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 Le sens de la fête de l'Assomption

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Loup Ecossais



Masculin Messages : 9609
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MessageSujet: Le sens de la fête de l'Assomption   Ven 12 Aoû 2016, 16:14

L'Assomption approche !

Mais que signifie pour les catholiques cette date du 15 août dédiée à sainte Marie?

L'Assomption est avant tout une date importante dans la tradition catholique depuis plus de 10 siècles.

Mais à quoi correspond cette date du 15 août pour les croyants ?

Que célèbre-t-on ce jour-là ?

Chaque année, le 15 août, les catholiques commémorent la montée au ciel de la Vierge Marie, mère de Jésus-Christ, à la fin de sa vie sur Terre.

Pour les croyants, le corps de Marie n'aurait pas subi de dégradation post-mortem. Elle aurait pu ainsi entrer au ciel en corps et en âme. Une fin glorieuse, qui était d'abord une croyance païenne, non-évoquée par le Nouveau Testament. Et qui est devenue un dogme religieux ou vérité de foi en 1950, quand l'Eglise catholique a décidé de la définir ainsi, contrairement aux Eglises d'Orient qui croient pourtant aussi en l'Assomption.

Spoiler:
 


Prière « A Marie » pour la fête de l’Assomption

Nous te saluons, ô Immaculée, Marie, comblée de grâce
toi qui, dès le premier instant de ton existence,
dès ta conception, a été préservée de tout péché,
car tu allais devenir la Mère du Sauveur.

Aide-nous à nous tourner vers ton Fils Jésus
et à nous détourner du péché.

Apprends-nous à prier pour les pécheurs comme tu l’as enseigné à Bernadette,
car tu es la Mère du Rédempteur et notre Mère.

Nous te saluons, ô Marie, lumière de foi bienheureuse,
par ta glorieuse Assomption.
Le Père des Miséricordes t’a revêtue en ton âme et en ton corps
de la splendeur du jour unique de la Résurrection.

Fortifie notre foi. Qu’elle imprègne de sa lumière et de sa vérité
notre intelligence, nos actions et notre service en ce monde,
car tu es la Mère du plus beau des enfants des hommes et notre Mère.

Nous te saluons, Vierge Sainte,
toi que l’Esprit de sainteté a comblé de charité et rempli de toutes grâces.

Apprends-nous la docilité à l’Esprit d’Amour, pour être comblés d’une vraie charité.

Donne-nous la compassion pour toute souffrance
et une prière instante pour la paix,
car tu es Mère de Miséricorde et notre Mère.

Nous te saluons, Mère au pied de la Croix,
Vierge fidèle, Mère de l’Église.

Apprends-nous à l’aimer et à la servir
comme le Corps même de ton Fils livré pour nous et le salut du monde,
car tu es la Mère de l’Agneau et du Pasteur et notre Mère.

Nous te saluons, Aurore radieuse du Salut,
par ta glorieuse Assomption,
tu annonces et précèdes la gloire dans leur âme et dans leur corps de tous tes enfants,
car tu es la Mère du Monde qui vient et notre Mère.

Monseigneur de Monléon,

Évêque de Meaux pour les 150 ans du dogme de l’Immaculée Conception.
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Mister be



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MessageSujet: Re: Le sens de la fête de l'Assomption   Ven 12 Aoû 2016, 16:23

L'Occident parle d'Assomption, l'Orient de Dormition. Les seconds refusent de faire de la Dormition un dogme, comme ils refusent le dogme de l'Immaculée Conception.

C'est quoi la différence? Qui peut nous éclairer et pourquoi l'Eglise d'occident en fait un dogme et celle d'Orient,non?
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L'assoiffé
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MessageSujet: Re: Le sens de la fête de l'Assomption   Ven 12 Aoû 2016, 16:29

Merci de nous avoir fait part du sens de cette grande fête pour les catholiques.

Thumright

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Loup Ecossais



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MessageSujet: Re: Le sens de la fête de l'Assomption   Ven 12 Aoû 2016, 16:30

C'est la même chose. Sauf que chez les catholiques, le dormition ne désigne que la mort de la Vierge Marie...
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Loup Ecossais



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MessageSujet: Re: Le sens de la fête de l'Assomption   Ven 12 Aoû 2016, 16:30

L'assoiffé a écrit:
Merci de nous avoir fait part du sens de cette grande fête pour les catholiques.

Thumright

Wink Very Happy
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Hillel31415



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MessageSujet: Re: Le sens de la fête de l'Assomption   Ven 12 Aoû 2016, 16:41

Les apôtres (et l’apôtre Jean qui vivait avec Marie en particulier) n'ont pas été mis au courant de son assomption, heureusement en 1950 après Jésus Christ, tout est devenu plus clair pour vous d'un seul coup... Pouffer de rire
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L'assoiffé
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MessageSujet: Re: Le sens de la fête de l'Assomption   Ven 12 Aoû 2016, 16:45

Hillel31415 a écrit:
Les apôtres (et l’apôtre Jean qui vivait avec Marie en particulier) n'ont pas été mis au courant de son assomption, heureusement en 1950 après Jésus Christ, tout est devenu plus clair pour vous d'un seul coup... Pouffer de rire

Trois piliers de l'unité de la foi catholique:

- Les Écritures
- La tradition
- Le magistère

Cet élément nous viens de la tradition, confirmé par le magistère et n'est pas contraire aux écritures.

Alors, pas de soucis pour nous!

Wink

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Hillel31415



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MessageSujet: Re: Le sens de la fête de l'Assomption   Ven 12 Aoû 2016, 16:54

Il s'agirait là d'un fait historique donc, cette tradition ne vaut que si elle vous vient de cette époque.
Si elle apparait d'un seul coup, on est en droit de se demander en quoi elle est une tradition et pas une simple invention.
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Pignon



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MessageSujet: Re: Le sens de la fête de l'Assomption   Ven 12 Aoû 2016, 16:58

Hillel31415 a écrit:
Les apôtres (et l’apôtre Jean qui vivait avec Marie en particulier) n'ont pas été mis au courant de son assomption, heureusement en 1950 après Jésus Christ, tout est devenu plus clair pour vous d'un seul coup... Pouffer de rire

Le dogme de la Trinité n'est pas arrivé d'un coup, non plus ... pourtant Dieu est Trine.
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http://www.yhwh.fr/
Loup Ecossais



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MessageSujet: Re: Le sens de la fête de l'Assomption   Ven 12 Aoû 2016, 17:00

Pignon a écrit:
Hillel31415 a écrit:
Les apôtres (et l’apôtre Jean qui vivait avec Marie en particulier) n'ont pas été mis au courant de son assomption, heureusement en 1950 après Jésus Christ, tout est devenu plus clair pour vous d'un seul coup... Pouffer de rire

Le dogme de la Trinité n'est pas arrivé d'un coup, non plus ... pourtant Dieu est Trine.

Thumright
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Hillel31415



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MessageSujet: Re: Le sens de la fête de l'Assomption   Ven 12 Aoû 2016, 17:02

Pignon, vous confondez la définition des dogmes par votre église et leur existence intrinsèque réelle.
La trinité est un concept qui explique le paradoxe biblique existant dans la bible: Jésus est Dieu, le Père est Dieu, le Saint Esprit est Dieu, tous sont pourtant des personnes distincts.
Voulez vous que je vous cite les textes bibliques y faisant référence ?

