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 CITIZENFOUR

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joker911



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MessageSujet: CITIZENFOUR   Lun 14 Sep 2015, 01:36

http://filmstreamvk.com/citizenfour-vostfr-en-streaming-vf-vk.html

http://rutube.ru/video/a28d6dbd3103329ecd4de5310b45fe9e/ ( pour ceux qui veulent en peu plus)

Des photos de*--* valent-elles mieux que de longs articles pour intéresser les citoyens -américains- aux enjeux du scandale de la NSA révélé par Edward Snowden ? Oui, et l’humoriste John Oliver en fait la brillante démonstration face à Edward Snowden.

Depuis 2013 et la déflagration Snowden, le monde entier est censé avoir pris la mesure des pratiques de surveillance massive de la NSA, l’agence de sécurité nationale américaine.
Email, compte Facebook, Twitter, téléphone (appels, SMS, MMS), achats effectués, habitudes en ligne, etc., tout est collecté, stocké et peut être analysé. Tout le monde le sait, sans vraiment savoir. Comment expliquer ce qui est secret, comment donner la mesure de l’insondable ?

Et cette question : bientôt 2 ans après la publication du premier article révélant ce système tentaculaire, y a-t-il eu un « effet Snowden » ?
Les pays espionnés ont bien manifesté leur indignation, quand celle-ci n’était pas feinte, voire hypocrite : nombre d’articles ont révélé depuis la collaboration active de plusieurs États avec les agences de renseignement US, dont la France, l’Allemagne, l’Australie et la Grande-Bretagne.

Les géants du web quant à eux, soucieux de prouver leur bonne foi, ont misé sur la transparence afin de démontrer leur coopération contrainte, avant de muscler leur politique de confidentialité pour certains d’entre eux (Apple, Google et Yahoo notamment), s’attirant les foudres des agences de renseignement funestement crédibilisées peu après les attentats perpétrés à Paris en début d’année.

Et les citoyens dans tout ça ? Savent-ils à qui ils doivent tout ça ? Ont-ils pris la mesure de la toile qui se dresse autour d’eux, ont-ils modifié leurs habitudes en conséquence ? Une récente étude établissait que 70% des Américains n’avaient pas modifié leurs habitudes en ligne.

C’est peu ou prou l’objet de l’interview d’Edward Snowden accordée à John Oliver, humoriste (génialissime) et comédien aux manettes de l’émission Last Week Tonight sur HBO. Oliver est parti à sa rencontre en Russie où il a trouvé refuge depuis août 2013, date à laquelle les autorités russes lui ont accordé l’asile politique.

oliver_interview_snowden

Si l’interview commence normalement, John Oliver confronte rapidement le lanceur d’alerte à la réalité. Du moins une certaine réalité américaine. Il lui montre alors une vidéo dans laquelle il est allé interroger des passants, leur demandant qui était Edward Snowden : Snowden who ? Quand ils n’ont « jamais entendu parler d’Edward Snowden », ils le confondent avec le « responsable » de Wikileaks. Qu’est-ce qui ressemble le plus à un lanceur d’alerte qu’un autre lanceur d’alerte ?

C’est après que John Oliver touche au cœur du problème et déroule sa démonstration : « il n’y a aucun doute que c’est un débat important, mais est-ce réellement un débat que nous avons les moyens d’avoir ? »
En effet, le génie de John Oliver c’est d’avoir compris que certains sujets, quand bien même ils seraient d’importance vitale, se révèlent parfois imbitables pour la plupart, trop techniques, voire soporifiques. Ce qu’explique très bien Arrêt sur Images, qui traduit par la même occasion une partie de l’interview.


HBO – Last Week Tonight – 5 avril 2015 par asi

Oliver a bien saisi cela et choisi son angle d’attaque en conséquence : l’humour, la provocation. On l’a vu avec sa vidéo hilarante sur la neutralité du net. Il a donc posé la question différemment aux passants croisés dans la rue : quelle réaction auraient-ils si le gouvernement pouvait accéder aux images qu’ils envoient, notamment des photos de leur pénis ou de celui de leur compagnon ?
Et là, stupéfaction, indignation et protestation à tous les étages : « atteinte à la vie privée », « j’aimerais que le ‘programme photos de bites’ soit modifié ».

