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 Méditations de l'Avent

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Espérance
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MessageSujet: Méditations de l'Avent   Sam 28 Nov 2015 - 14:12

A quoi donc sert-il d'attendre ?

A rien, diront les plus sages.

Folie en effet que de se mettre durant un mois en état… de gestation, déraisonnable et inutile au regard des convulsions du monde.

C'est pourtant bien ce que nous propose cette année encore la liturgie.

Et au risque de passer pour des extra-terrestres et même pour certains comme des adversaires, nous entrerons demain en Avent, c'est-à-dire en état de veille.

Nous ferons la crèche. Nous lutterons contre l'inquiétude.

Nous attendrons un signe. Et celui-ci nous sera donné car nous aurons été vigilants :

"Le chrétien est celui qui reste vigilant chaque jour et chaque heure, sachant que le Seigneur vient", disait déjà saint Basile.

Parce que Marie était attentive, l'ange est venu, et le monde s'en est trouvé transformé. Car rien n'est impossible à Dieu.

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RenéMatheux



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MessageSujet: Re: Méditations de l'Avent   Sam 28 Nov 2015 - 14:26

Atttendre? Nous le faisons tous!
Mais c'est vrai que c'est agréable quand c'est arrivé.

Et c'est vrai que pendant 6000 ans (à peu près) les hommes ont attendus le sauveur! Les juifs 8000!!!
Et c'est vrai que c'est arrivé!
Quelle joie, cela du être (helas suivi de souffrances autant à Noel qu'à Paques)
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Espérance
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MessageSujet: Re: Méditations de l'Avent   Sam 28 Nov 2015 - 14:42

Retraite Avent 2015 avec saints Louis et Zélie Martin

Semaine 1 - Attendre l’heure de Dieu

Evangile de Jésus-Christ selon St Luc 21,25-36

En ce temps-là, Jésus parlait à ses disciples de sa venue : « Il y aura des signes dans le soleil, la lune et les étoiles. Sur terre, les nations seront affolées et désemparées par le fracas de la mer et des flots. Les hommes mourront de peur dans l’attente de ce qui doit arriver au monde, car les puissances des cieux seront ébranlées. Alors, on verra le Fils de l’homme venir dans une nuée, avec puissance et grande gloire. Quand ces événements commenceront, redressez-vous et relevez la tête, car votre rédemption approche. Tenez-vous sur vos gardes, de crainte que votre cœur ne s’alourdisse dans les beuveries, l’ivresse et les soucis de la vie, et que ce jour-là ne tombe sur vous à l’improviste comme un filet ; il s’abattra, en effet, sur tous les habitants de la terre entière. Restez éveillés et priez en tout temps : ainsi vous aurez la force d’échapper à tout ce qui doit arriver, et de vous tenir debout devant le Fils de l’homme. »

1. La méditation de la semaine

« Je suis sûre que tu réussiras si tu le veux » (1ère lettre de Zélie, à son frère, le 1er janvier 1863)
Que peut-il y avoir de commun entre l’attente de la venue au monde d’un enfant – ou plus exactement de la venue au monde de l’Enfant sur qui reposent la promesse de Vie et le salut du monde – et les événements catastrophiques évoqués par Jésus dans l’Evangile de ce premier dimanche de l’Avent ? Le Christ, s’adressant à ses disciples, met le doigt sur une venue provoquant « l’angoisse », « la frayeur », l’ébranlement même des fondations du monde. Or, il s’agit de la manifestation glorieuse du Dieu-fait-homme, c’est-à-dire de Celui qui vient à la rencontre de l’humanité pour la mener paître en cette Terre promise à Israël depuis des siècles, en ce Paradis ouvert même à un bandit (le bon larron), en cette Vie de délices où il n’y aura plus ni maladie ni mort ni pleurs ni gémissements !...

« Comprenez »

« Comprenez », demande Jésus à ses disciples, oui « comprenez » que l’important n’est pas tant de savoir exactement de quoi l’avenir sera fait, mais de veiller, de prier, de puiser dans la foi la force de tenir debout face à des événements pouvant se révéler dramatiques, imprévus, et bouleversant nos vies. Ainsi, si des hommes de foi en Israël avaient correctement interprété l’Ecriture au point de savoir que le Christ à venir naîtrait à Bethléem, en terre de Juda, personne en revanche n’avait envisagé que le prophète annoncé serait Dieu lui-même venant prendre chair, naissant comme un homme parmi d’autres, en un lieu aussi pauvre qu’une mangeoire… Le roi Hérode ne l’avait pas anticipé, les grands prêtres et les scribes ne l’avaient pas compris, les habitants de Bethléem recevant Joseph et Marie non plus, et le peuple d’Israël lui-même pensait fermement que « le Christ, à sa venue, personne ne saura d’où il est » [Jn 7,27]. Pourtant, Dieu est droit ; il n’est « pas de ruse en Dieu, mon rocher », proclame le Psalmiste [Ps 92 ,16]. Cette incompréhension des hommes et la « menace [évoquée par le Christ] sur le monde habité » [Lc 21,26] viennent du fait que l’homme a perdu sa simplicité d’enfant, son cœur est bien souvent malade et compliqué. La réaction cruelle d’Hérode faisant mettre à mort des enfants innocents, suite à l’annonce de la naissance du Prince de la Paix, dévoile bien un cœur malade et fermé sur lui-même. Le Très-Haut, lui, n’est ni fourbe ni cruel, et son projet pour chacun de nous est simplement un projet de Vie. Si nous soupirons tous après cette Vie - pour laquelle nous avons été façonnés dès l’origine - avons-nous assez de disponibilité de cœur et d’esprit pour la discerner et savoir l’accueillir ? Avons-nous vraiment la foi en ce Dieu qui met en nous ces aspirations immenses au bonheur, à l’épanouissement de nos talents, à la vie de famille ou à la vie consacrée… - et souhaite plus que nous leur accomplissement ?

L’Evangile de ce premier dimanche de l’Avent attire notre attention sur le fait que dans notre quête de bonheur, Jésus ne nous demande pas de ne pas nous tromper mais il nous demande plus fondamentalement de veiller : « veillez donc et priez en tout temps » [Lc 21,36]. La recommandation du Christ appelle une attitude de foi, une attitude de disponibilité à la Vie du Royaume, une attitude remettant éventuellement en cause nos priorités ou nos certitudes. « Cherchez et vous trouverez […] car qui cherche trouve » [Lc 11,9-10], affirme vigoureusement Jésus. Celui qui cherche sait bien qu’il se trompe facilement ou régulièrement (puisqu’il cherche !), avant de trouver ce qu’il cherchait. C’est pourquoi l’appel de l’Evangile de ce jour ne prend pas la forme d’un appel à ne pas se tromper, mais il invite à rester éveillés. Nous avons droit à l’erreur, nous avons droit à la remise en cause de nos certitudes, nous avons droit à l’échec… Dieu nous invite au sein de ces situations, il nous invite surtout au sein de ces situations, à rester dans une attitude de foi vigilante. Nous ne sommes pas le centre de nos vies, nous sommes liés à Celui qui nous a créés et rachetés, nous sommes liés à Celui dont le projet de Vie pour nous demeure ferme jusqu’au bout, y compris dans les méandres de nos vies. « Je suis venu pour que les hommes aient la vie, et qu’ils l’aient en surabondance » [Jn 10,10], rappelle Jésus. Jusqu’où oserons-nous le croire ?

Une ouverture de cœur au sein des méandres de nos vies


La vie de Zélie Guérin et de Louis Martin nous invite à rester fermes dans cette audace de la foi. Ils ont quotidiennement travaillé, par la prière et par la foi, à obtenir ou à maintenir une véritable ouverture de cœur et d’esprit face aux méandres de leurs vies respectives.
Zélie, née Azélie-Marie Guérin, naît le 23 décembre 1831 dans l’Orne, près d’Alençon, où ses parents déménagent quelques années plus tard. Elle est le deuxième enfant de ses parents Isidore et Louise-Jeanne. L’aînée est sa sœur Elise, le cadet est un garçon. Il s’appelle Isidore, comme son père. Elle reçoit une éducation chrétienne, est entourée de parents attentifs. Malheureusement, ceux-ci sont très austères. En fait, Zélie est privée d’affection, tant par son père que par sa mère, pendant toute sa jeunesse. « Mon enfance, ma jeunesse ont été tristes comme un linceul, écrit Zélie à son frère, car si ma mère te gâtait, pour moi, tu le sais, elle était trop sévère ; elle, pourtant si bonne, ne savait pas me prendre, aussi j’ai beaucoup souffert du cœur » (Correspondance Familiale CF 15). Zélie n’aura jamais ne serait-ce qu’une poupée pour jouer … Mais plutôt que de sombrer dans une certaine déprime, Zélie cherche à maintenir ses aspirations légitimes à la tendresse et à l’affection. Sa soif d’être aimée se reporte sur le Seigneur, sa soif d’aimer à son tour s’oriente vers les plus démunis. Zélie sent monter en elle le désir impétueux de se vouer à Dieu et aux pauvres. Son idéal de mener une vie valant la peine d’être vécue n’est pas entamé par sa « souffrance du cœur »… Zélie cherche quelle peut être la volonté de Dieu pour elle, mais elle ne la comprend pas encore vraiment…

