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 Grande ou petite souffrance?

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Clotilde
Invité



MessageSujet: Grande ou petite souffrance?   Sam 16 Sep 2006, 19:59

Est-ce qu'il faut avoir été confronté au suicide d'un proche, avoir été violée, avoir vu son conjoint mourrir des suites d'une longue maladie, avoir perdu un enfant, avoir été torturé........pour avoir souffert? :?: Idea
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jo zecat
Invité



MessageSujet: Re: Grande ou petite souffrance?   Sam 16 Sep 2006, 20:15

Non ! Mais je crois que les souffrances sont saupoudrées du don de force. Si bien que la jeune enfant qui se pique avec une aiguille croira mourir tandis qu'à vingt ans elle pourra "accoucher dans la douleur"

C'est la même chose pour les souffrances morales et physiques. Malgré tout, elles peuvent tellement être à la limite des forces humaines que certains basculent ou dans la folie, ou dans la maladie, ou dans le suicide
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jo zecat
Invité



MessageSujet: Re: Grande ou petite souffrance?   Sam 16 Sep 2006, 20:39

On pourrait aussi se demander si la souffrance porte des fuits ? Je dirai : cela dépend si elle nous révolte, si on l'accepte ou si on l'offre

Si on l'accepte, les fruits seront pour nous : la patience, la tempérance, la douceur et la compassion. En effet, comment comprendre ceux qui ont faim si on n'en n'a jamais souffert. Comment comprendre les fous si on n'a pas été prêt de perdre la raison. Comment comprendre la maladie si on n'a jamais été malade. Quand je dis comprendre, je ne parle pas de l'intelligence mais de la compassion
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Krystyna
Invité



MessageSujet: Re: Grande ou petite souffrance?   Sam 16 Sep 2006, 21:42

Ne t'inquiète pas, Clotilde, ceux qui souffrent croient toujours être les seuls à souffrir et que personne n'est aussi bien placé qu'eux pour parler de la souffrance. Et puis ce que dit Jo est juste de la différence entre la petite fille et la jeune femme qui accouche. Mais cette différence existe tout simplement entre les êtres humains. Un tel supportera plus facilement que tel autre telle souffrance, etc. Et enfin, on n'est pas sur terre pour faire des concours pour savoir qui souffre le plus. On est là pour s'aimer, s'écouter et s'entraider, c'est tout. Et on ne s'est pas ce que chacun souffre dans le secret de son coeur ou de son corps, surtout sur internet !
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Invité
Invité



MessageSujet: Re: Grande ou petite souffrance?   Sam 16 Sep 2006, 22:47

Ô oui!
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manuel



Messages : 1005
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MessageSujet: Re: Grande ou petite souffrance?   Sam 16 Sep 2006, 23:18

Oui en effet.


J'ai pu observé la souffrance humaine de près. Je suis certes loin d'avoir tout vu mais quand je vois les désastres que la vie a pu faire sur certains, c'est une source de trouble et d'humilité.


Krystina a raison. Ceux qui souffrent se disent toujours les seuls à comprendre. Parfois ils estiment dans un élan d'humilité que d'autres souffrent plus qu'eux.


Mais j'ai appris une chose au moins : les souffrances ne se comparent pas. Ce n'est sur le mode du quantifiable que nous pouvons comprendre la souffrance.

Par ailleurs la souffrance ne dit rien d'autre que cela : je souffre, le souffrir d'un individu vivant. A travers le souffrir se révèle une seule et unique chose : Je suis. La vie qui me donne à moi-même. Je ne peux pas me défaire de moi-même.

Et puis nous avons tous nos souffrances, nos blessures, nos déceptions... L'essentiel c'est de savoir ce qu'on en fait.



M.
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jo zecat
Invité



MessageSujet: Re: Grande ou petite souffrance?   Sam 16 Sep 2006, 23:36

MANUEL dit :
Citation :

Krystina a raison. Ceux qui souffrent se disent toujours les seuls à comprendre
Cest vrai. C'est le père Marie-Do qui disait "La joie se partage, la souffrance ne se partage pas"
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Fée Violine



Féminin Messages : 1359
Inscription : 03/08/2006

MessageSujet: Re: Grande ou petite souffrance?   Dim 17 Sep 2006, 00:03

Citation :
Krystina a raison. Ceux qui souffrent se disent toujours les seuls à comprendre

je suis d'accord avec le reste de ce que dit Krystyna, mais pas tellement sur cette idée, que tout le monde a l'air de trouver évidente.
Pourquoi devrions-nous être enfermés à ce point dans la subjectivité ?
si je souffre d'une chose, ça me permet de comprendre les gens qui souffrent de la même chose, mais pas spécialement les gens qui souffrent d'autre chose. Encore qu'au bout d'un moment, à force, le coeur s'ouvre et là je peux devenir plus perméable à toutes les sortes de souffrance.
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jo zecat
Invité



MessageSujet: Re: Grande ou petite souffrance?   Dim 17 Sep 2006, 00:37

Dans l'exercice des ses fonctions de Pasteur Supreme, le Saint Père donne et laisse des signes inoubliables en temps et lieux divers (5), avec la spontanéité d'une personne qui vit au quotidien tout en se donnant fraternellement à qui est avec Lui responsable de la vie spirituelle des hommes.

