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 Insémination artificielle

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Clotilde
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MessageSujet: Re: Insémination artificielle   Jeu 28 Sep 2006, 10:16

marvel a écrit:
Clotilde a écrit:
Merci Jean-Yves. Le blème c'est que les textes officiels de l'Eglise ne seront pas aidant pour l'inciter à revenir vers l'Eglise. Elle ne comprendra pas, forcément, cette non-recevabilité d'une aide à la fécondation.

Ce qui m'étonne c'est que chaque jour elle fait, comme moi, probablement bien d'autre péchés tout autant condamnés par l'église (par exemple : dire du mal de quelqu'un d'absent, travestir une vérité, oublier de rendre grâce pour l'instant présent, rater une messe dominicale...) et que ceux là ne la dérange pas et quelle se focalise sur un acte passé depuis longtemps.

c'est pour cela que je précise "si elle veut vraiment revenir vers l'Eglise"... Idea
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Insémination artificielle   Jeu 28 Sep 2006, 11:29

Mon avis:

Qu'elle revienne avec joie en disant:

"Seigneur, j'ai fait ce qui m'a paru droit. Et s''il y a une chose que je n'ai pas compris dans tes volontés, reçois moi. Bénis mes enfants."

Dieu aime l'amour et l'humilité. Cela attire sa paix.
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Marcus



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MessageSujet: positions de l'Eglise de Grèce   Jeu 28 Sep 2006, 13:07

Version officielle française du saint Synode, tirée du site http://www.bioethics.org.gr/en/09_frame_01.html .



REPUBLIQUE HELLENIQUE

LE SAINT-SYNODE
DE L’EGLISE DE GRECE
Ioannou Genadiou 14 (115 21)

___________
VISION ORTHODOXE
SUR LA REPRODUCTION ASSISTÉE

Positions fondamentales

a. Introduction
1) La question de la reproduction assistée ou, plutôt, la fécondation par intervention plus précisément, est un sujet d’une importance psychologique unique, avec des implications sociales et d’ une grande dimension spirituelle. Les techniques modernes de reproduction permettent la réalisation des attentes des époux moins féconds, et satisfont aux besoins profonds de paternité que de maternité. Ceci pourrait bien renforcer la cohésion de la vie en couple, et accroître le sentiment de plénitude et de réalisation au niveau familiale, mais d’autre part, donne naissance à des problèmes sans précédent, de nature morale, médicale, psychologique, légale et sociale. Ces problèmes résultent de la mécanisation d’un fait qui est par excellence personnel, profondément sentimental et sacré. Leur envergure et leur diversité sont fonction des techniques utilisées, des conditions sous lesquelles ces dernières sont appliquées ainsi que des possibilités incontrôlables et des conséquences inévitables qu’elles peuvent engendrer.
2) La reproduction assistée est, sans aucun doute, un progrès médical et biologique impressionnant qui engendre des implications sociales profondes. Le fait de la naissance d’un homme nouveau auquel elle est liée, est salué avec grande admiration, émerveillement et joie. Cependant, il faudrait, aussi, considérer le problème de la qualité de vie aussi bien du jeune être humain que de ses parents, qui n’est pas négligeable. Pour l’Église, la qualité de vie d’un être humain ne s’arrête pas à l’intégrité biologique ou psychologique, et son bonheur social mais s’étend à la capacité de l’accomplissement spirituel. C’est cette dimension spirituelle qui octroi à l’homme le sentiment d’harmonie psychosomatique ainsi que l’étendue de sa plénitude existentielle.

b. Principales positions théologiques
3) L’Église, en percevant et en transformant notre conscience, détecte et conserve les possibilités énormes et les perspectives immenses d’épanouissement offertes par la grâce de Dieu. Par conséquent, elle ne peut être perçue nullement comme une autorité objective qui cherche la normalisation ou le rôle du gendarme dans notre vie. Elle n’a pas comme objectif l’imposition de règles et d’interdictions dans notre vie mais la mise en place du critère qui nous guiderai à la connaissance de la vérité libératrice. (Jean VIII 32)
4) L’Église connaît en profondeur et perçoit avec sympathie notre nature humaine et notre faiblesse. Néanmoins, elle cherche à protéger l’aspect divin de notre personne; avec le désir de procréer, elle cherche à inspirer le besoin de Dieu; en même temps que charitable elle cherche à offrir l’intégrité de sa vérité. En plus de sa dispensation, elle cherche à donner la précision de la volonté divine.
5) Un élément fondamental de l’anthropologie Orthodoxe, c’est la reconnaissance que l’existence de l’être humain est sacrée. Par son existence, il relie le monde de la sensation au monde de la raison. Dieu, a fait « l’Homme à son image » pour qu’il puisse se ressembler à Dieu (Genèse 1 :26 ), c’est à dire, atteindre la déification et la sainteté. C’est dans cet objectif que l’homme travaille, développe sa famille, cultive les arts et les sciences, organise les sociétés. C’est aussi la raison pour laquelle il faut agir avec respect et imprégné de peur divine lorsqu’on s’occupe de l’homme, et à fortiori, lorsqu’on le «gère», puisque l’ on commet un acte sacre.
6) L’homme n’est pas la cause de sa propre existence. Toute référence a l’origine de sa vie doit engendrer un sentiment d’émerveillement et non pas de «hybris» (outrage.) Soit Dieu est perçu comme pourvoyeur de la vie, et donc Il est abordé avec de la peur, soit nous L’ignorons, et nous agissons comme si nous étions nous même des dieux. Dans ce deuxième cas de figure, nous avons commis la «hybris» et le prix en est extrêmement élevé.

