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 Evangile et commentaires du dimanche

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MessageSujet: Evangile et commentaires du dimanche   Dim 19 Fév 2017, 11:13

dimanche 19 février 2017

Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu (5, 38‑48)

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Vous avez appris qu’il a été dit : Œil pour œil, et dent pour dent. Eh bien ! moi, je vous dis de ne pas riposter au méchant ; mais si quelqu’un te gifle sur la joue droite, tends-lui encore l’autre. Et si quelqu’un veut te poursuivre en justice et prendre ta tunique, laisse-lui encore ton manteau. Et si quelqu’un te réquisitionne pour faire mille pas, fais-en deux mille avec lui. À qui te demande, donne ; à qui veut t’emprunter, ne tourne pas le dos !
Vous avez appris qu’il a été dit : Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi. Eh bien ! moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent, afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est aux cieux ; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, il fait tomber la pluie sur les justes et sur les injustes. En effet, si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous ? Les publicains eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d’extraordinaire ? Les païens eux-mêmes n’en font-ils pas autant ?
Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait. »


Grâce aux dons  de l’Esprit

« Vous avez appris […] moi, je vous dis… » Dans cette phrase, il faut différencier entre deux usages du pronom « vous ». Le premier désigne l’assemblée prise comme un tout, le deuxième s’adresse à chacun des individus, à qui il est demandé un geste singulier, comme l’indique l’utilisation du « tu » dans la suite du texte. Pour Matthieu, l’accomplissement en Jésus Christ des lois données au peuple de Dieu exige ce choix libre et individuel, qui inscrit le baptême commun dans la singularité de l’histoire de chacun.Cet appel à un amour qui transgresse toutes les frontières peut paraître hors de portée de nos existences limitées. Notre vie baptismale est heureusement précédée et nourrie par le don de l’Esprit Saint, ravivé dans le rassemblement dominical. C’est sur toute l’Église que repose la plénitude de ses dons. Et c’est à toute l’Église que s’adresse l’appel à la perfection. Loin de nous écarter de l’assemblée dominicale, cette interpellation nous aide à regarder avec bienveillance les « imparfaits » qui nous entourent ce dimanche. Ils et elles sont là, à entendre la même Parole et à s’interroger sur le chemin qui s’ouvre devant eux.

Les lectures de ce dimanche ne prennent vraiment sens qu’au cœur de l’assemblée, de même que les disciples sont rassemblés autour de Jésus sur la montagne. La vie chrétienne n’est pas une lutte solitaire pour réussir là où d’autres échouent, mais la participation consciente à cette marche du peuple de Dieu. Notre présence contribue à la marche des autres ; leur présence nous soutient dans l’intimité de notre vie.

                                                                                                                  Père    Luc Forestier, oratorien, directeur de l’IER (Institut catholique de Paris)

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Dernière édition par Espérance le Dim 26 Fév 2017, 20:04, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Evangile et commentaires du dimanche   Dim 26 Fév 2017, 09:58

dimanche 26 février 2017

Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu (6, 24‑34)

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Nul ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’Argent.

C’est pourquoi je vous dis : Ne vous souciez pas, pour votre vie, de ce que vous mangerez, ni, pour votre corps, de quoi vous le vêtirez. La vie ne vaut-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que les vêtements ? Regardez les oiseaux du ciel : ils ne font ni semailles ni moisson, ils n’amassent pas dans des greniers, et votre Père céleste les nourrit. Vous-mêmes, ne valez-vous pas beaucoup plus qu’eux ? Qui d’entre vous, en se faisant du souci, peut ajouter une coudée à la longueur de sa vie ? Et au sujet des vêtements, pourquoi se faire tant de souci ? Observez comment poussent les lis des champs : ils ne travaillent pas, ils ne filent pas. Or je vous dis que Salomon lui-même, dans toute sa gloire, n’était pas habillé comme l’un d’entre eux. Si Dieu donne un tel vêtement à l’herbe des champs, qui est là aujourd’hui, et qui demain sera jetée au feu, ne fera-t‑il pas bien davantage pour vous, hommes de peu de foi ? Ne vous faites donc pas tant de souci ; ne dites pas : “Qu’allons-nous manger ?” ou bien : “Qu’allons-nous boire ?” ou encore : “Avec quoi nous habiller ?” Tout cela, les païens le recherchent. Mais votre Père céleste sait que vous en avez besoin. Cherchez d’abord le royaume de Dieu et sa justice, et tout cela vous sera donné par surcroît. Ne vous faites pas de souci pour demain : demain aura souci de lui-même ; à chaque jour suffit sa peine. »
 
 
 
Son Royaume,  c’est nous

N’ayons pas peur, car le Seigneur est avec nous. « Nous pouvons tomber, mais à la fin, nous tombons entre les mains de Dieu et les mains de Dieu sont de bonnes mains », confiait Benoît XVI à de grands malades. Notre seule garantie devant la mort sera le Seigneur. Une telle confiance doit aussi nous habiter au quotidien. Tous les jours, des soucis s’accumulent et nos peurs peuvent se multiplier. Nous n’avons pas seulement peur de la mort, mais aussi de la misère, de la maladie, de perdre un travail ou l’estime d’un collègue, l’affection d’un enfant, l’amour d’un conjoint ou la confiance d’un ami… Incertains d’être aimés, nous cherchons à nous rassurer par nos propres moyens. L’argent, le travail, notre statut social ou le regard de l’autre deviennent alors autant de maîtres. Mais c’est oublier l’amour de Dieu et sa fidélité.

Pour vérifier notre réponse au ­Seigneur, examinons nos priorités. Un attachement excessif aux richesses de ce monde, courir d’activités en activités peut être le signe que notre confiance en lui a encore besoin de grandir. Chercher d’abord son Royaume et sa justice, c’est rendre à Dieu son dû en acceptant qu’il règne sans partage dans nos vies. Dieu veut demeurer en chacun pour que nous trouvions en lui nos raisons de vivre. Son Royaume, c’est nous. Ne laissons pas l’argent nous gouverner, le travail nous étourdir ou les misères de l’âge nous inquiéter outre mesure. Qu’il fasse en nous sa demeure et nous nous reposerons sur lui. Il prendra soin de chacun. Dieu est une valeur sûre nous dit saint Paul. Il ne peut nous décevoir.
                                                                                                                                      ,
Père Vincent Leclercq, Assomptionniste
 
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MessageSujet: Re: Evangile et commentaires du dimanche   Dim 26 Fév 2017, 20:03

Le Pape invite à s’en remettre à Dieu avec confiance

2017-02-26 Radio Vatican

«Nul ne peut servir deux maîtres (…) Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’Argent». Ce dimanche 26 février 2017, le Pape appelle les catholiques à faire un «choix clair», que l'Évangile de ce jour indique avec précision (saint Matthieu 6, 24-34). Il les invite à une attitude évangélique qui consiste à «chercher d’abord le Royaume de Dieu ».

