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 Une semaine avec les Cisterciens

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MessageSujet: Une semaine avec les Cisterciens   Mer 17 Aoû 2016, 22:47

Cisterciens : Bernard de Clairvaux

En cette fête du 15 août, nous nous tournons vers la Vierge Marie, avec son chantre, Bernard de Clairvaux, abbé Cisterciens au XIIe siècle, docteur de l'Eglise et grand prédicateur.

Sa vie

Bernard naquit en 1090 à Fontaines-les-Dijon et est le troisième enfant de Tesclin le Saur, seigneur de Fontaines, et d’Aleth de Montbard. A l’âge de 21 ans, il décide d’entrer dans la vie monastique au nouveau monastère de Cîteaux autour de Pâques 1112. Il y entraînera son oncle, ses frères, des cousins et des amis.

En 1115, l’abbé de Cîteaux Etienne Harding l’envoie fonder Clairvaux dont il sera l’abbé de 1115 à 1138. Durant ses trente-huit années d’abbatiat, il sera très sollicité par des évêques et des papes, parmi lesquels un de ses anciens moines de Clairvaux : Eugène III. Il interviendra également dans des affaires temporelles. Il fondera, de 1118 à 1153, soixante-huit monastères de la Suède au Portugal, de l’Angleterre à la Sicile.

S’il n’a pas fondé Cîteaux, saint Bernard est à l’origine de son expansion. L’ordre cistercien atteindra de son vivant trois cent quarante-trois monastères dont soixante-cinq dans la filiation de Clairvaux. Homme de génie, Bernard, spirituel familier de l’Ecriture, nous a laissé une importante correspondance ainsi qu’une œuvre littéraire puisée dans son expérience spirituelle et sa connaissance du cœur de l’homme, œuvre qui, après avoir franchi les siècles, est toujours d’actualité. Ce chantre de Marie est mort en 1153. Il est docteur de l’Eglise.



Méditation


"Dieu n’attend rien d’autre, ne demande rien d’autre, sinon qu’on s’adresse à Lui avec attention et désir. [...] Demandez donc, très chers, demandez sans interruption, demandez sans hésitation, et, sur tout ce que vous entreprenez, invoquez la présence et le secours de cet Esprit toujours infiniment tendre et doux."

Seigneur, tu as voulu que saint Bernard, rempli d'amour pour ton Église, soit dans ta maison la lampe qui brûle et qui éclaire ; accorde-nous, par son intercession, la même ferveur de l'Esprit, afin de vivre comme des fils de la lumière.

Prier Marie avec saint Bernard

Ô notre souveraine
notre médiatrice,
notre avocate,
réconcilie-nous avec ton Fils,
présente-nous à ton Fils
Par la grâce que tu as trouvée,
par la prérogative que tu as méritée,
par la miséricorde que tu as enfantée,

Ô Vierge bénie,
fais que Jésus Christ ton Fils,
le Dieu béni dans tous les siècles,
qui par toi, daigna participer à notre faiblesse
et à notre misère,
à ton intercession nous permette d’avoir part à sa gloire et à sa béatitude.



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MessageSujet: Re: Une semaine avec les Cisterciens   Mer 17 Aoû 2016, 22:50

Cisterciens : Maria-Gabriella Sagheddu


Sa vie


Maria Sagheddu naquit en 1914 à Dorgali, en Sardaigne, dans une famille de bergers. Les témoins de son enfance et de son adolescence nous la présentent avec un caractère obstiné, critique, contestataire, rebelle. Peu à peu, elle s’adoucit, ses accès de colère disparurent, elle devint méditative, austère, patiente et réservée.

À vingt et un ans, elle décida de se consacrer à Dieu et, suivant les conseils de son père spirituel, elle entra au monastère de Grottaferrata, une communauté sans grands moyens financiers. Durant son noviciat, elle vécut dans la crainte d’être renvoyée, mais après la profession elle connut un abandon paisible et confiant. À partir de ce moment, elle vécut avec le désir de s’offrir totalement : "Maintenant, c’est à Toi d’agir", disait-elle à Dieu simplement.

Sa courte vie monastique (trois ans et demi) se consomma comme une eucharistie. Son abbesse, mère Maria-Pia Gullini, très sensible au mouvement œcuménique, désirait fortement le voir encore s’amplifier et elle avait su communiquer à la communauté ce qui avait été l’âme de sa vie.

