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 Les femmes ont-elles avec Dieu un lien particulier ?

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MessageSujet: Les femmes ont-elles avec Dieu un lien particulier ?   Jeu 10 Mar 2016, 00:40

Les femmes ont-elles avec Dieu un lien particulier ?

Audrey Fella, journaliste, historienne, auteur du Dictionnaire des femmes mystiques de l'Antiquité à nos jours (Bouquins), répond aux questions de Sophie de Villeneuve dans l'émission "Mille questions à la foi" sur Radio Notre-Dame. Publié le 7 mars 2016.


Sophie de Villeneuve : On voit dans les évangiles combien les femmes sont proches de Jésus, et combien il admire leur foi. Les femmes ont-elles un lien particulier avec le divin ?

A. F. : On constate qu'il y a davantage de femmes que d'hommes chez les mystiques. On pourrait donc se poser la question. Mais je crois qu'hommes et femmes sont égaux devant Dieu.

Qu'ont les femmes de particulier ?

A. F. : On relève chez les femmes mystiques une préférence pour la mystique pratique, affective, plutôt que pour la mystique théorique.

Qu'entendez-vous par affective ? Amoureuse ? Un lien de tendresse particulier ?

A. F. : Oui, ce peut être une mystique de l'amour, du sacrifice, de l'apostolat, de la charité… Ce qui ne veut pas dire que l'expérience mystique se réduirait à un élan du cœur ou à un sentiment, car ces expériences sont des états de conscience supérieurs, ce ne sont pas des états mentaux, encore moins psychologiques, même si bien sûr il y a une relation avec la psychologie.

La mystique de l'amour, dont témoignent notamment Hadewijch d'Anvers et Mechtilde de Magdebourg, des béguines du XIIIe siècle, est une relation d'amour qui se tourne vers la figure de Dieu ou de Jésus-Christ. Elles vivent leur expérience comme une histoire d'amour, mais de manière très différente des histoires que nous pouvons connaître. Il s'agit d'un dépassement de soi dans une union de l'âme avec Dieu. Et quand Dieu ou Jésus-Christ s'absente, elles vivent véritablement les affres de l'amour.

La mystique apostolique, elle, est empreinte de charité, c'est un vrai chemin de sainteté. En témoignent sainte Thérèse d'Avila, Sœur Rosalie qui font de leur vie une offrande radicale, libre et totale à autrui, dans la ligne de l'Imitation de Jésus-Christ.

Enfin, la mystique spéculative, qui est souvent l'apanage des hommes, concerne aussi les femmes, comme Catherine de Sienne, Thérèse d'Avila, Thérèse de Lisieux et Hildegarde de Bingen, qui ont été reconnues docteurs de l'Église. Plus proches de nous dans le temps, on peut citer encore Simone Weil ou Adrienne Von Speyr.

Quelles que soient leurs différences, toutes ces expériences mystiques se définissent comme une relation particulière et intime avec Dieu. Les femmes se soucient rarement de prouver l'existence de Dieu, elles y adhèrent intérieurement, totalement, directement.

Peuvent-elles être de grandes théologiennes ?

A. F. : Oui, à partir de leur expérience. Thérèse d'Avila ou Hadewijch d'Anvers ont écrit de vrais traités théologiques.

C'est leur expérience qui les amène à la connaissance de Dieu ?

A. F. : Absolument. Le cœur de la mystique, c'est l'expérience elle-même de l'intimité avec la divinité ou l'absolu.

De quelle nature est cette intimité ?

A. F. : Je dirais que c'est une intimité du mental, du cœur et du corps. Tout est saisi à la fois. Certaines font des expériences véritablement corporelles : extases, lévitations, transverbération, visions…

Cette expérience peut-elle être faite par des femmes qui ne connaissaient pas Dieu au départ ?

A. F. : Oui, on pense à Etty Hillesum, une jeune femme juive née en 1914, qui étudie à Amsterdam et rencontre en 1941 Julius Spier, un psychanalyste jungien avec lequel elle entreprend une analyse. Elle commence à écrire alors un journal intime. Faisant une expérience d'intériorité pendant son analyse, elle découvre Dieu en elle ainsi que les ressources insoupçonnées qui lui permettront de vivre sa déportation dans les camps, pour finir à Auschwitz où elle mourra à l'âge de 29 ans.

Elle fait une expérience mystique alors qu'au départ elle ne croyait pas en Dieu ?

