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 Les divorcés remariés peuvent-ils communier depuis « Amoris Laetitia » ?

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monge



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MessageSujet: Re: Les divorcés remariés peuvent-ils communier depuis « Amoris Laetitia » ?   Ven 14 Oct 2016, 12:38

rester dans le célibat par égoïsme est légitime car le mariage n'est pas une solution contre l'égoïsme. Quelqu'un qui est "chiche" envers autrui devient même encore plus "chiche" quand il se marie car il a plus de raison pour ne pas partager ses biens (il y a les enfants et sa nouvelle famille). Et pis s'il n'a pas la vocation au mariage, ses enfants et son épouse peuvent eux même souffrir de son égoïsme et là le mal est plus grave.
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Espérance
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MessageSujet: Re: Les divorcés remariés peuvent-ils communier depuis « Amoris Laetitia » ?   Ven 14 Oct 2016, 12:41

Ce n'est pas la peine de discuter avec vous, vous ne comprenez pas ce qu'on vous dit.
Pour moi, le sujet est clos.
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jean batiste



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MessageSujet: Re: Les divorcés remariés peuvent-ils communier depuis « Amoris Laetitia » ?   Ven 14 Oct 2016, 14:09

Ceux qui donnent la communion aux divorcés remariés “insultent le Christ“, affirme le cardinal Sarah
21.05.2015 par I.MEDIA
Rome, 21 mai 2015 (Apic) Ceux qui donnent la communion aux divorcés remariés “insultent le Christ“, a déclaré le 20 mai 2015 le cardinal Robert Sarah. Il ne faut pas croire que le Synode des évêques sur la famille sera une “révolution“, car “la doctrine n’appartient à personne“ mais au Christ, a estimé le préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements. Tous doivent suivre le Christ, y compris le pape, a assuré le prélat.

“Il n’y a pas de révolution! La doctrine n’appartient à personne en particulier, elle appartient au Christ!“. C’est qu’a tenu à rappeler le cardinal Robert Sarah, interpellé à propos du prochain Synode des évêques sur la famille, lors de la présentation à Rome d’une nouvelle collection d’ouvrages sur ce thème chez l’éditeur italien Cantagalli. La question de l’accès à la communion des divorcés remariés cristallise une partie des débats.

Evoquant les discussions actuelles dans l’Eglise à l’approche de la prochaine assemblée ordinaire des évêques sur la famille, le cardinal Sarah a assuré que “beaucoup de gens parlent dans le sens du vent“. Pourtant, a-t-il insisté, “celui que nous devons tous suivre, c’est le Christ. Pape, évêques, c’est le Christ que nous devons suivre“.

Le prélat a également affirmé qu’au cours du synode d’octobre 2014, les divisions, notamment sur la question de l’accès à la communion pour les personnes divorcées remariées, concernaient surtout l’Occident. Il n’y a pas de tels débats “en Amérique, en Asie, en Afrique“, a-t-il rappelé. Et le haut prélat guinéen d’affirmer: “en Afrique, nous sommes fermes. Nous avons vu des gens mourir pour leur foi, alors nous ne pouvons pas plaisanter avec la foi“.

“Ils insultent le Christ“

Au cours du synode d’octobre 2015, le chef de dicastère espère “retrouver une unité pour réaffirmer ce que l’Eglise a toujours affirmé (…) On ne peut pas changer l’Evangile, a-t-il insisté. Oui, Jésus est miséricordieux, mais il a dit que rompre un mariage, c’était un adultère, un péché. Et le pécheur, sans pénitence, ne peut recevoir le Christ (…) Si des évêques et des prêtres le font, ils insultent le Christ, ils profanent son corps! (…) Un péché d’autant plus grand“, pour le cardinal, qu’ils ont “conscience“ de ce qu’ils font.

Le cardinal Sarah pointe alors du doigt “la perte de foi“ de certains clercs face au sacrement de l’eucharistie. “Si un évêque ne considère pas l’eucharistie comme le corps du Christ, s’il dit que personne ne doit être exclu“, a-t-il estimé, c’est qu’il voit l’hostie comme “un simple repas à partager“, et alors, “on perd le mystère“.

