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 Le socialisme

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MessageSujet: Re: Le socialisme   Mar 27 Sep - 21:33

Socialiste ou pas ?


Les médias en France ont cet énorme avantage de ne jamais laisser passer la moindre occasion de faire un scandale pour la moindre déviance publique au Vivre Ensemble courageusement proclamé sur toutes les ondes. Avec l’avènement d’internet, ces mêmes médias se sont aussitôt empressés de vérifier que chaque petit paquet IP disposait de son cachet Egalité-Taxes-Bisous dûment apposé. Et lorsqu’une application pour iPhone déroge à la règle, ça tire de la sonnette d’alarme à tour de bras et ça lève massivement du bouclier.

Ainsi, lorsqu’on a appris qu’un odieux vicelard certainement nazi à tendance xénophobe et antisémite avait mis en ligne une application, Juif Ou Pas Juif, permettant, sur la base du nom de famille, de déterminer si une personne est juive ou pas, immédiatement les médias se sont emparés de l’affaire pour réaliser une vraie bonne grosse tempête de polémiques idiotes.

D’une part, il s’est très rapidement avéré que l’odieux facho qui avait osé cette abominable application … était juif et le revendiquait. D’autre part, son application s’est essentiellement contentée de rassembler des données déjà existantes. Comme l’explique son créateur, un certain Lévy,

« Les données sont déjà disponibles sur internet et je n’ai fait que les compiler Je suis extrêmement surpris par l’ampleur de la polémique ».

Evidemment, rassembler ces données, c’est très moche dans le pays de l’égalitarisme et de l’absolue indifférenciation. Tout le monde le fait, mais, surtout, personne ne doit le dire. Et comme notre imprudent programmeur a fait ouvertement ce que tout le monde fait discrètement, il s’est fait chopper et une plainte contre lui a rapidement été déposée par l’une de ces myriades d’associations très utiles pour solutionner les vrais problèmes.

Car oui, en France, grâce à un Vivrensemble agressivement gentil, on va réussir à faire condamner un juif pour antisémitisme.

Au passage, on notera que cette application a eu une couverture médiatique phénoménale dispensée par des douzaines de frétillants choqués, des aimables connes permanentées et autres spécialistes de l’indignation télévisuelle millimétrée, au contraire de douzaines d’autres (comme celle-ci, celle-ci ou celle-là).

Et à peine cette polémique calmée, on apprend qu’est apparue sur ce réseau diabolique une nouvelle application, « Mon Fils Est-Il Gay ?« , dans laquelle, au moyen d’une poignée de questions fines comme une livre de saindoux, une mère de famille peut enfin savoir si son fils est homosexuel ou pas.

Et cette nouvelle application est bien évidemment la goutte d’eau qui met le feu aux poudres chez Demaerd Corporation, la société tentaculaire spécialiste de tout, depuis le boulon pour montre de précision jusqu’aux engins de terrassement pour mines australiennes.

Sans attendre, la corporation (célèbre pour ses applications Demaerd, ses politiciens Demaerd et ses solutions Demaerd à la crise) nous propose une application iPhone pour déterminer enfin si votre politicien est socialiste, ou pas.

Voici les 10 questions illustrées. A chaque réponse positive, votre politicien gagne un Point Socialie. A 10 Points Socialie, inutile de vous voiler la face : votre politicien est socialiste. Acceptez-le, sachez que c’est un choix totalement assumé de sa part, et qu’il fera tout pour continuer si ça peut lui rapporter quelque chose.


Si vous l’avez déjà vu repartir avec des valises, des enveloppes kraft, des chèques pour des associations diverses, s’il a été mis en examen pour prise illégale d’intérêts, trafic d’influence, ou encore association de malfaiteurs, répondez oui à cette question.


Si votre politicien n’a jamais été pauvre, a toujours émargé aux frais du contribuable, s’il aime bien le luxe, si ses dernières déclarations d’impôts le placent dans le dernier centile de la population, répondez oui avec soulagement.


S’il a créé de la dette, creusé les déficits, distribué de l’argent gratuit des autres à la ronde, répondez oui. Si vous êtes en France, ce sera difficile de répondre non. Et vous pourrez lui attribuer deux points Socialie s’il est dans une Commune Dexia.


S’il ouvre régulièrement sa grande jatte pour expliquer comment il faudrait faire pour s’en sortir vraiment, mais qu’il a marqué le pays par son incompressible nullité lorsqu’il était lui-même au pouvoir, alors n’hésitez pas : répondez oui là encore.


Si, pour lui, les banques doivent être nationalisées, étrillées, réduites en petits morceaux, s’il estime qu’elles nagent dans un océan de non-régulation et si, de surcroît et bien que ne captant absolument rien à la finance, votre politicien réclame qu’on applique à ces établissements des solutions qui ont déjà foiré dans le passé en coûtant des milliards aux contribuables, alors répondez oui, haut et fort.


Si en revanche votre politicien fricote avec les banquiers pour toujours arrondir leurs angles, leur fait des petits bailouts dans le creux de l’oreille, leur susurre qu’une recapitalisation sera agréable parce que payée par l’état, là encore, répondez oui.


Si votre politicien fait des bulles dans le jacuzzi malthusien, s’il s’ébroue joyeusement dans l’économie de comptoir en imaginant un monde merveilleux où le travail ne se crée pas mais est à l’économie ce que « c » est à la physique, une constante, alors vous pourrez répondre oui le cœur léger.


Si votre politicien pense que la scène internationale est un champ de jeux interminables et aux rebondissements rigolos, s’il aime aller fourrer son nez, votre argent, vos fils et vos maris dans des conflits lointains, s’il aime transformer des problèmes intestinaux purement internes en gros borborygmes internationaux, alors là encore, vous pourrez vous exclamer, joyeux et soulagé, « oui » à cette nouvelle question.


Votre politicien n’a jamais fait d’erreur et n’a jamais demandé pardon pour l’enfilade de perles monumentales qu’il a lâchées dans sa carrière ? Il trouve toujours chez l’autre des raisons de revendiquer une victoire chez lui ? Vous décrochez la timbale et gagnez un oui de plus.


Et comme votre politicien prône des solutions qui ont déjà été tentées par d’autres, comme il a déjà prouvé son inefficacité, comme il propose plus de la même chose pour compenser une très longue enfilade d’échecs, il ne se rend pas compte que la seule constante dans le paysage, c’est sa médiocrité. Dans ce cas, vous répondrez par « oui » à cette dernière question.

À partir de 1 point, vous êtes en présence d’un socialiste un peu mou. En dessous de 6 points, il s’agit d’un socialiste traditionnel.

Et au dessus, c’est un socialiste honteux ou assumé, mais indécrottable.

À vous de jouer !

http://h16free.com/2011/09/26/10259-socialiste-ou-pas
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boudo



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MessageSujet: Re: Le socialisme   Mer 28 Sep - 17:40

Chapeau pour l'art populiste ! Mais cela ne règle hélas rien du tout ...
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caesor



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MessageSujet: Re: Le socialisme   Mer 28 Sep - 18:32

Le socialisme, c'est surtout la rose SANS LA CROIX.
Souvnez vous de la celebre affiche de mitterand "la force tranquille". à l'arriere plan, on y voyait un village, avec au beau milieu, un eglise monumentale. ET le canditat tournait le dos à ce village de france et à l'église....tout un symbole.
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caesor



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MessageSujet: Re: Le socialisme   Mer 28 Sep - 18:33

Le socialisme, c'est surtout la rose SANS LA CROIX.
Souvnez vous de la celebre affiche de mitterand "la force tranquille". à l'arriere plan, on y voyait un village, avec au beau milieu, un eglise monumentale. ET le canditat tournait le dos à ce village de france et à l'église....tout un symbole.
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caesor



Masculin Messages : 977
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MessageSujet: Re: Le socialisme   Mer 28 Sep - 18:39

http://www.hervekabla.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/05/la-force-tranquille.jpg
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MessageSujet: Re: Le socialisme   Mer 19 Oct - 11:16

caesor a écrit:
Le socialisme, c'est surtout la rose SANS LA CROIX.
Souvnez vous de la celebre affiche de mitterand "la force tranquille". à l'arriere plan, on y voyait un village, avec au beau milieu, un eglise monumentale. ET le canditat tournait le dos à ce village de france et à l'église....tout un symbole.