c. L’importance de la double nature psychosomatique de l’homme.
7) Tout homme a une âme éternelle et immortelle étroitement liée à son corps. La double nature psychosomatique est interrompue momentanément par la mort biologique, et puis se rétablie au moment de la résurrection des corps au Royaume de Dieu.
8) Le début biologique de l’humain est en même temps sa naissance en tant qu’entité psychosomatique avec la capacité sous-jacente de devenir «enfant de Dieu» (Jean 1 :12). La fécondation avec la vie et l’existence biologique, attribue à l’homme son existence, son être, son âme.
9) L’âme ne s’installe pas dans le corps. Elle en est co-engendrée. L’âme née avec le corps.
Saint Grégoire de Nysse parle longuement sur la simultanéité de la naissance de l’âme et du corps. «Mais l’homme est un être unique, qui est fait d’âme et de corps, en une seule consistance commune dès le début, sans qu’il soit précédent et plus jeune à lui-même, avec la matière d’abord et puis, le reste. Et la création ne présuppose celui-ci avant celui-là, ni le corps avant l’âme, ni l’inverse…» (Traduction libre «De la construction de l’homme »)
10) Chaque homme qui est conçu, a un début mais n’a point de fin. Le début, la conception, est pour l’Église Orthodoxe un évènement d’importance unique. La destination divine et la perspective du royaume éternel donne au moment de la conception un aspect unique qui dépasse les limites de l’identité biologique et de la vie éphémère.
d. Le besoin de materner.
11) Le besoin d’avoir des enfants est naturel et sacré. Dans ce besoin, l’Église reconnaît le plan de Dieu de créer l’homme pour le faire participer à Sa béatitude.
12) L’anatomie, la physiologie, le rappel périodique mensuel du sexe, l’équilibre hormonal, la psychologie du sexe féminin relative à tout cela, sont orientés vers la maternité. Pendant la grossesse la femme vie et exprime au plus haut degré les particularités de son sexe. Le fonctionnement essentiel du corps féminin, vers lequel se dirige toute l’existence féminine, est celle de la reproduction. La femme existe à la manière qu’elle est anatomiquement, physiologiquement et sentimentalement pour le fœtus, la grossesse et la procréation.
13) Par analogie au besoin maternel, il y a également le besoin paternel. Pour ces raisons, l’Église reconnaît que la stérilité et la non-procréation pourrait devenir un calvaire dur à supporter, qui entraîne souvent des troubles psychiques intenses, de grandes difficultés sociales, et même parfois des problèmes insurmontables pour l’harmonie du couple. Mais au-delà du caractère d’une insuffisance biologique, elle perçoit la volonté de Dieu ou l’éventualité d’une bénédiction, qui s’expriment comme une épreuve.
14) De surcroît, comme l’Église reconnaît à chaque homme pas seulement une identité physique (biologique, psychologique, etc.) mais surtout des possibilités spirituelles illimitées, la conception selon laquelle la sous fécondité est un handicap ou un facteur de faiblesse sociale incurable, la trouve diamétralement opposée.
Nous rencontrons souvent le cas de figure selon lequel des couples ayant des difficultés pour enfanter, mais ayant une orientation spirituelle précise, deviennent très productif dans d’autres secteurs de la vie spirituelle et sociale.
15) L’Église, en voyant les progrès actuels de la science et de la technologie, réalise que pour chaque homme, grand nombre de désirs qui semblaient du domaine onirique hier encore, apparaissent aujourd’hui comme des espoirs bien fondés. Elle perçoit ce fait avec une joie importante et avec enthousiasme. Mais elle perçoit également que le progrès technologique transforme souvent les désirs en besoins et rend la lutte pour la liberté spirituelle plus ardue.
16) De cette mentalité découle un paradoxe : à notre époque le désir de procréation des parents féconds est dangereusement déprecié, tandis qu’inversement le besoin des parents sous féconds d’avoir une descendance devient socialement et psychologiquement imperatif. Le problème est d’autant plus intense aux sociétés closes ou la pression sociale empire les choses. La sous-fécondité est pourtant une soupape naturelle préventive pour éviter le poids de la procréation à ceux qui le tolèreraient mal. Ces gens héritent souvent de problèmes insolvables lorsqu’ils insistent, et ont des enfants.
17) L’Église et ses bergers contribueraient énormément au changement des mentalités maladives et des pressions sociales injustifiées. Ils pourraient parallèlement contribuer à cultiver le point de vue selon lequel la naissance d’un enfant tout en étant une grande bénédiction, la sous-fécondité ne dévalorise pas les époux, ne porte pas de préjudice à la relation, n’aboli pas le mariage.
18) La persévérance et l’effort par tous les moyens de transcender la stérilité porte le danger de transformer le désir naturel et sacré de la procréation en volonté intransigeante, qui de plus, s’oppose à celle de Dieu. Tout effort thérapeutique de la stérilité devrait laisser place à l’acceptation, en toute humilité, d’un éventuel échec.
19) L’origine de chaque homme à l’image de Dieu, est du fait de la volonté humaine d’une part, mais il est également du fait de la volonté de Dieu. La technologie moderne, bien qu’étant une grande bénédiction de Dieu à l’homme lorsqu’elle est utilisée avec sagesse et respect, lui donne en même temps la possibilité de s’opposer à la volonté de Dieu comme elle se manifeste à travers Ses lois naturelles. Et là où Dieu veut, l’homme peut s’y opposer, et là où Dieu refuse, l’homme persévère.
20) Tout homme qui naît, ne vient pas en ce monde pour décorer la vie de ses parents, ni pour augmenter leurs biens dans cette vie, ni pour devenir leur suite biologique et psychologique, mais il est à Dieu pour la vie éternelle, un cadeau d’amour et de confiance de Dieu aux parents. Il vient d’abord pour reposer Dieu, exprimer Son amour cenotique et social, et vivre dans la vérité lui-même, et ne satisfaire qu’ensuite ses parents sentimentalement et socialement.
21) Pour ces raisons, la conception de tout homme doit être l’expression attestée de la volonté divine et non pas le résultat exclusif d’un choix et d’une décision humaine. En d’autres termes il doit être le fruit d’une libre et humble soumission de la volonté des parents à la volonté de Dieu. Le plus grand cadeau de Dieu à l’homme est son libre arbitre. Sa plus grande menace la volonté humaine.

e. Le sacré du début de l’être humain
22) La façon par laquelle débute la vie, est sacrée. Le début précis de la vie dans le cadre de la physiologie, est dispensé de sensation humaine. L’évènement a lieu « en secret» en combinaison avec la plus intense expression de l’amour conjugal, et valorise le corps humain par la façon la meilleure. Le fonctionnement de la reproduction est également sexué. C’est son seul fonctionnement dont il a le libre choix et qui n’ est pas réflexe. C’est le fonctionnement psychosomatique par excellence et pour le porter au bout il faut les deux sexes.
23) La technologie moderne nous introduit dors et déjà à la logique des rapports sans reproduction, et de la reproduction sans rapports. Le dynamisme de la présence technologique enlève les origines de la vie de la chaleur et du noir dans le corps maternel, et les met dans le froid et la transparence des conditions « in vitro » et du moment inconnu à la connaissance précise du moment sacré. Ce moment unique grâce à la présence des époux et parents, est remplace, par leur absence et leur remplacement par le personnel médical. En ce moment sacré du début de la vie humaine, les parents ne sont pas ensemble, ne sont même pas présents. L’enfant est « construit » par les médecins et les infirmiers. Il n’est pas « conçu » par les parents. Il peut, en plus, ne pas avoir les matériaux génétiques des « parents ». Il se peut qu’il y est entre eux une tierce personne : le « donneur ».
24) La façon provoquée pour extirper le sperme se fait par de moyens non naturels qui sont d’habitude inacceptables moralement. Il s’agit d’un orgasme hors du cadre du coït naturel, qui de toute manière traumatise le sacro-saint de l’évènement. Bien-sur, lorsque c’est dans le but de la création de descendants, cela ne peut être considére(r) comme un péché de perte du sperme, à condition que cela se fasse par des moyens non humiliants de l’être humain à tous les niveaux, de toute façon il faut beaucoup d’attention et de la sensibilité.
f. Statut et nature de l’embryon
25) L’embryon a aussi bien une origine qu’une perspective humaine. Ses cellules son matériau génétique, sa morphologie et sa physiologie, tout est humain. Et sa possibilité de se développer en être humain parfait et en rien d’autre, scelle son essence humaine. Un ovule fécondé ne peut plus être fécondé par un autre spermatozoïde. Les caractéristiques d’une nouvelle vie humaine ont été déterminées sans retour. La fécondation est finale et non inversable.
26) Le spermatozoïde est celui du père tandis que l’ovule est celui de la mère. L’embryon, au contraire, juste après le moment de sa fécondation acquiert sa propre identité. Il appartient bien aux parents au point de vue responsabilité et obligation de sa protection, puisqu’ils l’ont voulu et l’on crée, mais il est indépendant pour ce qui est du droit de terminer son développement, pour qu’il puisse exprimer sa propre volonté.
27) Le zygote , l’embryon des premiers jours, l’embryon implanté, l’embryon formé ou celui des neuf mois, le nouveau-né, le petit enfant, l’adolescent, l’adulte, la personne âgée, l’homme aux diverses étapes de son développement, a la même parfaite identité humaine. Du début de la conception, l’embryon n’est plus un ovule fécondé : c’est une personne parfaite au point de vue identité et perfectionnée en permanence concernant l’expression du phénotype et son organisation.

