DOCTEUR ANGÉLIQUE FORUM CATHOLIQUE

Théologie Spirituelle Catholique
Pour déposer une intention de prière : Agapé
ATTENTION : Les publicités ci-dessous sont indépendantes de notre volonté !
 
AccueilAccueil  PortailPortail  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  

Partagez | 
 

 Le péché, signe de la relation brisée entre l(homme et son créateur...

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité



MessageSujet: Le péché, signe de la relation brisée entre l(homme et son créateur...   Jeu 20 Oct 2016, 09:30

Avons-nous oublié le péché ?

C’est en découvrant que nous sommes pécheurs que nous découvrons aussi la miséricorde infinie de Dieu..
Publié le 18 octobre 2016. 


Entretien avec Bruno Cazin, prêtre et médecin, vicaire général du diocèse de Lille, auteur de Dieu m’a donné rendez-vous à l’hôpital (Bayard éditions).


On a l’impression aujourd’hui que la plupart des gens, y compris les chrétiens, ne savent plus très bien ce qu’est un péché, ou même que ce mot fait peur. On parle de tentation, de faute, de culpabilité, mais le mot péché n’est plus employé. Avons-nous oublié ce que c’est ?

Bruno Cazin : Certainement. Le péché a mauvaise presse car il est associé à la culpabilité que l’Église est accusée d’avoir entretenue. Beaucoup de gens ont rejeté une vision très pessimiste et intransigeante de la foi chrétienne. Ce passé, très centré sur la faute et sur les normes morales, a été accusé d’alimenter la culpabilité des chrétiens. Or pour comprendre ce qu’est le péché, il faut le saisir dans notre relation avec Dieu et avec les autres, et non seulement au regard d’un code moral. On peut commettre des fautes dans de nombreuses circonstances mais le péché, lui, est une faute qui offense Dieu, directement ou à travers nos frères. 

Quelle différence entre faute, culpabilité, péché… ?


La culpabilité, c’est le sentiment négatif d’avoir fauté. C’est de la honte, de la déception de soi. Dans la culpabilité, on est centré sur soi. Ce que les psychologues ont condamné dans la prétendue culpabilité chrétienne, c’est qu’elle enferme la personne sur elle-même, ce qui n’est pas du tout la finalité de la confession des péchés, qui est la réconciliation. La faute, elle, est un écart par rapport à une norme, une infraction par rapport à la loi.  Elle ne suppose pas la relation à Dieu. Autrement dit, le mot péché n’a aucun sens pour celui qui n’est pas croyant.

N’est-ce pas alors plutôt le sens de Dieu que nous avons perdu ?

C’est lié, bien sûr. Nous avons perdu le sens de Dieu qui nous veut du bien, « qui veut nous sauver et non nous juger », dit Jésus. Quand on aborde le péché dans le cadre du sacrement de réconciliation, on l’inscrit toujours dans cette relation blessée à Dieu, et dans la relation que Dieu veut restaurer avec nous. On remet alors le péché à sa juste place. Mais si on l’isole, on en reste à se regarder soi-même en relation à un code que l’on s’est fixé, et la relation à Dieu disparaît. Et le péché n’est plus un péché, il est une faute. Dans la notion de péché, c’est vraiment la relation à Dieu qui est première. 

Donc on ne peut employer ce mot que dans une vie de foi ? Pour un non-chrétien, cela ne veut rien dire ?


Exactement. Et il y a encore un pas supplémentaire à faire, qui est de comprendre que le péché n’a de sens qu’à la lumière de la réconciliation à laquelle nous sommes appelés.

Comment peut-on s’en apercevoir ? 

Dans la relation de foi, dans la prière, dans l’examen de sa conscience en présence de Dieu, en éclairant sa conscience par la parole de Dieu et la vie en Église, dans son rapport avec ses frères, on peut essayer de comprendre que ce que nous faisons blesse Dieu, offense nos frères, et ne répond pas à la volonté de Dieu. J’aime beaucoup la phrase bien connue de l’épître aux Romains (chapitre 5) qui dit que « là où le péché abonde, la grâce surabonde ». On ne peut comprendre le péché qu’à la lumière de la grâce qui nous en fait sortir. Cette grâce nous vient de Dieu par la mort et la résurrection du Christ. 