Il y avait aussi l'autre slogan de Mitteux :

« Le socialisme, une idée qui fait son chemin. »

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MessageSujet: Re: Le socialisme   Dim 6 Nov - 20:53

La France aveuglée par le socialisme


La France est paralysée. On le sait tous. Mais d’où viennent tous ses défauts actuels ? La réponse est simple et elle nous est donnée par Philippe Nemo dans un brillant essai qui vient de paraître : La France aveuglée par le socialisme (François Bourin Editeur, 2011).



Notre pays ne devrait pas se trouver dans la situation catastrophique d’aujourd’hui avec son chômage permanent, son école à la dérive, ses dépenses publiques hors contrôle et sa pression fiscale insupportable. Non, cet état est dû surtout au fait qu’une « proportion plus grande de ses prétendues « élites » de droite comme de gauche sont – qu’elles le sachent ou non – devenues socialistes ». En effet, en écoutant l’une des dernières interventions du président de la République, force est de constater que les mots qu’il utilise le plus sont : « État, intervention, social, Europe, action politique, réunion, » etc., des mots sortis tout droit du vocabulaire de la gauche. Et pourtant, il s’agit d’un président de… droite. Nous sommes sûrs maintenant qu’il ne dira pas comme un ancien président américain : « Prenez-vous en charge. Ne vous demandez pas ce que le gouvernement peut faire pour vous mais ce que vous pouvez faire pour le pays ». Nos hommes politiques et nos élites agissent selon des schémas socialisants. En même temps, les dirigeants politiques – de gauche et de droite – n’hésitent pas à montrer leur aversion à l’égard de l’« homme indépendant », de l’entrepreneur. Au lieu de l’ériger en modèle et le désigner comme le seul et vrai sauveur du pays, ils le stigmatisent.

Finalement, on pourrait s’en moquer si les conséquences de ce comportement idéologique n’étaient pas catastrophiques. Toute la société s’est imprégnée de la mentalité étatiste en commençant avec les médias. Leur réaction durant ces journées de crise européenne est significative. Tous, sans exception, défendent de manière moutonnière l’Europe et l’euro sans se poser même la question de l’échec d’une monnaie politique et d’une organisation bureaucratique. Les « Sommets européens » sont traités avec la plus grande sympathie en dépit de leur coût et de leur inutilité. Mais la « déviance socialisante » ne se résume pas seulement à cela. Nous ne cessons d’entendre parler d’inégalités, de riches et de pauvres ou de « justice sociale ». On en parle comme d’un fait établi qui ne supporte aucune contestation. De prétendus libéraux en sont même les porte-étendards. Pour Philippe Nemo, cette situation est récente. La France a une histoire antisocialiste. L’auteur situe le basculement socialisant à partir de 1981 et la victoire de Mitterrand, lorsque le pays est passé « de l’ombre à la lumière ». Pour ma part, je considère que la déviation a commencé en 1945 avec l’impact des communistes soutenus par Moscou, le poids des intellectuels marxisants et aussi, au niveau politique, la création de l’ENA à l’origine d’une élite biberonnée à l’étatisme.

Dans son livre, Nemo regroupe plusieurs écrits, certains déjà parus, d’autres inédits. J’ai eu un grand plaisir à retrouver La double oligarchie de la Ve République, un court essai de référence sur les fonctionnaires et les syndicats qui nous dictent leur loi. Ces derniers agissent aussi à partir d’organisations secrètes comme la franc-maçonnerie qui est en pleine expansion (160.000 maçons en France dont 60.000 au Grand Orient et 45.000 à la Grande Loge nationale française). En s’appuyant sur la vulgate « républicaine », ils ont colonisé le monde politique et les cabinets ministériels. Toujours dans cet ouvrage, le lecteur peut découvrir ou redécouvrir avec beaucoup de profit des textes sur l’école et ses ennemis. Philippe Nemo est très sensible à la catastrophe scolaire et cela se voit… Lire le dernier essai de Nemo, c’est comprendre la France d’aujourd’hui.

—-
Article originellement publié sur le site libres.org reproduit avec l’aimable autorisation de Jacques Garello, Président de l’aleps.

https://www.contrepoints.org/2011/11/06/54145-la-france-aveuglee-par-le-socialisme
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adamev



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MessageSujet: Re: Le socialisme   Dim 6 Nov - 23:23

Ces derniers agissent aussi à partir d’organisations secrètes comme la franc-maçonnerie qui est en pleine expansion (160.000 maçons en France dont 60.000 au Grand Orient et 45.000 à la Grande Loge nationale française).

Ca veut seulement dire que les gens ne croient plus à vos sornettes catholiques et qu'ils recherchent autre chose où on ne leur propose pas une pseudo royauté christique, de brûler les gens qui pensent autrement, de cramer les livres ou de se référer sans cesse à des pensées d'un autre âge.

Où on leur propose tout au contraire de "servir sans asservir ni se servir" (même s'il y en a qui trahissent leur engagement). Où on leur propose des hâvres de paix où l'on peut parler sans s'étriper.
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MessageSujet: Re: Le socialisme   Lun 7 Nov - 21:34


L'auteur de l'article n'en a rien à faire de vos obsessions anticléricales, il défend simplement la pensée libérale, qui, comme chacun le sait, brûle des livres et revendique une royauté christique. Après si la Franc-Maçonnerie est perçue par lui comme une ennemie de la liberté, les catholiques n'y sont pour rien.

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MessageSujet: Re: Le socialisme   Dim 13 Nov - 14:46

ASSEMBLÉE NATIONALE

CONSTITUTION DU 4 OCTOBRE 1958

TREIZIÈME LÉGISLATURE

Enregistré à la Présidence de l’Assemblée nationale le 11 mai 2011.

PROPOSITION DE LOI

visant à permettre la perte de nationalité pour les citoyens non domiciliés fiscalement en France,

(Renvoyée à la commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l’administration générale
de la République, à défaut de constitution d’une commission spéciale dans les délais prévus
par les articles 30 et 31 du Règlement.)

présentée par Mesdames et Messieurs

Yves NICOLIN, Michel RAISON, Nicolas DHUICQ, Jean-Pierre GORGES, Christophe GUILLOTEAU, Bernard PERRUT, Geneviève LEVY, Philippe Armand MARTIN, Sauveur GANDOLFI-SCHEIT, Christian VANNESTE, Éric DIARD, Louis GUÉDON, Jacqueline IRLES, Michel VOISIN, Patrice CALMÉJANE, Jean-Sébastien VIALATTE, Marianne DUBOIS, François GROSDIDIER, Josette PONS, Jean-Pierre DECOOL, Jean-Pierre DOOR, Éric RAOULT, Étienne MOURRUT, Jacques KOSSOWSKI, Brigitte BARÈGES, Jean-Pierre GIRAN, Jacques REMILLER, Francis SAINT-LÉGER, Guy MALHERBE, Alain GEST, Christian MÉNARD, Xavier BRETON, Jean-Marie SERMIER et Claude BODIN,

députés.