g. Situation spirituelle de l’embryon
28) Tout cela conduit à la conclusion que le début de la vie biologique chez l’homme, s’identifie à un évènement d’une importance unique et sans précédent : la naissance d’une âme nouvelle. A chaque embryon donc, avec la multiplication cellulaire qui caractérise le développement de son corps, avec le transfert héréditaire, des caractéristiques qui forment sa personne, a lieu la naissance et le développement de son âme. Avec son âme il passera de l’enveloppe humaine à l’habit de la divinité, du temps à l’éternité, de l’usure à l’immuabilité, de la ressemblance physique aux parents à la similitude spirituelle à Dieu. Dans l’embryon il y a humblement l’image de Dieu.
29) De même que le perfectionnement corporel d’un être humain exige une préparation biologique de plusieurs mois, la grossesse, de la même manière le processus de la manifestation de l’âme a une durée. Elle débute à la conception et continue jusqu’à son accomplissement par la suite. Plus la procédure de perfectionnement biologique avance, plus le degré de manifestation des fonctions de l’âme augmente. Selon saint Grégoire Théologue pendant que le corps se développe et se perfectionne de plus en plus la sagesse déborde, la prudence et la vertu de l’âme. (Paroles Dogmatiques, VIII De l’âme PG37 453-454) .
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Marcus



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MessageSujet: suite   Jeu 28 Sep 2006, 13:09

30) L’évènement de la rencontre de Notre-dame avec Elisabeth et le frisson de l’embryon Prodrome (Luc a 41) en reconnaissance de l’embryon Jésus, se réfère non seulement à la mobilité biologique, mais aussi à l’expression spirituelle de l’âme dans l’embryon.
31) Des références analogues dans les textes de l’Ancien Testament parlent d’évènements spirituelles qui se sont passés avec des grands hommes (David, Hesau, Jérémie) « dans le ventre de leur mères » en démontrant ainsi que l’état embryonnaire est une phase de la vie humaine pendant laquelle la grâce de Dieu agit sur l’homme. Mais l’Apôtre Paul aussi, dans sa lettre aux Galates prétend que sa vocation date de la période ou il était dans le ventre de sa mère. « Mais, lorsqu'il plut à celui qui m'avait mis à part dès le sein de ma mère, et qui m'a appelé par sa grâce » (Gal. 1 :15), Dieu donc appelle, sanctifie, destine, nomme des prophètes et des apôtres même au cours de leur age embryonnaire.
32) L’évènement de la conception est considéré comme étant majeur, particulièrement béni et sacré. C’est pour cette raison que l’ Église rappelle et fête les conceptions des personnes de l’économie divine. Tout d’abord avec le mystère indicible de la conception du Seigneur le jour de l’Annonciation à la Sainte Vierge le 25 mars, et ensuite la conception de la Sainte Vierge le 9 décembre, et finalement la conception de Prodrome l’honnête le 23 septembre.

h. Droits moraux de l’embryon.
33) A travers le fait que l’embryon est humain et une personne en évolution, une vie dépendante qui découla de la volonté de personne tiers, incapable de se défendre et de subvenir à ses besoins seul, découle évidement ses droits aussi.
34) Le premier droit c’est celui de l’identité humaine. L’embryon a moralement le droit indéniable de manifester lui-même son identité et de développer sa personnalité. Au lieu de décider à sa place qu’est-ce qu’il est et qui il est, il faut lui donner la possibilité de nous le révéler lui-même de prouver que c’est un homme, et de nous montrer ses caractéristiques physiques et psychiques qui le différencient et le distinguent de tous les autres humains. Ce droit doit être protégé par la science et la société.
35) Le second droit c’est le droit à la vie. La voie naturelle de l’embryon c’est celle de tout homme. Le droit à la vie doit lui être reconnu. Nous devons le protéger et prendre soin de lui. L’embryon doit atteindre sa propre situation de vie autonome dans les meilleures conditions possibles. Mais le but de son existence doit être toujours la vie et jamais l’expérimentation (embryons expérimentaux), l’excédent (embryons excédentaires), ou l’attente en congélation (embryons congelés). Le fait que pour des milliers d’embryons le chaud espace de développement maternel a été remplacé par l’environnement glacial d’un congélateur et la possibilité de vie sous la perspective de l’expérience et de la mort est une dégradation de la valeur humaine et une insulte du droit à la vie.
36) Le troisième droit c’est celui du droit à l’éternité. L’embryon a la perspective de l’immortalité, il est destiné a partir du moment de sa conception de passer à la vie éternelle. Cela indique le droit de Dieu de répéter Son image chez l’homme.


i. Questions de fécondation in vitro

37) De ce qui précède, il ressort que les techniques modernes de fécondation in vitro impliquent des paramètres moraux et spirituels exigeant de l’Église une circonspection, fondée sur les quatre points suivants :

a) La conception de l’être humain par les techniques modernes est asexuelle, dans le sens où elle est indépendante de la sacralité, la sécurité et la certitude de la rencontre conjugale. L’homme n’est plus engendré naturellement, mais est « fabriqué » artificiellement.

b) A l’opposé des embryons et du sperme, les ovules se congèlent très difficilement. C’est la raison pour laquelle les pratiques habituelles facilitent la production stimulée d’ovules en grand nombre, dont la fécondation aboutit au problème de l’excédent d’embryons congelés.

c) Le fait que la fécondation se fasse hors du corps maternel et en l’absence des parents crée des possibilités infinies de fécondations suspectes non naturelles et immorales, avec tous les problèmes qui en découlent.

d) La fécondation in vitro donne d’énormes possibilités de traitement génétique antérieur à l’implantation et d’intervention aux conséquences imprévisibles.

38) La conception asexuelle dissocie le moment de l’origine psychosomatique de l’être humain du climat d’intense amour conjugal et de l’achèvement psychosomatique de leur union. La loi de Dieu détermine que chaque être humain doit être engendré par une efflorescence d’amour et non pas seulement par l’union mécanique de cellules génétiques (gamètes). Le fait que l’être humain a «son être emprunté» ne s’accorde pas avec son exigence de fixer lui-même la modalité de son origine, de désunir la création de son existence de la relation d’amour des parents et de l’utiliser dans des laboratoires médicaux avec des préférences et des choix personnels.