Le chef de dicastère s’est alors prononcé en faveur de la communion “spirituelle“ et non “sacramentelle“ pour les divorcés remariés: “l’impossibilité de la communion peut aussi conduire au progrès spirituel. Elle peut être vue comme une voie pour retourner au Seigneur mais aussi une façon de participer à sa souffrance, du passage de la mort à la résurrection“. (apic/imedia/bl/rz)
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monge



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MessageSujet: Re: Les divorcés remariés peuvent-ils communier depuis « Amoris Laetitia » ?   Ven 14 Oct 2016, 14:19

Il faut qu'il fasse gaffe, il risque de se faire "viré"...
Déjà que sa volonté de vouloir faire célébrer la messe où tout le monde se tourne vers l'orient n'est pas très apprécié au "sommet" (je ne parle pas du Pape mais des cardinaux autours de lui).
J'ai suivi des voix discordances venant du "sommet" par rapport à ce projet, mais je ne sais pas si François lui même a déjà donné son avis là dessus..
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Claude Coowar



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MessageSujet: Re: Les divorcés remariés peuvent-ils communier depuis « Amoris Laetitia » ?   Ven 14 Oct 2016, 16:10

rester dans le célibat par égoïsme est légitime car le mariage n'est pas une solution contre l'égoïsme. Quelqu'un qui est "chiche" envers autrui devient même encore plus "chiche" quand il se marie car il a plus de raison pour ne pas partager ses biens (il y a les enfants et sa nouvelle famille). Et pis s'il n'a pas la vocation au mariage, ses enfants et son épouse peuvent eux même souffrir de son égoïsme et là le mal est plus grave.

Chiche de de quoi ? Du zizi pan-pan ? mort de rire  Saint Paul ne pense pas qu'à çà. Il y a une sanctification des époux quand ils renoncent à l'acte charnel pour vivre dans l'Amour du Christ.
Ce n'st pas ce que diront moult urologues qui préconisent le zizi activé avec une poche de silicone qu'il suffirait de gonfler !

Voyons ce qu'en pensent sérieusement Saint Paul et notre Sainte Mère l'Eglise:

http://www.theologieducorps.fr/book/export/html/130


TDC 085 - La "concession" paulinienne de l'abstinence entre époux dans la dynamique spirituelle

1. Durant nos précédentes considérations, analysant le chapitre 7 de la première épître aux Corinthiens, nous avons essayé de saisir le sens des enseignements et des conseils que saint Paul donne aux destinataires de son épître au sujet des questions concernant le mariage et la continence volontaire, ou abstention du mariage. Quand il affirme que celui qui choisit le mariage fait bien, et que celui qui choisit la virginité fait mieux, l'Apôtre se réfère à la caducité du monde - c'est-à-dire à tout ce qui est temporel.

Il est facile de comprendre que le motif de caducité et de fragilité de ce qui est temporel parle dans ce cas de manière bien plus vigoureuse qu'une référence à la réalité de l'autre monde. Bien que l'Apôtre s'exprime ici avec quelque difficulté, nous pouvons toutefois être d'accord qu'à la base de l'interprétation paulinienne du thème mariage-virginité se trouve moins la métaphysique même de l'être accidentel, donc passager, que plutôt la théologie d'une grande attente dont Paul a été un fervent avocat. Ce n'est pas le monde qui est le destin éternel de l'homme, mais bien le Royaume de Dieu. L'homme ne doit pas trop s'attacher aux biens qui sont à la mesure du monde périssable.

