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 Lettre d'une âme damnée

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Raphaël



Masculin Messages : 2334
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MessageSujet: Lettre d'une âme damnée    Mar 02 Aoû 2016, 06:22



Lettre d'une âme damnée
Spoiler:
 

NB : l'authenticité de cette lettre est évidement difficile à confirmer, mais la conformité de ces lignes avec la foi est réelle et assurée par l'Imprimatur de 1952. En outre, de nombreux § font échos à des développements précis de saint Thomas d'Aquin sur l'enfer...


Dans les papiers d'une jeune fille morte au couvent, on a retrouvé ce manuscrit. Examiné et ayant reçu l'imprimatur, il est conforme à la saine Théologie, à l'Évangile.

J'avais une amie. Nous étions en contact à (...), où nous travaillions l'une à côté de l'autre dans une maison de commerce.
Plus tard, Annette se maria et je ne la vis plus.

En automne 1937 je passais mes vacances au bord du lac de Garde. Ma mère m'écrivit vers la fin de la deuxième semaine de septembre: "Pense un peu, Annette N. est morte! Elle s'est tuée dans un accident d'automobile. On l'a enterrée hier au Waldfriedhof" (cimetière du bois).

Cette nouvelle me fit très peur. Je savais qu'Annette n'avait jamais été très chrétienne.
Était-elle prête à paraître devant Dieu, qui la rappelait à l'improviste?

Le matin suivant, j'assistai à la Messe pour elle dans la chapelle des sœurs chez qui je demeurais, priant avec ferveur pour la paix de son âme, et je communiai aussi à son intention.

Mais toute la journée j'éprouvai un certain malaise, qui augmenta encore dans la soirée.

Je dormis d'un sommeil agité. A la fin je fus réveillée comme si on frappait violemment à la porte. J'allumai. L'horloge sur la table de nuit marquait minuit dix. Je ne vis personne. On n'entendait aucun bruit dans la maison. Seules les vagues du lac de Garde se brisaient monotones contre les murs de la rive du jardin. On n'entendait pas un souffle.

Je réfléchis un moment pour savoir si je devais me lever. "Ce ne sont que des sornettes, me dis-je résolument, ton imagination est troublée par cette mort". Je me retournai de l'autre côté du lit, récitai quelques Pater pour les âmes du Purgatoire et me rendormis... Alors je fis un rêve.

Dans ce rêve, je m'étais levée vers six heures du matin pour descendre à la chapelle.
En ouvrant la porte de ma chambre, je butai sur un paquet de feuilles éparses. Je les ramassai aussitôt, reconnus l'écriture d'Annette et poussai un cri.

Toute tremblante, je tenais les feuilles à la main. Je me sentais incapable de dire un Pater. J'étais prise à la gorge et j'étouffais. Je m'enfuis au grand air, arrangeai mes cheveux comme je pus, jetai la lettre dans mon sac et quittai la maison.

Je pris un sentier qui, partant de la grand-route (la fameuse "Gardesana"), monte parmi les oliviers, les jardins des villas et les broussailles de lauriers.

Le matin se levait, lumineux. D'habitude, tous les cent pas, je m'extasiais devant la vue magnifique qu'on a sur le lac et sur l'île de Garde, belle comme dans une fable.
Le bleu profond de l'eau me ranimait. Je contemplais émerveillée la couleur grise du mont Baldo, qui de l'autre côté s'élève lentement de 64 mètres à plus de 2200 mètres au-dessus du niveau de la mer.

Cette fois, au contraire, je n'accordais plus un regard à tout cela. Au bout d'un quart d'heure, je me laissai tomber machinalement sur un banc appuyé entre deux cyprès, là même où la veille j'avais lu avec tant de plaisir la "Jungfer Therese" de Federer.

Je pris la lettre.

Je rapporte ici cet écrit de l'autre monde, mot pour mot, tel que je l'ai lu.

Clara, ne prie pas pour moi! Je suis damnée.
Si je te le fais savoir et t'en parle assez longuement, ne crois pas que ce soit par amitié. Ici nous n'aimons personne.

Je le fais contre mon gré, en tant que "partie de cette puissance qui veut toujours le Mal et fait le Bien".
En vérité, je voudrais te voir toi aussi aboutir à cet état, où j'ai désormais jeté l'ancre pour toujours.

Ne te fâche pas de cette intention. Ici nous pensons tous de la même manière. Notre volonté est pétrifiée dans le mal - ce que vous appelez précisément "le mal".
Même lorsque nous faisons quelque chose de "bien", comme moi en ce moment en t'ouvrant les yeux sur l'enfer, ce n'est pas avec une bonne intention.

Te souviens-tu encore qu'il y a quatre ans nous nous sommes connues à (...) ? Tu avais alors 23 ans et cela faisait déjà six mois que tu étais là-bas lorsque j'y arrivai.
Tu m'as tirée de quelques embarras; comme à une débutante tu me donnas de "bons" conseils. Mais que veut dire "bons"?

J'admirais alors ton "amour du prochain". Ridicule! Ton aide était vanité pure, ce que d'ailleurs je soupçonnais déjà. Ici nous ne reconnaissons rien de bon. Chez personne.

La période de ma jeunesse, tu la connais. Je complète ici certaines lacunes. Je n'ai pas été "désirée", et n'aurais même pas dû exister: je fus "un accident". Mes deux sœurs avaient 14 et 15 ans lorsque je vis le jour.

Si seulement je n'avais jamais existé! Si je pouvais maintenant m'anéantir, échapper à ces tourments! Aucune volupté ne pourrait égaler celle d'abandonner mon existence, comme une robe cendrée qui se perd dans le néant.

Mais il faut que j'existe. Je dois exister comme je me suis faite moi-même: avec une existence gâchée.
Lorsque papa et maman, encore jeunes, ont émigré de la campagne à la ville,
l'un et l'autre avaient perdu le contact avec l'Église.

C'était mieux comme cela. Ils fréquentèrent des gens étrangers à l'Église. Ils s'étaient connus à une soirée dansante et six mois après "durent" se marier.
Lors de la cérémonie nuptiale ils reçurent tellement d'eau bénite que Maman s'est mise à assister à la Messe deux fois par an. Mais elle ne m'a jamais appris à prier vraiment. Elle se noyait dans les soucis de la vie quotidienne, quoique nous ne fussions pas dans la gêne.

Les mots prier, messe, eau bénite, église, je les écris avec une répugnance intérieure sans égale.
J'ai horreur de tout cela, comme j'ai horreur de ceux qui fréquentent l'Église et en général de tous les hommes et de tous les êtres. Tout nous tourmente. Chaque connaissance reçue à l'article de la mort, chaque souvenir de choses vécues ou connues est pour nous un feu dévorant.

Et tous nos souvenirs manifestent la grâce que nous avons méprisée. Quel tourment! Nous ne mangeons pas, ne dormons pas, ne marchons pas avec les pieds.
Spirituellement enchaînés, nous regardons hébétés "avec des hurlements et des grincements de dents" la vie que nous avons gâchée: haïssants et torturés!

Tu entends ? Nous, ici, nous buvons la haine comme de l'eau. Même entre nous.
Surtout, surtout, nous haïssons Dieu. Je dois t'éclairer là-dessus.

Les bienheureux au ciel ne peuvent que l'aimer, parce qu'ils le voient sans voile, dans son éblouissante beauté.
Cela les béatifie à un point qu'il est impossible de décrire. Nous, nous le savons et cette connaissance nous rend fous.

Les hommes sur la terre, qui connaissent Dieu à la lumière de la nature et de la Révélation, peuvent l'aimer, mais ils n'y sont pas contraints.
Le croyant (j'écris cela en grinçant des dents) qui médite et contemple le Christ en croix, les bras étendus, finira par l'aimer.

Mais celui à qui Dieu se présente seulement dans l'ouragan, comme le juste vengeur qui fut un jour rejeté par lui (et c'est notre cas), celui-là ne peut que le haïr. Avec toute la violence de sa volonté mauvaise. Éternellement. En vertu de sa libre décision d'être séparé de Dieu: décision dans laquelle, en mourant, nous avons rendu l'âme et que même maintenant nous ne renions pas; et n'aurons jamais l'intention de renier.

Comprends-tu maintenant pourquoi l'enfer dure éternellement? Parce que notre obstination ne nous quittera jamais.

Contre mon gré, j'ajoute que Dieu est miséricordieux même envers nous. Je dis bien "contre mon gré". Car, même si j'écris volontairement cette lettre, il ne m'est pas pour autant permis de mentir, comme je le voudrais tant. Je mets sur le papier beaucoup de choses contre ma volonté. Même la fureur des injures que je voudrais vomir, je dois l'étouffer.

Dieu fut miséricordieux en ne nous laissant pas aller sur la terre jusqu'au bout de notre volonté mauvaise, comme nous étions prêts à le faire. Cela aurait augmenté nos fautes et nos peines. II nous fit mourir avant l'heure, comme moi, ou fit intervenir d'autres circonstances adoucissantes.

Maintenant, il se montre miséricordieux en ne nous obligeant pas à nous rapprocher de Lui plus que nous ne le sommes dans ce lieu infernal et lointain; cela diminue nos tourments.
Chaque pas qui me rapprocherait de Dieu me causerait une souffrance plus grande que s'il me rapprochait d'un brasier.

Tu as eu peur un jour, lorsque pendant une promenade je te racontai les paroles de mon père un peu avant ma première Communion: "Ma petite Annette, tâche de te faire offrir une belle robe, le reste est du bluff et de l'imposture." Devant ta peur, j'ai failli avoir honte. Maintenant j'en ris.

La seule chose intelligente dans cette imposture, c'était de ne pas admettre les enfants à la communion avant l'âge de douze ans. A ce moment-là, j'avais eu le temps de prendre goût au poison des divertissements du monde, je mettais sans trop de scrupules les choses religieuses dans un placard et n'attachais pas grande importance à la première Communion.