En face de la déchirure du corps du Christ, Maria-Gabriella perçut la nécessité de s’offrir elle-même. La tuberculose s’empara du corps de la jeune sœur, qui avait joui jusqu’alors d’une parfaite santé, dès le soir même de son offrande. Après quinze mois, au soir du 23 avril 1939, elle termina sa longue agonie, dans l’abandon total à la volonté de Dieu. Son offrande, bien avant qu’elle ne fût consommée, avait été connue chez nos frères anglicans, et depuis, elle a trouvé un large écho dans le cœur de croyants appartenant à d’autres confessions.

Son corps, retrouvé intact lors de la reconnaissance de 1957, repose actuellement dans une chapelle contiguë au monastère de Vitorchiano, où la communauté de Grottaferrata s’est transférée. Elle a été béatifiée par Jean-Paul II le 25 janvier 1983 dans la basilique de Saint-Paul-hors-les-Murs.


Méditation


La vie spirituelle de Maria Sagheddu nous enseigne trois choses : la première et la plus évidente, c'est la reconnaissance de la miséricorde que Dieu lui témoignait en lui demandant de lui appartenir totalement. La seconde, c'est son désir de répondre avec toute son énergie à la grâce : que s’achève en elle ce que le Seigneur a commencé, enfin que s’accomplisse en elle la volonté de Dieu. C'est ainsi, nous rappelle-t-elle, que nous pouvons parvenir à la paix véritable.




Prier


Dans la simplicité de mon cœur,
je T'offre tout avec joie, ô Seigneur.

Tu as daigné m'appeler à Toi,
et je viens à Tes pieds.

En ce jour de Ta fête royale,
Tu veux faire de moi,
créature misérable, la reine.

Je Te remercie avec toute l'effusion de l'âme,
et en prononçant les saints vœux
je m'abandonne entièrement à Toi.

Ô Jésus
fais que je puisse demeurer toujours fidèle à mes promesses
et que je ne reprenne jamais
ce que je Te donne en ce jour
Viens et règne dans mon âme,
tel un Roi d'amour.

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MessageSujet: Re: Une semaine avec les Cisterciens   Mer 17 Aoû 2016, 22:53

Cisterciens : Frère Christophe de Tibhirine

Je t'aime... Ce sont les mots que Frère Christophe (1950-1996) adresse à Dieu et aux hommes. Ce moine cistercien de Tibhirine (Algérie)a été assassiné avec ses frères en 1996. Par Marie-Dominique


Sa vie


Dans la nuit du 26 au 27 mars 1996, sept frères de la communauté cistercienne de Notre-Dame de l’Atlas à Tibhirine (Algérie), ont été enlevés par un groupe armé puis tués. Christophe Lebreton était le plus jeune d’entre eux.

Issu d’une famille plutôt bourgeoise, il nourrit le désir de devenir prêtre très tôt. Il fait le petit séminaire mais c’est en faculté de droit à Tours qu’il s’inscrit en 1968. Alors qu’il est surveillant au petit séminaire de Tours, deux figures spirituelles vont le marquer : l’Abbé Pierre et Charles de Foucauld.

A la fin de ses études, il veut devenir Petit frère de Jésus. Avant cela, il vivra deux années de coopération comme enseignant dans un quartier pauvre d’Alger. C’est à ce moment là qu’il découvre la petite communauté de Tibhirine.

Il est conquis : « Trappiste si Dieu veut, écrit-il à ses parents ». Il fera sa formation monastique à Notre-Dame de Tamié avant de rejoindre Tibhirine pour y formuler ses premiers vœux le 31 décembre 1976. Mais la vie s’y révèle trop dure. Il se résoud à repartir à Tamié où il fera ses vœux définitifs le 1er novembre 1980.

Dix ans plus tard, il se porte volontaire pour aider la communauté de Tibhirine à fonder au Maroc. Il reste à Tibhirine, y est ordonné prêtre et devient responsable du jardin et de leurs associés musulmans.

C’est au creux du quotidien qu’il va approfondir et consigner dans son journal spirituel sa relation intense au Christ dans un langage poétique que l’on retrouve dans tous ses écrits. Une âme belle et profonde qui invite au cœur à cœur.

Méditation

Seigneur Jésus, toi dont le Je t’aime prononcé à la croix a bouleversé frère Christophe, aide-nous à croire à cet amour si grand déposé au creux de nos vies au jour de notre baptême. Viens réveiller notre désir de te suivre. Ordonne-nous à ton Je t’aime. Fais de nous les serviteurs de tonJe t’aime pour que le monde sache qu’il est aimé d’Amour. Puisqu’un oui te suffit, viens réaliser en nous et pour tous ce que tu as promis : la vie en plénitude, ce bonheur d’Evangile offert à tous ceux qui croient en ton Nom.