Louis Martin, de son côté, naît quelques années avant Zélie, le 22 août 1823, à Bordeaux. Sept années plus tard, sa famille s’installe à Alençon. Le jeune Louis passe une jeunesse apparemment sans heurts, il apprécie la belle littérature et les ouvrages sur la vie des saints. On pourrait alors penser que Zélie et Louis – vivant tous deux dans la même petite ville – auront tôt fait de se rencontrer, de s’aimer, de se donner l’un à l’autre en fondant une famille. Il n’en est rien ! Louis lui aussi se trompe encore sur l’orientation à donner à sa vie. Après un apprentissage professionnel du métier d’horloger, il s’oriente vers le monastère du Grand-Saint-Bernard, hospice monastique juché à 2 472 mètres d’altitude, à une trentaine de kilomètres du Mont-Blanc, en Suisse. Louis portera toujours en lui un goût prononcé pour la solitude, la contemplation, l’aventure aussi. Mais après un essai au monastère, à l’âge de 22 ans, Louis se voit contraint de revenir à Alençon, pour y apprendre… le latin ! En effet, c’est une condition nécessaire pour devenir chanoine au Grand-Saint-Bernard. C’est une grosse épreuve pour le jeune homme. Pendant un an et demi, il se lance dans l’étude du latin avec opiniâtreté, mais c’est l’échec : il n’y arrive pas, ces études le fatiguent, la déception est terrible. Louis tombe malade…

À Alençon, Zélie se tourne à son tour vers la vie religieuse. Elle a l’ardent désir de devenir Fille de la Charité à l’Hôtel-Dieu d’Alençon, afin de pouvoir se consacrer à Dieu et aux malades hospitalisés. Vers 18 ou 19 ans, elle se rend sur place, accompagnée de sa mère. L’entrevue avec la supérieure tourne court, celle-ci annonce à Zélie qu’elle n’a pas la vocation. Pour Zélie comme pour Louis, c’est l’échec. Le coup est d’autant plus rude que cet idéal de vie religieuse serait venu combler le vide affectif dont Zélie avait souffert depuis sa plus tendre enfance. Les vies de Louis et de Zélie prennent l’allure de deux trajectoires élancées vers le Ciel et subitement brisées. Louis a jeté toutes ses forces dans la bataille, mais c’est la déroute. Zélie s’est réfugiée toute entière dans une vie qu’elle projetait meilleure et pour elle, mais là encore c’est la désillusion…

La force puisée dans la foi et la prière


Revenons à l’Evangile pour évaluer la situation de Louis et de Zélie : « comprenez » [verset 30], nous dit Jésus aujourd’hui, oui « comprenez » [verset 31] que l’important n’est pas tant de savoir exactement de quoi l’avenir sera fait, que de veiller, de prier, de recevoir dans la foi la grâce de tenir debout face à une épreuve comme celle endurée par Louis et Zélie. L’un comme l’autre puisent en la foi et en la prière la force de ne pas se laisser aller à une certaine déprime. La prière faite par Zélie juste après avoir été éconduite de son projet de vie religieuse l’exprime bien : « mon Dieu, puisque je ne suis pas digne d’être votre épouse […], j’entrerai dans l’état de mariage pour accomplir votre volonté sainte. Alors, je vous en prie, donnez-moi beaucoup d’enfants, et qu’ils vous soient tous consacrés »… Déçue, Zélie se bat pourtant pour continuer à croire en un vrai projet de Vie de Dieu pour elle, malgré une forte tentation de croire que ce projet de Vie n’est, finalement, qu’un ‘plan B’ venant prendre la place d’un ‘plan A’ ayant échoué. Son cœur et son esprit restent ouverts.
Louis, lui, se lance sans plus tarder dans son activité professionnelle. Il tient un commerce d’horlogerie dans la ville. Il ne pense apparemment pas à se marier. Une paroissienne ne tarde pas à lui offrir une statue de la Vierge de l’Annonciation (il s’agit de la future Vierge du Sourire !), Louis se montrant très porté à la prière tout en se révélant très actif dans les milieux caritatifs. Lui aussi, malgré la douleur de n’avoir pas pu réaliser son rêve, maintient une ouverture de cœur et d’esprit envers son Seigneur. Louis, comme Zélie, pourrait faire sienne cette prière du jeune Samuel : « parle [dans ma vie] Seigneur, car ton serviteur écoute » [1 S 3,10]. Cette situation durera plusieurs années. Le Seigneur agira et parlera au cœur de l’un et de l’autre, car ils finiront par accomplir leur projet de Vie ; le 2ème dimanche de l’Avent nous permettra de le découvrir. Ce projet de Vie aboutira si bien que Zélie, forte de cette expérience, pourra écrire à son frère : « je suis sûre que tu réussiras si tu le veux » (CF 1) ; tu réussiras… mais sous le regard du Seigneur, et peut-être pas de la façon initialement envisagée !

3 pistes pour s’approprier l’Evangile et suivre l’exemple de Louis et Zélie :

Ce 1er dimanche de l’Avent nous permet de constater combien Louis et Zélie ont cherché à comprendre, à l’invitation de Jésus, quel était ce projet de Vie pour chacun d’eux. Avons-nous ou travaillons-nous à avoir, nous aussi, cette disponibilité de cœur et d’esprit pour correspondre au projet de Dieu dans nos vies ? Nous sommes si souvent happés par des agendas bien chargés ou une vie bien (trop) réglée…

Louis et Zélie n’avaient pas envisagé le mariage, au point que leurs déconvenues semblaient prendre la forme d’un échec définitif dans leur vie. Comment envisageons-nous à notre tour nos propres échecs : à vue humaine, ou comme une façon de rebondir malgré une inévitable douleur ? Nous reconnaissons-nous un droit à l’erreur, sous le regard du Seigneur ? Ayons l’audace de nous pardonner à nous-mêmes nos propres erreurs. Ne laissons pas les déconvenues prendre les rênes de nos vies…

Enfin, la foi chrétienne et la prière tiennent une grande place dans la vie de Louis et de Zélie. Elles ont été leur soutien là où elles auraient pu être rejetées (‘si Dieu existe, pourquoi tant de déconvenues s’acharnent-elles contre moi ?’). Elles ont contribué à poser des fondations solides dans leur vie. Notre foi s’éclipse-t-elle, ou se révèle-t-elle au contraire un appui, quand une difficulté vient à se présenter ?

Fr. Cyril Robert, ocd (Paris)

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RenéMatheux



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MessageSujet: Re: Méditations de l'Avent   Sam 28 Nov 2015 - 15:24

Citation :
La vie de Zélie Guérin et de Louis Martin nous invite à rester fermes dans cette audace de la foi. Ils ont quotidiennement travaillé, par la prière et par la foi, à obtenir ou à maintenir une véritable ouverture de cœur et d’esprit face aux méandres de leurs vies respectives.
Zélie, née Azélie-Marie Guérin, naît le 23 décembre 1831 dans l’Orne, près d’Alençon, où ses parents déménagent quelques années plus tard. Elle est le deuxième enfant de ses parents Isidore et Louise-Jeanne. L’aînée est sa sœur Elise, le cadet est un garçon. Il s’appelle Isidore, comme son père. Elle reçoit une éducation chrétienne, est entourée de parents attentifs. Malheureusement, ceux-ci sont très austères. En fait, Zélie est privée d’affection, tant par son père que par sa mère, pendant toute sa jeunesse. « Mon enfance, ma jeunesse ont été tristes comme un linceul, écrit Zélie à son frère, car si ma mère te gâtait, pour moi, tu le sais, elle était trop sévère ; elle, pourtant si bonne, ne savait pas me prendre, aussi j’ai beaucoup souffert du cœur » (Correspondance Familiale CF 15). Zélie n’aura jamais ne serait-ce qu’une poupée pour jouer … Mais plutôt que de sombrer dans une certaine déprime, Zélie cherche à maintenir ses aspirations légitimes à la tendresse et à l’affection. Sa soif d’être aimée se reporte sur le Seigneur, sa soif d’aimer à son tour s’oriente vers les plus démunis. Zélie sent monter en elle le désir impétueux de se vouer à Dieu et aux pauvres.
Ne pas etre aimé suffisament de sa mère c'est terrible et cela me met en colère; Même pas une poupée pour jouer!!!!!!
Cela permet de cherchcher un amour de substitution en Dieu (moi c'était Marie, ma maman). Mais quand même!
Enfin, il est vrai que c'est dans la souffrance qu'on grandit ! Hélas!
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Espérance
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MessageSujet: Re: Méditations de l'Avent   Lun 30 Nov 2015 - 10:08