39) La conséquence directe de la fécondation in vitro est de créer des « embryons excédentaires ». L’Église refuse cette condition, parce qu’elle ne peut accepter qu’il existe des êtres humains en surplus, dont la destinée est déterminée par des tiers. Chaque être humain -et donc chaque embryon- détient l’unicité de la personne, le caractère sacré de l’image unique de Dieu et de la nécessité de communion des autres avec lui.

40) Les mal-nommés « embryons excédentaires » sont conservés en congélation en vue soit d’une utilisation future par les parents naturels, soit d’être attribués à d’autres « parents », soit d’effectuer des expériences, soit de constituer des ateliers d’organogenèse pour couvrir les besoins en greffes, soit enfin d’être détruits. Aucun de ces cas ne peut bien entendu être beni par l’Église. De même, les embryons rendus autonomes du processus de la grossesse demeurent injustifiés au regard de l’anthropologie et de la théologie orthodoxes. Chaque embryon constitue une image de Dieu à qui doit être donnée l’occasion de Lui ressembler.
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Marcus



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MessageSujet: suite   Jeu 28 Sep 2006, 13:11

41) Cependant, la congélation des embryons est liée à d’autres problèmes insurmontables. Par exemple, combien de temps est-il permis de conserver des embryons en congélation et que va-t-il advenir en cas de divorce, de décès ou toute autre raison où les parents ne les réclameront pas ? Il est préférable qu’ils soient détruits ou qu’ils soient donnés à un autre couple ? Qui sera compétent pour choisir entre deux maux le moindre ?

42) La fécondation in vitro offre de nouvelles possibilités lourdes de conséquences morales et sociales indéterminées. Ainsi pour la première fois, font leur apparition les idées de dons de sperme et d’ovules, de même que l’effectivité du recours aux possibilités de reproduction par une tierce femme. Une telle pratique peut conduire au phénomène : d’affaiblissement ou de contestation de la relation parents – enfant ou d’une relation déséquilibrée entre les deux parents et l’enfant, puisque l’un des deux est parent naturel tandis que l’autre joue le rôle de beau-père ou belle-mère ; l’interférence d’une mère porteuse dans la relation sacrée des parents génétiques et de l’enfant ; la naissance de frères et sœurs ignorés les uns des autres ; le danger de relation consanguine, etc. Toute forme de fécondation hétérologue revient à discréditer le sens de la maternité et de la paternité et, dans la mesure où intervient une tierce personne dans le processus sacré de la reproduction humaine -et par conséquent du mystère du mariage- l’Église ne devrait pas l’adopter.

43) Lorsque l’un des époux contribue biologiquement à la naissance de l’enfant, il s’agit d’un cas similaire à celui d’une adoption, différant de celle-ci du fait que l’un des époux est parent naturel et l’autre joue le rôle de beau-père ou belle-mère. Au contraire, le cas d’acquisition d’embryon semble s’apparenter à celui de l’adoption classique.

44) Lorsque l’on effectue un transfert de plusieurs embryons pour accroître les chances de succès, on aboutit souvent à une grossesse de conception multiple. La méthode de « réduction sélective du nombre d’embryons » pratiquée pour l’aboutissement de la grossesse revient de fait à une destruction d’embryons vivants, qu’en aucun cas l’Église ne saurait accepter.

45) La fécondation hétérologue est parfois assimilée à l’adultère. Elle en diffère cependant en ceci qu’elle ne présuppose pas une relation érotique extra conjugale qui constitue la raison essentielle d’une qualification de l’adultère en tant que péché et déviation morale. C’est la raison pour laquelle l’Église devrait certes maintenir ses réserves envers la fécondation hétérologue mais éviter de la considérer comme un adultère.

46) La possibilité de grossesse par mère porteuse ou de substitution peut certes avoir un volet positif, dans la mesure ou elle est au service de la grossesse dans l’amour. Puisque cependant la relation qui se développe avec l’embryon pendant la grossesse est essentielle et constitue une part indissociable de la maternité mais aussi du développement de l’embryon, si la poursuite de la relation mère porteuse–enfant est préjudiciable aux parents génétiques, son interruption est dommageable pour la mère porteuse, et dans tous les cas, est nuisible à l’enfant. Pour cette raison et surtout parce que ceci bouleverse la cohésion familiale, l’Église peut difficilement approuver une telle déviation par rapport au processus naturel.

47) La fécondation in vitro permet également aux femmes non mariées à avoir un enfant. Ceci doit être rejeté parce que d’une part ceci sous entend une naissance hors mariage et d’autre part nuit à l’enfant dans la mesure où cela présume qu’il soit élevé en l’absence d’un père.

On peut classer dans cette même catégorie les cas de fécondation par sperme d’un époux décédé ou d’une gestation d’un embryon congelé après le décès du père.

48) Il en va de même de la procréation chez les mères trop âgées. Ce genre de conception résulte du désir égoiste de la mère d’avoir un enfant mais les exigences de la nature en limitent les capacités. L’enfant ainsi conçu apportera certes la joie de la naissance à ses parents mais lui-même n’aura que des possibilités restreintes de jouir de la présence naturelle de ses parents et encore moins de leur jeunesse. Les lois de la nature elles-mêmes déterminent les paramètres de développement d’un être humain. La procréation chez les mères trop âgées est un acte d’égocentrisme de courte vue qui nuit au nouveau-né.

49) La fécondation artificielle donne également la possibilité de procréer à des couples d’homosexuels. L’Église devra s’opposer par tous les moyens à une telle éventualité car elle constitue non seulement une anomalie naturelle mais également une perversion morale, lourdes de conséquences catastrophiques sur la psychologie de l’enfant et incalculables pour la société.

50) Le contrôle effectué avant l’implantation est lié à la pratique de la fécondation in vitro. Lorsque ce contrôle implique une intervention thérapeutique ou préventive et que suit l’implantation, il est compatible avec la conception médicale classique. Cependant, à l’heure actuelle ces cas sont, d’une part, très rares et d’autre part, ne sont pas dépourvus de toutes les conséquences de la fécondation in vitro. En effet, lorsque les examens sont positifs –c’est-à-dire quand une pathologie génétique est diagnostiquée- cela conduit presque toujours à une interruption de grossesse.

En outre ce contrôle pourrait conduire à une certaine sélection de qualités (sexe, couleur des cheveux ou des yeux, etc.) voire à la destruction d’embryons aux caractéristiques non désirés et par conséquent à servir une conception eugénique de la vie.
C’est pour cette raison que le contrôle pré-implantation constitue une méthode moderne de diagnostic très prometteuse mais l’Église doit demeurer très circonspecte à son égard.

51) La reproduction par clonage supprime le processus naturel de la conception, elle méprise le sexe masculin –puisqu’elle annule sa participation et son rôle dans la reproduction- elle blesse la participation de la mère –puisque sa matière génétique n’y contribue pas-, elle bouleverse l’équilibre entre les sexes, sous certaines conditions elle offense la sacralité de la personne et constitue davantage un outrage (hybris) plutôt qu’un succès scientifique.