Que beaucoup d'enfants aujourd'hui fassent leur première communion à sept ans nous met en fureur.

Nous faisons tout pour faire croire aux gens que les enfants n'ont pas une connaissance suffisante. Notre but est qu'ils commettent d'abord quelques péchés mortels.
Alors la pastille blanche ne fait plus en eux les grands dégâts qu'elle accomplit lorsque leurs cœurs vivent encore dans la foi, l'espérance et la charité (Pouah! ces trucs!) reçues au baptême.

Te souviens-tu que j'avais déjà soutenu sur terre la même idée?

J'ai fait mention de mon père. Il se disputait souvent avec maman. Je n'y fis allusion que rarement devant toi; j'en avais honte. Chose ridicule que la honte du mal! Pour nous ici tout se vaut.

Mes parents ne dormaient même plus ensemble; je couchais avec Maman, Papa dans la chambre à côté, où il pouvait rentrer librement à toute heure. Il buvait beaucoup, gaspillait le patrimoine. Mes soeœurs travaillaient comme employées et disaient avoir besoin de l'argent qu'elles gagnaient. Maman commença à travailler pour gagner sa vie aussi.

Pendant sa dernière année, Papa battait souvent Maman quand elle ne voulait rien lui donner. Il fut au contraire toujours affectueux avec moi.

Un jour (je te l'ai raconté, tu as été choquée par mon caprice... de quoi n'as-tu pas été choquée à mon sujet?), il dut rapporter au marchand deux fois de suite des chaussures dont la forme et les talons n'étaient pas assez modernes à mon goût.

La nuit où mon père fut frappé d'apoplexie, il se produisit quelque chose que je n'ai jamais réussi à te conter par crainte de ta réaction. Maintenant tu dois savoir.

C'est important, parce que pour la première fois je fus assaillie par l'esprit qui me tourmente actuellement.

J'étais dans la chambre de ma mitre, qui dormait d'un profond sommeil. Tout à coup je m'entendis appeler par mon nom. Une voix inconnue me dit: "Qu'arrivera-t-il si ton père meurt?"

Je ne l'aimais plus depuis qu'il brutalisait ma mère; d'ailleurs, je n'aimais déjà plus personne, j'étais seulement attachée à certaines gens qui me témoignaient de la bienveillance. L'amour gratuit, qui n'attend pas de récompense sur la terre, n'existe que chez les âmes en état de grâce. Et je n'y étais pas.

Je répondis à cette question imprévue, sans chercher d'où cela venait: "II ne va pas mourir!" Après un bref silence, de nouveau la même question se fit clairement entendre. "Mais il ne va pas mourir!" sortit encore de ma bouche, brusquement.

Pour la troisième fois il me fut demandé: "Qu'arrivera-t-il si ton père meurt?" Je revis Papa rentrant souvent à la maison plutôt ivre, faisant du tapage, maltraitant Maman, et nous mettant dans une position humiliante devant les autres. Du coup je m'écriai en colère: "C'est bien fait pour lui!"

Alors tout se tut.
Le matin suivant, quand maman voulut faire le ménage, elle trouva la porte fermée à clef. Vers midi on l'enfonça. Mon père, à moitié nu, gisait sur le lit, mort. En allant chercher de la bière à la cave, il avait dû avoir un malaise. Il était malade depuis longtemps.
(Ainsi Dieu aurait suspendu à la prière de sa fille, envers qui cet homme, d'une certaine manière, avait tout de même été bon, une dernière chance de se convertir?)

Mme K. et toi m'avez poussée à entrer dans l'Association des Jeunes. Les jeux m'amusaient. Comme tu le sais, j'ai tout de suite eu un rôle d'animatrice, cela me convenait. Les promenades aussi me plaisaient. Je me laissai même entraîner quelquefois à me confesser et à communier.

A vrai dire, je ne trouvais rien à confesser. Mes pensées et mes paroles n'avaient pas d'importance à mes yeux. Quant aux péchés plus graves, je n'étais pas encore assez corrompue pour les commettre.

Un jour, tu me lanças cet avertissement: "Annette, si tu ne pries plus, tu vas à ta perte!" Effectivement je ne priais guère, et seulement avec répugnance. Aujourd'hui je sais que malheureusement tu avais raison.

Tous ceux qui brûlent en enfer n'ont pas prié, ou pas assez. La prière est le premier pas vers Dieu, le pas décisif. Spécialement la prière à la Mère du Christ, dont nous, nous ne prononçons jamais le nom.
La dévotion envers Elle arrache au démon d'innombrables âmes, que le péché lui aurait livrées infailliblement.

Je continue ce récit en écumant de colère, et sous la contrainte. Prier est la chose la plus facile que l'homme puisse faire sur la terre. Et c'est justement à cette chose très facile que Dieu a lié le salut de chacun.

A celui qui prie avec persévérance, Il donne petit à petit tant de lumière, le fortifie d'une telle manière, qu'à la fin même le pécheur le plus embourbé peut se relever définitivement. Même s'il est enfoncé dans la vase jusqu'au cou.

Dans les dernières années de ma vie je n'ai plus prié comme j'aurais dû, et ainsi je me suis privée des grâces sans lesquelles personne ne peut être sauvé.

Ici nous ne recevons plus aucune grâce. Et même si Dieu nous en offrait, nous les refuserions avec cynisme.
Toutes les fluctuations de l'existence terrestre ont pris fin dans cette autre vie. Chez vous sur terre, l'homme peut passer de l'état de péché à l'état de grâce, puis retomber dans le péché. Souvent par faiblesse, parfois par malice.

Avec la mort toutes ces montées et descentes prennent fin, parce qu'elles ont leur racine dans l'imperfection de la liberté humaine. Désormais nous avons atteint le terme.

Au fur et à mesure que les années passent, les changements deviennent plus rares. Il est vrai que jusqu'à la mort on peut toujours se tourner vers Dieu ou lui tourner le dos.
Cependant, comme entraîné par le courant, l'homme, à l'heure du trépas, avec le peu de volonté qui lui reste, se comporte selon le pli adopté pendant sa vie.

L'attitude bonne ou mauvaise devient une seconde nature qui l'entraîne avec elle.
C'est ce qui arriva aussi pour moi. Depuis des années je vivais loin de Dieu. A cause de cela, au moment du dernier appel de la Grâce, je me décidai contre Lui.

Ce ne sont pas des péchés fréquents qui me furent fatals, mais d'avoir repoussé la grâce de la conversion.
Tu m'as plusieurs fois exhortée à écouter des sermons et à lire des livres de piété. "Je n'ai pas le temps" était ma réponse habituelle. Il n'en fallait pas plus pour alimenter mon doute profond!

Je dois d'ailleurs constater ceci: les choses en étant à ce point peu avant ma sortie de l'Association des Jeunes, il m'aurait été extrêmement difficile de changer de voie. Je me sentais incertaine et malheureuse, mais un mur se dressait devant ma conversion.

Tu ne sembles pas t'en être doutée. Tu voyais cela d'une manière si simple le jour où tu m'as dit: "Mais fais donc une bonne confession, Annette, et tout s'arrangera!" Je sentais que c'était vrai, qu'une bonne confession m'aurait libérée; mais le monde, le démon et la chair me tenaient déjà trop solidement dans leurs griffes.

Je n'ai jamais cru à l'influence du démon. Aujourd'hui je témoigne de sa puissante influence sur les personnes qui se trouvent dans la condition où je me trouvais.
Seules beaucoup de prières, celles des autres et les miennes, avec des sacrifices et des souffrances, auraient pu m'arracher à lui. Et seulement petit à petit.

S'il y a peu de possédés visibles, les possédés invisibles sont légion. Le démon ne peut pas ôter la liberté à ceux qui se mettent sons son influence, mais en châtiment de leur apostasie quasi systématique, Dieu permet que le "Malin" pénètre en eux.

Je hais aussi le démon. Pourtant il me plaît, parce qu'il cherche à vous faire tomber: lui et ses satellites, les esprits tombés avec lui aux origines. Ils se comptent par millions. Ils errent par toute la terre, aussi denses qu'un essaim de moucherons, et vous ne vous en rendez même pas compte.

Ce n'est pas à nous les réprouvés de vous tenter; c'est le rôle des esprits déchus. En fait cela augmente encore plus leur tourment, chaque fois qu'ils entraînent en enfer une âme humaine. Qu'est-ce que la haine ne fait pas faire!

Bien que j'aie marché dans des sentiers éloignés de Dieu, Il me poursuivait. Je préparais la voie à la grâce par des actes de charité naturelle, que je faisais assez souvent par l'inclination de mon tempérament.

Parfois Dieu m'attirait dans une église. Alors je sentais comme une nostalgie. Lorsque je soignais Maman malgré la fatigue du bureau pendant la journée, et d'une certaine manière me sacrifiais vraiment, ces appels de Dieu agissaient puissamment.

Une fois, à l'église de l'hôpital où tu m'avais amenée pendant la pause de midi, il m'arriva quelque chose qui me mit à un millimètre de la conversion: je pleurai!

Mais les plaisirs et les soucis du monde passèrent comme un torrent sur la grâce, et le bon grain fut étouffé par les ronces et les épines. En déclarant que la religion est une question de sentiment, comme on disait au bureau, je jetai au panier avec les autres cet appel suprême de la grâce.

Une fois tu me grondas, parce qu'au lieu de faire une vraie génuflexion j'esquissai une révérence désinvolte, pliant à peine les genoux. Tu y vis une négligence paresseuse.
Tu n'eus même pas l'air de soupçonner que je ne croyais déjà plus à la présence réelle. Maintenant j'y crois, mais d'une foi purement naturelle, comme on croit à l'orage quand on en voit les effets.

