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 Au sujet du mois du Rosaire

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Belen



Féminin Messages : 268
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MessageSujet: Au sujet du mois du Rosaire   Mar 27 Sep 2016, 20:45

Quand revient le mois d’octobre, j’ai toujours une légère gêne, comme une entrave dans ma prière : on va me vanter encore et encore les mérites du rosaire. Or, même si je respecte absolument celles et ceux qui le prient avec ferveur, ce n’est pas du tout une prière qui me convient, ni dans la forme, ni dans le fond.
Dans la forme : je n’ai jamais supporté de prier des mots que je ne médite pas un à un. Je m’explique. Quand je dis un « Notre Père », j’en pèse lentement chaque mot. Aucun n’est vain ni dit sans foi. Deux ou trois Notre Père me suffisent pour entrer vraiment dans la communion de cœur avec Lui. Et je suis alors prête pour un moment d’oraison – ce qui m’est d’ailleurs aussi tout à fait possible sans dire au préalable aucune prière « récitée ». Le plus souvent, dans ma prière, je m’adresse au Christ Jésus, et je n’ai alors besoin d’aucune formule « officielle » : c’est mon cœur et mon âme qui parlent au cœur ardent du Seigneur, ou qui l’écoutent. La communion se fait tout naturellement. J’ai toujours trouvé tout à fait étrange que des catholiques professent que seule Marie peut nous conduire à son Fils : ce n’est pas ce que je vis profondément. Je vais au Christ de cœur de femme à cœur de Fils de Dieu incarné dans la chair, comme une sœur parlerait à son frère ou une fiancée à son Bien-Aimé, et Marie n’a pas place dans cet échange.
Ce qui ne veut aucunement dire que je ne la prie pas, elle. Mais alors je la prie vraiment. Je m’adresse à elle et je la supplie d’intercéder dans mes demandes au Fils, au Père, au Ciel tout entier. Et quand je prie Marie, j’aime la conversation avec elle et le chapelet me devient un accessoire pesant. Il me pèse, m’ennuie, me lasse. J’assume de le dire aussi simplement. Ce rabâchage ne convient pas du tout à mon âme. D’ailleurs je ne dis de chapelet pratiquement qu’en pénitence après une confession, quand on me l’ordonne ! J’obéis. Mais ce n’est certes pas ainsi que je prie le mieux.
Quelle place donner à Marie dans notre prière ? Sa juste place, voudrais-je dire. Ne pas l’évacuer comme le font les protestants, avec lesquels j’ai cependant tant d’affinités ! Ne pas la mettre partout de manière obsessionnelle comme le font certains catholiques. Sa juste place. Bien réelle. Efficace et réconfortante. Mais non pas obsédante et envahissante.

Je vais me permettre un parallèle qui pourra choquer. J’assume.
Le Christ au pied de la croix nous a donné Marie comme mère. Oui. J’accepte cette option de foi.
Cependant, elle est avant toute chose la mère de Jésus, la sienne propre. Et je ne m’identifie jamais à Jésus incarné. Il est homme et je suis femme, nous sommes aussi dissemblables que pouvaient l’être l’homme et la femme des origines. Infiniment proches, mais diamétralement différents. Et si je lui ai donné ma vie, c’est, définitivement, de manière sponsale.
Jésus a une mère. J’ai ai eu – j’en ai une aussi. Je n’ai pas besoin d’une autre mère que la mienne. D’autant plus qu’elle aussi est au ciel.
Alors, quelle est la place de Marie dans ma vie ?
Eh bien, c’est plutôt celle d’une… belle-mère. La mère de celui que j’aime. C’est beau, et suffisant. Une belle-mère, on la rêve complice et aimante, et Marie l’est. Mais chacun comprendra qu’une belle-mère ne doit surtout pas devenir envahissante, ni s’accaparer son fils, ni devenir incontournable entre soi et lui.

Voilà. C’est la place de Marie dans ma vie. Ni plus. Ni moins.
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MessageSujet: Re: Au sujet du mois du Rosaire   Mar 27 Sep 2016, 21:11

Belen a écrit:
Quand je dis un « Notre Père », j’en pèse lentement chaque mot. Aucun n’est vain ni dit sans foi.

Le plus souvent, dans ma prière, je m’adresse au Christ Jésus, et je n’ai alors besoin d’aucune formule « officielle » : c’est mon cœur et mon âme qui parlent au cœur ardent du Seigneur, ou qui l’écoutent. La communion se fait tout naturellement.

Je vais au Christ de cœur de femme à cœur de Fils de Dieu incarné dans la chair, comme une sœur parlerait à son frère ou une fiancée à son Bien-Aimé, et Marie n’a pas place dans cet échange.