L’abandon et la confiance

Sous un grand soleil, le Pape s’adresse depuis une des fenêtres de l’appartement apostolique à la foule des fidèles rassemblée sous ses yeux place Saint-Pierre. En ce huitième dimanche de temps ordinaire, François souligne que ce passage de l’Évangile de Matthieu est un fort rappel à s’en remettre à Dieu. «Jésus nous exhorte avec insistance à ne pas se préoccuper de l’avenir». Le regard de Dieu, prompt et bienveillant, veille continuellement sur notre vie, assure François. «Il coule sous-jacent à la hantise de tant de préoccupations qui risquent d’ôter sérénité et équilibre ; une angoisse souvent inutile, car elle ne parvient pas à changer le cours des événements». S’en remettre à Dieu ne résout pas magiquement les problèmes, mais permet de les affronter courageusement avec une âme juste.

L’accumulation des biens terrestres est illusoire

Le Pape rappelle combien Dieu est proche. «C’est notre refuge, la source de notre sérénité et de notre paix. Le rocher de notre salut auquel on peut s’accrocher certain de ne pas tomber». A notre époque, voir un Père en Dieu est tellement important, souligne le Pape qui regrette pourtant que, parfois, on ne s’en rende pas compte, trop occupés à rechercher «de manière obsessive des biens terrestres et de richesses, leur manifestant un amour exagéré», «oubliant, et parfois refusant, le bien suprême, c’est-à-dire l’amour paternel de Dieu». Or Jésus le dit : cette recherche de possessions est «une illusion, un motif de malheur».

Un choix clair à faire

Jésus donne à ses disciples une règle fondamentale de vie : «Cherchez d’abord le royaume de Dieu» pour réaliser le projet qu'Il a annoncé lors du Sermon sur la montagne, «en s’en remettant à Dieu qui ne déçoit pas ; en se mobilisant pour être des administrateurs fidèles des biens qu’il nous a donnés, même des biens terrestres, sans en faire trop comme si tout, et même notre salut, dépendait seulement de nous». Un comportement évangélique de ce genre nécessite de faire «un choix clair», car «nul ne peut servir deux maîtres». Ou l’on sert les idoles fascinantes mais illusoires, ou l’on sert Dieu. Un choix qui se doit se répercuter dans chacun de nos actes, programmes ou engagements. Un choix à faire de façon nette, et à renouveler constamment, «car les tentations de tout réduire à l’argent, le plaisir et le pouvoir sont pressantes», avertit François.

Une espérance au long cours 

Le Pape souligne que si «honorer ces idoles a des résultats tangibles bien que fugaces», choisir Dieu et son règne n’a pas toujours de fruits immédiats. «C’est une décision qui se prend dans l’espérance et dont on laisse à Dieu la pleine réalisation». On n'abandonne pas son choix au moindre obstacle car «l’espérance chrétienne est fondée sur la fidélité à Dieu qui ne déçoit jamais».
Le Pape prie enfin la Vierge pour qu’elle aide chacun à s’en remettre à l’amour et la bonté du Père céleste, à vivre en Lui et avec Lui. «Ceci est le présupposé permettant de surmonter les tourments et les adversités de la vie, et même les persécutions ».

Maladies rares

A l’issue de l’Angélus, le Pape a salué les pèlerins italiens et espagnols, nombreux place Saint-Pierre. Il s’est également adressé à un groupe venu à Rome à l’avant-veille de la Journée des maladies rares. Il les a félicités pour leur action et a dit espérer que «les patients et leurs familles soient soutenus de manière adéquate dans leur parcours difficile, tant au niveau médical que législatif. » 

http://www.news.va/fr/news/le-pape-invite-a-sen-remettre-a-dieu-avec-confianc
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MessageSujet: Re: Evangile et commentaires du dimanche   Lun 27 Fév 2017, 05:40

Je ne pense pas qu'on évangélise à coups de sermons, même du pape, ou autre forumeur.
Je pense qu'on évangélise plutôt par l'exemple là où nous nous engageons pour le service de Dieu et du prochain.
La transmission de la foi est bien plus que de l'information-seule désincarnée, non?
Contrairement à avant, notre époque est largement saturée d'informations, et j'ai redécouvert la force du témoignage vécu sur place au milieu des pauvres, handicapés et personnes en bonne santé par l'exemple sans beaucoup de paroles, dans le partage associatif notamment.
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petero

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MessageSujet: Re: Evangile et commentaires du dimanche   Lun 27 Fév 2017, 07:48

Spartacus a écrit:
Je ne pense pas qu'on évangélise à coups de sermons, même du pape, ou autre forumeur.
Je pense qu'on évangélise plutôt par l'exemple là où nous nous engageons pour le service de Dieu et du prochain.
La transmission de la foi est bien plus que de l'information-seule désincarnée, non?
Contrairement à avant, notre époque est largement saturée d'informations, et j'ai redécouvert la force du témoignage vécu sur place au milieu des pauvres, handicapés et personnes en bonne santé par l'exemple sans beaucoup de paroles, dans le partage associatif notamment.

Evangéliser c'est annoncé la Bonne Nouvelle (Evangile), de Jésus et la Bonne Nouvelle de Jésus, c'est d'abord Jésus qu'on doit annoncer, Jésus qui nous rassemble pour faire don de sa Parole et de son Pain de Vie, pour nous purifier de nos péchés, nous rendre plus fort et plus charitable.

C'est bien de servir ses frères et de témoigner par notre action, de l'œuvre qu'il accomplit en nous, mais c'est aussi bien de faire découvrir à ces frères, cette source à laquelle nous puisons nous-mêmes pour vivre dans la charité reçue du Saint Esprit. Le rassemblement des frères autour de Jésus et des pasteurs qu'il nous envoie, et notre communion à Lui, à son Corps, par le sacrements, sont autant utile que le service auprès des frères. Il ne faut pas opposer le service des frères au service que nous rend l'Eglise, au Nom de Jésus, en nous enseignant et en nous donnant les sacrements.