C'est une foi profonde qui l'a porté à écrire le premier document sur la souffrance, la Lettre Apostolique Salvifici doloris (6), car par là il montre que "la souffrance fait partie de la transcendance de l'homme. C'est un état par lequel l'homme en un certain sens est appelé à se dépasser, et en cela d'une manière mystérieuse" (SD, 2); un moment propice (historique) qui fait que "l'homme devient d'une manière spéciale la mesure de l'Eglise, quand dans sa vie se manifeste la souffrance... qui semble être une composante de son existence terrestre" (ibid.).

Mais un tel processus intérieur ne se développe pas toujours de la même manière. Bien souvent il commence et il s'établit avec difficulté. Déjà le point de départ est différent: c'est avec des dispositions différentes que les hommes abordent leur souffrance.CONSEIL PONTIFICAL POUR LA PASTORALE DES SERVICES DE LA SANTÉ
LA PASTORALE SANITAIRE ET LE SACERDOCE DE JEAN PAUL II*



Citation :
Les témoins de la Croix et de la Résurrection étaient convaincus que « il nous faut passer par bien des tribulations pour entrer dans le Royaume de Dieu »(65). Et Paul, écrivant aux Thessaloniciens, s'exprime ainsi: « Nous-mêmes sommes fiers de vous..., de votre constance et de votre foi dans toutes les persécutions et tribulations que vous supportez. Par là se manifeste le juste jugement de Dieu, où vous serez trouvés dignes du Royaume de Dieu pour lequel vous souffrez vous aussi »(66). Ainsi donc, la communion aux souffrances du Christ est en même temps souffrance pour le Royaume de Dieu. Aux yeux du Dieu juste, selon son jugement, tous ceux qui communient aux souffrances du Christ deviennent dignes de ce Royaume. Par leurs souffrances, ils restituent en un sens le prix infini de la passion et de la mort du Christ, qui est devenu le prix de notre Rédemption: à ce prix, le Royaume de Dieu a été à nouveau consolidé dans l'histoire de l'homme, en devenant la perspective définitive de son existence terrestre. Le Christ nous a introduits dans ce Royaume par sa souffrance. Et c'est aussi par la souffrance que deviennent mûrs pour lui les hommes plongés dans le mystère de la Rédemption du Christ.

22. A la perspective du Royaume de Dieu est liée l'espérance de la gloire dont l'origine se trouve dans la Croix du Christ. La Résurrection a révélé cette gloire — la gloire eschatologique — qui, dans la Croix du Christ, était complètement obscurcie par l'immensité de la souffrance. Ceux qui communient aux souffrances du Christ sont aussi appelés, moyennant leurs propres souffrances, à prendre part à la gloire. C'est ce que Paul exprime en divers endroits. Il écrit aux Romains: «Nous sommes... cohéritiers du Christ, puisque nous souffrons avec lui pour être aussi glorifiés avec lui. J'estime en effet que les souffrances du temps présent ne sont pas à comparer à la gloire qui doit se révéler en nous »(67). Dans la deuxième lettre aux Corinthiens, nous lisons: «Car la légère tribulation d'un instant nous prépare, jusqu'à l'excès, une masse éternelle de gloire, à nous qui ne regardons pas aux choses visibles, mais aux invisibles »(68). L'Apôtre Pierre exprimera cette vérité dans les paroles suivantes de sa première lettre: « Dans la mesure où vous participez aux souffrances du Christ, réjouissez-vous, afin que, lors de la révélation de sa gloire, vous soyez aussi dans la joie et l'allégresse »(69).

Le motif de la souffrance et de la gloire a un caractère strictement évangélique qui s'éclaire par la référence à la Croix et à la Résurrection. La Résurrection est devenue avant tout la manifestation de la gloire qui répond à l'élévation du Christ par la Croix. Si en effet la Croix a représenté aux yeux des hommes le dépouillement du Christ, elle a représenté en même temps aux yeux de Dieu son élévation. Sur la Croix, le Christ a atteint et réalisé sa mission en toute plénitude: en accomplissant la volonté de son Père, il s'est réalisé en même temps lui-même. Dans la faiblesse, il a manifesté sa puissance, et dans l'humiliation, toute sa grandeur messianique. Ne trouve-t-on pas une preuve de cette grandeur dans toutes les paroles prononcées durant l'agonie sur le Golgotha, et spécialement celles qui concernent les auteurs de la crucifixion: « Père, pardonne-leur: ils ne savent ce qu'ils font »(70)? Ces paroles s'imposent comme un exemple suprême à ceux qui communient aux souffrances du Christ. La souffrance est aussi un appel à manifester la grandeur morale de l'homme, sa maturité spirituelle. Les martyrs et les confesseurs du Christ des diverses générations en ont donné la preuve par leur fidélité à ces paroles: :« Ne craignez rien de ceux qui tuent le corps, mais ne peuvent tuer l'âme »(71).