La première mention du concept d'assomption se fait en 373 après Jésus Christ, je vous demande donc où est la tradition là dedans...


Dernière édition par Hillel31415 le Ven 12 Aoû 2016, 17:46, édité 6 fois
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Loup Ecossais



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MessageSujet: Re: Le sens de la fête de l'Assomption   Ven 12 Aoû 2016, 17:03

Une appli pour prier l'Angélus...

http://t.bayard.jeunesse.bayardweb.com/nl/jsp/m.jsp?c=Ks81HdgSFUy%2FLlvyhfcSaUCFAaE%2BKmsl
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Loup Ecossais



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MessageSujet: Re: Le sens de la fête de l'Assomption   Ven 12 Aoû 2016, 17:06

Hillel31415 a écrit:
Vous confondez la définition des dogmes par votre église et leur existence intrinsèque réelle.
La première mention de l'assomption se fait en 373 après Jésus Christ.

Les dogmes sont nécessaires. Peu importe à quelle date l'Assomption a été officiellement introduite. Elle s'adresse aux catholiques et aux orthodoxes. Pas aux protestants et aux TJ...
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Hillel31415



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MessageSujet: Re: Le sens de la fête de l'Assomption   Ven 12 Aoû 2016, 17:06

Elle ne s'adresse pas aux orthodoxes, cher Loup qui n'ont que faire des décisions de votre pape en matière de dogme.
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petero



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MessageSujet: Re: Le sens de la fête de l'Assomption   Ven 12 Aoû 2016, 17:11

Mister be a écrit:
L'Occident parle d'Assomption, l'Orient de Dormition. Les seconds refusent de faire de la Dormition un dogme, comme ils refusent le dogme de l'Immaculée Conception.

C'est quoi la différence? Qui peut nous éclairer et pourquoi l'Eglise d'occident en fait un dogme et celle d'Orient,non?

Si je ne me trompe pas, selon la tradition orthodoxe, Marie est d'abord monté au Ciel avec son âme ; son corps aurait été mis au tombeau puis aurait été ensuite enlevé par les anges au Ciel où il aurait été redonné à Marie.

C'est sans doute pour cela que les orthodoxes parlent de la dormition de Marie, c'est à dire Marie qui s'est endormie paisiblement dans la mort quand les catholiques eux parle de Marie qui a été élevé quand elle s'est endormie dans la mort, de suite au Ciel, avec son corps et son âme. Mais peut-être que je me trompe.

Si les orthodoxes n'ont pas fait de la dormition un dogme, c'est parce que chez eux, il n'y a pas de dogme de l'immaculée conception. Dans l'Eglise catholique, le dogme de l'Ascension est lié au dogme de l'immaculée conception, il en est la conséquence.

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Loup Ecossais



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MessageSujet: Re: Le sens de la fête de l'Assomption   Ven 12 Aoû 2016, 17:12

Hillel31415 a écrit:
Elle ne s'adresse pas aux orthodoxes, cher Loup qui n'ont que faire des décisions de votre pape en matière de dogme.

Chez les orthodoxes, elle a le nom de Dormition, ce qui est la même chose. Les orthodoxes fêtent la mort de la Vierge à la même date que les catholiques. Le 15 août... Wink
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petero



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MessageSujet: Re: Le sens de la fête de l'Assomption   Ven 12 Aoû 2016, 17:16

Hillel31415 a écrit:
Les apôtres (et l’apôtre Jean qui vivait avec Marie en particulier) n'ont pas été mis au courant de son assomption, heureusement en 1950 après Jésus Christ, tout est devenu plus clair pour vous d'un seul coup... Pouffer de rire

NON, les Apôtres ont tout simplement décidés, de ne pas faire de pub sur l'assomption de Marie, jusqu'à ce qu'il y ait "une fuite". C'est tout Pouffer de rire
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Hillel31415



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MessageSujet: Re: Le sens de la fête de l'Assomption   Ven 12 Aoû 2016, 17:18

Surement que ça doit être ça. Wink
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L'assoiffé
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MessageSujet: Re: Le sens de la fête de l'Assomption   Ven 12 Aoû 2016, 18:21

Hillel31415 a écrit:
La première mention du concept d'assomption se fait en 373 après Jésus Christ, je vous demande donc où est la tradition là dedans...

La tradition, c'est des milliers de faits, de miracles, d'enseignements, qui ne sont pas tombés sur papier nécessairement.

Les Évangiles ne sont-ils pas issus de tradition orale qui ont été mis par écrit ensuite?

Ce n'est pas parce qu'on en parle dans un document en 373 qu'on ne se le transmet pas par tradition orale avant cela.

S'il apparaît en 373, c'est qu'on en parlait avant...

Et que c'était assez sérieux pour qu'on en fasse mention dans un document.

Si on sait que la mère de Marie s'appelait Anne, c'est aussi par la tradition.

On n’en fait pas mention dans les évangiles et pourtant...

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Dernière édition par L'assoiffé le Ven 12 Aoû 2016, 18:57, édité 1 fois
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Le sens de la fête de l'Assomption   Ven 12 Aoû 2016, 18:51

Mister be a écrit:
L'Occident parle d'Assomption, l'Orient de Dormition. Les seconds refusent de faire de la Dormition un dogme, comme ils refusent le dogme de l'Immaculée Conception.

C'est quoi la différence? Qui peut nous éclairer et pourquoi l'Eglise d'occident en fait un dogme et celle d'Orient,non?

Marie est-elle réellement morte ou s'est-elle juste endormie mystérieusement (dormition) avant son assomption ?

telle est la question.

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Arnaud
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Chrysostome



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MessageSujet: Re: Le sens de la fête de l'Assomption   Ven 12 Aoû 2016, 18:53

L'assoiffé a écrit:
Hillel31415 a écrit:
Les apôtres (et l’apôtre Jean qui vivait avec Marie en particulier) n'ont pas été mis au courant de son assomption, heureusement en 1950 après Jésus Christ, tout est devenu plus clair pour vous d'un seul coup... Pouffer de rire

Trois piliers de l'unité de la foi catholique:

- Les Écritures
- La tradition
- Le magistère

Cet élément nous viens de la tradition, confirmé par le magistère et n'est pas contraire aux écritures.

Alors, pas de soucis pour nous!

Wink

Mais il faut toujours que certains viennent protester... Wink
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Le sens de la fête de l'Assomption   Ven 12 Aoû 2016, 19:04

Saint Jean 71 ─ L’Assomption de Marie, 1 Co 15, 51-55 (44 mn).
1 Corinthiens 15, 51-55. Quatrième mystère glorieux du Rosaire : l’Assomption de Marie
Différence entre ascension et assomption. L’autorité du dogme de l’Eglise est-elle aussi forte que l’autorité de l’Ecriture ?
1 Corinthiens 15, 51-55. Marie est-elle morte ou a-t-elle seulement dormi ? Etude des deux hypothèses : 1° Dormition et assomption (voit 1 Co 15, 51) ; 2° Mort, résurrection et assomption (voir l’opinion libre de saint Jean-Paul II, catéchèse du 25 juin 1997). Implication de ces deux hypothèses appuyées par des saints.