52) La micro fécondation constitue certes une méthode qui améliore les résultats de l’intervention artificielle dans la reproduction mais limite encore davantage le rôle de la sélection naturelle –qui fonctionne souvent de façon préventive- puisque la fécondation de l’ovule ne se fait pas dans un milieu de sperme avec de nombreux spermatozoïdes, mais avec un spermatozoïde présélectionné.

Le fait qu’à l’heure actuelle nous ne soyons pas en mesure de diagnostiquer d’avance d’éventuelles anomalies génétiques dans les spermatozoïdes –dont la sélection se fait uniquement sur des critères biologiques- a pour résultat de se substituer à la nature dans la responsabilité de créer des embryons génétiquement pathologiques, fait qui représente une raison de plus de réserve morale à l’égard de la micro fécondation.

53) Toutes ces pratiques, si elles ne sont pas toujours clairement eugéniques dans leur expression, le sont dans leur esprit. Elles ne parviennent pas à éviter l’apparition de handicaps mais habituellement font disparaître le handicapé. Tant qu’il n’y aura pas de distinction entre pathologie et patient, la seule réponse semble être la mort du patient dans la phase et l’expression la plus fragile, sacrée et sensible de sa vie. La destruction de l’embryon pathologique semble être la « thérapie » proposée.

54) L’extraction de la rencontre des gamètes , à savoir la conception hors du corps maternel, ouvre d’immenses potentialités d’interventions génétiques qui peuvent altérer irrémédiablement le genre humain, tant aux plans biologique que social, lesquelles sont à un degré de dangerosité incontrôlable. L’incapacité d’imposer des mécanismes de contrôle conjuguée aux immenses possibilités d’interventions génétiques peut s’avérer catastrophique.
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Marcus



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MessageSujet: suite   Jeu 28 Sep 2006, 13:11

j. Le rôle de la technologie

55) Il ne fait aucun doute que la technologie moderne ait contribué de façon inestimable à la recherche en matière de santé et qu’elle promet de le faire encore davantage. A notre époque, cet état de fait est une véritable grâce de Dieu. Cependant, son usage non mesuré menace l’homme de désacralisation et rend latent le danger qu’il soit considéré comme une machine, avec des pièces de rechange et des accessoires.

56) L’homme, s’il n’y prend garde, ne dirige pas seulement mais est également dirigé par la technologie. Il est attiré par ses succès et s’y assujetti. Au nom de la liberté du progrès scientifique et technologique, qui vise à étendre sa souveraineté sur la nature, il se peut que sa propre liberté disparaisse.

57) Dans la mesure où l’utilisation de la technologie non seulement ne viole pas la sacralité de la fécondation humaine, mais au contraire la soutient, elle est non seulement autorisée mais agréable à Dieu et souhaitée. Toutefois le progrès technologique n’est pas un succès quand il impose des choix contre nature, trouble l’ordre familial et la cohésion, perturbe l’association des lois spirituelles et physiques et se substitue à Dieu. La réussite n’est pas seulement la découverte talentueuse d’une nouvelle technique révolutionnaire, dans les limites réellement démesurées de la mécanique génétique, mais aussi la réponse effective aux multiples problèmes (génétiques, psychologiques, sociaux, moraux, économiques, légaux, etc.) qui découlent d’une application inconsidérée, notamment en matière d’intervention dans la fécondation.

58) L’Église ne craint pas le changement, ni ne résiste au nouveau et à la découverte ; mais en tout état de cause, elle refuse d’une part le non respect de la création et de la personne humaine et d’autre part la profanation du caractère sacré de la famille. La fécondation constitue l’étape sacrée de la vie, l'accès qui requiert respect et peur de Dieu.


k. Intérêts financiers et conséquences psychologiques

59) Les nouvelles techniques de reproduction assistée corrompent souvent le souhait pur des parents d’avoir des enfants de par les intérêts financiers incontrôlés des médecins, des cliniques et des entreprises (par exemple, le coût élevé des gonadotrophines peut constituer une raison majeure pour laquelle, au lieu de collecter les ovules pendant le cycle normal, il est préféré de provoquer une ovulation par administration d’hormones). Pour cette raison, il serait bon de recourir à ces techniques sans précipitation ou sous l’influence de pressions psychologiques de la part de personnes qui ont probablement de tels intérêts.

60) Par ailleurs, le passage de l’idée du don à celle de la pratique de la vente-achat, qui est en outre tellement simple et en fait non contrôlée, porte le danger d’une perversion de la sacralité de la fécondation en un acte de transaction économique ainsi que d’une dégénération de l’amour en contrat.

61) Les méthodes de reproduction assistée ont été appliquées sans bien entendu que l’on puisse a priori connaître les éventuels problèmes psychologiques des embryons conçus. On a tenu compte de la demande psychologique et des besoins des parents et non de l’éventuel effet négatif sur le psychisme des enfants. Ceci constitue une dépréciation de la valeur de la vie de l’embryon. Les orphelins, les enfants adoptés, les enfants de parents divorcés manifestent habituellement des problèmes d’adaptation, d’équilibre et d’harmonie psychologiques. Le fait que les diverses techniques de fécondation in vitro puissent créer des êtres humains présentant des pathologies ou instabilités psychiques congénitales ou innées, surtout lorsque ces techniques comportent des paramètres de processus hétérologues ou d’emprunt, constitue encore un autre facteur défavorable pour accepter sans réserve la fécondation in vitro.

62) Une question corollaire est celle de savoir quel impact psychologique peut avoir le fait que, avec le progrès de la technologie génétique, les enfants pourront désormais connaître leur mode de conception ou s’ils proviennent d’un don de sperme ou d’ovule. L’éventualité qu’un tel enfant traverse une grave crise d’identité et ensuite, de sociabilité, est particulièrement sérieuse, surtout lorsqu’il apprend qu’il n’est pas porteur des caractéristiques génétiques de ses parents et qu’il ignore qui sont ses parents génétiques, ou qu’il se rend compte que son degré de parenté avec ses deux parents est différent ou encore qu’il a deux ou même trois mères, etc. Les problèmes de ce type se posent avec plus d’acuité dans le cas où l’unité de la famille a été brisée et que s’ensuivent des conséquences juridiques.

63) Des problèmes similaires d’ordre psychologique peuvent également apparaître chez les parents, notamment en cas de fécondation heterologue (hétérogène) , de relations et droits de parenté contestables, d’échecs des méthodes de reproduction artificielle et de brusque anéantissement de leurs plus chers espoirs et attentes.

l. Cadre juridique
64) En général, la conception juridique moderne s’efforce d’harmoniser de manière équilibrée les principes communément admis dans un pays où sont reconnus les droits individuels. Dernièrement une loi a été votée dans notre pays (N.3089/2002) sur « l’assistance médicale à la reproduction humaine », assortie d’une seconde loi qui réglemente les détails pratiques (fonctionnement de Centres de reproduction assistée, de banques de gamètes et d’embryons, etc.). L’esprit de la première loi –qui implique de fait la seconde- est qualifié par ses initiateurs comme le plus « progressiste » en Europe. La loi évite systématiquement et avec insistance de désigner l’embryon par son nom (on préfère des termes tels que « matériel génétique » et « ovule fécondée », qui sont certainement vagues, imprécis, irrespectueux et erronés). Elle ne se réfère pas aux droits et intérêts de l’enfant ; accepte la fécondation hétérologue sous ses diverses formes ; adopte la procréation par des femmes non mariées et des concubins, ainsi que la procréation par sperme de conjoint défunt ; introduit la pratique de la maternité interposée ; autorise l’expérimentation sur les embryons et, en dépit des réserves et des objections exprimées publiquement de l’Église, déprécie en fait l’institution du mariage, affaiblit les liens familiaux et altère le caractère de l’éthique familiale.