2. Le mariage lui-même est lié à la figure de ce monde qui passe; et nous sommes ici très proches, en un certain sens, de la perspective ouverte par le Christ dans son énoncé sur la résurrection future Mt 22,23-32 Mc 12,18-27 Lc 20,27-40 C'est pourquoi, comme l'enseigne saint Paul, le chrétien doit vivre le mariage en le considérant selon sa vocation définitive. Et tandis que le mariage est lié à la figure de ce monde qui passe, et qu'il impose, en un certain sens, la nécessité de "se renfermer" dans cette caducité; par l'abstention du mariage, au contraire, il libère de cette nécessité. C'est précisément pour cela que l'Apôtre déclare que celui qui choisit la continence fait mieux. Et bien que son argumentation progresse sur cette voie, c'est décidément le problème de plaire au Seigneur et de se préoccuper des affaires du Seigneur qui passe au premier plan. C'est-à-dire de ne pas se réclamer exclusivement du droit de jouir !

3. On peut admettre que les mêmes raisons parlent en faveur de ce que l'Apôtre conseille aux veuves: "La femme demeure liée à son mari aussi longtemps qu'il vit, mais si le mari meurt, elle est libre d'épouser qui elle veut, mais seulement dans le Seigneur. Pourtant, elle sera plus heureuse, à mon sens, si elle demeure comme elle est. Et je pense bien, moi aussi, avec l'Esprit de Dieu" 1Co 7,39-40. Donc: il vaut mieux rester veuve que contracter un nouveau mariage.

4. Ce que nous découvrons grâce à une lecture attentive de l'épître aux Corinthiens, principalement du chapitre 7, nous révèle tout le réalisme de la théologie paulinienne du corps. Si, dans son épître, l'apôtre proclame que "votre corps est un temple du Saint-Esprit qui est en vous" 1Co 6,19, il est en même temps pleinement conscient du caractère faible et porté au péché auquel l'homme est soumis précisément en raison de la convoitise de la chair.

Toutefois, cette conviction ne l'empêche nullement de voir la réalité du don que Dieu offre tant à ceux qui s'abstiennent du mariage qu'à ceux qui prennent femme ou mari. En 1Co 7, nous trouvons un net encouragement à l'abstention au mariage et l'affirmation que celui qui s'y décide fait mieux; toutefois, nous n'y trouvons rien qui puisse faire considérer comme charnels ceux qui vivent le mariage et comme spirituels ceux qui choisissent la continence pour des motifs religieux.

En fait, dans l'une et l'autre manière de vivre - dans l'une et l'autre vocation, comme on le dit aujourd'hui - opère le don que chacun reçoit de Dieu, C'est-à-dire la grâce qui fait du corps "un temple de l'Esprit-Saint" et qui reste tel dans la virginité (ou continence) comme dans le mariage.

5. Dans l'enseignement que Paul expose principalement en 1Co 7, il n'y a pas la moindre base pour ce qui, plus tard, sera appelé manichéisme. L'Apôtre sait parfaitement que si la continence pour le Royaume des Cieux est toujours à recommander, la grâce - c'est-à-dire le propre don de Dieu - aide aussi et en même temps les époux qui vivent unis si étroitement que, comme le dit Gn 2,24, ils ne sont plus qu'"une seule chair". Cette coexistence charnelle est donc soumise à la puissance de leur propre don de Dieu. A ce propos, l'Apôtre écrit avec le réalisme qui caractérise tout son raisonnement dans le chapitre 7 de son épître: "Que le mari s'acquitte de son devoir envers sa femme et pareillement la femme envers son mari. La femme ne dispose pas de son corps, mais le mari. Pareillement le mari ne dispose pas de son corps, mais la femme" 1Co 7,3-4.

6. On peut dire que ces affirmations constituent, de la part du Nouveau Testament, un lumineux commentaire de Gn 2,24 que nous venons d'évoquer. Toutefois, les termes utilisés ici, en particulier les expressions "son devoir" et "ne dispose pas" ne sauraient s'expliquer si l'on fait abstraction de la dimension exacte de l'alliance nuptiale, comme nous avons essayé de le montrer par l'analyse des textes du livre de la Genèse; nous essayerons de le faire encore plus pleinement quand nous parlerons de la nature sacramentelle du mariage en nous basant sur Ep 5,22-33. Le moment venu, il conviendra de revenir encore à ces expressions significatives qui, du vocabulaire de saint Paul, sont passées à toute la théologie du mariage.

