qui es son disciple ; nous, c’est de Moïse que nous sommes les disciples.
Nous savons que Dieu a parlé à Moïse ; mais celui-là, nous ne savons pas d’où il est. »
L’homme leur répondit : « Voilà bien ce qui est étonnant ! Vous ne savez pas d’où il est, et pourtant il m’a ouvert les yeux.
Dieu, nous le savons, n’exauce pas les pécheurs, mais si quelqu’un l’honore et fait sa volonté, il l’exauce.
Jamais encore on n’avait entendu dire que quelqu’un ait ouvert les yeux à un aveugle de naissance.
Si lui n’était pas de Dieu, il ne pourrait rien faire. »
Ils répliquèrent : « Tu es tout entier dans le péché depuis ta naissance, et tu nous fais la leçon ? » Et ils le jetèrent dehors.
Jésus apprit qu’ils l’avaient jeté dehors. Il le retrouva et lui dit : « Crois-tu au Fils de l’homme ? »
Il répondit : « Et qui est-il, Seigneur, pour que je croie en lui ? »
Jésus lui dit : « Tu le vois, et c’est lui qui te parle. »
Il dit : « Je crois, Seigneur ! » Et il se prosterna devant lui.
Jésus dit alors : « Je suis venu en ce monde pour rendre un jugement : que ceux qui ne voient pas puissent voir, et que ceux qui voient deviennent aveugles. »
Parmi les pharisiens, ceux qui étaient avec lui entendirent ces paroles et lui dirent : « Serions-nous aveugles, nous aussi ? »
Jésus leur répondit : « Si vous étiez aveugles, vous n’auriez pas de péché ; mais du moment que vous dites : “Nous voyons !”, votre péché demeure. »


Ouvrir les yeux à la lumière

Jésus guérit un aveugle avec de la boue. Remède naturel ? Recours aux vertus curatives de la terre ? Plutôt un clin d’œil à l’acte créateur de Dieu ! Modelant l’homme avec de la poussière tirée du sol – nous dit la Bible – Dieu insuffla dans ses narines le souffle de vie et l’homme devint un être vivant. Devant ses disciples perplexes, Jésus accomplit le geste créateur sur l’aveugle. Une nouvelle vie s’éclaire pour cet homme qui voit la lumière pour la première fois. Le récit de l’évangile mentionne un détour par la piscine de Siloé. Des raisons sans doute pratiques conduisent l’aveugle à se laver. Cette démarche, également symbolique, fait écho à l’eau du baptême pour les lecteurs de l’après-Pâques dont nous sommes. L’eau du baptême lave du péché et fait naître à une vie nouvelle, la vie des enfants de Dieu. Désormais les yeux ouverts, l’aveugle voit la lumière. Et non seulement de ses yeux, mais aussi dans son coeur, puisqu’il formule l’une des plus émouvantes professions de foi de l’Évangile. Cet homme aux yeux propres peut maintenant accueillir le feu, la clarté, la chaleur de celui qui est la lumière du monde. La voilà, la joie que nous célébrons en ce dimanche de Laetare (« Réjouissez vous ») : Jésus est la lumière du monde, il est Dieu. La terre, l’eau et le feu se sont donné rendez-vous en ce 4e dimanche de Carême. Nous voici invités, chacun et ensemble, à relire Laudato si’. Avec l’assurance que le Christ a assumé en lui-même ce monde et que, ressuscité, il habite au fond de chaque être, « en l’entourant de son affection comme en le pénétrant de sa lumière » (Laudato si’ no 221).

Karem Bustica, rédactrice en chef de Prions en Église
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MessageSujet: Re: Evangile et commentaires du dimanche   31/3/2017, 14:45

Espérance a écrit:
humanlife a écrit:

(Il n'y a pas eu de messe ce dimanche??)
j'étais absente, mais je peux peut-être la rechercher pour vous faire plaisir et la poster I love you
je ne pense pas à moi mais vous ouvrez un fil sur l'évangile du dimanche mais dimanche c'est toutes les semaines!!
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MessageSujet: Re: Evangile et commentaires du dimanche   31/3/2017, 15:15

humanlife a écrit:
Espérance a écrit:
humanlife a écrit:

(Il n'y a pas eu de messe ce dimanche??)
j'étais absente, mais je peux peut-être la rechercher pour vous faire plaisir et la poster I love you
je ne pense pas à moi mais vous ouvrez un fil sur l'évangile du dimanche mais dimanche c'est toutes les semaines!!

exact ! Very Happy fleur4
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MessageSujet: Re: Evangile et commentaires du dimanche   2/4/2017, 20:13

dimanche 2 avril 2017

Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean (11, 1‑45)

En ce temps-là, il y avait quelqu’un de malade, Lazare, de Béthanie, le village de Marie et de Marthe, sa sœur. Or Marie était celle qui répandit du parfum sur le Seigneur et lui essuya les pieds avec ses cheveux. C’était son frère Lazare qui était malade. Donc, les deux sœurs (Début de la lecture brève : En ce temps-là, Marthe et Marie, les deux sœurs de Lazare,) envoyèrent dire à Jésus : « Seigneur, celui que tu aimes est malade. » En apprenant cela, Jésus dit : « Cette maladie ne conduit pas à la mort, elle est pour la gloire de Dieu, afin que par elle le Fils de Dieu soit glorifié. » Jésus aimait Marthe et sa sœur, ainsi que Lazare. Quand il apprit que celui-ci était malade, il demeura deux jours encore à l’endroit où il se trouvait. Puis, après cela, il dit aux disciples : « Revenons en Judée. » (Interruption de la lecture brève) Les disciples lui dirent : « Rabbi, tout récemment, les Juifs, là-bas, cherchaient à te lapider, et tu y retournes ? » Jésus répondit : « N’y a-t‑il pas douze heures dans une journée ? Celui qui marche pendant le jour ne trébuche pas, parce qu’il voit la lumière de ce monde ; mais celui qui marche pendant la nuit trébuche, parce que la lumière n’est pas en lui. » Après ces paroles, il ajouta : « Lazare, notre ami, s’est endormi ; mais je vais aller le tirer de ce sommeil. » Les disciples lui dirent alors : « Seigneur, s’il s’est endormi, il sera sauvé. » Jésus avait parlé de la mort ; eux pensaient qu’il parlait du repos du sommeil. Alors il leur dit ouvertement : « Lazare est mort, et je me réjouis de n’avoir pas été là, à cause de vous, pour que vous croyiez. Mais allons auprès de lui ! » Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), dit aux autres disciples : « Allons-y, nous aussi, pour mourir avec lui ! »

(Reprise de la lecture brève) À son arrivée, Jésus trouva Lazare au tombeau depuis quatre jours déjà. (Interruption de la lecture brève) Comme Béthanie était tout près de Jérusalem – à une distance de quinze stades (c’est-à-dire une demi-heure de marche environ) –, beaucoup de Juifs étaient venus réconforter Marthe et Marie au sujet de leur frère. (Suite de la lecture brève) Lorsque Marthe apprit l’arrivée de Jésus, elle partit à sa rencontre, tandis que Marie restait assise à la maison. Marthe dit à Jésus : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. Mais maintenant encore, je le sais, tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera. » Jésus lui dit : « Ton frère ressuscitera. » Marthe reprit : « Je sais qu’il ressuscitera à la résurrection, au dernier jour. » Jésus lui dit : « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ; quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? » Elle répondit : « Oui, Seigneur, je le crois : tu es le Christ, le Fils de Dieu, tu es celui qui vient dans le monde. »

(Interruption de la lecture brève)

Ayant dit cela, elle partit appeler sa sœur Marie, et lui dit tout bas : « Le Maître est là, il t’appelle. » Marie, dès qu’elle l’entendit, se leva rapidement et alla rejoindre Jésus. Il n’était pas encore entré dans le village, mais il se trouvait toujours à l’endroit où Marthe l’avait rencontré. Les Juifs qui étaient à la maison avec Marie et la réconfortaient, la voyant se lever et sortir si vite, la suivirent ; ils pensaient qu’elle allait au tombeau pour y pleurer. Marie arriva à l’endroit où se trouvait Jésus. Dès qu’elle le vit, elle se jeta à ses pieds et lui dit : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. » Quand il vit qu’elle pleurait, et que les Juifs venus avec elle pleuraient aussi, (Reprise de la lecture brève) Jésus, en son esprit, fut saisi d’émotion, il fut bouleversé, et il demanda : « Où l’avez-vous déposé ? » Ils lui répondirent : « Seigneur, viens, et vois. » Alors Jésus se mit à pleurer. Les Juifs disaient : « Voyez comme il l’aimait ! » Mais certains d’entre eux dirent : « Lui qui a ouvert les yeux de l’aveugle, ne pouvait-il pas empêcher Lazare de mourir ? »

Jésus, repris par l’émotion, arriva au tombeau. C’était une grotte fermée par une pierre. Jésus dit : « Enlevez la pierre. » Marthe, la sœur du défunt, lui dit : « Seigneur, il sent déjà ; c’est le quatrième jour qu’il est là. » Alors Jésus dit à Marthe : « Ne te l’ai-je pas dit ? Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu. » On enleva donc la pierre. Alors Jésus leva les yeux au ciel et dit : « Père, je te rends grâce parce que tu m’as exaucé. Je le savais bien, moi, que tu m’exauces toujours ; mais je le dis à cause de la foule qui m’entoure, afin qu’ils croient que c’est toi qui m’as envoyé. » Après cela, il cria d’une voix forte : « Lazare, viens dehors ! » Et le mort sortit, les pieds et les mains liés par des bandelettes, le visage enveloppé d’un suaire. Jésus leur dit : « Déliez-le, et laissez-le aller. » Beaucoup de Juifs, qui étaient venus auprès de Marie et avaient donc vu ce que Jésus avait fait, crurent en lui.