EXPOSÉ DES MOTIFS

Mesdames, Messieurs,

Peut-on se revendiquer français en ne s'acquittant d'impôts que dans des pays étrangers?

L'objet de cette proposition de loi est de permettre la perte de la nationalité française pour les citoyens sans domicile fiscal en France.


Afin de garantir une société juste et solidaire, l’équité doit être la vertu première de notre système d’imposition.

Comme le rappelle l’article 13 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, «une contribution commune est indispensable».

Participer à l’effort fiscal public constitue un des premiers devoirs républicains et concours au principe de solidarité.

Ainsi l’impôt se situe au fondement du pacte républicain.

Si l'impôt doit être juste et modéré, il semble alors primordial de le revaloriser comme un acte de citoyenneté que tout français, quel que soit son pays de résidence, doit respecter.

Si les évadés fiscaux bénéficient d’une fiscalité avantageuse à l'étranger, ils n’hésitent pas à revenir en France afin d’y jouir de l'avantageuse qualité de vie de notre pays.

Ces expatriations fiscales représentent au delà d'un manque à gagner économique, une atteinte au regard du principe d'équité fiscale.

La présente proposition de loi a donc pour objet de limiter les comportements guidés par l’efficacité fiscale et surtout de redonner à l’impôt la place centrale qu’il mérite dans la République Française.

Le dispositif instauré par le présent texte permettra, sous certaines conditions, la perte de la nationalité française de citoyens non domiciliés fiscalement en France.

Respectueux des cadres juridiques européens et conventionnels, mais aussi des exigences constitutionnelles de notre pays, cette proposition fait intervenir à la fois le Conseil d'État ainsi que le Gouvernement afin de garantir le bon déroulement d'une telle procédure.

Tels sont les motifs pour lesquels il vous est demandé de bien vouloir adopter la proposition de loi suivante.

PROPOSITION DE LOI

Article unique

Après l’article 23-7 du code civil, est inséré un article 23-7-1 ainsi rédigé :

« Art. 23-7-1. – Le Français dont le domicile fiscal, au sens de l’article 4 B du code général des impôts, n’est pas situé en France au sens de l’article 17-4 du présent code ou dans un État-membre de l’Union européenne peut, s'il a la nationalité du pays dans lequel il réside, être déclaré, par décret après avis conforme du Conseil d'État, avoir perdu la qualité de Français s’il n’établit pas son domicile fiscal en France, nonobstant l'injonction qui lui en aura été faite par le Gouvernement. L'intéressé dispose, pour établir son domicile fiscal en France, d’un délai fixé par l'injonction, qui ne peut être inférieur à deux mois et supérieur à un an. »

http://www.assemblee-nationale.fr/13/propositions/pion3411.asp
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MessageSujet: Re: Le socialisme   Mer 23 Nov - 18:53

Guy Millière a eu droit à un strapontin hier soir sur France 3. Le vieillard indigne et antisémite assis en face n'en est pas sorti indemne. :twisted:

Hessel lui a dit avant l'émission :

" je sais qui vous etes, j'éviterai de vous parler"

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MessageSujet: Re: Le socialisme   Dim 4 Déc - 14:12

Pour une poignée de semences sous droit de copie


Si la vie est un éternel recommencement, en France, elle ressemble plutôt à un disque 33 tours rayé passé en 45. Pendant que les gens qui ont encore deux sous de bon sens ne peuvent que constater l’échec à la fois cuisant et rigologène de la HADOPI sur les œuvres numériques, le gouvernement feint de ne pas le voir et lance avec le brio qu’on lui connaît une démarche similaire … dans l’agriculture. Préparez vos mouchoirs.

Avant d’étudier les nouvelles clowneries de notre assemblée, un bref retour s’impose sur l’historique de la HADOPI.

Au début des années 2000, l’arrivée sur le marché de connexions internet haut-débit à bon marché a favorisé l’émergence d’un partage de l’information entre utilisateurs. Cet échange d’information, au début essentiellement constituée de textes et parfois de logiciels, s’est étendu rapidement à la musique et, dès que les bandes passantes le permirent, aux films.

Parallèlement, l’industrie musicale, vidéo et cinématographique enregistrait d’affolants bénéfices et une croissance assez régulière de ses chiffres d’affaires. Mais elle a aussi bruyamment noté, certes, des difficultés plus grandes à écouler certaines de ses merdes productions et surtout, que le nombre d’internautes qui les recopiaient directement sans payer la dîme augmentait dangereusement sans qu’elle puisse en capter le moindre profit. L’analyse montrera ensuite que l’écrasante majorité de ces « pirates » sont en même temps des consommateurs réguliers et goulus de production musicale ou cinématographique.

Pascal Nègre a des goûts très sûrs.La conclusion tirée par l’industrie est donc implacable : il faut absolument punir violemment ces consommateurs, stigmatiser les clients un bon coup, ce qui assurera une croissance saine à tout le monde, mais si mais si. Elle fait donc intervenir un maquereau albanais Pascal Nègre et quelques douzaines de lobbyistes qui viendront cirer lourdement les pompes de Donnedieu de Vabre, puis Christine Albanel (alias Capitaine Anéfé), puis Frédéric Mitterrand, afin de faire passer — aux forceps — une bouillie législative qui finira par accoucher (dans des douleurs atroces) d’un bébé mort-né, HADOPI, afin que les méchants internautes retrouvent le droit chemin et payent bien toutes leurs petites taxes et redevances comme il faut.

Cette histoire brièvement rafraîchie, reportons-nous maintenant à l’Agriculture. Vous allez voir que c’est trop complètement différent, c’est fou.

Nous avons donc, au départ, des agriculteurs qui achètent des semences et les plantent. Une partie de ces semences est, parfois, utilisée pour être replantée. Notez que c’est une petite proportion et que ce n’est pas systématique, les rendements des semences ainsi réutilisées ayant tendance à fortement décroître. Mais, traditionnellement, ces semences qu’on appelle « de ferme » sont ainsi réutilisées.

Cela fait quelques millénaires que resemer une partie de sa récolte est inscrit dans les traditions agricoles, et même si la tradition n’est plus aussi vive, elle n’a pas disparu et continue même, calmement tolérée en France. Interviennent alors les groupes semenciers. La crise, que voulez-vous, touche tout le monde.

La suite est évidente : moyennant un peu de lobbyisme, on va pousser gentiment les députés à passer une loi qui va venir taxer tout ce beau monde et renforcer un peu les contrôles, histoire que tout le monde paye son écot. On présentera bien sûr ce nouveau prout législatif comme une magnifique avancée, permettant de lever l’incertitude juridique, et mettre un peu d’ordre dans tout ce nouveau monde de gens qui ressèment ce qu’ils ont planté comme des fous.

Et puis il ne faut pas oublier la propriété intellectuelle dans tout ça (celle sur les semences particulières, en l’occurrence).

C’est important le copyright, hein, parce que sinon les artistes de la création vont tous mourir. Et puis, les taxes récoltées vont servir à favoriser l’émergence de vrais artistes français et … Oh, je me suis un peu embrouillé entre les artistes et les semenciers, les agriculteurs, les pirates et le MP3 et tout ça.

C’est complexe, il faut dire.

