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 Une semaine avec les Franciscains

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Espérance
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MessageSujet: Une semaine avec les Franciscains   Lun 8 Aoû 2016 - 10:19

Franciscains,  Claire d'Assise

La famille religieuse franciscaine est une des plus grandes. Elle comprend trois ordres : les frères mineurs du Premier ordre (frères mineurs franciscains), les Clarisses ou Soeurs du Second ordre et le Tiers ordre (les fraternités séculières...).

Avec Soeur Marie-Bénédicte du monastère Sainte-Claire de Cormontreuil (51), nous débuterons notre périple à travers les siècles par sainte Claire d'Assise. Une grande amitié spirituelle la liait au fondateur de l'ordre franciscain. François l'aida à fonder la première communauté franciscaine de femmes, les Clarisses.

Sa vie

Claire naît à Assise en 1193, onze ans après François. Touchée par la conversion de celui-ci, elle quitte à dix-huit ans sa famille pour vivre, comme lui, l'Évangile dans la pauvreté à la suite de Jésus. Durant quarante-deux ans, au monastère de Saint-Damien, avec les sœurs qui l'ont rejointe, elle est « attentive et passionnée » – selon les mots de son testament – pour garder cette pauvreté, qui est le chemin privilégié auquel le Seigneur l'appelle. Le pape lui accorde le « privilège de pauvreté » : personne ne peut les contraindre à accepter des possessions pour assurer la sécurité matérielle de la communauté. C'est un exemple unique dans l'Église ! Les sœurs vivent, comme les frères, de la mendicité, c'est-à-dire avec ce que la population d'Assise et des environs leur donne. Claire voit dans tous ces gestes de partage la bonté que le Père des miséricordes leur manifeste chaque jour, et elle ne cesse de le remercier. La pauvreté ouvre son cœur à la louange ! La joie de la vie fraternelle, avec ses sœurs, est aussi un fruit de son amour pour Jésus, dans cette pauvreté, vécue avec un enthousiasme qu'elle garde jusqu'à sa mort, le 11 août 1253. Quelques jours avant, le Pape consent à approuver la règle que Claire a écrite elle-même, et dont les sœurs clarisses vivent encore aujourd'hui sur tous les continents. Juste avant de mourir, Claire ajoutera la strophe de sa vie au Cantique des créatures composé par François : « Béni sois-tu Seigneur, toi qui m'as créée » ! Claire d'Assise sera canonisée seulement deux ans après sa mort

Méditation

Père des miséricordes, tu as appelé Claire à marcher allègre et joyeuse sur la route de l'Evangile, et elle témoigne pour nous de cette « joie qui remplit le cœur et la vie de tous ceux qui rencontrent Jésus ». Elle a contemplé ton visage, comme en un miroir, en Jésus pauvre dans la crèche, Jésus sur nos chemins humains, Jésus pauvre sur la croix. Donne-nous ce même élan pour marcher chaque jour avec joie sur les chemins de l'Evangile !

Prier avec sainte Claire

« Pose ton esprit devant le miroir de l'éternité » :

« Pose ton esprit devant le miroir de l'éternité, pose ton âme devant la splendeur de la gloire, pose ton coeur devant l'effigie de la divine substance, et par la contemplation transforme-toi en l'image de sa divinité. Ainsi, tu ressentiras, toi aussi, ce que ressentent ses amis : tu goûteras la douceur cachée que Dieu Lui-même a réservée depuis le commencement à ceux qui L'aiment. Amen. »


La vidéo de l'émission "la foi prise au mot" de Régis Burnet sur KTO



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MessageSujet: Re: Une semaine avec les Franciscains   Mar 9 Aoû 2016 - 21:34

Franciscains, François d'Assise

Avec Soeur Marie-Bénédicte, soeur clarisse de Cormontreuil (51), partons à la rencontre d'un personnage majeur du Moyen Âge occidental, François d'Assise dit Il Poverello (le petit Pauvre), le fondateur de l'ordre des franciscains.

