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 Une semaine au Carmel

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MessageSujet: Une semaine au Carmel   Lun 25 Juil 2016, 15:14

Carmel, 1er jour : Elisabeth de la Trinité

Cette toute jeune fille entre au Carmel à 24 ans. Très vite, elle développe une merveilleuse relation avec la Trinité. Pour le premier jour de cette semaine consacré à la spiritualité du Carmel, voici la vie et la prière de cette carmélite hors du commun, qui sera canonisée le 16 octobre prochain. Elle vous est présentée par le frère Didier-Marie Golay, carme déchaux à Lisieux.

Sa vie

Élisabeth Catez est née le 18 juillet 1880, au camp militaire d’Avor, près de Bourges où son père est en garnison. Le 2 octobre 1887, son père est terrassé par une crise cardiaque et rend son dernier soupir entre ses bras. Peu après, lors d’un séjour à Saint-Hilaire, elle confie au chanoine Angles son désir d’être religieuse. D’une nature volcanique, elle cherche à dominer son caractère ardent. Sa mère l’a inscrite au conservatoire de musique où elle apprend le solfège et le piano. Elle obtiendra le premier prix de piano le 25 juillet 1893. Elle aura même l’honneur de jouer en présence de Gabriel Fauré. À quatorze ans, Élisabeth fait un vœu privé de chasteté et ressent un appel intérieur pour le Carmel, mais sa mère ne consent pas à la vocation de sa fille. Elle mène dans le monde une vie tout ordinaire, participant aux soirées mondaines, faisant des visites, le catéchisme… Dans ce tourbillon d’activités, Élisabeth reste centrée sur l’essentiel.

Le 2 août 1901, Élisabeth entre enfin au carmel de Dijon et reçoit le nom d’Élisabeth de la Trinité. Le 21 novembre 1904, à l’issue de la retraite communautaire, elle rédige sa célèbre prière “Ô mon Dieu Trinité que j’adore”. Dans ses lettres, elle invite ses correspondants à vivre, dans la vie qui est la leur, l’intimité qu’elle-même vit avec la Trinité Sainte.

En carême 1905, apparaissent les premiers symptômes de la maladie d’Addison qui l'emportera. Fin mars 1906, Élisabeth est conduite à l’infirmerie. Entre répits et rechutes, elle s’offre à l’amour ; ses dernières paroles audibles sont : "Je vais à la lumière, à l’amour, à la vie."

Le 9 novembre, à 6 heures du matin, elle achève son parcours terrestre. Jean-Paul II la déclare "Bienheureuse" le 25 novembre 1984 et la présente comme un "prophète pour notre temps". Le pape François va l’inscrire au registre des "saints" à l’automne.

Méditation du jour

Dès le matin se souvenir de cette présence de Dieu "au-dedans". Nous enraciner dans cette présence pour marquer les paroles, les actions de cette journée du "sceau de l’amour".





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MessageSujet: Re: Une semaine au Carmel   Mar 26 Juil 2016, 00:44

Carmel, 2e jour : Jacques de Jésus

Immortalisé par le beau film de Louis Malle, Au revoir les enfants, le P. Jacques de Jésus est une belle figure d'éducateur et de la résistance au nazisme. Le voici raconté par le frère Didier-Marie Golay, carme déchaux.

Sa vie

Né le 29 janvier 1900, dans une famille pauvre et laborieuse, le petit Lucien veut devenir un "grand monsieur le curé". Les campagnes déchristianisées et les enfants livrés à eux-mêmes éveillent et affermissent sa passion d’apôtre et d’éducateur. Quelques mois avant son ordination diaconale, il est nommé au collège Saint-Joseph du Havre, où il découvre le Carmel. Il est ordonné prêtre le 11 juillet 1925.