La Résurrection du Christ a révélé « la gloire du siècle à venir » et en même temps elle a confirmé « l'exaltation de la Croix »: cette gloire qui est comprise dans la souffrance même du Christ, telle qu'elle s'est bien souvent reflétée et qu'elle se reflète encore dans la souffrance de l'homme comme expression de sa grandeur spirituelle. Il faut rendre témoignage de cette gloire non seulement aux martyrs de la foi mais aussi aux nombreux autres hommes qui parfois, sans avoir la foi au Christ, souffrent et donnent leur vie pour la vérité ou pour une juste cause. Dans leurs souffrances à tous est confirmée d'une manière particulière la haute dignité de l'homme.

23. La souffrance, en effet, est toujours une épreuve — parfois une épreuve assez dure — à laquelle l'humanité est soumise. Dans les pages des lettres de saint Paul, nous sommes souvent frappés par le paradoxe évangélique de la faiblesse et de la force, expérimenté d'une manière particulière par l'Apôtre et qu'éprouvent avec lui tous ceux qui communient aux souffrances du Christ. Il écrit dans la deuxième lettre aux Corinthiens: « Je me glorifierai surtout de mes faiblesses, afin que repose sur moi la puissance du Christ »(72). Dans la deuxième lettre à Timothée, nous lisons: « C'est à cause de cela que je connais cette nouvelle épreuve, mais je n'en rougis pas, car je sais en qui j'ai mis ma foi »(73). Et dans la lettre aux Philippiens, il dira même: « Je puis tout en Celui qui me rend fort »(74). Ceux qui communient aux souffrances du Christ ont devant les yeux le mystère pascal de la Croix et de la Résurrection, dans lequel le Christ descend, dans une première phase, jusqu'aux extrêmes limites de la faiblesse et de l'impuissance humaines: il meurt cloué sur la Croix. Mais si en même temps dans cette faiblesse s'accomplit son élévation, confirmée par la force de la Résurrection, cela signifie que les faiblesses de toutes les souffrances humaines peuvent être pénétrées de la puissance de Dieu qui s'est manifestée dans la Croix du Christ. Selon cette conception, souffrir signifie devenir particulièrement réceptif, particulièrement ouvert à l'action des forces salvifiques de Dieu offertes à l'humanité dans le Christ. En lui, Dieu a confirmé qu'il veut agir spécialement au moyen de cette souffrance que sont en eux-mêmes la faiblesse et le dépouillement de l'homme, et que c'est précisément dans cette faiblesse et dans ce dépouillement qu'il veut manifester sa puissance. Ainsi peut s'expliquer également la recommandation de la première lettre de Pierre: « Si c'est comme chrétien (que l'un de vous souffre), qu'il n'ait pas honte, qu'il glorifie Dieu de porter ce nom »(75).

Dans la lettre aux Romains, l'Apôtre Paul se prononce de façon encore plus ample sur le thème de cette « naissance de la force dans la faiblesse », de ce renouvellement d'énergie spirituelle de l'homme au milieu des épreuves et des tribulations qui est la vocation spéciale de ceux qui communient aux souffrances du Christ: « Nous nous glorifions encore des tribulations, sachant bien que la tribulation produit la constance, la constance une vertu éprouvée, la vertu éprouvée l'espérance. Et l'espérance ne déçoit point, parce que l'amour de Dieu a été répandu dans nos coeurs par le Saint-Esprit qui nous fut donné »(76). Dans la souffrance est comme contenu un appel particulier à la vertu que l'homme doit exercer pour sa part. Et cette vertu est celle de la persévérance dans l'acceptation de ce qui dérange et fait mal. En agissant ainsi, l'homme libère l'espérance, qui maintient en lui la conviction que la souffrance ne l'emportera pas sur lui, ne le privera pas de la dignité propre à l'homme unie à la conscience du sens de sa vie. Et ce sens de la vie, il se manifeste en même temps que l'oeuvre de l'amour de Dieu, qui est le don suprême de l'Esprit Saint. A mesure qu'il participe à cet amour, l'homme se retrouve alors qu'il est au fond même de la souffrance: il retrouve « l'âme » qu'il croyait avoir « perdue » à cause de la souffrance.

24. Toutefois, les expériences de l'Apôtre, participant aux souffrances du Christ, vont encore plus loin. Dans la lettre aux Colossiens, nous pouvons lire une phrase qui constitue comme l'ultime étape de l'itinéraire spirituel lié à la souffrance. Saint Paul écrit: « Je trouve ma joie dans les souffrances que j'endure pour vous, et je complète en ma chair ce qui manque aux épreuves du Christ pour son Corps, qui est l'Eglise »(78). Et il interroge les destinataires d'une autre lettre: « Ne savez-vous pas que vos corps sont des membres du Christ? »(79).