7. Pour l'instant nous continuerons à fixer l'attention sur les autres phrases de ce passage du chapitre 7 ou l'Apôtre s'adresse aux époux en ces termes: "Ne vous refusez pas l'un à l'autre; si ce n'est d'un commun accord, pour un temps, afin de vaquer à la prière; puis reprenez la vie commune de peur que Satan ne profite de votre incontinence pour vous tenter. Ce que je vous dis là est une concession, non un ordre" 1Co 7,5-6. C'est un texte très important auquel il conviendra de se référer encore dans le cadre des méditations sur les autres thèmes.

Est extrêmement significatif le fait que l'Apôtre qui, dans toute son argumentation au sujet du mariage et de la continence, établit, comme le Christ, une nette distinction entre commandement et conseil évangélique, éprouve le besoin de se référer également à la "concession" comme à une règle supplémentaire, et cela surtout quand il s'agit des époux et de leur coexistence mutuelle. Saint Paul dit clairement que tant la coexistence conjugale que la volontaire et périodique abstention des époux doivent être un fruit de ce don de Dieu qui leur est propre et que, coopérant en connaissance de cause avec lui, les époux eux-mêmes peuvent maintenir et renforcer ce lien personnel réciproque et en même temps affermir la dignité que le fait d'être "temple du Saint- Esprit qui est en eux" confère à leur corps 1Co 6,19.

8. Il semble que la règle paulinienne de concession indique le besoin de prendre en considération tout ce qui correspond de quelque façon à la subjectivité si différenciée de l'homme et de la femme. Tout ce qui, dans cette subjectivité, est de nature non seulement spirituelle mais encore psychosomatique, toute la richesse subjective de l'homme qui, entre son être spirituel et son être corporel, s'exprime dans la sensibilité spécifique tant chez l'homme que chez la femme, tout cela doit être maintenu sous l'influence du don que chacun reçoit de Dieu, un don qui lui est vraiment personnel.

Comme on le voit, dans 1Co 7, saint Paul interprète l'enseignement du Christ sur la continence pour le Royaume des Cieux de la manière très pastorale qui est la sienne, sans épargner à cette occasion les accents qui lui sont entièrement personnels. L'enseignement au sujet de la continence et de la virginité, il l'interprète parallèlement à la doctrine concernant le mariage, en conservant le réalisme propre au pasteur et en même temps en assurant les proportions que nous trouvons dans l'Evangile, dans les paroles du Christ lui-même.

9. On peut retrouver dans l'énoncé de Paul cette structure portante fondamentale de la doctrine révélée sur l'homme, c'est-à-dire qu'il est destiné - également avec son corps - à la vie future. Cette structure portante est à la base de tout l'enseignement évangélique sur la continence pour le Royaume de Dieu Mt 19,12; mais en même temps, sur elle repose également l'accomplissement - eschatologique - définitif de la doctrine évangélique concernant le mariage Mt 22,30 Mc 12,25 Lc 20,36 Ces deux dimensions de la vocation humaine ne s'opposent pas, elles sont complémentaires. Elles fournissent toutes deux une réponse complète à l'une des questions fondamentales au sujet de l'homme, la question qui concerne la signification du fait d'être corps, la question sur la signification de la masculinité et de la féminité: ce que signifie donc être dans le corps un homme ou une femme.

10. Ce que nous définissons normalement comme théologie du corps se présente comme quelque chose de véritablement fondamental et constitutif pour toute l'herméneutique anthropologique - et en même temps quelque chose d'également fondamental pour l'éthique et pour la théologie de l'éthos humain. Dans chacun de ces deux domaines, il convient d'écouter attentivement non seulement les paroles du Christ, qui font appel "à l'origine" Mt 19,4 ou au coeur comme lieu intime et en même temps historique de la rencontre avec la "convoitise" de la chair Mt 5,28, mais aussi et non moins attentivement les paroles du Christ qui se réclame de la résurrection pour jeter dans le coeur inquiet de l'homme les premiers germes de la réponse à la question de savoir ce que signifie être chair, dans la perspective de l'autre monde.