Tu nous parles de vie

Le Carême arrive à son sommet et nous le vivons parfois comme l’arrivée au calvaire. À travers les souffrances que nous côtoyons ou que nous vivons, nous savons que la mort guette et nous nous situons déjà dans la perspective de celle de Jésus.

Pourtant, aujourd’hui Jérémie parle de vie et d’Esprit, et saint Paul aussi : « L’Esprit vous fait vivre. »

Le Carême nous invite à sortir de l’idée d’une liste de sacrifices à faire pour nous ouvrir à la vie que nous pouvons insuffler ou que Dieu lui-même nous insuffle, quelles que soient les souffrances, les injustices ou les épreuves.

Depuis notre baptême, l’Esprit habite en nous et donne vie à nos corps mortels. Le Carême, c’est vivre à fond notre vie de baptisés conduits par l’Esprit qui interpelle et ouvre aux solidarités. Et vivre ainsi demande sans doute quelques sacrifices !

Thomas nous y invite dans l’évangile. Suivons Jésus ; serrons-le de près ! Lazare va « revivre » en entendant la voie de Jésus qui réveille.

Jésus est parole vivante de Dieu. Il est Dieu et Marthe le confesse pour nous : « Je sais que tu es le Fils de Dieu. »

Jésus est marqué par une profonde émotion, tout humaine, celle qui nous étreint quand nous perdons un ami proche. Mais il ouvre à la vie divine, à la libération.

Sa parole libère et nous fait advenir à une vie nouvelle.

Aujourd’hui, Jésus nous donne accès à l’intimité avec son Père, par sa prière et par sa parole. Il nous appelle à le croire « sur parole ». Comme dit l’évangile, soyons de ceux qui croient en lui, pour être les témoins de cette vie, au-delà de la mort et des épreuves.

Père Tommy Scholtes, jésuite,

http://www.prionseneglise.fr/Dimanche-en-eglise
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MessageSujet: Re: Evangile et commentaires du dimanche   6/4/2017, 05:39

Je ne vois pas en quoi l'évangile peut parler aux hommes et aux femmes de notre temps, et encore moins à moi personnellement... En Réalité.
Je ne crois pas non plus au "pret-à-penser" des sermons des uns ou des autres... C'est grave docteur? Very Happy
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MessageSujet: Re: Evangile et commentaires du dimanche   6/4/2017, 14:56

Spartacus a écrit:
Je ne vois pas en quoi l'évangile peut parler aux hommes et aux femmes de notre temps, et encore moins à moi personnellement... En Réalité.
Je ne crois pas non plus au "pret-à-penser" des sermons des uns ou des autres... C'est grave docteur? Very Happy

Chacun chemine à son pas et seul l'Esprit Saint peut faire un "déclic". Je pense que vous voulez aller trop vite, il y aura forcément un jour un chant, un psaume, une lecture de l'évangile ou une homélie qui vous prendra aux tripes si vous cherchez vraiment qui est Dieu.

Dieu nous laisse libres, cela il ne faut pas l'oublier.
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MessageSujet: Re: Evangile et commentaires du dimanche   6/4/2017, 16:35

Espérance a écrit:
Spartacus a écrit:
Je ne vois pas en quoi l'évangile peut parler aux hommes et aux femmes de notre temps, et encore moins à moi personnellement... En Réalité.
Je ne crois pas non plus au "pret-à-penser" des sermons des uns ou des autres... C'est grave docteur? Very Happy

Chacun chemine à son pas et seul l'Esprit Saint peut faire un "déclic". Je pense que vous voulez aller trop vite, il y aura forcément un jour un chant, un psaume, une lecture de l'évangile ou une homélie qui vous prendra aux tripes si vous cherchez vraiment qui est Dieu.

Dieu nous laisse libres, cela il ne faut pas l'oublier.

merci, donc c'est pas grave.
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MessageSujet: Re: Evangile et commentaires du dimanche   6/4/2017, 16:58

https://www.infochretienne.com/jesus-se-revele-a-un-musulman-lors-du-pelerinage-a-la-mecque-dans-des-circonstances-surnaturelles/
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saint Zibou

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MessageSujet: Re: Evangile et commentaires du dimanche   9/4/2017, 03:20

Dimanche des Rameaux.




Seigneur Jésus, par ton esclavage, tu nous as libérés de la condamnation divine et restitués à la vie céleste. Nous t'en bénissons, Toi qui vis et règnes avec le Père et le Saint-Esprit, un seul Dieu, maintenant et toujours. Amen.




Épître: Php.2/5-11 ~ condition d'esclave

Évangile: Mt.27/1-54 ~ Trente deniers, prix d'un esclave

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MessageSujet: Re: Evangile et commentaires du dimanche   6/11/2017, 09:27

dimanche 5 novembre 2017 à Lourdes

Comme chaque année, la messe qui a lieu lors de l’Assemblée plénière des évêques, est filmée dans le cadre de l’émission du Jour du Seigneur. Retrouvez ici le texte de l’homélie prononcée ce dimanche 5 novembre par Mgr Georges Pontier.

Évangile de JESUS Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
JESUS s’adressa aux foules et à ses disciples,
et il déclara :
« Les scribes et les pharisiens enseignent
dans la chaire de Moïse.
Donc, tout ce qu’ils peuvent vous dire,
faites-le et observez-le.
Mais n’agissez pas d’après leurs actes,
car ils disent et ne font pas.
Ils attachent de pesants fardeaux, difficiles à porter,
et ils en chargent les épaules des gens ;
mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt.
Toutes leurs actions, ils les font pour être remarqués des gens :
ils élargissent leurs phylactères
et rallongent leurs franges ;
ils aiment les places d’honneur dans les dîners,
les sièges d’honneur dans les synagogues
et les salutations sur les places publiques ;
ils aiment recevoir des gens le titre de Rabbi.
Pour vous, ne vous faites pas donner le titre de Rabbi,
car vous n’avez qu’un seul maître pour vous enseigner,
et vous êtes tous frères.
Ne donnez à personne sur terre le nom de père,
car vous n’avez qu’un seul Père, celui qui est aux cieux.
Ne vous faites pas non plus donner le titre de maîtres,
car vous n’avez qu’un seul maître, le Christ.
Le plus grand parmi vous sera votre serviteur.
Qui s’élèvera sera abaissé,
qui s’abaissera sera élevé. »


Homélie de Mgr Georges Pontier :

Publié le 05 novembre 2017



Chers Frères et Sœurs, chers téléspectateurs,

Les propos de Jésus adressés aux foules et à ses disciples sont rudes. Ils sont accusateurs à l’égard des scribes et des pharisiens qui enseignent dans la chaire de Moïse : « Ils disent et ne font pas. » Ils enseignent et ne mettent pas en pratique. « Faites et observez ce qu’ils vous disent, mais n’agissez pas d’après leurs actes car ils disent et ne font pas ! »

Nous autres évêques qui sommes réunis à Lourdes, nous avons envie de nous faire tout petits en entendant cela. Nous sommes chargés d’enseigner et il nous arrive de ne pas vivre toujours ce que nous enseignons. Jésus a le don de mettre à jour les contradictions, les inconséquences, les orgueils déplacés.

Pour guérir de cela Jésus invite à l’humilité, à la confiance, au service. Il cherche la guérison de nos cœurs et le salut de nos âmes. Nous sommes tous à des moments ou à d’autres en responsabilité. Les enfants savent faire remarquer à leurs parents les failles dans leurs comportements et les jeunes ne s’en privent pas face à leurs éducateurs.