Prier chaque jour de la semaine

Lundi 30 novembre

«  J’entrerai dans l’état de mariage pour accomplir votre volonté sainte. Je vous en prie, donnez-moi beaucoup d’enfants et qu’ils vous soient consacrés. » (Prière de Zélie)

« Parle, Seigneur, ton serviteur écoute. » (1Sm 3, 10)

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RenéMatheux



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MessageSujet: Re: Méditations de l'Avent   Lun 30 Nov 2015 - 13:52

Citation :
Je vous en prie, donnez-moi beaucoup d’enfants et qu’ils vous soient consacrés. » (Prière de Zélie)
Pour cela, c'est simple! Il suffit de consacrer soi même ces enfants à leur naissance! Non?
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Espérance
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MessageSujet: Re: Méditations de l'Avent   Mar 1 Déc 2015 - 9:34

Mardi 1er décembre

« Je suis très heureuse avec Louis. Il me rend la vie bien douce. C’est un saint homme que mon mari, j’en désire un pareil à toutes les femmes. » (Lettre de Zélie à son frère)

« Maris, aimez vos femmes comme le Christ aime l’Eglise et s’est livré pour elle. » (Ep 5,25)

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MessageSujet: Re: Méditations de l'Avent   Mar 1 Déc 2015 - 9:52

Maris, aimez vos femmes comme le Christ aime l’Eglise et s’est livré pour elle.
Et comme vous souhaiteriez que votre père aie aimé votre mère.
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Espérance
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MessageSujet: Re: Méditations de l'Avent   Mer 2 Déc 2015 - 9:29

Mercredi 2 décembre

« Quand nous avons eu nos enfants, nous ne vivions plus que pour eux, c’était tout notre bonheur. Je désirai en avoir beaucoup afin de les élever pour le ciel » (Lettre de Zélie à Pauline, 4 mars 1877)

« Cherchez d’abord le royaume des Cieux et tout vous sera donné par surcroit. » (Mt 6, 33)

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MessageSujet: Re: Méditations de l'Avent   Mer 2 Déc 2015 - 9:59

Espérance a écrit:
Mercredi 2 décembre

« Quand nous avons eu nos enfants, nous ne vivions plus que pour eux, c’était tout notre bonheur. Je désirai en avoir beaucoup afin de les élever pour le ciel » (Lettre de Zélie à Pauline, 4 mars 1877)
C'est beau!
Mais il faut avoir la foi pour être sur que nos enfants finiront au ciel!
Mais si on fait confiance à dieu sur ce point (la foi donc), cela marche.

On devrait retenir cela : nous pouvons assurer le paradis à nos enfants.
Ceci dit rien n'empeche d'en rajouter une couche : faire pour eux les premiers vendredi ou les premiers samedi! What a Face Paf What a Face
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Espérance
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MessageSujet: Re: Méditations de l'Avent   Jeu 3 Déc 2015 - 10:03

Jeudi 3 décembre

« Ton vieux Père a déjà assez de toutes les beautés qui l’entourent et rêve du Ciel et de l’infini : « Vanité des vanités, et tout n’est que vanités, hors aimer Dieu et le servir ! » » (Lettre de Louis à Marie, 30 août 1885)

« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force. » (Mc 12, 30)

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MessageSujet: Re: Méditations de l'Avent   Ven 4 Déc 2015 - 10:37

Vendredi 4 décembre

« Je voudrais bien être une sainte mais je ne sais par quel bout commencer... Je me borne au désir : je dis souvent dans la journée « mon Dieu, que je voudrais bien être une sainte ». » (Lettre de Zélie à Pauline, 26 février 1876)

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RenéMatheux



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MessageSujet: Re: Méditations de l'Avent   Ven 4 Déc 2015 - 12:13

Espérance a écrit:
Vendredi 4 décembre

« Je voudrais bien être une sainte mais je ne sais par quel bout commencer... Je  me borne au désir : je dis souvent dans la journée « mon Dieu, que je voudrais bien être une sainte ». » (Lettre de Zélie à Pauline, 26 février 1876)
Moi cela me fait un peur d'etre un saint : trop de croix à porter!
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Méditations de l'Avent   Ven 4 Déc 2015 - 12:23

Pas faux... Mais, par la Vierge Marie, c'est plus facile :

 
On lit dans les Chroniques franciscaines que le Frère Léon vit un jour deux échelles : une rouge, sur laquelle se tenait Jésus-Christ ; l'autre blanche où était Marie. Il aperçut ensuite des âmes qui prenaient l'échelle rouge. Elles montaient quelques échelons, puis tombaient ; elles essayaient encore et finissaient toujours par retomber. Alors on les engagea à prendre l'échelle blanche, et le Frère Léon les vit monter heureusement, parce que la sainte Vierge leur tendait la main. Ainsi arrivèrent-elles sans difficulté en paradis.
St Alphonse de Liguori
Les Gloires de Marie - St Paul 1997 - P 168)

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MessageSujet: Re: Méditations de l'Avent   Ven 4 Déc 2015 - 12:53

Arnaud Dumouch a écrit:
On lit dans les Chroniques franciscaines que le Frère Léon vit un jour deux échelles : une rouge, sur laquelle se tenait Jésus-Christ ; l'autre blanche où était Marie. Il aperçut ensuite des âmes qui prenaient l'échelle rouge. Elles montaient quelques échelons, puis tombaient ; elles essayaient encore et finissaient toujours par retomber. Alors on les engagea à prendre l'échelle blanche, et le Frère Léon les vit monter heureusement, parce que la sainte Vierge leur tendait la main. Ainsi arrivèrent-elles sans difficulté en paradis.
St Alphonse de Liguori
Les Gloires de Marie - St Paul 1997 - P 168)

Que signifie cette vision ? Que les exigences de Jésus sont trop grandes et que Sa Sainte Mère nous facilite le travail ? Je ne comprends pas pourquoi, on dirait qu'il faut pour cela choisir entre deux personnes différentes. Il est vrai que Marie nous guide vers Jésus, le rouge pour moi c'est la Passion au sens christique, le chemin de croix redoutable et redouté du martyre, et le blanc, c'est comme le Cœur Immaculé de Marie, une disposition de l'âme à gravir les premiers échelons en état d'enfant mis en confiance. Mais alors, les deux échelles devraient être liées et non séparées : l'échelle rouge commençant là où l'échelle blanche s'achève avec Marie qui assure la transition. Qu'en pensez-vous ?

RenéMatheux a écrit:
Moi cela me fait un peur d'etre un saint : trop de croix à porter!

C'est justement là un problème, mais soyez rassuré, Dieu ne force personne à être saint s'il n'a pas la volonté pour ça. Efforçons-nous d'être déjà des justes, car même pour ça il semblerait que nous soyons nés avec deux mains gauches.
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Méditations de l'Avent   Ven 4 Déc 2015 - 13:39

Les exigences sont les mêmes (le coeur kénose à la fin).

Mais le chemin de Jésus passe par des croix très extérieures (deuils, maladies).

Les croix de Marie sont plus intérieures mais tout aussi efficaces (angoisses dans les années où c'est possible etc.)

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MessageSujet: Re: Méditations de l'Avent   Ven 4 Déc 2015 - 15:13

Merci ! salut
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Espérance
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MessageSujet: Re: Méditations de l'Avent   Ven 4 Déc 2015 - 21:15

Première méditation du père Cantalamessa pour le temps de l'Avent

2015-12-04 Radio Vatican

(RV) Le père capucin Raniero Cantalamessa, prédicateur de la Maison pontificale, a délivré aujourd’hui devant le Pape François et les responsables de la Curie romaine sa première méditation pour le temps de l’Avent. Il s’agissait de la première étape d’une série de prédications sur les quatre constitutions du Concile Vatican II, cinquante ans après sa conclusion.

Ces textes portent sur l’Église (Lumen Gentium), sur la liturgie (Sacrosanctum Concilium), sur la Parole de Dieu (Dei Verbum) , et sur l’Église dans le monde (Gaudium et Spes). Le père Cantalamessa a choisi de faire porter ses méditations de l’Avent sur Lumen Gentium, et il compte aborder les autres textes dans ses méditations de Carême, en février et mars 2016.

Pour sa première méditation de l'Avent, il s'est appuyé sur les réflexions du cardinal Ratzinger, avant qu’il ne devienne le Pape Benoît XVI, affirmant que «si l’on veut comprendre correctement le Concile Vatican II, il faut commencer par cette phrase initiale de Lumen Gentium :

"le Christ est la lumière des peuples"».