Entre-temps, je m'étais fabriqué une religion à ma sauce. Je croyais à la réincarnation, comme tout le monde au bureau, l'âme en renaissant dans un autre individu après la mort, indéfiniment.

La question de l'au-delà recevait une réponse inoffensive et cessait d'être angoissante.
Pourquoi ne m'as-tu jamais rappelé la parabole du mauvais riche et du pauvre mendiant Lazare, où le narrateur, le Christ, envoie immédiatement après la mort, l'un en enfer, l'autre au paradis?... D'ailleurs qu'aurais-tu obtenu? Rien de plus qu'avec tes autres discours de bigote!

Petit à petit je me fabriquai une idole, suffisamment élevée pour s'appeler Dieu; suffisamment lointaine pour que je n'aie pas à entretenir de relations avec Lui; assez vague pour que, au besoin, sans cesser de me dire catholique, elle devienne semblable au Dieu du panthéisme, ou à un Dieu inaccessible et coupé du monde.

Ce Dieu n'avait ni paradis à offrir ni enfer à infliger. Je le laissais en paix et II me laissait en paix: tel était mon culte envers lui. "Nous croyons volontiers ce qui nous plaît". Au cours des ans, je restai assez sûre de ma religion. De cette façon, c'était vivable.
Une seule chose aurait pu me briser la nuque: une longue et profonde souffrance. Et cette souffrance ne vint pas. Comprends-tu maintenant ce que signifie: "Dieu châtie ceux qu'Il aime?"

Un dimanche de juillet, l'association des jeunes organisa une promenade à (...). La promenade m'aurait bien plu, mais tous ces discours insipides, vos manières de bigotes! Une autre " icône ", bien différente de la Vierge de (...), se dressait depuis peu sur l'autel de mon cœur: le séduisant Max N. du magasin d'à côté.

Peu de temps auparavant nous avions plaisanté ensemble. Ce dimanche-là, justement, il m'avait invitée à une promenade. Sa maîtresse en titre était malade à l'hôpital. Il avait compris que j'avais jeté les yeux sur lui. Quant à l'épouser, je n'y pensais pas encore. Il était de condition aisée, mais se comportait trop galamment avec toutes les filles.

Jusqu'alors, je voulais un homme pour moi toute seule. Non seulement épouse, mais seule épouse. J'ai toujours eu, en effet, un certain code naturel de conduite.

(C'est vrai! Annette, avec toute son indifférence religieuse, avait quelque chose de noble dans sa conduite. La pensée que même des personnes "bien élevées" puissent aller en enfer m'épouvantait, alors qu'elle sont assez "mal élevées" pour échapper à Dieu).

Lors de cette promenade Max se prodigua en gentillesses. Eh oui! Nous ne tenions pas des discours de curé, comme vous autres.
Le jour suivant au bureau, tu me reprochas de n'être pas venue avec vous à (...). Je te racontai notre promenade. Ta première question fut: "As-tu été à la messe? - Tu es bête! Comment aurais-je pu, le départ étant à six heures?"

Tu te souviens encore comment j'ajoutai, excédée: "Le bon Dieu n'est pas aussi mesquin que vos curés!" Aujourd'hui je dois le confesser: Dieu, bien qu'il soit infiniment "bon" pèse les choses avec plus de précision que tous les prêtres.

Après cette première sortie avec Max, je vins encore une fois à l'association, pour Noël. Quelque chose me poussait à revenir. Mais intérieurement, j'étais déjà loin. Cinéma, danses, sorties, alternaient sans trêve. Max et moi, nous nous disputions quelquefois, mais j'ai toujours su le rattraper et le rattacher à moi.

Ma rivale fut très désagréable: sortie de l'hôpital, elle se comporta comme une furie. En fait ce fut une chance pour moi: ma noble sérénité fit grande impression sur Max, qui finit par me donner la préférence. J'avais su la lui rendre odieuse en restant calme: extérieurement objective, intérieurement pleine de poison. De tels sentiments et un tel comportement préparent excellemment pour l'enfer. Ils sont diaboliques au sens strict du mot.

Pourquoi je te raconte cela? Pour expliquer comment je me détachai définitivement de Dieu.
Non pas, d'ailleurs, que Max et moi ayons souvent poussé l'intimité jusqu'à ses limites extrêmes.

Je comprenais que je me serais rabaissée à ses yeux en me dormant à lui avant l'heure: c'est pourquoi je sus me retenir. Mais de soi, chaque fois que je le croyais utile, j'étais toujours prête à tout. Il fallait que je conquière Max. Pour cela rien ne serait trop cher.

De plus, petit à petit nous étions arrivés à nous aimer vraiment, ayant tous les deux plusieurs qualités précieuses entretenant une estime réciproque. J'étais habile, capable, de compagnie agréable. Ainsi je tenais Max solidement en main et je réussis, au moins pendant les derniers mois avant le mariage, à le garder pour moi seule.

En cela consista mon apostasie: élever une créature au rang d'idole. Cela ne peut se réaliser nulle part aussi parfaitement que dans l'amour d'une personne du sexe opposé, lorsque cet amour reste embourbé dans le temporel. C'est ce qui fait son charme, son stimulant et son poison. "L'adoration" que je vouais à moi-même dans la personne de Max devint pour moi religion vécue.

A cette époque, au bureau, je me déchaînais et déversais mon venin centre ceux qui fréquentent les églises et les prêtres, les indulgences, la récitation du rosaire et autres bêtises.

Tu as cherché plus ou moins habilement à défendre ces choses. Sans soupçonner apparemment qu'au fond il ne s'agissait pas de cela. Je cherchais plutôt un alibi contre ma conscience: j'avais encore besoin d'un tel alibi pour justifier mon apostasie.
Au fond j'étais en pleine révolte contre Dieu.

Tu ne le compris pas; tu me croyais encore catholique. D'ailleurs je revendiquais ce titre, je payais le denier du culte. Une certaine "contre-assurance", pensais-je, ne peut pas nuire.

Parfois, peut-être, tes réponses ont fait mouche. Mais elles n'avaient pas de prise, parce qu'il ne fallait pas qu'elles en aient. A cause de ces relations faussées, la souffrance de notre rupture fut légère lorsque nous nous séparâmes au moment de mon mariage.

Avant la cérémonie, je me confessai et communiai encore une fois. C'était obligatoire. Mon mari et moi pensions sur ce point de la même façon: pourquoi ne pas accomplir cette formalité comme les autres?
Vous appelez sacrilège une telle communion. Eh bien, après cette communion "indigne", ma conscience fut laissée plus tranquille. D'ailleurs ce fut la dernière.

Notre vie conjugale se passait en général en parfaite harmonie. Nous étions du même avis sur tout.
Même sur le refus du fardeau des enfants. Mon mari aurait bien voulu en avoir un, pas plus: je sus l'en dissuader.

Vêtements, meubles de luxe, thés, sorties, voyages en auto et distractions de ce genre comptaient plus que tout. Ce fut une année de plaisirs terrestres, entre mon mariage et ma mort subite.

Tous les dimanches nous sortions en voiture, ou visitions mes beaux-parents (maintenant j'avais honte de ma mère). Ils vivaient à la surface, comme nous. Intérieurement, bien s0r, je ne me sentis jamais heureuse, même si extérieurement je riais. Il y avait toujours en moi quelque chose d'indéfinissable qui me rongeait.
J'aurais voulu que tout soit fini après la mort (le plus tard possible bien entendu).

Mais il est vrai, comme je l'avais entendu dans un sermon étant petite, que Dieu récompense chaque bonne œuvre que l'on accomplit. Lorsqu'il ne pourra pas la récompenser clans l'autre vie, il le fait sur la terre: j'héritai à l'improviste de la tante Lotte. Par ailleurs, mon mari réussit dans son travail, et fut très bien payé. Je pus arranger ma nouvelle maison d'une manière charmante.

La religion n'envoyait plus que de loin une lumière pâle, faible et incertaine. Les cafés, les hôtels où nous allions pendant les voyages, ne portaient certainement pas à Dieu. Tous ceux qui fréquentent ces endroits vivaient comme nous, de l'extérieur vers l'intérieur, non de l'intérieur vers l'extérieur.

Si en vacances nous visitions des cathédrales, nous cherchions à jouir de leur beauté artistique. Le souffle religieux qu'elles nous inspiraient encore, spécialement les cathédrales romanes et gothiques, je savais le neutraliser en critiquant des détails secondaires: un frère convers maladroit ou sale, le "scandale" des moines qui voulaient passer pour pieux tout en vendant des liqueurs, l'éternel carillon pendant les offices, pour faire des sous...

De cette façon je sus toujours chasser la Grâce quand elle frappait. Je donnais libre cours à ma mauvaise humeur, en particulier devant les représentations médiévales de l'enfer, où le démon rôtit les âmes dans des braises rouges et incandescentes, tandis que ses compagnons aux longues queues lui amènent de nouvelles victimes.

Clara! L'enfer, on peut se tromper en le dessinant, mais on n'exagère jamais! Le feu de l'enfer, je l'ai toujours pris comme cible d'une manière privilégiée. Tu sais comment une fois, au cours d'une dispute à ce sujet, je tins une allumette sous ton nez et dis sarcastiquement: "Il a cette odeur?" Tu éteignis la flamme en vitesse.
Ici personne ne l'éteint.

Moi, je te dis: le feu dont parle la Bible ne signifie pas le "tourment de la conscience". Le feu, c'est du feu! Il faut prendre à la lettre ce que Lui-même a dit: "Loin de moi, maudits, dans le feu éternel!" A la lettre!

