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 La mise à l'épreuve de l'Eglise - La vérité de la doctrine est l’irremplaçable fondation de la miséricorde - Joël Guibert

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Thy Kingdom come
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MessageSujet: La mise à l'épreuve de l'Eglise - La vérité de la doctrine est l’irremplaçable fondation de la miséricorde - Joël Guibert   Sam 20 Juin 2015, 22:03

La mise à l'épreuve de l'église

"Rendre amour pour amour, Une spiritualité du Cœur de Jésus"
http://www.librairietequi.com/A-58830-rendre-amour-pour-amour.aspx
Joël Guibert
(éditions Pierre Téqui, 2015)
Extrait du Chapitre VI: QUE TON RÈGNE VIENNE


http://benoit-et-moi.fr/2015-I/actualite/leglise-dans-la-tempete.php

Comme nous l’avons dit, l’Eglise, qui est le Corps du Christ, sera amenée à revivre dans son histoire les grands mystères de l’existence de son Maître. Si l’Epouse du Christ a toutes les chances d’expérimenter une forme d’« hosanna des rameaux », tel que l’a vécu Son Seigneur, elle ne pourra pas par ailleurs prétendre à la gloire de la Pentecôte qui lui est promise, sans passer au préalable par le creuset d’une certaine passion. Le disciple n’est pas au-dessus du Maître : pour l’humanité, comme il en fut pour notre Seigneur, pas de Pentecôte sans Vendredi-saint !
Dans un premier temps, nous voudrions tenter quelques considérations à propos de ce mystérieux vendredi-saint que l’Eglise va traverser : « Avant l’avènement du Christ, l’Eglise doit passer par une épreuve finale qui ébranlera la foi de nombreux croyants », prévient le catéchisme. Dans un second temps, toujours à l’écoute des saints et de la Vierge Marie, nous esquisserons quelques traits marquants de la nouvelle Pentecôte et du triomphe des deux Cœurs unis.


1. Une épreuve en forme de schisme

Alors que la passion se fait toute proche, Jésus prévient ses disciples : « Voici que Satan vous a réclamés pour vous cribler comme froment » (Lc 22, 31). Mystérieuse permission divine accordée au diable pour éprouver les colonnes de l’Eglise naissante… mystérieuse permission divine qui semble être accordée au démon pour ébranler de nouveau l’Eglise.

En 2011, je m’essayais à l’écriture d’un livre au sujet de la doctrine de la miséricorde chez sainte Faustine.
Au terme de cet ouvrage, afin de rendre compte de l’annonce prophétique de la venue de Jésus dont il est fortement question dans le Petit Journal de cette sainte polonaise, je mentionnais le contenu des apparitions officiellement reconnues d’Akita au Japon. Je citais en particulier ces paroles de la Vierge à la voyante, sœur Agnès Sasagawa, du 13 octobre 1973 :
« L’action du diable s’infiltre même dans l’Église, livrée aux divisions intestines : les cardinaux se dresseront contre les cardinaux, les évêques s’opposeront aux évêques. L’Église sera remplie de ceux qui acceptent la compromission. »
J’étais quelque peu gêné d’avoir à écrire noir sur blanc ces avertissements du ciel, faire appel à des prophéties, même officielles, ne fait pas très sérieux auprès d’une certaine intelligentsia religieuse. D’autre part, voici trois ans, en pleine écriture de l’ouvrage cité à l’instant, l’Eglise n’était absolument pas aux prises avec des sérieuses turbulences de ce type : « Les cardinaux se dresseront contre les cardinaux ». Mais comme l’Esprit-Saint se faisait fort insistant pour que je le mentionne, je me résolus à Lui obéir.
Qui m’aurait dit que, seulement trois années après la parution de ce livre sur la divine miséricorde, la prophétie en question ne serait même plus une prophétie mais la description de la réalité, comme nous avons pu le constater lors du synode fin 2014 sur la famille : « Quand la famille contemporaine divise les cardinaux », titrait un journal religieux. Dans ce même ouvrage sur le message de sainte Faustine, m’appuyant sur les propos autorisés de Monseigneur Michel Schooyans, j’osais timidement évoquer un « schisme » que l’Eglise serait sans doute amenée à traverser dans un avenir prochain.
Des nuages lourds et menaçants se profileraient-ils à l’horizon de l’Eglise ? Quelques événements, quelques signes des temps peuvent amener à le penser.

2. Une attaque très "subtile"

Nous mentionnions à l’instant les apparitions de la sainte Vierge à Akita. Il est une autre manifestation mariale contemporaine, déjà évoquée plus haut, elle aussi officiellement reconnue, dans laquelle la Mère de Dieu annonce une grave crise que doit traverser l’Eglise.
Nous sommes en 1946 à Amsterdam, la Dame de tous les peuples annonce :
« La religion va endurer un sévère combat et on va chercher à la fouler aux pieds. Cela se fera de façon si subtile que presque personne ne s’en apercevra. Mais je mets en garde. »
L’important à relever dans ces paroles célestes est la sévérité de l’attaque, mais surtout le caractère très subtil de l’épreuve. Tentons d’expliquer en quoi celle-ci a toutes les chances d’être extrêmement dissimulée, sournoise, au point que finalement peu la discerneront.