Après bien des luttes intérieures et extérieures, avec l'accord de son archevêque, il quitte le diocèse de Rouen et entre au noviciat des Carmes déchaux à Lille, en septembre 1932. Il reçoit le nom de Jacques de Jésus. Il fonde et dirige le petit collège Sainte-Thérèse-de-l’Enfant-Jésus d’Avon, y déployant les multiples ressources pédagogiques de son âme d’éducateur. Il veut que "ses" enfants deviennent des hommes accomplis, conscients de leur responsabilité future, qu’ils soient des saints en germe...

Son cœur d’homme et

de prêtre est blessé par les actes de barbarie du régime nazi ; bouleversé, il se met du côté de ceux qui souffrent et qui sont persécutés. En janvier 1943, il accueille trois enfants juifs. Le 15 janvier 1944, la Gestapo arrête les trois enfants et le Père Jacques. Avant de partir, il prononce ces mots : « Au-revoir, les enfants, continuez sans moi ! »

Fontainebleau, Compiègne, Sarrebrück, Mauthausen, Gusen, Linz... D’étape en étape, son cœur et son être s’enflamment de charité. Stimulant par son attitude, il réchauffe par sa parole. Pour tous, croyants et non croyants, Français et étrangers, il témoigne en acte de la dignité de l’homme, de tout homme. Dans ces lieux de mort et de déchéance programmée, il parvient à célébrer l’Eucharistie et à donner le pardon de Dieu, manifestant ainsi le triomphe de la Vie sur la mort, la victoire sur le mal.

Peu après la libération du camp de Mauthausen, il s’éteint le 2 juin 1945, revêtu de l’habit du Carmel.


Un texte à méditer


Le vrai but de toute éducation humaine doit être la sainteté. On va peut-être se récrier !... Tant de fins esprits, occupant des places d’éducateurs, se sont habitués, dans la fréquentation d’Horace et de Montaigne, à confondre culture intellectuelle – ou même dilettantisme intellectuel – avec éducation. Un dilettante, même à la tête "bien faite", n’est pas un idéal d’éducation.

Allons courageusement au fond des choses : les plus belles fleurs d’humanité ne sont pas faites des conquérants ou des savants. La fine fleur de l’humanité, c’est le peuple des saints ; et si la foule des hommes donne son admiration à un grand chef, au puissant prestige, qui sait la galvaniser et l’entraîner dans de magnifiques épopées, elle accorde à l’humble saint quelque chose de plus. Devant le chef ce sont souvent ses nerfs qui vibrent ; devant le saint c’est toujours son cœur qui aime. Former des saints, tel est donc le but dernier que doit poursuivre tout éducateur qui veut faire œuvre profonde et définitive. (Bulletin, En famille, n° 2, avril 1935)

La méditation du jour


Ai-je le désir de  sainteté  pour moi, et pour ceux qui me sont confiés ? Au cours de ce jour, demandons à l’Esprit Saint de faire de nous des saints

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MessageSujet: Re: Une semaine au Carmel   Mer 27 Juil 2016, 09:09

Carmel, 3e jour : Thérèse de Jésus

Avec le frère Didier-Marie Golay, carme à Lisieux, découvrez la grande figure de la réformatrice du Carmel. Thérèse d'Avila est docteur de l'Eglise. Un résumé de sa pensée : "L’essentiel n’est pas de penser beaucoup mais d’aimer beaucoup"

Sainte Thérèse d'Avila

Teresa de Cepeda y Ahumada naît à Avila le 28 mars 1515. Ce siècle appelé "Siècle d’Or" est un siècle de conquêtes, de recherche de la gloire et des honneurs… Teresa est bien de son époque, elle cherche la gloire, pas la sienne, celle de Dieu. Elle mène de violents combats et conquiert de nouveaux horizons ; mais ce sont des combats spirituels qui conduisent aux terres nouvelles de l’intériorité et de l’intimité divine. Elle met le Christ Jésus au centre de toute sa vie. Cela lui aura demandé la persévérance et la patience de toute une vie.