"Comment l'esprit peut-il être atteint par un feu matériel?" demanderas-tu. Comment ton âme peut-elle souffrir lorsque tu te brûles les doigts? L'âme ne brûle pas, et pourtant quelle douleur! D'une manière analogue, ici nous sommes spirituellement liés au feu, selon notre nature et nos facultés.

Notre âme est privée de ses ailes; nous ne pouvons penser ni ce que nous vouons, ni comme nous le voulons.
Ne lis pas ces lignes bêtement: cet état qui ne vous dit rien, à vous autres, brûle sans me consumer.
Mais notre plus grand tourment consiste à savoir avec certitude que nous ne verrons jamais Dieu.

Comment cela peut-il nous tourmenter tellement, alors que sur terre cela nous laissait indifférents? Tant que le couteau reste sur la table, il nous laisse indifférent: on voit bien qu'il est affilé, mais on ne le sent pas. Plonge ce couteau dans la chair et tu te mettras à hurler.

Maintenant nous sentons la perte de Dieu; avant nous la pensions seulement.
Toutes les âmes ne souffrent pas également. Plus on a péché avec une méchanceté systématique, plus lourdement pèse la perte de Dieu, et plus on est opprimé par la créature dont on a abusé.

Les catholiques souffrent plus que les autres, parce qu'ils ont reçu et foulé aux pieds plus de grâces et de lumières.

Celui qui a su davantage souffre davantage que celui qui savait moins. Celui qui pécha par malice souffre d'une manière plus aiguë que celui qui tomba par faiblesse.

Mais personne ne souffre plus que ce qu'il a mérité. Ah! si seulement ce n'était pas vrai, j'aurais un motif de haïr!
Tu me dis un jour que personne ne va en enfer sans le savoir: cela aurait été révélé à une sainte.

D'abord je m'en moquai, puis je m'abritai derrière: "J'aurai le temps de me reprendre", pensais-je secrètement.
Or cette parole est vraie.

A l'heure de ma mort, je ne connus pas l'enfer tel qu'il est: aucun mortel ne le connaît. Mais j'en ai eu pleine conscience: "Si tu meurs, tu vas dans l'autre monde droit comme une flèche contre Dieu.
Tu en supporteras les conséquences". Mais je ne fis pas demi-tour, entraînée comme je l'ai dit par la force de l'habitude. Poussée par la conformité à leur passé, les hommes en vieillissant s'enfoncent toujours plus dans la même direction.

Voici maintenant le récit de ma mort.
Il y a une semaine (selon votre temps, car pour la souffrance je pourrais dire que je brûle depuis dix ans), nous fîmes une sortie le dimanche - ma dernière sortie. Le jour était radieux, jamais je ne m'étais sentie aussi bien.

Je fus envahie par un sinistre sentiment de bonheur qui dura toute la journée.

Au retour, mon mari fut aveuglé à l'improviste par une voiture arrivant à toute vitesse. Il perdit le contrôle. "Jesses" (Jésus en allemand), ce cri sortit de ma bouche avec un frisson. Non pas une prière, mais un cri. Une douleur déchirante m'envahit (une bagatelle comparé à ma douleur actuelle). Puis je perdis conscience.

Comme c'est étrange! Ce matin-là était née en moi, d'une manière inexplicable, cette pensée: "Tu pourrais aller encore une fois à la messe."

Elle résonnait comme une imploration. Clair et résolu, mon "non" trancha net le fil de ces pensées: "II faut en finir une fois pour toutes avec ces choses. Je prends sur moi toutes les conséquences."

Maintenant je les subis. Ce qui arriva sur terre après ma mort, tu le sais. Le destin de mon mari, celui de ma mère, ce qui arriva à mon cadavre et le déroulement de mes obsèques me sont connus dans tous leurs détails au moyen des connaissances naturelles que nous avons ici.

Ce qui se passe sur la terre, nous ne le voyons que d'une manière nébuleuse: mais ce qui nous touche de près de quelque manière, nous le connaissons. Ainsi je vois même le lieu où tu séjournes.

Je sortis du noir brusquement à l'instant du trépas. Je me vis inondée par une lumière éblouissante, à l'endroit même où gisait mon cadavre. Cela se passe comme au théâtre lorsqu'on éteint la salle: le rideau s'ouvre sur une scène imprévisible, affreusement lumineuse - la scène de ma vie.

Comme dans un miroir, je vis mon âme, je vis les grâces foulées aux pieds, depuis ma jeunesse jusqu'au dernier "non" à Dieu.
Je me sentis comme un assassin auquel on présenterait sa victime, exsangue: "Me repentir? Jamais! - Avoir honte? Jamais!"
Cependant je ne pouvais pas résister au regard de ce Dieu que j'avais rejeté.

Il ne me restait qu'une seule chose à faire: fuir.
Comme Caïn s'enfuit d'Abel, ainsi mon âme fut chassée au loin à la vue de cette horreur.

Ce fut le jugement particulier. Le Juge invisible dit: "Loin de moi!".
Alors mon âme, comme une ombre jaune de soufre, se précipita dans le lieu de l'éternel tourment.

Ainsi se terminait la lettre envoyée par Annette depuis l'enfer.
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RenéMatheux



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MessageSujet: Re: Lettre d'une âme damnée    Mar 02 Aoû 2016, 10:33

Elle n'est pas nouvelle.

Elle est effectivement tout à fait conforme au bon sens.
Cependant cela reste une révélation privée (écrite par une damnée)

J'y crois donc avec prudence.

Remrquons la dernière scène exactement conforme aux NDE. Et c'était avant Moody (1933).

Remarquons aussi la miséricorde qui tente une dernière chance. Mais c'était avant la mort. J'en avais parlé à Arnaud et nous étions d'accord que sa théorie devait inclure cette possibilté!

Encore un détail : finalement, elle n'a pas fait de péché spectaculaire. Pourtant....
Donc prudence!
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Raphaël



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MessageSujet: Re: Lettre d'une âme damnée    Mar 02 Aoû 2016, 13:15

RenéMatheux a écrit:
Elle n'est pas nouvelle.

Elle est effectivement tout à fait conforme au bon sens.
Cependant cela reste une révélation privée (écrite par une damnée)

J'y crois donc avec prudence.

Remarquons la dernière scène exactement conforme aux NDE. Et c'était avant Moody (1933).

Remarquons aussi la miséricorde qui tente une dernière chance. Mais c'était avant la mort. J'en avais parlé à Arnaud et nous étions d'accord que sa théorie devait inclure cette possibilté!

Encore un détail : finalement, elle n'a pas fait de péché spectaculaire. Pourtant....
Donc prudence!
C'est très instructif, le fait que cette lettre ait reçue l'imprimatur de Rome la crédite quand au contenu théologique (compréhension de l'action de la Grâce, du Jugement, de l'Enfer...)
Citation :

IMPRIMATUR
E Vicariatu Urbi, die 9-1V-1952
Aloysius Traglia
Archiep. us Caesarien. Vicesgerens
Ex parte Ordinis nihil obstat quominus imprimatur.
Romae, 2 nov. 1952


[...]

Je n'ai jamais cru à l'influence du démon. Aujourd'hui je témoigne de sa puissante influence sur les personnes qui se trouvent dans la condition où je me trouvais.
Seules beaucoup de prières, celles des autres et les miennes, avec des sacrifices et des souffrances, auraient pu m'arracher à lui. Et seulement petit à petit.

S'il y a peu de possédés visibles, les possédés invisibles sont légion. Le démon ne peut pas ôter la liberté à ceux qui se mettent sons son influence, mais en châtiment de leur apostasie quasi systématique, Dieu permet que le "Malin" pénètre en eux.

[...]


Mais il est vrai, comme je l'avais entendu dans un sermon étant petite, que Dieu récompense chaque bonne œuvre que l'on accomplit. Lorsqu'il ne pourra pas la récompenser clans l'autre vie, il le fait sur la terre: j'héritai à l'improviste de la tante Lotte. Par ailleurs, mon mari réussit dans son travail, et fut très bien payé. Je pus arranger ma nouvelle maison d'une manière charmante.

[...]

Moi, je te dis: le feu dont parle la Bible ne signifie pas le "tourment de la conscience". Le feu, c'est du feu! Il faut prendre à la lettre ce que Lui-même a dit: "Loin de moi, maudits, dans le feu éternel!" A la lettre!

"Comment l'esprit peut-il être atteint par un feu matériel?" demanderas-tu. Comment ton âme peut-elle souffrir lorsque tu te brûles les doigts? L'âme ne brûle pas, et pourtant quelle douleur! D'une manière analogue, ici nous sommes spirituellement liés au feu, selon notre nature et nos facultés.

Notre âme est privée de ses ailes; nous ne pouvons penser ni ce que nous vouons, ni comme nous le voulons.
Ne lis pas ces lignes bêtement: cet état qui ne vous dit rien, à vous autres, brûle sans me consumer.
Mais notre plus grand tourment consiste à savoir avec certitude que nous ne verrons jamais Dieu.

Comment cela peut-il nous tourmenter tellement, alors que sur terre cela nous laissait indifférents? Tant que le couteau reste sur la table, il nous laisse indifférent: on voit bien qu'il est affilé, mais on ne le sent pas. Plonge ce couteau dans la chair et tu te mettras à hurler.

[...]

A l'heure de ma mort, je ne connus pas l'enfer tel qu'il est: aucun mortel ne le connaît. Mais j'en ai eu pleine conscience: "Si tu meurs, tu vas dans l'autre monde droit comme une flèche contre Dieu.
Tu en supporteras les conséquences". Mais je ne fis pas demi-tour, entraînée comme je l'ai dit par la force de l'habitude. Poussée par la conformité à leur passé, les hommes en vieillissant s'enfoncent toujours plus dans la même direction.

[...]
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RenéMatheux



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MessageSujet: Re: Lettre d'une âme damnée    Mar 02 Aoû 2016, 13:39

Il faut donc tout faire pour éviter l'enfer.