Lire la suite : http://benoit-et-moi.fr/2015-I/actualite/leglise-dans-la-tempete.php

Le père Joël Guibert, auteur entre autres de Renaître d'en haut et de L'art d'être libre (éd. de l'Emmanuel), est prêtre du diocèse de Nantes. Après avoir été curé de paroisse, il est désormais détaché par son évêque pour la prédication de retraites.


Dernière édition par Philippe B. le Sam 20 Juin 2015, 23:16, édité 3 fois
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Thy Kingdom come
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MessageSujet: Re: La mise à l'épreuve de l'Eglise - La vérité de la doctrine est l’irremplaçable fondation de la miséricorde - Joël Guibert   Sam 20 Juin 2015, 23:12

Miséricorde et vérité
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On peut s’inquiéter à juste titre de l’utilisation abusive de la miséricorde, surtout lorsqu’elle n’est plus reliée à la vérité. C’est, à n’en pas douter, une faille par laquelle l’attaque contre l’Eglise et son Evangile risque de s’engouffrer pour la déstabiliser. Pour cela on va s’ingénier à distinguer, jusqu’à opposer la divine miséricorde et la vérité doctrinale. « Cette distinction, déclare le courageux Cardinal Raymond Burke, est pour un catholique, artificielle, fausse. La vérité de la doctrine est l’irremplaçable fondation de la miséricorde, et c’est en ce sens que l’on peut traiter quelqu’un avec miséricorde sans être vrai, sans dire la vérité. […] Cette erreur diffusée par le cardinal Kasper et qui est celles de quelques Pères synodaux est contraire aux vraies paroles du Seigneur (chap. 19 de l’Evangile selon saint Matthieu). Cette confusion entretenue à travers tous les moyens de communication doit absolument être clarifiée. »

Disciplinaire et Révélation
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Il n’est pas interdit de penser que c’est par la question épineuse de la communion accordée aux personnes divorcées remariées que le verrou doctrinal commencera par sauter.
Si c’était le cas, une telle décision provoquerait un trouble profond et même un schisme plus ou moins larvé à l’intérieur de l’Eglise.

Si ce drame survenait un jour, il nous faudrait être très attentif à la rhétorique utilisée. La technique parfaite consiste à jouer sur les mots – toujours la novlangue, arme de choix du relativisme et de la pensée unique –, en affirmant qu’il n’est absolument pas question de toucher à l’indissolubilité du mariage… mais tout en ouvrant la porte à un changement de discipline en matière de communion eucharistique. Procéder ainsi, c’est oublier que cette fameuse discipline de l’Eglise en matière de communion eucharistique est directement en prise avec la Révélation, qu’elle est la conséquence immédiate des paroles mêmes du Christ dans l’Evangile à propos de l’indissolubilité du mariage chrétien : « L’Eglise, cependant, écrit Jean-Paul II, réaffirme sa discipline, fondée sur l’Ecriture Sainte, selon laquelle elle ne peut admettre à la communion eucharistique les divorcés remariés. Ils se sont rendus eux-mêmes incapables d’y être admis car leur état et leur condition de vie est en contradiction objective avec la communion d’amour entre le Christ et l’Eglise, telle qu’elle s’exprime et est rendue présente dans l’Eucharistie. » Admettre les divorcés remariés à la communion eucharistique, c’est ipso facto, même si on s’en défend, admettre le remariage, ou pour le moins toucher à l’indissolubilité du mariage, réalité qui appartient au dépôt intangible de la foi depuis deux mille ans.
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Thy Kingdom come
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MessageSujet: Re: La mise à l'épreuve de l'Eglise - La vérité de la doctrine est l’irremplaçable fondation de la miséricorde - Joël Guibert   Sam 20 Juin 2015, 23:13

Loi de la gradualité et gradualité de la loi
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Pour beaucoup ces expressions de « loi de la gradualité » ou de « gradualité de la loi », paraissent obscures ou techniques.
Pour comprendre de quoi il s’agit, commençons par définir l’erreur doctrinale appelée gradualité de la loi.
Cette notion de gradualité a été mise en avant pour tenter de contourner l’enseignement d’Humanae vitae réprouvant la contraception. C’est ainsi que depuis des années on pouvait lire ou entendre cette thèse erronée, selon laquelle, le commandement de Dieu est seulement un idéal vers lequel on doit tendre. Le seul important est d’être un chemin, même si la ou les personnes concernées continuent à vivre dans le péché. Au final, puisqu’elles tendent vers l’horizon du bien, leur situation de rupture de l’alliance et leurs actes ne seraient plus considérés comme un péché, ils pourraient donc avoir accès aux sacrements. Jean-Paul II a réprouvé cette notion de gradualité de la loi qui n’est pas conforme à l’enseignement du Christ.
Par contre, il précise qu’il existe bien une loi de la gradualité. C’est-à-dire que des époux, par exemple, se trouvant sur un chemin graduel de conversion, peuvent connaître des faiblesses et même des chutes : qu’ils se sachent toujours aimés de Dieu et de l’Eglise, qu’ils poursuivent avec espérance leur chemin de sanctification en Dieu mais sans jamais pouvoir appeler bien ce qui est péché. La distinction est claire entre ces deux notions de loi de la gradualité et de gradualité de la loi. Les adversaires de l’Eglise chercheront à créer la confusion entre les deux pour mieux précipiter les membres de l’Eglise dans le trouble et les éloigner ainsi de la pureté de l’Evangile.