Sa vie

François est né en 1182 à Assise, en Italie centrale. Il est fils d’un riche marchand de draps de la bourgeoisie montante de la ville. Il vit une jeunesse insouciante et rêve de devenir chevalier. Mais, saisi par l’amour du Christ crucifié alors qu’il était un jeune homme, il va progressivement se convertir à une vie d’ermite itinérant, proche des pauvres, notamment des lépreux. Il dira dans son testament : "Le Seigneur lui-même me conduisit parmi eux (les lépreux) ; je les soignai de tout mon cœur ; et au retour, ce qui m’avait semblé si amer s’était changé pour moi en douceur pour l’esprit et pour le corps." Sa prière et sa contemplation étaient centrées sur Jésus pauvre, de sa naissance dans une étable, à sa mort sur la croix. Saisi par cette folie de l’amour de Dieu pour lui et pour chaque homme, il se laissera transformer par Lui pour devenir le chantre de la paix et de la fraternité universelle à une époque de violences entre villes, entre familles, entre peuples (c'est l'époque des croisades). Par amour du Christ pauvre, il voudra vivre une pauvreté extrême tant matérielle que spirituelle, demandant aux hommes qui vont s’agréger à lui la même exigence de vie simple et dépouillée de toute espèce de privilèges. Deux ans avant sa mort, il reçoit les stigmates lors d’une retraite à l’Alverne. Il compose le cantique des Créatures au soir de sa vie alors qu’il souffre beaucoup et est presque aveugle. Il meurt entouré de ses frères en octobre 1226 après avoir béni sa ville, Assise.

Méditation

Saint François, toi qui as été transformé par l'amour divin, tu es devenu louange par ta vie et tes paroles, apprends-moi à m’abandonner à Dieu pour chanter avec toi sa beauté : "Loué sois-tu, mon Seigneur, dans toutes tes créatures…"

Saint François, toi le frère universel, apprends-moi à désarmer mes peurs pour m’ouvrir à l’accueil de l’autre ; à passer de l’amer au doux en offrant mes bras et mon sourire au pauvre de la rue, au voisin dans la peine, à l’étranger rejeté, au malade isolé…

Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix (Prière de Saint François d'Assise) par Jean-Philippe Galerie, Michel Wackenheim


Prier

Loué sois-tu, mon Seigneur, avec toutes tes créatures, spécialement messire frère Soleil, il est beau, rayonnant d'une grande splendeur

Loué sois-tu, mon Seigneur, pour sœur Lune et les étoiles : dans le ciel tu les as formées

Loué sois-tu, mon Seigneur, pour frère Vent, et pour l'air et pour les nuages, pour l'azur calme et tous les temps

Loué sois-tu, mon Seigneur, pour sœur Eau qui est très utile

Loué sois-tu, mon Seigneur, pour frère Feu par qui tu éclaires la nuit : il est beau et joyeux

Loué sois-tu, mon Seigneur, pour sœur notre mère la Terre, qui nous porte et nous nourrit, qui produit la diversité des fruits

Loué sois-tu, mon Seigneur, pour ceux qui pardonnent par amour pour toi

Heureux s'ils conservent la paix,

Loué sois-tu, mon Seigneur, pour notre sœur la Mort corporelle, à qui nul homme vivant ne peut échapper.



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MessageSujet: Re: Une semaine avec les Franciscains   Mer 10 Aoû 2016 - 11:25

soFranciscains, 3e jour : Marie-Céline de la Présentation

Courte, si courte fut la vie de Germaine Castang qui deviendra sœur Marie-Céline de la Présentation ! Avec Soeur Marie-Bénédicte, découvrons cette vie brève mais si lumineuse.


Sa vie


Germaine Castang naît le 23 mai 1878 à Nojals, village du sud de la Dordogne, au sein d'une famille nombreuse. A 4 ans, une première épreuve vient briser son bel élan vital : elle devient infirme et la souffrance physique ne la quittera plus guère. Pourtant, elle songe déjà à la vie religieuse mais la ruine du papa va emporter la famille dans un cortège de terribles misères. Germaine ira jusqu'à mendier de porte en porte. Progressivement, les Castang se trouvent marginalisés et la mort de la maman amène l'éclatement de la famille. A 13 ans, Germaine est accueillie dans un orphelinat. Vie humainement perdue mais transformation intérieure. Le temps de sa première communion dévoile un peu la profondeur de sa vie intérieure : elle veut aller au bout de l'Amour. A 18 ans, elle entre chez les clarisses de Bordeaux-Talence et, radieuse, dira : « J’ai trouvé mon centre ». Appelée désormais sœur Marie-Céline de la Présentation, elle n’a plus que peu de temps à vivre. Atteinte de tuberculose, la "petite sœur Céline", comme on l’appelle affectueusement, franchit la dernière étape de sa vie terrestre avec un courage, une patience et un abandon qu’elle puise dans son amour intense pour Jésus-Eucharistie. Une lumière irradiant le sillon douloureux que fut sa petite vie. Peu de temps après sa profession déterminée par l’imminence de sa mort, elle entre dans la Vie le 30 mai 1897 à 19 ans.