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saint Zibou



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MessageSujet: Re: Le sens de la fête de l'Assomption   Ven 12 Aoû 2016, 19:39

Je ne connais pas d'autre assomption que celle de l'humanité du Christ dans la Personne divine du Verbe Incarné: Notre Seigneur Jésus de Nazareth!
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L'assoiffé
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MessageSujet: Re: Le sens de la fête de l'Assomption   Ven 12 Aoû 2016, 19:47

saint Zibou a écrit:
Je ne connais reconnais pas d'autre assomption que celle de l'humanité du Christ dans la Personne divine du Verbe Incarné: Notre Seigneur Jésus de Nazareth!

C'est votre droit.

Mais ce n'est pas notre foi...

heureux

_________________
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saint Zibou



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MessageSujet: Re: Le sens de la fête de l'Assomption   Ven 12 Aoû 2016, 19:49

L'assoiffé a écrit:
saint Zibou a écrit:
Je ne connais reconnais pas d'autre assomption que celle de l'humanité du Christ dans la Personne divine du Verbe Incarné: Notre Seigneur Jésus de Nazareth!

C'est votre droit.

Mais ce n'est pas notre foi...

heureux

Donc, vous n'êtes pas chrétien! mort de rire
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Le sens de la fête de l'Assomption   Ven 12 Aoû 2016, 19:50

saint Zibou a écrit:
Je ne connais pas d'autre assomption que celle de l'humanité du Christ dans la Personne divine du Verbe Incarné: Notre Seigneur Jésus de Nazareth!

Vous avez une faible connaissance du "Sola scriptura". Dommage pour un Protestant ! Mr.Red

Lisez :

2 Rois 2, 11 Or, comme ils marchaient en conversant, voici qu'un char de feu et des chevaux de feu se mirent entre eux deux, et Elie monta au ciel dans le tourbillon.
2 Rois 2, 12 Elisée voyait et il criait : "Mon père! Mon père! Char d'Israël et son attelage!" puis il ne le vit plus et, saisissant ses vêtements, il les déchira en deux.


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Mister be



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MessageSujet: Re: Le sens de la fête de l'Assomption   Ven 12 Aoû 2016, 19:52

L'assoiffé a écrit:
saint Zibou a écrit:
Je ne connais reconnais pas d'autre assomption que celle de l'humanité du Christ dans la Personne divine du Verbe Incarné: Notre Seigneur Jésus de Nazareth!

C'est votre droit.

Mais ce n'est pas notre foi...

heureux

Question de foi ou de croyance?
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Mister be



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MessageSujet: Re: Le sens de la fête de l'Assomption   Ven 12 Aoû 2016, 19:54

Arnaud Dumouch a écrit:
saint Zibou a écrit:
Je ne connais pas d'autre assomption que celle de l'humanité du Christ dans la Personne divine du Verbe Incarné: Notre Seigneur Jésus de Nazareth!

Vous avez une faible connaissance du "Sola scriptura". Dommage pour un Protestant !  Mr.Red

Lisez :

2 Rois 2, 11 Or, comme ils marchaient en conversant, voici qu'un char de feu et des chevaux de feu se mirent entre eux deux, et Elie monta au ciel dans le tourbillon.
2 Rois 2, 12 Elisée voyait et il criait : "Mon père! Mon père! Char d'Israël et son attelage!" puis il ne le vit plus et, saisissant ses vêtements, il les déchira en deux.


J'allais vous posez la question si on peut parler d'assomption concernant Elie?
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Mister be



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MessageSujet: Re: Le sens de la fête de l'Assomption   Ven 12 Aoû 2016, 19:57

Arnaud Dumouch a écrit:
Mister be a écrit:
L'Occident parle d'Assomption, l'Orient de Dormition. Les seconds refusent de faire de la Dormition un dogme, comme ils refusent le dogme de l'Immaculée Conception.

C'est quoi la différence? Qui peut nous éclairer et pourquoi l'Eglise d'occident en fait un dogme et celle d'Orient,non?

Marie est-elle réellement morte ou s'est-elle juste endormie mystérieusement (dormition) avant son assomption ?

telle est la question.

Elle est certainement morte puisque elle est humaine et non ressuscitée...enfin je suppose?
Endormie dans le sens biblique signifie être mort,non?
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Le sens de la fête de l'Assomption   Ven 12 Aoû 2016, 19:58

Mister be a écrit:


J'allais vous posez la question si on peut parler d'assomption concernant Elie?

Oui, on le peut. Par contre, pas pour Jésus. On parle pour Jésus de l'ascension, pas de l'assomption.

Jésus n'est pas emporté au Ciel.

Il y monte seul car il est Dieu.

De même, c'est une assomption à l'image de Marie qui sera offert à la dernière génération. Voici le texte :

1 Théssaloniciens 4, 16 Car lui-même, le Seigneur, au signal donné par la voix de l'archange et la trompette de Dieu, descendra du ciel, et les morts qui sont dans le Christ ressusciteront en premier lieu ;
1 Théssaloniciens 4, 17 après quoi nous, les vivants, nous qui serons encore là, nous serons réunis à eux et emportés sur des nuées pour rencontrer le Seigneur dans les airs. Ainsi nous serons avec le Seigneur toujours.


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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Le sens de la fête de l'Assomption   Ven 12 Aoû 2016, 20:05

Mister be a écrit:


Elle est certainement morte puisque elle est humaine et non ressuscitée...enfin je suppose?
Endormie dans le sens biblique signifie être mort,non?

Normalement, elle n'aurait pas du mourir étant sans le péché originel.

Pourtant elle l'est probablement... Elle ne s'est jamais remise du Golgotha... C'est toute la différence avec Eve.

Ecoutez ce récit de la mort de Marie :

http://eschatologie.free.fr/contes/tome_1_le_destin_individuel/05_la_mort_de_la_vierge_marie.html

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Loup Ecossais



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MessageSujet: Re: Le sens de la fête de l'Assomption   Ven 12 Aoû 2016, 20:07

Qui a joué des ciseaux là ?
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Mister be



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MessageSujet: Re: Le sens de la fête de l'Assomption   Ven 12 Aoû 2016, 20:23

Arnaud Dumouch a écrit:
Mister be a écrit:


J'allais vous posez la question si on peut parler d'assomption concernant Elie?

Oui, on le peut. Par contre, pas pour Jésus. On parle pour Jésus de l'ascension, pas de l'assomption.

Jésus n'est pas emporté au Ciel.

Il y monte seul car il est Dieu.

De même, c'est une assomption à l'image de Marie qui sera offert à la dernière génération. Voici le texte :

1 Théssaloniciens 4, 16 Car lui-même, le Seigneur, au signal donné par la voix de l'archange et la trompette de Dieu, descendra du ciel, et les morts qui sont dans le Christ ressusciteront en premier lieu ;
1 Théssaloniciens 4, 17 après quoi nous, les vivants, nous qui serons encore là, nous serons réunis à eux et emportés sur des nuées pour rencontrer le Seigneur dans les airs. Ainsi nous serons avec le Seigneur toujours.