Alors, quelle est la place de Marie dans ma vie ?
Eh bien, c’est plutôt celle d’une… belle-mère. La mère de celui que j’aime. Une belle-mère, on la rêve complice et aimante, et Marie l’est.

Bonsoir Belen,
Je cite ce que j'aurais pu écrire. C'est pareil pour moi : le Notre-Père est "absorbé", pas récité, il infuse et je me sens en communion avec le Père à ce moment-là. Le Christ est mon Bien-Aimé, celui que tout mon être aime.
Et Marie, je la perçois comme la Reine, la mère de mon Jésus, mais je m'adresse à elle comme une mère pourtant (car, pour moi, une belle-mère aimante et complice, est une seconde mère).

Je ne prie pas le rosaire tous les jours, mais je récite un "Je Vous salue Marie" tous les jours, comme un "bonjour" que je lui dis, un petit moment où je lui parle et la laisse entrer dans mon coeur. Je passe aussi ce petit moment à penser à ce qu'elle a vécu, à méditer ce qu'elle a vécu, en communion avec celle dont je peux tout apprendre de l'humilité, de l'abandon. Ma belle-mère est mon modèle Smile

Je me rends compte, rien qu'en faisant ça, qu'elle est plus présente à mon coeur, petit à petit. C'est un peu comme si c'est moi qui avais eu peur de l'aimer, comme si en l'aimant j'allais moins aimer mon doux Jésus.. ce n'est pas ce que je vis au final. Je lui fais une petite place, elle la prend. On lui fait une grande place, elle la prend aussi, mais cette place qu'on lui donne n'empêche pas d'aimer le Christ, le premier, plus que tout. Ce n'est pas un préalable (passer par Marie obligatoirement), ni un obstacle (si j'aime l'une, j'aime moins l'autre), c'est un complément.

Enfin, c'est comme ça que ça se passe pour moi, et c'est comme ça que je le vis car Marie n'est pas arrivée avant le Christ dans ma vie, mais après (même si je me rends compte, en relisant ma vie, qu'elle était déjà là.. c'est moi qui ne la voyais pas).

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Oculus



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MessageSujet: Re: Au sujet du mois du Rosaire   Mer 28 Sep 2016, 08:27

j'aime bien penser que Jésus est aussi notre Mère .
dans l'évangile de Luc , il s'est même comparé à une Mère Poule qui prend ses poussins sous ses ailes .Julienne de Norwich , une sainte recluse anglaise de XIV ème siècle a développé une mystique
de la maternité du Christ . le Christ nous nourrit de son corps et de son sang , même si nous ne communions pas , c'est pour chacun et chacune d'entre nous qu'il l'a fait . Une Mère qui porte son enfant lui donne aussi son corps et son sang , une grossesse est en fait une communion eucharistique de neuf mois dans la réalité la plus biologique qui soit . la comparaison n'est pas artifificielle , elle est d'une poignante et bouleversante tendresse . C'est cette tendresse de Jésus qui a été historiquement recouverte par la théologie de la satisfaction et finalement la Judiciarisation de la théologie dont il faut bien reconnaitre qu'elle nait de celle du péché originel .
l'homme est et nait dépendance pure à l'amour . sa prématurité ontologique seule garante du développement ultérieur de son cerveau qui lui permet l'accès au langage et à la culture , le rend entièrement dépendant de l'amour de sa mère , de sa famille , et des exemples d'amour qui lui seront donnés . Jésus est tout cela : notre mère , notre famille et le coeur de tous les exemples d'amour qui ont pu être donné , leur divine inspiration .
Marie , si elle n'est pas notre Mère est alors notre Grand Mère ! et dans le fond qui n'aime pas sa grand mère ? , qui par sa tendresse, sa compréhension profonde et sa communion instantanée et surnaturelle anticipe tout sans qu'on ait besoin de s'exprimer .
Je suis comme vous deux , j'ai eu la chance de ne pas naitre catholique et d'avoir connu directement Jésus par la prière et la lecture de l'évangile , il est resté mon Seigneur et le Maître de ma vie , même si j'ai du mal à me sentir digne de tout ce qu'il a fait pour nous . je trouve que lui dire quand on est préssé ou fatigué simplement "Seigneur , je t'aime , j'ai confiance en Toi" est ce qu'on peut faire de plus profond . Pour l'Ave , j'en dis un régulièrement , et effectivement , même si le texte n'est pas finalement sur le même plan , un rapprochement finit par s'effectuer avec elle .
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