Nous sommes tous tentés de nous faire des donneurs de leçons ou pire de faire peser sur les autres des charges qu’ils ne peuvent pas porter.

Nous ne sommes pas chargés d’alourdir la marche des autres, mais de les accompagner avec d’autant plus de bienveillance, de patience et de délicatesse que la route se fait dure pour eux.

L’humilité dans les propos comme dans les postures est une bonne compagne.

Elle évite cette recherche vaine du désir de se faire remarquer ou de celui de se prendre pour le sauveur des hommes. Les titres ou les costumes ne contribuent pas toujours à demeurer dans l’attitude humble du serviteur.

Il nous est bon une fois encore de contempler le Christ Jésus. Il est le fils de Dieu fait homme et pourtant il se fait semblable à nous en toute chose à l’exception du péché.

Il est venu montrer le chemin du serviteur et lave les pieds de ses disciples. Il appelle à la confiance en Dieu et à l’amour des ennemis et voilà qu’il s’abandonne au Père et implore le pardon. Sa manière d’être et de vivre ont confirmé ses paroles.

C’est en voyant sa façon de mourir que le centurion romain proclame : « Vraiment cet homme était fils de Dieu. »

Oui, Lui qui s’est abaissé, il a été élevé. Élevé sur la Croix, élevé jusqu’auprès de son Père.
Nous voilà remis en ce jour devant l’authenticité de notre parole de chrétiens en ce monde d’aujourd’hui. Elle ne peut pas être enfermée dans la proclamation de slogans ou la seule dénonciation de dérives diverses. Elle ne sera recevable que si elle est donnée à travers des témoignages de vie, des choix faits effectivement au nom du Christ et de l’Évangile.

Sans cesse nous devons nous demander si nos vies concrètes ne démentent pas ce que nous annonçons. Je pense en particulier au choix de cette sobriété de vie dont parle souvent le Pape François ou encore à nos actes en faveur de l’accueil des enfants handicapés, des vieillards, des étrangers.
Au fond chers Amis, rappelons-nous ce que dit encore Jésus dans ce passage : « Vous êtes tous frères. Vous n’avez qu’un seul Père, celui qui est au ciel ».

Il a souvent repris cet enseignement qui nous libère de l’orgueil et du désespoir, de la violence et du chacun pour soi.

Puissions-nous vivre les uns pour les autres, dans l’humilité, la confiance et le service.
+ Mgr Georges Pontier
Archevêque de Marseille
Président de la Conférence des évêques de France

http://www.eglise.catholique.fr/actualites/dossiers/assemblee-pleniere-de-novembre-2017/448489-homelie-de-mgr-georges-pontier-dimanche-5-novembre/
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petero

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MessageSujet: Re: Evangile et commentaires du dimanche   6/11/2017, 10:49

Spoiler:
 

«Je suis le Grand Roi, dit le Seigneur de l’Univers :  « prêtres, à vous cet avertissement : vous avez perverti mon alliance ».

« Et nous, le Peuple de Dieu, pourquoi nous trahir les uns les autres, profanant ainsi l’alliance de nos pères » (tiré de la première lecture, le livre de Malachie 1, 14b - 2b, 8-10)


Frères et sœurs,

Cette Parole de Dieu qu’il nous est donné d’entendre ce matin, c’est « un avertissement » que Dieu en ce jour, nous adresse à nous qui sommes ses prêtres ou diacres, car les prêtres sont aussi des diacres, et ce qui vaut pour les prêtres, vaut pour les diacres ;  ainsi qu’à vous, son Peuple, au service duquel il nous a envoyé.  L’avertissement ce n’est pas encore un jugement, un avertissement c’est un rappel sur ce qu’on ne doit pas faire, si on ne veut pas que la malédiction dont parle le Seigneur, dans cette première lecture entendue, s’abatte sur nous. Entendons bien cet avertissement.

Ne pervertissons pas l’alliance scellée par Jésus en sa chair et dans son sang. Et vous son peuple, ne profanez pas cette alliance.

Pervertir son alliance, qu’est-ce que cela veut dire ?

Pervertir l’alliance, c’est la corrompre, c’est en quelque sort détourner l’alliance de son objectif. C’est se servir de l’alliance à des fins qui ne sont pas celles pour laquelle Jésus l’a scellée. Corrompre l’alliance c’est ce que faisaient les ministres de l’ancienne alliance et que Dieu appelait : « les mauvais pasteurs », profaner l’alliance c’étaient ce que les brebis faisaient, brebis qui était appelé : des boucs.
Les mauvais pasteurs, ce sont ceux qui se paissent eux-mêmes, prennent soin d’eux-mêmes, au lieu de prendre soin des brebis que Dieu leur avait confié ; n’allant pas à la recherche de la brebis perdue, ne soignant pas celle qui était malade, mais cherchant plutôt à dominer sur les brebis. Ceux qui au lieu de glorifier Dieu, se glorifient eux-mêmes, cherchant à être bien vus, à être aux premières places. Ce sont ceux qui se prennent pour des chefs, des pères, alors que nous n’avons qu’un seul Chef et un seul Père, le Père de Jésus notre Seigneur.

nous appelons nos pasteurs « mon père », ou le pape, le Très Saint Père, c’est parce ce que celui avec qui ils servent, et avec qui ils prennent soin de la Vigne Véritable qu’Est son propre Fils, qui a fait de nous ses sarments, les membres de son Corps, c’est Dieu son Père, notre Très Saint Père. Cela, il ne faut pas que nos pasteurs, nos prêtres, l’oublient. Ils tiennent la place que Dieu le Père, avait donné à Joseph, en lui demandant de prendre soin de son Fils, Jésus, qui est vivant en nous, dans son Corps, l’Eglise, sa Sainte Famille.

Profaner l’alliance, chers frères et sœurs, qui êtes le peuple de Dieu, c’est la salir, c’est-à-dire, donner, par notre attitude, une mauvaise image de l’alliance, est ainsi faire fuir notre prochain qui vivait dans cette alliance avec nous, ou encore, rebuter  toute personne qui serait tenté d’entrer dans cette Sainte Famille de Dieu. Faire fuir, c’est par exemple, quand un membre de la communauté ne vient plus, à cause du comportement d’un autre. La parfaite image de l’alliance, Jésus nous en parle ici :  « C’est à l’amour que vous aurez les uns pour les autres, que l’on vous reconnaîtra comme mes disciples ».

Le véritable disciple, et le prêtre et le diacre sont aussi des disciples, c’est celui en qui se reflète, Jésus. C’est celui en qui on contemple Jésus vivant en nous et nous faisant vivre par Lui. C’est celui en qui Dieu va vraiment retrouver en lui son Fils, pas l’image physique, mais dans l’amour qu’il aura pour Lui et son prochain, pour la communauté que le Seigneur lui a confié et demandé de servir, quand il est prêtre. C’est cette même image de Jésus, dans l’Amour qu’il donnait, qui doit refléter et dans les pasteurs et serviteurs du Seigneur, tout comme dans ses brebis, les fidèles que nous sommes tous.
Profaner l’alliance, c’est donner de Jésus, et de son Corps, l’Eglise,  dont nous sommes les membres, une image qui repousse au lieu d’attirer ; qui donne envie de fuir au lieu de donner envie de rester.

c’est cette image là qui prévaut en nous, cette mauvaise image, cette image défigurée de Jésus, dans l’Amour qu’il a pour l’homme, étant Lui-même la parfaite image de Dieu son Père, alors on peut déjà dire que la malédiction elle est déjà sur nous. La bénédiction, elle est sur nous, quand nous dégageons la bonne odeur de l’amour de Jésus, qui se consume dans notre cœur, à l’image de l’encens qui lorsqu’il est de bonne qualité, sent bon quand il est répandu autour de nous.

Soyons comme Marie, que l’ange salut en lui disant « je te salue Marie, pleine de grâce », c’est-à-dire « la toute gracieuses », celle en qui se reflétait la sainteté de Dieu, dont elle jouissait en ayant accueilli en son sein, le Saint des saints, qui fût déposé dans le tabernacle qu’elle était devenu.
Nous aussi frères et sœur, nous avons le bonheur d’accueillir en nous, non pas dans notre sein, mais dans notre cœur, le Sacré Cœur de Jésus, de Dieu, l’Esprit Saint devenu, le Sacré Cœur du Père, en qui demeure Jésus depuis toute éternité ; et qui désire avec son Corps, le Cœur de son Père, son Sacré Cœur, demeurer en nous, pour nous faire vivre par Lui, afin que nous soyons remplis de ses sentiments, de cet Amour de Dieu son Père dont il était rempli dans son cœur de chair, et qui se consumait en lui, le consumant d’amour.