Autant le baptisé qui se contente uniquement d'écouter les sermons et d'assister à la messe n'est pas un bon exemple ; autant celui qui se passe des sermons, des sacrements, se contentant uniquement de servir ses frères, n'est pas non plus un bon exemple. C'est celui qui vient puiser à la source des sacrements ce qu'il faut pour servir ses frères et qui les sert effectivement, renouvelé par l'Esprit dans les sacrements, est celui-là qui est l'exemple à suivre. On ne délaisse pas le Christ qui nous rassemble dans son Eglise, avec nos frères, pour nous faire grandir dans la Vie de son Esprit, pour servir nos frères et vice versa ; on ne délaisse pas le service des frères pour ne fréquenter que l'Eglise.
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MessageSujet: Re: Evangile et commentaires du dimanche   Lun 27 Fév 2017, 10:26

Vous avez raison tous les deux Spartacus et Petero, le pape François ne dit pas autre chose dans son
homélie sur le carôme que je viens de poster :

http://docteurangelique.forumactif.com/t22498-comment-celebrer-le-careme-en-15-etapes
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MessageSujet: Re: Evangile et commentaires du dimanche   Dim 05 Mar 2017, 14:02

dimanche 5 mars 2017

Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu (4, 1‑11)

En ce temps-là, Jésus fut conduit au désert par l’Esprit pour être tenté par le diable. Après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits, il eut faim. Le tentateur s’approcha et lui dit : « Si tu es Fils de Dieu, ordonne que ces pierres deviennent des pains. » Mais Jésus répondit : « Il est écrit : L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. »

Alors le diable l’emmène à la Ville sainte, le place au sommet du Temple et lui dit : « Si tu es Fils de Dieu, jette-toi en bas ; car il est écrit : Il donnera pour toi des ordres à ses anges, et : Ils te porteront sur leurs mains, de peur que ton pied ne heurte une pierre. » Jésus lui déclara : « Il est encore écrit : Tu ne mettras pas à l’épreuve le Seigneur ton Dieu. »

Le diable l’emmène encore sur une très haute montagne et lui montre tous les royaumes du monde et leur gloire. Il lui dit : « Tout cela, je te le donnerai, si, tombant à mes pieds, tu te prosternes devant moi. » Alors, Jésus lui dit : « Arrière, Satan ! car il est écrit : C’est le Seigneur ton Dieu que tu adoreras, à lui seul tu rendras un culte. »

Alors le diable le quitte. Et voici que des anges s’approchèrent, et ils le servaient.

Se laisser conduire au désert

« Jésus fut conduit au désert », il eut faim et fut tenté par le diable. La faim est un des lieux de la fragilité humaine. Quand elle nous tient, sans perspective d’avenir pour la subsistance, notre être se brise et sombre. Mais Jésus ne « se laisse pas faire ».

Il adopte une attitude pleine de leçons.

De fait, dans cette scène de la tentation, nous découvrons comment il mène son combat spirituel pour demeurer fidèle à sa pleine humanité. En assumant sa condition d’homme, il trace le chemin qui mène à Dieu. Il nous fait ainsi passer de l’humanité à la divinité.

En affirmant que « l’homme ne vit pas seulement de pain », il indique que, pour nourrir la vie et lui donner du sens, les richesses matérielles ne sont pas suffisantes.

Il n’appelle pas à renoncer à nos responsabilités dans ce monde.

Nous avons le devoir de nourrir ceux qui nous entourent et nous-mêmes. Jésus invite à faire la vérité dans notre vie en l’arrachant à ce qui la retient prisonnière.

Le temps du Carême s’inscrit dans cette perspective.

Chacun doit discerner ce qui pèse le plus sur sa vie pour s’en libérer.

En laissant entendre que l’homme « vit de toute parole qui sort de la bouche de Dieu », Jésus tourne notre regard vers l’essentiel : Dieu lui-même.

Le Carême est une préparation à recevoir la vie nouvelle que Dieu donne aux croyants par la mort et la résurrection de Jésus. Nous rendre disponible, attentif et accueillant à la présence et aux appels de Dieu afin de nous laisser

transformer par lui : voilà ce que nous avons à faire !

Père Jean-Paul Sagadou, assomptionniste

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MessageSujet: Re: Evangile et commentaires du dimanche   Dim 12 Mar 2017, 10:13

dimanche 12 mars 2017

Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu (17, 1‑9)

En ce temps-là, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean son frère, et il les emmena à l’écart, sur une haute montagne. Il fut transfiguré devant eux ; son visage devint brillant comme le soleil, et ses vêtements, blancs comme la lumière. Voici que leur apparurent Moïse et Élie, qui s’entretenaient avec lui. Pierre alors prit la parole et dit à Jésus : « Seigneur, il est bon que nous soyons ici ! Si tu le veux, je vais dresser ici trois tentes, une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. » Il parlait encore, lorsqu’une nuée lumineuse les couvrit de son ombre, et voici que, de la nuée, une voix disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie : écoutez-le ! » Quand ils entendirent cela, les disciples tombèrent face contre terre et furent saisis d’une grande crainte. Jésus s’approcha, les toucha et leur dit : « Relevez-vous et soyez sans crainte ! » Levant les yeux, ils ne virent plus personne, sinon lui, Jésus, seul.

En descendant de la montagne, Jésus leur donna cet ordre : « Ne parlez de cette vision à personne, avant que le Fils de l’homme soit ressuscité d’entre les morts. »

Toute l’Église est en chemin


Avec les catéchumènes qui cheminent vers le baptême, c’est toute l’Église qui est en route et qui est appelée à retrouver le sens profond de son identité. L’Église entière, peuple de Dieu, revient à Dieu pour redécouvrir sa vocation, pour l’entendre et la recevoir par la parole de Dieu. Le temps du Carême dit de manière toujours nouvelle ce qu’il en est de faire Église. Depuis quelques jours, le chemin que nous empruntons est celui de la conversion, du retour à Dieu. Et si les cendres ne sont plus visibles sur les fronts, chacun sait, pour lui-même et en communion avec les autres, que la croix dont il a été marqué dit l’essentiel. Les textes de ce deuxième dimanche de Carême le rappellent : Dieu qui nous appelle

à se mettre en route, comme Abram, est Dieu qui se donne en plénitude en Jésus Christ qui marche vers sa Passion. Cela est décisif pour notre salut. Le catéchumène a croisé Dieu dans sa vie d’une manière tout à fait singulière. Il manifeste en s’engageant vers le baptême quelque chose de ce décisif que Dieu seul révèle : l’homme Jésus qui va offrir sa vie par amour est Dieu qui sauve l’humanité. Le terrain de la rencontre avec le Sauveur est la vie réelle. Alors que la tentation
est grande de vouloir s’installer, de planter la tente pour garder Dieu à l’abri de la violence du monde, nous savons qu’il faut descendre de la montagne pour recevoir la vie. Le chrétien reçoit son identité de pèlerin dans la rencontre de celui qui est le chemin. Notre avenir est de suivre celui qui fait resplendir la vie en descendant de la montagne. Cela, il faut savoir l’écouter en « affinant l’ouïe du cœur » (Amoris laetitia § 232).