Méditation

Vie humainement perdue ? L'itinéraire de Marie-Céline ne brille qu'aux yeux de ceux qui vont au-delà des apparences. Une parole de Dieu apparaît en filigrane de sa vie : « Ce qui est méprisé et vil dans le monde... Dieu l'a choisi..." (1 Co 1,28). Douée d'une vive sensibilité, elle ressentit durement chaque épreuve mais en fit un tremplin pour plus d'amour et de joie. Se mettre à son école, c'est apprendre à serrer la main de Jésus encore plus fort quand l'horizon s'assombrit. Confiance ! Il est là.


Pour en savoir plus sur Soeur Marie-Céline de la Présentation

Sa biographie sur le site du Vatican

Spoiler:
 



La cérémonie de sa béatification une vidéo KTO

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MessageSujet: Re: Une semaine avec les Franciscains   Jeu 11 Aoû 2016 - 10:11

Franciscains : Maximilien Kolbe

Avec soeur Marie-Bénédicte,clarisse de Cormontreuil (51) découvrons saint Marie Maximilien Kolbe. La postérité a retenu son geste héroïque à Auschwitz en 1941 quand il s'offrit à la place d'un père de famille.

Sa vie

Raymond Kolbe naquit en Pologne à Zdunska-Wola, en 1894. Il entre au noviciat des frères conventuels franciscains en 1910 sous le nom de Maximilien, auquel il ajoutera celui de Marie à sa profession solennelle en 1914. Il poursuit ses études à Rome à l’Université grégorienne. En 1917, avec quelques confrères, il fonde un mouvement marial au service de l’Eglise et du monde : "La Milice de l’Immaculée".

Prêtre, il rentre en Pologne et enseigne la philosophie et l’histoire de l’Eglise au couvent de Cracovie. Malgré sa santé fragile (il vécut avec un seul poumon à partir de 1921) et l’incompréhension de son entourage, il continue à propager la Milice de l’Immaculée.

Théologien, mystique et apôtre, Maximilien a trouvé l’unité de sa vie dans son culte pour l’Immaculée, qui se concrétise dans le don de soi.

Il lance un bulletin mensuel, Le chevalier de l’Immaculée, il crée à Teresin un centre de vie religieuse et apostolique appelé La cité de l’Immaculée. Il se rend au Japon et fonde à Nagasaki une seconde Cité et prépare d’autres fondations en Asie.

Déporté en Allemagne en 1939, le 29 mai 1941, il arrive au camp d’Auschwitz. C’est là qu’il s’offre à la place d’un père de famille, en représailles d’une évasion. Choisissant librement d’être condamné avec 9 autres prisonniers, il est enfermé dans un bunker pour y mourir de faim. Il meurt le dernier, le 14 août, veille de la fête de l’Assomption, après avoir réconforté ses compagnons. Jean-Paul II l’a canonisé en 1982.

Méditation

Maximilien, toi notre frère aîné dans la foi, tu as offert librement ta vie par Amour de Dieu et de ton prochain. Aujourd’hui, le don de ta vie nous interpelle sur nos chemins de foi, d’amour, sur toutes nos routes humaines d’ombres et de lumières.

Seigneur, à la prière de Maximilien, guide nos pas sur les chemins du don et de l’Amour vrai et libre, avec ta grâce. Que notre vie soit belle et simple, un peu plus chaque jour tournée vers Toi !


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MessageSujet: Re: Une semaine avec les Franciscains   Jeu 11 Aoû 2016 - 12:42

"Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu'on aime."