- 14 juillet 1982

https://foicatholique.me/catholicisme-doctrine-catholique/mariage/plaisir-sexuel-et-luxure/

A suivre.

Claude. :jesus:
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jean batiste



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MessageSujet: Re: Les divorcés remariés peuvent-ils communier depuis « Amoris Laetitia » ?   Ven 14 Oct 2016, 16:20

POURQUOI LES DIVORCÉS REMARIÉS NE PEUVENT PAS COMMUNIER

Cette question est douloureuse, mais l’enseignement de Jésus sur le divorce est clair : « Ce que Dieu a uni, que l’homme ne sépare pas » (Matthieu 19,9). Contracter une nouvelle union conjugale (second mariage civil ou concubinage) quand on a divorcé, c’est nier par le fait même l’indissolubilité sacrée du mariage. L’Église du Christ ne juge pas la personne, mais un état de fait.

Confrontés à l’enseignement du Christ sur le divorce, les disciples, déjà, l’avaient trouvé rude ! Sur cette question comme sur d’autres, il ne faut donc pas opposer la dureté de l’Église et la miséricorde de Jésus. Beaucoup en effet soutiennent qu’il ne s’agit que d’une loi de l’Église. On laisse ainsi entendre que celle-ci n’aurait pas grand-chose à voir avec la loi d’amour et de miséricorde du Christ, voire même qu’elle serait en totale contradiction avec l’Évangile. Mais en réalité, il s’agit de la logique de l’Évangile. Saint Paul est un des tout premiers témoins de l’Évangile. Il souligne lui-même qu’il ne donne pas une opinion personnelle, mais la pensée du Christ quand il écrit : « Quant aux personnes mariées, voici ce que je prescris, non pas moi mais le Seigneur : que la femme ne se sépare pas de son mari. Au cas où elle s’en séparerait, qu’elle ne se remarie pas » (1° lettre aux Corinthiens 7,10-11).

C’est dans la lumière du Christ qui a aimé l’Église et s’est livré pour elle, de son amour irrévocable et de son don total, qu’il faut situer l’enseignement l’Église sur le caractère sacré et indissoluble du lien conjugal : « Si l’Eucharistie exprime le caractère irréversible de l’amour de Dieu pour son Église dans le Christ, on comprend pourquoi elle implique, en relation au sacrement de mariage, l’indissolubilité à laquelle tout véritable amour ne peut qu’aspirer »  explique Benoît XVI (Sacramentum Caritatis 29). Reconnaissant que le divorce suivit d’une nouvelle union pose « un problème pastoral épineux et complexe (…) qui touche de manière croissante les milieux catholiques eux-mêmes», le Pape demande aux pasteurs de « bien discerner les diverses situations, pour aider spirituellement de la façon la plus appropriée les fidèles concernés ». Mais, ajoute-t-il, « Le Synode des Évêques a confirmé la pratique de l’Église, fondée sur la Sainte Écriture (cf. Mc 10, 2-12), de ne pas admettre aux sacrements les divorcés remariés, parce que leur état et leur condition de vie contredisent objectivement l’union d’amour entre le Christ et l’Église, qui est signifiée et mise en œuvre dans l’Eucharistie ».

D’où le grave devoir pour les tribunaux ecclésiastiques de vérifier le bien-fondé des doutes qu’il peut y avoir sur la validité d’un mariage, explique encore Benoît XVI. Et là encore, il ne faut pas mettre une opposition entre le droit et la préoccupation pastorale, souligne le Pape : « On doit plutôt partir du présupposé que le point fondamental de rencontre entre le droit et la pastorale est l’amour de la vérité: cette dernière en effet n’est jamais abstraite, mais « elle s’intègre dans l’itinéraire humain et chrétien de tout fidèle ». (Sacramentum Caritatis 29)

Assurément, personne n’est sans péché, et tout chrétien, quelles que soient ses fautes, peut communier, une fois réconcilié avec Dieu.  Mais le « remariage » d’une personne divorcée crée une situation qui contredit en permanence son premier engagement (s’il était réel – on ne parle pas ici des cas de nullité). C’est cette situation qui empêche que les personnes divorcées et remariées aient accès aux sacrements de réconciliation et de communion eucharistique tant qu’elles mènent une vie de couple.