Marie-Dominique Trébuchet,enseignante à l’Institut catholique de Paris

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humanlife



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MessageSujet: Re: Evangile et commentaires du dimanche   Mer 15 Mar 2017, 13:58

Génial un sujet sur l'Evangile et commentaire du dimanche!!
:amen: flower
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MessageSujet: Re: Evangile et commentaires du dimanche   Mer 15 Mar 2017, 14:12

humanlife a écrit:
Génial un sujet sur l'Evangile et commentaire du dimanche!!
:amen: flower

Humanlife I love you
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MessageSujet: Re: Evangile et commentaires du dimanche   Dim 19 Mar 2017, 11:04

dimanche 19 mars 2017

Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean (4, 5‑42)

(Lecture brève : Jn 4, 5-15. 19b-26. 39a. 40-42)

En ce temps-là, Jésus arriva à une ville de Samarie, appelée Sykar, près du terrain que Jacob avait donné à son fils Joseph. Là se trouvait le puits de Jacob. Jésus, fatigué par la route, s’était donc assis près de la source. C’était la sixième heure, environ midi. Arrive une femme de Samarie, qui venait puiser de l’eau. Jésus lui dit : « Donne-moi à boire. » – En effet, ses disciples étaient partis à la ville pour acheter des provisions. La Samaritaine lui dit : « Comment ! Toi, un Juif, tu me demandes à boire, à moi, une Samaritaine ? » – En effet, les Juifs ne fréquentent pas les Samaritains. Jésus lui répondit : « Si tu savais le don de Dieu et qui est celui qui te dit : “Donne-moi à boire”, c’est toi qui lui aurais demandé, et il t’aurait donné de l’eau vive. » Elle lui dit : « Seigneur, tu n’as rien pour puiser, et le puits est profond. D’où as-tu donc cette eau vive ? Serais-tu plus grand que notre père Jacob qui nous a donné ce puits, et qui en a bu lui-même, avec ses fils et ses bêtes ? »

Jésus lui répondit : « Quiconque boit de cette eau aura de nouveau soif ; mais celui qui boira de l’eau que moi je lui donnerai n’aura plus jamais soif ; et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau jaillissant pour la vie éternelle. » La femme lui dit : « Seigneur, donne-moi de cette eau, que je n’aie plus soif, et que je n’aie plus à venir ici pour puiser. »

Interruption de la lecture brève

Jésus lui dit : « Va, appelle ton mari, et reviens. » La femme répliqua : « Je n’ai pas de mari. » Jésus reprit : « Tu as raison de dire que tu n’as pas de mari : des maris, tu en as eu cinq, et celui que tu as maintenant n’est pas ton mari ; là, tu dis vrai. » La femme lui dit :
Reprise de la lecture brève
« Seigneur, je vois que tu es un prophète !… Eh bien ! Nos pères ont adoré sur la montagne qui est là, et vous, les Juifs, vous dites que le lieu où il faut adorer est à Jérusalem. » Jésus lui dit : « Femme, crois-moi : l’heure vient où vous n’irez plus ni sur cette montagne ni à Jérusalem pour adorer le Père. Vous, vous adorez ce que vous ne connaissez pas ; nous, nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Juifs. Mais l’heure vient – et c’est maintenant – où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et vérité : tels sont les adorateurs que recherche le Père. Dieu est esprit, et ceux qui l’adorent, c’est en esprit et vérité qu’ils doivent l’adorer. » La femme lui dit : « Je sais qu’il vient, le Messie, celui qu’on appelle Christ. Quand il viendra, c’est lui qui nous fera connaître toutes choses. » Jésus lui dit : « Je le suis, moi qui te parle. »

Interruption de la lecture brève

À ce moment-là, ses disciples arrivèrent ; ils étaient surpris de le voir parler avec une femme. Pourtant, aucun ne lui dit : « Que cherches-tu ? » ou bien : « Pourquoi parles-tu avec elle ? » La femme, laissant là sa cruche, revint à la ville et dit aux gens : « Venez voir un homme qui m’a dit tout ce que j’ai fait. Ne serait-il pas le Christ ? » Ils sortirent de la ville, et ils se dirigeaient vers lui.
Entre-temps, les disciples l’appelaient : « Rabbi, viens manger. » Mais il répondit : « Pour moi, j’ai de quoi manger : c’est une nourriture que vous ne connaissez pas. » Les disciples se disaient entre eux : « Quelqu’un lui aurait-il apporté à manger ? » Jésus leur dit : « Ma nourriture, c’est de faire la volonté de Celui qui m’a envoyé et d’accomplir son œuvre. Ne dites-vous pas : “Encore quatre mois et ce sera la moisson” ? Et moi, je vous dis : Levez les yeux et regardez les champs déjà dorés pour la moisson. Dès maintenant, le moissonneur reçoit son salaire : il récolte du fruit pour la vie éternelle, si bien que le semeur se réjouit en même temps que le moissonneur. Il est bien vrai, le dicton : “L’un sème, l’autre moissonne.” Je vous ai envoyés moissonner ce qui ne vous a coûté aucun effort ; d’autres ont fait l’effort, et vous en avez bénéficié. »

Reprise de la lecture brève

Beaucoup de Samaritains de cette ville crurent en Jésus, à cause de la parole de la femme qui rendait ce témoignage : « Il m’a dit tout ce que j’ai fait. » Lorsqu’ils arrivèrent auprès de lui, ils l’invitèrent à demeurer chez eux. Il y demeura deux jours. Ils furent encore beaucoup plus nombreux à croire à cause de sa parole à lui, et ils disaient à la femme : « Ce n’est plus à cause de ce que tu nous as dit que nous croyons : nous-mêmes, nous l’avons entendu, et nous savons que c’est vraiment lui le Sauveur du monde. »

D’une rencontre impossible à l’adhésion de foi !