Le Seigneur ne demeure pas dans le cœur de son serviteur, son disciple, qui pervertit son alliance ou la profane, par son comportement à l’égard de ses frères et sœurs qui lui ont été confié, qu’il sert pour que Dieu, en eux, soit glorifié dans son Amour. Il ne demeure pas non plus dans les fidèles qui profanent son alliance, en n’oeuvrant pas, par leur comportement, pour que ce même Amour que par son Esprit Saint, le Seigneur veut faire circuler entre nous, nous fasse vivre dans la fraternité et l’unité.

Le Seigneur par contre, se complaît au contraire, dans le cœur de son serviteur avec qui et par qui il va pouvoir aimer, manifester son Amour, sa douceur, à la communauté qu’il lui a donné à paître, à servir, pour la faire grandir dans l’Amour. Comme il se complaît dans le cœur de son fidèle, avec qui il va pouvoir aimer, manifester son Amour, sa douceur, à ses frères et sœurs de la communauté, à ses proches, son épouse, son époux, ses enfants, ses amis, ainsi qu’à tous ceux qui sont loin de lui pour leur donner envie de venir boire à la source de son Amour, qui jaillit de ce cœur nouveau qu’il leur a donné, son Sacré Cœur de chair, Le Sacré Cœur de son Père, donné à son Eglise.

Ce Sacré Cœur il est là, présent dans son Très Saint Sacrement, l’hostie consacré qui nous est donné à chacun, pour demeurer vivant en nous, et nous faire vivre d’Amour, par Lui et en Lui.

Je nous encourage donc, cher frères prêtres et diacres, chers frères et sœurs, à nous réveiller, comme le Seigneur, nous l’a demandé dans le message qu’il m’a demandé de vous adresser mercredi dernier dans cette église, afin qu’à l’heure où son Père s’apprêtera à entrer dans la salle de Noce, l’Eglise qu’il bâtit sur l’Apôtre Pierre et ses successeurs les papes, il retrouve en nous, ce Sacré Coeur,  rempli de son Amour, débordant de son Amour, cet Amour dont il nous a parlé dans la parabole des vierges sages et des vierges folles, et dont on manqué les Vierges folles, pour pouvoir suivre l’époux venant à notre rencontre, et qui est vivant en Lui. Afin qu’il nous trouve revêtu de la robe de noce, reçue le jour de notre baptême, sa sainteté dans l’Amour, l’image de son Fils et se dise en nous voyant : « voici mon fils qui était mort, le voilà revenu à la Vie »
Amen
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Violette7
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MessageSujet: Re: Evangile et commentaires du dimanche   6/11/2017, 11:11

d'où vient cette homélie Petero ? j'avais posté celle de Mgr Pontier d'hier à Lourdes juste avant, ce n'est pas tout à fait la même chose.
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petero

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MessageSujet: Re: Evangile et commentaires du dimanche   6/11/2017, 12:20

Violette3 a écrit:
d'où vient cette homélie Petero ? j'avais posté celle de Mgr Pontier d'hier à Lourdes juste avant, ce n'est pas tout à fait la même chose.

Bonjour Violette,

C'est l'homélie que j'ai faite dans l'église de mon village hier à la messe. Elle est basée sur la première lecture avec un lien avec la deuxième.

Bonne journée à toi.
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Violette7
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MessageSujet: Re: Evangile et commentaires du dimanche   6/11/2017, 13:58

Ah d'accord, merci Petero. 

Dans quel village êtes-vous maintenant ? j'ai lu que vous avez été ou êtes encore dans les Côtes d'Armoir ?
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humanlife



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MessageSujet: Re: Evangile et commentaires du dimanche   6/11/2017, 14:13

ne soyez pas vexée que petero propose le texte de son homélie.
je suis bien surpris du manque de respect envers un représentant de l'église catholique de la part de membres du forum.
(qu'on pourrait comparer à une attitude protestante bien sûr).
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Violette7
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MessageSujet: Re: Evangile et commentaires du dimanche   6/11/2017, 14:19

humanlife a écrit:
ne soyez pas vexée que petero propose le texte de son homélie.
je suis bien surpris du manque de respect envers un représentant de l'église catholique de la part de membres du forum.
(qu'on pourrait comparer à une attitude protestante bien sûr).

je ne suis pas du tout vexée, mais je pensais que je n'avais pas mis la véritable homélie de Mgr Pontier. Par contre, j'aimerais bien savoir où il est diacre, car j'avais cru comprendre qu'il était dans les Côtes d'Armor et nous devons y aller bientôt. Ce serait ainsi super de pouvoir se rencontrer. Il peut me le dire par mp s'il ne veut pas que ce soit au forum public.
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humanlife



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MessageSujet: Re: Evangile et commentaires du dimanche   6/11/2017, 14:23

je ne sais pas ce que c'est cette manie de vouloir rencontrer les gens d'internet.
les gens se croient encore au 20ème siècle sans doute.
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Violette7
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MessageSujet: Re: Evangile et commentaires du dimanche   6/11/2017, 14:37

humanlife a écrit:
je ne sais pas ce que c'est cette manie de vouloir rencontrer les gens d'internet.
les gens se croient encore au 20ème siècle sans doute.

moi, je préfère voir les gens en face qu'à travers l'écran : chacun ses goûts.

Bon après-midi.
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humanlife



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MessageSujet: Re: Evangile et commentaires du dimanche   6/11/2017, 15:07

bien sûr ça n'a pas de sens mais c'est pas grave.
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Violette7
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MessageSujet: Re: Evangile et commentaires du dimanche   23/12/2017, 21:29

dimanche 24 décembre 2017

4e Dimanche (B) de Temps de l'Avent
Texte de l'Évangile (Lc 1,26-38):

L'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, à une jeune fille, une vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph; et le nom de la jeune fille était Marie. L'ange entra chez elle et dit: «Je te salue, comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi». A cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation.

L'ange lui dit alors: «Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils; tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père; Il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n'aura pas de fin». Marie dit à l'ange: «Comment cela va-t-il se faire, puisque je suis vierge?». L'ange lui répondit: «L'Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre; c'est pourquoi celui qui va naître sera saint, et il sera appelé Fils de Dieu. Et voici qu'Élisabeth, ta cousine, a conçu, elle aussi, un fils dans sa vieillesse et elle en est à son sixième mois, alors qu'on l'appelait: ‘la femme stérile’. Car rien n'est impossible à Dieu». Marie dit alors: «Voici la servante du Seigneur; que tout se passe pour moi selon ta parole». Alors l'ange la quitta.


COMMENTAIRE :

Dieu-parmi-nous !

La sagesse africaine enseigne que « c’est souvent du plus petit village que surgissent les rois les plus vertueux ».

Nazareth, petit village sans importance d’une province assez mal vue des autorités de Jérusalem, est ce lieu où Dieu choisit d’envoyer son ange Gabriel pour annoncer à une jeune fille, une vierge, une des nouvelles les plus extraordinaires qu’une femme ait jamais reçue : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. »

On connaît la suite de l’histoire.

Au-delà du bouleversement que provoque l’annonce de l’ange chez la jeune fille, Marie – puisque c’est d’elle qu’il s’agit – va répondre par des mots qui donnent aux promesses de Dieu de s’accomplir dans la vie des hommes : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. »

La parole portée par l’ange est reçue et acceptée par Marie.

Ce faisant, cette parole instaure une alliance, non pas seulement entre Marie et Dieu, mais entre Dieu et le peuple auquel elle appartient.

Cette alliance n’a d’autre but que d’apporter la vie à l’humanité entière à travers ce « moment » exceptionnel de l’histoire qu’est l’Incarnation.

Grâce au « oui » de Marie, « le Verbe se fait chair et il vient habiter parmi nous » (Jn 1, 14).

Comme Marie, donnons la possibilité à Dieu d’agir dans notre vie et de répandre sur nous sa grâce. Disons notre propre « oui » à Dieu, pour entrer dans la vie que son Fils Jésus nous propose à travers son incarnation.
Père Jean-Paul Sagadou, assomptionniste

http://www.prionseneglise.fr/Dimanche-en-eglise/Dimanche-24-decembre-2017
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MessageSujet: Re: Evangile et commentaires du dimanche   14/1/2018, 11:21

Dimanche 14 janvier 2018

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
Jean le Baptiste se trouvait avec deux de ses disciples.
Posant son regard sur Jésus qui allait et venait, il dit :
« Voici l’Agneau de Dieu. »
Les deux disciples entendirent ce qu’il disait,
et ils suivirent Jésus.
Se retournant, Jésus vit qu’ils le suivaient,
et leur dit :
« Que cherchez-vous ? »
Ils lui répondirent :
« Rabbi – ce qui veut dire : Maître –,
où demeures-tu ? »
Il leur dit :
« Venez, et vous verrez. »
Ils allèrent donc,
ils virent où il demeurait,
et ils restèrent auprès de lui ce jour-là.
C’était vers la dixième heure (environ quatre heures de l’après-midi).