Prier

Passant par toi

Je te préviens : je suis
passant par toi
Je te devance et
je te souffle le Chemin
et je t'oblige en Vérité
Je te baptiste en croix de moi
VA
prends mon je t'aime
sois moi.

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MessageSujet: Re: Une semaine avec les Cisterciens   Jeu 18 Aoû 2016, 10:17

Cisterciens : Mónika de Hongrie

Sous la dictature communiste en Hongrie, Mónika Tímár (1937-1962) a vécu sa foi dans le secret et l'illégalité avant d'être arrêtée, avec ses soeurs, par les autorités. Par la communauté cistercienne de Kismaros.

Sa vie

En Hongrie, la dictature communiste (1945-1989) cherchait à briser la société et l’Eglise. Dans un climat de peur et d’insécurité, le parti athée faisait constamment preuve de sa force en utilisant l’intimidation, en dissolvant les ordres religieux, et en intentant des procès contre des croyants, des prêtres, des religieux ou des évêques.

C’est dans ce contexte historique que le 8 septembre 1955 à Budapest, dans une chambre louée – sans aucune possibilité de vivre une vie monastique "normale" - Tímár Ágnes, une soeur cisctercienne, et trois jeunes filles, dont Mónika, commencèrent dans l’illégalité une vie consacrée, sous la direction de l’Evangile et de la règle de saint Benoît.

Le journal de Mónika (1957-1962) offre le témoignage d’un chemin spirituel extraordinaire. Dans la première partie de son noviciat, elle vit dans la joie rayonnante d’un amour comblé, alors qu’elle fait l’expérience de la présence du Christ, de sa richesse infinie.

Elle aime sa vocation, ses études, la nature – mais par-dessus tout elle aime le Seigneur. Après sa profession perpétuelle, elle devient rapidement la maîtresse des novices.

Le 6 février 1961, sont arrêtées la supérieure et trois soeurs de la communauté qui vivaient dans l’illégalité. Mónika est alors choisie par les autres soeurs pour remplacer leur supérieure. L’appartement est confisqué, les soeurs sont renvoyées de leur travail. Pour Mónika, c’est clair que le Seigneur désire qu’elle reste aux côtés de celles qui lui ont été confiées. Et en elle le désir devient de plus en plus profond – et elle assiège littéralement le Christ de prières en ce sens – qu'au prix de sa propre vie, elle puisse soulager ses soeurs en prison, et obtenir leur libération rapide.

"J’aimerais qu’on me frappe, qu’on me mette en morceaux, qu’on m’incarcère et que je ne puisse plus jamais voir ces rosiers grimpants, que je ne puisse plus jamais me chauffer au soleil, que le vent ne souffle plus, que je ne voie plus ceux que j’aime (...) Dans Jésus seul est ma paix… Moi, mon amour, juste pour toi, pour vous ! Je donnerais ma vie pour n’importe laquelle d’entre elles !" (Journal de Mónika, 11 juin 1962).

Le 13 décembre 1962, le Seigneur la rappela à Lui (elle avait seulement 25 ans). Quelques mois après sa mort, le 21 mars 1963, les soeurs bénéficièrent d’une amnistie générale et furent libérées. Le 21 mars, soit le jour de l’anniversaire de Mónika et de la Saint Benoît. Grâce à la vie donnée de Mónika, la vie des soeurs cisterciennes se poursuit depuis, non loin de Budapest, à Kismaros.


Méditation

Soeur Mónika a expérimenté la joie rayonnante d’un amour comblé. Donne-nous, nous aussi, de partager l’expérience de la présence du Christ, de sa richesse infinie. Nous pouvons prier avec les mots de Mónika : "Toi tu sais combien je suis heureuse, toi seulement, car moi je ne le sais pas. Tout simplement mes yeux qui ne sont pas habitués au soleil ne supportent pas cette lumière rayonnante de ta présence avec moi, toi qui m’as à nouveau saisi la main et qui es ici, chez moi.” (27 oct. 1957)


Prier

"Oh, oh, oh !
A genoux, mon âme pleure en moi
pour que le Seigneur la transforme.

Maintenant pour une fois j’aurai raison…

Oh, transforme, convertis,
je serai la plus heureuse au monde."