Teresa est la troisième des neuf enfants d’Alonso Sanchez de Cepeda et de Beatriz de Ahumada. En 1535, elle s’enfuit de la maison paternelle et entre au couvent de l’Incarnation. Vingt ans plus tard, devant une représentation du Christ flagellé, elle vit une profonde conversion. Poussée par l’Esprit saint, elle fonde, le 24 août 1562, le petit monastère de Saint Joseph. C’est le début d’une grande aventure : en quelques mois les fondations se multiplient : Medina del Campo (1567), Malagon (1568), Valladolid (1568), Tolède (1569), Pastrana (1569)…

Teresa réforme également la branche masculine du Carmel avec l’aide de Jean de la Croix. De 1575 à 1579, de grosses difficultés surgissent, mais finalement les fondations reprennent : Villanueva et Palencia (1580), Soria (1581). Après sa dix-septième fondation à Burgos (1582), elle se rend à Alba de Tormes où elle meurt le 4 octobre 1582, en remerciant Dieu de l’avoir faite "Fille de l’Église". Dans ses divers écrits, Livre de la vie, Chemin de Perfection, Château intérieur, Fondations, etc., elle nous livre son expérience et ses enseignements.

En 1970, le pape Paul VI la nomme docteur de l’Église, avec le titre de « Mère des spirituels". Guide sûre de la prière, elle nous rappelle que « l’essentiel n’est pas de penser beaucoup mais d’aimer beaucoup » (IV Demeures 1,7).

Un texte a méditer

Revenons à présent à notre prière vocale, et apprenons à si bien la faire que, sans y penser, nous recevions de Dieu toutes ces oraisons à la fois. Pour prier comme il faut, vous savez déjà qu’on doit commencer par examiner sa conscience, réciter le Confiteor et faire le signe de la croix. Ensuite, puisque vous êtes seules, mes filles, cherchez sans délai une compagnie. Mais quelle meilleure compagnie que celle du Maître qui nous a enseigné la prière que vous allez réciter ? Représentez-vous Notre-Seigneur tout près de vous, et voyez avec quel amour, quelle humilité, il vous instruit. Croyez-moi, séparez-vous le moins possible d’un si excellent ami. Si vous prenez l’habitude de l’avoir près de vous, s’il voit que vous agissez ainsi par amour et que vous vous efforcez de lui plaire, vous ne pourrez plus, comme l’on dit, vous défaire de lui. Il ne vous abandonnera jamais, il vous aidera dans toutes vos difficultés, vous le trouverez partout. Avoir à son côté un tel ami, pensez-vous que ça soit un mince avantage ? (Chemin de perfection, 26, 1).


Prière pour la journée


Prendre le Christ Jésus pour ami, vivre en sa compagnie : voilà une invitation qui peut transformer notre journée. N’y a-t-il pas là un réflexe spirituel pour illuminer nos journées?



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MessageSujet: Re: Une semaine au Carmel   Jeu 28 Juil 2016, 09:41

Carmel, 4e jour : Thérèse-Bénédicte de la Croix - Edith Stein

Pour ce quatrième jour de parcours avec les Carmes et les Carmélites, voici une belle figure contemporaine. Edith Stein se convertit au catholicisme et entre au Carmel en 1933. Parfaitement lucide sur le nazisme, elle poursuit son combat contre le mal qui se déchaîne. Elle meurt en 1942 dans les chambres à gaz d’Auschwitz. Elle a été déclarée co-patronne de l'Europe en 1999. Découvrez sa vie et sa prière avec le frère Didier-Marie Golay, carme déchaux à Lisieux.

Sa vie

Edith est née le 12 octobre 1891, dans une famille juive. Dernière des sept enfants, elle n’a pas deux ans quand son père meurt. Sa mère mène de front l’éducation des enfants et le commerce familial. À l’adolescence Edith cesse de croire et de prier. En 1913, elle découvre la philosophie à Göttingen auprès d’Edmund Husserl qui vient d’initier un nouveau courant philosophique : la phénoménologie. Cette méthode lui fournit une réponse dans sa quête incessante de la vérité.