André, le frère de Simon-Pierre, était l’un des deux disciples
qui avaient entendu la parole de Jean et qui avaient suivi Jésus.
Il trouve d’abord Simon, son propre frère, et lui dit :
« Nous avons trouvé le Messie » – ce qui veut dire : Christ.
André amena son frère à Jésus.
Jésus posa son regard sur lui et dit :
« Tu es Simon, fils de Jean ;
tu t’appelleras Kèphas » – ce qui veut dire : Pierre.



COMMENTAIRE

« Me voici ! »

D’une certaine façon, nous avons dit « me voici » devant l’Enfant de la crèche en nous joignant aux bergers et aux rois Mages.

Dans la première lecture, c’est le Seigneur luimême qui nous appelle comme Samuel… Et il nous appelle tous les jours confusément.

Nous appelle-t-il vraiment ? Est-ce un rêve ?

Nous laissons-nous réveiller par son appel ?

Sans doute nous faudra-t-il une année pour mieux comprendre qui est ce Seigneur qui nous appelle.

Quand nous l’aurons vraiment entendu, nous pourrons lui dire à notre tour : « Parle, ton serviteur écoute. »

Ce ne sera plus le temps de la discussion, mais celui de l’écoute.

Les deux disciples, de même, ont entendu « Voici l’Agneau de Dieu », se sont levés à leur tour et l’ont suivi.

Jésus entre en dialogue en les interrogeant « Que cherchez-vous ? »

Nous pourrions, sans doute, répondre « Où demeures-tu ? » ou « Qui es-tu vraiment ? » et le suivre à notre tour pour voir ce qu’il voit et savoir où il demeure.

Cette rencontre intime avec Jésus provoque la réaction des autres disciples, André et Simon, qui vont le suivre à leur tour. Enchaînement des circonstances ?

Plutôt un effet domino chez ceux qui vivent intimement d’une présence qui les réconforte et leur donne espoir pour la route de la vie.

Nous parcourrons cette route avec notre corps, si fort et si fragile à la fois.

Il est le temple de l’Esprit Saint.

Nous le portons en nous.

Qu’avec notre corps et notre coeur, nous puissions suivre Jésus, celui qui a donné sa vie pour que nous ayons la vie en plénitude, et pour que notre joie soit complète.

Père Tommy Scholtes, jésuite, Prions en Église Belgique

http://www.prionseneglise.fr/Dimanche-en-eglise/Dimanche-14-janvier-2018
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MessageSujet: Re: Evangile et commentaires du dimanche   21/1/2018, 10:01

Dimanche 21 janvier 2018


'Évangile (Mc 1,14-20):
Après l’arrestation de Jean Baptiste, Jésus partit pour la Galilée proclamer la Bonne Nouvelle de Dieu; il disait: «Les temps sont accomplis: le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle». Passant au bord du lac de Galilée, il vit Simon et son frère André en train de jeter leurs filets: c'étaient des pêcheurs. Jésus leur dit: «Venez derrière moi. Je ferai de vous des pêcheurs d'hommes». Aussitôt, laissant là leurs filets, ils le suivirent. Un peu plus loin, Jésus vit Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean, qui étaient aussi dans leur barque et préparaient leurs filets. Jésus les appela aussitôt. Alors, laissant dans la barque leur père avec ses ouvriers, ils partirent derrière lui.

COMMENTAIRE


Le royaume de Dieu est à portée de main

L’audace des premiers disciples est impressionnante : « Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent. »

Ce jour-là, Simon et son frère André prennent tous les risques.

Mais Jésus se tient là, devant eux, et il les appelle. Il faut le suivre à tout prix.

Les futurs compagnons de Jésus n’ont plus une minute à perdre car les temps sont accomplis.

Pour eux, le royaume de Dieu est désormais à portée de main.

Les habitants de Ninive apprennent du prophète Jonas qu’ils n’ont plus que quarante jours pour se convertir.

L’apôtre Paul explique aussi aux Corinthiens que leur temps est limité.

De notre côté, nous n’avons pas cette chance, car nous ne savons ni le jour ni l’heure.

Mais peu importe, finalement, car le Seigneur est bien présent à nos côtés et nous offre encore ce temps pour le suivre.

La vraie mesure de nos jours sera sa venue dans nos coeurs.

Nous répondons à son appel à chaque fois que son règne grandit en nous et autour de nous.

En ce début d’année, la liturgie nous invite à ne pas nous endormir. Jésus est le Royaume en personne.

Il s’agit d’ajuster nos vies à l’extraordinaire venue de Dieu en ce monde. Son salut fait irruption dans l’histoire de l’homme.

Le Christ est désormais notre seul avenir. Et nous n’en voulons pas d’autre car sa parole d’amour illumine déjà notre vie.

L’appel du Christ donne sens à nos désirs et un avenir à tout ce que nous vivons au quotidien. Le temps de nos montres devient celui que Dieu choisit pour rassembler son peuple.

Jésus attire à lui les coeurs confiants et disponibles. L’urgence est que chacun ose la rencontre personnelle du Christ.


Père Vincent Leclercq, assomptionniste

http://www.prionseneglise.fr/Dimanche-en-eglise/Dimanche-21-janvier-2018
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MessageSujet: Re: Evangile et commentaires du dimanche   28/1/2018, 04:41

Dimanche 28 janvier 2018

Évangile (Mc 1,21-28): Jésus, accompagné de ses disciples, arrive à Capharnaüm. Aussitôt, le jour du sabbat, il se rendit à la synagogue, et là, il enseignait. On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes. Or, il y avait dans leur synagogue un homme tourmenté par un esprit mauvais, qui se mit à crier: «Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth? Es-tu venu pour nous perdre? Je sais fort bien qui tu es: le Saint, le Saint de Dieu». Jésus l'interpella vivement: «Silence ! Sors de cet homme». L'esprit mauvais le secoua avec violence et sortit de lui en poussant un grand cri. Saisis de frayeur, tous s'interrogeaient: «Qu'est-ce que cela veut dire? Voilà un enseignement nouveau, proclamé avec autorité! Il commande même aux esprits mauvais, et ils lui obéissent». Dès lors, sa renommée se répandit dans toute la région de la Galilée.


COMMENTAIRE

Qui est Jésus ?


L’évangile de ce dimanche se trouve au début de l’oeuvre de Marc où, d’emblée, l’évangéliste plonge son lecteur dans le ministère de Jésus.


Aussitôt après l’appel de ses quatre premiers disciples, Jésus se rend à Capharnaüm et enseigne dans une synagogue, le jour de sabbat.


Une interrogation essentielle habite l’auteur de cet évangile : qui donc est cet homme, Jésus ? Un homme qui fait ce qu’il dit. Quoi ? Nous l’ignorons.


Mais ses auditeurs en sont frappés.


Soudain, il se produit un incident avec un malade, un homme possédé et Jésus réalise son premier exorcisme.


Devant toute l’assistance, il ordonne à l’esprit impur de s’en aller et l’esprit lui obéit.
Un homme qui enseigne avec autorité.


L’enseignement de Jésus est comparé à celui des scribes. Ils sont les plus qualifiés pour enseigner et ils représentent l’autorité en matière de foi. Pourtant… ce ne sont pas eux mais Jésus, cet homme sans aucun statut ni reconnaissance officielle, qui fait preuve d’autorité,pleinement fidèle à l’Écriture.


Un homme qui se laisse connaître.


Dans le récit de saint Marc, l’esprit impur est le seul à connaître Jésus (Mc 1, 24).
Astucieusement, l’auteur renvoie au lecteur que nous sommes : « Ils furent tous frappés de stupeur et se demandaient entre eux : “Qu’est-ce que cela veut dire ?” » (Mc 1, 27).


C’est certainement la question qui a guidé la vie de saint Thomas d’Aquin, dont l’Église fait mémoire aujourd’hui.


Ce grand frère prêcheur témoigne pour nous que Dieu se donne à tous ceux et celles qui le cherchent et qu’il nous crée capables de le trouver.