(5 octobre 1961)

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MessageSujet: Re: Une semaine avec les Cisterciens   Ven 19 Aoû 2016, 09:28

Cisterciens : Thomas Merton

Étonnante figure que celle de Thomas Merton,(1915-1968) qui a été frappé par les vicissitudes de la vie, avant d'entrer au monastère. Ses enseignements spirituels et son engagement dans le monde ont marqué des générations de chrétiens. Par Dominique Brulé, doctorante à l'université de Lorraine.


L'expérience intérieure, Thomas Merton, éditions du Cerf.


Sa vie

Tom Merton naît pendant la 1ère guerre mondiale, dans le sud de la France. Ses parents, artistes-peintres, se sont connus dans le Paris artistique des années 1910. La famille s’en retourne assez vite aux États-Unis, pays d’origine de sa mère. Ils s’installent à New York, où un petit frère naît trois ans plus tard. Son père enchaîne les petits boulots, mais sa mère est frappée par un cancer et meurt, Thomas n’a que six ans. Dès lors, sa vie va être une succession de changements de domiciles, entre États-Unis et Europe.

En 1925, père et fils s’installent en France, dans un village proche de Montauban. Hélas, sans le sou, père et fils s’en retournent vivre quelques années plus tard en Angleterre. C’est à Londres, puis à Oakham (Midlands) et enfin à Cambridge que Thomas poursuit ses études. Mais il souffre intérieurement de ces perpétuels recommencements. Durant ses années françaises Thomas s’était mis à écrire et dès 1928, à Londres, il tient un, voire plusieurs journaux privés. Mais son père tombe malade à son tour et meurt d’une tumeur cérébrale en 1931. À quinze ans, Thomas n’a déjà plus ses parents.

S’en suit une jeunesse dissolue, qui ne s’achèvera qu’à partir de 1936, alors que prenant le train qui va le conduire à l’Université de New York, il est pris de vertiges, tombe et se retrouve à l’hôpital. Cet événement l’oblige à véritablement prendre conscience de son mal-être et, ou bien à changer de vie, ou à tomber irrévocablement.

Ce qui l’aide à vivre, à cette époque, ce sont ses études. Bon élève, il s’intéresse à nombre de matières : philosophie, langues vivantes, littérature. Mais c’est la découverte, fortuite, de l’ouvrage d’un philosophe français, qui va le mener vers la spiritualité. Depuis fin 1935, Thomas est retourné vivre chez ses grands parents maternels, où il a retrouvé son jeune frère. Tous deux sont étudiants dans des Universités prestigieuses.

Thomas se tourne de plus en plus vers Dieu, mettant en place un programme de vie spirituelle fondée sur des valeurs ascétiques. Cette quête trouve son but dans le choix du monastère et l’appel au sacerdoce. Et il entre chez les Trappistes dans le Temps de l’Avent 1941, il a 26 ans. Sa vocation de moine, il l’offre à sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus. Ce qu’il aime en elle c’est sa jeunesse offerte, sacrifiée, la valeur de ce sacrifice ; les menus sacrifices offerts dans le silence du cloître, une graine d’amour associée à chacun d’eux. Et puis il y a La Voie d’enfance, l’abandon total à Dieu, comme un enfant.

En 1948 parait son autobiographie, La Nuit privée d’étoiles, qui sera un succès mondial. En mai 1949 il devient prêtre. Les quelques vingt années à venir, jusqu’à sa mort accidentelle en décembre 1968, seront consacrées tout à la fois au développement de sa vie intérieure, à la rédaction d’ouvrages de spiritualité – il en rédige une soixantaine – à l’enseignement de ses frères moines – il sera Maître des Novices durant dix ans – à une correspondance avec des personnalités du monde entier et à l’inspiration de l’Encyclique Pacem in Terris de Jean XXIII en 1963.

Thomas aura été l’homme de tous les combats, depuis sa haine de la guerre qui emporta son jeune frère en 1943 et qui l’amènera à lutter contre l’armement nucléaire, le droit des minorités, jusqu’au dialogue interreligieux qu’il inaugura, en passant par la vulgarisation des écrits monastiques, une avancée pour la vie spirituelle des laïcs.

Méditation


"J’ai enfin découvert, dans la solitude, que Tu désires mon amour, Ô mon Dieu, mon amour tel qu’il est – mon amour d’homme. Grâce à Ta grande miséricorde, j’ai trouvé et j’ai appris que l’amour d’un cœur abandonné, brisé et démuni, Te plait davantage et attire Ta pitié. C’est Ton désir et Ta consolation, Ô Seigneur, d’être très proche de ceux qui T’aiment et T’invoquent comme leur Père. Tu n’as peut-être pas de plus grande consolation– si je puis dire – que de consoler Tes enfants affligés et ceux qui, pauvres et les mains vides, viennent à Toi, avec leur seule humanité, leurs limites et leur grande confiance en Ta miséricorde."