Peut-on envisager situation plus improbable que celle du puits de Jacob ? Jésus casse des tabous : celui de la parole d’un homme qui s’adresse à une femme dans l’espace public ; celui d’une étape à Sikar, en Samarie, alors que Juifs et Samaritains pratiquent l’exclusion mutuelle, pour ne pas dire le racisme !Peut-on envisager des questionnements plus directs ? « Donne-moi à boire », mais aussi, plus tard : « Va,appelle ton mari et reviens. » La curiosité vient habiter cette femme. Elle entre dans le jeu d’un dialogue plein de bon sens qui aurait pu rester superficiel, comme tant de nos échanges quotidiens. L’eau vive, l’eau qui donne la vie et qui étanche toute soif ! Il faut du temps à la femme pour comprendre la profondeur de la Parole qui lui est adressée. Pour sortir d’un échange infructueux, Jésus revient à la personne qu’il a devant lui. Il s’adresse à elle dans sa vie personnelle, dans son couple. Et là, il touche juste. Quelle que soit l’apparence que se donne cette femme, la vérité des relations interroge son être profond. Dans cette révélation, non seulement la Samaritaine est touchée, mais elle fait un saut sur le terrain de la foi. Elle entre en dialogue, se fait réceptive à celui qui s’intéresse à elle et lui donne un nom qui va la transporter. Elle devient porte-parole et missionnaire. La suite se fait dans le désordre. Les apôtres cherchent à comprendre la situation et entendent un message sur l’importance de la moisson. Les Samaritains adhèrent à la parole de Jésus et entrent dans l’accueil et la reconnaissance du Sauveur. Quelle aventure ! Et si nous allions au puits de Jacob ?

Père Pierre-Yves Pecqueux, eudiste

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Belen

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MessageSujet: Re: Evangile et commentaires du dimanche   Dim 19 Mar 2017, 14:23

Nous savons que Jésus s’entretient ici avec une Samaritaine qui apparemment a eu une vie conjugale un peu sinueuse. Mais ce n’est pas ce qui ressort de cet extrait de leur entretien. Au bord du puits de Jacob, Jésus va avoir avec cette femme-là un des entretiens les plus intenses de tout l’Evangile de Jean. Elle va le deviner pour qui il est et il va se livrer à elle comme Messie envoyé par le Père, comme il n’a jamais pu le faire avec ses disciples un peu durs d’oreille et d’esprit. C’est à cette femme-là, la Samaritaine qui touchait le cœur de sainte Thérèse d’Avila comme elle touche le mien, que Jésus va faire la confidence de sa messianité et de la façon dont il convient d’adorer Dieu son Père « en esprit et en vérité ». Et tout se passe dans cet entretien selon le désir de Jésus quant à la relation qu’il convient d’établir avec lui, avec le Père, avec l’Esprit qu’ils nous donnent. Jésus parle avec cette femme en vérité, il lui parle d’eau vive – l’eau vive de l’Esprit – et à peine esquisse-t-elle un petit mensonge pour se décharger du fardeau qui pèse à travers le regard des autres sur sa vie, que Jésus la rétablit dans la vérité que lui, il connaît d’avance sur elle. Elle ne s’en offusque pas, pas du tout même. A cette clairvoyance de son interlocuteur, qui pose sur elle un regard lucide mais sans jugement, elle reconnaît le Messie d’Israël. Et elle court l’annoncer aux gens de Samarie qui le reconnaîtront à leur tour comme davantage qu’un prophète, le « Sauveur »!

Bienheureuse Samaritaine qui fut pour le Christ la confidente d’un instant. Bienheureuse femme méprisée par les siens au point de devoir venir puiser l’eau dans la canicule du plein midi pour ne rencontrer personne, et qui rencontre le Fils de Dieu en personne ! Bienheureuse écoutante qui n’a aucune qualification pour entendre pareille leçon de foi et de prière, mais qui la reçoit en la comprenant jusqu’aux tréfonds de son être !
Qui sont les Samaritaines d’aujourd’hui ?
Sans doute n’ont-elles pas de chapelet au fond de leur poche, pas de diplôme de théologie à faire valoir, pas de mari croyant à leurs côtés sur les bancs de l’église le dimanche, pas de mandat valorisant dans leur paroisse… Mais peut-être est-ce justement en raison de leur personnalité un peu contestée que le Christ Jésus va les choisir comme confidente intime, et leur révéler l’ultime de sa Parole que même ses disciples officiels n’étaient pas aptes à recevoir…
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MessageSujet: Re: Evangile et commentaires du dimanche   Dim 19 Mar 2017, 14:30

Bonjour Belen

Moi aussi, j'aime beaucoup et suis toujours surprise d'apprendre plus en lisant ce texte sur la samaritaine.

Et ça m'interpelle aussi : pourquoi ELLE ? une pécheresse, une étrangère, une moins que rien, alors que Jésus avait ses amies Marthe et Marie, qu'Il devait les voir souvent...

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Belen

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MessageSujet: Re: Evangile et commentaires du dimanche   Dim 19 Mar 2017, 21:15

Marie de Béthanie en savait certainement au moins autant sur Jésus que la Samaritaine, elle qui était la confidente habituelle, tandis que la Samaritaine sera celle d'un jour.
Mais pourquoi dire d'elle que c'est une "moins que rien", Espérance ? Qu'en savons-nous ? En tout cas visiblement, ce n'est pas l'avis de Jésus.
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MessageSujet: Re: Evangile et commentaires du dimanche   Mer 22 Mar 2017, 14:14

J'ai entendu dans l'homélie dimanche le prêtre parlait de la samaritaine comme le symbole du croyant
le croyant se trompe souvent dans l'amour en rapport avec plusieurs maris qu'elle a eu
mais le vrai amour l'époux sur le plan théologique c'est Jésus
et la samaritaine ne le reconnaît pas elle ne reconnaît pas l'amour elle dit j'attends le messie jésus lui dit c'est moi!!
c'est quand même hallucinant il faut bien le comprendre!! elle a jésus devant elle mais elle ne le reconnaît pas!!
D'un autre côté dans cette parabole il est question de l'eau vive
la vie de l'esprit en jésus qui comble toute soif est comparée à l'eau vive dans le symbole
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MessageSujet: Re: Evangile et commentaires du dimanche   Lun 27 Mar 2017, 20:21

Belen a écrit:
Mais pourquoi dire d'elle que c'est une "moins que rien", Espérance ? Qu'en savons-nous ? En tout cas visiblement, ce n'est pas l'avis de Jésus.

Bonsoir Belen, je suis bien d'accord avec vous, mais n'est-ce pas elle qui était accusée d'avoir je ne sais plus combien de maris ?