Je rappelle mon sentiment : d'après les NDE 1/3 se damnent
http://docteurangelique.forumactif.com/t21163p50-d-apres-les-nde-il-y-aurait-1-3-de-damnes

1/3 c'est énorme!
Et même si c'est 1/20, c'est aussi énorme : 1 chance sur 20 de bruler pour l'éternité
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Lino



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MessageSujet: Re: Lettre d'une âme damnée    Mar 02 Aoû 2016, 14:47

Ça fait peur...

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RenéMatheux



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MessageSujet: Re: Lettre d'une âme damnée    Mar 02 Aoû 2016, 14:55

On peut éviter cela de façon sure en faisant ou les 9 premiers vendredi ou les 5 premiers samedis.
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Lino



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MessageSujet: Re: Lettre d'une âme damnée    Mar 02 Aoû 2016, 15:08

Bah je vais faire les deux Shocked

Après cette lecture je me suis jeté sur mon chapelet cyclops
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Raphaël



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MessageSujet: Re: Lettre d'une âme damnée    Mar 02 Aoû 2016, 16:38

RenéMatheux a écrit:
On peut éviter cela de façon sure en faisant ou les 9 premiers vendredi ou les 5 premiers samedis.

Vous parlez du Rosaire ?

C'est une promesse de Marie ?

Je ne connais pas...
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saint Zibou



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MessageSujet: Re: Lettre d'une âme damnée    Mar 02 Aoû 2016, 17:16

Raphaël a écrit:


Spoiler:
 

C'est tellement long à lire, que c'est déjà l'enfer...
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Gérard2



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MessageSujet: Re: Lettre d'une âme damnée    Mar 02 Aoû 2016, 18:39

Citation :
"Clara, ne prie pas pour moi! Je suis damnée.
Si je te le fais savoir et t'en parle assez longuement, ne crois pas que ce soit par amitié. Ici nous n'aimons personne.

Je le fais contre mon gré, en tant que "partie de cette puissance qui veut toujours le Mal et fait le Bien".
En vérité, je voudrais te voir toi aussi aboutir à cet état, où j'ai désormais jeté l'ancre pour toujours.

Ne te fâche pas de cette intention. Ici nous pensons tous de la même manière. Notre volonté est pétrifiée dans le mal - ce que vous appelez précisément "le mal".
Même lorsque nous faisons quelque chose de "bien", comme moi en ce moment en t'ouvrant les yeux sur l'enfer, ce n'est pas avec une bonne intention."

Mais quelle stupidité, c'est ahurissant! La défunte n'aime personne mais elle fait tout pour rendre son récit véridique de manière à convaincre! Et, bien sûr, il est conforme à la virgule près aux enseignements de l'Église! siffler

Des lettres et des "révélations" de ce type il en existe d'innombrables. On n'a pas idée jusqu’où peut aller une bigote pour tenter d'amener les autres à ses croyances!  Rolling Eyes
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RenéMatheux



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MessageSujet: Re: Lettre d'une âme damnée    Mar 02 Aoû 2016, 18:48

Gérard2 a écrit:

Mais quelle stupidité, c'est ahurissant! La défunte n'aime personne mais elle fait tout pour rendre son récit véridique de manière à convaincre! Et, bien sûr, il est conforme à la virgule près aux enseignements de l'Église! siffler
Vous ne mépriseriez pas tout que vous sauriez que c'est ce qui se passe dans les exorcismes!
Gérard2 a écrit:

Des lettres et des "révélations" de ce type il en existe d'innombrables. On n'a pas idée jusqu’où peut aller une bigote pour tenter d'amener les autres à ses croyances!  Rolling Eyes
Celui là a l'imprimatur! C'est à cela que sert l'Eglise!

Mais je sais ce qui vous inquiète : que l'enfer existe!
Alors vous ne devez pas aimer les NDE-EMI infernales!
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Raphaël



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MessageSujet: Re: Lettre d'une âme damnée    Mar 02 Aoû 2016, 18:56

saint Zibou a écrit:


C'est tellement long à lire, que c'est déjà l'enfer...

Bienvenue Mr.Red







Sérieusement, c'est passionnant et ça m'a appris des choses.
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MessageSujet: Re: Lettre d'une âme damnée    Mar 02 Aoû 2016, 20:45

Gérard2 a écrit:
"Clara, ne prie pas pour moi! Je suis damnée.
Si je te le fais savoir et t'en parle assez longuement, ne crois pas que ce soit par amitié. Ici nous n'aimons personne.

Je le fais contre mon gré, en tant que "partie de cette puissance qui veut toujours le Mal et fait le Bien".
En vérité, je voudrais te voir toi aussi aboutir à cet état, où j'ai désormais jeté l'ancre pour toujours.

Ne te fâche pas de cette intention. Ici nous pensons tous de la même manière. Notre volonté est pétrifiée dans le mal - ce que vous appelez précisément "le mal".
Même lorsque nous faisons quelque chose de "bien", comme moi en ce moment en t'ouvrant les yeux sur l'enfer, ce n'est pas avec une bonne intention."


Mais quelle stupidité, c'est ahurissant! La défunte n'aime personne mais elle fait tout pour rendre son récit véridique de manière à convaincre! Et, bien sûr, il est conforme à la virgule près aux enseignements de l'Église! siffler

Des lettres et des "révélations" de ce type il en existe d'innombrables. On n'a pas idée jusqu’où peut aller une bigote pour tenter d'amener les autres à ses croyances!  Rolling Eyes


L 'enfer n 'est pas une exclusivité de " l 'église" mais existe aussi dans le bouddhisme par exemple ( ce qui étonne souvent les "adeptes new-age" qui justement avait quitté l' église a cause de ce "risque" mais qui apres ne se gene pas pour nier cette partie qui dérange et au final faire une "religion" sur mesure ou tous ou presque est permis pourvu qu 'il y est du plaisir!)
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MessageSujet: Re: Lettre d'une âme damnée    Mar 02 Aoû 2016, 20:47

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MessageSujet: Re: Lettre d'une âme damnée    Mar 02 Aoû 2016, 21:05

http://www.romeguide.it/?pag=musei&tmm&id=12295&lang=fr
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Gérard2



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MessageSujet: Re: Lettre d'une âme damnée    Mar 02 Aoû 2016, 22:30

Mais personne ni aucune religion ne conteste l'enfer, voyons! Si l'enfer existe déjà sur terre, à plus forte raison il existe aussi dans les cieux. C'est l'enfer éternel qui est une pure aberration! (doux euphémisme!). Mais comment peut-on croire que Dieu ait pu créer un univers dans lequel seraient prévu des peines éternelles? Mais c'est quoi alors ce Dieu? Un monstre?

Inutile de venir répondre que le damné se damne éternellement lui-même, c'est encore plus absurde! Dans ce cas là Dieu n'est même pas un monstre, c'est un type à tel point vicieux et intelligent qu'il a même prévu le moyen de se déresponsabiliser de ce que lui-même il a créé!  Mad

Et vous faites quoi alors de "Père pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu'ils font"?
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RenéMatheux



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MessageSujet: Re: Lettre d'une âme damnée    Mar 02 Aoû 2016, 23:03

C'est les damnés qui toute leur vie refuse Dieu. Son amour est éternel même pour les damnés. Le faute est donc éternel car elle blesse Dieu éternellement
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Nathalie2



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MessageSujet: Re: Lettre d'une âme damnée    Mar 02 Aoû 2016, 23:10

Le soucis est que nous sommes immortels !
Le péché est entré dans le monde et ça a crée le bazar !

Si Dieu tuait les rebelles, il se présenterait comme un dictateur !

S'il n'avait pas crée le libre arbitre, le vrai amour n'existerait pas, on serait des automates sans réel conscience.
Pour avoir cette libre conscience, il faut avoir connaissance du crée et du non-créé !

Le néant nous attrape parce que lucifer a ouvert la porte.

Ce sont des souffrances de vie emportée par le néant, c'est ça l'enfer.

c'est simple
amour-création- vie- paix- sérénité
haine-destruction- mort- souffrance
et comme nous sommes immortels, donc imperméables à la mort, car à l'image de Dieu, nous souffrons la mort éternellement.
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RenéMatheux



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MessageSujet: Re: Lettre d'une âme damnée    Mar 02 Aoû 2016, 23:17

Raphaël a écrit:
RenéMatheux a écrit:
On peut éviter cela de façon sure en faisant ou les 9 premiers vendredi ou les 5 premiers samedis.

Vous parlez du Rosaire ?

C'est une promesse de Marie ?

Je ne connais pas...
Non ! La communion réparatrice des 9 premiers vendredi ou la devotion des 5 premiers samedi
Citation :
tous ceux qui, pendant cinq mois, le premier samedi, se confesseront, recevront la sainte Communion, réciteront un chapelet, et me tiendront compagnie pendant quinze minutes en méditant sur les quinze mystères du Rosaire, en esprit de réparation, je promets de les assister à l'heure de la mort avec toutes les grâces nécessaires pour le salut de leur âme. »

et
Citation :
Je te promets, dans l'excès de la miséricorde de mon Cœur, que son amour tout-puissant
accordera à tous ceux qui communieront les premiers vendredis du mois, neuf fois de suite,
la grâce de la pénitence finale, qu'ils ne mourront point dans ma disgrâce, ni sans recevoir
leurs Sacrements, et que mon divin Cœur se rendra leur asile assuré à cette dernière heure.

C'est très efficace et assez surprenant si on s'y donne à fond!

A ce sujet j'avais ouvert le fil
http://docteurangelique.forumactif.com/t16632p400-pourquoi-les-membres-du-forum-veulent-ils-aller-en-enfer?highlight=enfer

C'est à dire, pourquoi ne saisissez vous pas la grace que Jesus vous donne?