65) Dans la mesure où la source principale de conflit d’intérêts dans la reproduction assistée réside entre parents et embryons, et où ces derniers ne peuvent défendre leurs droits ni exprimer leur volonté, la possibilité de légitimer des injustices est telle qu’elle impose à l’Église réserve et circonspection.
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Marcus



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MessageSujet: fin   Jeu 28 Sep 2006, 13:12

66) Parallèlement, l’impossibilité de prévoir exactement légalement le statut successoral et l’avenir biologique des embryons en cas de décès des parents avant l’implantation ou bien la difficulté de définir les compétences et droits relatifs aux embryons congelés en cas de divorce, sont un indice de la complexité de ces problèmes, qui en fait ne sont définitivement résolus que par la destruction des embryons, ce qui est naturellement inadmissible.

67) Il est absolument indispensable d’instituer un cadre légal précis qui facilite et protège l’application des principales formes de fécondation provoquée, fondé cependant sur les principes de la bioéthique et de la déontologie. Sur ce point, la parole de l’Église est essentielle et opportune. C’est la raison pour laquelle elle doit, en toute occasion, promouvoir le texte déjà élaboré de ses propositions et réglementations juridiques, d’autant plus que ses propositions ne sont pas un discours théorique et fictif, mais sont, pratiquement toutes ou dans leur globalité, appliquées dans la plupart des pays de l’Europe.

m. Conception spirituelle

68) L’Église accepte la douleur, la maladie, l’infirmité dans le cadre de la ptose de l’être humain. En même temps, cependant, elle respecte la médecine. Tandis qu’elle bénit toute tentative médicale éthiquement acceptée de les soigner, elle s’en remet en ultime recours à l’amour de Dieu envers chacun. Sa pensée sur le sujet se résume au chapitre 38 du livre de la Sagesse de Sirah «Mon fils, dans ta maladie n’oublie pas (les médecins et médicaments) mais rend grâce à Dieu et Lui te soignera» (traduction libre 6 : 9). Elle envisage tous les problèmes avec patience, humilité et foi. Elle ne dissocie pas les épreuves de l’amour de Dieu mais les voit comme des occasions de salut, des occasions de sanctification.

69) L’Église ne récuse pas sous divers aphorismes les questions de bioéthique et par conséquent la reproduction assistée, mais reste ouverte à une réflexion dont elle détermine l’orientation et la moralité de l’approche. Ce qu’elle offre, ce n’est pas une définition générale de la volonté de Dieu, mais la possibilité pour chacun de la reconnaître lui-même dans sa vie.

70) De même, elle considère la naissance de chaque être humain comme inscrite dans le cadre du sacrement du mariage. C’est pourquoi elle conçoit que le mystère du début de la vie humaine se réalise au sein d’une union monogamique hétérosexuelle, bénie par le sacrement du mariage, où « l'homme quittera son père et sa mère, et s'attachera à sa femme, et les deux deviendront une seule chair » (Ephésiens 5:31). La conception réalisée dans un laboratoire autre que celui du corps maternel, et par un processus différent de celui de l’union conjugale perd de sa parure sacrementale

n. La contre proposition de l’Église
71) La dignité humaine ne se réalise pas uniquement par la procréation mais également sans elle. L’Église bénit la procréation mais considère également le mariage sans enfant comme un mariage plénier. La stérilité biologique peut s’avérer l’occasion d’une riche fertilité spirituelle pour les époux, s’ils acceptent avec humilité la volonté de Dieu dans leur vie. Au contraire, si le désir d’avoir des enfants devient une volonté inflexible, il est le signe d’une immaturité spirituelle.

72) En outre, l’Église devrait au contraire exercer son influence de sorte à infléchir les conceptions sociales sur la stérilité et que les pressions soutenues du milieu sur les couples stériles soient minimisées dans la mesure du possible, et notamment de sorte que les couples concernés se rendent compte qu’une carence dans un domaine de la vie –aussi vital soit-il- s’accompagne habituellement d’autres alternatives en quête d’achèvement. Notre bonheur et notre destin ne sont pas atteints par la violation de la nature ou la persistance dans nos volontés, mais le sont par la mise en valeur de nos capacités.

73) Le problème de la sous fertilité de certains couples pourrait parfaitement être résolu par l’adoption. L’Église devrait par tous les moyens contre proposer l’assainissement, la promotion et l’encouragement de l’institution de l’adoption. De cette façon, les drames existant sont quelque peu apaisés, le danger d’une grossesse malheureuse limité et la volonté humaine subordonnée à une logique d’amour.

74) En cas de conjoints génétiquement stériles et à la place de l’adoption, une idée qui appelle à être développée davantage pourrait être de proposer l’adoption et la gestation « d’embryons excédentaires » d’origine inconnue des parents. De cette manière, certains embryons peuvent être sauvés et la mère peut vivre le lien de la grossesse avec l’enfant, tandis que l’enfant qui en naîtra aura le sentiment d’avoir un lien de parenté plus solide avec ses parents et moins d’être le fruit d’une adoption. Le problème causé par l’identité biologique confuse d’un enfant ne se pose pas dans les cas d’adoption classique.

o. Orientations pastorales
75) Étant donné que dans les questions de technologies modernes de reproduction, la plupart des fidèles, mais aussi des confesseurs, ignorent des détails très importants, une information est nécessaire à tous les niveaux. La connaissance des techniques employées pour la procréation artificielle, ainsi que les principales positions de l’Église à ce sujet, aide les intéressés à prendre position de manière responsable en la matière.

76) L’Église ne peut, par principe, recommander le recours à la reproduction assistée pour faire face au problème de l’absence d’enfant. Son rôle n’est pas non plus d’approuver des décisions. Elle peut et doit faire face au problème dans la mesure où il est désormais une réalité qui s’est créée indépendamment de sa volonté ou de son souhait, non pas certainement sur la base de l’exactitude théologique, mais de la dispensation spirituelle. Selon ce qui précède, lorsque l’on le lui demande, elle doit préciser l’orientation de sa pensée clairement et librement.