Le Concile a développé «une ecclésiologie christologique, et donc spirituelle et mystique, plus que sociale et institutionnelle, a précisé le père Cantalamessa. Il est nécessaire de remettre au premier plan cette dimension christologique de l’ecclésiologie du Concile, aussi en vue d’une évangélisation plus efficace. On n’accepte pas, en effet, le Christ par amour de l’Église, mais on accepte l’Église par amour du Christ.»

«L'’Église est le corps du Christ parce qu’elle est l’épouse de l’Église», a rappelé le père capucin, précisant que la vision de l’Église comme «corps mystique» du Christ, a permis de rapprocher les ecclésiologies orthodoxe et catholique.

Ainsi l’Église est «belle dans les âmes», a déclaré le père Cantalamessa, citant Saint Ambroise de Milan. Reprenant les paroles du théologien byzantin Nicolas Casabilas, le prédicateur a rappelé que «dans l’eucharistie, le Christ se reverse en nous et se fonde en nous, mais en nous transformant en lui comme une goutte d’eau versée dans un océan infini d’onguent parfumé». Saint Hilaire de Poitiers écrivait que dans l’Eucharistie, «Jésus nous dit : prend ceci est mon corps, mais nous aussi nous pouvons lui dire "prends, ceci est mon corps".»

Le père Cantalamessa a alors insisté sur la notion de rencontre personnelle avec Jésus, dans le monde actuel qui n’est plus un monde «de chrétienté». «Il s’agit de prononcer la phrase "Jésus est le Seigneur", comme la prononçaient Paul et les premiers chrétiens», et surtout de prendre conscience du fait que «Jésus n’est plus un personnage mais une personne, non plus seulement une mémoire (…) mais une présence», «ce qui signifie aussi de ne prendre aucune décision d’importance sans la lui avoir soumise dans la prière».

Et ce qui est vrai à l’échelle individuelle l’est aussi au niveau communautaire. «La fécondité de l’Église dépend de son amour pour le Christ. Le service le plus précieux que chacun de nous peut rendre à l’Église est donc celui d’aimer Dieu et de croître dans l’intimité avec lui », a-t-il conclu.

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MessageSujet: Re: Méditations de l'Avent   Sam 5 Déc 2015 - 10:30

Samedi 5 décembre

« Tous les soirs nous montions faire la prière en commun et la petite reine [Thérèse] était seule auprès de son roi [Louis], n’ayant qu’à le regarder pour savoir comment prient les saints. » (Thérèse, Ms A 17 R°)

« Veillez et priez en tout temps afin de paraître avec assurance devant le Fils de l’homme. » (Lc 21, 36)

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MessageSujet: Re: Méditations de l'Avent   Sam 5 Déc 2015 - 10:49

Ah que c'est bien une belle famille chrétienne!

En plus cette parole de Thérèse montre que, même si il n'y avait pas eu leur canonisations, les époux Martin était des saints.
J'admire la sagesse de l'Eglise quand elle parle de la sainteté du mariage chrétien. L'Eglise est bien la seule à si bien parler de la création de l'homme et de la femme, sexualité compris!

Ceci dit dit, pour notre famille à nous, comme nous sommes moins saint que les Martin, nous recourrons aux messes célébrées pour notre famille (et nous avons fait les 9 premiers vendredi et 5 premier samedis pour chacun d'entre nous! What a Face Je sais! J'insiste! Mais seuls nous nous sentions pas assez forts)
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MessageSujet: Re: Méditations de l'Avent   Dim 6 Déc 2015 - 0:48

Semaine 2 : trouver sa place

Dans nos sociétés, trouver sa place nous apparaît souvent comme un chemin semé d’embûches et un combat difficile. Si nous ne pouvons pas nier les difficultés de la vie, nous ne pouvons pas oublier non plus la promesse de bonheur que nous fait notre Dieu. Cependant, comme nous le montrent Louis et Zélie Martin, il ne s'agit pas seulement d'être dans l'action, de vouloir assouvir ses désirs même spirituels mais de prier et de travailler à avoir un cœur disponible, à l'écoute de la volonté de Dieu. Alors, trouver sa place humaine et spirituelle peut être, malgré les difficultés, un cheminement délicieux. Le prophète Isaïe ne promet-il pas qu'en préparant le chemin du Seigneur "les chemins rocailleux seront aplanis et tout être vivant verra le salut de Dieu"?

Retraite Avent 2015 avec saints Louis et Zélie Martin


Semaine 2 – Trouver sa place

Evangile de Jésus-Christ selon St Luc 3,1-6

L’an quinze du règne de l’empereur Tibère, Ponce Pilate étant gouverneur de la Judée, Hérode étant alors au pouvoir en Galilée, son frère Philippe dans le pays d’Iturée et de Traconitide, Lysanias en Abilène, les grands prêtres étant Hanne et Caïphe, la parole de Dieu fut adressée dans le désert à Jean, le fils de Zacharie. Il parcourut toute la région du Jourdain, en proclamant un baptême de conversion pour le pardon des péchés, comme il est écrit dans le livre des oracles d’Isaïe, le prophète : Voix de celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers. Tout ravin sera comblé, toute montagne et toute colline seront abaissées ; les passages tortueux deviendront droits, les chemins rocailleux seront aplanis ; et tout être vivant verra le salut de Dieu.


1. La méditation de la semaine

« Nous mettre dans la disposition d’accepter généreusement la volonté du bon Dieu, quelle qu’elle soit, car ce sera toujours ce qu’il peut y avoir de mieux pour nous » (CF 204, Zélie)

Jean, le prophète, le baptiste, fait irruption dans l’histoire d’Israël alors que le monde semble être bien en ordre. En cet « an quinze », il y a un empereur à Rome, un gouverneur en Judée, des grands prêtres et d’autres figures d’autorité et ce en divers lieux de l’Empire romain. Tout semble bien en ordre, ou plutôt tout semble tourner sans de véritable remise en cause à envisager. Ce monde bien établi n’est pourtant pas le monde idéal, comme en témoigne l’historien Flavius Joseph rapportant la brutalité d’un Ponce Pilate. Ce dernier se livre parfois à des répressions brutales, sanguinaires. Il heurte la sensibilité religieuse juive en introduisant des enseignes romaines à Jérusalem et en puisant dans le trésor du Temple. Mais malgré tout, le monde semble peu enclin à se remettre en question ; la paix – celle de Rome, celle des hommes – s’est plus ou moins imposée.

L’appel à la conversion au cœur même de nos vies

Un événement soudain surgit alors. Au cœur de ce monde, « la parole de Dieu fut adressée à Jean, fils de Zacharie ». La parole de Dieu fait irruption dans cet ‘establishment’, elle appelle à un changement de comportement, à un « repentir en vue de la rémission des péchés ». Elle le fait car le monde n’est pas seulement le monde des hommes mais celui de Dieu. S’il est vrai que l’homme a son Ciel en Dieu, Dieu, lui, a son Ciel en l’homme. Sa Présence, sa Providence font irruption au cœur même de nos vies, si banales qu’elles pourraient paraître. Notre Père n’est pas perdu au Ciel, au point qu’il nous faudrait gravir les nuages pour nouer contact. Notre Père vient à nos devants, à l’image de l’Esprit-Saint venant au-devant de Marie lors de l’Incarnation, ou du Fils venant au-devant de ses disciples après la Résurrection.

Si la parole de Dieu s’est adressée à Jean et à travers lui au peuple de l’époque, elle s’adresse à nous tous aujourd’hui. Elle s’inscrit dans cette Alliance que le Très-Haut a proposée au peuple hébreu au long des siècles avant Jésus-Christ et qu’il propose à chacun depuis. Le Seigneur nous adresse ainsi, à travers cet Evangile du jour, une demande et une promesse. La demande est pressante, impérative même : « préparez le chemin du Seigneur » ! Le changement d’attitude intérieure et extérieure constitue la façon pour l’homme de dégager le chemin à l’advenue du projet divin. Dieu ne s’impose pas brutalement à nous, mais il se laisse trouver quand notre cœur se trouve disposé. Notre-Seigneur, par l’intermédiaire de Jean-Baptiste, nous invite à travailler cette attitude de disponibilité, tant elle n’est pas aisée a priori. Le poids de notre propre histoire, avec ses blessures, ses déceptions, ses souffrances, ses égarements, ne nous rend pas toujours facile cette disponibilité de cœur et d’esprit. Mais une fois retrouvés, cette disponibilité et ce changement de comportement prennent un nom : celui de « conversion ». C’est à cela que nous sommes invités, en ce deuxième dimanche de l’Avent.
Cette conversion, autrement dit ce refus de s’enfermer sur nous-mêmes et sur nos péchés, cette confiance retrouvée en Dieu, laisse alors place à la promesse de Dieu : « toute chair verra le salut de Dieu ». « Le Seigneur l’a promis » [Is 40,5], rajoute le passage du prophète Isaïe cité par l’Evangile d’aujourd’hui. Quiconque prépare le chemin du Seigneur verra le salut de Dieu œuvrer en sa vie. Ce salut ne viendra probablement pas changer le monde actuel, ‘ordonné’ et non idéal comme pouvait l’être le monde à l’époque de Jean-Baptiste, mais il permet à « toute chair » tournée vers le Ciel de trouver sa place sur terre. Trouver sa place dans le monde, n’est-ce pas une question primordiale ? Mieux, voir la beauté de cette place qui est la nôtre, n’est-ce pas d’une importance capitale ? La promesse de Dieu nous est donnée, elle nous invite à prendre notre place au sein de la société, avant de prendre notre place au cœur du Royaume qui nous est destiné… Louis et Zélie ont mis plusieurs longues années avant de trouver ainsi leur place, mais l’attente en aura valu la peine !
Trouver, prendre sa place et… en voir la beauté
En 1847, après sa déception de n’avoir pas pu embrasser la vie monastique, Louis se remet à ses études professionnelles dans l’horlogerie, et se rend à Paris plusieurs années dans cette optique. Il lutte pour ne pas se laisser aller à des divertissements ou à des tentations – nombreuses dans la capitale ! – susceptibles de le détourner de sa foi profonde. N’oublions pas qu’avec le poids de sa déception, Louis aurait pu chercher un ‘réconfort’, un moyen d’oublier sa désillusion, il aurait pu endurcir son cœur ou jouer le désabusé… Il préfère rester droit et lutter pour ne pas tomber.