Ca ressemble très fort à l'enlévement de l'Eglise?
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Mister be



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MessageSujet: Re: Le sens de la fête de l'Assomption   Ven 12 Aoû 2016, 20:24

Arnaud Dumouch a écrit:
Mister be a écrit:


Elle est certainement morte puisque elle est humaine et non ressuscitée...enfin je suppose?
Endormie dans le sens biblique signifie être mort,non?

Normalement, elle n'aurait pas du mourir étant sans le péché originel.

Pourtant elle l'est probablement... Elle ne s'est jamais remise du Golgotha... C'est toute la différence avec Eve.

Ecoutez ce récit de la mort de Marie :

http://eschatologie.free.fr/contes/tome_1_le_destin_individuel/05_la_mort_de_la_vierge_marie.html

thumleft logique!
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Le sens de la fête de l'Assomption   Ven 12 Aoû 2016, 20:27

Mister be a écrit:


Ca ressemble très fort à l'enlévement de l'Eglise?

Là, c'est l'enlèvement de l'humanité entière lors du retour du Christ.

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Arnaud
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MessageSujet: Re: Le sens de la fête de l'Assomption   Ven 12 Aoû 2016, 20:36

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saint Zibou



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MessageSujet: Re: Le sens de la fête de l'Assomption   Ven 12 Aoû 2016, 20:49

Arnaud Dumouch a écrit:
saint Zibou a écrit:
Je ne connais pas d'autre assomption que celle de l'humanité du Christ dans la Personne divine du Verbe Incarné: Notre Seigneur Jésus de Nazareth!

Vous avez une faible connaissance du "Sola scriptura". Dommage pour un Protestant !  Mr.Red

Lisez :

2 Rois 2, 11 Or, comme ils marchaient en conversant, voici qu'un char de feu et des chevaux de feu se mirent entre eux deux, et Elie monta au ciel dans le tourbillon.
2 Rois 2, 12 Elisée voyait et il criait : "Mon père! Mon père! Char d'Israël et son attelage!" puis il ne le vit plus et, saisissant ses vêtements, il les déchira en deux.


L'Ascension d'Élie n'est pas une assomption.
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Loup Ecossais



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MessageSujet: Re: Le sens de la fête de l'Assomption   Ven 12 Aoû 2016, 21:05

Qui c'est celui-là ?
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Le sens de la fête de l'Assomption   Ven 12 Aoû 2016, 21:06

Ascension >> Réservé à dieu qui est cause du Ciel.

Assomption >> Terme réservé aux créatures lorsqu'elles sont emportées par Dieu dans l'autre monde.

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Arnaud
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MessageSujet: Re: Le sens de la fête de l'Assomption   Ven 12 Aoû 2016, 21:29

Mister be a écrit:
L'Occident parle d'Assomption, l'Orient de Dormition. Les seconds refusent de faire de la Dormition un dogme, comme ils refusent le dogme de l'Immaculée Conception.

C'est quoi la différence? Qui peut nous éclairer et pourquoi l'Eglise d'occident en fait un dogme et celle d'Orient,non?


Les Orthodoxes se désolidarisent du dogme du péché originel tel que dogmatisé à Trente après 10 siècles d'Augustinisme  occidental.
Augustin dans sa controverse avec le moine Pélage  qui pensait que l'homme pouvait faire son salut par la seule force de sa volonté  en usant de sa liberté  positivement , a pris l'opinion , par un procédé typiquement rhétorique ,diamétralement opposée en disant que dans le salut , la Grâce Divine faisait tout et la liberté humaine corrompue invinciblement et définitivement  par le péché originel n'était d'aucune utilité à l'homme en vue du salut . Cette opinion a entrainé aussi celle de la doctrine de la Prédestination
qui a empoisonné des siècles de catholicisme et de protestantisme . ( Luther était un moine de l'ordre des Augustins, Calvin comme Jansenius  croyaient à prédestination )
La Tradition orthodoxe repose sur la notion de Coopération entre la Liberté Humaine et La Grâce Divine à parts égales dans le salut de l'homme et donc dans le fait que malgré le péché originel ,il est possible à l'homme  aidé par ses bonnes actions et par la grâce divine
qui les suit et les précède de cheminer sur la voie du salut . Pour eux Marie est la seule qui a exploité sans aucune faille toutes les ressources de sa liberté humaine aidée de la grâce divine avec le maximum d'efficacité sanctifiante . elle est pour eux comme pour nous la plus grande Sainte la Toute Sainte ( Panhagia)  , la Reine du Ciel , mais elle n'a pas eu besoin d'être préservée du péché originel pour arriver au sommet : sa liberté ,aidée et fortifiée par la Grâce en permanence a suffi .
Pour eux le dogme de l'immaculée conception catholique n'est qu'un corolaire appliqué à Marie du dogme du Péché Originel
faussé par Augustin  et privé de la doctrine de la coopération. Ils  pensent  que la liberté humaine a été bléssée par le PO mais pas
totalement empéchée d'aller dans la bonne direction Divine .  Voilà pourquoi ils pensent que ce dogme n'a pas de raison d'être .

Pour ce qui est de l'assomption , je pense que les deux se rejoignent dans le fait que Marie étant l'être le plus associé au Christ
est aussi associée à la rapidité de la résurrection qui suit  sa Mort corporelle , ça parait cohérent .
la différence est que Marie contrairement au Christ n'est pas apparue immédiatement après sa mort ( ou alors les témoignages en ont été perdus ) .
les orthodoxes n'ont pas la doctrine de l'évolution et du progrès dogmatique catholique :leur but ultime est de conserver incorruptiblement jusqu'à la fin ce qui a été prêché par les Apôtres et dogmatisé par les 7  premiers conciles oecuméniques , il n'y a donc jamais lieu pour l'Orthodoxie
d'ajouter des Dogmes car cela leur est interdit par un article des premiers conciles oecuméniques .
Le pape Jean Paul II pensait que Marie était réellement morte :
http://it.mariedenazareth.com/1003.0.html?L=0
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L'assoiffé
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MessageSujet: Re: Le sens de la fête de l'Assomption   Ven 12 Aoû 2016, 21:50

Mister be a écrit:
L'assoiffé a écrit:
saint Zibou a écrit:
Je ne connais reconnais pas d'autre assomption que celle de l'humanité du Christ dans la Personne divine du Verbe Incarné: Notre Seigneur Jésus de Nazareth!

C'est votre droit.

Mais ce n'est pas notre foi...

heureux

Question de foi ou de croyance?

C’est quoi un dogme ? Quels sont les dogmes de l’église catholique ?

15 Juin 2014 , Rédigé par Tristan Publié dans #Foire aux questions

Ceci est un article de fond qui essaye de traiter la question dans son ensemble. Prenez-le temps de le lire jusqu’au bout.

C’est quoi un dogme ? Quels sont les dogmes de l’église catholique ?