I love you
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MessageSujet: Re: Une semaine avec les Franciscains   Ven 12 Aoû 2016 - 10:33

Franciscains : Claire de l'Eucharistie

Avec soeur Marie-Bénédicte, clarisse du monastère de Cormontreuil (51) découvrons une jeune clarisse zaïroise du XX ème siècle, Claire de l'Eucharistie.

Sa vie

Née en 1960 au Zaïre (actuel Congo Démocratique), Muambule Tchipanga est la fille d'un commerçant, chef d'une secte. L'amour que lui voue son père favorise une forte personnalité où se mêlent orgueil, vantardise, domination, volonté de fer, mais aussi grande droiture (l'argent ne l'intéresse pas).
Malgré les menaces de son père, elle se fait baptiser dans l'Eglise catholique et reçoit le nom d'Astrid.

Elle refuse de se marier, car elle a rencontré Jésus et désire l'imiter, le suivre. Apprenant que la jeune fondation des clarisses à Kabinda vient d'être attaquée, elle demande ce que sont les clarisses. On lui répond : "Des religieuses qui ne sortent jamais et qui prient beaucoup".

La prière ! Voilà son aspiration la plus profonde, qu'elle vit déjà chaque jour.

Entrée chez les clarisses, elle aime la prière, mais moins le travail ! Le chemin de conversion est difficile ! L’Eucharistie est sa force et son réconfort. Sœur Claire de l'Eucharistie (son nom de religion) va vivre dans la patience et la miséricorde de ses sœurs un chemin de grâce. Peu à peu, elle prend conscience de son péché, de l'orgueil qui l'habite, et refait à Dieu le don total et inconditionnel de sa vie.
Un cancer de la face se déclare et va progressivement la défigurer et la faire terriblement souffrir. Cette épreuve n'éteindra pas sa joie.
Elle s'offre elle-même pour les prêtres et pour ceux qui renient Dieu : ce sera sa voie désormais, dans une joie lumineuse qui ne la quitte pas, la prière la foi et l'action de grâce au cœur de son monastère.

Elle meurt le 1er avril 1984 à 24 ans en disant : "Je vais mourir maintenant, chantez le Magnificat".




Méditation

Sœur Claire de l'Eucharistie, ta vie a été courte, mais la fille orgueilleuse et dominatrice est devenue une sœur simple et joyeuse, parce qu'elle a trouvé son trésor, Jésus, et qu'elle a voulu vivre par lui. Tu as laissé le Seigneur transformer l'épreuve de la maladie en chemin de joie, apprivoisant la mort comme passage vers lui. Il t'a fallu accepter la voie de la conversion, et choisir de dire oui à Dieu qui ne force jamais la porte de notre cœur. Tu as découvert ta mission dans la maladie : l'offrande de toi-même pour les prêtres et pour ceux qui renient Dieu dans leurs comportements.

Prie pour que, dans le succès ou l'adversité, nous entrions dans la louange et l'action de grâce, car Dieu nous tient toujours la main et conduit nos vies.



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MessageSujet: Re: Une semaine avec les Franciscains   Sam 13 Aoû 2016 - 10:45

Franciscains : Padre Pio

Avec soeur Marie-Bénédicte, découvrons la figure contemporaine de Padre Pio de Pietrelcina qui, comme l'apôtre Paul, plaça la Croix de son Seigneur au sommet de sa vie et de son apostolat.

Sa vie

Le 25 mai 1887, un petit Francesco naît à Pietrelcina, village de l'Italie méridionale. Dès son enfance, il est marqué par une vie de prière intense et le compagnonnage quotidien avec Jésus, et aussi les forces du mal qui le combattent. Il entre chez les capucins à 15 ans, reçoit le nom de Pio, et est ordonné prêtre à 23 ans. Avec les grosses épreuves de santé qui dureront toute sa vie, Padre Pio est envoyé au couvent de San Giovanni Rotondo, qu'il ne quittera plus. Il se tient durant cinquante ans dans l'amour brûlant de Jésus, un combat spirituel intense et incessant, priant, souffrant, assurant le ministère de la confession et de l'accompagnement spirituel, célébrant la messe avec une intensité de présence qui attire les foules et les fait entrer dans le mystère insondable de l'Eucharistie. A partir du 20 septembre 1918, jusqu'à sa mort, le 23 septembre 1968, il est marqué des stigmates de Jésus, signe de l'amour du Christ. La honte, les soupçons, les vexations, les interdictions, seront son lot quotidien, qu'il offre en silence et en grande humilité pour la conversion des pécheurs. Il a fondé des groupes de prière, et un hôpital : la maison du soulagement de la souffrance.