« Il lui a fallu du courage pour sortir victorieux de tous ces combats » (CF 1), écrira par la suite Zélie à ce sujet. Revenu à Alençon, Louis attendra l’âge de 34 ans – ce qui est beaucoup, à l’époque – pour voir le tournant salvifique que Dieu s’apprête à opérer en sa vie.
Zélie, pendant ce temps, est revenue de son projet de vie religieuse. Tout en soupirant toujours après une vie de consacrée – «  je ne fais que rêver cloître et solitude » (CF 150), écrira-t-elle encore quelques années plus tard –, Zélie s’est faite à l’idée d’un possible mariage et se lance dans la confection de la dentelle. Elle a 20 ans. Pendant une demi-douzaine d’années, Louis et Zélie vivront dans la même petite ville, sans se rencontrer, à moins de 500 mètres l’un de l’autre…

La vie de l’un et de l’autre semble être bien réglée et ordonnée, les affaires vont leur train mais le cœur de chacun semble rester dans l’expectative. Devrais-je « rester vieille fille », s’interroge Zélie (CF 150) ? Mon fils restera-t-il toujours célibataire, s’alarme la mère de Louis ?

En avril 1858, la Providence agit. « Un jour que Zélie Guérin passait sur le pont Saint-Léonard, elle croisa un jeune homme dont la noble physionomie, l’allure réservée, la tenue pleine de dignité l’impressionnèrent. Au même moment, une voix intérieure lui murmurait en secret : « C’est celui-là que j’ai préparé pour toi » » (Piat, Histoire d’une famille). Zélie entend une intérieurement une parole céleste (elle l’attribue à la Vierge Marie) venant bouleverser sa vie ; elle vient de rencontrer Louis. Si elle et lui se sont préparés à être disponibles à la volonté de Dieu dans leur vie – « Préparez le chemin du Seigneur » nous dit l’Evangile d’aujourd’hui –, Dieu avait déjà en amont préparé cette place qui leur était destinée. Cependant, Louis et Zélie ont encore du mal à apercevoir la beauté de leur place, la beauté du mariage et de l’union conjugale. S’ils se marient trois mois après leur rencontre, le 13 juillet 1858, en toute discrétion (le mariage a lieu à minuit, en présence d’une dizaine de personnes seulement), Louis et Zélie ne comprennent encore pas totalement. Ils ne réalisent pas encore la beauté de leur vocation au sein du monde, au point que Zélie, le jour même du mariage, s’en va, accompagnée de Louis, pleurer à chaudes larmes au monastère de la Visitation où sa sœur Elise est devenue religieuse. « Je me trouvais si malheureuse d’être au milieu du monde, j’aurais voulu cacher ma vie avec la sienne » (CF 192), au monastère. Le jour de son mariage, Zélie rêve encore du cloître !
Parole donnée, parole tenue : l’accomplissement de la promesse

Si le couple a bien perçu l’appel divin à se sanctifier au cœur de la société, en tant que mari et femme, les deux époux sont toutefois encore imprégnés de leurs désirs d’une vie conçue comme une vie cloîtrée.
Pendant les dix premiers mois, ils vivent même en se dispensant des relations conjugales ! Fort heureusement, le confesseur de Louis demande à ce dernier de mettre fin à leur abstinence sexuelle.

Louis et Zélie ne se raidissent pas, ils vont découvrir le bonheur de se donner l’un à l’autre. Neuf enfants vont naître, parmi lesquels la petite Thérèse, la dernière.

Ils font découvrir à Louis et Zélie le bonheur de devenir parents. Ainsi, lors du baptême de l’aînée, Marie, en 1860, Louis sera tout joyeux d’annoncer au prêtre que « c’est la première fois que je viens ici pour un baptême, mais ce n’est pas la dernière ! ». Zélie, de son côté, s’extasie : « moi, j’aime les enfants à la folie, j’étais née pour en avoir » (CF 83)… La promesse de Dieu s’est réalisée, Louis et Zélie sont comblés. S’ils conservent leur attrait pour la prière, ils mettent définitivement fin à leurs velléités de vie religieuse. Zélie est heureuse avec son Louis, au point qu’elle « en désire un pareil à toutes les femmes » (CF 1). Louis, en retour, l’« aime pour la vie » (CF 2bis).
Mais ce bonheur, le couple doit se battre pour le conserver et le faire croître, tant les difficultés familiales ne manquent pas. Sur les neuf enfants nés du mariage, quatre meurent en bas âge. C’est une épreuve douloureuse. En l’espace de quatre ans, le couple voit mourir trois nourrissons et une petite fille, Hélène, âgée de cinq ans.
Pour cette dernière, le choc est terrible, l’enfant meurt dans les bras de sa mère, alors que celle-ci ne s’y attend pas. « J’ai cru que j’allais en mourir ». La foi de Louis et Zélie, mise à rude épreuve, leur permet de surmonter le drame. « Nous l’avons offerte ensemble au bon Dieu » (CF 52), mais le travail de deuil doit s’effectuer, il sera long. Léonie, née un an avant Hélène, se révèle une enfant difficile, moins douée que ses sœurs et psychologiquement fragile. Elle donne beaucoup de soucis à Zélie. Mais « plus je la vois difficile, écrit-elle alors que Léonie a onze ans, plus je me persuade que le bon Dieu ne permettra pas qu’elle reste ainsi. Je prierai tant qu’il se laissera fléchir » (CF 117). Léonie en effet finira par se redresser, au point de comprendre mieux que ses sœurs la – future – petite voie de Thérèse. Tout au long de leur vie, Louis et Zélie se mettent « dans la disposition d’accepter généreusement la volonté du bon Dieu, quelle qu’elle soit, car ce sera toujours ce qu’il peut y avoir de mieux pour nous » (CF 204). Ils ont pu l’expérimenter, malgré les difficultés et… au sein même de ces difficultés. Cette « disposition » est toujours œuvre de conversion. Grâce à elle, nous donnons prise au « bon Dieu »  pour agir dans nos vies.

3 pistes pour s’approprier l’Évangile et suivre l’exemple de Louis et Zélie :


Dans l’Évangile, les foules entendent l’appel de Dieu à travers l’exhortation de Jean-Baptiste proclamant un baptême de conversion en vue de la rémission des péchés. Dans sa vie, Zélie entend l’invitation à considérer l’homme qu’elle allait croiser : Louis Martin. Sommes-nous également attentifs aux appels de Dieu dans nos vies quotidiennes ? Prenons-nous le temps de discerner ces appels ? Comment y répondons-nous ?

La foi et la disponibilité de cœur et d’esprit ont permis à Louis et Zélie d’accepter d’être bousculés, au point de consentir à une vie ne correspondant pas, initialement, à leur conception d’une vie sanctifiée. Mettons-nous nos existences pleinement sous le regard miséricordieux de Dieu, ou lui cachons-nous (à lui, mais peut-être à nous aussi) les points sombres ou douloureux de nos vies ? Cela revient à nous demander si notre attitude est bien une attitude filiale, confiante, celle d’un enfant envers le meilleur des pères, ou bien si nous lui présentons un personnage n’étant pas vraiment nous-mêmes…
Le salut des hommes est en Dieu, ne cesse de proclamer Jean-Baptiste. Louis et Zélie l’ont expérimenté. Livrés à eux-mêmes, ils ne se seraient probablement pas donnés l’un à l’autre, ils n’auraient pas eu la joie d’être parents, ils n’auraient probablement trouvé ni leur place ni aperçu la beauté de la place qui était la leur. Sommes-nous si sûrs d’être au clair avec cette question de notre place : l’avons-nous trouvée ? Savons-nous reconnaître la beauté de cette place qui est nôtre ?