Karem Bustica, rédactrice en chef de Prions en Église
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MessageSujet: Re: Evangile et commentaires du dimanche   3/2/2018, 21:43

Dimanche 4 février 2018

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 1,29-39.


En ce temps-là, aussitôt sortis de la synagogue de Capharnaüm, Jésus et ses disciples allèrent, avec Jacques et Jean, dans la maison de Simon et d’André.


Or, la belle-mère de Simon était au lit, elle avait de la fièvre. Aussitôt, on parla à Jésus de la malade.



Jésus s’approcha, la saisit par la main et la fit lever. La fièvre la quitta, et elle les servait.



Le soir venu, après le coucher du soleil, on lui amenait tous ceux qui étaient atteints d’un mal ou possédés par des démons.



La ville entière se pressait à la porte.



Il guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies, et il expulsa beaucoup de démons ; il empêchait les démons de parler, parce qu’ils savaient, eux, qui il était.



Le lendemain, Jésus se leva, bien avant l’aube. Il sortit et se rendit dans un endroit désert, et là il priait.



Simon et ceux qui étaient avec lui partirent à sa recherche.



Ils le trouvent et lui disent : « Tout le monde te cherche. »



Jésus leur dit : « Allons ailleurs, dans les villages voisins, afin que là aussi je proclame l’Évangile ; car c’est pour cela que je suis sorti. »



Et il parcourut toute la Galilée, proclamant l’Évangile dans leurs synagogues, et expulsant les démons.






COMMENTAIRE

Guérisseur et Sauveur


Guérison et salut se conjuguent dans les récits que nous lisons en ce début d’année, avec l’ordinaire du temps liturgique.


La concision du récit donné par Marc nous fait redécouvrir à quel point « tout est lié » en Jésus dans la lutte contre le mal.


Jésus guérit et libère.


Mais s’il est guérisseur et exorciste, Jésus est avant tout sauveur.


Il est celui qui apporte le salut en lui donnant la consistance de l’amour inconditionnel.
En cela réside la bonne nouvelle pour tous : l’offre de salut englobe et déborde la guérison de quelques-uns.


Tout cela est bien difficile à comprendre, tant pour les foules qui se pressent à la porte de Jésus et en espèrent un miracle (tous ne seront pas guéris) que pour nous, aujourd’hui, citoyens d’un monde désenchanté qui plaçons notre quête éperdue de santé dans les progrès de la science biomédicale.


Si les foules d’aujourd’hui n’attendent plus rien de Dieu, qu’en est-il de nous, chrétiens ?


Nous avons probablement en commun avec les foules d’hier de ne pas oser tout attendre de Dieu, de ne pas placer nos demandes à la hauteur de ce qu’il est, d’être en deçà de l’offre, de ne pas croire que ce qu’il annonce dépassera nos attentes, où plutôt comblera les attentes que nous ne savons pas formuler.


On peut être dérouté, plus encore aujourd’hui qu’hier, à l’écoute des sirènes du progrès. Dérouté au point de confondre maîtrise et liberté et d’être aveugles et sourds à la proclamation du Royaume.


Jésus nous apprend que Dieu ne répond à nos quêtes qu’en les précédant dans le don de lui-même.


Tous les actes de Jésus, thaumaturge et exorciste, sont des signes du Royaume qu’il fait advenir en aimant l’humanité jusqu’à donner sa vie pour elle, en partageant sa souffrance.


Le guérisseur s’est fait souffrant pour prendre soin de tous.



Marie-Dominique Trébuchet,
directrice de l’IER (Institut catholique de Paris)


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MessageSujet: Re: Evangile et commentaires du dimanche   18/2/2018, 10:30

dimanche 18 février 2018

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 1,12-15.
Jésus venait d’être baptisé. Aussitôt l’Esprit pousse Jésus au désert
et, dans le désert, il resta quarante jours, tenté par Satan. Il vivait parmi les bêtes sauvages, et les anges le servaient.
Après l’arrestation de Jean, Jésus partit pour la Galilée proclamer l’Évangile de Dieu ;
il disait : « Les temps sont accomplis : le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à l’Évangile. »





COMMENTAIRE


Un Carême sous le signe du combat


L’évangile selon saint Marc lu en ce premier dimanche de Carême évoque brièvement le combat de Jésus au désert.

Pendant quarante jours, Jésus est tenté par Satan.

Il en sort vainqueur.

Cette victoire dit la perspective et le sens des quarante jours de Carême, qui constituent un temps de combat spirituel contre « l’esprit du mal ».

La lutte mène à la vie ; l’horizon, c’est Pâques.

Faut-il en conclure que la bataille est gagnée d’avance ?

Il nous revient de mener le combat de la vie, jour après jour, dans chacune de nos décisions.

Et pour cela, il existe des armes.


La première arme est l’Esprit Saint.


Le chrétien est un battant et il peut compter sur l’Esprit Saint, tout comme Jésus.


D’ailleurs, c’est avec l’Esprit que Jésus l’emporte sur Satan.

La deuxième est la prière.

Elle constitue le bouclier du chrétien : appeler la présence de l’Esprit dans sa vie, se recommander à son action, lui obéir.

L’arme suivante, c’est la fréquentation des Écritures : les lire et les méditer, les étudier, se laisser façonner par la Parole. Car Jésus se révèle aussi dans les Écritures.

La quatrième arme du chrétien est double : c’est le jeûne et le partage.

Autrement dit, le choix d’une vie simple en vue de se désencombrer et de faire grandir l’attention vers les plus pauvres.

Parce que Jésus a quitté sa condition divine pour montrer à l’humanité l’amour de son Père.

Voilà déjà quatre armes, parmi bien d’autres, à notre portée pour combattre résolument l’ennemi, mettre nos pas dans ceux de Jésus et en sortir victorieux avec lui.

Le Carême est une marche vers la Résurrection.

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MessageSujet: Re: Evangile et commentaires du dimanche   8/4/2018, 10:09


Dimanche de la Divine Miséricorde
 
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (Jn 20, 19-31)

C’était après la mort de Jésus. Le soir venu, en ce premier jour de la semaine, alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient verrouillées par crainte des Juifs, Jésus vint, et il était là au milieu d’eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! » Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur. Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. » Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux et il leur dit : « Recevez l’Esprit Saint. À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus. »
Or, l’un des Douze, Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), n’était pas avec eux quand Jésus était venu. Les autres disciples lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais il leur déclara : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! »
Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d’eux. Il dit : « La paix soit avec vous ! » Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d’être incrédule, sois croyant. » Alors Thomas lui dit : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » Jésus lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »
Il y a encore beaucoup d’autres signes que Jésus a faits en présence des disciples et qui ne sont pas écrits dans ce livre. Mais ceux-là ont été écrits pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et pour qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom.
 
 
Méditation du pape Benoît XVI

Dans la première lecture de ce dimanche, nous est raconté que, à l'aube de l’Église naissante, les personnes portaient les malades sur les places, afin que, lorsque Pierre passait, son ombre les couvrît : on attribuait à cette ombre une force de guérison. En effet, cette ombre provenait de la lumière du Christ et comportait donc quelque chose du pouvoir de la bonté divine. L'ombre de Pierre, à travers la communauté de l’Église catholique, a recouvert ma vie depuis le début, et j'ai appris que c'est une ombre bonne - une ombre qui guérit, car, justement, elle provient en définitive du Christ lui-même. Pierre était un homme avec toutes les faiblesses d'un être humain, mais surtout, c'était un homme plein de foi passionnée dans le Christ, plein d'amour pour Lui. A travers sa foi et son amour, la force de guérison du Christ, sa force d'unification, est arrivée aux hommes, bien que mêlée à toute la faiblesse de Pierre. Cherchons aujourd'hui également l'ombre de Pierre, pour demeurer dans la lumière du Christ !
 
Dans le passage évangélique d'aujourd'hui, nous avons écouté le récit de la rencontre de l'apôtre Thomas avec le Seigneur ressuscité : il est accordé à l'apôtre de toucher ses blessures et ainsi, il le reconnaît - il le reconnaît, au-delà de l'identité humaine de Jésus de Nazareth, dans son identité véritable et plus profonde : "Mon Seigneur et mon Dieu !" (Jn 20, 28). Le Seigneur a apporté avec lui ses blessures dans l'éternité. C'est un Dieu blessé ; il s'est laissé blesser par l'amour pour nous. Les blessures sont pour nous le signe qu'Il nous comprend et qu'il se laisse blesser par l'amour pour nous. Comme nous pouvons nous aussi toucher ses blessures dans l'histoire de notre temps ! En effet, il se laisse toujours blesser à nouveau pour nous. Quelle certitude de sa miséricorde et quel réconfort celles-ci signifient pour nous ! Et quelle certitude nous donnent-elles sur ce qu'Il est : "Mon Seigneur et mon Dieu !". Et combien elles constituent pour nous un devoir de nous laisser blesser à notre tour pour Lui !
 