Je vais plutôt faire un petit tableau, tiens, pour bien montrer que tout ceci est complètement différent :

HADOPI / loi semences

Hem. Oui, la différence est frappante. Ah, si, oui, c’est vrai, on n’a pas encore eu droit au débarquement d’un sémillant semencier en costume blanc à rayures pour nous expliquer que si on laisse faire, l’agriculture va mourir dans d’atroces souffrances. Mais on ne désespère pas d’en arriver là.



En réalité, les mêmes causes produisent les mêmes effets, les mêmes imbéciles produisent les mêmes bêtises, et les mêmes recettes produiront les mêmes échecs lamentables et coûteux. Dans le registre hilarant, on ne pourra au passage pas s’empêcher de noter la récupération immédiate et contre-productive des politiciens prétendument écolos qui parlent immédiatement d’une espèce de Droit À Resemer qui n’a évidemment rien à voir dans l’histoire.

Deux choses sont ici à l’œuvre pour permettre d’aboutir à cette situation ubuesque : tout d’abord, le principe de propriété sur des idées ou des informations, qui, en instaurant des crimes sans victimes, est, in fine, irrémédiablement ridicule et destiné à péricliter dans ce siècle, et ensuite, les mêmes manœuvres politiciennes pour augmenter les ressources de l’État et de ses petits copains.

Eh oui : l’État français n’a plus un rond, ce qui l’oblige à trouver de nouvelles taxes à un rythme stakhanoviste. Et il est aidé par des hordes d’individus assez bas de plafond dont l’imagination, on l’a vu sur les 30 dernières années, est singulièrement limitée. Pour eux, chaque problème est un clou sur lequel il faut taper avec le marteau de la loi.

Et maintenant, la question à deux euros (dépêchez-vous, dans quelques mois, deux euros, ça ne vaudra plus rien du tout) : quel sera le nom truculent de l’institution qui va être chargée de surveiller les paysans qui resèment ? HADOPA (Haute Autorité Destinée à Observer les Petits Agriculteurs) ?

Les jeux sont ouverts.

http://www.contrepoints.org/2011/12/01/58374-pour-une-poignee-de-semences-sous-copyright?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+Contrepoints+%28Contrepoints%29&utm_content=FaceBook
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MessageSujet: Re: Le socialisme   Jeu 29 Déc - 14:33

Les faux modérés, idiots utiles du socialisme


La « théorie du juste équilibre » souvent invoquée pour contrebalancer les supposés excès du libéralisme est appliquée de manière partiale.

Par Domi


Pour Arnaud : vacuité de la notion d'excès de capitalisme.



Souvent, les critiques du libéralisme se font au nom de la modération.

Ceux qui les formulent affirment rejeter indifféremment les excès dans les deux sens. C’est l’équilibre qu’ils visent. Ils ne s’opposent pas à l’économie de marché en tant que telle mais aux excès du libéralisme.

Ce discours, sans être scientifique, peut sembler conforme au bon sens. Puisque le marché et l’État sont les deux modes de production utilisés par les sociétés industrialisées, il est probable que la meilleure solution sera intermédiaire entre le tout marché et le tout État.

Lorsque les dysfonctionnements d’un secteur économique précis (le marché de l’emploi, le marché du logement) sont en cause, le politique, l’expert, ou le commentateur expliquera pareillement leur origine par les excès du marché.

Pour fixer les termes, ce que j’appellerai ici « théorie du juste équilibre » ou du juste milieu est dans ce cas appelé en renfort de la démonstration de manière implicite. Si celui qui s’exprime fait référence à un excès du marché, c’est qu’il considère qu’un équilibre existe entre les deux solutions extrêmes et qu’il peut exister aussi un excès d’État. Sinon, il expliquerait simplement le problème par le recours au marché.

Pourtant, le commentateur ne donnant pas les raisons pour lesquelles l’exagération concerne le marché, tout se passe comme s’il s’agissait d’une évidence incontestable. Cela serait vrai si le recours au marché était toujours à proscrire, l’État convenant à la gestion de l’ensemble de l’activité économique, mais une telle proposition serait en contradiction avec la théorie du juste équilibre.

Ainsi, à chaque fois qu’un commentateur explique les défauts de la situation économique par l’excès de marché sans donner plus d’explications, il a recours à deux arguments implicites contradictoires : il faut viser un équilibre implicite entre l’État et le marché, et l’excès ne peut provenir que du marché.

La théorie du juste équilibre implique que l’excès peut venir des deux côtés. Le recours abusif à l’État devrait effrayer autant que la surabondance du marché et l’identification de l’excès être menée avec une précaution particulière.

On pourra rétorquer que celui qui tient un discours peut, pour diverses raisons (manque de temps ou de place, élégance et sobriété de l’argumentation…) exposer certaines positions sans les démontrer (comme celle attribuant l’origine d’un problème donné au marché plus qu’à l’État).

Mais ce qui est admissible dans le détail des discours particuliers est inexcusable sous la forme d’une tendance généralisée à l’échelle d’une société.

En France, le marché est toujours le seul coupable présumé de la rupture d’équilibre. Le vocabulaire est révélateur d’un déséquilibre des craintes à cet égard. Les expressions désignant les excès supposés du libéralisme sont pléthoriques : « ultralibéralisme », « libéralisme sauvage », « libéralisme à tout crin », « libéralisme triomphant », « libéralisme sans frein », « le tout marché ». Il n’en existe pas d’équivalent pour qualifier une intervention excessive de l’État (sauf à inverser ceux qui ont d’abord été conçus pour dénoncer l’excès contraire).

C’est donc systématiquement une intervention publique (par une loi ou par la prise en charge par l’État d’un secteur économique) qui sera la solution envisagée. À terme cette attitude aura pour conséquence une mainmise généralisée de l’État sur l’économie, excès que les faux modérés ne semblent pas inquiets de juguler.

Pourtant l’expérience nous incite à craindre davantage les excès de l’État que ceux du marché.

Les États-unis au XIXème siècle ont été une des sociétés les plus proches d’un système de laissez-faire. Par exemple, la part des dépenses publiques dans le PIB a été la plupart du temps comprise entre 1 et 5% contre plus de 35% aujourd’hui. Or, la croissance économique a été soutenue tout au long de la période, le niveau de vie a été multiplié par quatre entre 1820 et 1913 (Angus Maddison, 1820-1992 analyse et statistiques page 20) alors que la population a été multipliée par neuf dans le même temps !

Avant la guerre de 1914 les Etats-unis avaient atteint un niveau de développement supérieur à bien des pays du monde actuellement alors que les connaissances techniques accumulées par l’humanité était bien plus faible à l’époque et le système économique reposait sur une division du travail sophistiquée.

En revanche, les sociétés qui misaient uniquement sur l’État ont été souvent touchées par le désastre économique le plus effroyable qui se puisse imaginer : la famine.

L’Urss stalinienne, la Chine Maoïste, l’Éthiopie de Mengistu, le Cambodge de Pol Pot, la Corée du Nord en ont été des exemples trop fameux. Cela concernait pourtant des sociétés qui pouvaient suivre l’exemple de sociétés prospères et développées à l’inverse des pays libéraux du XIXème siècles, contraints de tracer leur propre voie vers le développement.

S’il y a bien un excès à craindre, c’est celui de l’extension de l’État.
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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Le socialisme   Jeu 29 Déc - 16:12

Dromaeosaurus a écrit:

[b]La « théorie du juste équilibre » souvent invoquée pour contrebalancer les supposés excès du libéralisme est appliquée de manière partiale.

La théorie du juste équilibre entre libéralisme et étatisme est aussi stupide et dangereuse que le serait la proposition d'un individu de trouver un juste équilibre entre la vérité et le mensonge.