Méditation

Padre Pio, tu as été fasciné par le visage de Jésus, "centre unique de son bonheur", et consumé de son amour brûlant. Ta vie, vécue dans la plus grande humilité, et un solide bon sens plein d'humour, a été peu à peu configurée à celle du Christ en sa Passion, et elle en a reçu une incroyable fécondité. Seigneur, mets en nos cœurs ce même amour pour te suivre en vérité sur le chemin de l'Evangile.

Padre Pio, un sacrifié sans croix





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MessageSujet: Re: Une semaine avec les Franciscains   Dim 14 Aoû 2016 - 10:30

Franciscains, Elisabeth de Hongrie

Avec soeur Marie-Bénédicte, clarisse du monastère de Cormontreuil (51)découvrons Elisabeth, fille du roi de Hongrie, qui, après la mort de son mari, refusa de se remarier pour se mettre au service des pauvres et de leurs familles. Elisabeth de Hongrie est la patronne du Tiers-Ordre régulier et du Tiers-Ordre séculier (ou OFS, Ordre Franciscain séculier).

Sa vie

Elisabeth eut une vie fulgurante : née en 1207, morte en 1231, canonisée en 1235. Fille d’André, roi de Hongrie, elle est fiancée à Louis de Thuringe en 1211. Elisabeth va grandir en Thuringe auprès de son futur époux, Louis IV. Guda, une autre enfant de la cour, devient son amie et la suivra tout au long de sa vie. Elle témoigna de la piété d’Elisabeth, même jeune. Après une adolescence non dénuée d’épreuves, en 1221, elle épouse Louis. Cela ne diminue pas sa piété et son grand attrait pour la pauvreté. Le message franciscain a pénétré ses terres. Elle est empressée de faire le bien : se vêtir pauvrement, donner aux miséreux ses vêtements, soigner les malades, laver les lépreux, se mettre au service des infirmes, distribuer des aumônes… et tout cela dans la plus grande joie.

Quand l’heure de la croisade sonne, Louis répond présent avec l’accord d’Elisabeth et y trouvera la mort en 1227 du fait d’une épidémie. Elisabeth se retrouve veuve, jeune mère de trois enfants : Hermann, Sophie et Gertrude qui vient de naître. Elle est chassée dans le froid de l’hiver car ses proches ont usurpé le pouvoir. Elle vit dans le dénuement. Au retour des croisés rapportant les restes de son mari, une réconciliation familiale a lieu et elle retrouve ses droits. Elisabeth rentre en Thuringe. Que ce soit dans les turpitudes ou après, Elisabeth accorde beaucoup de temps aux malades, s’enfouit dans la prière en vivant une vraie vie d’union au Christ. Mais la cour n’est pas faite pour elle. Elle part vivre à Marburg avec quelques compagnes avec l’accord de son confesseur et sans ses enfants qu’elle confie entre de bonnes mains. Elle fait vœu dans le tiers ordre franciscain et désormais se consume entièrement, pour Dieu seul. Elle travaille à soulager les malades dans un hôpital jouxtant sa maison en torchis. Elle meurt à 24 ans, consumée par les pénitences et son amour des malades.

Méditation

Ste Elisabeth a vécu un magnifique chemin d'Evangile : elle a épousé son époque et y a cherché le Christ de tout son être de femme. Elle s'est ouverte à des réalités dépassant complètement son milieu social et familial. Elle a laissé la parole de Dieu et la prière nourrir son être profond. Elle a été femme d'Eglise en ne coupant jamais avec sa famille humaine puis spirituelle, quel que soit le prix à payer. Le Royaume de Dieu était son désir et son but, elle y a travaillé sans relâche. Seigneur, donne-nous le même amour, le même élan, la même force pour être artisan contagieux de la bonté du Christ.

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