Dans le mystère pascal, le Christ a inauguré son union avec l'homme dans la communauté de l'Eglise. Le mystère de l'Eglise s'exprime dans le fait que dès le baptême, qui configure au Christ, puis par son Sacrifice — sacramentellement, par l'Eucharistie —, l'Eglise ne cesse de se construire spirituellement comme corps du Christ. Dans ce corps, le Christ veut être uni à tous les hommes, et il est uni d'une façon particulière à ceux qui souffrent. Les paroles de la lettre aux Colossiens citées plus haut attestent le caractère exceptionnel de cette union. Voici en effet que celui qui souffre en union avec le Christ — comme l'Apôtre Paul endure ses « tribulations» en union avec le Christ — non seulement puise dans le Christ la force dont nous avons parlé précédemment mais aussi « complète » par sa souffrance « ce qui manque aux épreuves du Christ ». Dans ce contexte évangélique est mise en relief, de façon particulière, la vérité sur le caractère créateur de la souffrance. La souffrance du Christ a créé le bien de la Rédemption du monde. Ce bien en lui-même est inépuisable et infini. Aucun homme ne peut lui ajouter quoi que ce soit. Mais en même temps, dans le mystère de l'Eglise qui est son corps, le Christ, en un sens, a ouvert sa souffrance rédemptrice à toute souffrance de l'homme. Dans la mesure où l'homme devient participant des souffrances du Christ — en quelque lieu du monde et à quelque moment de l'histoire que ce soit —, il complète à sa façon la souffrance par laquelle le Christ a opéré la Rédemption du monde.

Cela veut-il dire que la Rédemption accomplie par le Christ n'est pas complète? Non. Cela signifie seulement que la Rédemption, opérée par la force de l'amour réparateur, reste constamment ouverte à tout amour qui s'exprime dans la souffrance humaine. Dans cette dimension — dans la dimension de l'amour —, la Rédemption déjà accomplie totalement s'accomplit, en un sens, constamment. Le Christ a opéré la Rédemption entièrement et jusqu'à la fin; mais en même temps il n'y a pas mis un terme: dans la souffrance rédemptrice par laquelle s'est opérée la Rédemption du monde, le Christ s'est ouvert des le début, et il s'ouvre constamment, à toute souffrance humaine. Oui, cela semble faire partie de l'essence même de la souffrance rédemptrice du Christ que de tendre à être sans cesse complétée.........

.....Le Christ ne cachait pas à ceux qui l'écoutaient la nécessité de la souffrance. Très clairement, il disait: « Si quelqu'un veut venir à ma suite..., qu'il se charge de sa croix chaque jour »(81), et à ses disciples il posait des exigences de nature morale, dont la réalisation est possible seulement à condition de « se renier soi-même »(82). La route qui conduit au Royaume des cieux est « étroite et resserrée » et le Christ l'oppose à la route « large et spacieuse » qui, elle, « mène à la perdition »(83). Bien des fois, le Christ disait aussi que ceux qui seraient ses disciples et confesseraient la foi auraient à subir de nombreuses persécutions, .........

A travers les siècles et les générations humaines, on a constaté que dans la souffrance se cache une force particulière qui rapproche intérieurement l'homme du Christ, une grâce spéciale. C'est à elle que bien des saints doivent leur profonde conversion, tels saint François d'Assise, saint Ignace de Loyola, etc. Le fruit de cette conversion, c'est non seulement le fait que l'homme découvre le sens salvifique de la souffrance, mais surtout que, dans la souffrance, il devient un homme totalement nouveau. Il y trouve comme une nouvelle dimension de toute sa vie et de sa vocation personnelle. Cette découverte confirme particulièrement la grandeur spirituelle qui, dans l'homme, dépasse le corps d'une manière absolument incomparable. Lorsque le corps est profondément atteint par la maladie, réduit à l'incapacité, lorsque la personne humaine se trouve presque dans l'impossibilité de vivre et d'agir, la maturité intérieure et la grandeur spirituelle deviennent d'autant plus évidentes, et elles constituent une leçon émouvante pour les personnes qui jouissent d'une santé normale.......

Mais un tel processus intérieur ne se développe pas toujours de la même manière. Bien souvent il commence et il s'établit avec difficulté. Déjà le point de départ est différent: c'est avec des dispositions différentes que les hommes abordent leur souffrance.......
LETTRE APOSTOLIQUE SALVIFICI DOLORIS DU SOUVERAIN PONTIFE JEAN-PAUL II
[url]
http://www.vatican.va/holy_father/john_paul_ii/apost_letters/documents/hf_jp-ii_apl_11021984_salvifici-doloris_fr.html[/url]
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manuel



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MessageSujet: Re: Grande ou petite souffrance?   Dim 17 Sep 2006, 01:16

A Dominique,


Citation :
Pourquoi devrions-nous être enfermés à ce point dans la subjectivité ?


C'est bien le problème du souffrir. A ce moment-là, je suis nu, je ne peux me défaire de cette souffrance. C'est l'essence de notre vie : je dois porter ma croix (Soi en tant que soi-même).

Je suis rivé dans cette souffrance qui est l'épreuve la plus intime et la plus intérieure (et la plus vraie. je ne peux mentir sur cela à ce moment-là) de soi.

Mais aussi surtout l'épreuve de quelque chose qui nous dépasse, qui porte mon ego : la Vie. Le soi est le don de la vie, vie qui me donne à moi-même.


Citation :
si je souffre d'une chose, ça me permet de comprendre les gens qui souffrent de la même chose, mais pas spécialement les gens qui souffrent d'autre chose. Encore qu'au bout d'un moment, à force, le coeur s'ouvre et là je peux devenir plus perméable à toutes les sortes de souffrance.


C'est la vie que je partage et que j'ai en commun avec les autres. C'est toujours de l'intérieur de soi que je comprends l'autre et non à partir de sa souffrance à lui. C'est parce que sa souffrance évoque mon souffrir à moi. La subjectivité est un moment essentielle et précieux.