Le mot "dogme" vient du verbe grec dokein, qui signifie « avoir une opinion, penser, croire ». La Commission théologique internationale (1990) le définit comme « une doctrine dans laquelle l'Église propose de façon définitive une vérité révélée ». Autrement dit, un dogme est une vérité de foi, contenue dans la Révélation divine, ou en lien étroit avec celle-ci. Cela signifie que les chrétiens croient que, en Jésus, Dieu lui-même s'est fait connaître aux hommes. L'Église rend compte de ce « dépôt de la foi », révélé selon de nouvelles conditions de temps et de lieu. Les dogmes peuvent donc être compris comme l'expression de la vérité éternelle de Dieu dans le langage temporel des hommes. Des « lumières sur le chemin de notre foi, qui l'éclairent et le rendent sûr », selon la formule du Catéchisme de l'Église catholique (n° 89). La foi ne porte pas sur ces énoncés eux-mêmes mais sur la réalité "divine", impossible à formuler, qu'ils désignent mais ne contiennent pas.

Qui formule les dogmes ?

Les premiers dogmes sont apparus au 4ième siècle pour lutter contre les déviances de la foi. Les dogmes sont affirmés solennellement par un concile (assemblée des évêques du monde entier) soit par le pape lui-même (le seul exemple est celui du dogme de l’Immaculée Conception, en réalité le pape n’a fait que confirmer la foi du peuple chrétien).

Peut-on interpréter un dogme ?

Parce qu'il engage l'infaillibilité du pape ou de l'Église tout entière dans leur mission de transmettre la Révélation, le dogme ne peut être remis en question. Il est définitif. En revanche, le chrétien est appelé à en comprendre le sens. Des théologiens continuent à réfléchir et à écrire pour dire la foi aujourd'hui.

Dogmes : faut-il y croire ?

Voir l'excellente réponse du site Croire : ici

Il n’y a pas de liste officielle de dogmes mais on peut relever les principaux :

• 325 : Concile de Nicée I - Fils « vrai Dieu de vrai Dieu, engendré et non créé, consubstantiel au Père ».

• 381 : Concile de Constantinople I - « Saint-Esprit consubstantiel au Père » - Credo de Nicée-Constantinople.

• 431 : Concile d'Éphèse - « Marie, Mère de Dieu».

• 451 : Concile de Chalcédoine - « La double nature de Jésus » c'est-à-dire deux natures en une personne.

• 786 : Concile de Nicée II - « Légitimité du culte des icônes ».

• 1545-1563 : Concile de Trente - « Transsubstantiation » ; fixation du canon biblique catholique, la théorie des deux sources de la Révélation, incluant la Tradition, canonisation de la Vulgate.

• 1854 : « Immaculée Conception de Marie ». Il signifie que Marie, mère de Jésus de Nazareth, fut conçue sans le péché originel.

• 1870 : Concile Vatican I - « Infaillibilité pontificale » (dans les questions de foi).

• 1950 : « Assomption de Marie », signifie que Marie, est montée au ciel avec son corps. Un des rares dogmes qui n'a aucune base scripturaire bien que partagé (sous le nom de Dormition) par les églises orthodoxes.

Attention :

Il faut bien distinguer les dogmes (qui sont des vérités de foi) des "traditions" ecclésiastiques (qui touchent à la discipline c'est-à-dire les règles de conduite)

SOURCES : Catéchisme de l'Eglise Catholique

Trois ouvrages de référence du grand théologien Bernard Sesboüé

Source: Au Spiritain Riant  Le blog du Père Tristan, Vie et tribulations d'un missionnaire.

Donc, à votre question, il faut répondre que pour un catholique, c'est une question de foi.

heureux

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« A force de tout voir l’on finit par tout supporter…A force de tout supporter l’on finit par tout tolérer… A force de tout tolérer l’on finit par tout accepter… A force de tout accepter l’on finit par tout approuver ! » [Saint Augustin]
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Loup Ecossais



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MessageSujet: Re: Le sens de la fête de l'Assomption   Ven 12 Aoû 2016, 22:51

L'assoiffé a écrit:
Mister be a écrit:
L'assoiffé a écrit:
saint Zibou a écrit:
Je ne connais reconnais pas d'autre assomption que celle de l'humanité du Christ dans la Personne divine du Verbe Incarné: Notre Seigneur Jésus de Nazareth!

C'est votre droit.

Mais ce n'est pas notre foi...

heureux

Question de foi ou de croyance?

C’est quoi un dogme ? Quels sont les dogmes de l’église catholique ?

15 Juin 2014 , Rédigé par Tristan Publié dans #Foire aux questions

Ceci est un article de fond qui essaye de traiter la question dans son ensemble. Prenez-le temps de le lire jusqu’au bout.

C’est quoi un dogme ? Quels sont les dogmes de l’église catholique ?

Le mot "dogme" vient du verbe grec dokein, qui signifie « avoir une opinion, penser, croire ». La Commission théologique internationale (1990) le définit comme « une doctrine dans laquelle l'Église propose de façon définitive une vérité révélée ». Autrement dit, un dogme est une vérité de foi, contenue dans la Révélation divine, ou en lien étroit avec celle-ci. Cela signifie que les chrétiens croient que, en Jésus, Dieu lui-même s'est fait connaître aux hommes. L'Église rend compte de ce « dépôt de la foi », révélé selon de nouvelles conditions de temps et de lieu. Les dogmes peuvent donc être compris comme l'expression de la vérité éternelle de Dieu dans le langage temporel des hommes. Des « lumières sur le chemin de notre foi, qui l'éclairent et le rendent sûr », selon la formule du Catéchisme de l'Église catholique (n° 89). La foi ne porte pas sur ces énoncés eux-mêmes mais sur la réalité "divine", impossible à formuler, qu'ils désignent mais ne contiennent pas.

Qui formule les dogmes ?

Les premiers dogmes sont apparus au 4ième siècle pour lutter contre les déviances de la foi. Les dogmes sont affirmés solennellement par un concile (assemblée des évêques du monde entier) soit par le pape lui-même (le seul exemple est celui du dogme de l’Immaculée Conception, en réalité le pape n’a fait que confirmer la foi du peuple chrétien).

Peut-on interpréter un dogme ?

Parce qu'il engage l'infaillibilité du pape ou de l'Église tout entière dans leur mission de transmettre la Révélation, le dogme ne peut être remis en question. Il est définitif. En revanche, le chrétien est appelé à en comprendre le sens. Des théologiens continuent à réfléchir et à écrire pour dire la foi aujourd'hui.

Dogmes : faut-il y croire ?

Voir l'excellente réponse du site Croire : ici

Il n’y a pas de liste officielle de dogmes mais on peut relever les principaux :

• 325 : Concile de Nicée I - Fils « vrai Dieu de vrai Dieu, engendré et non créé, consubstantiel au Père ».

• 381 : Concile de Constantinople I - « Saint-Esprit consubstantiel au Père » - Credo de Nicée-Constantinople.

• 431 : Concile d'Éphèse - « Marie, Mère de Dieu».

• 451 : Concile de Chalcédoine - « La double nature de Jésus » c'est-à-dire deux natures en une personne.

• 786 : Concile de Nicée II - « Légitimité du culte des icônes ».

• 1545-1563 : Concile de Trente - « Transsubstantiation » ; fixation du canon biblique catholique, la théorie des deux sources de la Révélation, incluant la Tradition, canonisation de la Vulgate.

• 1854 : « Immaculée Conception de Marie ». Il signifie que Marie, mère de Jésus de Nazareth, fut conçue sans le péché originel.

• 1870 : Concile Vatican I - « Infaillibilité pontificale » (dans les questions de foi).