Impassible, Edward Snowden rétorque : « La bonne nouvelle, c’est qu’il n’y a aucun programme nommé « photos de bites. La mauvaise nouvelle, c’est qu’ils continuent d’amasser des informations sur tout le monde, y compris vos photos de pénis. »
John Oliver lui tend alors une photo censée représenter son pénis et lui demande ensuite si, pour chaque programme de la NSA révélé dans la presse, celui-ci permet d’accéder à cette photo de son pénis. Prism, section 215 du Patriot Act, section 702, décret 12-333, Mystic, Upstream, la réponse est oui, à chaque fois.

snowden_oliver_interview_dick_nsa

Pour autant Edward Snowden estime que les gens n’ont pas à changer leur comportement puisque « quelque part, une agence gouvernementale fait quelque chose de mal. Si nous sacrifions nos valeurs parce que nous avons peur, nous ne nous soucions pas beaucoup de ces valeurs ».
Ce à quoi John Oliver rétorque : « Voilà une réponse stimulante à la question: ‘Hé, pourquoi viens-tu de m’envoyer une photo de ta bite?’. ‘Parce que j’aime l’Amérique, voilà pourquoi.’ »

Bien entendu la vidéo a fait un énorme buzz, remettant le sujet de la surveillance massive exercée par le NSA au centre du débat à quelques semaines du renouvellement probable de la section 215 du Patriot Act contre lequel s’élèvent déjà les géants du web.

« Oliver tend un miroir à tous les journalistes du monde, qui ne font rien d’autre lorsqu’ils se soucient d’atteindre un public allant au-delà du cercle de leurs convaincus : saisir le téléspectateur au ventre, par les arguments les plus concernants », estime ainsi Arret sur Images. Le Washington Post conclut, « En formulant le débat autour de la NSA en termes, même ridicules, que les gens peuvent comprendre, Oliver l’a revivifié. Au moins pour 24 heures, disons. »

Espérons plus…


Dernière édition par joker911 le Lun 14 Sep 2015, 14:38, édité 1 fois
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Ray



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MessageSujet: Re: CITIZENFOUR   Lun 14 Sep 2015, 13:50

Merci beaucoup cher Joker, je ne l'avais pas encore vu.

Il est austère, pas toujours facile à suivre. Ne vous attendez pas à un thriller halletant à la "Ennemi d'Etat". Il est malgré tout passionnant et il en dit long sur ce qu'est devenu ce pays qui s'arroge le rôle de "gendarme du monde".
(Je déconseille fortement à ceux qui souhaitent rester dans leur monde de bisounours de visionner ce film.)

La particularité de ce film-docu est qu'il a été réalisé en temps réel à partir du moment de la première rencontre physique (après des mois de communications électroniques cryptées) entre la réalisatrice accompagnée de 2 journalistes chevronnés et Edward Snowden dans la chambre d’hôtel à Hong-Kong dans laquelle ils se sont enfermés pendant plusieurs jours.
Pour que cette rencontre et ces révélations puissent être rendues possibles, E.S. et la réalisatrice Laura Poitras ont du déployer des monstres de précautions. (Elle-même avait été mise sous surveillance suite à son documentaire en 2005 sur la guerre en Irak et arrêtée une 40aine de fois lors de ses passages aux frontières US.)

(Je suis hautement impressionné par la démarche saine, altruiste, prudente et respectueuse des personnes d'Edward Snowden. Et sa maturité pour son age.)
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joker911



Messages : 2669
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MessageSujet: Re: CITIZENFOUR   Lun 14 Sep 2015, 14:44

Ray a écrit:
Merci beaucoup cher Joker, je ne l'avais pas encore vu.

Il est austère, pas toujours facile à suivre. Ne vous attendez pas à un thriller halletant à la "Ennemi d'Etat". Il est malgré tout passionnant et il en dit long sur ce qu'est devenu ce pays qui s'arroge le rôle de "gendarme du monde".
(Je déconseille fortement à ceux qui souhaitent rester dans leur monde de bisounours de visionner ce film.)

La particularité de ce film-docu est qu'il a été réalisé en temps réel à partir du moment de la première rencontre physique (après des mois de communications électroniques cryptées) entre la réalisatrice accompagnée de 2 journalistes chevronnés et Edward Snowden dans la chambre d’hôtel à Hong-Kong dans laquelle ils se sont enfermés pendant plusieurs jours.
Pour que cette rencontre et ces révélations puissent être rendues possibles, E.S. et la réalisatrice Laura Poitras ont du déployer des monstres de précautions. (Elle-même avait été mise sous surveillance suite à son documentaire en 2005 sur la guerre en Irak et arrêtée une 40aine de fois lors de ses passages aux frontières US.)