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MessageSujet: Re: Le socialisme   Jeu 29 Déc - 16:42

Comment quelqu'un de sensé peut penser que laisser la cupidité humaine faire ce qu'elle veut va engendrer spontanément un système auto-régulé vertueux ?
Nous ne sommes plus a l'époque des petits artisans de Adam Smith.

Expliquez moi comment le libéralisme peut engendrer une société juste. (en définissant ce qu'est une société juste déja...)



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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Le socialisme   Jeu 29 Déc - 16:49


Il ne faut pas raisonner comme ça, chercher la perfection car dans une société humaine, elle ne peut être.

Si vous regardez les pays les plus corrompus du monde, vous verrez que ce sont les pays où l'Etat a un grand rôle dans l'économie, pour la bonne et simple raison que le pouvoir étatique est très rapidement un objet de marchandage, et que plus l'Etat a de pouvoir, plus le marchandage est important : si vous avez besoin de dix autorisations pour ouvrir une entreprise, vous aurez à verser dix bakchichs. Alors que si vous êtes libre de l'ouvrir juste en vous inscrivant dans un registre, vous n'aurez à en payer aucun.

Le système libéral est bien plus moral que n'importe quel autre système, parce qu'il met chaque individu en face de ses responsabilités et ne crée pas de systèmes fermés de castes ayant un pouvoir démesuré sur autrui. Le libéralisme, c'est la liberté qui nourrit la liberté, la vertu d'un Etat ascétique qui laisse respirer la société civile.

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MessageSujet: Re: Le socialisme   Jeu 29 Déc - 16:58

L'argument est donc: trop d'état=corruption ?
Mais le libéralisme n'entraine t il pas les malversations aussi ? (système pyramidale à la madoff ou entente à la orange/sfr.bouigue etc..)

Les individus s'ils naissent égaux en droits, ne sont pour autant pas égaux.
Que deviennent dans un tel système les personnes trop faibles psychologiquement, malades ou pas assez intelligentes pour faire face à leurs responsabilités ?
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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Le socialisme   Jeu 29 Déc - 17:06

Fox77 a écrit:
L'argument est donc: trop d'état=corruption ?
Mais le libéralisme n'entraine t il pas les malversations aussi ? (système pyramidale à la madoff ou entente à la orange/sfr.bouigue etc..)

Aussi mais moins systématiques, et la justice est plus efficace dans un système moins corrompu.

Les individus s'ils naissent égaux en droits, ne sont pour autant pas égaux.
Que deviennent dans un tel système les personnes trop faibles psychologiquement, malades ou pas assez intelligentes pour faire face à leurs responsabilités ?

Dans ce cas la société civile peut mettre en place des structures caritatives (fondations), fondée sur un système de dons qui seront d'autant plus généreux que l'argent n'aura pas été préalablement massivement ponctionné par l'Etat. Et ces structures caritatives, gérées par des personnes privées responsables, fonctionneront mieux que les entreprises publiques irresponsables.

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MessageSujet: Re: Le socialisme   Jeu 29 Déc - 17:08

Fox77 a écrit:
Comment quelqu'un de sensé peut penser que laisser la cupidité humaine faire ce qu'elle veut va engendrer spontanément un système auto-régulé vertueux ?
Nous ne sommes plus a l'époque des petits artisans de Adam Smith.

Expliquez moi comment le libéralisme peut engendrer une société juste. (en définissant ce qu'est une société juste déja...)

La société n'existe pas (Margaret Thatcher). La justice, c'est rendre à chacun ce qui lui appartient, ce n'est pas disserter sur ce que devrait être la société idéale. La justice sociale est un concept marxiste qui n'a rien à voir avec la justice. La capitalisme est défini a priori comme un système juste car il est un système de droits de propriété LEGITIMES, ce qui n'est pas le cas du socialisme.

Personne ne vous oblige à être cupide dans un monde libéral. Un système capitaliste est le seul dans lequel la cupidité éventuelle de votre voisin n'implique pas un vol ou un empiètement sur autrui. Si un individu désire s'enrichir, ça ne peut pas se faire par chantage ou par privilège, mais en servant au mieux sa communauté via un effort de réflexion et de travail.
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MessageSujet: Re: Le socialisme   Jeu 29 Déc - 17:28

Fox77 a écrit:
L'argument est donc: trop d'état=corruption ?
Mais le libéralisme n'entraine t il pas les malversations aussi ? (système pyramidale à la madoff ou entente à la orange/sfr.bouigue etc..)

Les individus s'ils naissent égaux en droits, ne sont pour autant pas égaux.
Que deviennent dans un tel système les personnes trop faibles psychologiquement, malades ou pas assez intelligentes pour faire face à leurs responsabilités ?

Les scandales qui frappent le secteur privé sont une exception médiatique (Enron) comparé aux scandales d'état ou aux scandales frappant l'économie mixte. Le monde du capitalisme est un monde de la parole donnée et du respect des contrats, donc généralement plus civilisé que l'univers disrcétionnaire de l'état. La retraite par répartition est un système madoff tout aussi scandaleux mais qui gène moins les étatistes.

La priorité des libéraux n'est pas de supprimer l'aide d'état aux handicapés, s'il n'y avait que ça les libéraux n'auraient pas besoin de s'engager en politique ; aujourd'hui si des personnes peu productives comme les jeunes ou les débiles n'ont pas accès au marché du travail, c'est largement la faute de l'état, un employeur ne peut pas payer quelqu'un au delà de ce qu'il lui rapporte, si l'état impose un salaire minimum, le résultat ne peut être que l'exclusion d'une partie de la population du marché du travail.

Sinon il y a plusieurs réponses possibles à votre question : une personne peut être pauvre et se voir respecter sa liberté de choix, notamment via des systèmes de chèque éducation ou de chèque santé. Il y a des libéraux comme Hayek qui défendent un sytème d'allocation universelle assez différente dans son esprit du système d'aides sociales actuelles, il y a des possibilités d'assurances qui peuvent être découvertes par le marché, il y a ce qu'il se faisait avant l'établissement des états providence, la charité gérée sur une base volontaire par des associations ou des Eglises, comme les associations d'aide mutuelle aux Etats-Unis il y a un siècle, et autres corps intermédiaires que l'état a fait disparaitre.
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MessageSujet: Re: Le socialisme   Jeu 29 Déc - 19:27

Philippe Fabry a écrit:
Fox77 a écrit:
L'argument est donc: trop d'état=corruption ?
Mais le libéralisme n'entraine t il pas les malversations aussi ? (système pyramidale à la madoff ou entente à la orange/sfr.bouigue etc..)
Aussi mais moins systématiques, et la justice est plus efficace dans un système moins corrompu.
C'est un avis, mais est ce objectif ?
Je travaille actuellement pour un groupe pétrolier. Je gère des affaires de 10 à 800k€.
Je suis sensé donner un avis technique sur les offres, mais dans les faits j'ai accès aux montants des offres, alors que cela n'est pas autorisé.
Concrètement je pourrai ne pas jouer le jeu et décider moi-même quel sous traitant va obtenir les marchés.
Je veux dire que tout le système est ainsi fait à mon niveau, certains de mes collègues touchent de pots de vins en le cachant à peine.
Les sous-traitant eux même se mettent d'accord entre-eux pour remettre des prix et des délais.
Dans les entreprises privées que j'ai fréquenté, il y a toujours ce type de passe-droit, que l'on peut utiliser, en accord avec sa conscience.
Dans ces conditions, je ne vois pas pourquoi dans un système libéral cela serait différent.
Philippe Fabry a écrit:

Les individus s'ils naissent égaux en droits, ne sont pour autant pas égaux.
Que deviennent dans un tel système les personnes trop faibles psychologiquement, malades ou pas assez intelligentes pour faire face à leurs responsabilités ?
Dans ce cas la société civile peut mettre en place des structures caritatives (fondations), fondée sur un système de dons qui seront d'autant plus généreux que l'argent n'aura pas été préalablement massivement ponctionné par l'Etat. Et ces structures caritatives, gérées par des personnes privées responsables, fonctionneront mieux que les entreprises publiques irresponsables.
Oui, cela marche dans une certaine mesure, mais vous pariez la vie des plus nécessiteux sur la générosité hypothétique des hommes.
Aux états unis, ils organisent une tombola mensuel pour déterminer qui va être pris en charge pour sa maladie. Sad
Quant aux médecins...
Citation :
Aux Etats-Unis, si vous tombez malade avec une grippe, qui n’est pas ce qu’il y a de pire…, votre première consultation chez le médecin vous coûtera en général un minimum de $150 (les consultations suivantes sont souvent moins chères mais restent autour de $100), il vous prescrira par exemple des antibiotiques qui seront beaucoup plus chers et non remboursés par la Social Security américaine.
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MessageSujet: Re: Le socialisme   Lun 2 Jan - 18:18

François Hollande à la tête de la France ? C’est un gag ?



Dans un article récent (1), j’avais mentionné la gestion catastrophique de la Corrèze par François Hollande, pourtant déjà très endettée par son prédécesseur UMP (la droite française gère l'économie selon des idées que l’on trouve à gauche, et voilà maintenant que l’extrême droite promet de la gérer comme dans les régimes communistes).

J’avais conclu que le bilan dramatique de François Hollande compte bien moins pour les Français que ses promesses, et j’avais constaté que les français préfèrent rêver, et croire que Hollande sera le Président du redressement économique, et ne pas regarder en face qu’il est celui de la faillite de sa région.

La cour des Comptes, dans son rapport de 2010, constatait que « la Corrèze est le département le plus endetté par habitant », avec une « dette au 1er janvier 2009 de 1 164 € par habitant », égal au « triple de la moyenne nationale (371 €), et elle ajoute « en définitive, la Chambre constate que le niveau d’endettement du Département qui était déjà très élevé en 2008, s’est encore fortement accru en 2009 ».

Suite à quoi Hollande a avoué, dans un courrier en réponse, être incapable de gérer sa région, et encore moins de réduire ses dettes.

Dans ce courrier du 16 septembre 2010 adressé à Christian Carcagno, Président de la Chambre régionale des Comptes du Limousin, il explique : « s’agissant de 2009, je conviens que l’augmentation reste significative, mais elle montre la difficulté à s’engager dans la « politique de désendettement pour l’avenir ».

S’il est élu, Hollande héritera, comme en Corrèze, d’une situation difficile. Comme en Corrèze, il augmentera le niveau d’endettement de la France, et comme en Corrèze, il expliquera sa « difficulté à s’engager dans la politique de désendettement pour l’avenir ».

Ce qui est bien avec François Hollande, c’est que notre avenir est connu : il suffit de regarder la Corrèze (en essayant de ne pas pleurer).

Hollande s’engage dans une cure d’austérité, comme il l’a récemment déclaré aux médias ? Question de point de vue : il vient de recevoir douze millions d’aide de l’Etat en tant que « département dont la situation est la plus dégradée » (3) afin d’éviter la faillite, (et aussi pour continuer à offrir des ordinateurs et des Ipad aux enfants de Corrèze)

Vous avez offert un Ipad à vos enfants, à Noël ? Non ? Fallait déménager en Corrèze. Car justement, comment le généreux François a t-il distribué l’argent des autres, alors qu’il est déjà au bord du gouffre ?

Rappel : Hollande a passé commande de 2000 à 5000 ordinateurs par an (avec une sacoche) jusqu’au 31 août 2013, au prix unitaire de 486.47 euros (chiffre Cour des Comptes) : il n'a même pas demandé une petite remise à Apple. Pour 2009, le coût fut 1.3 millions d’euros, sans compter la maintenance, puisqu’il a embauché à temps plein quatre techniciens pour former les utilisateurs et réparer le matériel.

Interpellé par la Cour des Comptes sur cette étrange dépense, François Hollande répond que son opération, baptisée Ordicollège 19 : « se veut un outil pédagogique approprié pour améliorer la réussite scolaire de tous les enfants ».

Je ne sais pas si le Président de la cour des Comptes est allé faire un tour sur le site Ordicollège (4). Moi oui, et j’ai pu lire (hélas) ce que François Hollande entend par « améliorer la réussite scolaire ».

ordicollège.cg19.fr : Les élèves redoublant la classe de 5e seront dotés d'une tablette iPad 1.

ordicollège.cg19.fr : Les élèves redoublant la classe de 6e conservent la tablette iPad 1.

Question : si les ipad Hollande améliorent la réussite scolaire, pourquoi y a t-il encore des redoublants ?

Question : qui a fait le bilan pour vérifier la progression du niveau scolaire des élèves dotés d’ordinateurs Hollande ?

Question : Vous êtes parent ? Vous offrez un iPad à votre enfant qui redouble ?

Si vous êtes parent, et si vous décidez de sanctionner votre enfant qui ne travaille pas bien à l’école, il vaut mieux ne pas habiter la Corrèze. Car en Corrèze, Monsieur Hollande a décidé de se substituer à vous pour éduquer vos enfants selon ses règles à lui : un échec, un ipad. Je suis certain que l'expérience ipad produira des résultats. Je ne suis pas certain que ce seront les résutats attendus. Bah, tant qu'on a les moyens…

J’ai enfin compris pourquoi les corréziens ont massivement voté pour François Hollande lors des primaires socialistes : c’est pour l’envoyer à la Présidence et se débarrasser de lui ! L’hémorragie des dépenses et la gabegie, ils n’en peuvent plus. Ils sont futés, les corréziens.

Reproduction autorisée, et même vivement encouragée, avec la mention suivante et impérativement le lien html ci dessous :
© Jean-Patrick Grumberg pour www.Dreuz.info

http://www.dreuz.info/2012/01/francois-hollande-a-la-tete-de-la-france-c%E2%80%99est-un-gag/
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MessageSujet: Re: Le socialisme   Lun 2 Jan - 18:27

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Anonymouss



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MessageSujet: Re: Le socialisme   Mar 3 Jan - 7:54

Chantecl a écrit:
Le socialisme rêvé par les idéalistes est un socialisme idéal qui exclut la pourriture et les manigances politiques. Or, le socialisme s'accompagne toujours d'une soif de pouvoir et s'accomode parfaitement avec le grand luxe.

Finalement, le socialisme, c'est croire que l'homme peut être autre chose qu'humain.

A la prochaine révolution je retourne mon pantalon
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MessageSujet: Re: Le socialisme   Dim 15 Jan - 13:10

La France aveuglée par le socialisme, par Philippe Némo :

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MessageSujet: Re: Le socialisme   Mer 18 Jan - 18:35

Je rêve à ce sommet social


Publié le 17/01/2012

Nicolas Sarkozy réunit demain les partenaires sociaux à l’Élysée. Ce « sommet social » illustre une fois encore que le pouvoir des syndicats et de la rue est bien supérieur à celui des élus.