Alors pour connaître une vraie relation avec Dieu, il faut pécher ?

Non, il faut mettre les choses en sens inverse. C’est la relation avec Dieu qui nous révèle ce qui dans notre vie nous sépare de lui. C’est elle qui nous permet de faire la vérité sur nous-mêmes, et nous invite à orienter nos choix dans la perspective du Royaume de Dieu, à fonder nos décisions en les enracinant dans l’amour reçu. Car elle inverse le rapport. La foi nous dit : l’amour t’est donné, accueille-le, cela va changer ta vie.C’est alors qu’on peut voir son péché.Car le péché, ce sont les ruses que nous déployons parce que nous avons peur de mourir, peur de manquer, de ne pas jouir, de nous faire prendre notre place… Parce que cette peur-là nous habite, nous entrons dans un cercle de violence, d’abus de pouvoir, de mépris des autres… Mais si on se laisse éclairer par la lumière de la vie qui nous est donnée, nous pouvons en guérir.Pour le chrétien, le meilleur moyen de se libérer de son péché, c’est de se confesser. 

Or les confessionnaux ne sont plus très à la mode ! Que font les gens de leur péché  ’ils ne se confessent plus ?

L’année de la miséricorde a remis à l’honneur le sacrement de réconciliation, et c’est heureux. Mais je ne dirais pas que c’est le meilleur moyen de nous libérer du péché. Ce qui nous est offert pour cela, c’est d’abord la foi, l’accueil du don de Dieu dans le Christ. Et c’est parce que, dans le Christ, nous accueillons cet amour et grandissons dans l’identité de fils aimés de Dieu, que nous guérissons du péché. Le sacrement de réconciliation n’est qu’un moyen que l’Église nous offrepour nous réconcilier avec Dieu et restaurer le don qui nous a été fait le jour de notre baptême. Dans les premiers siècles de l’Église, ce sacrement n’existait pas, et je trouve heureux qu’on ait gardé l’ancienne formule du Credo : « Je crois en un seul baptême pour la rémission des péchés », car c’est la foi qui nous sauve du péché qui conduit à la mort.

De quelle mort parlez-vous ?


Celle qui consiste à être séparé de Dieu. Il s’agit de la deuxième mort dont parle l’Apocalypse (20, 6.14). C’est à cette mort-là que conduit le péché. Il ne conduit pas à la mort biologique, avec laquelle il a pourtant partie liée, et qui est programmée dans nos cellules, mais à la mort qu’est la séparation d’avec Dieu. Et je regrette qu’on ne clarifie pas suffisamment ce dont nous parlons quand nous parlons de mort. 

Et cette mort comme séparation d’avec Dieu, vous la voyez à l’oeuvre ?

Je la vois dans la violence de tous les jours, je la vois dans le mépris, dans l’ignorance, dans le rejet des autres, dans l’injustice. Cette fermeture au don de Dieu mène jusqu’à la violence physique qui conduit à la mort physique. Quand l’Église confesse que le baptême nous donne la vie éternelle, elle dit juste. 

Dans votre expérience de médecin qui accompagne des personnes en fin de vie, voyez-vous dans ces moments-là la notion de péché prendre de la force ?

Les personnes qui éprouvent leur grande fragilité et sont mises à nu par la maladie, appauvries par la proximité de la mort, ont souvent une conscience vive de ce qui les a blessées et a blessé d’autres personnes. Il n’est pas rare qu’elles veuillent engager dans les derniers temps de leur vie une réconciliation qui paraissait parfois impossible depuis des années. Ce qui les y dispose, c’est précisément cette pauvreté à laquelle elles ont consenti. Parce qu’elles sont pauvres, elles peuvent demander pardon. Elles n’ont plus rien à perdre et tout à offrir. Ces personnes ne sont plus dans le scrupule ou la culpabilité douloureuse,  elles sont déjà engagées dans la volonté de se réconcilier. Mais il arrive, c’est moins fréquent, que la réconciliation reste impossible. 

Est-ce que dans ces moments-là peuvent remonter des fautes que l’on aurait commises, qui peuvent gêner la fin de vie ?