Ce n'est pas l'ennui qui est l'autre terme de notre vie après la souffarnce comme le dit schopenhauer mais c'est la joie, le jouir.

Car du même coup que je souffre, cela implique la condition même du jouir. Elle participe d'une même chair vivante et palpitante.

Ainsi c'est lorsque j'ai intégré ma souffrance, dans le processus même de ma vie, dans ma vie affective interne, dans une espèce de paix de l'âme pour reprendre une expression bien connue, que j'accède à l'autre, à autrui et dans la communication.



M.
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Krystyna
Invité



MessageSujet: Re: Grande ou petite souffrance?   Dim 17 Sep 2006, 08:26

Fée Violine a écrit:
Citation :
Krystyna a raison. Ceux qui souffrent se disent toujours les seuls à comprendre
je suis d'accord avec le reste de ce que dit Krystyna, mais pas tellement sur cette idée, que tout le monde a l'air de trouver évidente.

Normal, c'est pas ça que j'ai écrit ! Very Happy J'ai écrit :

Citation :
Ne t'inquiète pas, Clotilde, ceux qui souffrent croient toujours être les seuls à souffrir et que personne n'est aussi bien placé qu'eux pour parler de la souffrance.
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Invité
Invité



MessageSujet: Re: Grande ou petite souffrance?   Dim 17 Sep 2006, 14:12

Merci, Jo, pour cette Lettre si riche du Saint Père! I love you Very Happy

Les quelques lignes suivantes, de Marthe Robin, la complèteront merveilleusement bien ; c'est limpide... sunny


« Suivre Jésus en portant sa croix, ce n'est pas mettre des boulets à ses pieds, mais des ailes à son cœur, du ciel dans sa vie. »
« Ne nous créons pas nos souffrances, mais quand elles se présentent, comme Jésus, comme Marie, portons-les vaillamment. La souffrance prend la valeur que lui donne celui qui la porte. De grâce, ne souffrons pas pour rien, c'est trop triste...
Ah ! si l'on savait ce que l'Esprit met de gaieté et de paix dans une âme qui s'abandonne à Dieu, et tout ce qu'Il supprime d'inutiles souffrances, on s'agenouillerait de bonheur, d'admiration, de reconnaissance. »
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Chantecl
Invité



MessageSujet: Re: Grande ou petite souffrance?   Dim 17 Sep 2006, 14:15

Et si Dieu aimait qu'on lui sourie ?
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jo zecat
Invité



MessageSujet: Re: Grande ou petite souffrance?   Dim 17 Sep 2006, 14:38

Pierre de lune a écrit:
Et si Dieu aimait qu'on lui sourie ?

Ca, c'est la voie de l'enfance spirituelle de sainte thérèse de l'enfant jésus :


........"Dans l'Amour, Thérèse s'abandonne complètement aux bras de son Époux. C'est la « petite voie », celle de la faiblesse et de la simplicité, et qui consiste à laisser de côté toute sa volonté. Thérèse veut être le jouet de son Bien-Aimé, laissant le Christ agir en elle. Elle enseigne cette « petite voie » à ses frères missionnaires, celle des « petites âmes », des « petits enfants », route la plus sûre et la plus directe vers le Seigneur. Ne nous affligeons pas de notre faiblesse, réjouissons-nous en, car elle nous rapproche de l'état des petits enfants sans volonté qui ne savent que se cacher dans les bras de leur père. Toutes les âmes ne sont pas de grands lis. Certaines ne sont que de petites fleurs des champs, mais toutes plaisent et glorifient le Seigneur. Thérèse se sent trop faible pour être un grand lis. Elle n'aspire qu'à la simplicité de l'enfance. Ainsi est-ce par une fidélité constante dans les petites choses de la vie quotidienne que nous devons prouver notre amour au Christ. Thérèse prêche à sa soeur aînée Céline le sourire en toute situation : tel un enfant, gardons un sourire calme et serein au sein des obstacles. Thérèse a su sourire dans les plus grandes souffrances car sa petite voie lui fit comprendre que « tout est grâce ».