A. F. : Ce n'est pas qu'elle n'y croyait pas, c'est qu'elle en avait une croyance mentale, venue de son éducation, qu'elle a intégrée par cette expérience intérieure au plus profond d'elle-même. Elle a vécu une véritable transformation d'elle-même, que l'on peut suivre au fil de son Journal, et qui l'amène à vrai décentrement. Elle se met alors au service des autres. Elle dit dans son Journal qu'elle veut devenir la médiatrice entre Dieu et les hommes, alors même qu'elle est internée au camp de Westerborck.

Qu'est-ce que toutes ces expériences ont en commun ?

A. F. : Chacune est unique et ne ressemble à aucune autre. L'expérience de toutes ces femmes est tissée des éléments de leur vie, de leurs choix, de leur courage ou de leurs peurs. Mais elles ont en commun l'aspiration à Dieu ou à l'absolu, un dépassement d'elles-mêmes, et le courage de parcourir le chemin qui doit les y mener.

Quelles autres mystiques proches de nous pourriez-vous citer ?

A. F. : Madeleine Delbrêl, Marthe Robin, Christiane Singer, Anna Akhmatova (une grande poétesse russe du XXe siècle, ndlr), Virginia Woolf, et beaucoup d'autres encore !

http://www.croire.com/Definitions/Mots-de-la-foi/Mystique/Les-femmes-ont-elles-avec-Dieu-un-lien-particulier

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MessageSujet: Re: Les femmes ont-elles avec Dieu un lien particulier ?   Jeu 10 Mar 2016, 00:42

Thérèse de Lisieux, docteur de l'Eglise

En octobre 1997, Jean-Paul II nomme Thérèse "Docteur de l'Eglise". Qu'est-ce que cela veut dire ? Entretien avec Mgr Gaucher, carme, évêque auxiliaire émérite de Bayeux-Lisieux.


Que veut dire être docteur de l’Église ?

Il y a trois conditions pour devenir docteur de l’Église : il faut être un saint canonisé (Thérèse l'est depuis 1925), avoir développée une doctrine éminente, un enseignement théologique et spirituel utile à l’Église. Et enfin, troisième condition, que ce soit le pape qui proclame le doctorat. Nommer un saint docteur de l’Église se fait à l'issue d'un travail très sérieux de théologiens et de cardinaux.

Proclame-t-on souvent un saint docteur de l’Église ?

Non, c'est très rare ! Il y a 33 docteurs de l’Église, dont trois femmes seulement : Catherine de Sienne et Thérèse d'Avila, déclarées docteurs en 1970, et Thérèse de Lisieux, en 1997. Et il y a des recalés, tel Grignon de Montfort, que pourtant Jean-Paul II aimait beaucoup !

Pourquoi y a-t-il si peu de femmes ?


Pie XI en 1932 n'avait pas osé déclarer Thérèse docteur, car c'était une femme ! Il faut dire que, jusque-là, le savoir était masculin et qu'on a toujours assimilé le doctorat aux études de théologie…. Or les femmes n'y avaient pas accès. Catherine de Sienne était illettrée ! On prenait des notes de tout ce qu'elle disait ! Et ce n'est que très tardivement, dans la seconde partie du XXe siècle, que l'on a commencé à réaliser que les femmes avaient quelque chose à dire de Dieu et qu'elles puisaient ce quelque chose dans leur expérience. Thérèse d'Avila dit quelque chose de Dieu à sa manière ! Ce doctorat féminin est donc une révolution et nous n'en sommes qu'au début ! Nous sortons d'une théologie très conceptuelle, ce qui n'exclut pas le raisonnement, mais fait voir les choses différemment.

Les femmes ont donc une façon toute particulière de parler de Dieu ?


Les femmes ont une théologie expérimentale, narrative, mystique et concrète. Elles ont plus à dire sur Dieu que les hommes, et elles disent des choses capitales ! Elles font de la théologie différemment, sont plus intuitives et vont plus loin dans l'amour et la miséricorde. Le "Je t'aime" d'une femme à Jésus est différent de celui d'un homme. …Il y a un privilège de la féminité dans l'amour de Jésus. Jean-Paul II a beaucoup insisté sur le génie féminin et sur le rôle de la femme dans l’Église. La femme peut être une enseignante universelle !

Que dit Thérèse de Lisieux de capital ?