77) Dans ce contexte, et compte tenu du fait que les parents actuels se trouvent confrontés à un grand défi tout en faisant l’objet de pressions intenses, alors que leurs résistances sont limitées, que leurs réserves de foi et de forces intérieures sont réduites, l’Église pourrait suivre les étapes suivantes pour orienter les fidèles :

a) De rendre manifestes et réelles sa compréhension et son amour. Que sa parole soit emplie d’esprit et de vérité, mais aussi de sympathie et philanthropie.

b) D’exprimer l’immense importance de la nécessité de conserver la sacralité du mariage, de laisser un espace à l’exercice de la grâce de Dieu. Les épreuves et les privations constituent habituellement des occasions uniques de confirmer la présence de Dieu dans notre vie.

c) D’informer sue le contenu exact de ces méthodes et de mettre en évidence les problèmes éthiques et spirituels qui en découlent.

d) De rendre clair que, après tout ce qui précède (conception asexuelle, embryons excédentaires, possibilités de déviations, possibilités d’interventions génétiques avant implantation et de modifications, etc.), l’Église peut difficilement approuver ces pratiques et adopter des voies étrangères à son esprit.

e) Dans les cas où la procréation bouleverse l’ordre familial normal (mère non mariée, fécondation par sperme de l’époux défunt, procréation par mère trop âgée, fécondation hétérologue, emprunt d’utérus, etc.), de faire savoir clairement l’opposition de l’Église.

f) Lorsqu’il s’agit de parents, qui pour des raisons particulières ne peuvent se résigner, de proposer chaleureusement l’idée de l’adoption ou, si cela n’est pas possible, d’accepter la fécondation par des méthodes qui cependant ne créent pas d’embryons excédentaires ni ne comportent aucune forme d’emprunt ni ne laissent aucune marge à la destruction d’embryons. Ainsi par exemple, l’Église pourrait accepter par dispensation une injection de sperme analogue, le couple étant considéré comme une entité unique malade, dans la mesure où les deux conjoints sont d’accord et que tout le processus se fasse dans le respect de l’esprit des principes précités. L’Église pourrait également accepter l’assistance à la reproduction par gamètes des parents uniquement, l’implantation dans l’utérus de la mère et la fécondation d’autant d’embryons que ceux implantés.

78) Les prêtres devront transmettre avec humilité et dans la foi le besoin des fidèles de revenir à des modes de vie plus naturels et spirituels. Il est en effet bien connu que le mode de vie, la tension et le stress, l’ébranlement de la confiance des hommes et d’autres facteurs relatifs sont considérés comme responsables du niveau exrtêmement dangereux de la sous fertilité.
L’Église propose une conception de vie moins sécularisée, qui garantisse la simplicité, la sobriété, la confiance mutuelle des époux, le recours à l’assistance médicale tout en s’en remettant entre les mains de Dieu.

79) La prière liturgique et individuelle, la participation active aux sacrements de l’Église, la culture de l’amour, le recours à l’entremise des saints, les offrandes saines, les pèlerinages humbles, etc. constituent les moyens de l’Église, confirmés par l’expérience, qui nécessitent de revenir dans la vie des fidèles.

80) Quand l’Église demande aux couples d’éviter certaines techniques qui accroissent les espoirs de procréer, elle devra simultanément inspirer la confiance dans la volonté de Dieu et introduire les fidèles à la logique et l’expérience de la prière et du « signe ».

81) L’Église montre certes le chemin de l’exactitude mais soigne pastoralement également les ptoses de ses enfants lorsque, pour diverses raisons, ils ne peuvent, d’une part appliquer son enseignement et d’autre part, se repentent véritablement.

82) En outre, l’Église voit toute la question de la reproduction humaine dans une optique élargie. Ainsi, même si l’acquisition d’enfants en elle-même constitue un don de Dieu et une bénédiction, l’intérêt des parents doit se centrer sur un fait important : parallèlement à leur propre achèvement par le Christ, à la bonne éducation, au progrès en Christ et au développement de leurs enfants, de façon à ce qu’ils puissent dire un jour «Me voici, moi et les enfants, que Dieu m’a donnés».
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AntoineG



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MessageSujet: Re: Insémination artificielle   Ven 29 Sep 2006, 23:36

Cher Arnaud,

Bravo pour votre belle volonté d'obéissance malgré la difficulté compréhensible que vous pose cette question. Je tente d'apporter ici quelques élements complémentaires à votre réflexion - mais peut etre aviez vous déja pensé à tout cela.

Citation :
La question est: N'est pas ici de la médecine?
Le but est de guérir et non de tuer, et ce dans le cadre du couple

Peut-être n'est-ce justement pas de la médecine, au sens strict : le but de la médecine est de "guérir", pour sauver une vie ou rétablir une fonctionnalité.

Considérons la possibilité que la stérilité persistante ne soit pas une maladie. Cela signifie que la capacité reproductive ne serait pas, chez l'homme, une simple fonctionnalité comme le fonctionnement du coeur ou d'un bras.

Notez qu'à l'autre bout de la vie humaine, la position de l'Eglise met aussi des limites à la médecine. Par ex pour éviter une mort naturelle inévitable, la conservation en vie végétative en vue de maintenir une personne en vie un siècle en espérant que la médecine du siècle futur saura la guérir, par amour pour la vie. La mort non plus n'est donc pas une simple fonctionnalité dont nous disposerions totalement. Eviter la mort est un devoir de la médecine. Cependant celle-ci doit respecter une limite à ses efforts pour éviter la mort. La mort aussi doit s'accomplir aussi en quelque sorte "selon la nature".


Citation :
Selon sa nature

Ce mystère doit donc, selon l'Eglise, se dérouler dans le sein de la femme.

Dans l'obscurité et l'intimité la plus stricte.

Avec le père, la mère, et Dieu. A trois, seuls. Exclusivement.

Il me semble que la position de l'Eglise est cohérente avec la thèse de l'animation immédiate. La Trinité est présente lors de la création d'une personne humaine. Elle veut le faire dans le sein de la mère connu par le père.

Dans la mer des poissons fécondent les oeufs déposés par les femelles en aspergeant du sperme. La création connait donc d'autres procédés, moins intimes, pour la reproduction.

Mais pour l'apparition d'un être humain il semble que Dieu demande à être seul avec les parents.

Et si la nature ne permet pas au couple de procréer selon la nature, malgré les traitements médicaux (et/ou psychologiques), l'Eglise demande de voir la, et accepter, la volonté divine. Idem pour la mort naturelle.

Antoine
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Philos



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MessageSujet: Re: Insémination artificielle   Sam 30 Sep 2006, 11:53

Antoine je te remercie beaucoup, ce que tu dis est simplement beau, pesé, essentiel, bien énoncé et pour tout dire même poétique...

Je reste sans voix... et j'attend les dires du sieur Arnaud Mr.Red
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Invité



MessageSujet: Re: Insémination artificielle   Dim 01 Oct 2006, 13:57

Oui, merci, cher Antoine ; ce que vous énoncez est parfaitement clair et vrai.