En 1917, auprès de la veuve de son ami Adolph Reinach, elle perçoit la force que donne le Ressuscité. Dans le "bois de la Croix", elle découvre "la lumière du Christ". Puis, à la lecture en 1921 de la Vida de sainte Thérèse d’Avila, elle comprend que la vérité qu’elle cherchait, c’est Quelqu’un : le Christ Jésus. Elle reçoit le baptême dans l’Eglise catholique le 1er janvier 1922.

Enseignante chez les dominicaines de Spire, elle donne de nombreuses conférences en Allemagne et en Europe sur les thèmes de l’éducation, de la femme, de la vocation. En 1933, les lois du régime hitlérien lui interdisent tout enseignement. Elle décide alors de répondre à l’appel perçu lors de son baptême et entre au Carmel de Cologne le 15 octobre 1933.

Elle prend le nom de sœur Thérèse Bénédicte de la Croix et résume sa vocation : "C’est notre vocation de nous tenir devant Dieu pour tous !" En 1939, elle rejoint le carmel d’Echt (Pays-Bas). Suite à une protestation des évêques hollandais, tous les catholiques d’origine juive sont arrêtés. La gestapo frappe à la porte du Carmel le 2 août 1942.

Le 7 août, avec des milliers d’autres, là voilà entassée dans un train dont elle ignore la destination. Le 9 août le convoi arrive à Birkenau-Auschwitz et est acheminé vers les chambres à gaz… Canonisée le 11 octobre 1998 à Rome, elle est déclarée co-patronne de l’Europe, le 1er octobre 1999.


Un texte à méditer

Chaque mystère de la vie du Seigneur Jésus-Christ, que nous cherchons à pénétrer dans une méditation aimante, est pour nous une source de vie éternelle. Et le même Sauveur que la Parole de l'Écriture nous met sous les yeux dans son humanité en nous le montrant sur tous les chemins qu'il a parcourus sur la terre habite parmi nous caché sous l'apparence du Pain eucharistique, il vient à nous tous les jours comme Pain de Vie. Dans ces deux aspects, il se fait proche de nous et sous ces deux aspects il désire que nous le cherchions et que nous le trouvions. L'un appelle l'autre. Lorsque nous voyons avec les yeux de la foi le Sauveur devant nous, comme l'Écriture nous le met sous les yeux, alors grandit en nous le désir de l'accueillir en nous dans le Pain de Vie. Le Pain eucharistique à son tour avive notre désir de faire toujours plus profondément connaissance avec le Seigneur à partir de la Parole de l'Écriture, et donne des forces à notre esprit pour une meilleure compréhension.

La question du jour

Aujourd’hui vais-je faire place dans ma vie à la lecture de la Parole de Dieu ? Vais-je essayer de faire le lien entre Eucharistie et Parole ? Car l'un appelle l'autre et c'est ainsi que grandit en moi le désir de Dieu.





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MessageSujet: Re: Une semaine au Carmel   Ven 29 Juil 2016, 10:59

Carmel, 5e jour : Jean de la Croix

Après Thérèse d'Avila, comment ne pas évoquer son grand ami Jean de la Croix ? Ensemble, ils réforment l'ordre du Carmel. Il sera le poète de la Nuit obscure, grand texte mystique qui évoque l'âme éperdue à la recherche d'un amour qui se dérobe. Avec Didier-Marie Golay, frère carme au carmel de Lisieux, partez à la découverte de cet immense saint du XVIe siècle espagnol.