Elle a la "science de l'amour divin" comme l'a dit Jean-Paul II. Elle a des fulgurances sur la Trinité, la mariologie, la christologie, l'oecuménisme. Et sa "petite voie de la confiance et de l'amour", fait vivre des millions de gens.

http://www.croire.com/Definitions/Vie-chretienne/Sainte-Therese-de-Lisieux/Therese-de-Lisieux-docteur-de-l-Eglise

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MessageSujet: Re: Les femmes ont-elles avec Dieu un lien particulier ?   Jeu 10 Mar 2016, 00:45

Saints Zélie et Louis Martin

Zélie et Louis Martin, parents de sainte Thérèse de Lisieux, ont été canonisés le 18 octobre 2015 par le pape François. Leur foi en Dieu a imprégné leur quotidien pour en témoigner à leurs proches et particulièrement à leurs enfants. Publié le 2 octobre 2015.

Une famille ouverte à Dieu


Louis Martin naît le 22 août 1823 à Bordeaux. Fils de Pierre-François et Fanie Martin, il est le dernier d’une famille de six enfants. Son père étant militaire, il est élevé au hasard des garnisons. À la fin de ses études, il apprend le métier d’horloger. Il demande son admission au monastère du Grand-Saint-Bernard. Refusé car il ne connaît pas le latin, Louis rejoint ses parents qui possèdent un magasin d’horlogerie-bijouterie à Alençon.

Zélie Guérin naît le 23 décembre 1831 à Gandelain. Son père, Isidore Guérin, ancien soldat de la Grande Armée, devient gendarme à Saint-Denis-sur-Sarthon. Sa mère, Louise-Jeanne Macé, est une paysanne assez rude. En septembre 1844, la famille s’installe à Alençon. Zélie reçoit une formation très stricte au pensionnat des religieuses du Sacré Cœur.

Elle se sent appelée à la sainteté et décide de rentrer à l’Hôtel-Dieu d’Alençon, mais la supérieure ne reconnaît pas là une vocation. Déçue, elle devient dentellière et ouvre avec sa sœur une boutique à Alençon.

Charité concrète

À 35 ans, Louis rencontre Zélie qui en a 27. En juillet 1858, ils se marient à Notre-Dame d’Alençon. Zélie donne naissance à neuf enfants. Quatre d’entre eux meurent en bas âge. Artisans commerçants, la famille Martin vit au rythme de ses naissances, de ses deuils, traversant la guerre de 1870, des crises économiques, des joies familiales… comme les autres.

Pourtant, ce qui est moins ordinaire, c’est la place que Dieu tient dans leur vie. Dieu est le premier en tout : messe quotidienne, prière familiale bi-quotidienne, rythmée par la liturgie. Louis Martin respecte scrupuleusement l’arrêt du travail du dimanche, préférant perdre toute clientèle. Ils vivent, sans bruit, une charité concrète dans laquelle ils s’engagent physiquement. Ils apprennent aux enfants à honorer le pauvre et à le traiter comme un égal.

Louis et Zélie vivront une Passion, chacun à sa manière. Lorsqu’en décembre 1876, Zélie apprend qu’elle a un cancer qui ne lui laisse aucune chance, Louis est anéanti. Avec un courage héroïque, Zélie affrontera la mort, travaillant jusqu’au bout, allant chaque matin à la messe, jusqu’à la fin. Elle quittera les siens le 28 août 1877.

Louis acceptera de donner successivement toutes ses filles à Dieu : Pauline (1882), Marie (1886), Léonie (1899), enfin sa petite Reine, Thérèse (1888). Céline entrera au Carmel en 1894. Toutes entreront au Carmel, à l'exception de Léonie qui prononcera ses vœux à la Visitation de Caen.

La santé ébranlée de Louis se dégradera de plus en plus jusqu’à une crise grave qui nécessitera une hospitalisation en hôpital psychiatrique. L’homme estimé et respecté a sombré dans la pire déchéance. «Il a bu à la plus humiliante de toutes les coupes», écrira Thérèse. Il meurt le 29 juillet 1894.