• 1950 : « Assomption de Marie », signifie que Marie, est montée au ciel avec son corps. Un des rares dogmes qui n'a aucune base scripturaire bien que partagé (sous le nom de Dormition) par les églises orthodoxes.

Attention :

Il faut bien distinguer les dogmes (qui sont des vérités de foi) des "traditions" ecclésiastiques (qui touchent à la discipline c'est-à-dire les règles de conduite)

SOURCES : Catéchisme de l'Eglise Catholique

Trois ouvrages de référence du grand théologien Bernard Sesboüé

Source: Au Spiritain Riant  Le blog du Père Tristan, Vie et tribulations d'un missionnaire.

Donc, à votre question, il faut répondre que pour un catholique, c'est une question de foi.

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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Le sens de la fête de l'Assomption   Ven 12 Aoû 2016, 22:56

Il y a plusieurs centaines d'autres repères dogmatiques. On les trouve tous réunis dans le Dentzinger (éditions du Cerf).

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saint Zibou



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MessageSujet: Re: Le sens de la fête de l'Assomption   Sam 13 Aoû 2016, 00:41

Arnaud Dumouch a écrit:
Ascension >> Réservé à dieu qui est cause du Ciel.

Assomption >> Terme réservé aux créatures lorsqu'elles sont emportées par Dieu dans l'autre monde.


Vous inventez des catégories. Vous prenez-vous pour Aristote?
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Le sens de la fête de l'Assomption   Sam 13 Aoû 2016, 07:42

saint Zibou a écrit:
Arnaud Dumouch a écrit:
Ascension >> Réservé à dieu qui est cause du Ciel.

Assomption >> Terme réservé aux créatures lorsqu'elles sont emportées par Dieu dans l'autre monde.


Vous inventez des catégories. Vous prenez-vous pour Aristote?
Je n'invente pas. C'est juste la théologie catholique, officiellement canonisée par le Magistère (pape Pie XII). Voilà pourquoi on ne parle pas de l'ascension de Marie mais de son assomption.

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MessageSujet: Re: Le sens de la fête de l'Assomption   Sam 13 Aoû 2016, 07:45

saint Zibou a écrit:
Arnaud Dumouch a écrit:
Ascension >> Réservé à dieu qui est cause du Ciel.

Assomption >> Terme réservé aux créatures lorsqu'elles sont emportées par Dieu dans l'autre monde.


Vous inventez des catégories. Vous prenez-vous pour Aristote?

13 Et nul n'est monté au ciel si ce n'est celui qui est descendu du ciel, le Fils de l'homme qui est dans le ciel. (Jean (CP) 3)

17 Jésus lui dit: "Ne me touchez point, car je ne suis pas encore remonté vers mon Père. Mais allez à mes frères, et dites-leur: Je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu, et votre Dieu."  (Jean (CP) 20)


Comme le dit Arnaud, seul "celui qui monte par lui-même vers le Ciel, fait une "ascension". Jésus seul qui est descendu du Ciel, est capable, par Lui-même, de monter au Ciel, de faire une ascension vers le Ciel.

Pour la Vierge Marie, on ne peux donc pas parler d'Ascension, mais d'Assomption.

Arnaud n'a donc rien inventé. Il suffit de lire les Paroles de Jésus pour comprendre que l'élévation au Ciel de Marie avec son corps, ce n'est pas "une ascencion", mais "une assomption".

L'assomption c'est plutôt cela :

3 Et lorsque je m'en serai allé et que je vous aurai préparé une place, je reviendrai, et je vous prendrai avec moi, afin que là où je suis, vous y soyez aussi; (Jean (CP) 14)

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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Le sens de la fête de l'Assomption   Sam 13 Aoû 2016, 08:14

salut

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MessageSujet: Re: Le sens de la fête de l'Assomption   Sam 13 Aoû 2016, 10:29

L'assoiffé a écrit:

C’est quoi un dogme ? Quels sont les dogmes de l’église catholique ?
Donc, à votre question, il faut répondre que pour un catholique, c'est une question de foi.
heureux

c'est dommage que le dogme du PO qui est la base même de la dogmatique catholique n'y figure pas , mais ça ne m'étonne pas
ça n'est pas vendeur ...
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Le sens de la fête de l'Assomption   Sam 13 Aoû 2016, 11:16

salut

Voici un meilleur résumé des dogmes. C'est le Credo actuel de l'Eglise catholique (Credo de Vatican II, par Paul VI, 1968) :

LE CREDO


Profession de Foi du Pape Paul VI


Citation :
Le 30 juin 1968, après le Concile Vatican II, le Pape Paul VI proclamait le Credo de l’Eglise Catholique. Les vérités de la Foi Catholique constituent la raison de vivre des chrétiens.


A la gloire du Dieu très saint et de Notre-Seigneur Jésus-Christ, confiant en l’aide de la Très Sainte Vierge Marie et des bienheureux apôtres Pierre et Paul, pour l’utilité et l’édification de l’Église, au nom de tous les pasteurs et de tous les fidèles, Nous prononçons maintenant cette profession de foi, dans la pleine communion spirituelle avec vous tous, chers frères et fils.

UN SEUL DIEU, PÈRE, FILS ET SAINT-ESPRIT.

Nous croyons en un seul Dieu, Père, Fils et Saint-Esprit, Créateur des choses visibles comme ce monde où s’écoule notre vie passagère, des choses invisibles comme les purs esprits qu’on nomme aussi les anges, et Créateur en chaque homme de son âme spirituelle et immortelle. Nous croyons que ce Dieu unique est absolument un dans son essence infiniment sainte comme dans toutes ses perfections, dans sa toute-puissance, dans sa science infinie, dans sa providence, dans sa volonté et dans son amour. Il est Celui qui est, comme il l’a révélé à Moïse ; et il est Amour, comme l’apôtre Jean nous l’enseigne : en sorte que ces deux noms, Etre et Amour, expriment ineffablement la même divine réalité de Celui qui a voulu se faire connaître à nous, et qui, "habitant une lumière inaccessible", est en lui-même au-dessus de tout nom, de toutes choses et de toute intelligence créée.  Dieu seul peut nous en donner la connaissance  juste et plénière en se révélant comme Père, Fils et Esprit Saint, dont nous sommes par grâce appelés à partager, ici-bas dans l’obscurité de la foi et au-delà de la mort dans la lumière éternelle, l’éternelle vie.

Les liens mutuels constituant éternellement les trois personnes, qui sont chacune le seul et même Être divin, sont la bienheureuse vie intime du Dieu trois fois saint, infiniment au-delà de ce que nous pouvons concevoir à la mesure humaine.  Nous rendons grâce cependant à la bonté divine du fait que de très nombreux croyants puissent attester avec Nous devant les hommes l’unité de Dieu, bien qu’ils ne connaissent pas le mystère de la Très Sainte Trinité. Nous croyons donc au Père qui engendre éternellement le Fils, au Fils, Verbe de Dieu, qui est éternellement engendré, au Saint-Esprit, personne incréée qui procède du Père et du Fils comme leur éternel amour.  Ainsi en les trois personnes divines, coaeternae sibi et coaequales, surabondent et se consomment, dans la surexcellence et la gloire propres à l’être incréé, la vie et la béatitude de Dieu parfaitement un, et toujours "doit être vénérée l’unité dans la trinité et la trinité dans l’unité".
 