Fr. Cyril Robert, ocd (Paris)

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MessageSujet: Re: Méditations de l'Avent   Dim 6 Déc 2015 - 16:29

Citation :
Sur les neuf enfants nés du mariage, quatre meurent en bas âge.
Une sacré croix, oui!
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MessageSujet: Re: Méditations de l'Avent   Lun 7 Déc 2015 - 9:24

Lundi 7 décembre

« Nous devons nous mettre dans la disposition d’accepter généreusement la volonté du Bon Dieu, quelle qu’elle soit, car ce sera toujours ce qu’il peut y avoir de meilleur pour nous. » (Lettre de Zélie à Pauline, mai 1877)

« Préparez le chemin du Seigneur, aplanissez ses sentiers ... et toute chair verra le Salut de Dieu. »  (Lc 4, 5-6)

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MessageSujet: Re: Méditations de l'Avent   Lun 7 Déc 2015 - 10:51

Citation :
Nous devons nous mettre dans la disposition d’accepter généreusement la volonté du Bon Dieu
Plus facile à dire qu'à faire! Surtout généreusement!
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MessageSujet: Re: Méditations de l'Avent   Mar 8 Déc 2015 - 0:28

Mardi 8 décembre

« Je ne fais que rêver cloître et solitude. Je ne sais pas vraiment, avec les idées que j’ai, comment ce n’était pas ma vocation. Mais je sens que tout cela ce ne sont que des idées creuses : il vaut mieux bien employer le temps présent. » (Lettre de Zélie à Pauline, 16 janvier 1876)

« Que votre amour vous fasse progresser de plus en plus dans la connaissance vraie et la parfaite clairvoyance qui vous feront discerner ce qui est le plus important. » (Ph 1, 9)

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MessageSujet: Re: Méditations de l'Avent   Mar 8 Déc 2015 - 19:27

Mercredi 9 décembre

« J’aimerais mieux être apôtre autre part que là, enfin puisque c’est la volonté du Bon Dieu je crois que c’est pour abattre mon orgueil. Tout pour la plus grande gloire de Dieu. » (Lettre de Louis, interné à Caen, à son infirmière, 27 février 1889)

« Ainsi dans la droiture, vous marcherez sans trébucher vers le Jour du Christ, et vous aurez en plénitude la justice obtenue grâce à Jésus Christ pour la gloire et la louange de Dieu. » (Ph 1, 11)

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MessageSujet: Re: Méditations de l'Avent   Mer 9 Déc 2015 - 9:55

C'est aussi une sacré croix que d'etre interné!
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MessageSujet: Re: Méditations de l'Avent   Mer 9 Déc 2015 - 19:29

Jeudi 10 décembre

« Je sais que le Bon Dieu s’occupe de moi, je m’en suis aperçue bien des fois dans ma vie. » (Lettre de Zélie à Pauline, 12 mars 1876)

« Puisque Dieu a si bien commencé chez vous son travail, je suis persuadé qu’il le continuera. » (Ph 1, 6)

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MessageSujet: Re: Méditations de l'Avent   Mer 9 Déc 2015 - 21:47

Si on croit un minimum, tout le monde sait que Dieu s'occupe de nous! Là, c'est normal!
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MessageSujet: Re: Méditations de l'Avent   Jeu 10 Déc 2015 - 19:25

Vendredi 11 décembre

« Je ne vis guère que de souvenirs. Ces souvenirs de toute ma vie sont si doux, que malgré les épreuves traversées, il est des moments où mon cœur surabonde de joie. » (Lettre de Louis à un de ses amis, 1883)

« Debout Jérusalem... Vois tes enfants rassemblés par la parole du Dieu Saint : ils se réjouissent car Dieu se souvient. » (Ba 5, 5)

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MessageSujet: Re: Méditations de l'Avent   Ven 11 Déc 2015 - 17:21

Citation :
Ces souvenirs de toute ma vie sont si doux, que malgré les épreuves traversées, il est des moments où mon cœur surabonde de joie.
C'est pas vrai pour tout le monde!
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MessageSujet: Re: Méditations de l'Avent   Ven 11 Déc 2015 - 18:59

Samedi 12 décembre

« Notre cœur n’est rassasié de rien, tant qu’il ne voit pas la beauté infinie qui est Dieu. A bientôt le plaisir intime de la famille, c’est cette beauté là qui nous en rapproche davantage. » (Lettre de Louis à Marie, 6 octobre 1885)

« Le pays aride qu’il exulte et fleurisse, qu’il se couvre de fleurs des champs. La gloire du Liban lui est donnée, la splendeur du Carmel. On verra la gloire du Seigneur, la splendeur de notre Dieu. » (Is 35, 1-2).

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MessageSujet: Re: Méditations de l'Avent   Sam 12 Déc 2015 - 16:11

Citation :
Notre cœur n’est rassasié de rien, tant qu’il ne voit pas la beauté infinie qui est Dieu. A bientôt le plaisir intime de la famille, c’est cette beauté là qui nous en rapproche davantage
Très fort, et à mon avis très vrai!
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MessageSujet: Re: Méditations de l'Avent   Sam 12 Déc 2015 - 18:00

Semaine 3 – Accueillir la vie

Evangile de Jésus-Christ selon St Luc 3,10-18

En ce temps-là, les foules qui venaient se faire baptiser par Jean lui demandaient : « Que devons-nous faire ? » Jean leur répondait : « Celui qui a deux vêtements, qu’il partage avec celui qui n’en a pas ; et celui qui a de quoi manger, qu’il fasse de même ! » Des publicains (c’est-à-dire des collecteurs d’impôts) vinrent aussi pour être baptisés ; ils lui dirent : « Maître, que devons-nous faire ? » Il leur répondit : « N’exigez rien de plus que ce qui vous est fixé. » Des soldats lui demandèrent à leur tour : « Et nous, que devons-nous faire ? » Il leur répondit : « Ne faites violence à personne, n’accusez personne à tort ; et contentez-vous de votre solde. » Or le peuple était en attente, et tous se demandaient en eux-mêmes si Jean n’était pas le Christ. Jean s’adressa alors à tous : « Moi, je vous baptise avec de l’eau ; mais il vient, celui qui est plus fort que moi. Je ne suis pas digne de dénouer la courroie de ses sandales. Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu. Il tient à la main la pelle à vanner pour nettoyer son aire à battre le blé, et il amassera le grain dans son grenier ; quant à la paille, il la brûlera au feu qui ne s’éteint pas. » Par beaucoup d’autres exhortations encore, il annonçait au peuple la Bonne Nouvelle.

1. La méditation de la semaine


« Donne, donne toujours et fais des heureux » (CF 226, Louis)

« Que devons-nous faire ? » La question est sur toutes les lèvres. Les foules accourant auprès de Jean-Baptiste sont pleines d’espoir ! L’Evangile de ce jour est la suite de l’Evangile de la semaine passée, où le grand prophète avait surgit tel un flambeau éclairant d’une lueur nouvelle un monde trop enfermé sur lui-même. Il accomplissait le passage de l’Ecriture affirmant qu’un homme se lèverait, « avec l’esprit et la puissance d’Elie » [Lc 1,17], pour annoncer la venue imminente de Celui qui enlève le péché du monde. Cette lumière soudaine éclairant la vie des hommes bouscule la vie des uns et des autres, à commencer par celle de … Marie de Nazareth elle-même. S’était-elle attendue à la visite d’un Archange, lui annonçant qu’elle enfanterait le Sauveur du monde ? Les mages guidés par une étoile, les bergers surpris par les anges du Ciel, avaient-ils prévu un tel événement au sein de leur vie ? Et que dire de ces pêcheurs appelés à devenir apôtres du Seigneur, ou de ces foules étonnées et admiratives devant un Maître se révélant être « le Chemin, la Vérité et la Vie » [Jn 14,5] !

Devons-nous faire des choses extraordinaires ?