Louis et Zélie martin, présentés par le Jour du Seigneur

L'histoire des parents de Thérèse de Lisieux enseigne aux couples d'aujourd'hui que le mariage est une voie d'accès à la sainteté et la famille le lieu privilégié d'éducation à la vie chrétienne. Le couple béatifié le 19 octobre 2008, a été canonisé le 18 octobre 2015 lors du 2e Synode de la famille.

http://www.croire.com/Definitions/Vie-chretienne/Saint/Saints-Zelie-et-Louis-Martin

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MessageSujet: Re: Les femmes ont-elles avec Dieu un lien particulier ?   Jeu 10 Mar 2016, 00:47

Elisabeth de la Trinité, "amoureuse" de Jésus

Fêtée le 9 novembre, cette jeune carmélite, née en 1880 et morte en 1905, a fait l'expérience fulgurante de la vie trinitaire. Elle a laissé une belle prière à la Trinité. Publié le 14 mai 2014.


Élisabeth Catez naît en 1880 près de Bourges, dans une famille relativement aisée. Elle a sept ans quand son père, militaire de carrière, décède, laissant sa femme et ses deux filles. Avec un tempérament vif, Élisabeth n'est pas une enfant facile…

A 13 ans, inscrite au Conservatoire de musique, elle décroche un premier prix de piano. Mais déjà le silence de la prière la fascine. C'est à l'occasion de sa première communion qu'elle a découvert son amour pour Jésus. Dès l'âge de 7 ans, elle confiait en effet à un prêtre ami de la famille son désir d'être religieuse.

Sa mère refuse une telle séparation. Élisabeth se montrera patiente et madame Catez accepte progressivement l'idée du départ de son aînée, lui demandant seulement d'attendre l'âge de la majorité. Elle reste irrésistiblement attirée par Dieu.
"Je Le sens si vivant en mon âme. Je n'ai qu'à me recueillir pour le trouver au-dedans de moi, et c'est cela qui fait tout mon bonheur. Il a mis en mon coeur une soif d'infini et un si grand besoin d'aimer que Lui seul peut rassasier".

Être la louange de Dieu


L'âge de la majorité atteint, Élisabeth entre en 1901 au Carmel de Dijon. Fascinée par l'amour du Christ, Élisabeth aurait souhaité porter au Carmel le nom d’Élisabeth de Jésus. Sa prieure lui propose Élisabeth de la Trinité. La jeune fille y trouvera vite une nouvelle entrée dans l'amour de Dieu : l'amour trinitaire. Amour auquel elle se consacrera toute sa vie.

Le postulat est pour elle une période de confiance. Contrairement à celle du noviciat, qui sera plus sombre : la vie en communauté, une alimentation restreinte, un sommeil limité… la jeune fille au caractère sensible doit s'adapter. Elle n'en laisse cependant rien paraître, faisant preuve d'une grande maîtrise.

Elle fait profession le 11 janvier 1903, s'engageant définitivement dans la voie de la vie cachée du carmel. Vie qui se caractérise par la rencontre aimante avec Dieu, au cœur de la prière silencieuse qu'est l'oraison. Quotidiennement, Élisabeth travaille à la confection et à l'entretien des robes des sœurs, assure la liaison avec l'extérieur, se consacre à la prière. A cette époque, elle découvre les lettres de saint Paul et y trouve ce à quoi elle emploiera sa vie : "être la louange de Dieu".

Depuis son couvent, elle écrit de nombreuses lettres à sa famille et ses amis, gardant le souci du monde et de l’Église. "Mon âme aime s'unir à la vôtre dans une même prière, pour l’Église, pour le diocèse." Elle accompagne la quête spirituelle de ses proches, dans leur existence ordinaire de laïcs. "Même au milieu du monde, on peut écouter Dieu dans le silence d'un cœur qui ne veut être qu'à Lui."

En 1904, elle écrit pour elle-même, une prière désormais connue et traduite en quelque 32 langues : une prière au "Dieu Trinité", une prière de louange et d'offrande.

Dès les premiers mois de 1905, Élisabeth ressent une grande fatigue, premier symptôme d'une affection des glandes surrénales qui l'emportera. Elle tente de faire face avec énergie, mais ne se fait guère d'illusions. Pressentant au début du carême 1906 que sa fin est proche, elle consigne son expérience et sa prière sur des carnets. Après 9 mois d'agonie, elle meurt le 9 novembre 1906, à l'âge de 26 ans. Ses dernières paroles seront : "Je vais à la Lumière, à l'Amour, à la Vie".

Élisabeth laisse le témoignage d'une vie toute unie à Dieu : "Que l'on est heureux quand on vit dans l'intimité avec le bon Dieu, quand on fait de sa vie un cœur à cœur, un échange d'amour, quand on sait trouver le Maître au fond de son âme." Plutôt que de prières vocales à réciter chaque jour, elle préférait l'"élévation de l'âme vers Dieu (...…) en une sorte de communion continuelle, tout simplement en faisant tout sous son regard".