Il arrive que certaines situations soient si douloureuses que les personnes finissent par les occulter, et que dans un moment de fragilité, les choses resurgissent et fassent à nouveau beaucoup souffrir. Les avoir occultées leur a permis de continuer à vivre, mais en fin de vie, une obligation de vérité se fait jour. Et l’on est parfois surpris, quand on accueille la confession de ces pénitents, d’entendre l’aveu de péchés très anciens, qu’ils ont été amenés à occulter, ou qui les ont conduits à se construire de manière quelque peu tordue. Ils ont longtemps camouflé l’offense faite à Dieu ou à autrui, et sont prêts maintenant, pour diverses raisons, à en parler et à se réconcilier.

La conscience de notre péché sera-t-elle avivée à l’heure de notre mort ?

Nous en prendrons conscience en même temps que nous le verrons disparaître ! Mais sans attendre notre mort, je crois que nous pouvons déjà en faire l’expérience, en nous laissant dès aujourd’hui illuminer par l’amour de Dieu. Nous pouvons rendre grâce pour l’amour qui nous est offert, pour la foi qui nous est proposée dans le Christ. Et, dans ce climat d’action de grâce et de louange, nous pouvons aussi prendre conscience de notre péché, le confesser amèrement, et en même temps nous laisser réconcilier avec Dieu et entrer dans la vie qu’il nous offre dès maintenant et pour toujours. 

Propos recueillis par Sophie de Villeneuve

http://croire.la-croix.com/Definitions/Lexique/Peche/Avons-nous-oublie-le-peche
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Le péché, signe de la relation brisée entre l(homme et son créateur...   Jeu 20 Oct 2016, 09:32

Comment parler du péché aujourd'hui ?

"Comment parler du péché ? On reproche à l'Eglise de développer la culpabilité de ses fidèles. Sommes-nous en train de perdre la perception de nos fautes ?"

Réponse du P. Michel Souchon.

 
"Il est difficile de parler du péché aujourd'hui, parce qu'immédiatement on reproche à l'Église de développer le sentiment de culpabilité qui est souvent rejeté comme une faiblesse pathologique.La raréfaction des confessions et la généralisation de la communion semblent attester un affaiblissement de la perception collective de la faute... ", interpelle un internaute.
 
 
Les richesses du nouveau rituel
 

Vous avez raison ! Oui, il est difficile pour les prédicateurs de parler du péché. Et il est vrai aussi que la pratique du sacrement de la réconciliation et du pardon est devenue plus rare… Je crois que ces deux phénomènes sont liés. Les richesses du nouveau rituel de ce sacrement (1973) n'ont pas été suffisamment explorées.
 
Nous avons peut-être sous estimé un des apports importants des célébrations collectives : une attention portée davantage sur les "péchés par omission", sur la passivité qui nous rend complices des "structures de péché". Et surtout, la mise en oeuvre du nouveau rituel a donné lieu à des consignes contradictoires : possibilité, puis limitation des absolutions collectives ; expérience de la qualité des célébrations collectives, puis nécessité réaffirmée d'un aveu et de l'absolution individuels, etc. Sur tout cela, je me permets de vous renvoyer à un article de cette revue (n° 151, 1er mars 2003).
 
Crise de la conscience d'être pécheur ?
 
Mais il faut peut-être chercher ailleurs les raisons de ce que vous appelez "l'affaiblissement de la perception collective de la faute". J'en suggère une. Bien des chrétiens attendent de se sentir pécheurs pour venir au sacrement, alors que c'est dans la rencontre de Dieu leur donnant son pardon qu'ils se découvriraient pécheurs.
 
Vous connaissez les mots de Pascal : "À mesure que tu expieras tes péchés, tu les connaîtras et il te sera dit : Vois les péchés qui te sont remis". Ceux qui ne s'approchent plus du sacrement parce qu'ils n'ont pas conscience d'être pécheurs doivent se souvenir qu'on ne vient pas recevoir le pardon de Dieu pour se décharger du poids de sa culpabilité, mais pour se découvrir pécheur. Pécheur pardonné.