Jean de la Croix

Sa vie

Juan de Yepes naît en 1542, à Fontiveros, au cœur du plateau aride et désolé de la Vieille Castille. Il est le troisième enfant d’une famille de pauvres tisserands. Après la mort du père et du second frère de Jean, la famille s’installe à Médina del Campo. Là, par amour de la Vierge Marie, il choisit d’entrer chez les Carmes et devient frère Jean de Saint-Matthias. Il a 21 ans et est assoiffé de prière et de contemplation : "Le Père a dit une parole qui est son Fils, et il la dit toujours dans un éternel silence ; et c’est dans ce silence que l’âme l’entend" (Paroles de lumière et d'amour, 98).
Ce silence l’attire toujours plus loin, il songe à quitter les Carmes pour entrer à la Chartreuse. Thérèse d’Ávila qui vient de fonder son deuxième carmel à Medina del Campo (1567), lui propose alors de collaborer à la réforme des Carmes. Le premier couvent est fondé à Duruelo, en 1568 ; il prend un nouveau nom : Jean de la Croix.

L’essor de la Réforme carmélitaine indispose les Carmes mitigés. Ulcérés de le voir confesseur du couvent de l’Incarnation d’Ávila, ils l’enlèvent, fin 1577, et le séquestrent durant neuf mois dans un cachot obscur à Tolède. En août 1578, Jean s’évade et s’enfuit en Andalousie. Commentant les poèmes composés en prison, il écrit quatre grands traités : le Cantique Spirituel, la Montée du Mont Carmel, la Nuit Obscure et la Vive Flamme d’Amour. Après avoir exercé de hautes responsabilités dans le Carmel réformé, il est dépouillé de toutes charges. Avec patience et amour, il accepte tout. Les joies comme les peines lui permettent de s’unir toujours plus au Père par le Fils dans l’Esprit. Dans la nuit du 13 au 14 décembre 1591, il passe par la mort pour découvrir le visage tant désiré. "Ah découvre-moi ta présence, Que la vision de ta beauté me tue. Qui pour l’amour est en peine, Guérir ne peut, tu le sais, Qu’en présence du visage aimé" (Cantique spirituel B).


Un texte à lire

Et Dieu pourrait ainsi lui [à celui qui voudrait le questionner] répondre : "Puisque je t’ai dit toutes choses en ma Parole qui est mon Fils et que je n’en ai pas d’autre, que puis-je maintenant te répondre ou te révéler qui soit plus que cela ? Ne regarde que lui, parce qu’en lui je t’ai tout dit et tout révélé et tu trouveras en lui plus encore que tout ce que tu demandes et désires. En effet, tu demandes des paroles et des révélations partielles et, si tu le regardes bien, tu trouveras tout en lui parce qu’il est toute ma parole et ma réponse, toute ma vision et toute ma révélation, tout ce que je vous ai déjà dit, répondu, manifesté et révélé en vous le donnant pour Frère, pour Compagnon et pour Maître, pour Prix et pour Récompense. […] Écoutez-le bien, lui, parce que je n’ai plus d’autre foi à révéler, ni d’autres choses à manifester. […] Tu ne trouveras rien à demander ni rien à désirer de ma part en fait de révélation ou de visions. Toi, regarde-le bien car tu trouveras en lui tout cela, déjà accompli et donné, et même beaucoup plus (2e livre de la Montée du Mont Carmel, 22, 5).


La pensée du jour


« Frère », « Compagnon », « Maître », « Prix », « Récompense » : quel mot vais-je choisir pour vivre ma relation avec Jésus au cours de cette journée ? Au matin, je prends le temps de regarder Jésus et je décide de petites pauses dans la journée pour le regarder de nouveau.

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MessageSujet: Re: Une semaine au Carmel   Sam 30 Juil 2016, 10:06

Carmel, 6e jour : Thérèse de l'Enfant-Jésus

Qui ne connaît la petite Thérèse ? Sa "petite voie" pour atteindre Dieu a marqué de son empreinte un XIXe siècle encore très janséniste. Thérèse inaugure une foi faite de confiance et d'amour. Nommée docteur de l'Eglise par Jean-Paul II, c'est l'une des saintes les plus populaires et les plus aimées des croyants et des non-croyants. Découvrez son message avec le frère Didier-Marie Golay, carme.