La figure d’Élisabeth de la Trinité n'est pas sans faire penser à celle de Thérèse de Lisieux, sa contemporaine, morte en 1897. Toutes deux carmélites, en ayant eu la vocation très jeune, les jeunes femmes s'abandonnent complètement à l'amour trinitaire. Toutes deux meurent tôt, de maladie, avec ce sentiment d'unir leurs souffrances à celle du Christ en croix pour le salut des hommes.

Au moment de la béatifier, le 25 novembre 1984, le pape Jean-Paul II déclarera : "J'ose présenter au monde cette jeune fille qui avait 20 ans à Dijon en 1900, cette religieuse qui est morte dans son carmel, parce qu'elle est un témoin éclatant de la joie d'être enracinée dans l'Amour."

Nelly Schumacher

http://www.croire.com/Definitions/Vie-chretienne/Saint/Elisabeth-de-la-Trinite-amoureuse-de-Jesus

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MessageSujet: Re: Les femmes ont-elles avec Dieu un lien particulier ?   Jeu 10 Mar 2016, 00:52

Qui était sainte Thérèse d'Avila ?

Le Frère Didier Maury, carme, répond aux questions de Sophie de Villeneuve, rédactrice en chef de Croire. Publié le 6 février 2015.

Sophie de Villeneuve : Nous célébrons cette année le 500e anniversaire de la naissance de sainte Thérèse d'Avila, qui parlait de sa relation au Christ comme une amoureuse de son amant. Qu'entend-on par «vie amoureuse avec le Christ» ? Sommes-nous tous appelés à vivre cet amour passionné ? Qu'est-ce qui a porté Thérèse à aimer le Christ de manière aussi radicale ?

Didier Maury : Dès le départ, Thérèse est une femme de désir. À sept ans, elle fugue avec son frère Rodrigo pour aller mourir en martyre chez les «infidèles» et pouvoir voir Dieu. Elle a déjà un tempérament marqué. Mais il ne faudrait pas enfermer Thérèse dans ce cliché. Elle vit une adolescence normale, si ce n'est qu'elle perd sa mère à 13 ans. Elle a une vie affective commune à son âge. Quand elle entre au Carmel à 20 ans, elle se raisonne beaucoup, et on ne peut pas dire qu'à ce moment-là, ce soit une passion amoureuse qui l'anime. Elle est plutôt en recherche d'elle-même et de ce qui est le meilleur pour elle. Elle veut assurer son salut.

Mais elle entre volontairement au couvent?

D. M. : Oui. Et elle y fait une expérience très forte de la présence du Seigneur. Mais elle tombe alors gravement malade. Une fois rétablie, elle renoue avec les relations «mondaines», reçoit de fréquentes visites au parloir, ce qui était autorisé à l'époque, et sa relation au Christ connaît une éclipse. Je pense que c'est pour elle une étape nécessaire que cette période pendant laquelle elle se sent tiraillée, entre son amour pour le Christ et son amour pour les gens. Nous avons tous besoin d'un temps pour quitter nos dépendances, cela ne se fait pas d'un coup de baguette magique.

Qu'est-ce qui va la décider à choisir ?

D. M. : Cela se fait progressivement, mais je crois que l'oraison va jouer un rôle important pour elle. Un de ses oncles lui donne un jour le Troisième Abécédaire spirituel du franciscain Francisco de Osuna (1492-1540 ndlr), avec lequel elle découvre l'oraison. L'oraison sera pour elle le chemin qui va la conduire à l'amour de Jésus. Et elle va transformer progressivement une oraison de recueillement en une relation d'amitié.

Cette relation d'amitié, c'est une étape vers une relation d'amour ?

D. M. : Je pense que cela a commencé ainsi. Elle définira plus tard l'oraison comme une «relation d'amitié avec Celui dont on se sait aimé». Et puis un jour, elle vit un moment de conversion devant une représentation du Christ à la colonne, où elle fait l'expérience de son amour, et elle va alors s'identifier à Marie Madeleine, la grande amoureuse. Elle vivra ensuite régulièrement des expériences intenses le jour de la sainte Marie-Madeleine. Tout ce parcours est un long cheminement. Entre son entrée au couvent et sa conversion, 19 ans se passent.