Les miséricordes de Dieu nous accompagnent jour après jour. Il suffit que nous ayons le cœur vigilant pour pouvoir les percevoir. Nous sommes trop enclins à ressentir uniquement la difficulté quotidienne qui nous a été imposée en tant que fils d'Adam. Si toutefois, nous ouvrons notre cœur, alors, nous pouvons, même plongés en elle, constater sans cesse également combien Dieu est bon avec nous ; combien Il pense à nous précisément dans les petites choses, nous aidant ainsi à atteindre les grandes.
 
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MessageSujet: Re: Evangile et commentaires du dimanche   22/4/2018, 12:05

22 avril

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (Jn 10, 11-18)

En ce temps-là, Jésus déclara : « Moi, je suis le bon pasteur, le vrai berger, qui donne sa vie pour ses brebis. Le berger mercenaire n'est pas le pasteur, les brebis ne sont pas à lui : s'il voit venir le loup, il abandonne les brebis et s'enfuit ; le loup s'en empare et les disperse. Ce berger n'est qu'un mercenaire, et les brebis ne comptent pas vraiment pour lui. Moi, je suis le bon pasteur ; je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent, comme le Père me connaît, et que je connais le Père ; et je donne ma vie pour mes brebis. J'ai encore d'autres brebis, qui ne sont pas de cet enclos : celles-là aussi, il faut que je les conduise. Elles écouteront ma voix : il y aura un seul troupeau et un seul pasteur. Voici pourquoi le Père m'aime : parce que je donne ma vie, pour la recevoir de nouveau. Nul ne peut me l'enlever : je la donne de moi-même. J'ai le pouvoir de la donner, j'ai aussi le pouvoir de la recevoir de nouveau : voilà le commandement que j'ai reçu de mon Père. »

Méditation du père Raniero Cantalamessa

Le quatrième dimanche du temps pascal est appelé « le dimanche du bon Pasteur ». Pour comprendre l'importance que revêt le thème du pasteur dans la Bible, il faut revenir à l'histoire. Les Bédouins du désert nous donnent aujourd'hui une idée de ce que fut, à une époque, la vie des tribus d'Israël. Dans cette société, le rapport entre pasteur et troupeau n'est pas seulement de nature économique, basé sur l'intérêt. Une relation presque personnelle se développe entre le pasteur et le troupeau. Des journées entières passées ensemble dans des lieux solitaires à s'observer, sans autre présence. Le pasteur finit par tout savoir de chaque brebis ; la brebis reconnaît et distingue parmi toutes les voix, celle du pasteur qui parle souvent avec ses brebis.
Cela explique pourquoi Dieu s'est servi de ce symbole pour exprimer sa relation avec l'humanité. L'un des plus beaux psaumes du psautier décrit l'assurance que donne au croyant le fait d'avoir Dieu comme pasteur : « Le Seigneur est mon berger : je ne manque de rien… ».
 
Par la suite, le titre de pasteur est donné, par extension, également à ceux qui remplacent Dieu sur terre : les rois, les prêtres, les chefs en général. Mais dans ce cas, le symbole se divise : il n'évoque plus seulement une image de protection, de sécurité, mais aussi d'exploitation et d'oppression. Aux côtés de l'image du bon pasteur apparaît celle du mauvais pasteur, du mercenaire. Dans Ézéchiel on trouve un terrible réquisitoire contre les mauvais pasteurs qui ne paissent qu'eux-mêmes, d'où la promesse de Dieu de prendre lui-même soin de son troupeau (cf. Ézéchiel 34, 1 sq).
 
Dans l'Évangile Jésus reprend ce schéma du bon et du mauvais pasteur, mais avec une nouveauté : « Je suis le bon pasteur ! », dit-il. La promesse de Dieu est devenue réalité, en dépassant toute attente. Le Christ fait une chose qu'aucun pasteur, aussi bon soit-il, ne serait disposé à faire : « Je donne ma vie pour mes brebis ».
 
L'homme d'aujourd'hui rejette avec dédain le rôle de brebis et l'idée du troupeau, sans se rendre compte qu'il s'y trouve en plein milieu. L'un des phénomènes les plus évidents de notre société est la massification. Nous nous laissons entraîner passivement par toute sorte de manipulation et de persuasion occulte. D'autres créent des modèles de bien-être et de comportement, des idéaux et des objectifs de progrès, et nous les suivons ; nous les suivons, avec la peur d'être dépassés, conditionnés et hypnotisés par la publicité. Nous mangeons ce qu'ils nous disent, nous nous habillons comme ils nous l'enseignent, parlons comme nous entendons parler, avec des slogans. Le critère par lequel se laisse guider la majorité dans ses choix est celui du « così fan tutti » (tout le monde fait comme ça) de mémoire de Mozart.
 
Regardez comment vit la foule dans une grande ville moderne : c'est la triste image d'un troupeau qui sort ensemble, s'agite et se presse, à heures fixes, dans les wagons des trams et du métro puis, le soir rentre ensemble au bercail, vide de soi et de liberté. Nous sourions amusés en regardant se dérouler un film au rythme accéléré avec les personnes qui avancent par à-coups, rapidement, comme des marionnettes, mais c'est l'image que nous aurions de nous-mêmes si nous nous regardions de manière un peu moins superficielle.
 
Le bon Pasteur, qui est le Christ, nous propose de faire avec lui une expérience de libération. Appartenir à son troupeau ne signifie pas tomber dans la massification, mais en être préservé. « Où est l'Esprit du Seigneur, là est la liberté » (2 Co 3, 17), dit saint Paul. Cela signifie que là apparaît la personne avec sa richesse unique et son vrai destin. Là apparaît le fils de Dieu encore caché, dont parle la deuxième lecture de ce dimanche : « Bien-aimés, dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu, mais ce que nous serons ne paraît pas encore clairement » (1Jn 3, 2).
 
 
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MessageSujet: Re: Evangile et commentaires du dimanche   30/6/2018, 14:57

dimanche 1er juillet 2018

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc (Mc 5, 21-43)

En ce temps-là, Jésus regagna en barque l’autre rive, et une grande foule s’assembla autour de lui. Il était au bord de la mer. Arrive un des chefs de synagogue, nommé Jaïre. Voyant Jésus, il tombe à ses pieds et le supplie instamment : « Ma fille, encore si jeune, est à la dernière extrémité. Viens lui imposer les mains pour qu’elle soit sauvée et qu’elle vive. » Jésus partit avec lui, et la foule qui le suivait était si nombreuse qu’elle l’écrasait.
 
Or, une femme, qui avait des pertes de sang depuis douze ans… – elle avait beaucoup souffert du traitement de nombreux médecins, et elle avait dépensé tous ses biens sans avoir la moindre amélioration ; au contraire, son état avait plutôt empiré – … cette femme donc, ayant appris ce qu’on disait de Jésus, vint par-derrière dans la foule et toucha son vêtement. Elle se disait en effet : « Si je parviens à toucher seulement son vêtement, je serai sauvée. » À l’instant, l’hémorragie s’arrêta, et elle ressentit dans son corps qu’elle était guérie de son mal. Aussitôt Jésus se rendit compte qu’une force était sortie de lui. Il se retourna dans la foule, et il demandait : « Qui a touché mes vêtements ? » Ses disciples lui répondirent : « Tu vois bien la foule qui t’écrase, et tu demandes : “Qui m’a touché ?” » Mais lui regardait tout autour pour voir celle qui avait fait cela. Alors la femme, saisie de crainte et toute tremblante, sachant ce qui lui était arrivé, vint se jeter à ses pieds et lui dit toute la vérité. Jésus lui dit alors : « Ma fille, ta foi t’a sauvée. Va en paix et sois guérie de ton mal. »
 

Comme il parlait encore, des gens arrivent de la maison de Jaïre, le chef de synagogue, pour dire à celui-ci : « Ta fille vient de mourir. À quoi bon déranger encore le Maître ? » Jésus, surprenant ces mots, dit au chef de synagogue : « Ne crains pas, crois seulement. » Il ne laissa personne l’accompagner, sauf Pierre, Jacques, et Jean, le frère de Jacques. Ils arrivent à la maison du chef de synagogue. Jésus voit l’agitation, et des gens qui pleurent et poussent de grands cris. Il entre et leur dit : « Pourquoi cette agitation et ces pleurs ? L’enfant n’est pas morte : elle dort. » Mais on se moquait de lui. Alors il met tout le monde dehors, prend avec lui le père et la mère de l’enfant, et ceux qui étaient avec lui ; puis il pénètre là où reposait l’enfant. Il saisit la main de l’enfant, et lui dit : « Talitha koum », ce qui signifie : « Jeune fille, je te le dis, lève-toi ! » Aussitôt la jeune fille se leva et se mit à marcher – elle avait en effet douze ans. Ils furent frappés d’une grande stupeur. Et Jésus leur ordonna fermement de ne le faire savoir à personne ; puis il leur dit de la faire manger.