Mais pour l’heure, la Bonne Nouvelle est annoncée par Jean, le baptiste, et la réponse qu’il donne à cette question « que devons-nous faire ? » fait elle-même partie de la Bonne Nouvelle. Le prophète nous informe en effet que nos actes expriment concrètement notre foi (ou notre manque de foi !). Et ces actes ne relèvent pas de l’extraordinaire. Nous ne sommes pas appelés à poser des actes extraordinaires, nous ne sommes pas appelés à vivre une vie extraordinaire. « Que devons-nous faire ? », demandent les collecteurs d’impôts ? Devenir des résistants, au lieu de collaborer aux exigences de l’occupant romain ? Se ruiner, plutôt que prélever taxes et impôts ? Faites simplement votre travail avec honnêteté, leur répond Jean-Baptiste, et « n’exigez rien au-delà de ce qui vous est prescrit ». Des militaires, à leur tour, s’interrogent : que faire pour correspondre à l’appel du Ciel ? Là encore, la réponse et simple, elle ne demande pas de choses exceptionnelles : faites votre métier, ne soyez pas violents quand cela est inutile…

Nous n’aurons probablement pas assez d’une vie pour mesurer combien la Bonne Nouvelle  commence par cette simplicité et non autrement. « Qui est fidèle en très peu de chose est fidèle aussi en beaucoup, et qui est malhonnête en très peu est malhonnête aussi en beaucoup » [Lc 16,10] ; ce serait une erreur de croire que l’accueil du Christ en nos vies devrait se traduire par de grandes choses à accomplir. Bien au contraire ! La grâce de l’Esprit se vit dans les petites choses de nos vies, dans toutes les petites choses de nos vies, que ce soit au travail, en famille, entre amis, en détente ou en activités sportives... Sommes-nous attentifs à cette foule de ‘‘détails’’ tissant notre quotidien ? Prenons le temps de nous interroger.  Jésus lui-même souligne à plusieurs reprises combien ces petites choses aboutissent ou aboutiront à de bien plus grandes. « C’est bien, bon serviteur, dit Jésus dans la parabole des mines, puisque tu t’es montré fidèle en très peu de chose, reçois autorité sur dix villes » [Lc 19,17] : oui, très peu de chose aboutit au gouvernement de dix villes ! La petite Thérèse est l’une des saintes ayant le mieux compris l’importance d’accomplir en esprit de foi, d’espérance et de charité, les choses quotidiennes et d’apparence anodines. On n’allume pas un feu sans pailles ou sans brindilles, le feu de l’Esprit ne vient pas réchauffer nos vies et éclairer notre prochain sans brûler dans ces petites pailles ou ces brindilles. Inutile de s’évertuer à aller chercher des bûches extraordinairement volumineuses, le feu ne prendra pas ! Or, nous apprend encore Jean-Baptiste, nos vies sont bien appelées à être consumées par « l’Esprit Saint et le feu »… La vie de Louis et Zélie Martin l’illustre bien ; s’ils sont tous les deux saints, ils ont simplement vécu une vie droite, dépourvue de choses extraordinaires.

Une foi quotidienne se traduisant en actes quotidiens

Chez les Martin, la vie familiale commence régulièrement avec la Messe du matin. La famille pourrait aller à une Messe moins matinale, mais pour Louis « c’est la seule à laquelle peuvent assister les domestiques et les ouvriers. J’y suis en compagnie des pauvres », et cela fait son plaisir. Ensuite, il se met à son travail, se montrant très appliqué dans son travail d’horloger-bijoutier. Le dimanche, Louis refuse d’ouvrir son commerce, malgré la pression d’amis lui montrant que d’autres, concurrents y compris, n’hésitent pas à le faire. Mais de manière surprenante, le respect du jour du Seigneur n’entrave pas ses affaires, au contraire… « Voilà un homme qui n’a jamais essayé de faire fortune, remarque Zélie ; quand il s’est établi, son confesseur lui disait d’ouvrir sa bijouterie le dimanche, jusqu’à midi ; il n’a pas voulu accepter la permission, préférant manquer de belles ventes. Et malgré tout, le voilà riche. Je ne puis attribuer l’aisance financière dont il jouit à autre chose qu’une bénédiction spéciale, fruit de son observance du dimanche » (CF 140).

Louis rejoint ensuite Zélie dans son métier de dentelière spécialisée en fabrication du point d’Alençon. Les affaires ont des hauts et des bas, avec tout ce qu’une activité commerciale peut subir de déconvenues ; retards de paiement, demandes parfois farfelues de la part des clients, ou absence de commandes. Dans ces moments de difficultés, Louis et Zélie s’appuient sur la Providence divine sans rechigner à payer le salaire des neuf ouvrières, même en ces périodes de ‘‘vaches maigres’’. « C’est ce coquin de point d’Alençon qui me rend la vie dure, soupire Zélie dans une lettre à son frère : quand j’ai trop de commandes, je suis une esclave du pire esclavage ; quand il ne va pas et que je m’en vois pour vingt-mille francs sur les bras à moi coûtant, et des ouvrières que j’ai eu tant de peine à trouver qu’il faut renvoyer chez d’autres fabricants, il y a un peu sujet de se tourmenter, aussi j’en ai des cauchemars ! Enfin, que faire ? Il faut bien se résigner » (CF 15) à avoir confiance en la divine Providence, conclut Zélie. Si les finances de son commerce vont de mieux en mieux au fil des ans, mettant la famille à l’abri des difficultés financières, Zélie garde le sens des priorités ; elle ne se rendra jamais esclave de l’appât du gain… Elle est chef d’entreprise, mais elle exerce cette charge à l’image du Christ lavant les pieds de ses disciples : elle se réserve la partie la plus fastidieuse et la plus ingrate du travail. Louis et Zélie accomplissent leurs tâches du jour du mieux qu’ils peuvent, en esprit de service, en esprit de charité chrétienne. « Je ne traite pas mes servantes moins bien que mes enfants », affirme Zélie. Ils ne font rien d’extraordinaire, et forment un foyer parmi d’autres... L’éclat de choses surnaturelles à accomplir au nom de la foi ne les attire pas. Louis, malgré l’impression qu’il dégageait sur sa clientèle et sur les notables d’Alençon, ne se transforme pas en prédicateur acharné de l’Evangile. Quant à Zélie, l’idée de devenir une nouvelle Madame Acarie (grande figure laïque du XVII° siècle) ne lui a jamais traversé l’esprit… Si la famille ne cache pas sa foi, elle ne l’impose pas aux ouvrières ou à la clientèle.

Le flambeau chaleureux de la foi

Cette vie embrasée par l’Esprit rendrait-elle le foyer austère ? La foi n’est pas triste ! La joie et le bonheur – malgré les épreuves – transparaissent dans les écrits du couple. Les enfants ne sont pas délaissés par l’activité prenante de la dentelle, et Zélie préfère interrompre son travail pour le reprendre ensuite, quitte à travailler tardivement la nuit, afin de s’occuper de ses enfants. La joie d’être ensemble – parents, enfants –, les jeux, les chants, les histoires racontées (par Louis notamment) rendent l’atmosphère familiale libre et joyeuse. Leur vie de famille est à la fois simple et dynamique. Par ailleurs Louis a appris de ses études à Paris combien des relations ou des influences néfastes peuvent être nuisibles dans une vie, aussi prend-il soin de protéger le foyer des relations trop mondaines. Peut-être surprotège-t-il un peu trop la famille, la petite Thérèse elle-même écrira plus tard combien dans son enfance elle ne pouvait « souffrir la compagnie de personnes étrangères et ne retrouvait [sa] gaieté que dans l’intimité de la famille » [Ms A 13]. Mais qui n’a jamais fait d’erreurs ? Les fruits de la vie de Louis et Zélie sont abondants. Leurs filles ont une enfance heureuse et l’une d’elle deviendra plus tard « la plus grande sainte des temps modernes ».

La lumière brille de manière chaleureuse au foyer Martin, aussi ne manque-t-elle pas de rayonner sur autrui. S’ils évitent les mauvaises fréquentations et travaillent d’arrache-pied à la maison, tant Louis que Zélie font preuve de zèle pour aider leur prochain, chacun à sa façon. Le plus discrètement possible, Zélie fait porter des paniers de nourriture et un peu d’argent aux indigents de la ville. « Ma maîtresse, témoignera Louise Marais, employée comme servante de maison pendant onze années, m’envoyait fréquemment chez les indigents avec un pot-au-feu, des bouteilles de vin et des pièces de quarante sous. Et personne ne le savait que nous deux »… Louis, de son côté, s’investit au cercle Vital Romet et aux Conférences Saint-Vincent de Paul pour aider les plus nécessiteux. L’estime de Louis pour les pauvres est telle qu’un jour, à la maison des Buissonnets (à Lisieux), il demande à l’un d’entre eux de bénir ses deux petites filles, Céline et Thérèse !

« Donne, donne toujours et fais des heureux » (CF 226), conseille-t-il vers la fin de sa vie à sa fille Marie. Le conseil paraît emblématique de la Bonne Nouvelle reçue dans les petites choses courantes de la vie. Louis écrit en effet cette devise pour encourager et féliciter Marie qui venait de donner des poires : « Donne, donne toujours » là où tu es, « et fais des heureux » là où tu es, le conseil de Louis est aussi simple que précieux ; ne nous imaginons pas aller faire du bien ou de grandes choses là où nous ne sommes pas ! À quoi ressemblerait un homme voulant apporter la lumière chez les habitants de  l’autre bout de la ville, alors qu’il ne s’occupe pas de l’avoir chez lui ? « Que devons-nous faire ? » se demandaient les foules dans l’Evangile du jour ? « Donne, donne toujours et fais des heureux » est la réponse que foyer Louis et Zélie Martin s’est attribuée : donne-toi toi-même aux tiens, et par de petites choses (quarante sous, quelques poires…) fais des heureux.