Dernière édition par RenéMatheux le Mar 02 Aoû 2016, 23:37, édité 1 fois
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Chrysostome



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MessageSujet: Re: Lettre d'une âme damnée    Mar 02 Aoû 2016, 23:29

Gérard2 a écrit:
C'est l'enfer éternel qui est une pure aberration! (doux euphémisme!).

Pourtant, Jésus parle du feu qui ne s'éteint pas.

Gérard2 a écrit:
Mais comment peut-on croire que Dieu ait pu créer un univers dans lequel seraient prévu des peines éternelles? Mais c'est quoi alors ce Dieu? Un monstre?

Ce n'est pas Dieu qui a créé l'enfer comme un immense Auschwitz pour les incroyants, ce sont, d'abord les anges à la suite de Lucifer, puis les hommes qui refusent de croire et de se convertir qui se damnent. Parce que Dieu ne s'impose pas mais on choisit de l'aimer ou de le rejeter.

Mais pour certains, c'est un scandale, alors ils se créent leur religion ou y a pas d'enfer mais tout le monde est sauvé... siffler
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MessageSujet: Re: Lettre d'une âme damnée    Mar 02 Aoû 2016, 23:33

Gérard2 a écrit:
Mais personne ni aucune religion ne conteste l'enfer, voyons! Si l'enfer existe déjà sur terre, à plus forte raison il existe aussi dans les cieux. C'est l'enfer éternel qui est une pure aberration! (doux euphémisme!). Mais comment peut-on croire que Dieu ait pu créer un univers dans lequel seraient prévu des peines éternelles? Mais c'est quoi alors ce Dieu? Un monstre?

Inutile de venir répondre que le damné se damne éternellement lui-même, c'est encore plus absurde! Dans ce cas là Dieu n'est même pas un monstre, c'est un type à tel point vicieux et intelligent qu'il a même prévu le moyen de se déresponsabiliser de ce que lui-même il a créé!  Mad

Et vous faites quoi alors de "Père pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu'ils font"?
dans le bouddhisme il y a pas de dieu créateur et l 'enfer et la conséquence de mauvaise action et si l 'enfer est pas eternel la notion de temps peut l 'etre puisque il est question de Kalpa soit 4,32 milliards années ce qui reste long surtout dans un chaudron https://fr.wikipedia.org/wiki/Kalpa_(temps)
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MessageSujet: Re: Lettre d'une âme damnée    Mar 02 Aoû 2016, 23:35

Chrysostome a écrit:
Gérard2 a écrit:
C'est l'enfer éternel qui est une pure aberration! (doux euphémisme!).

Pourtant, Jésus parle du feu qui ne s'éteint pas.

Gérard2 a écrit:
Mais comment peut-on croire que Dieu ait pu créer un univers dans lequel seraient prévu des peines éternelles? Mais c'est quoi alors ce Dieu? Un monstre?

Ce n'est pas Dieu qui a créé l'enfer comme un immense Auschwitz pour les incroyants, ce sont, d'abord les anges à la suite de Lucifer, puis les hommes qui refusent de croire et de se convertir qui se damnent. Parce que Dieu ne s'impose pas mais on choisit de l'aimer ou de le rejeter.

Mais pour certains, c'est un scandale, alors ils se créent leur religion ou y a pas d'enfer mais tout le monde est sauvé... siffler
il me semble que l 'enfer avant et apres Jesus christ est pas le méme en effet
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MessageSujet: Re: Lettre d'une âme damnée    Mar 02 Aoû 2016, 23:47

La mesure de l 'enfer doit se faire a l'aune de l 'amour du christ et donc du rejet , du mépris de celui çi .Comprendre cela( mais qui peut comprendre cette amour fou sur cette terre) c 'est comprendre la notion de l 'enfer eternel.Je pense que l 'on passe a coté de cette comprehension si on ne prend pas en compte cette Amour fou pour nous ( au point de se faire homme tout petit et de s 'incarner et naitre dans une étable tres humble et mourir sur une croix comme un esclave...)
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Gérard2



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MessageSujet: Re: Lettre d'une âme damnée    Mer 03 Aoû 2016, 00:21

Nathalie2 a écrit:
Le soucis est que nous sommes immortels !

Ha bon? Nous sommes immortel? C'est quoi qui est immortel? Et pour quelle raison une mauvaise âme serait immortelle? En vertu de quoi? N'est-ce pas l'Esprit Saint qui est vivifiant?
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Gérard2



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MessageSujet: Re: Lettre d'une âme damnée    Mer 03 Aoû 2016, 00:32

RenéMatheux a écrit:
C'est les damnés qui toute leur vie refuse Dieu. Son amour est éternel même pour les damnés. Le faute est donc éternel car elle blesse Dieu éternellement

Aucune faute ne peut être suffisamment forte au point de mériter une peine éternelle.
D'autre part, comment pourrait-on être stupide au point de s'auto-condamner éternellement? Si le changement de position de l'âme est impossible cela signifie forcément qu'elle est prédestinée. S'il y a prédestination il ne peut y avoir responsabilité. Vous pouvez tourner la chose dans tous les sens, la conception de la peine éternelle est absurde.
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Chrysostome



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MessageSujet: Re: Lettre d'une âme damnée    Mer 03 Aoû 2016, 03:15

philippe bis a écrit:
Chrysostome a écrit:
Gérard2 a écrit:
C'est l'enfer éternel qui est une pure aberration! (doux euphémisme!).

Pourtant, Jésus parle du feu qui ne s'éteint pas.

Gérard2 a écrit:
Mais comment peut-on croire que Dieu ait pu créer un univers dans lequel seraient prévu des peines éternelles? Mais c'est quoi alors ce Dieu? Un monstre?

Ce n'est pas Dieu qui a créé l'enfer comme un immense Auschwitz pour les incroyants, ce sont, d'abord les anges à la suite de Lucifer, puis les hommes qui refusent de croire et de se convertir qui se damnent. Parce que Dieu ne s'impose pas mais on choisit de l'aimer ou de le rejeter.

Mais pour certains, c'est un scandale, alors ils se créent leur religion ou y a pas d'enfer mais tout le monde est sauvé... siffler
 il me semble que l 'enfer avant et apres Jesus christ est pas le méme en effet

Dans l'Ancien Testament, on parle du shéol, qui n'est pas la même chose que l'enfer de damnés.
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Chrysostome



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MessageSujet: Re: Lettre d'une âme damnée    Mer 03 Aoû 2016, 03:17

Gérard2 a écrit:
RenéMatheux a écrit:
C'est les damnés qui toute leur vie refuse Dieu. Son amour est éternel même pour les damnés. Le faute est donc éternel car elle blesse Dieu éternellement

Aucune faute ne peut être suffisamment forte au point de mériter une peine éternelle.
D'autre part, comment pourrait-on être stupide au point de s'auto-condamner éternellement? Si le changement de position de l'âme est impossible cela signifie forcément qu'elle est prédestinée. S'il y a prédestination il ne peut y avoir responsabilité. Vous pouvez tourner la chose dans tous les sens, la conception de la peine éternelle est absurde.

Quand on rejette le Christ à la face du Christ même, c'est pour l'éternité (idem quand on le choisit). C'est un choix libre.
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J&B



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MessageSujet: Re: Lettre d'une âme damnée    Mer 03 Aoû 2016, 08:04

Chrysostome a écrit:
Pourtant, Jésus parle du feu qui ne s'éteint pas.

C'est uniquement le feu qui ne s'éteint jamais, Jésus prend exemple sur la Géhenne qui était un endroit où brûlait un feu, toujours alimenté par les ordures qu'on y jetait.

L'âme animale n'est pas éternelle, c'est ce qui est biologique en nous.
L’âme spirituelle c'est le souffle de Dieu, elle est éternelle, c'est cela qui retourne à Dieu, chargée de ce que nous avons fait fructifié.
Si elle peut y passer, dans l'enfer, c'est un état de lucidité, feu et lumière, qui prend conscience des oeuvres inutiles.
Séparation du grain et de la paille, et c'est la paille qui est brûlée.
L'éternité c'est l'absence de temps, ce n'est donc pas une question d'immortalité, qui, elle, implique une notion biologique et temporelle.

Sinon, ce texte... le style laborieux de quelqu'un qui devait lire des romans à l'eau de rose, un texte pervers que je n'ai pas lu jusqu'au bout.
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Gérard2



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MessageSujet: Re: Lettre d'une âme damnée    Mer 03 Aoû 2016, 09:34

Chrysostome a écrit:
Gérard2 a écrit:
RenéMatheux a écrit:
C'est les damnés qui toute leur vie refuse Dieu. Son amour est éternel même pour les damnés. Le faute est donc éternel car elle blesse Dieu éternellement

Aucune faute ne peut être suffisamment forte au point de mériter une peine éternelle.
D'autre part, comment pourrait-on être stupide au point de s'auto-condamner éternellement? Si le changement de position de l'âme est impossible cela signifie forcément qu'elle est prédestinée. S'il y a prédestination il ne peut y avoir responsabilité. Vous pouvez tourner la chose dans tous les sens, la conception de la peine éternelle est absurde.

Quand on rejette le Christ à la face du Christ même, c'est pour l'éternité (idem quand on le choisit). C'est un choix libre.

Lisez et essayez de comprendre ce qu'a écrit J&B. La partie de nous qui rejette le Christ n'est pas la même que celle qui le choisit. L'une et temporelle et mortelle, l'autre est spirituelle et éternelle. Tout ce qui nait, meurt, il n'y a pas d'immortalité, les notions d'immortalité étaient bonnes dans les légendes de la mythologie grecque.

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Loup Ecossais



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MessageSujet: Re: Lettre d'une âme damnée    Mer 03 Aoû 2016, 10:00

Gérard2 a écrit:
Nathalie2 a écrit:
Le soucis est que nous sommes immortels !