Extrait de Thoughts in Solitude, 1958.


Prier

Seigneur mon Dieu, je ne sais pas où je vais, je ne vois pas la route devant moi, je ne peux pas prévoir avec certitude où elle aboutira.

Je ne me connais pas vraiment moi-même, et, si je crois sincèrement suivre Ta volonté, cela ne veut pas dire qu’en fait je m’y conforme.

Je crois cependant que mon désir de Te plaire, Te plaît.

J’espère avoir ce désir au cœur de tout ce que je fais, et ne jamais rien faire à l’avenir sans ce désir.

En agissant ainsi, je sais que Tu me conduiras sur la bonne route, même si je ne la connais pas moi-même.

Je Te ferai donc toujours confiance, même quand j’aurai l’impression que je me suis perdu et que je marche à l’ombre de la mort.

Je n’aurai aucune crainte car Tu es toujours avec moi et jamais Tu ne me laisseras seul dans le péril. Amen »

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MessageSujet: Re: Une semaine avec les Cisterciens   Sam 20 Aoû 2016, 09:04

Cisterciens : Gertrude de Helfta

Au XIVe siècle, sainte Gertrude est à la fois mystique et missionnaire par ses écrits spirituels, nourris par une méditation continue des Écritures.


Sa vie


Sainte Gertrude de Helfta naît le 6 janvier 1256, en la fête de l'Epiphanie. A l'âge de cinq ans, en 1261, elle entre au monastère, comme c'était souvent le cas à l'époque, pour la formation et l'étude. Elle y passera toute son existence.

C'est une étudiante extraordinaire, fascinée par le savoir. Elle se donne tout entière à l'étude profane avec ardeur et ténacité, avec une réussite scolaire dépassant toutes les attentes. La littérature, la musique et le chant, l’art de l’enluminure la ravissent.

Elle a un caractère fort, décidé, immédiat et impulsif et se dit souvent être négligente. Elle reconnaît ses défauts, et en demande humblement pardon.

En tant qu’étudiante, Gertrude se consacre ensuite entièrement à Dieu dans la vie monastique et pendant vingt ans, rien d’exceptionnel n’a lieu : l’étude et la prière constituent son activité principale. En raison de ses qualités, elle excelle parmi ses consœurs; elle fait preuve de ténacité pour consolider sa culture dans divers domaines.

Mais, au cours de l’Avent 1280, elle commence à ressentir un dégoût pour tout cela, en perçoit la vanité, et le 27 janvier 1281, quelques jours seulement avant la fête de la purification de la Vierge, vers l’heure des Complies, le Seigneur, avec délicatesse et douceur, calme le trouble qui l’angoisse, trouble que Gertrude voit comme un don même de Dieu« pour renverser la tour de vaine gloire et de curiosité élevée par mon orgueil. Orgueil insensé car je ne méritais même pas de porter le nom et l'habit de la Religion. Toutefois c'était bien le chemin que vous choisissiez, ô mon Dieu, pour me révéler votre salut ».

La vision d’un jeune homme la guide pour démêler le nœud d’épines qui opprimait son âme, en la prenant par la main. Dans cette main, elle reconnaît Celui qui sur la Croix nous a sauvés par son sang, Jésus.

A partir de ce moment, sa vie de communion intime avec le Seigneur s’intensifie. Sa « conversion » prend deux directions : dans les études, avec le passage radical des études humanistes profanes à celles théologiques, et dans l’observance monastique, le passage de la vie qu’elle qualifie de négligente à la vie de prière intense, mystique, avec une exceptionnelle ardeur missionnaire.

Gertrude transforme tout cela en apostolat : elle se consacre à écrire et à divulguer la vérité de la foi avec clarté et simplicité, grâce et persuasion, servant avec amour et fidélité l’Eglise, au point d’être utile et appréciée par les théologiens et les personnes pieuses.

Elle meurt le 17 novembre 1301 ou 1302 à l’âge d’environ 46 ans.

Méditation


L’existence de sainte Gertrude nous montre que le cœur d'une vie heureuse, d'une vie véritable, est l'amitié avec Jésus, le Seigneur. Cette amitié s'apprend dans l'amour pour Les Ecritures Saintes, dans l'amour pour la liturgie, dans la foi profonde, dans l'amour pour Marie, de manière à connaître toujours plus réellement Dieu lui-même et le bonheur véritable, but de notre vie.