L’Eglise ne peut dire autre chose que son Maître : « Tout homme qui répudie sa femme et en épouse une autre commet un adultère, et celui qui épouse une femme répudiée par son mari commet un adultère. » (Luc 16, 18 voir aussi Matthieu 5, 32 et Marc 10, 11-12). Saint Marc précise, à l’intention du monde romain où, contrairement au monde sémitique, la femme pouvait elle aussi divorcer : « et si une femme répudie son mari et en épouse un autre, elle commet un adultère » (Marc 10, 12). Avant Jésus, Jean-Baptiste a osé dire à Hérode qu’il n’avait pas le droit de vivre avec la femme de son frère (cf. Lv 20, 10), et il l’a payé de sa vie (Marc 6, 18 et Matthieu 14, 4-12). Il n’y a donc rien d’étonnant à ce que, aujourd’hui encore, la position de l’Eglise sur le mariage soit fortement critiquée
On entend dire que l’Église « rejette les personnes remariées ». Certainement pas, l’Église ne rejette aucun baptisé, quelle que soit sa situation. Sinon l’Eglise, Corps du Christ, se rejetterait elle-même en rejetant l’un de ses membres… Ce que l’Église n’accepte pas, ce ne sont pas les remariés, c’est le remariage. Ce n’est pas la même chose !

L’Église n’a jamais promulgué une loi pour « interdire » la communion aux fidèles remariés. Elle affirme simplement qu’il n’est pas possible de vivre la communion eucharistique, sacrement des noces de l’Agneau, tant que l’on vit avec quelqu’un d’autre que le conjoint auquel on est lié sacramentellement par le Christ. La réconciliation sacramentelle ne redevient possible qu’après le décès du premier conjoint (ce qui met fin au mariage religieux) ou du second (ce qui met fin à la vie commune). Ou encore dans l’hypothèse où le nouveau couple reçoit la grâce de cheminer jusqu’à la décision de se séparer, ou du moins, si la séparation n’est pas souhaitable (par exemple pour le bien des enfants) de vivre une amitié spirituelle, en renonçant à l’intimité propre aux époux.

Cependant, attention ! Ne pas communier ne signifie pas être excommunié ! La non-communion eucharistique n’efface pas la communion baptismale qui unit les fidèles dans un même Corps. Le membre blessé ou malade fait toujours partie de l’Eglise, Corps du Christ, et participe à sa vie.

Dans le texte cité précédemment, Benoît XVI précise : « …les divorcés remariés, malgré leur situation, continuent d’appartenir à l’Église, qui les suit avec une attention spéciale, désirant qu’ils développent, autant que possible, un style de vie chrétien, par la participation à la Messe, mais sans recevoir la Communion, par l’écoute de la Parole de Dieu, par l’adoration eucharistique et la prière, par la participation à la vie de la communauté, par le dialogue confiant avec un prêtre ou un guide spirituel, par le dévouement à la charité vécue et les œuvres de pénitence, par l’engagement dans l’éducation de leurs enfants. » (Sacramentum Caritatis 29).
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monge



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MessageSujet: Re: Les divorcés remariés peuvent-ils communier depuis « Amoris Laetitia » ?   Ven 14 Oct 2016, 16:22

Claude Coowar a écrit:
rester dans le célibat par égoïsme est légitime car le mariage n'est pas une solution contre l'égoïsme. Quelqu'un qui est "chiche" envers autrui devient même encore plus "chiche" quand il se marie car il a plus de raison pour ne pas partager ses biens (il y a les enfants et sa nouvelle famille). Et pis s'il n'a pas la vocation au mariage, ses enfants et son épouse peuvent eux même souffrir de son égoïsme et là le mal est plus grave.