On voit bien là l'attitude d'amour de Jésus en tout cas envers cette femme !
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MessageSujet: Re: Evangile et commentaires du dimanche   Jeu 30 Mar 2017, 14:48

Espérance a écrit:
Belen a écrit:
Mais pourquoi dire d'elle que c'est une "moins que rien", Espérance ? Qu'en savons-nous ? En tout cas visiblement, ce n'est pas l'avis de Jésus.
Bonsoir Belen, je suis bien d'accord avec vous, mais n'est-ce pas elle qui était accusée d'avoir je ne sais plus combien de maris ?
On voit bien là l'attitude d'amour de Jésus en tout cas envers cette femme !
Je n'avais pas vu l'histoire des plusieurs maris comme une accusation!!
(Il n'y a pas eu de messe ce dimanche??)
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MessageSujet: Re: Evangile et commentaires du dimanche   Jeu 30 Mar 2017, 19:21

humanlife a écrit:

(Il n'y a pas eu de messe ce dimanche??)

j'étais absente, mais je peux peut-être la rechercher pour vous faire plaisir et la poster I love you
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MessageSujet: Re: Evangile et commentaires du dimanche   Jeu 30 Mar 2017, 19:49

Dimanche 26 mars 2017

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 9,1-41.

En ce temps-là, en sortant du Temple, Jésus vit sur son passage un homme aveugle de naissance.
Ses disciples l’interrogèrent : « Rabbi, qui a péché, lui ou ses parents, pour qu’il soit né aveugle ? »
Jésus répondit : « Ni lui, ni ses parents n’ont péché. Mais c’était pour que les œuvres de Dieu se manifestent en lui.
Il nous faut travailler aux œuvres de Celui qui m’a envoyé, tant qu’il fait jour ; la nuit vient où personne ne pourra plus y travailler.
Aussi longtemps que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde. »
Cela dit, il cracha à terre et, avec la salive, il fit de la boue ; puis il appliqua la boue sur les yeux de l’aveugle,
et lui dit : « Va te laver à la piscine de Siloé » – ce nom se traduit : Envoyé. L’aveugle y alla donc, et il se lava ; quand il revint, il voyait.
Ses voisins, et ceux qui l’avaient observé auparavant – car il était mendiant – dirent alors : « N’est-ce pas celui qui se tenait là pour mendier ? »
Les uns disaient : « C’est lui. » Les autres disaient : « Pas du tout, c’est quelqu’un qui lui ressemble. » Mais lui disait : « C’est bien moi. »
Et on lui demandait : « Alors, comment tes yeux se sont-ils ouverts ? »
Il répondit : « L’homme qu’on appelle Jésus a fait de la boue, il me l’a appliquée sur les yeux et il m’a dit : “Va à Siloé et lave-toi.” J’y suis donc allé et je me suis lavé ; alors, j’ai vu. »
Ils lui dirent : « Et lui, où est-il ? » Il répondit : « Je ne sais pas. »
On l’amène aux pharisiens, lui, l’ancien aveugle.
Or, c’était un jour de sabbat que Jésus avait fait de la boue et lui avait ouvert les yeux.
À leur tour, les pharisiens lui demandaient comment il pouvait voir. Il leur répondit : « Il m’a mis de la boue sur les yeux, je me suis lavé, et je vois. »
Parmi les pharisiens, certains disaient : « Cet homme-là n’est pas de Dieu, puisqu’il n’observe pas le repos du sabbat. » D’autres disaient : « Comment un homme pécheur peut-il accomplir des signes pareils ? » Ainsi donc ils étaient divisés.
Alors ils s’adressent de nouveau à l’aveugle : « Et toi, que dis-tu de lui, puisqu’il t’a ouvert les yeux ? » Il dit : « C’est un prophète. »
Or, les Juifs ne voulaient pas croire que cet homme avait été aveugle et que maintenant il pouvait voir. C’est pourquoi ils convoquèrent ses parents
et leur demandèrent : « Cet homme est bien votre fils, et vous dites qu’il est né aveugle ? Comment se fait-il qu’à présent il voie ? »
Les parents répondirent : « Nous savons bien que c’est notre fils, et qu’il est né aveugle.
Mais comment peut-il voir maintenant, nous ne le savons pas ; et qui lui a ouvert les yeux, nous ne le savons pas non plus. Interrogez-le, il est assez grand pour s’expliquer. »
Ses parents parlaient ainsi parce qu’ils avaient peur des Juifs. En effet, ceux-ci s’étaient déjà mis d’accord pour exclure de leurs assemblées tous ceux qui déclareraient publiquement que Jésus est le Christ.
Voilà pourquoi les parents avaient dit : « Il est assez grand, interrogez-le ! »
Pour la seconde fois, les pharisiens convoquèrent l’homme qui avait été aveugle, et ils lui dirent : « Rends gloire à Dieu ! Nous savons, nous, que cet homme est un pécheur. »
Il répondit : « Est-ce un pécheur ? Je n’en sais rien. Mais il y a une chose que je sais : j’étais aveugle, et à présent je vois. »
Ils lui dirent alors : « Comment a-t-il fait pour t’ouvrir les yeux ? »
Il leur répondit : « Je vous l’ai déjà dit, et vous n’avez pas écouté. Pourquoi voulez-vous m’entendre encore une fois ? Serait-ce que vous voulez, vous aussi, devenir ses disciples ? »
Ils se mirent à l’injurier : « C’est toi qui es son disciple ; nous, c’est de Moïse que nous sommes les disciples.
Nous savons que Dieu a parlé à Moïse ; mais celui-là, nous ne savons pas d’où il est. »
L’homme leur répondit : « Voilà bien ce qui est étonnant ! Vous ne savez pas d’où il est, et pourtant il m’a ouvert les yeux.
Dieu, nous le savons, n’exauce pas les pécheurs, mais si quelqu’un l’honore et fait sa volonté, il l’exauce.
Jamais encore on n’avait entendu dire que quelqu’un ait ouvert les yeux à un aveugle de naissance.
Si lui n’était pas de Dieu, il ne pourrait rien faire. »
Ils répliquèrent : « Tu es tout entier dans le péché depuis ta naissance, et tu nous fais la leçon ? » Et ils le jetèrent dehors.
Jésus apprit qu’ils l’avaient jeté dehors. Il le retrouva et lui dit : « Crois-tu au Fils de l’homme ? »
Il répondit : « Et qui est-il, Seigneur, pour que je croie en lui ? »
Jésus lui dit : « Tu le vois, et c’est lui qui te parle. »
Il dit : « Je crois, Seigneur ! » Et il se prosterna devant lui.
Jésus dit alors : « Je suis venu en ce monde pour rendre un jugement : que ceux qui ne voient pas puissent voir, et que ceux qui voient deviennent aveugles. »
Parmi les pharisiens, ceux qui étaient avec lui entendirent ces paroles et lui dirent : « Serions-nous aveugles, nous aussi ? »
Jésus leur répondit : « Si vous étiez aveugles, vous n’auriez pas de péché ; mais du moment que vous dites : “Nous voyons !”, votre péché demeure. »