Prier


Seigneur Jésus Christ,
Fils du Dieu vivant, donne-moi d’aspirer vers toi de tout mon cœur
de respirer en toi qui est la douceur et la suavité par excellence
Accorde enfin que mon être entier soit comme haletant vers Toi
ô suprême et vraie béatitude.

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MessageSujet: Re: Une semaine avec les Cisterciens   Dim 21 Aoû 2016, 10:42

Cisterciens, Benoît Thuân

Moine et missionnaire au Vietnam, c'est l'itinéraire du Père Benoît Thuân (1880-1933), fondateur de la Congrégation de la Sainte Famille. Par Dom Vladimir, abbé de l’abbaye Notre-Dame de Lérins

Sa vie

Né à Boulogne-sur-Mer le 17 août 1880, Henri François Joseph Denis commença ses études chez les Frères des Ecoles chrétiennes puis entra au petit séminaire de Boulogne et au grand séminaire d’Arras. Son souhait était d’entrer au séminaire des Missions Etrangères de Paris qu’il intégra en 1901.

Ordonné prêtre en 1903, il fut affecté en Cochinchine dans la mission de Hué où le Vicaire apostolique de la Cochinchine lui attribuera un nom vietnamien : Thuân, qui signifie obéir, consentir. Ce nom veut traduire l’attitude du Fiat de Marie.

Après s’être familiarisé avec la langue et les coutumes, il devient enseignant au petit séminaire d’Annith et en 1907 il enseignera le chinois. En 1908, il réalise son rêve de devenir missionnaire et il est envoyé aux chrétiens de Nuoc-Man tout en songeant à la vie monastique. Ce désir ne pourra se concrétiser qu’en 1918.

Le mode de vie des cisterciens réformés répond à son attente et, malgré les difficultés, un nouveau monastère qui n’est qu’une cabane verra le jour en 1918. Ils seront deux : le père Thuân et un premier disciple, Thaddée. Les difficultés ne manqueront pas au début de cette fondation qui attirera des jeunes sans formation monastique.

Le Père Thuân commence son noviciat le 2 février 1920, prend l’habit religieux et porte désormais le nom de Benoît Thuân. Le 23 février, l’évêque décrète officiellement l’érection du nouveau monastère. Le 23 mars les premiers postulants prennent l’habit religieux et le P. Benoît assume les tâches de supérieur et de maître des novices alors qu’il est lui-même novice. Le 21 mars 1923, le visiteur apostolique préside la première profession du père Benoît et de huit autres frères. La profession perpétuelle sera célébrée le 21 mars 1926. La communauté est maintenant en route pour devenir une branche de la famille cistercienne. Après bien des difficultés cette affiliation n’aura lieu qu’après la mort du père Benoît.

Pendant les quinze années de sa vie missionnaire, le père Benoît est convaincu que les Vietnamiens sont aptes à la vie monastique, à la vie contemplative et sa fondation sera un témoignage d’Eglise qui fera rayonner l’image vivante du moine catholique dans une vie de pauvreté et de simplicité paisible et joyeuse.

Sa congrégation portera le nom de "Sainte Famille" mettant en lumière l’importance de la famille, chère aux Vietnamiens. Sa communauté aura à la fois un caractère cénobitique et familial. Cette congrégation cistercienne de la Sainte-Famille ne cesse pas de se développer. Aujourd’hui, elle compte huit monastères de moines et un de moniales, qui rassemblent plus de six cents membres.

Méditation

Le P. Benoît Thuân nous appelle à la confiance en toute circonstance : "Je vais rejoindre le Seigneur, je ne connais pas le jour, mais je sens que je ne resterai pas longtemps avec vous. Je vous conseille de vous rappeler que la voie de la sainteté c’est d’obéir à la volonté de Dieu... Quant à moi, je pars tranquillement, je ne me fais pas de souci car je sais que Dieu est notre Père. Il m’aime et il vous aime, c’est pourquoi je n’ai peur ni pour vous, ni pour moi. Restez donc dans la sérénité comme moi, car Dieu nous aime tant."

Prier

S’abandonner dans la main de Dieu est la chose la meilleure.
Vous donc, ne soyez pas tristes, ne vous inquiétez pas ;
allons tous ensemble dans la joie selon la volonté de Dieu sur nous.
Merci au Seigneur, merci à notre mère Marie.



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