3 pistes pour s’approprier l’Evangile et suivre l’exemple de Louis et Zélie
 :

Jésus est « le Chemin, la Vérité et la Vie » [Jn 14,6]. Nous pouvons nous demander quel est actuellement le chemin que nous avons pris, quelle est la vérité de nos vies. Comment notre foi s’incarne-t-elle dans notre vie quotidienne ? Nos actes quotidiens en disent longs sur notre avancement spirituel réel ou supposé !

« Il me tarde d’être près de toi », je suis « ton mari et vrai ami, qui t’aime pour la vie » (CF 2bis), écrit Louis à sa femme Zélie. Dans nos relations conjugales, faisons-nous toujours preuve d’attentions et de délicatesse pour notre conjoint, ou cherchons-nous souvent nos propres intérêts ?

Si Louis et Zélie sont attentionnés pour leurs enfants et leur éducation, ils évitent toutefois d’en faire des enfants-rois… « Toute petite qu’elle était, je ne lui passais rien, sans cependant la martyriser, mais il fallait qu’elle cède » (CF 44), dit Zélie à propos de sa fille Pauline, dont le tempérament était vif. Mais « c’est surtout la petite Céline qui me donne du mal, elle devient capricieuse, on l’a trop gâtée » (CF 50), ajoute un peu plus tard la maman. Avons-nous trouvé la juste relation avec nos enfants ? Si nous sommes célibataires, quel est notre attrait pour le mariage ; celui d’une recherche de plaisirs plus ou moins centrés sur nous-mêmes, ou celui d’une vie partagée à deux, vie de bonheur mais aussi de concessions à faire ?

Dans notre vie professionnelle, ou dans notre recherche d’une activité, faisons-nous preuve – avec notre collègue, avec la clientèle… – d’un réel esprit de service, souhaitons-nous bien faire et être utile, avec la saine ambition de servir au mieux ?

Fr. Cyril Robert, ocd (Paris)

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MessageSujet: Re: Méditations de l'Avent   Sam 12 Déc 2015 - 18:04

Espérance a écrit:

Devons-nous faire des choses extraordinaires ?

Mais pour l’heure, la Bonne Nouvelle est annoncée par Jean, le baptiste, et la réponse qu’il donne à cette question « que devons-nous faire ? » fait elle-même partie de la Bonne Nouvelle. Le prophète nous informe en effet que nos actes expriment concrètement notre foi (ou notre manque de foi !). Et ces actes ne relèvent pas de l’extraordinaire. Nous ne sommes pas appelés à poser des actes extraordinaires, nous ne sommes pas appelés à vivre une vie extraordinaire. « Que devons-nous faire ? », demandent les collecteurs d’impôts ? Devenir des résistants, au lieu de collaborer aux exigences de l’occupant romain ? Se ruiner, plutôt que prélever taxes et impôts ? Faites simplement votre travail avec honnêteté, leur répond Jean-Baptiste, et « n’exigez rien au-delà de ce qui vous est prescrit ». Des militaires, à leur tour, s’interrogent : que faire pour correspondre à l’appel du Ciel ? Là encore, la réponse et simple, elle ne demande pas de choses exceptionnelles : faites votre métier, ne soyez pas violents quand cela est inutile…
Problème : il faut porter sa croix! Et cela ce n'est pas anodin!
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MessageSujet: Re: Méditations de l'Avent   Sam 12 Déc 2015 - 18:11

RenéMatheux a écrit:


Problème : il faut porter sa croix! Et cela ce n'est pas anodin!

chacun a la sienne et ce n'est pas la peine d'en rajouter, c'est ce que j'ai compris en tout cas.

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MessageSujet: Re: Méditations de l'Avent   Sam 12 Déc 2015 - 19:38

Chacun la sienne! Certes! Mais on peut aussi porter un peu celles des proches (si on a du courage)

En rajouter? Alors là, il n'y a vraiment pas besoin!
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MessageSujet: Re: Méditations de l'Avent   Sam 12 Déc 2015 - 20:50

RenéMatheux a écrit:
Chacun la sienne! Certes! Mais on peut aussi porter un peu celles des proches (si on a du courage)

En rajouter? Alors là, il n'y a vraiment pas besoin!

Hé bien, moi, je n'ai pas le courage de porter la croix des autres, la mienne me suffit !!

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MessageSujet: Re: Méditations de l'Avent   Sam 12 Déc 2015 - 21:19

Euh! Moi aussi..........
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MessageSujet: Re: Méditations de l'Avent   Dim 13 Déc 2015 - 18:41

Lundi 14 décembre

« Donne, donne toujours et fais des heureux » (Conseil de Louis à sa fille Marie)

« Donnez, et l’on vous donnera : c’est une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante, qui sera versée dans le pan de votre vêtement. » (Lc 6,38)

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MessageSujet: Re: Méditations de l'Avent   Lun 14 Déc 2015 - 17:34

Mardi 15 décembre

« Jésus veut que le salut des âmes dépende de nos sacrifices et de notre amour. Il nous mendie des âmes » (Lettre 96 de Thérèse à Céline)

« Vivez dans l’amour, comme le Christ nous a aimés et s’est livré lui-même pour nous, s’offrant en sacrifice à Dieu, comme un parfum d’agréable odeur. » (Eph 5,2)


Mercredi 16 décembre

« Nous avons croisé un pauvre vieillard. J’ai envoyé Thérèse lui porter une aumône. Puis je lui ai dit de nous suivre, que j’allais lui donner des souliers. On lui a servi un bon repas. Il mourait de faim. » (Lettre de Zélie à Pauline, 14 mai 1876)

« Soyez compatissants comme votre Père est compatissant. » (Lc 6,36)


Jeudi 17 décembre

« Je crois que ce serait folie de laisser cette entreprise du point d’Alençon ayant cinq enfants à établir. Je dois aller jusqu’au bout pour eux. » (Lettre de Zélie à sa belle-sœur, 6 février 1876)

« Prenez une part toujours plus active à l’œuvre du Seigneur, car vous savez que, dans le Seigneur, la peine que vous vous donnez n’est pas perdue. » (1Co 15,58)


Vendredi 18 décembre


« Je ne suis pas sûre que la sainte Vierge me guérisse car enfin cela peut très bien ne pas être la volonté de Dieu. Si je ne guéris pas, c’est que le Bon Dieu tient très fort à m’avoir. » (Lettre de Zélie à sa belle-sœur, 5 janvier 1877)

« Père, si tu le veux, éloigne de moi cette coupe ; cependant, que soit faite non pas ma volonté, mais la tienne. » (Lc 22, 42)


Samedi 19 décembre

« Il me tarde d’être auprès de toi mon cher Louis. Je t’aime de tout mon cœur et je sens encore redoubler mon affection par la privation que j’éprouve de ta présence. Il me serait impossible de vivre sans toi. » (Lettre de Zélie à Louis, 31 août 1873)

« L’homme quittera son père et sa mère, il s’attachera à sa femme, et tous deux ne feront plus qu’un. » (Gn 2,24)

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MessageSujet: Re: Méditations de l'Avent   Lun 14 Déc 2015 - 20:10

Citation :
« Jésus veut que le salut des âmes dépende de nos sacrifices et de notre amour. Il nous mendie des âmes » (Lettre 96 de Thérèse à Céline)
C'est meme terrible : Dieu nous confie la tache de sauver ses amis!
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RenéMatheux



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MessageSujet: Re: Méditations de l'Avent   Mer 16 Déc 2015 - 22:34

Citation :
Jeudi 17 décembre

« Je crois que ce serait folie de laisser cette entreprise du point d’Alençon ayant cinq enfants à établir. Je dois aller jusqu’au bout pour eux. » (Lettre de Zélie à sa belle-sœur, 6 février 1876)
C'est normal!
C'est d'ailleurs la sagesse de l'eglise que de dire que quand on a une famille, on doit d'abord s'occuper d'elle.
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RenéMatheux



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MessageSujet: Re: Méditations de l'Avent   Ven 18 Déc 2015 - 8:52

Citation :
« Je ne suis pas sûre que la sainte Vierge me guérisse car enfin cela peut très bien ne pas être la volonté de Dieu. Si je ne guéris pas, c’est que le Bon Dieu tient très fort à m’avoir. » (Lettre de Zélie à sa belle-sœur, 5 janvier 1877)
Ca, c'est accepté la volonté de Dieu, ça! De façon simple et humble! Rien à redire!
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Méditations de l'Avent
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