LE CHRIST,  DIEU FAIT HOMME

Nous croyons en Notre Seigneur Jésus-Christ, qui est le Fils de Dieu.  Il est le Verbe éternel, né du Père avant tous les siècles et consubstantiel au Père, homoousios to Patri, et par lui tout a été fait. Il s’est incarné par l’œuvre du Saint-Esprit dans le sein de la Vierge Marie et s’est fait homme : égal donc au Père selon la divinité, et inférieur au Père selon l’humanité et un lui-même, non par quelque impossible confusion des natures mais par l’unité de la personne. Il a habité parmi nous, plein de grâce et de vérité. Il a annoncé et instauré le Royaume de Dieu et nous a fait en lui connaître le Père. Il nous a donné son commandement nouveau de nous aimer les uns les autres comme il nous a aimés.  Il nous a enseigné la voie des béatitudes de l’Evangile : pauvreté en esprit, douleur supportée dans la patience, soif de la justice, miséricorde, pureté du cœur, volonté de paix, persécution endurée pour la justice. Il a souffert sous Ponce Pilate, Agneau de Dieu portant sur lui les péchés du monde, et il est mort pour nous sur la croix, nous sauvant par son sang rédempteur. Il a été enseveli et, de son propre pouvoir, il est ressuscité le troisième jour, nous élevant par sa résurrection à ce partage de la vie divine qu’est la vie de la grâce. Il est monté au ciel et il viendra de nouveau, en gloire cette fois, pour juger les vivants et les morts : chacun selon ses mérites - ceux qui ont répondu à l’amour et à la pitié de Dieu allant à la vie éternelle, ceux qui les ont refusés jusqu’au bout allant au feu qui ne s’éteint pas. Et son règne n’aura pas de fin.

L’ESPRIT SAINT ET LA VIERGE MARIE.

Nous croyons en l’Esprit Saint, qui est Seigneur et qui donne la vie, qui est adoré et glorifié avec le Père et le Fils. Il nous a parlé par les Prophètes, il nous a été envoyé par le Christ après sa Résurrection et son Ascension auprès du Père ; il illumine, vivifie, protège et conduit l’Église ; il en purifie les membres s’ils ne se dérobent pas à la grâce.  Son action qui pénètre au plus intime de l’âme, rend l’homme capable de répondre à l’appel de Jésus : "Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait" (Mt. V, 48). Nous croyons que Marie est la Mère demeurée toujours vierge du Verbe incarné, notre Dieu et Sauveur Jésus-Christ, et qu’en raison de cette élection singulière elle a été, en considération des mérites de son Fils, rachetée d’une manière plus éminente, préservée de toute souillure du péché originel et comblée du don de la grâce plus que toutes les autres créatures.  Associée par un lien étroit et indissoluble aux mystères de l’Incarnation et de la Rédemption, la Très Sainte Vierge, l’Immaculée, a été, au terme de sa vie terrestre, élevée en corps et en âme à la gloire céleste et configurée à son Fils ressuscité en anticipation du sort futur de tous les justes ; et Nous croyons que la Très Sainte Mère de Dieu, nouvelle Ève, mère de l’Église, continue au ciel son rôle maternel à l’égard des membres du Christ, en coopérant à la naissance et au développement de la vie divine dans les âmes des rachetés.

LE PÉCHÉ, LA CROIX ET LE BAPTÊME.

Nous croyons qu’en Adam tous ont péché, ce qui signifie que la faute originelle commise par lui a fait tomber la nature humaine, commune à tous les hommes, dans un état où elle porte les conséquences de cette faute et qui n’est pas celui où elle se trouvait d’abord dans nos premiers parents, constitués dans la sainteté et la justice, et où l’homme ne connaissait ni le mal ni la mort.  C’est la nature humaine ainsi tombée, dépouillée de la grâce qui la revêtait, blessée dans ses propres forces naturelles et soumise à l’empire de la mort, qui est transmise à tous les hommes et c’est en ce sens que chaque homme naît dans le péché. Nous tenons donc, avec le Concile de Trente, que le péché originel est transmis avec la nature humaine, "non par imitation, mais par propagation", et qu’il est ainsi "propre à chacun". Nous croyons que Notre-Seigneur Jésus-Christ, par le sacrifice de la croix, nous a rachetés du péché originel et de tous les péchés personnels commis par chacun de nous, en sorte que, selon la parole de l’Apôtre, "là où le péché avait abondé, la grâce a surabondé". Nous croyons à un seul baptême institué par Notre-Seigneur Jésus-Christ pour la rémission des péchés. Le baptême doit être administré même aux petits enfants qui n’ont pu encore se rendre coupables d’aucun péché personnel, afin que, nés privés de la grâce surnaturelle, ils renaissent "de l’eau et de l’Esprit Saint" à la vie divine dans le Christ Jésus.


L’ÉGLISE, ÉDIFIÉE PAR JÉSUS-CHRIST


Nous croyons à l’Eglise une, sainte, catholique et apostolique, édifiée par Jésus-Christ sur cette pierre qui est Pierre. Elle est le corps mystique du Christ, à la fois société visible instituée avec des organes hiérarchiques et communauté spirituelle, l’Eglise terrestre ; elle est le peuple de Dieu pérégrinant ici-bas et l’Eglise comblée des biens célestes ; elle est le germe et les prémices du Royaume de Dieu, par lequel se continuent, au long de l’histoire humaine, l’œuvre et les douleurs de la Rédemption et qui aspire à son accomplissement parfait au-delà du temps dans la gloire. Au cours du temps, le Seigneur Jésus forme son Eglise par les sacrements qui émanent de sa plénitude.  C’est par eux qu’elle rend ses membres participants au mystère de la mort et de la résurrection du Christ, dans la grâce du Saint-Esprit qui lui donne vie et action. Elle est donc sainte tout en comprenant en son sein des pécheurs, parce qu’elle n’a elle-même d’autre vie que celle de la grâce : c’est en vivant de sa vie que ses membres se sanctifient ; c’est en se soustrayant à sa vie qu’ils tombent dans les péchés et les désordres qui empêchent le rayonnement de sa sainteté. C’est pourquoi elle souffre et fait pénitence pour ses fautes, dont elle a le pouvoir de guérir ses enfants par le sang du Christ et le don de l’Esprit Saint. Héritière des divines promesses et fille d’Abraham selon l’Esprit, par cet Israël dont elle garde avec amour les Écritures et dont elle vénère les patriarches et les prophètes ; fondée sur les apôtres et transmettant de siècle en siècle leur parole toujours vivante et leurs pouvoirs de pasteur dans le successeur de Pierre et les évêques en communion avec lui ; perpétuellement assistée par le Saint-Esprit, elle a charge de garder, enseigner, expliquer et répandre la vérité que Dieu a révélée d’une manière encore voilée par les prophètes et pleinement par le Seigneur Jésus. Nous croyons tout ce qui est contenu dans la parole de Dieu, écrite ou transmise, et que l’Eglise propose à croire comme divinement révélé, soit par un jugement solennel, soit par le magistère ordinaire et universel. Nous croyons à l’infaillibilité dont jouit le successeur de Pierre quand il enseigne ex cathedra comme pasteur et docteur de tous les fidèles, et dont est assuré aussi le corps des évêques lorsqu’il exerce avec lui le magistère suprême.