(Je suis hautement impressionné par la démarche saine, altruiste, prudente et respectueuse des personnes d'Edward Snowden. Et sa maturité pour son age.)

Je viens de voir un documentaire très intéressant aussi bien que le film lui-même voir mieux. dommage que je ne trouve nul part en français
https://www.youtube.com/watch?v=DH_bbVQtQw8

Le plus flagrant ce l'histoire avec le président bolivien.
Evo Morales, soupçonné de transporter à bord de son avion l’informaticien américain Edward Snowden, a quitté mercredi l’aéroport de Vienne à l’issue d’une escale forcée de treize heures, un incident qualifié par le président bolivien «d’agression» envers l’Amérique latine.

L’avion, bloqué mardi soir, est reparti mercredi vers 11h45. Il doit faire escale aux îles Canaries, en Espagne, avant de rejoindre la Bolivie, a indiqué Evo Morales à la presse. L’Autriche et la Bolivie ont confirmé que l’analyste Edward Snowden, recherché par les Etats-Unis pour ses révélations fracassantes sur le programme d’espionnage américain et réfugié dans un aéroport de Moscou, ne se trouvait pas à bord de l’appareil, arrivé à Vienne en provenance de la capitale russe.

«C’était quasiment comme un enlèvement de près de 13 heures», a déclaré le président bolivien lors d’une conférence de presse à l’aéroport autrichien, pointant du doigt la France, l’Italie, le Portugal et l’Espagne qui ont, selon La Paz, refusé à son avion le survol de leur territoire la veille. Il s’agit «d’une erreur historique», a-t-il lancé, «d’une provocation (...) envers la Bolivie et toute l’Amérique latine, c’est une agression envers l’Amérique latine» de la part de «certains pays européens».

«Je ne peux pas comprendre qu’ils disent et affirment me détenir car j’emmenais Edward Snowden. (...) Ce monsieur n’est pas une valise ou une mouche que je peux mettre dans l’avion et emporter avec moi en Bolivie», a-t-il dit.

Madrid voulait inspecter l’avion
L’avion avait atterri mardi à Vienne vers 21h40, «les passeports ont été contrôlés et contrairement aux rumeurs qui ont circulé, Edward Snowden n’était pas à bord», a déclaré à l’AFP le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Karl-Heinz Grundböck. L’avion n’a pas été fouillé, car il n’y avait «aucune raison légale pour une fouille», a-t-il précisé. Toutefois, des policiers sont montés pour un contrôle à bord de l’appareil une fois que ses occupants l’avaient quitté, en accord avec le pilote et Evo Morales, ont indiqué des porte-parole des ministères des Affaires étrangères et de l’Intérieur.

Selon le chef de l’Etat bolivien, l’Espagne avait posé comme condition au survol de son territoire une inspection de l’appareil. L’ambassadeur espagnol en Autriche voulait être invité à prendre «un petit café» avec lui dans l’avion présidentiel, a-t-il raconté, une proposition refusée par l’intéressé : «Je ne suis pas un délinquant», a-t-il déclaré. «Nous avons tous notre orgueil, notre dignité et personne ne peut imposer ce genre de contrôle à un président.»

Le président bolivien a reçu à l’aéroport la visite du chef de l’Etat autrichien, le social-démocrate Heinz Fischer, et du ministre des Affaires étrangères, le conservateur Michael Spindelegger. Ce dernier n’a pas souhaité commenter le refus de certains pays européens d’accorder à Evo Morales l’autorisation de survoler leur espace aérien : «Si le président bolivien nous demande (l’autorisation) d’atterrir à Vienne, alors nous lui accordons», a-t-il simplement déclaré.

La Bolivie avait affirmé que plusieurs pays européens, dont la France, avaient refusé dans un premier temps que l’appareil du chef de l’Etat bolivien traverse leur espace aérien, soupçonnant qu’Edward Snowden pouvait se trouver à bord de l’avion présidentiel. Cet «acte d’agression» aura des conséquences, a affirmé à Genève l’ambassadeur de la Bolivie auprès de l’Organisation des Nations Unies (ONU), Sacha Llorenti. «Nous avons d’ores et déjà mis en œuvre une procédure pour dénoncer ces faits devant le secrétaire général de l’ONU», a-t-il assuré.

L’imbroglio diplomatique s’est produit quelques heures après qu’Evo Morales eut déclaré, en marge de sa visite à Moscou, que son pays était prêt à accueillir le fugitif recherché pour espionnage par les Etats-Unis.

AFP
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