Chiche de de quoi ? Du zizi pan-pan ? mort de rire  Saint Paul ne pense pas qu'à çà. Il y a une sanctification des époux quand ils renoncent à l'acte charnel pour vivre dans l'Amour du Christ.

Quand vous posez une question laissez au moins la peine à votre interlocuteur d'y apporter une réponse plutôt que d'y répondre vous même en parlant de "zizi" manifestant ainsi  une fermeture et une étroitesse d'esprit qui n'incite pas à poursuivre un dialogue.
Et c'est pas la peine de recopier un long texte de la théologie du corps , c'est fatiguant de lire des long textes surtout quand c'est totalement à côté de la plaque.
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Claude Coowar



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MessageSujet: Re: Les divorcés remariés peuvent-ils communier depuis « Amoris Laetitia » ?   Ven 14 Oct 2016, 16:46

Expliquez-moi s'il vous plaît en quoi suis-je à côté de la plaque ? Ou expliquez aussi parce que c'est votre arrière-pensée en quoi l'Eglise serait ou pourrait être à côté de la plaque. Ce qui pourrait être fort possible.

Claude.
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jean batiste



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MessageSujet: Re: Les divorcés remariés peuvent-ils communier depuis « Amoris Laetitia » ?   Ven 14 Oct 2016, 16:49

Très chers frères, le sujet est la communion aux divorcés remariés
Ne noyer pas ce fil par de querelle stérile
Paix de Jésus
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monge



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MessageSujet: Re: Les divorcés remariés peuvent-ils communier depuis « Amoris Laetitia » ?   Ven 14 Oct 2016, 16:50

Claude Coowar a écrit:
Expliquez-moi s'il vous plaît en quoi suis-je à côté de la plaque ? Ou expliquez aussi parce que c'est votre arrière-pensée en quoi l'Eglise serait ou pourrait être à côté de la plaque. Ce qui pourrait être fort possible.

Claude.

je ne crois que ce soit utile de donner des explications à celui qui parle de zizi quand on parle d’égoïsme, à celui qui fait un copier-coller de la TDC quand on parle d’égoïsme.

C'est en effet surréaliste qu'on l'on puisse faire un tel mélange de genre...
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Claude Coowar



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MessageSujet: Re: Les divorcés remariés peuvent-ils communier depuis « Amoris Laetitia » ?   Ven 14 Oct 2016, 17:03

C'est si facile de ne pas argumenter en s'abstenant de donner des références canoniques. Votre prose n'engage que vous, mon frère
Claude. :jesus:
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monge



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MessageSujet: Re: Les divorcés remariés peuvent-ils communier depuis « Amoris Laetitia » ?   Ven 14 Oct 2016, 17:15

Claude Coowar a écrit:
C'est si facile de ne pas argumenter en s'abstenant de donner des références canoniques. Votre prose n'engage que vous, mon frère
Claude. :jesus:
je parle de l'égoïsme et vous parlez de références théologiques? vous comprenez même de quoi il était question initialement avant que vous ne veniez dévier le sujet par des querelles stériles comme a dit l'autre?

je clos cette échange stérile.
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Claude Coowar



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MessageSujet: Re: Les divorcés remariés peuvent-ils communier depuis « Amoris Laetitia » ?   Sam 15 Oct 2016, 02:06

Excellente initiative ! Clôturez-le. Ca nous vaudra de ne plus lire vos divagations erratiques sans fondements précis théologiques, et encore moins évangéliques ou canoniques.

Claude


Dernière édition par Claude Coowar le Sam 15 Oct 2016, 13:35, édité 1 fois
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Espérance
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MessageSujet: Re: Les divorcés remariés peuvent-ils communier depuis « Amoris Laetitia » ?   Sam 15 Oct 2016, 11:02

Claude, vous n'arriverez jamais à faire changer monge d'avis ! c'est comme ça depuis le début ! il est inspiré par l'Esprit Saint, que voulez-vous siffler

D'autre part, nous lui avons demandé plusieurs fois s'il est marié, mais ça, il ne répond pas...

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Les divorcés remariés peuvent-ils communier depuis « Amoris Laetitia » ?
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