Ha bon? Nous sommes immortel? C'est quoi qui est immortel? Et pour quelle raison une mauvaise âme serait immortelle? En vertu de quoi? N'est-ce pas l'Esprit Saint qui est vivifiant?

Parfaitement. La lettre tue (surtout au sens littéral), alors que l'Esprit Saint vivifie...
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Loup Ecossais



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MessageSujet: Re: Lettre d'une âme damnée    Mer 03 Aoû 2016, 10:04

RenéMatheux a écrit:
C'est les damnés qui toute leur vie refuse Dieu. Son amour est éternel même pour les damnés. Le faute est donc éternel car elle blesse Dieu éternellement

Je ne comprends pas bien là, René. Dieu ne peut pas être éternellement blessé, sinon les damnés n'auraient pas droit au salut. Or Dieu nous a envoyé son fils unique pour racheter tous les péchés du monde, y compris les damnés; non ?
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J&B



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MessageSujet: Re: Lettre d'une âme damnée    Mer 03 Aoû 2016, 10:18

Chrysostome a écrit:
Quand on rejette le Christ à la face du Christ même, c'est pour l'éternité (idem quand on le choisit)

D'abord ce n'est pas nous qui le choisissons, c'est l'Esprit, souffle immortel en nous qui est attiré par le Père lui-même, qui veut retourner à la Maison !...

Jean 6:65
Et il ajouta: C'est pourquoi je vous ai dit que nul ne peut venir à moi, si cela ne lui a été donné par le Père.

C'est la prise de conscience du Souffle en nous, (et en noûs)...qui s'éveille et qui change de chemin.
La transformation de l'âme animale en âme spirituelle, la Renaissance dans l'Esprit.
L'abandon, derrière soi, des chimères éphémères, des satisfactions terrestres illusoires.

Vous oubliez toujours que le Royaume des cieux est en nous et qui ne demande qu'à s'éveiller.
En cela vous croyez comme les musulmans, que Dieu est un potentat capricieux trônant sur son siège dans les nuages, avec ses foudres toujours prête à frapper l'ignorant, car le méchant est un ignorant de la Vérité, il croit seulement à son concept égocentrique du dieu vengeur, qui punit tous ceux qui lui ont fait du mal.

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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Lettre d'une âme damnée    Mer 03 Aoû 2016, 10:21

Il y a dans cette lettre un manque de cohérence.

La personne parle de sa volonté "pétrifiée" alors que l'enfer est un choix libre (blasphème contre l'Esprit Saint).

La personne parle d'un feu physique comme peine principale alors que chacun sait que c'est le feu spirituelle d'une âme qui, quoique faite pour voir Dieu, choisit librement sa liberté égoïste (donc un bien relatif).

_________________
Arnaud
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RenéMatheux



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MessageSujet: Re: Lettre d'une âme damnée    Mer 03 Aoû 2016, 10:34

Gérard2 a écrit:
Nathalie2 a écrit:
Le soucis est que nous sommes immortels !

Ha bon? Nous sommes immortel? C'est quoi qui est immortel? Et pour quelle raison une mauvaise âme serait immortelle? En vertu de quoi? N'est-ce pas l'Esprit Saint qui est vivifiant?
Vous avez été créé par un amour éternel
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RenéMatheux



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MessageSujet: Re: Lettre d'une âme damnée    Mer 03 Aoû 2016, 10:36

Gérard2 a écrit:
RenéMatheux a écrit:
C'est les damnés qui toute leur vie refuse Dieu. Son amour est éternel même pour les damnés. Le faute est donc éternel car elle blesse Dieu éternellement

Aucune faute ne peut être suffisamment forte au point de mériter une peine éternelle. .
Si
Souhaiter envoyer d'autres dans l'enfer éternel!
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RenéMatheux



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MessageSujet: Re: Lettre d'une âme damnée    Mer 03 Aoû 2016, 10:39

Loup Ecossais a écrit:
RenéMatheux a écrit:
C'est les damnés qui toute leur vie refuse Dieu. Son amour est éternel même pour les damnés. Le faute est donc éternel car elle blesse Dieu éternellement

Je ne comprends pas bien là, René. Dieu ne peut pas être éternellement blessé, sinon les damnés n'auraient pas droit au salut. ?
Dieu est Amour : perdre quelqu'un qu'il aime est une blessure qui ne se referme pas!

[quote="Loup Ecossais"]
RenéMatheux a écrit:
Or Dieu nous a envoyé son fils unique pour racheter tous les péchés du monde, y compris les damnés; non ?
C'est eux qui veulent pas!
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RenéMatheux



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MessageSujet: Re: Lettre d'une âme damnée    Mer 03 Aoû 2016, 10:41

Arnaud Dumouch a écrit:
Il y a dans cette lettre un manque de cohérence.

La personne parle de sa volonté "pétrifiée" alors que l'enfer est un choix libre (blasphème contre l'Esprit Saint).

La personne parle d'un feu physique comme peine principale alors que chacun sait que c'est le feu spirituelle d'une âme qui, quoique faite pour voir Dieu, choisit librement sa liberté égoïste (donc un bien relatif).
C'est une révélation privée, arnaud! Elles ne sont jamais reconnues infaillibles! Mais elles peuvent nous aider y voir plus clair.

Voyez le jugement de cette personne : tout à fait les NDE.
Ou bien la miséricorde proposée juste AVANT sa mort : C'est correct!
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Gérard2



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MessageSujet: Re: Lettre d'une âme damnée    Mer 03 Aoû 2016, 10:46

Arnaud Dumouch a écrit:
Il y a dans cette lettre un manque de cohérence.

La personne parle de sa volonté "pétrifiée" alors que l'enfer est un choix libre (blasphème contre l'Esprit Saint).


Question J'ai bien peur de ne pas très bien vous comprendre, Arnaud. La conception de la volonté "pétrifiée" me parait plus cohérente qu'une volonté "non pétrifiée" qui ne change plus jamais d'avis malgré des souffrances éternelles.

A moins que la volonté se "pétrifie" après avoir fait le choix avec une volonté "non pétrifiée"? Smile

Ce dogme des peines éternelles a probablement été nécessaire dans les premiers siècles du Christianisme, mais il est maintenant totalement dépassé, il ne correspond plus du tout aux connaissances spirituelles dont nous disposons aujourd'hui. Cette insistance à ne pas vouloir réformer contribue malheureusement à faire fuir des milliers de fidèles du catholicisme.

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Gérard2



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MessageSujet: Re: Lettre d'une âme damnée    Mer 03 Aoû 2016, 10:51

RenéMatheux a écrit:
Gérard2 a écrit:
Nathalie2 a écrit:
Le soucis est que nous sommes immortels !

Ha bon? Nous sommes immortel? C'est quoi qui est immortel? Et pour quelle raison une mauvaise âme serait immortelle? En vertu de quoi? N'est-ce pas l'Esprit Saint qui est vivifiant?
Vous avez été créé par un amour éternel

Qui a été créé? On est sorti du néant, comme par magie? Savez-vous que l'homme et le singe ont un ancêtre commun?
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MessageSujet: Re: Lettre d'une âme damnée    Mer 03 Aoû 2016, 12:23

Gérard2 a écrit:
Arnaud Dumouch a écrit:
Il y a dans cette lettre un manque de cohérence.

La personne parle de sa volonté "pétrifiée" alors que l'enfer est un choix libre (blasphème contre l'Esprit Saint).


Question  J'ai bien peur de ne pas très bien vous comprendre, Arnaud. La conception de la volonté "pétrifiée" me parait plus cohérente qu'une volonté "non pétrifiée" qui ne change plus jamais d'avis malgré des souffrances éternelles.

A moins que la volonté se "pétrifie" après avoir fait le choix avec une volonté "non pétrifiée"? Smile

Ce dogme des peines éternelles a probablement été nécessaire dans les premiers siècles du Christianisme, mais il est maintenant totalement dépassé, il ne correspond plus du tout aux connaissances spirituelles dont nous disposons aujourd'hui. Cette insistance à ne pas vouloir réformer contribue malheureusement à faire fuir des milliers de fidèles du catholicisme.

Sans liberté pas d 'amour .Le seul peché qui ne peut etre pardonner est le peché contre l 'esprit mais qui ne peut etre produit que en pleine possesion de ses moyens et connaissance de cause. http://croire.la-croix.com/Definitions/Mots-de-la-foi/Peche/Qu-est-ce-que-le-peche-contre-l-Esprit-Saint
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MessageSujet: Re: Lettre d'une âme damnée    Mer 03 Aoû 2016, 12:27

http://croire.la-croix.com/Definitions/Mots-de-la-foi/Esprit-saint/Le-blaspheme-contre-l-Esprit-saint Jésus vient de chasser les esprits mauvais. Il vient d’opérer des miracles qui attestent qu’Il est l’Envoyé de Dieu. Or, les scribes et les pharisiens cherchaient toutes les occasions pour le "coincer". Leur réaction est donc manifeste et immédiate : "Tu es toi-même possédé ! C’est avec la force de Satan que tu chasses les démons". Autrement dit, le bien que Jésus fait est considéré par les scribes et les pharisiens comme mal.