L'homme n'est pas le Maître de la vie, il l'oublie parfois, quand il ne le nie pas... La tentation suprême est grande, de vouloir égaler son Créateur, comme au moment de manger "le fruit défendu"!!.
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Marcus



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MessageSujet: Re: Insémination artificielle   Lun 02 Oct 2006, 09:56

Personne ne commente la position de l'Eglise de Grèce ?
Je ferai remarquer que cette Eglise établit un distingo intéressant entre :
-Procréation avec donneur hétérogène ou in vitro, pour lesquelles l'Eglise est très réticente
-Procréation avec donneur homogène et in utero pour laquelle l'Eglise estime qu'on peut appliquer le principe d'Economie et laisser les fidèles décider en conscience à la lumière de leur Foi.
Je rappelle pour mémoire que l'Eglise orthodoxe grecque adopte également une position "d'Economie" s'agissant de la contraception chimique, qu'elle ne différencie guère de la contaception dite "naturelle", mais qu'elle condamne vigoureusement l'avortement.
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Insémination artificielle   Lun 02 Oct 2006, 14:20

Marcus a écrit:
Personne ne commente la position de l'Eglise de Grèce ?
Je ferai remarquer que cette Eglise établit un distingo intéressant entre :
-Procréation avec donneur hétérogène ou in vitro, pour lesquelles l'Eglise est très réticente
-Procréation avec donneur homogène et in utero pour laquelle l'Eglise estime qu'on peut appliquer le principe d'Economie et laisser les fidèles décider en conscience à la lumière de leur Foi.
Je rappelle pour mémoire que l'Eglise orthodoxe grecque adopte également une position "d'Economie" s'agissant de la contraception chimique, qu'elle ne différencie guère de la contaception dite "naturelle", mais qu'elle condamne vigoureusement l'avortement.

Cher Marcus,

Etes vous sûr qu'il y a une position aussi unifiée? Ne sont-ce pas plutôt des avis d'évêques?

Ceci dit, leur position sur la FIV me paraît excellente.

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Arnaud
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Marcus



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MessageSujet: Re: Insémination artificielle   Lun 02 Oct 2006, 14:46

Cher Arnaud,

L'avis que j'ai reproduit traduit la position de l'Archevêque d'Athènes et du Saint-Synode de l'Eglise de Grèce.
Il est vrai que la position du Patriarcat de Moscou est plus "dure" et plus proche de celle de Rome sur les questions de bioéthique. Cela est dû à mon avis aux abus terribles qui ont lieu en Russie en matière de moeurs et à la "réaction" peut être nécessaire en sens contraire. Par contre, je crois savoir que le Patriarcat de Constantinople est assez en phase avec les thèses d'Athènes ici reproduites. (Vous savez que l'Eglise grecque est autocéphale) Comme je me sens essentiellement proche de l'Orthodoxie grecque et constantinopolitaine, j'ai voulu faire partageer son expérience.

Bien à vous.
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Insémination artificielle   Lun 02 Oct 2006, 15:01

Et j'aime beaucoup.

Sur la contraception artificielle, je reste par contre catholique. L'expérience fréquente des gens montre que cela abîme, la santé, la sexualité et la générosité du couple.

La contraception nnaturelle oblige à une relation plus contrôlée, à des moments de chasteté, quoique elle reste ouverte à la vie.

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Arnaud
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Jean-Yves Tarrade



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MessageSujet: Re: Insémination artificielle   Lun 02 Oct 2006, 15:37

Marcus a écrit:
Personne ne commente la position de l'Eglise de Grèce ?
Je ferai remarquer que cette Eglise établit un distinguo intéressant entre :
-Procréation avec donneur hétérogène ou in vitro, pour lesquelles l'Eglise est très réticente
-Procréation avec donneur homogène et in utero pour laquelle l'Eglise estime qu'on peut appliquer le principe d'Economie et laisser les fidèles décider en conscience à la lumière de leur Foi.
Je rappelle pour mémoire que l'Eglise orthodoxe grecque adopte également une position "d'Economie" s'agissant de la contraception chimique, qu'elle ne différencie guère de la contraception dite "naturelle", mais qu'elle condamne vigoureusement l'avortement.

Cher Marcus

Merci infiniment pour ce texte.
Je l’ai imprimé (ça fait 9 pages) et lu attentivement.

Il est effectivement fondamental de faire la différence entre insémination in utero et fécondation in vitro.

Peux-tu préciser cette notion de "principe d’économie" ?
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Chantecl
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MessageSujet: Re: Insémination artificielle   Lun 02 Oct 2006, 15:49

Noel a écrit:

Quant aux méthodes d'insémination artificielles... il y a tant d'enfants à adopter...

Très peu en France. Et l'adoption en France et à l'étranger est un parcours du combattant.
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Marcus



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MessageSujet: Re: Insémination artificielle   Lun 02 Oct 2006, 17:42

Cher Jean-Yves,

On distingue traditionnellement l'acribie de l'économie. Le principe de l'acribie, c'est l'application d'une règle, d'un canon de l'Eglise, avec rigueur, sévérité et sans concession. Au contraire la pratique de l'économie consiste à tenir compte de la faiblesse et des contingences humaines et à adapter la règle à la réalité du peuple des baptisés. C'est au charisme épiscopal de discerner comment et quand on use de l'économie. Cela différe selon les Eglises locales en fonction des circonstances particulières.

Bien à vous.
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Marcus



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MessageSujet: Re: Insémination artificielle   Lun 02 Oct 2006, 18:00

Cher Arnaud,

Difficile quand même de justifier la distinction entre les deux formes de contraception alors que le but recherché est le même. L'Eglise orthodoxe, en général, ne tranche pas de façon abrupte et laisse les fidèles user de leur liberté d'enfants de Dieu dès lors qu'il n'y a rien dans l'Ecriture et la Tradition qui soit affirmé clairement. Dans l'Orthodoxie, il n'y a pas de magistère au sens romain du terme qui tranche de manière infaillible, surtout en matière de morale. Moi, cela me paraît plus conforme à ma perception de ce que Dieu veut pour nous : la liberté éclairée par la Révélation contenue dans les textes sacrés, les conciles, les Pères et la liturgie.
Quand je parlais plus haut d'économie et d'acribie, c'était un peu par abus de langage car on utilise ces notions en matière canonique alors que ces questions de moeurs et de bioéthique récentes n'ont justement jamais donné lieu à développements canoniques.
En fait, sur la procréation assistée et la contraception, la différence avec Rome vient essentiellement de ce que la conception orthodoxe du mariage, c'est qu'il est d'abord ordonné à la création d'une Eglise domestique et au bien des époux dans la Charité mutuelle, l'assistance réciproque dans la vie chrétienne. La procréation vient ensuite et n'est pas une condition nécessaire au mariage même si elle est de manière générale hautement souhaitable. C'est ce qui ressort du texte grec ci-dessus. Le magistère romain, culminant avec l'encyclique Casti Conubii de Pie XI (années 1920) dit le contraire. Le catéchisme du concile romain de Trente (XVI ème siècle) était paradoxalement plus proche de la position orthodoxe.
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Insémination artificielle   Lun 02 Oct 2006, 18:39

Cher Marcus,

De toute façon, sur la contraception artificielle, l'Eglise prend une position précise, sans plus, indiquant le lien entre ouverture à la vie, sexualité, amour.

Par contre, comme pour votre Eglise, sur l'avortement, l'Eglise a une position solennelle, dogmatique, définitive, de condamnation, allant jusqu'à l'excommunication ipso facto (sauf bien sûr pour avortement thérapeutique, celui qui sauve la vie de la mlère ou quand l'enfant n'est pas viable).

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Arnaud
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