Ouvrir les yeux à la lumière

Jésus guérit un aveugle avec de la boue. Remède naturel ? Recours aux vertus curatives de la terre ? Plutôt un clin d’œil à l’acte créateur de Dieu ! Modelant l’homme avec de la poussière tirée du sol – nous dit la Bible – Dieu insuffla dans ses narines le souffle de vie et l’homme devint un être vivant. Devant ses disciples perplexes, Jésus accomplit le geste créateur sur l’aveugle. Une nouvelle vie s’éclaire pour cet homme qui voit la lumière pour la première fois. Le récit de l’évangile mentionne un détour par la piscine de Siloé. Des raisons sans doute pratiques conduisent l’aveugle à se laver. Cette démarche, également symbolique, fait écho à l’eau du baptême pour les lecteurs de l’après-Pâques dont nous sommes. L’eau du baptême lave du péché et fait naître à une vie nouvelle, la vie des enfants de Dieu. Désormais les yeux ouverts, l’aveugle voit la lumière. Et non seulement de ses yeux, mais aussi dans son coeur, puisqu’il formule l’une des plus émouvantes professions de foi de l’Évangile. Cet homme aux yeux propres peut maintenant accueillir le feu, la clarté, la chaleur de celui qui est la lumière du monde. La voilà, la joie que nous célébrons en ce dimanche de Laetare (« Réjouissez vous ») : Jésus est la lumière du monde, il est Dieu. La terre, l’eau et le feu se sont donné rendez-vous en ce 4e dimanche de Carême. Nous voici invités, chacun et ensemble, à relire Laudato si’. Avec l’assurance que le Christ a assumé en lui-même ce monde et que, ressuscité, il habite au fond de chaque être, « en l’entourant de son affection comme en le pénétrant de sa lumière » (Laudato si’ no 221).

Karem Bustica, rédactrice en chef de Prions en Église
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MessageSujet: Re: Evangile et commentaires du dimanche   Ven 31 Mar 2017, 14:45

Espérance a écrit:
humanlife a écrit:

(Il n'y a pas eu de messe ce dimanche??)
j'étais absente, mais je peux peut-être la rechercher pour vous faire plaisir et la poster I love you
je ne pense pas à moi mais vous ouvrez un fil sur l'évangile du dimanche mais dimanche c'est toutes les semaines!!
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MessageSujet: Re: Evangile et commentaires du dimanche   Ven 31 Mar 2017, 15:15

humanlife a écrit:
Espérance a écrit:
humanlife a écrit:

(Il n'y a pas eu de messe ce dimanche??)
j'étais absente, mais je peux peut-être la rechercher pour vous faire plaisir et la poster I love you
je ne pense pas à moi mais vous ouvrez un fil sur l'évangile du dimanche mais dimanche c'est toutes les semaines!!

exact ! Very Happy fleur4
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MessageSujet: Re: Evangile et commentaires du dimanche   Dim 02 Avr 2017, 20:13

dimanche 2 avril 2017

Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean (11, 1‑45)

En ce temps-là, il y avait quelqu’un de malade, Lazare, de Béthanie, le village de Marie et de Marthe, sa sœur. Or Marie était celle qui répandit du parfum sur le Seigneur et lui essuya les pieds avec ses cheveux. C’était son frère Lazare qui était malade. Donc, les deux sœurs (Début de la lecture brève : En ce temps-là, Marthe et Marie, les deux sœurs de Lazare,) envoyèrent dire à Jésus : « Seigneur, celui que tu aimes est malade. » En apprenant cela, Jésus dit : « Cette maladie ne conduit pas à la mort, elle est pour la gloire de Dieu, afin que par elle le Fils de Dieu soit glorifié. » Jésus aimait Marthe et sa sœur, ainsi que Lazare. Quand il apprit que celui-ci était malade, il demeura deux jours encore à l’endroit où il se trouvait. Puis, après cela, il dit aux disciples : « Revenons en Judée. » (Interruption de la lecture brève) Les disciples lui dirent : « Rabbi, tout récemment, les Juifs, là-bas, cherchaient à te lapider, et tu y retournes ? » Jésus répondit : « N’y a-t‑il pas douze heures dans une journée ? Celui qui marche pendant le jour ne trébuche pas, parce qu’il voit la lumière de ce monde ; mais celui qui marche pendant la nuit trébuche, parce que la lumière n’est pas en lui. » Après ces paroles, il ajouta : « Lazare, notre ami, s’est endormi ; mais je vais aller le tirer de ce sommeil. » Les disciples lui dirent alors : « Seigneur, s’il s’est endormi, il sera sauvé. » Jésus avait parlé de la mort ; eux pensaient qu’il parlait du repos du sommeil. Alors il leur dit ouvertement : « Lazare est mort, et je me réjouis de n’avoir pas été là, à cause de vous, pour que vous croyiez. Mais allons auprès de lui ! » Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), dit aux autres disciples : « Allons-y, nous aussi, pour mourir avec lui ! »

(Reprise de la lecture brève) À son arrivée, Jésus trouva Lazare au tombeau depuis quatre jours déjà. (Interruption de la lecture brève) Comme Béthanie était tout près de Jérusalem – à une distance de quinze stades (c’est-à-dire une demi-heure de marche environ) –, beaucoup de Juifs étaient venus réconforter Marthe et Marie au sujet de leur frère. (Suite de la lecture brève) Lorsque Marthe apprit l’arrivée de Jésus, elle partit à sa rencontre, tandis que Marie restait assise à la maison. Marthe dit à Jésus : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. Mais maintenant encore, je le sais, tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera. » Jésus lui dit : « Ton frère ressuscitera. » Marthe reprit : « Je sais qu’il ressuscitera à la résurrection, au dernier jour. » Jésus lui dit : « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ; quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? » Elle répondit : « Oui, Seigneur, je le crois : tu es le Christ, le Fils de Dieu, tu es celui qui vient dans le monde. »

(Interruption de la lecture brève)