* * *

Pour mener à bien cette entreprise de dilution de la vérité, au nom de la transparence, un grand déballage pseudo-doctrinal pourrait être donné en pâture à cette caisse de résonnance qu’est la grande machine médiatique. Pour déstabiliser les certitudes des derniers récalcitrants de l’ordre moral, les médias, la plupart extrêmement favorables au changement de doctrine et d’éthique prônée par l’Eglise, sont une arme redoutable.
Lorsqu’on est biberonné plusieurs heures par jour à l’info en continu ou que l’on s’abreuve exclusivement à des journaux religieux tendancieux, il est bien difficile de ne pas se laisser gentiment formater par la pensée unique et relativiste.
Le regard d’aigle de Benoît XVI lui permettait de dire à ce propos : « N’importe quelle future dictature antichrétienne serait probablement plus subtile que toutes celles que nous avons connues jusqu’à maintenant. Elle se montrera amicale envers la religion, mais à condition que ses propres modèles de conduite et de pensée ne soient pas remis en question […] La dictature de l’opinion va grandissant et quiconque ne partage pas l’opinion dominante, est à exclure. »
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MessageSujet: Re: La mise à l'épreuve de l'Eglise - La vérité de la doctrine est l’irremplaçable fondation de la miséricorde - Joël Guibert   Sam 20 Juin 2015, 23:23

Philippe B. a écrit:
Loi de la gradualité et gradualité de la loi
----
Pour beaucoup ces expressions de « loi de la gradualité » ou de « gradualité de la loi », paraissent obscures ou techniques.
Pour comprendre de quoi il s’agit, commençons par définir l’erreur doctrinale appelée gradualité de la loi.
Cette notion de gradualité a été mise en avant pour tenter de contourner l’enseignement d’Humanae vitae réprouvant la contraception. C’est ainsi que depuis des années on pouvait lire ou entendre cette thèse erronée, selon laquelle, le commandement de Dieu est seulement un idéal vers lequel on doit tendre. Le seul important est d’être un chemin, même si la ou les personnes concernées continuent à vivre dans le péché. Au final, puisqu’elles tendent vers l’horizon du bien, leur situation de rupture de l’alliance et leurs actes ne seraient plus considérés comme un péché, ils pourraient donc avoir accès aux sacrements. Jean-Paul II a réprouvé cette notion de gradualité de la loi qui n’est pas conforme à l’enseignement du Christ.
Par contre, il précise qu’il existe bien une loi de la gradualité. C’est-à-dire que des époux, par exemple, se trouvant sur un chemin graduel de conversion, peuvent connaître des faiblesses et même des chutes : qu’ils se sachent toujours aimés de Dieu et de l’Eglise, qu’ils poursuivent avec espérance leur chemin de sanctification en Dieu mais sans jamais pouvoir appeler bien ce qui est péché. La distinction est claire entre ces deux notions de loi de la gradualité et de gradualité de la loi. Les adversaires de l’Eglise chercheront à créer la confusion entre les deux pour mieux précipiter les membres de l’Eglise dans le trouble et les éloigner ainsi de la pureté de l’Evangile.

* * *

Pour mener à bien cette entreprise de dilution de la vérité, au nom de la transparence, un grand déballage pseudo-doctrinal pourrait être donné en pâture à cette caisse de résonnance qu’est la grande machine médiatique. Pour déstabiliser les certitudes des derniers récalcitrants de l’ordre moral, les médias, la plupart extrêmement favorables au changement de doctrine et d’éthique prônée par l’Eglise, sont une arme redoutable.
Lorsqu’on est biberonné plusieurs heures par jour à l’info en continu ou que l’on s’abreuve exclusivement à des journaux religieux tendancieux, il est bien difficile de ne pas se laisser gentiment formater par la pensée unique et relativiste.
Le regard d’aigle de Benoît XVI lui permettait de dire à ce propos : « N’importe quelle future dictature antichrétienne serait probablement plus subtile que toutes celles que nous avons connues jusqu’à maintenant. Elle se montrera amicale envers la religion, mais à condition que ses propres modèles de conduite et de pensée ne soient pas remis en question […] La dictature de l’opinion va grandissant et quiconque ne partage pas l’opinion dominante, est à exclure. »

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MessageSujet: Re: La mise à l'épreuve de l'Eglise - La vérité de la doctrine est l’irremplaçable fondation de la miséricorde - Joël Guibert   Sam 20 Juin 2015, 23:36

Oui c'est notamment la vision du Cardinal Kasper.
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