Comment va-t-elle quitter son carmel, imposer une réforme, lutter contre l'inquisition, bref, vivre sa vraie vie ?

D. M. : L'oraison lui a appris à écouter de manière de plus en plus fine cette présence qui est en elle. Elle découvre ainsi quelle est la volonté de Dieu pour elle. Elle a parlé avec quelques autres de fonder un couvent, et dans prière le Seigneur lui a confirmé que c'est ce qu'elle devait faire. L'amour qu'elle a pour le Christ grandit peu à peu en elle. En 1472, quand Jean de la Croix lui donne une demi-hostie au cours de l'eucharistie, Jésus lui dit qu'il la choisit comme épouse. Il lui dit qu'avant, elle n'en était pas digne.

Ce chemin qu'a fait Thérèse, nous sommes appelés à le faire aussi ?

D. M. : Thérèse nous dit : Prenez le chemin de l'oraison, et vous verrez ce qui se passe. Dans Le château intérieur, les premières demeures sont le combat contre les passions, les dépendances... A un moment, un passage se fait, et l'on passe du régime de la peur au régime de l'amour. On entre dans un autre type de relation, comme si le visage d'un Dieu amour apparaissait.

C'est une expérience que tout le monde peut faire, ou est-ce réservé aux grands saints ?

D. M. : Elle est beaucoup plus fréquente qu'on ne l'imagine, et j'en suis le premier surpris. On peut « ramer » pendant des années, et tout à coup le visage du Christ se présente dans notre vie. Un basculement se fait, on passe de la peur à l'amour, les combats contre nos dépendances s'apaisent, et on fait une expérience d'amitié avec le Christ.

Cet amour pour le Christ, il peut être violent, passionné, comme un amour charnel ?


D. M. : Cela dépend du tempérament de chacun, mais c'est d'un autre ordre qu'un amour charnel. C'est quelque chose qui saisit toute la personne, dans tout son être.

On peut qu'on peut avoir une vie amoureuse avec Jésus ?


D. M. : Oui, mais il y a un décentrement de soi qui se produit. Alors que j'étais dans la recherche de moi-même dans ce que je faisais, même pour Jésus, quelque chose bascule et c'est lui qui devient le centre, comme si on était saisi.

http://www.croire.com/Definitions/Vie-chretienne/Sainte-Therese-d-Avila/Qui-etait-sainte-Therese-d-Avila

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MessageSujet: Re: Les femmes ont-elles avec Dieu un lien particulier ?   Jeu 10 Mar 2016, 08:32

Merci pour tous ces textes .
La femme perçoit mieux le Divin  je pense . la réalité est une tapisserie dont la face visible est masculine  et la face de trame féminine , la première est  incomplète donc illusoire   , la deuxième est l'architecture du monde : moins esthétique mais touchant tout . la femme est une architecte de l'Amour Humain et donc Divin qui est la trame de toute vie .
la femme gère le temps long , tout simplement parce qu' une grossesse et l'éducation des enfants
c'est du temps long , très long même , l'homme gère ( ou gérait ...) le temps court et immédiat de l'énergie et de la survie matérielle . derrière tout instant court il y a des infinités de strates de temps long . L'univers cosmique et biologique est un infini de temps long qui n'apparait pas dans nos perceptions . Nous n'avons pas d'organe des sens pour sentir ou apprécier le temps long
si ce n'est le coeur , et notre coeur est une porte perceptive  dont seules les femmes ont la clé ...
Jésus s'est comparé à une mère Poule voulant prendre ses poussins sous ses ailes .
la femme est la trame eucharistique du monde : elle se donne réellement , biologiquement , à boire et à manger à ses enfants.
et l'homme est la nourriture qu'il lui faut et celle qu'elle enfante et ouvre à la perception qui vient du coeur et qui seule perçoit  Dieu .
l'homme masculin n'est finalement qu'un appendice de la féminité qui est la réalité , un  appendice qui se prend trop facilement pour la réalité ...le fil n'est pas conscient de sa trame . comme nous ne prenons conscience que trop rarement que tout est don , le cosmos et les étoiles sont don , la nature est don , chaque frère et soeur est don , Pourquoi donc l'action de grâces spontanée est-elle si rare, si peu dans nos habitudes , pourquoi n'entendons nous pas , ne voyons-nous pas le Don qui remplit l'Univers, le temps qui est serviteur et non destructeur , l'ancillarité du Monde qui nous entoure et ses trames qui nous constituent ?
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