Sa vie


Le 2 janvier 1873, Thérèse Martin naît à Alençon. Elle est la neuvième enfant de Zélie Guérin et de Louis Martin, dont quatre sont morts en bas âge. Sa maman meurt d’un cancer du sein lorsqu’elle a quatre ans et demi. La famille quitte alors Alençon pour s’installer à Lisieux.

Après l’entrée de sa sœur Pauline au Carmel, Thérèse tombe gravement malade. Le jour de la Pentecôte 1883, son état empire, ses sœurs redoublent de prière au pied de son lit, un sourire de la Vierge Marie la guérit. Elle vit une grâce de maturité et de conversion lors de la nuit de Noël 1886. Elle se sent dévorée d’un zèle apostolique et veut participer au salut des pécheurs. Elle prie pour la conversion d’Henri Pranzini, un criminel condamné à mort, et est exaucée! Le 9 avril 1888, elle entre au Carmel, "pour Jésus seul". Le seul but qu’elle poursuit : "Aimer Jésus et le faire aimer" (Lettre 220 à l'abbé Bellière).

Elle a une confiance absolue en la miséricorde de Dieu. Dans la fidélité aux petites choses de la vie quotidienne, elle est attentive à l’extraordinaire de la présence de Dieu qui se donne à nous dans l’instant présent. Comme adjointe de la maîtresse des novices, elle aide les jeunes sœurs de sa communauté à vivre d’Amour, instant après instant, à travers tout ce qu’elles ont à faire.

Sous le cloître glacial, Thérèse a pris froid, elle souffre de la gorge, la tuberculose s’installe. Dans la nuit du Jeudi Saint 1896, elle crache du sang pour la première fois. Sa santé va s’altérant. Sa longue agonie dure six mois. À la douleur physique s’est ajoutée l’épreuve spirituelle : il lui semble que son âme est envahie de ténèbres, que la vie éternelle n’existe pas. Dans ces tentations contre la Foi, elle choisit de croire et elle s’abandonne avec confiance dans les bras du Père, se faisant solidaire des pécheurs. Elle meurt le 30 septembre 1897 en murmurant : "Je ne me repents pas de m’être livrée à l’Amour… Mon Dieu je vous aime."


Un texte à méditer

Voici ma prière, je demande à Jésus de m'attirer dans les flammes de son amour, de m'unir si étroitement à Lui, qu'Il vive et agisse en moi. Je sens que plus le feu de l'amour embrasera mon cœur, plus je dirai : Attirez-moi, plus aussi les âmes qui s'approcheront de moi […], plus ces âmes courront avec vitesse à l'odeur des parfums de leur Bien-Aimé, car une âme embrasée d'amour ne peut rester inactive, sans doute comme sainte Madeleine elle se tient aux pieds de Jésus, elle écoute sa parole douce et enflammée. Paraissant ne rien donner, elle donne bien plus que Marthe qui se tourmente de beaucoup de choses et voudrait que sa sœur l'imite. […]. Un Savant a dit : "Donnez-moi un levier, un point d'appui, et je soulèverai le monde." Ce qu'Archimède n'a pu obtenir parce que sa demande ne s'adressait point à Dieu […] les Saints l'ont obtenu dans toute sa plénitude. Le Tout-Puissant leur a donné pour point d'appui : Lui-même et Lui seul. Pour levier : l'oraison, qui embrase d'un feu d'amour, et c'est ainsi qu'ils ont soulevé le monde, c'est ainsi que les Saints encore militants le soulèvent et que jusqu'à la fin du monde les Saints à venir le soulèveront aussi.

(Histoire d’une Âme, manuscrit C, folio 36)


Ma vie n'est qu'un instant

La pensée du jour

Dès le matin, se laisser attirer par Jésus. Prendre un temps, même court, d’oraison, de cœur à cœur avec lui, pour que les rencontres de la journée soient irriguées de sa présence et de son amour. Et pour que, à notre tour, nous puissions soulever le monde.