Ayant dit cela, elle partit appeler sa sœur Marie, et lui dit tout bas : « Le Maître est là, il t’appelle. » Marie, dès qu’elle l’entendit, se leva rapidement et alla rejoindre Jésus. Il n’était pas encore entré dans le village, mais il se trouvait toujours à l’endroit où Marthe l’avait rencontré. Les Juifs qui étaient à la maison avec Marie et la réconfortaient, la voyant se lever et sortir si vite, la suivirent ; ils pensaient qu’elle allait au tombeau pour y pleurer. Marie arriva à l’endroit où se trouvait Jésus. Dès qu’elle le vit, elle se jeta à ses pieds et lui dit : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. » Quand il vit qu’elle pleurait, et que les Juifs venus avec elle pleuraient aussi, (Reprise de la lecture brève) Jésus, en son esprit, fut saisi d’émotion, il fut bouleversé, et il demanda : « Où l’avez-vous déposé ? » Ils lui répondirent : « Seigneur, viens, et vois. » Alors Jésus se mit à pleurer. Les Juifs disaient : « Voyez comme il l’aimait ! » Mais certains d’entre eux dirent : « Lui qui a ouvert les yeux de l’aveugle, ne pouvait-il pas empêcher Lazare de mourir ? »

Jésus, repris par l’émotion, arriva au tombeau. C’était une grotte fermée par une pierre. Jésus dit : « Enlevez la pierre. » Marthe, la sœur du défunt, lui dit : « Seigneur, il sent déjà ; c’est le quatrième jour qu’il est là. » Alors Jésus dit à Marthe : « Ne te l’ai-je pas dit ? Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu. » On enleva donc la pierre. Alors Jésus leva les yeux au ciel et dit : « Père, je te rends grâce parce que tu m’as exaucé. Je le savais bien, moi, que tu m’exauces toujours ; mais je le dis à cause de la foule qui m’entoure, afin qu’ils croient que c’est toi qui m’as envoyé. » Après cela, il cria d’une voix forte : « Lazare, viens dehors ! » Et le mort sortit, les pieds et les mains liés par des bandelettes, le visage enveloppé d’un suaire. Jésus leur dit : « Déliez-le, et laissez-le aller. » Beaucoup de Juifs, qui étaient venus auprès de Marie et avaient donc vu ce que Jésus avait fait, crurent en lui.

Tu nous parles de vie

Le Carême arrive à son sommet et nous le vivons parfois comme l’arrivée au calvaire. À travers les souffrances que nous côtoyons ou que nous vivons, nous savons que la mort guette et nous nous situons déjà dans la perspective de celle de Jésus.

Pourtant, aujourd’hui Jérémie parle de vie et d’Esprit, et saint Paul aussi : « L’Esprit vous fait vivre. »

Le Carême nous invite à sortir de l’idée d’une liste de sacrifices à faire pour nous ouvrir à la vie que nous pouvons insuffler ou que Dieu lui-même nous insuffle, quelles que soient les souffrances, les injustices ou les épreuves.

Depuis notre baptême, l’Esprit habite en nous et donne vie à nos corps mortels. Le Carême, c’est vivre à fond notre vie de baptisés conduits par l’Esprit qui interpelle et ouvre aux solidarités. Et vivre ainsi demande sans doute quelques sacrifices !

Thomas nous y invite dans l’évangile. Suivons Jésus ; serrons-le de près ! Lazare va « revivre » en entendant la voie de Jésus qui réveille.

Jésus est parole vivante de Dieu. Il est Dieu et Marthe le confesse pour nous : « Je sais que tu es le Fils de Dieu. »

Jésus est marqué par une profonde émotion, tout humaine, celle qui nous étreint quand nous perdons un ami proche. Mais il ouvre à la vie divine, à la libération.

Sa parole libère et nous fait advenir à une vie nouvelle.

Aujourd’hui, Jésus nous donne accès à l’intimité avec son Père, par sa prière et par sa parole. Il nous appelle à le croire « sur parole ». Comme dit l’évangile, soyons de ceux qui croient en lui, pour être les témoins de cette vie, au-delà de la mort et des épreuves.

Père Tommy Scholtes, jésuite,

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MessageSujet: Re: Evangile et commentaires du dimanche   Jeu 06 Avr 2017, 05:39

Je ne vois pas en quoi l'évangile peut parler aux hommes et aux femmes de notre temps, et encore moins à moi personnellement... En Réalité.
Je ne crois pas non plus au "pret-à-penser" des sermons des uns ou des autres... C'est grave docteur? Very Happy
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MessageSujet: Re: Evangile et commentaires du dimanche   Jeu 06 Avr 2017, 14:56

Spartacus a écrit:
Je ne vois pas en quoi l'évangile peut parler aux hommes et aux femmes de notre temps, et encore moins à moi personnellement... En Réalité.
Je ne crois pas non plus au "pret-à-penser" des sermons des uns ou des autres... C'est grave docteur? Very Happy

Chacun chemine à son pas et seul l'Esprit Saint peut faire un "déclic". Je pense que vous voulez aller trop vite, il y aura forcément un jour un chant, un psaume, une lecture de l'évangile ou une homélie qui vous prendra aux tripes si vous cherchez vraiment qui est Dieu.

Dieu nous laisse libres, cela il ne faut pas l'oublier.
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MessageSujet: Re: Evangile et commentaires du dimanche   Jeu 06 Avr 2017, 16:35

Espérance a écrit:
Spartacus a écrit:
Je ne vois pas en quoi l'évangile peut parler aux hommes et aux femmes de notre temps, et encore moins à moi personnellement... En Réalité.
Je ne crois pas non plus au "pret-à-penser" des sermons des uns ou des autres... C'est grave docteur? Very Happy

Chacun chemine à son pas et seul l'Esprit Saint peut faire un "déclic". Je pense que vous voulez aller trop vite, il y aura forcément un jour un chant, un psaume, une lecture de l'évangile ou une homélie qui vous prendra aux tripes si vous cherchez vraiment qui est Dieu.

Dieu nous laisse libres, cela il ne faut pas l'oublier.

merci, donc c'est pas grave.
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dedel



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MessageSujet: Re: Evangile et commentaires du dimanche   Jeu 06 Avr 2017, 16:58

https://www.infochretienne.com/jesus-se-revele-a-un-musulman-lors-du-pelerinage-a-la-mecque-dans-des-circonstances-surnaturelles/
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saint Zibou

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MessageSujet: Re: Evangile et commentaires du dimanche   Dim 09 Avr 2017, 03:20

Dimanche des Rameaux.




Seigneur Jésus, par ton esclavage, tu nous as libérés de la condamnation divine et restitués à la vie céleste. Nous t'en bénissons, Toi qui vis et règnes avec le Père et le Saint-Esprit, un seul Dieu, maintenant et toujours. Amen.




Épître: Php.2/5-11 ~ condition d'esclave

Évangile: Mt.27/1-54 ~ Trente deniers, prix d'un esclave
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Evangile et commentaires du dimanche
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