Après leur avoir démontré le caractère illogique de leur raisonnement, et le vrai sens du signe qu’il accomplit, Jésus les avertit des conséquences de leur mauvaise foi : si en toute connaissance de cause, ils refusent de croire en lui, en s’opposant au témoignage intérieur de l’Esprit de Dieu en eux, alors, c’est qu’ils ont choisi de refuser la vérité. Dieu respecte toujours profondément la liberté de l’homme. Jésus peut comprendre qu’on ne reconnaisse pas sa mission divine. Mais appeler mal, le bien qu’il fait, cela est impardonn
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MessageSujet: Re: Lettre d'une âme damnée    Mer 03 Aoû 2016, 13:06

RenéMatheux a écrit:
Gérard2 a écrit:
RenéMatheux a écrit:
C'est les damnés qui toute leur vie refuse Dieu. Son amour est éternel même pour les damnés. Le faute est donc éternel car elle blesse Dieu éternellement

Aucune faute ne peut être suffisamment forte au point de mériter une peine éternelle. .
Si
Souhaiter envoyer d'autres dans l'enfer éternel!
n'est ce pas ce que souhaitent, même inconsciemment, ceux qui tentent de convertir par la peur?
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Gérard2



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MessageSujet: Re: Lettre d'une âme damnée    Mer 03 Aoû 2016, 13:25

philippe bis a écrit:
http://croire.la-croix.com/Definitions/Mots-de-la-foi/Esprit-saint/Le-blaspheme-contre-l-Esprit-saint   Jésus vient de chasser les esprits mauvais. Il vient d’opérer des miracles qui attestent qu’Il est l’Envoyé de Dieu. Or, les scribes et les pharisiens cherchaient toutes les occasions pour  le "coincer". Leur réaction est donc  manifeste et immédiate : "Tu es toi-même possédé ! C’est avec la force de Satan que tu chasses les démons". Autrement dit, le bien que Jésus fait est considéré par les scribes et les pharisiens comme mal.



Après leur avoir démontré le caractère illogique de leur raisonnement, et le vrai sens du signe qu’il accomplit, Jésus les avertit des conséquences de leur mauvaise foi : si en toute connaissance de cause, ils refusent de croire en lui, en s’opposant au témoignage intérieur de l’Esprit de Dieu en eux, alors, c’est qu’ils ont choisi de refuser la vérité. Dieu respecte toujours profondément la liberté de l’homme. Jésus peut comprendre qu’on ne reconnaisse pas sa mission divine. Mais appeler mal, le bien qu’il fait, cela est impardonn

En refusant toutes les nouvelles révélations d'Amour et de Vérités, les catholiques sont en train de remplacer les scribes et les pharisiens de l'époque.

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Gérard2



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MessageSujet: Re: Lettre d'une âme damnée    Mer 03 Aoû 2016, 13:45

philippe bis a écrit:
Gérard2 a écrit:
Arnaud Dumouch a écrit:
Il y a dans cette lettre un manque de cohérence.

La personne parle de sa volonté "pétrifiée" alors que l'enfer est un choix libre (blasphème contre l'Esprit Saint).


Question  J'ai bien peur de ne pas très bien vous comprendre, Arnaud. La conception de la volonté "pétrifiée" me parait plus cohérente qu'une volonté "non pétrifiée" qui ne change plus jamais d'avis malgré des souffrances éternelles.

A moins que la volonté se "pétrifie" après avoir fait le choix avec une volonté "non pétrifiée"? Smile

Ce dogme des peines éternelles a probablement été nécessaire dans les premiers siècles du Christianisme, mais il est maintenant totalement dépassé, il ne correspond plus du tout aux connaissances spirituelles dont nous disposons aujourd'hui. Cette insistance à ne pas vouloir réformer contribue malheureusement à faire fuir des milliers de fidèles du catholicisme.

Sans liberté pas d 'amour .Le seul peché qui ne peut etre pardonner est le peché contre l 'esprit  mais qui ne peut etre produit que en pleine possesion de ses moyens et connaissance de cause.  http://croire.la-croix.com/Definitions/Mots-de-la-foi/Peche/Qu-est-ce-que-le-peche-contre-l-Esprit-Saint

L'homme serait libre? C'est une plaisanterie? Il n'y a pas plus conditionné qu'un homme.
Un homme n'est libre QUE LORSQU'EN AGISSANT SELON SA PROPRE NATURE IL NE S'EXPOSE Á AUCUNE SANCTION!

Je vous laisse méditer sur cela.
Je viens sur un forum pour un échange d'idée, donc inutile de me mettre des liens, je ne cliquerai pas.

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MessageSujet: Re: Lettre d'une âme damnée    Mer 03 Aoû 2016, 19:48

Gérard2 a écrit:
philippe bis a écrit:
Gérard2 a écrit:
Arnaud Dumouch a écrit:
Il y a dans cette lettre un manque de cohérence.

La personne parle de sa volonté "pétrifiée" alors que l'enfer est un choix libre (blasphème contre l'Esprit Saint).


Question  J'ai bien peur de ne pas très bien vous comprendre, Arnaud. La conception de la volonté "pétrifiée" me parait plus cohérente qu'une volonté "non pétrifiée" qui ne change plus jamais d'avis malgré des souffrances éternelles.

A moins que la volonté se "pétrifie" après avoir fait le choix avec une volonté "non pétrifiée"? Smile

Ce dogme des peines éternelles a probablement été nécessaire dans les premiers siècles du Christianisme, mais il est maintenant totalement dépassé, il ne correspond plus du tout aux connaissances spirituelles dont nous disposons aujourd'hui. Cette insistance à ne pas vouloir réformer contribue malheureusement à faire fuir des milliers de fidèles du catholicisme.

Sans liberté pas d 'amour .Le seul peché qui ne peut etre pardonner est le peché contre l 'esprit  mais qui ne peut etre produit que en pleine possesion de ses moyens et connaissance de cause.  http://croire.la-croix.com/Definitions/Mots-de-la-foi/Peche/Qu-est-ce-que-le-peche-contre-l-Esprit-Saint

L'homme serait libre? C'est une plaisanterie? Il n'y a pas plus conditionné qu'un homme.
Un homme n'est libre QUE LORSQU'EN AGISSANT SELON SA PROPRE NATURE IL NE S'EXPOSE Á AUCUNE SANCTION!

Je vous laisse méditer sur cela.
Je viens sur un forum pour un échange d'idée, donc inutile de me mettre des liens, je ne cliquerai pas.

Je met des liens car ça m 'est souvent demander par la modération et si vous cliquiez sur ceux çi quelque fois comme sur les tres bonne vidéo d 'arnaud vous comprendriez la notion de liberté pleine et totale avant "le jugement individuel"...
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MessageSujet: Re: Lettre d'une âme damnée    Mer 03 Aoû 2016, 20:02

Gérard2 a écrit:
Arnaud Dumouch a écrit:
Il y a dans cette lettre un manque de cohérence.

La personne parle de sa volonté "pétrifiée" alors que l'enfer est un choix libre (blasphème contre l'Esprit Saint).


Question  J'ai bien peur de ne pas très bien vous comprendre, Arnaud. La conception de la volonté "pétrifiée" me parait plus cohérente qu'une volonté "non pétrifiée" qui ne change plus jamais d'avis malgré des souffrances éternelles.

A moins que la volonté se "pétrifie" après avoir fait le choix avec une volonté "non pétrifiée"? Smile

Ce dogme des peines éternelles a probablement été nécessaire dans les premiers siècles du Christianisme, mais il est maintenant totalement dépassé, il ne correspond plus du tout aux connaissances spirituelles dont nous disposons aujourd'hui. Cette insistance à ne pas vouloir réformer contribue malheureusement à faire fuir des milliers de fidèles du catholicisme.

Comment et qui etes vous pour décidez ce qui est nécessaire et aujourd 'hui dépassé?De quel nouvelle connaissance spirituel parlé vous et de quel "eglise" ou autres etes vous?Si ceux qui été vrai hier qui nous dit que ceux que vous dites aujourd'hui ne changera pas encore demain?C 'est plutot le "relativisme" qui fait le jeu d'une certaine radicalité , c 'est plutot l 'islam qui aurait besoin de réforme a mon avis mais merci de votre point de vue si je vois le pape je lui dirais un mot de votre part! Smile ps:en vacance clavier et accée internet pourris pardon pour les fautes
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MessageSujet: Re: Lettre d'une âme damnée    Mer 03 Aoû 2016, 20:13

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RenéMatheux



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MessageSujet: Re: Lettre d'une âme damnée    Mer 03 Aoû 2016, 20:25

rebelle2 a écrit:
RenéMatheux a écrit:
Gérard2 a écrit:
RenéMatheux a écrit:
C'est les damnés qui toute leur vie refuse Dieu. Son amour est éternel même pour les damnés. Le faute est donc éternel car elle blesse Dieu éternellement

Aucune faute ne peut être suffisamment forte au point de mériter une peine éternelle. .
Si
Souhaiter envoyer d'autres dans l'enfer éternel!
n'est ce pas ce que souhaitent, même inconsciemment, ceux qui tentent de convertir par la peur?
C'est exactement l'inverse!
Si on souhaite convertir, on souhaite sauver!

mais si on cache la vérité pour satisfaire sa petite philosophie personelle......


C'est surtout le cas de ceux qui savent bien au fond d'eux qu'il y a un enfer et qui le nie pour se rassurer (ou pire) et pouvoir jouir en paix!
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RenéMatheux



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MessageSujet: Re: Lettre d'une âme damnée    Mer 03 Aoû 2016, 20:27

Gérard2 a écrit:

Qui a été créé? On est sorti du néant, comme par magie? Savez-vous que l'homme et le singe ont un ancêtre commun?
Tiens donc cela vient de sortir???
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Gérard2



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MessageSujet: Re: Lettre d'une âme damnée    Mer 03 Aoû 2016, 23:05

RenéMatheux a écrit:
Gérard2 a écrit:

Qui a été créé? On est sorti du néant, comme par magie? Savez-vous que l'homme et le singe ont un ancêtre commun?
Tiens donc cela vient de sortir???

Ho, vous savez, avec les créationnistes on ne sait jamais...

Puisque vous avez l'air bien au fait de la question vous pouvez donc répondre: qui a été créé?
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Lettre d'une âme damnée
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