En effet ne nous y trompons pas : la petite voie conduit à la plus grande sainteté, et c'est pourquoi elle est un véritable « ascenseur » vers le ciel. En se faisant le « petit jouet de Jésus », Thérèse désire et se prépare à la plus grande souffrance, une souffrance joyeuse. La souffrance est joie quand nous savons qu'elle est voulue par le Christ et nous rapproche de lui. La jeune carmélite choisit le nom de Thérèse de l'Enfant Jésus et de la Sainte Face car elle a une même adoration pour Jésus faible parmi les faibles et Jésus sur la croix. C'est d'un même souffle que Thérèse réclame « l'esprit d'enfance » et la plus grande souffrance. Dans ce corps à corps avec le Christ qu'est la souffrance, Thérèse accomplit le vrai sens de la petite voie qui est un abandon parfait à l'Amour du Christ. Mais ne soyons pas effrayés par la souffrance de Thérèse. Rien de moins thérésien que les mortifications et les pénitences douloureuses. D'abord parce que c'est au Christ de choisir pour nous, et parce que seul l'amour miséricordieux du Père peut nous remettre nos péchés. À l'abbé Bellière, hanté par les remords de ses péchés, elle écrit : « Le souvenir de mes fautes m'humilie, me porte à ne jamais m'appuyer sur ma force qui n'est que faiblesse, mais plus encore ce souvenir me parle de miséricorde et d'amour. Comment lorsqu'on jette ses fautes avec une confiance toute filiale dans le brasier dévorant de l'Amour, comment ne seraient-elles pas consumées sans retour ? Je sais qu'il y a des saints qui passèrent leur vie à pratiquer d'étonnantes mortifications pour expier leurs péchés ; mais que voulez-vous, ``il y a plusieurs demeures dans la maison du Père Céleste'', Jésus l'a dit et c'est pour cela que je suis la voie qu'Il me trace. Je tâche de ne plus m'occuper de moi-même en rien, et ce que Jésus daigne opérer en mon âme je le lui abandonne, car je n'ai pas choisi une vie austère pour expier mes fautes, mais celles des autres. »......



Il n'empêche que thérèse a du passer par la souffrance, l'abandon, la perte de la foi "Père, pourquoi m'as-tu abandonné ?" Ca recoupe donc, ce que dit Jean-Paul II plus haut
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Grande ou petite souffrance?   Dim 17 Sep 2006, 16:52

Jo a écrit:
On pourrait aussi se demander si la souffrance porte des fuits ? Je dirai : cela dépend si elle nous révolte, si on l'accepte ou si on l'offre

Selon moi, les trois souffrances conduisent à un pas de plus vers la rédemption, même la souffrance qui est reçue dans la révolte.

Job le prouve: sa révolte est juste car sa souffrance est injuste. Et Dieu le reconnait à la fin du livre.

Pour le comprendre, il faut prendre la Rédemption comme un chemin, avec ses étapes et ses progrès.

Celui qui est à 1000 km du but (le révolté) avance tout de même puisque la souffrance lui montre ce qu'il est vraiment.

L'homme qui est à 1 km du but (celui qui offre) avance aussi car, comme le Christ, par ses souffrance, il apprends qu'il ne vaut pas mieux que les autres.

Qu'en pensez-vous?

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Arnaud
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MessageSujet: Re: Grande ou petite souffrance?   Dim 17 Sep 2006, 16:59

Clotilde a écrit:
Est-ce qu'il faut avoir été confronté au suicide d'un proche, avoir été violée, avoir vu son conjoint mourrir des suites d'une longue maladie, avoir perdu un enfant, avoir été torturé........pour avoir souffert? :?: Idea

Pour moi, la vraie souffrance, c'est celle-ci:

Citation :
Matthieu 6, 21 Car où est ton trésor, là sera aussi ton coeur.

Donc, quand on perd son trésor, on perd son coeur.

La souffrance de l'avare volé est une nuit de l'esprit qui peut le faire souffrir et le mener à l'idée de la mort avec la même force que Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus, dont le trésor est le Christ, et qui se trouve comme "abandonnée".

Elle écrit ensuite:

"Je comprends ceux qui se donnent la mort."

Il est possible que la marque de la souffrance ultime soit justement cette pensée du suicide. Car elle est lié au désespoir.

Celui qui est passé par là ne trouve plus ridicule l'avare de Molière. C'est un signe de l'humilité de celui qui comprend l'homme.

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cameliasoleil



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MessageSujet: Re: Grande ou petite souffrance?   Dim 17 Sep 2006, 17:12

Fanny a écrit:
Merci, Jo, pour cette Lettre si riche du Saint Père! I love you Very Happy

Les quelques lignes suivantes, de Marthe Robin, la complèteront merveilleusement bien ; c'est limpide... sunny


« Suivre Jésus en portant sa croix, ce n'est pas mettre des boulets à ses pieds, mais des ailes à son cœur, du ciel dans sa vie. »
« Ne nous créons pas nos souffrances, mais quand elles se présentent, comme Jésus, comme Marie, portons-les vaillamment. La souffrance prend la valeur que lui donne celui qui la porte. De grâce, ne souffrons pas pour rien, c'est trop triste...
Ah ! si l'on savait ce que l'Esprit met de gaieté et de paix dans une âme qui s'abandonne à Dieu, et tout ce qu'Il supprime d'inutiles souffrances, on s'agenouillerait de bonheur, d'admiration, de reconnaissance. »


Merci.
Je rajoute cette phrase de Thomas Merton que j'aime beaucoup.
''Croire en la souffrance est de l'orgueil, mais souffrir en aimant est de l'humilité''.
''Rien ne devient plus facilement impie que la souffrance.''


Dans '' Nul être n'est une île''.
Livre qui a reçu le Nihil Obstat et l'imprimatur.
Le chapitre sur le sens de la croix est très beau.
J'aime beaucoup car cela va à l'encontre de tout dolorisme.
Je pense que le dolorisme est une perversion du christianisme.Quelquechose de profondément répugnant.
Quelquechose de répugnant.