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MessageSujet: Re: Une semaine au Carmel   Dim 31 Juil 2016, 10:01

Carmel, 7e jour : Marie-Eugène de l'Enfant-Jésus

Le fondateur de l'Institut Notre-Dame de Vie sera béatifié à l'automne. Raison de plus pour découvrir à la fin de cette semaine consacrée aux figures du Carmel, ce religieux qui dans son maître ouvrage, Je veux voir Dieu, a synthétisé les richesses doctrinales du Carmel.

Sa vie

Il est né le 2 décembre 1894, dans une famille d'origine rurale modeste et catholique fervente de l’Aveyron. Son père meurt en 1904 et la maman se consacre alors à l’éducation de ses cinq enfants. Très jeune, il s’oriente vers le sacerdoce. En 1908, il entre au petit séminaire de Graves puis, en 1911, au grand séminaire du diocèse de Rodez. En 1913, il part au service militaire. Durant la Première guerre mondiale, il expérimente la protection de Thérèse de l’Enfant-Jésus. En 1919, il reprend ses études au Séminaire de Rodez. En décembre 1920, la découverte de saint Jean de la Croix lui révèle sa vocation au Carmel. Il est ordonné prêtre le 4 février 1922 à Rodez, puis le 24 février, il entre au noviciat des Carmes Déchaux, au couvent d’Avon. Il reçoit le nom de Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus.

Il est nommé, à 33 ans, supérieur du Petit-Castelet à Tarascon dans les Bouches-du-Rhône. En 1929, il rencontre trois jeunes femmes qui désirent mener une vie de prière intense tout en gardant une activité professionnelle. En 1932, il crée un groupement qui deviendra l'Institut Notre-Dame de Vie.

Tout en travaillant à sa fondation, il poursuit son service de l’Ordre du Carmel. Il œuvre pour la vitalité des Carmels de France, dont il est nommé Visiteur Apostolique par Pie XII en 1948. Il assume diverses charges dont celles de Définiteur Général (1937-1954) et de Vicaire Général (1954-1955). Il réside définitivement à l'Institut Notre-Dame de Vie à partir de 1961. Réélu provincial d'Avignon-Aquitaine en 1963 (jusqu'à sa mort), il poursuit aussi la fondation de son Institut qui a été reconnu de droit pontifical le 24 août 1962.

Il "entre dans la Vie" le 27 mars 1967, un lundi de Pâques, jour où lui-même aimait célébrer la joie pascale de Marie, Mère de Vie. Son maître ouvrage, Je veux voir Dieu, synthèse des richesses doctrinales du Carmel, nous livre sa propre expérience spirituelle. Il sera béatifié le 19 novembre 2016 à Avignon.

Un texte à méditer

Je vous invite à faire un acte de foi en cet Esprit Saint qui est dans nos âmes. L’Esprit Saint n’est pas une pensée, ou une réalité qui vit dans les régions supérieures ; c’est quelqu’un qui est en nous, qui est la vie de notre âme, le souffle vivant de notre âme, qui est l’hôte de notre âme et agit sans cesse en nous. C’est une Personne vivante, intelligente, aimante qui habite en nous. Nous devons prendre par conséquent la résolution de vivre avec cet Esprit Saint, de le retrouver quelquefois, de le retrouver souvent.

Et quand nous allons en nous-mêmes, comme cela nous arrive certainement pour notre prière ou pour sonder nos sentiments et voir où nous en sommes, ce que nous devons chercher en premier lieu et presque uniquement, c’est cet Esprit Saint qui est vivant en nous. Il est là, l’Ami, il est là, l’hôte ; il est là, l’architecte de l’Église ; il est là l’ouvrier de notre sanctification. Il est là, celui qui fait de l’Église, ce grand œuvre auquel il nous associe.

Au souffle de l’Esprit, p. 276-27

Le conseil du jour

Répondons à l’invitation du Père Marie-Eugène. Faisons un acte de foi en la présence en nous de l’Esprit Saint, et livrons-nous toujours davantage à son action. Cela va bousculer nos vies.

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