L’UNITÉ ET LA CATHOLICITÉ DE L’ÉGLISE


Nous croyons que l’Église, fondée par Jésus-Christ et pour laquelle il a prié, est indéfectiblement une dans la foi, le culte et le lien de la communion hiérarchique. Au sein de cette Église, la riche variété des rites liturgiques et la légitime diversité des patrimoines théologiques et spirituels et des disciplines particulières, loin de nuire à son unité, la manifestent davantage. Reconnaissant aussi l’existence, en dehors de l’organisme de l’Église du Christ, de nombreux éléments de vérité et de sanctification qui lui appartiennent en propre et tendent à l’unité catholique, et croyant à l’action du Saint-Esprit qui suscite au cœur des disciples du Christ l’amour de cette unité, Nous avons l’espérance que les chrétiens qui ne sont pas encore dans la pleine communion de l’unique Église se réuniront un jour en un seul troupeau avec un seul pasteur. Nous croyons que l’Église est nécessaire au salut, car le Christ qui est seul médiateur et voie de salut se rend présent pour nous dans son Corps qui est l’Église. Mais le dessein divin du salut embrasse tous les hommes ; et ceux qui, sans faute de leur part, ignorent l’Evangile du Christ et son Église mais cherchent Dieu sincèrement et, sous l’influence de la grâce, s’efforcent d’accomplir sa volonté reconnue par les injonctions de leur conscience, ceux-là, en un nombre que Dieu seul connaît, peuvent obtenir le salut.

LE CORPS ET LE SANG DU SEIGNEUR

Nous croyons que la messe célébrée par le prêtre représentant la personne du Christ en vertu du pouvoir reçu par le sacrement de l’ordre, et offerte par lui au nom du Christ et des membres de son Corps mystique, est le sacrifice du calvaire rendu sacramentellement présent sur nos autels.  Nous croyons que, comme le pain et le vin consacrés par le Seigneur à la Sainte Cène ont été changés en son Corps et son Sang qui allaient être offerts pour nous sur la croix, de même le pain et le vin consacrés par le prêtre sont changés au corps et au sang du Christ glorieux siégeant au ciel, et Nous croyons que la mystérieuse présence du Seigneur, sous ce qui continue d’apparaître à nos sens de la même façon qu’auparavant, est une présence vraie, réelle et substantielle. Le Christ ne peut être ainsi présent en ce sacrement autrement que par le changement en son corps de la réalité elle-même du pain et par le changement en son sang de la réalité elle-même du vin, seules demeurant inchangées les propriétés du pain et du vin que nos sens perçoivent. Ce changement mystérieux, l’Église l’appelle d’une manière très appropriée transsubstantiation. Toute explication théologique, cherchant quelque intelligence de ce mystère, doit pour être en accord avec la foi catholique, maintenir que, dans la réalité elle-même, indépendante de notre esprit, le pain et le vin ont cessé d’exister après la consécration, en sorte que c’est le corps et le sang adorables du Seigneur Jésus qui dès lors sont réellement devant nous sous les espèces sacramentelles du pain et du vin, comme le Seigneur l’a voulu, pour se donner à nous en nourriture et pour nous associer à l’unité de son Corps mystique. L’unique et indivisible existence du Seigneur glorieux au ciel n’est pas multipliée, elle est rendue présente par le sacrement dans les multiples lieux de la terre où la messe est célébrée. Et elle demeure présente, après le sacrifice, dans le Saint Sacrement, qui est, au tabernacle, le cœur vivant de chacune de nos églises. Et c’est pour nous un devoir très doux d’honorer et d’adorer dans la sainte hostie, que nos yeux voient, le Verbe incarné qu’ils ne peuvent pas voir et qui, sans quitter le ciel, s’est rendu présent devant nous.

 
ROYAUME DE DIEU ET CIVILISATION.


Nous confessons que le royaume de Dieu commencé ici-bas en l’Église du Christ n’est pas de ce monde, dont la figure passe, et que sa croissance propre ne peut se confondre avec le progrès de la civilisation, de la science ou de  la technique humaines, mais qu’elle consiste à connaître toujours plus profondément les insondables richesses du Christ, à espérer toujours plus fortement les biens éternels, à répondre toujours plus ardemment à l’amour de Dieu, à dispenser toujours plus largement la grâce et la sainteté parmi les hommes. Mais c’est ce même amour qui porte l’Église à se soucier constamment du vrai bien temporel des hommes. Ne cessant de rappeler à ses enfants qu’ils n’ont pas ici-bas de demeure permanente, elle les presse aussi de contribuer, chacun selon sa vocation et ses moyens, au bien de leur cité terrestre, de promouvoir la justice, la paix et la fraternité entre les hommes, de prodiguer leur aide à leurs frères, surtout aux plus pauvres et aux plus malheureux. L’intense sollicitude de l’Église, épouse du Christ, pour les nécessités des hommes, leurs joies et leurs espoirs, leurs peines et leurs efforts, n’est donc rien d’autre que son grand désir de leur être présente pour les illuminer de la lumière du Christ et les rassembler tous en lui, leur unique Sauveur. Elle ne peut signifier jamais que l’Eglise se conforme elle-même aux choses de ce monde, ni que diminue l’ardeur de l’attente de son Seigneur et du royaume éternel.

LES VIVANTS ET LES MORTS

Nous croyons à la vie éternelle.  Nous croyons que les âmes de tous ceux qui meurent dans la grâce du Christ, soit qu’elles aient encore à être purifiées au purgatoire, soit que dès l’instant où elles quittent leur corps, Jésus les prenne au paradis comme il a fait pour le bon larron, sont le peuple de Dieu dans l’au-delà de la mort, laquelle sera définitivement vaincue le jour de la résurrection où ces âmes seront réunies à leur corps. Nous croyons que la multitude de celles qui sont rassemblées autour de Jésus et de Marie au paradis forme l’Église du ciel, où dans l’éternelle béatitude elles voient Dieu tel qu’il est et où elles sont aussi, à des degrés divers, associées avec les saints anges au gouvernement divin exercé par le Christ en gloire, en intercédant pour nous et en aidant notre faiblesse par leur sollicitude fraternelle.

Nous croyons à la communion de tous les fidèles du Christ, de ceux qui sont pèlerins sur la terre, des défunts qui achèvent leur purification, des bienheureux du ciel, tous ensemble formant une seule Église, et Nous croyons que dans cette communion l’amour miséricordieux de Dieu et de ses saints est toujours à l’écoute de nos prières, comme Jésus nous l’a dit : Demandez et vous recevrez. Aussi est-ce avec foi et dans l’espérance que Nous attendons la résurrection des morts et la vie du monde à venir.

Béni soit le Dieu trois fois saint. Amen.

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Arnaud
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MessageSujet: Re: Le sens de la fête de l'Assomption   Sam 13 Aoû 2016, 11:58

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Dernière édition par Oculus le Sam 13 Aoû 2016, 13:02, édité 2 fois
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Le sens de la fête de l'Assomption
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