Par Jacques Garello
Article publié en collaboration avec l’aleps



- Le Président Sarkozy : Chers amis leaders syndicaux, voici l’objet de notre rencontre. Je crois qu’il est temps de donner au syndicalisme français la place qu’il devrait avoir dans notre vie politique, comme dans toute démocratie.

- Bernard Thibault : Bien vu : les syndicats n’ont pas assez de pouvoir, et les droits syndicaux ne sont pas respectés.

- François Chérèque : De plus, l’honneur des syndicats est bafoué, comme dans le scandaleux rapport Perruchot, ou dans les propos tenus sur les leaders CFDT de Seafrance.

- Nicolas Sarkozy : Reconnaissez que je me suis arrangé pour enterrer le rapport Perruchot. Mais je veux précisément qu’hommage et honneur soient rendus au syndicalisme français, et pour cela je vous propose trois mesures. La première serait de restaurer votre représentativité et, pour cela, d’abroger la règle qui veut que soient seuls habilités à la représentativité nationale les syndicats ayant participé à la Résistance. Cela aurait d’ailleurs l’avantage de ne plus se référer aux drames de la deuxième guerre mondiale et de faire plaisir à Angela. Donc porte ouverte à de nouveaux syndicats.

- Jean Claude Mailly : Il n’en est pas question pour la fonction publique, elle a sa spécificité.

- Nicolas Sarkozy : J’en viens précisément à la fonction publique. Le syndicalisme devrait y avoir sa place, mais le droit de grève devrait y être interdit. De façon plus générale les syndicats auraient plus de prestige s’ils étaient tenus pour responsables des dommages causés par les grèves, et notamment des atteintes à la liberté du travail.

- Bernard Thibault : Mais la grève est le seul moyen pour les salariés d’exprimer leur révolte contre l’exploitation dont ils sont les victimes, notamment à la SNCF.

- Nicolas Sarkozy : Les cheminots, pas plus que les instituteurs, ne peuvent prendre en otages les travailleurs et les familles. Si les grévistes veulent être payés pendant leurs jours de grèves qu’ils demandent aux syndicats, comme en Angleterre ou en Suède, de les payer.

- François Chérèque : Pour cela il faudrait que les syndicats aient des moyens financiers.

- Nicolas Sarkozy : Exactement. Et pour vous permettre de mobiliser plus de salariés, je pense que votre financement devrait venir uniquement des cotisations de vos adhérents : vous devriez alors attirer et fidéliser une clientèle, alors qu’aujourd’hui vous vivez des subventions publiques à 90%. Je propose de supprimer ces subventions. Ce sera autant de gagné pour les finances publiques.

- Laurence Parisot : Ces mesures ont leur logique, mais ne croyez vous pas que le dialogue social exige plus de souplesse ?

Me voici enfin réveillé par cette dernière remarque. C’est dans un sommeil profond, loin des réalités, que j’avais imaginé ce dialogue, bien trop social.

La réalité, c’est ce grand sommet social qui va se tenir demain, mercredi 18. Programmé pour décembre, il a été reporté, sans doute pour que les syndicats puissent donner leur avis sur les projets de l’Élysée. Et certainement pas pour changer quoi que ce soit au « dialogue social ». Comme pour tous les sommets de toutes sortes, celui-ci ne débouchera évidemment sur rien de concret. Mais c’est le fait que le pouvoir politique se mette en peine de consulter les syndicats avant tout vote du Parlement qui est dramatiquement révélateur. Le pouvoir des syndicats et de la rue est bien supérieur à celui des élus, et le règne du droit s’arrête à la porte des leaders syndicaux.

Je crois bon de citer Philippe Nemo (dans son récent ouvrage La France aveuglée par le socialisme) :

Au fil des ans, et de façon accélérée à partir de 1981, on a fini par trouver normal que toute décision politique d’importance soit prise en concertation avec les « partenaires sociaux » ou les « associations » et en accord avec eux. Les politiciens de droite eux-mêmes (…) ont fini par juger non seulement fréquentables, mais incontournables ces syndicats et groupes qui les tiennent en otage […] Les vrais dépositaires du pouvoir souverain sont donc en France, désormais, l’Elysée et les « partenaires sociaux », représentant respectivement 12,5% des électeurs et 5 à 10% des salariés.

Pris entre le marteau syndical et l’enclume élyséenne, le Medef aujourd’hui, comme le CNPF jadis, est condamné au dialogue et, à la différence de tous les patronats voisins, ne peut par conséquent participer activement à la croisade contre l’économie dirigée et pour la libre entreprise et le libre échange.

Le dialogue social est donc le cadre naturel de l’oligarchie qui gouverne la France et ruine les Français. Je me prends ainsi à rêver d’un univers de relations personnelles, contractuelles et responsables, loin des négociations collectives et de la lutte des classes.
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MessageSujet: Re: Le socialisme   Jeu 26 Jan - 19:37

Ils font vraiment pitié ... ce serait drôle si ça n'était pas aussi tragique. Faut-il leur lancer des cacahuètes ?

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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Le socialisme   Jeu 26 Jan - 20:05

C'est marrant, depuis 1945 la seule à n'avoir pas lâché les saluts politiques, c'est la Gauche.

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MessageSujet: Re: Le socialisme   Ven 27 Jan - 9:40

Pitoyable
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MessageSujet: Re: Le socialisme   Ven 27 Jan - 19:59

C'est pire que ce que vous croyez : c'est le symbole de l'égalité sociale. Idea
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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Le socialisme   Ven 27 Jan - 20:38

Dromaeosaurus a écrit:
C'est pire que ce que vous croyez : c'est le symbole de l'égalité sociale. Idea

Un commentateur faisait remarquer que pour des gens qui se revendiquent sans arrêt de la Révolution française, ce geste effectué au niveau des épaules revêt une signification très inquiétante.

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MessageSujet: Re: Le socialisme   Lun 30 Jan - 18:50

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MessageSujet: Re: Le socialisme   Mer 8 Fév - 20:37

Le PS ou le Double langage comme Art de s’opposer

Publié le 7/02/2012

Le Parti Socialiste a érigé l’art de l’hypocrisie en méthode d’opposition. Passage en revue de quelques moments saillants récents.

Par Fabio Rafael Fiallo



S’il fallait reconnaître au Parti socialiste français un atout, c’est bien celui de dire une chose et son contraire, de fustiger une mesure gouvernementale après s’y être lui-même essayé dans le passé, puis de prétendre qu’il y a cohérence dans ses différents positionnements. C’est, en somme, l’art d’ériger l’hypocrisie en méthode d’opposition. Quelques moments saillants du parcours récent de ce parti servent à prouver le bien-fondé de cette assertion.

Remontons à l’été 2010. À l’affaire dite des Roms. Souvenons-nous des mots on ne peut plus durs à propos des mesures d’expulsion prises par l’actuel gouvernement à l’encontre, non pas des Roms spécifiquement, mais des occupations illégales de lieux publics en général. « Été de honte », proféra en ce moment la première secrétaire de ce parti.

Sauf que, à peine quelques jours avant les mesures décriées, la même première secrétaire, portant cette fois la casquette de maire de Lille, avait ordonné l’expulsion des Roms qui s’étaient installés dans sa ville.

Quelques mois plus tard, la réforme des retraites entreprise par Nicolas Sarkozy fournit au PS une nouvelle opportunité de montrer son art d’exceller dans l’art du double langage.