Cameliasoleil




[i]
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jo zecat
Invité



MessageSujet: Re: Grande ou petite souffrance?   Dim 17 Sep 2006, 17:21

C'est vrai que la révolte est un passage obligé dans la souffrance. Marthe ROBIN dit qu'elle a lutté assez longtemps....Est-ce que tout le monde finit par dire le "fiat" de Marthe ROBIN ?

Il faudrait en parler aux équipes de soins paliatif. Pour ma part, j'y ai accompagné une amie qui est morte comme une sainte, toute donnée, à tel point que ses derniers moments, avec son accord, ont été filmés, comme exemple par l'équipe de soin. Juste à côté de sa chambre, il y avait une femme dans un tel état de révolte et d'agressivité que sa famille semblait honteuse...Mystère !

Pour avoir approché les "lourdement handicapés" et avoir recueilli leurs confidences, je m'étonne que personne ne pense faire d'analyse sociologique sur eux. Je constate qu'ils sont d'ailleurs presque toujours complètement abandonnés, voir pire. Si bien que 99,99% d'entre eux ont perdu la foi. C'est pourquoi je jette un regard compatissant sur ceux qui vont jusqu'au suicide et je rejoins MariaSimma quand elle dit que les vraiscoupables sont les responsables

Je me pose aussi beaucoup de questions sur l'acharnement thérapeutique qui, compte tenu de "l'avancée des techniques" est beaucoup plus étendu que le grand public ne le pense et fait des malades de grands martyrs contre leur gré
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Grande ou petite souffrance?   Dim 17 Sep 2006, 17:25

Il est mignon ce chat bleu. quel bel avatar, chère Jo ! Very Happy

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Arnaud
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jo zecat
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MessageSujet: Re: Grande ou petite souffrance?   Dim 17 Sep 2006, 17:32

Arnaud Dumouch a écrit:
Il est mignon ce chat bleu. quel bel avatar, chère Jo ! Very Happy

Oui, mais je suis assez déçue : il ne bouge pas ! :? Donc, je vais en changer cat
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Grande ou petite souffrance?   Dim 17 Sep 2006, 17:35

Celui là?


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MessageSujet: Re: Grande ou petite souffrance?   Dim 17 Sep 2006, 17:46

Il ne regarde pas le ciel ! :?
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Fée Violine



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MessageSujet: Re: Grande ou petite souffrance?   Dim 17 Sep 2006, 17:46

"Souffrir en aimant est de l'humilité", merci à Thomas Merton et à Camélia Soleil.
C'est exactement ce que je pense. Le reste est trop compliqué pour moi.
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MessageSujet: Re: Grande ou petite souffrance?   Dim 17 Sep 2006, 17:56

Bonjour, Cameliasoleil! Ravie de te retrouver. Very Happy

Merci pour cette référence ; je sens que je vais aller voir study du côté de Thomas Merton (je connaissais son nom).

Il dit vrai : l'orgueil n'est pas loin du dolorisme, ou de la souffrance infligée à soi-même... Sad En ne quittant pas le Christ en Croix des yeux, on est sûr de ne pas sombrer dans l'orgueil stérile : Il n'a pas cessé un instant d'aimer Son Père, ni de nous aimer ; c'est sans doute la clé?


Cher Arnaud, il est vrai que nous ne souffrons qu'en fonction de nos attachements, et du degré de perte que nous ressentons : qu'il s'agisse de la perte de nos biens, de notre maison, ou d'une personne chère, ou de notre propre vie... :?:

Par conséquent, il vaut mieux nous détacher, ou du moins ne désirer que l'Amour de Dieu, dès cette vie-ci ; le passage de l'autre côté de la vie n'en sera que plus facile! sunny Bien des moines ont recommandé de se dire quotidiennement que le jour présent pouvait être le dernier... Le maître viendra comme un voleur, dit l'Evangile.


A propos des personnes paralysées ou "lourdement handicapées", Jo, il est certain qu'un accompagnement spirituel (dans le respect de leur croyance) fait cruellement défaut : si on continuait à valoriser la vie, au lieu de vouloir anticiper l'échéance finale..., on gagnerait tellement en humanité! C'est ce que dit Manuel sur un "fil" : la vie est la seule chose qui compte, et nous devons la valoriser, l'assumer pleinement... parce que la souffrance peut lui donner un surcroît de sens.
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jo zecat
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MessageSujet: Re: Grande ou petite souffrance?   Dim 17 Sep 2006, 18:15

Fanny a écrit:



A propos des personnes paralysées ou "lourdement handicapées", Jo, il est certain qu'un accompagnement spirituel (dans le respect de leur croyance) fait cruellement défaut : si on continuait à valoriser la vie, au lieu de vouloir anticiper l'échéance finale..., on gagnerait tellement en humanité! C'est ce que dit Manuel sur un "fil" : la vie est la seule chose qui compte, et nous devons la valoriser, l'assumer pleinement... parce que la souffrance peut lui donner un surcroît de sens.