COMMENTAIRE  (http://www.prionseneglise.fr/Dimanche-en-eglise/Dimanche-1er-juillet-2018)

Heureux les coeurs purs…

Que s’est-il passé dans la tête de Pierre, Jacques et Jean lors de l’épisode rapporté dans l’évangile d’aujourd’hui ?


 Qu’est-ce que cette « grande stupeur » dont parle saint Marc ?


 Certes, une prise de conscience : Jésus est puissant. La maladie d’une femme exclue socialement et la mort d’une fille de douze ans sont mises en échec par ce Maître adulé des foules. 


Il guérit des malades, chasse des démons, pardonne les péchés et rend la vie aux morts. 


Mais, plus encore, la stupeur des disciples réveille chez nous, lecteurs, un goût d’expérience de foi. 


Non seulement avec leur tête mais avec leur coeur, ces trois proches de Jésus réalisent que celui-ci est la vie. 


Comment en serait-il autrement ? 


Nous le savons, cette révélation aussi fulgurante qu’éphémère n’a pas donné aux disciples la pleine clairvoyance sur le mystère et la mission du Christ. 


Pas plus qu’elle ne leur a épargné ni peurs, ni doutes, ni reniements. 


Mais cet instant compte dans l’interrogation essentielle de ces hommes qui ont tout quitté pour suivre Jésus :


 « Qui est-il ? » 


L’Évangile nous apprend que seul un coeur pur peut voir Dieu. 


C’est le coeur de la femme persuadée d’être sauvée par le simple fait de toucher le vêtement de Jésus. 


C’est le coeur de Jaïre meurtri par le décès de sa fille et dont Jésus est le dernier recours. 


Car Jésus est Dieu et ils l’ont reconnu. La femme guérie et le père comblé ouvrent les yeux des témoins de la scène. 


Leur pureté est aussi contagieuse que leur bonheur. 


Pierre, Jacques et Jean découvrent ainsi leur propre coeur pur. Frappés de grande stupeur, ils voient Dieu.


Karem Bustica, rédactrice en chef de Prions en Église


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MessageSujet: Re: Evangile et commentaires du dimanche   7/7/2018, 22:33

dimanche 8 juillet 2018


Évangile de Jésus Christ selon saint Marc


« Un prophète n’est méprisé que dans son pays » (Mc 6, 1-6)

    En ce temps-là,
    Jésus se rendit dans son lieu d’origine, 
et ses disciples le suivirent. 
    Le jour du sabbat, 
il se mit à enseigner dans la synagogue. 
De nombreux auditeurs, frappés d’étonnement, disaient : 
« D’où cela lui vient-il ? 
Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée, 
et ces grands miracles qui se réalisent par ses mains ? 
    N’est-il pas le charpentier, le fils de Marie, 
et le frère de Jacques, de José, de Jude et de Simon ? 
Ses sœurs ne sont-elles pas ici chez nous ? » 
Et ils étaient profondément choqués à son sujet. 
    Jésus leur disait : 
« Un prophète n’est méprisé que dans son pays, 
sa parenté et sa maison. » 
    Et là il ne pouvait accomplir aucun miracle ; 
il guérit seulement quelques malades 
en leur imposant les mains. 
    Et il s’étonna de leur manque de foi. 
Alors, Jésus parcourait les villages d’alentour en enseignant.



COMMENTAIRE


Au-delà du saisissable


Pour recevoir une parole venant de Dieu, il faut savoir se laisser surprendre. 


Le mystère de Dieu – comme celui de chaque personne – dépasse toujours ce que nous avons déjà pu percevoir. 


Les habitants de Nazareth n’ont pas cette capacité vis-à-vis de Jésus. Ils sont frappés d’étonnement à son endroit, mais pas d’une manière qui leur permet de recevoir ce qu’il leur apporte.


 Ils ont enfermé Jésus dans ce qu’ils croyaient connaître de lui. 


Au début de l’évangile de Marc, un autre homme était enfermé dans une connaissance de Jésus — « Je sais qui tu es : tu es le Saint de Dieu » —, dont le Seigneur a révélé qu’elle venait d’un esprit impur.


 Pour que nous puissions progresser dans la connaissance de Jésus Christ, il nous faut renoncer à ce que nous avons déjà compris de lui si cette compréhension empêche le Seigneur de se révéler davantage et de pouvoir agir dans nos vies. 


Il en va de même avec notre prochain. Si nous « savons » qui il est, nous risquons de l’empêcher de se révéler davantage, voire de nous parler de la part de Dieu. 


Car le Seigneur nous parle de multiples manières : dans les Écritures saintes, en Jésus le Verbe fait chair, par ses prophètes, par son Église…. mais aussi par toute personne qui nous dit le vrai et le bien. 


Si j’enferme mon interlocuteur en pensant avoir tout compris de lui, je ne peux plus l’écouter en vérité. 


Mais si mon prochain, me disant le vrai et le bien, devient prophète, il est mieux que je l’écoute !




Père Emmanuel Schwab, curé de la paroisse Saint-Léon à Paris (XVe)



http://www.prionseneglise.fr/Dimanche-en-eglise/Dimanche-8-juillet-2018
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MessageSujet: Re: Evangile et commentaires du dimanche   14/7/2018, 22:13

dimanche 15 juillet 2018



15e Semaine: Dimanche (B)

Texte de l'Évangile (Mc 6,7-13): Jésus appelle les Douze, et pour la première fois il les envoie deux par deux. Il leur donnait pouvoir sur les esprits mauvais, et il leur prescrivit de ne rien emporter pour la route, si ce n'est un bâton; de n'avoir ni pain, ni sac, ni pièces de monnaie dans leur ceinture. «Mettez des sandales, ne prenez pas de tunique de rechange». Il leur disait encore: «Quand vous avez trouvé l'hospitalité dans une maison, restez-y jusqu'à votre départ. Si, dans une localité, on refuse de vous accueillir et de vous écouter, partez en secouant la poussière de vos pieds: ce sera pour eux un témoignage». Ils partirent, et proclamèrent qu'il fallait se convertir. Ils chassaient beaucoup de démons, faisaient des onctions d'huile à de nombreux malades, et les guérissaient. 

COMMENTAIRE

Strict minimum pour mission maximale


Quelle belle page de l’Évangile ! Jésus appelle ses disciples et les envoie. Les consignes sont claires : point besoin de s’encombrer pour prendre la route : ni pain, ni argent, ni besace. Les disciples ne sont pas simplement invités à n’emporter

que le strict minimum, ils sont priés de n’emporter que le seul nécessaire à savoir le bâton et les sandales qui leur permettront d’avancer, de faire du chemin et de remplir leur mission.



 Être appelé et être envoyé, voilà le dénominateur commun de toute mission d’Église. Personne ne peut s’arroger à lui seul une mission. 


Tout commence par la mission reçue et partagée. Les disciples sont appelés et envoyés. Deux par deux ! Tout commence par cette impérieuse nécessité d’être deux, de ne pas être seul, d’être avec un autre. Deux, c’est un début de communauté. Il faut être Église, communauté, pour annoncer la Bonne Nouvelle et transmettre tout le souffle qu’elle porte en elle. Dès lors que nous ne sommes pas seuls, la route se fait plus facile, plus audacieuse et surtout plus lumineuse lorsque qu’elle flirte avec les ténèbres.

 Être deux, c’est pouvoir compter en toutes circonstances sur un frère, sur une soeur, sur l’amitié d’un autre, et ce jusque dans la correction fraternelle. « Quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d’eux » (Mt 18, 20).


 Pour annoncer la Bonne Nouvelle, nul besoin de bagages. Il faut des hommes et des femmes, des témoins entièrement disponibles à l’amour de Dieu et à même de croire que le seul bagage utile qui soit, c’est l’amour dont Dieu nous aime. Il n’y a pas d’autre chemin pour le témoin que celui de l’abandon à celui qui donne tout. 


Tout est grâce.




Benoît Gschwind, assomptionniste




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