P. Michel Souchon, sj ; mai 2008

http://croire.la-croix.com/Definitions/Lexique/Peche/Comment-parler-du-peche-aujourd-hui

Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Le péché, signe de la relation brisée entre l(homme et son créateur...   Jeu 20 Oct 2016, 09:36

Le sacrement de pénitence et de réconciliation

Un éclairage sur le sacrement de réconciliation donné par le diacre Serge Kerrien, responsable de pastorale liturgique et sacramentelle pour le diocèse de Saint Brieuc
et Tréguier.

Un sacrement "pour le monde"

Pour mieux exercer la pastorale du sacrement de pénitence et de réconciliation, il convient pour les catholiques d'en revenir aux origines, d'en comprendre le sens. Quelle est l'intention de l’Église ? Ou plus exactement, quel est l'esprit de ce sacrement ? Celui-ci contient ainsi en lui-même quatre "prismes" : il est "pour le monde", il est "constitutif de l’Église", il est "don de Dieu", il "invite à vivre une parole".

Face aux déchirures du monde, l’Église a reçu la miséricorde de Dieu. Mais pas pour elle-même : pour le monde, l'humanité. La célébration de pénitence et de réconciliation presse à appeler cette miséricorde, mais aussi à travailler à tout ce qui peut cicatriser les blessures.

Un sacrement "constitutif de l’Église"

L'annonce du pardon est constitutive de l’Église. Sur la croix, le fils de Dieu, Jésus-Christ, l'implore déjà : "Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu'ils font". A ce titre, l’Église ne peut prendre pour accessoire ce sacrement et, surtout, ne peut se résigner au sentiment de désaffection qui le gagne actuellement.

Dieu fait don de sa grâce, Dieu n'est pas un comptable vengeur mais un père aimant : si l’Église occulte ce message, elle trahit sa mission qui est de le propager. Elle se doit de crier qu'elle propose un Dieu libérateur des "fardeaux" humains.

Les exigences pastorales, sur ce point, sont triples :

1. Proposer régulièrement le sacrement de réconciliation. Et d'une façon autre que par un simple affichage des horaires d'ouverture du "guichet". Car seule l’Église peut inviter au pardon et à la réconciliation.

2. Travailler à la forme de la célébration. Et notamment, sortir du "ponctualisme sacramentel" et des pratiques traditionnelles, redécouvrir les rites permettant de se mettre en marche vers le sacrement (tels que le jeûne, l’œuvre de charité, l'aumône, etc) : que ceux qui ne se sentent pas prêts à recevoir le sacrement ne se sentent pas pour autant exclus de la démarche de pénitence et de réconciliation.

3. S'en référer au rituel et à ses différentes propositions : la réconciliation individuelle, la réconciliation collective (avec absolution individuelle ou collective, ou sans sacrement). Ne pratiquer qu'une seule forme de la pastorale de la réconciliation risque de mener à son appauvrissement.
 
Décembre 2006 ; par le diacre Serge Kerrien, responsable de pastorale liturgique et sacramentelle pour le diocèse de Saint Brieuc et Tréguier, directeur adjoint du service national de pastorale liturgique et sacramentelle

http://croire.la-croix.com/Definitions/Sacrements/Reconciliation/Le-sacrement-de-penitence-et-de-reconciliation
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Le péché, signe de la relation brisée entre l(homme et son créateur...   Jeu 20 Oct 2016, 09:39

Comment se sentir vraiment pardonné ?

"J'ai eu une relation adultère. J'ai menti, j'ai fait du mal à mon mari... Comment me sentir vraiment pardonnée ? ", demande une internaute.

La réponse de Jean-Luc Ragonneau, jésuite.


Introduction

"Mariée civilement depuis 20 ans, je me suis fait baptiser il y a 10 ans. Entre le baptême et la profession de foi, j'ai eu une relation adultère. Je n'ai rien vu venir, j'ai menti, j'ai fait du mal à mon mari, j'ai obtenu son pardon, (...) mais je voudrais savoir si je peux communier, dois-je de nouveau aller me confesser ? Souvent, lorsque je vais à l'église, je me sens "illégitime", j'ai honte. Ma foi est toujours présente, mais j'ai du mal à me mêler aux autres, à participer, à échanger comme le préconise l'Église. Quelle est ma place maintenant ? Merci de vos réponses."