En effet, plusieurs tenants du PS avaient par le passé reconnu la nécessité de repousser l’âge de la retraite. Ce fut le cas, entre autres, de sa première secrétaire, qui avait déclaré : « Je pense qu’on doit aller, qu’on va aller très certainement, vers 61 ou 62 ans ». Or, il aura suffi que le président Sarkozy ait le toupet d’ouvrir ce périlleux chantier, et que tous les corporatismes de France et de Navarre occupent la rue et les raffineries de pétrole dans le but d’obliger le gouvernement à rebrousser chemin, pour que le PS annonce en fanfare qu’il reviendra à la retraite à 60 ans si le peuple lui octroie sa faveur lors des élections du printemps 2012.

Puis, afin de contourner les tactiques employées par le PS français pour retarder l’adoption de la réforme en question, le Sénat, ayant alors une majorité de droite, fait recours à la procédure, parfaitement constitutionnelle, dite du vote bloqué. Les socialistes crient au scandale, avec leur première secrétaire employant le terme de « coup de force permanent ». Agissant de la sorte, les socialistes semblaient avoir perdu la mémoire, car ils avaient, eux, utilisé cette même procédure une vingtaine de fois quand ils étaient au pouvoir.

Ils oubliaient en outre que le gouvernement Mauroy était allé plus loin encore, puisqu’il légiféra par le système d’ordonnances – méthode plus expéditive que celle du vote bloqué – pour imposer la réduction du travail hebdomadaire de 40 à 39 heures, la cinquième semaine de congés payés, la création du chèque-vacances ainsi que, ironie de l’histoire… la retraite à 60 ans !

On arrive à l’actuelle période électorale. Et avec elle aux faux-fuyants à répétition. À trois petits mois avant le premier tour, le PS et son candidat se livrent toujours au jeu des imprécisions faciles, des contradictions incessantes, des lettres qui ne disent rien, ou si peu, des discours incantatoires. Le nucléaire, le quotient familial, la création de 60 000 postes à l’Éducation nationale, la réforme des retraites, tout est matière à cafouillage au sein de la gauche, les uns disant une chose, les autres le contraire – avec François Hollande sortant à chaque fois pour prétendre qu’en fait, il n’y a qu’une seule ligne, la sienne, une ligne qui dans une large mesure reste pourtant dans le flou, en consonance d’ailleurs avec l’image d’homme de synthèse qu’il a toujours cultivée, assumée et même chérie.

Par-dessus ce lamentable capharnaüm de propositions disparates et concurrentes, se dresse une posture à propos de laquelle on doit humblement tirer son chapeau au PS français et à son candidat, tellement ils ont fait fort. Il s’agit de leur façon d’essayer de tirer profit de l’abaissement d’un cran de la note de la France par une des trois grandes agences de notation.

Voilà un PS et un candidat qui, des semaines durant, s’étaient évertués à dénoncer une soi-disant soumission de l’Élysée aux agences de notation, un PS et un candidat qui avaient refusé d’adopter la règle d’or sur la discipline budgétaire, mais qui, le moment venu, se servent de l’abaissement de la note de la France pour déclarer que c’est une politique, celle du président Sarkozy, qui a été « dégradée » par l’agence de notation en question.

La contradiction est flagrante. Si, comme l’avaient martelé le PS et son candidat, il faut faire fi des jugements des agences de notation, pourquoi, alors, ce même candidat reconnaît-il à l’une de ces agences la capacité, et donc l’autorité, de « dégrader » une quelconque politique gouvernementale ?

Nouvelle passe d’armes : le dimanche 29 janvier le président Sarkozy annonce des mesures visant à alléger les charges qui pèsent sur le travail. Le candidat Hollande s’oppose aussitôt à de tels allègements bien que lui-même eût plaidé en faveur de ce genre de mesures lors d’un discours prononcé à Limoges six mois auparavant.

Interrogé à propos de cette contradiction époustouflante dans une interview réalisée pour l’émission C’est dans l’air du 31 janvier (de la chaîne TV5), le chef de campagne du candidat du PS, l’énarque Pierre Moscovici, ne trouva rien de mieux pour répondre que six mois s’étaient écoulés depuis le discours de Limoges, avant d’ajouter sans rougir : « On a passé de François Hollande candidat aux primaires et réfléchissant à son projet à François Hollande candidat à la présidence de la République et posant son projet » [1]. Piètre explication !

Après un tel déploiement de double langage, comment pourrait-on croire à une seule promesse électorale du PS français ?

http://www.contrepoints.org/2012/02/07/68032-le-ps-ou-le-double-langage-comme-art-de-sopposer
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Anonymouss



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MessageSujet: Re: Le socialisme   Jeu 9 Fév - 0:56

Chantecl a écrit:
Le socialisme rêvé par les idéalistes est un socialisme idéal qui exclut la pourriture et les manigances politiques. Or, le socialisme s'accompagne toujours d'une soif de pouvoir et s'accomode parfaitement avec le grand luxe.

Finalement, le socialisme, c'est croire que l'homme peut être autre chose qu'humain.






Voila ce que je pense de la politiques que ce soit, la gauche la droite etc...
De plus bon nombre de politiciens français sont des énarques ils se fichent tous de l'ouvrier ou du plombier bu moment qu'ils ont du caviar dans leur assiette.
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Anonymouss



Féminin Messages : 3319
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MessageSujet: Re: Le socialisme   Jeu 9 Fév - 0:57

Dr house a écrit:
Chantecl a écrit:
Le socialisme rêvé par les idéalistes est un socialisme idéal qui exclut la pourriture et les manigances politiques. Or, le socialisme s'accompagne toujours d'une soif de pouvoir et s'accomode parfaitement avec le grand luxe.

Finalement, le socialisme, c'est croire que l'homme peut être autre chose qu'humain.






Voila ce que je pense de la politiques que ce soit, la gauche la droite etc...
Bon nombre de politiciens français sont des énarques ils se fichent tous de l'ouvrier ou du plombier du moment qu'ils ont du caviar dans leur assiette.
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Anonymouss



Féminin Messages : 3319
Inscription : 25/06/2011

MessageSujet: Re: Le socialisme   Jeu 9 Fév - 0:58

Dr house a écrit:
Dr house a écrit:
Chantecl a écrit:
Le socialisme rêvé par les idéalistes est un socialisme idéal qui exclut la pourriture et les manigances politiques. Or, le socialisme s'accompagne toujours d'une soif de pouvoir et s'accomode parfaitement avec le grand luxe.

Finalement, le socialisme, c'est croire que l'homme peut être autre chose qu'humain.






Voila ce que je pense de la politiques que ce soit, la gauche la droite etc...
Bon nombre de politiciens français sont des énarques ils se fichent tous de l'ouvrier ou du plombier du moment qu'ils ont du caviar dans leur assiette.
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Raphaël



Masculin Messages : 2334
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MessageSujet: Re: Le socialisme   Jeu 9 Fév - 1:25

Honnêtement, je dis bien honnêtement... Pensez-vous que F. Hollande ait une quelconque chance de passer au pouvoir ?
"Si oui":
 
"Si non":
 
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Philippe Fabry
Administrateur


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MessageSujet: Re: Le socialisme   Jeu 9 Fév - 10:50


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"Les désastres nous enseignent l'humilité" Saint Anselme de Canterbury
« N’attendre de l’État que deux choses : liberté, sécurité. Et bien voir que l’on ne saurait, au risque de les perdre toutes deux, en demander une troisième. » Frédéric Bastiat
Pensez à visiter mon blog : http://www.historionomie.com
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MessageSujet: Re: Le socialisme   Ven 10 Fév - 22:45

La taxe Tobin, nouvel « impôt de la haine », par Georges Lane et François Guillaumat. Du lourd !

http://lumiere101.com/2012/01/17/la-taxe-tobin/

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Le socialisme
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