Au vu de certains martyrs, complètement ignorés, je reste également persuadée que nous aurons au ciel de grandes surprises. Cela rejoint d'ailleurs le songe de Céline, la soeur de Ste Thérèse sur les mains vides.
(il faudrait retrouver le texte)

Si Dieu, dans sa sagesse et peut-être dans sa prédestination a pris soin de nous donner comme exemple des saints pour nous servir de témoignage, d'autres, inconnus de tous sur terre et gardés jalousement cachés par lui, connaitront une grande gloire au ciel
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cameliasoleil



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MessageSujet: Re: Grande ou petite souffrance?   Dim 17 Sep 2006, 19:50

Fée Violine a écrit:
"Souffrir en aimant est de l'humilité", merci à Thomas Merton et à Camélia Soleil.
C'est exactement ce que je pense. Le reste est trop compliqué pour moi.

Je trouve que la citation de Marthe Robin que vous avez choisie à la fin de vos messages est très belle.

Et il faut toujours revenir à l'Evangile, aux paroles de Jésus.

Un scribe lui demanda: ''Maître quel est le plus grand commandement ?''
Jésus lui répondit le plus grand commandement est celui ci :

''Ecoute Israël, le Seigneur est tonSeigneur Un et tu aimeras le Seigneur ton Dieu de toute ton âme, de toutes tes forces et de tout ton esprit.Le deuxième lui est semblable: et tu aimeras ton prochain comme toi-même.''

Le scribe lui répondit: '' fort bien Maître , tu as raison de dire qu'aimer Dieu de toute son âme, de toutes ses forces et de tout son esprit et aimer le prochain comme soi-même vaut mieux que tous les sacrifices et tous les holocaustes''.

Jésus le regarda et lui dit: '' Tu n'es pas loin du Royaume de Dieu''.

Evangile selon St matthieu ou selon saint Luc.

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Théophane



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MessageSujet: Re: Grande ou petite souffrance?   Lun 18 Sep 2006, 00:44

Clotilde a écrit:
Est-ce qu'il faut avoir été confronté au suicide d'un proche, avoir été violée, avoir vu son conjoint mourrir des suites d'une longue maladie, avoir perdu un enfant, avoir été torturé........pour avoir souffert? :?: Idea

Oh non chère Clotilde... Et je sais de quoi je parle. On peut avoir tout ce qu'on veut, n'avoir aucun problème en apparence, et être passé par des épreuves très dures. Maintenant pour moi tout va très bien mais dans mon adolescence j'ai vécu des moments très difficiles, je déprimais beaucoup, et je peux vraiment dire sans exagérer que j'ai beaucoup souffert.
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MessageSujet: Re: Grande ou petite souffrance?   Lun 18 Sep 2006, 01:10

"Les grandes douleurs sont muettes".

Pour répondre à notre amie Clotilde Very Happy

Un médecin soignant son malade, s'il ressent la souffrance ne fera pas un bon médecin.

Aussi ne confondons pas entendre la souffrance et souffrir.


Car comme nous y amenait Manuel, on peut alors aider l'autre par transfert ce qui n'est pas la meme chose. A travers l'autre on se soigne sois même... Trompeur quand à la notion d'aimer son prochain.

Souffrir porte un lien une notion de foi, d'espérance. Jésus a supporté sa souffrance parceque l'espèrance le portait c'est à dire la foi en la fin de ce corps mais surtout la foi en la vie éternelle de son âme.


Car la souffrance deviens beaucoup plus supportable lorsqu'on sait qu'elle prendra fin.
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manuel



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MessageSujet: Re: Grande ou petite souffrance?   Lun 18 Sep 2006, 01:14

Citation :
Un médecin soignant son malade, s'il ressent la souffrance ne fera pas un bon médecin


Je ne suis pas si sûr. Tout dépend ce qu'on soigne : une maladie ou un malade.

M.
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Peau d'âne



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MessageSujet: Re: Grande ou petite souffrance?   Lun 18 Sep 2006, 01:18

;) En effet ce n'est qu'une généralité.


Very Happy
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Invité
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MessageSujet: Re: Grande ou petite souffrance?   Lun 18 Sep 2006, 15:42

Arcanes a écrit :

"Un médecin soignant son malade, s'il ressent la souffrance ne fera pas un bon médecin.

Aussi ne confondons pas entendre la souffrance et souffrir."


Un médecin ne peut pas se permettre de ressentir la souffrance de celui qu'il soigne ; non qu'il demeure insensible à la maladie, mais il ne peut pas se mettre à la place du patient (qui le peut? on est toujours seul quand on souffre), et il ne peut pas non plus assumer la charge - lourde émotionnellement - des multiples souffrances auxquelles il tente de mettre fin...

Mon beau-frère est médecin-chirurgien, et je vous assure qu'il est obligé de garder une certaine "distance" vis-à-vis de la souffrance, il doit se "blinder" pour opérer et ne pas se laisser submerger par l'émotion!! La chirurgie, plus encore que la médecine, nécessite un calme, une maîtrise de soi hors du commun. ;)

C'est pourquoi on peut se demander si "l'humanisation" des hôpitaux est possible... est-ce le rôle des psy?
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Terentia



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MessageSujet: Les souffrances ....   Sam 22 Déc 2007, 12:55

Il me semble que cela dépend aussi beaucoup de la sensibilité des personnes : certains , par exemple , se remettront tres bien d un divorce , alors que d autres , a cause de cela , se suicideront .
Puis il y a diverses sortes de souffrances : croyez moi , les souffrances de l âme ne sont pas mieux que les souffrances du corps .
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Grande ou petite souffrance?
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