Quand l’œuvre de Dieu s'accomplit en nous

Avec votre demande, telle qu'elle est formulée, c'est chaque chrétien qui est invité à réfléchir. Il est impossible de traiter l'ensemble de vos interrogations, car en fait vous nous invitez à revenir à l'essentiel. Tout d'abord, vos questions n'étonnent pas, elles suscitent l'admiration du travail de la grâce à l’œuvre en vous, ou, pour le dire autrement, de l’œuvre de Dieu en train de s'accomplir.

Il y a toujours un combat à mener

Comme tout baptisé, vous avez fait l'expérience que la vie dans la suite du Christ n'est pas "un long fleuve tranquille". Tous ayant rencontré Jésus le Christ, nous faisons l'expérience qu'"on ne naît pas chrétien, on le devient" [ajouterai-je tous les jours], que sans cesse il y a un combat à mener avec des moments de victoire et de dépassement, avec des instants de défaite et de faiblesse.
Tout n'est pas joué parce qu'un jour il a été dit : "Je crois…". C'est toute la vie, dans toutes ses dimensions, qui sans cesse a besoin d'être évangélisée, qui a besoin d'être libérée de ses pulsions, de ses attachements désordonnés, de ses dévoiements… La vie chrétienne, à la lumière de l'Evangile, se découvre un parcours de croyant pour mieux aimer.
C'est parce que nous sommes dans la lumière qu'est le Christ, que nous distinguons les zones d'ombre dans notre vie… et parfois il nous arrive de nous retrouver dans la nuit du doute, du questionnement, du refus d'aimer, de l'infidélité, de la trahison,… Comme Nicodème [cf. Jean 3], il nous faut aller "de nuit" à la source de la voix qui peut nous remettre sur la voie : "Il vous faut renaître d'en-haut". Et nous sommes toujours dans ces commencements, en cette naissance.

La vie est donnée par grâce

Comment ne pas se souvenir de ce que Jésus dit à propos de sa venue et de sa mission : "Je suis venu pour que les hommes aient la vie et qu'ils l'aient en abondance" [Jean 10, 10] ? Aucune illusion de sa part de ce que nous pourrions atteindre par nous-mêmes… mais conviction que la vie, celle que Dieu veut pour nous, est donnée par grâce : "La miséricorde (de Dieu) n'a donc pas de bornes, et chaque fois que le pécheur se repent, la voici qui vient, qu'il soit question de petits ou de grands péchés. Tu as failli, relève-toi, la miséricorde t'accueille ; tu es tombé, crie, et la miséricorde accourt. Tu as de nouveau failli, tu es de nouveau tombé, tourne-toi vers le Seigneur : il te recevra avec des entrailles de bonté. Tu as failli, tu es tombé une troisième et une quatrième fois, pleure ta faute, la miséricorde ne te laissera jamais. A chaque chute, relève-toi, et la miséricorde n'aura pas de fin" [Savonarole, Dernières méditations, p. 67].

Dieu ne se complaît pas dans le passé

Pour vous, les signes humains de la miséricorde divine, ce sont le pardon vécu avec votre mari, la foi qui a retenu votre geste, la prière retrouvée, l'éducation de votre fille dans la foi… et toute la démarche que vous entreprenez ainsi que le désir qui vous meut. A travers ces signes, Dieu vous dit son attente et sa tendresse. Dieu ne se complaît pas dans le passé, il croit en demain avec vous. C'est l'expérience d'Israël dans l'Ancien Testament ; c'est une lecture possible des récits de guérison dans les évangiles.
 
Février 2008 ; Jean-Luc Ragonneau, jésuite

http://croire.la-croix.com/Definitions/Lexique/Pardon/Comment-se-sentir-vraiment-pardonne
Revenir en haut Aller en bas
 
Le péché, signe de la relation brisée entre l(homme et son créateur...
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» relation entre homme et femme, que pensez vous???????
» Corps, âme et esprit
» Nombre de diviseurs et produit de ces diviseurs
» Attention polémique !
» le relations internationales dans l'entre 2 guerres

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
DOCTEUR ANGÉLIQUE FORUM CATHOLIQUE :: Théologie catholique ╬-
Sauter vers: