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 LA SCIENCE DES CATHÉDRALES

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jean-luc56



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MessageSujet: Re: LA SCIENCE DES CATHÉDRALES   Lun 29 Juin 2015, 17:23

mais pout certains, c'est hélas une triste vérité Wink
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ysov



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MessageSujet: Re: LA SCIENCE DES CATHÉDRALES   Lun 29 Juin 2015, 18:14

J'ai demandé à Pignon de confirmer ou infirmer UNE CROYANCE POPULAIRE, l'ombre de lui même ne fait que répondre en insultant, au lieu d'éclaircir si il y a lieu et toi tu viens ici pourquoi exactement, à part de foutre ton nez sans aucune espèce de substance? A ce compte, appelons un chat ''Un chat'', cesses
d'emmerder petit étronc!
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ysov



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MessageSujet: Re: LA SCIENCE DES CATHÉDRALES   Lun 29 Juin 2015, 18:17

BON! ON RECOMMENCE:

Mon cher Pignon, expliquez-nous donc pourquoi ce pentagramme INVERSÉ dans une rosace de la Cathédrale d'Amiens?



La croyance populaire, voit en un pentagramme inversé, le symbole de Lucifer, car non seulement dans sa partie supérieure il y a les deux pointes, mais celle inférieure symboliserait la chute de l'ange, contrairement quand ce pentagramme est en l'endroit, dont en ce moment là, la pointe unique vers le haut
symboliserait la lumière christique en plus que le pentagramme en tant que tel symbolise la lumière divine.
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MessageSujet: Re: LA SCIENCE DES CATHÉDRALES   Lun 29 Juin 2015, 18:32

Personnellement je remarque le pentagone au centre, avec la pointe vers le haut (dans le bon sens paradoxalement).
Vous remarquerez au centre de ce pentagone une fleur/pentagramme (dans le bon sens).


L'explication de Loup surprised


Loup Ecossais a écrit:
lagaillette a écrit:
Laughing

A propos de      L’étoile flamboyante

J'ai ceci dans mes archives.


     Parmi les édifices , disait Paul Valéry , certains sont muets, d’autres parlent, d’autres enfin  plus rares, chantent. En ce qui concerne les symboles on peut faire le parallèle. Ils peuvent être muets pour le profane ; l’apprenti et le compagnon peuvent les faire parler ; le maître peut les faire chanter.
     Quand on parle d’étoile à un apprenti, celui-ci pense aux étoiles que l’on voit dans le ciel, brillantes, inaccessibles, mystérieuses. Il pense aux symboles de réussite, de chemins à parcourir. Exemple : étoiles des généraux , étoiles d’un restaurant , étoiles du cinéma , danseur étoile ….. Il pense également aux drapeaux de 48 pays ornés d’une ou plusieurs étoiles, toutes à 5 branches excepté 3 pays : Israël avec l’étoile de David à 6 branches , l’Australie avec 6 étoiles à 7 branches et la Jordanie avec une seule étoile à 7 branches. Donc restent 45 pays portant un pentagramme sur leur drapeau. Géographiquement ces pays sont dispersés sur l’ensemble de la terre, quel que soit leur système politique ; exemple : les Etats Unis , la Russie , le Maroc. Donc c’est un symbole très connu dans le monde entier. C’est ce qu’a tenté de découvrir un compagnon Français travaillant au Rite Ecossais Ancien et Accepté.
    Dans la mythologie grecque, le pentagramme caractérise HYGIE , déesse de la santé et surtout de la médecine préventive. Actuellement, nous redécouvrons réellement ce que nos ancêtres lointains avaient trouvé : un esprit sain dans un corps sain. Depuis les progrès de la psychanalyse, on se rend compte que le corps et l’esprit ne font qu’un et que pour être en bonne santé l’harmonie du corps et de l’esprit est indispensable. Nous constatons également que la médecine préventive, l’hygiène de vie, sont plus efficaces que les médicaments et la médecine curative.
     Quelques siècles avant Jésus-Christ, Pythagore et ses disciples vont faire les premières recherches et vont élaborer les premières théories de l’harmonie. Initiés aux secrets égyptiens, Pythagore, scientifique, athlète, penseur, chercheur, géomètre, mathématicien, va trouver dans le pentagramme la représentation parfaite de l’harmonie universelle. Le pentagramme étoilé est inscrit dans un polygone régulier à 5 côtés. Le 5 est le premier nombre qui résulte de l’addition du premier nombre pair (le 2) et du premier nombre impair (le 3) ; le 1 étant traditionnellement en dehors de la numération. C’est donc l’addition du principe féminin et du principe masculin , l’union des complémentaires , le symbole de l’homme. Pour construire le pentagramme il suffit d’appliquer ce qu’on appelle la divine proportion, relation ou section dorée caractérisée par le nombre d’or. Je ne m’étendrai pas davantage sur le nombre d’or car je ne voudrais pas faire sursauter, voire tressaillir nos frères mathématiciens. Ce que j’en ai surtout retenu c’est que l’homme est construit suivant la section dorée et qu’il peut être inscrit dans le pentagramme comme l’a fait Léonard de Vinci. D’ailleurs les compagnons du tour de France actuels ont ce symbole frappé sur leur couleur (équivalant à notre baudrier) lorsqu’ils sont reçus compagnons finis, c’est à dire environ 3 ans après la fin de leur tour de France. C’est la fin de leur apprentissage et c’est là que commence leur vie de maître.
     An Moyen-Age, les grands constructeurs ont utilisé la divine proportion pour élever les cathédrales , abbatiales ou autres collégiales. Le pentagramme peut être inscrit très souvent dans le plan de ces bâtiments. De plus ils ont une acoustique exceptionnelle, ce qui leur donne une autre dimension que je comparerais volontiers à notre âme humaine. Nous retrouvons la même chose : un esprit sain dans un corps sain. Au centre de l’Etoile Flamboyante est inscrit un G .
     Et le compagnon maçon , me direz-vous , quelle relation directe avec l’étoile flamboyante ? Le compagnon est toujours un apprenti et n’est pas encore maître. Il a commencé à ébaucher une pierre, pour se dépasser, pour aller plus loin. Il doit tendre vers l’étoile, le compagnon qui lui montre le chemin. Celui-ci, encore apprenti, tend vers une autre étoile, et le cycle continue à l’infini. Le but du maçon est de gravir pas à pas les échelons de la connaissance, de la sagesse, de la force, de la beauté, de la joie, jusqu’à l’harmonie parfaite, l’inaccessible étoile de Jacques Brel. Alors peut-être pourra-t-il, à l’automne de sa vie, comme le pentagramme placé à l’occident de la cathédrale, illuminer ceux qui sont restés sur le pavé. A ce propos, j’ai découvert dans l’ouvrage de TRESCASES « L’étoile flamboyante » quelque chose que j’ai du mal à comprendre : dans la rosace placée au Nord de la cathédrale d’Amiens il y a un pentagramme avec la pointe en bas. J’ai bien lu quelques explications mais je serais très heureux de m’éclairer sur ce sujet.
     Parmi les édifices, disait Paul Valéry, certains sont muets, d’autres parlent, d’autres enfin chantent. J’ai tenté de faire parler l’étoile flamboyante, je compte sur vous, mes frères, pour la faire chanter.

Bravo Lagaillette. Belle démonstration.  Thumright Quant à la Cathédrale d'Amiens, la Rosace où le Pentagramme est inscrit à l'envers, (pointe en bas), symbolise le sexe féminin. T'ention! Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit. Il n'y a rien de blessant là dedans. Mais comme vous l'avez si justement expliqué, les plans de cette rosace ont été dessinés par un Maître. L'ouvrage ne peut donc que chanter pour ces derniers.
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MessageSujet: Re: LA SCIENCE DES CATHÉDRALES   Lun 29 Juin 2015, 18:46

Ma petite interprétation...

Le pentagramme symbolise le macrocosme/Christ, le pentagone le microcosme l'homme.
Le pentagramme/Christ inversé peut symboliser l'incarnation CAD la descente/manifestation du principe sur le plan matériel (plus bas).
Cette manifestation (vers le bas) permettra le rétablissent/réparation (rédemption) du microcosme (Humanité), le pentagone pointe vers le haut.
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MessageSujet: Re: LA SCIENCE DES CATHÉDRALES   Lun 29 Juin 2015, 18:59

adamev a écrit:
Mais oui! Tout comme les deux épiscopes qu'on nous a sortis des oubliettes pour justifier je ne sait quelle morale sexuelle. Le discours du vôtre est biaisé par sa servilité aux dogmes.

Si vous voulez lire des choses un peu intelligentes sur le sujet lisez donc "A l'Orient des Cathédrales" par le chanoine CJ LEDIT. Je ne partage pas tout ce qu'il écrit mais au moins il essaye d'être objectif et la lecture de ce travail est un bon début
Vous pourriez lire aussi "Initiation à l"Art des Cathédrales" par Jean Cosse aux éditions (monastiques) Zodiaque... technique mais instructif. Là encore pas entièrement d'accord non en raison de la qualité de l'ouvrage mais parce qu'il fait l'impasse sur tout ce qui précède ce qu'il explique.

Quand vous aurez lu et compris vous ne serez pas un expert mais vous aurez moins d'idées fausses sur le sujet.

Quant à la maçonnerie, et ça vaut aussi pour vos comparses, je vous suggère "Le moine et le Vénérable" de Christian Jacq... (éditions de poche)

Merci pour les références .
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adamev



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MessageSujet: Re: LA SCIENCE DES CATHÉDRALES   Lun 29 Juin 2015, 19:00

François-Pignon a écrit:
Ma petite interprétation...

Le pentagramme symbolise le macrocosme/Christ, le pentagone le microcosme l'homme.
Le pentagramme/Christ inversé peut symboliser l'incarnation CAD la descente/manifestation du principe sur le plan matériel (plus bas).
Cette manifestation (vers le bas) permettra le rétablissent/réparation (rédemption) du microcosme (Humanité), le pentagone pointe vers le haut.      

C'est une lecture qui se tient et je l'accepte volontiers car il ne s'agit pas là d'élucubrations sans queue ni tête.
Pour ce qu'a écrit Lagaillette j'y reviendrai.
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ysov



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MessageSujet: Re: LA SCIENCE DES CATHÉDRALES   Lun 29 Juin 2015, 19:12

François-Pignon a écrit:
Personnellement je remarque le pentagone au centre, avec la pointe vers le haut (dans le bon sens paradoxalement).
Vous remarquerez au centre de ce pentagone une fleur/pentagramme (dans le bon sens).

Mais justement, l'écrasante majorité des pentagrammes qui nous sont parvenus sont à l'endroit et le pantagone
important est ce qui entoure le pentagramme à l'endroit:


Même les pentagrammes du temps de Platon, de Pythagore, sont toujours à l'endroit. Idem pour la Kabbale.

Pour celui d'Amiens, l'interprétation symbolique, dont je serais tenté d'adopter serait le symbole de la bête de l'Apocalypse, d'autant plus que le pentagrame contient dans les calculs, toujours le nombre de la bête 666, parallèlement au nombre d'or.
Je crois que le concepteur de cette rosace a voulu symboliser.
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Dragna Din



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MessageSujet: Re: LA SCIENCE DES CATHÉDRALES   Lun 29 Juin 2015, 21:37

On sent bien l'éducation chrétienne de la boîte de conserve...

Petit florilège du soir

ysov a écrit:
C'est qui l'idiot ou l'idiote qui s'amuse à enlever des messages au complet?

PS Si tu dis ne pas être obligé de répondre, alors si tu ne peux le faire sans bêler, fermes ta gueule!

cesses d'emmerder petit étronc!

La grossièreté est donc maintenant la cape des chevaliers de l'Ordre de Malte... Vous faites aussi des concours de flatulences le soir avec vos potes maltais ?
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ysov



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MessageSujet: Re: LA SCIENCE DES CATHÉDRALES   Lun 29 Juin 2015, 22:33

Toi j'en ai marre, vas te faire voir si tu n'est pas foutu de continuer le sujet, le troisième trou de cul du forum!

                       Ysov, vous serait-il possible d'écrire sans grossièretés ?
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ysov



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MessageSujet: Re: LA SCIENCE DES CATHÉDRALES   Lun 29 Juin 2015, 22:47

François-Pignon a écrit:
Ma petite interprétation...

Le pentagramme symbolise le macrocosme/Christ, le pentagone le microcosme l'homme.
Le pentagramme/Christ inversé peut symboliser l'incarnation CAD la descente/manifestation du principe sur le plan matériel (plus bas).
Cette manifestation (vers le bas) permettra le rétablissent/réparation (rédemption) du microcosme (Humanité), le pentagone pointe vers le haut.      

J'y vois cela avec accord. Une autre interprétation christique que je ne rejette pas, est que lorsque le pentagramme
est vers le bas, c'est la Rédemption, de sorte que le Christ est descendu en ce monde.

NB Je ne crois pas au satanisme relié au pentagramme, car avant Eliphas Lévi, aucune preuve antérieure à lui ne pourrait étayer ses interprétations, excepté que depuis longtemps, le pentagramme inversé est perçu comme négatif.
Enfin, je sais aussi que ce pentagramme, au Moyen-Âge, était surtout utiliser comme symbole de santé, d'esprit sain,
vient ensuite l'interprétation chrétienne, mais toujours à l'endroit. En tous cas, avouez que ce pentagramme inversé
d'Amiens est exceptionnel!
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Dragna Din



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MessageSujet: Re: LA SCIENCE DES CATHÉDRALES   Lun 29 Juin 2015, 23:01

ysov a écrit:
Toi j'en ai marre, vas te faire voir si tu n'est pas foutu de continuer le sujet, le troisième trou de cul du forum!

Ben je le continue, puisqu'il semble que tu aies décidé d'agonir d'injures tous les passants. Syndrome de Tourette ?

Pour le reste, je ne répondrai pas, car ce serait comme de jeter des perles à un cochon.

Cela dit, réfléchis tête dure ! Au XIIIe siècle les maîtres d'oeuvres étaient tous sous le patronage de l'église. Tu vois toi un évêque, sans doute commanditaire de la cathédrale, demander ou accepter un symbole "satanique" sur un bâtiment dédié au culte de Dieu et de Notre-Dame ? Par contre, cette figure s'explique très bien par sa perfection architecturale. Vois comment les branches de l'étoile soutiennent la rosace et désignent non seulement cinq directions qui sont les 5 stations de l'Ave Maria, les Cinq Plaies du Christ, mais aussi les 4 éléments et ce qui les unit : l'Esprit ! Ce pentagramme, donc, trace de manière toute aussi visible un pentagramme droit par les angles intérieurs. Regarde et vois ! Vois que ce pentagramme préfigure une rose des vents magnifique à 20 directions...

Je m'interroge sur le fait que personne ne se pose la question du pourquoi cette magnifique rosace - symbolisant Notre-Dame de la plus parfaite façon (en son centre vois-tu le coeur formé d'un autre pentagramme droit ?) - est au nord et non pas à l'Orient... Pourquoi cette symbolique du 21 (ou 27) décembre et la fête de Saint Jean L'Evangéliste... ?

Je te le demande hein !
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ysov



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MessageSujet: Re: LA SCIENCE DES CATHÉDRALES   Lun 29 Juin 2015, 23:13

Écoutes, même les grecs durant un court laps de temps avaient adoptés le pentagramme comme symbole
au lieu de la croix, ce que tu dis à propos des cinq plaies, les cinq stations de l'Ave Maria, les éléments avec pour finalité l'esprit, ou bien l'ether selon les grecs anciens! Mais tous ça, c'est avec le pentagramme
à l'endroit.

Seule autre exception que la rosace d'Amiens, est la statue de la vierge à Chartres dont les étoiles qui l'entourent sont inversées.

Enfin, dernier point, le pentagramme malgré qu'il fut récupéré par l'Église, fut très rarement utilisé, que ce soit en architecture, en illustration, en sculpture ou autre! Le pentacle (puisque encerclé dans la rosace) d'amiens est exceptionnel, car je le redis, l'écrasante majorité des pentagrammes, DE TOUTES CULTURES, est perçu comme symbole négatif lorsque inversé.
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MessageSujet: Re: LA SCIENCE DES CATHÉDRALES   Lun 29 Juin 2015, 23:38

ysov a écrit:
François-Pignon a écrit:
Ma petite interprétation...

Le pentagramme symbolise le macrocosme/Christ, le pentagone le microcosme l'homme.
Le pentagramme/Christ inversé peut symboliser l'incarnation CAD la descente/manifestation du principe sur le plan matériel (plus bas).
Cette manifestation (vers le bas) permettra le rétablissent/réparation (rédemption) du microcosme (Humanité), le pentagone pointe vers le haut.      

J'y vois cela avec accord. Une autre interprétation christique que je ne rejette pas, est que lorsque le pentagramme
est vers le bas, c'est la Rédemption, de sorte que le Christ est descendu en ce monde.

NB Je ne crois pas au satanisme relié au pentagramme, car avant Eliphas Lévi, aucune preuve antérieure à lui ne pourrait étayer ses interprétations, excepté que depuis longtemps, le pentagramme inversé est perçu comme négatif.
Enfin, je sais aussi que ce pentagramme, au Moyen-Âge, était surtout utiliser comme symbole de santé, d'esprit sain,
vient ensuite l'interprétation chrétienne, mais toujours à l'endroit. En tous cas, avouez que ce pentagramme inversé
d'Amiens est exceptionnel!

De façon plus synthétique, toujours selon mon approche:

Le pentagramme inversé est l'abaissement du Principe (Kénose) au plan physique afin de relever l'homme (voilà pourquoi c'est négatif pour certains car cela signifie l'abaissement du Principe).
Le pentagramme pointe vers le haut (classique), abaissement de l'Homme (pentagone vers le bas) afin de fusionner avec le Principe (réintégration).

NB.
- pentagramme inversé = pentagone pointe vers le haut (Homme relevé)
- pentagramme pointe vers le haut (sens classique) = pentagone pointe vers le bas (abaissement de Homme (humilité) afin de réintégrer le Principe)


Dernière édition par François-Pignon le Lun 29 Juin 2015, 23:40, édité 1 fois
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Dragna Din



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MessageSujet: Re: LA SCIENCE DES CATHÉDRALES   Lun 29 Juin 2015, 23:40

ysov a écrit:
car je le redis, l'écrasante majorité des pentagrammes, DE TOUTES CULTURES, est perçu comme symbole négatif lorsque inversé.

Tu peux dire ce que tu veux, comme tu veux, car c'est faux. Le pentagramme "inversé" est construit uniquement à partir du pentagone droit... Cherche Υ Γ Ι Θ Α...
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ysov



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MessageSujet: Re: LA SCIENCE DES CATHÉDRALES   Mar 30 Juin 2015, 00:42

Le pentagone, n'a pas de signification particulière, à ce qu'il soit à l'endroit ou inversé, ce qui compte est le pentagone est soit le symbole de l'homme régulier et si étoilé, c'est l'homme initié.

Wink
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adamev



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MessageSujet: Re: LA SCIENCE DES CATHÉDRALES   Mar 30 Juin 2015, 11:31

Dragna Din a écrit:


Cela dit, réfléchis tête dure ! Au XIIIe siècle les maîtres d'oeuvres étaient tous sous le patronage de l'église. Tu vois toi un évêque, sans doute commanditaire de la cathédrale, demander ou accepter un symbole "satanique" sur un bâtiment dédié au culte de Dieu et de Notre-Dame ? Par contre, cette figure s'explique très bien par sa perfection architecturale. Vois comment les branches de l'étoile soutiennent la rosace et désignent non seulement cinq directions qui sont les 5 stations de l'Ave Maria, les Cinq Plaies du Christ, mais aussi les 4 éléments et ce qui les unit : l'Esprit ! Ce pentagramme, donc, trace de manière toute aussi visible un pentagramme droit par les angles intérieurs. Regarde et vois ! Vois que ce pentagramme préfigure une rose des vents magnifique à 20 directions...

Je m'interroge sur le fait que personne ne se pose la question du pourquoi cette magnifique rosace - symbolisant Notre-Dame de la plus parfaite façon (en son centre vois-tu le coeur formé d'un autre pentagramme droit ?) - est au nord et non pas à l'Orient... Pourquoi cette symbolique du 21 (ou 27) décembre et la fête de Saint Jean L'Evangéliste... ?

Mon cher Dragna Din. Tu me pardonneras de ne pas entièrement partager ton avis.
Au XIIIe siècle les maîtres d'oeuvres étaient tous sous le patronage de l'église. Tu vois toi un évêque, sans doute commanditaire de la cathédrale, demander ou accepter un symbole "satanique" sur un bâtiment dédié au culte de Dieu et de Notre-Dame
A cette époque il existait déjà ce qu'on appelle aujourd'hui "le Devoir de Liberté" qui bien que chrétien dans son fond n'était pas inféodé à l'église. Il était particulièrement présent dans les métiers du bâtiment. Cependant l'église romaine a su faire preuve de tolérance dès lors que les idées exprimées l'était sous une apparence religieuse non contraire aux dogmes en vigueur. C'est ainsi qu'on peut voir à ND de l'Epine (Aube) une critique virulente du cléricalisme sous les apparences d'une mise en évidence des vices et des vertus. Le déchiffrage de ces symboles relève d'un secret de métier dont seuls aujourd'hui l'église, les compagnonnages et la FM détiennent encore les clés.
Pour le reste ton interprétation est parfaitement acceptable... mais je te rappelle que dans les grandes églises la rose nord est traditionnellement dévolue aux Arts Libéraux... ici il s'agit avant tout de Géométrie Opérative (et sacrée=oeuvrière). Cette rose est sombre ne dévoilant qu'une lumière très atténuée (presque sombre) alors qu'en face se trouve une rose éclatante de la lumière du midi. Lumière qui attire le regard comme la flamme... Celui qui sait ne regardera pas cette lumière là mais regardera la lumière qui vient du nord... car là se trouve la Connaissance véritable "apocalypse".
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Dragna Din



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MessageSujet: Re: LA SCIENCE DES CATHÉDRALES   Mar 30 Juin 2015, 12:05

adamev a écrit:
Dragna Din a écrit:


Cela dit, réfléchis tête dure ! Au XIIIe siècle les maîtres d'oeuvres étaient tous sous le patronage de l'église. Tu vois toi un évêque, sans doute commanditaire de la cathédrale, demander ou accepter un symbole "satanique" sur un bâtiment dédié au culte de Dieu et de Notre-Dame ? Par contre, cette figure s'explique très bien par sa perfection architecturale. Vois comment les branches de l'étoile soutiennent la rosace et désignent non seulement cinq directions qui sont les 5 stations de l'Ave Maria, les Cinq Plaies du Christ, mais aussi les 4 éléments et ce qui les unit : l'Esprit ! Ce pentagramme, donc, trace de manière toute aussi visible un pentagramme droit par les angles intérieurs. Regarde et vois ! Vois que ce pentagramme préfigure une rose des vents magnifique à 20 directions...

Je m'interroge sur le fait que personne ne se pose la question du pourquoi cette magnifique rosace - symbolisant Notre-Dame de la plus parfaite façon (en son centre vois-tu le coeur formé d'un autre pentagramme droit ?) - est au nord et non pas à l'Orient... Pourquoi cette symbolique du 21 (ou 27) décembre et la fête de Saint Jean L'Evangéliste... ?

Mon cher Dragna Din. Tu me pardonneras de ne pas entièrement partager ton avis.
Au XIIIe siècle les maîtres d'oeuvres étaient tous sous le patronage de l'église. Tu vois toi un évêque, sans doute commanditaire de la cathédrale, demander ou accepter un symbole "satanique" sur un bâtiment dédié au culte de Dieu et de Notre-Dame
A cette époque il existait déjà ce qu'on appelle aujourd'hui "le Devoir de Liberté" qui bien que chrétien dans son fond n'était pas inféodé à l'église. Il était particulièrement présent dans les métiers du bâtiment. Cependant l'église romaine a su faire preuve de tolérance dès lors que les idées exprimées l'était sous une apparence religieuse non contraire aux dogmes en vigueur. C'est ainsi qu'on peut voir à ND de l'Epine (Aube) une critique virulente du cléricalisme sous les apparences d'une mise en évidence des vices et des vertus. Le déchiffrage de ces symboles relève d'un secret de métier dont seuls aujourd'hui l'église, les compagnonnages et la FM détiennent encore les clés.
Pour le reste ton interprétation est parfaitement acceptable... mais je te rappelle que dans les grandes églises la rose nord est traditionnellement dévolue aux Arts Libéraux... ici il s'agit avant tout de Géométrie Opérative (et sacrée=oeuvrière). Cette rose est sombre ne dévoilant qu'une lumière très atténuée (presque sombre) alors qu'en face se trouve une rose éclatante de la lumière du midi. Lumière qui attire le regard comme la flamme... Celui qui sait ne regardera pas cette lumière là mais regardera la lumière qui vient du nord... car là se trouve la Connaissance véritable "apocalypse".

Les maîtres d’œuvres étaient tous chrétiens, même s'ils professaient pour certains un certain anticléricalisme. Je vois mal un maître placer un symbole "satanique", par contre des allégories parfois tendancieuses, oui.

Concernant le nord, effectivement, mais je ne voulais pas trop en dire Mr. Green
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MessageSujet: Re: LA SCIENCE DES CATHÉDRALES   Ven 03 Juil 2015, 19:52

Dictionnaire raisonné de l’architecture française du XIe au XVIe siècle/Symétrie

Eugène-Emmanuel Viollet-le-Duc

SYMÉTRIE, s. f. Mot grec (συμμετρία) francisé, et dont on a changé quelque peu la signification depuis le xvie siècle. Symétrie, ou plutôt symmétrie, pour adopter l’orthographe des auteurs des xve et xvie siècles, qui était la bonne, signifiait : justes rapports entre les mesures, harmonie, pondération, rapports modérés, calculés en vue d’un résultat satisfaisant pour l’esprit ou pour les yeux. Le mot symétrie ayant été appliqué à l’architecture, on ne s’explique pas pourquoi le mot eurhythmie (εύρυθμία), qui veut dire « bon rhythme » ou « beau rhythme », ne l’a pas été aussi, car il vaut mieux que le mot latin proportio, ou plutôt proportione, qui est vague et n’a point une signification en rapport avec l’art de l’architecture. Nous n’avons point ici à discuter sur la valeur des mots. Ceux-ci cependant, à l’origine, exprimaient un ordre d’idées définies ; cet ordre a été modifié profondément, il est donc utile de se rendre un compte exact de l’idée qu’on attachait au mot primitif symétrie, pour reconnaître le sens dévié qu’on lui prête aujourd’hui. Si l’idée n’est plus en rapport avec le mot, il s’ensuit évidemment, ou que l’idée est fausse, ou que le mot est impropre. Symétrie veut dire aujourd’hui, dans le langage des architectes, non pas une pondération, un rapport harmonieux des parties d’un tout, mais une similitude de parties opposées, la reproduction exacte, à la gauche d’un axe, de ce qui est à droite. Il faut rendre cette justice aux Grecs, auteurs du mot symétrie, qu’ils ne lui ont jamais prêté un sens aussi plat. Voici la définition de Vitruve[1] : « Quant à la symétrie, c’est un accord convenable des membres, des ouvrages entre eux, et des parties séparées, le rapport de chacune des parties avec l’ensemble, ainsi que dans le corps humain, où il existe une harmonie entre le bras (la coudée), le pied, la palme, le doigt et les autres parties du corps. Il en est ainsi dans les ouvrages parfaits, et en premier lieu dans les édifices sacrés (dont l’harmonie est déduite) du diamètre des colonnes ou du triglyphe. De même, le trou que les Grecs appellent péitréton fait connaître la dimension de la baliste (à laquelle il appartient)[2] ; de même encore, l’intervalle entre deux chevilles (des avirons) d’un navire, intervalle qui est appelé dipécaiké (permet de connaître la dimension de ce navire). Ainsi en est-il de tous les ouvrages dont le système symétrique est donné par les membres. »

Il est clair que Vitruve donne ici au mot symétrie le sens grec[3], qui n’entend point celui que nous lui prêtons. Aussi Perrault, qui n’entend point que Vitruve ait omis de s’occuper de la symétrie telle qu’on la comprenait de son temps, traduit symmetria par proportion, et fait une note pour expliquer comme quoi les proportions et la symétrie sont des propriétés distinctes, et que Vitruve omet de s’occuper de la seconde. Ainsi, d’après Perrault, c’est Vitruve qui a tort d’employer ici le mot symétrie, et le traducteur français apprend à l’auteur latin, écrivant d’après les méthodes grecques, ce que c’est que la symétrie. Pour exprimer ce que nous entendons par symétrie (un décalque retourné, une contrepartie), il n’était pas besoin de faire un mot. C’est là une opération tellement banale et insignifiante, que les Grecs n’ont pas même eu l’idée de la définir. Pour eux, la symétrie est une tout autre affaire. C’est une harmonie de mesures, et non une similitude ou une répétition de parties. Mais Vitruve ne parle pas que de la symétrie, il définit aussi l’eurhythmie comme une qualité nécessaire à l’art de l’architecture : « L’eurhythmie, dit-il, est l’apparence agréable, l’heureux aspect des divers membres dans l’ensemble de la composition ; ce qui s’obtient en établissant des rapports convenables entre la hauteur et la largeur, la largeur et la longueur, afin que la masse réponde à une donnée de symétrie[4]. » Eurhythmie signifiant beau rhythme, rhythme convenable ; symétrie, rapports de mesure, et l’eurhythmie étant partie essentielle de la symétrie, il s’ensuivait que la symétrie, pour les Grecs, était une relation de mesures établies d’après un rhythme adopté. De même, en poésie et en musique, y a-t-il le rhythme et la mesure. La prose peut être rhythmée sans être métrique ; des vers peuvent être métriques sans être rhythmés ; mais la poésie comme la musique possèdent à la fois le rhythme et la mesure. Les Grecs, qui avaient fait une si complète étude de l’apparence du corps humain, le considéraient comme possédant par excellence ces deux qualités qui se fondent dans l’unité harmonique, l’eurhythmie et la symétrie. C’est pourquoi Vitruve donne comme type du système symétrique le corps humain ; dont toutes les parties sont dans un rapport harmonique parfait, pour nous humains, et constituent un tout auquel on ne saurait rien changer.

Les Grecs accordaient la qualité de symétrie par excellence au corps de l’homme, non parce que ses deux moitiés longitudinales sont semblables, mais parce que les diverses parties qui le constituent sont dans des rapports de dimensions excellents, en raison de leurs fonctions et de leur position. D’ailleurs, n’est-il pas évident que cette similitude des deux moitiés longitudinales du corps humain n’est jamais une apparence, et ne peut constituer la qualité symétrique pour le Grec, puisque le moindre mouvement détruit cette similitude et qu’elle n’existe point de profil. C’est l’eurhythmie, c’est-à-dire une heureuse combinaison de temps différents, et un rapport judicieux de dimensions qui constituent sa symétrie, et non le parallélisme de ses deux moitiés, parallélisme qui ne se produit jamais aux yeux, et qui, par conséquent, ne serait qu’une qualité de constitution qui ne peut toucher l’artiste.

Il est donc certain que les Grecs n’ont point considéré ce qu’aujourd’hui nous entendons par symétrie comme un élément essentiel de l’art en architecture, et que s’ils ont admis la similitude des parties ou le pendant, pour nous servir d’une expression vulgaire, ils n’ont pas élevé cette condition à la hauteur d’une loi fondamentale. La constitution même de l’homme le porte, par instinct, à doubler les conceptions, à chercher la pondération à l’aide du parallélisme, mais cette opération mécanique, où l’intelligence n’entre pour rien, n’a aucun rapport avec l’art.

Rhythmer un édifice, pour le Grec, c’était trouver une alternance de vides et de pleins qui fussent pour l’œil ce qu’est pour l’oreille, par exemple, une alternance de deux brèves et une longue ; le soumettre à une loi symétrique, c’était faire qu’il y eût entre le diamètre d’une colonne, sa hauteur et l’entre-colonnement, les chapiteaux et les autres membres, des rapports de nombres qui fussent satisfaisants pour l’œil, non pas au moyen d’un tâtonnement, mais à l’aide d’une formule[5].

Si l’on mesure le Parthénon à l’aide du pied grec, et non avec un mètre, on reconnaît qu’il existe entre toutes les mesures des rapports de nombres qui ne sauraient être le produit du hasard ; que l’idée d’harmonie domine l’idée de symétrie, suivant l’acception que nous donnons aujourd’hui à ce mot. En effet, les entre-colonnements ne sont pas égaux, les diamètres des colonnes diffèrent, les axes des colonnes du péristyle ne correspondent pas à ceux des colonnes antérieures. Ces diversités de mesures sont le résultat de combinaisons de nombres. Que la loi n’ait été faite qu’après de nombreux tâtonnements, nous l’admettons ; mais il n’en est pas moins certain que les architectes grecs ont voulu traduire en loi les conséquences de leurs recherches. D’ailleurs, ainsi que le démontre la note précédente, bien avant la construction du Parthénon, les rapports de nombres, la symétrie existait dans l’architecture. Nous retrouvons ce principe symétrique, c’est-à-dire de rapports de nombres, dans l’architecture égyptienne ; tandis que les Égyptiens, pas plus que les Grecs, ne paraissent s’être préoccupés beaucoup de la symétrie telle que nous l’admettons aujourd’hui. Les maisons de Pompéi n’ont aucune prétention à la symétrie comme nous l’entendons, bien que dans leurs diverses parties on retrouve ces rapports de nombres qui composaient la symétrie antique.

Que l’on tienne beaucoup à la symétrie inaugurée au xvie et surtout au xviie siècle, en Italie et en France, c’est une infirmité intellectuelle que nous constatons ; mais que l’on prétende faire dériver ce goût pour les pendants de la belle antiquité, voilà ce qui n’est pas soutenable. Cela peut être dans les données classiques de nos écoles, mais point dans les données antiques, et c’est, il faut le dire, faire bien peu d’honneur aux artistes grecs que de croire qu’ils auraient érigé en principe la théorie des pendants, qui n’est qu’une sorte d’instinct humain dont il faut tenir compte, mais sans lui donner la valeur d’une question touchant à l’art.

Les architectes du moyen âge ne se sont ni plus ni moins soumis à cet instinct vulgaire que les artistes grecs. Ils ne l’ont pas dédaigné, mais ils ont fait passer avant, les convenances, les besoins, et des principes harmoniques analogues à ceux des Grecs. Quand les maîtres du moyen âge ont élevé un monument dont la destination comporte deux parties semblables, des pendants, en un mot, ils n’ont pas affecté la dissemblance. Les plans de leurs églises, de leurs grandes salles, sont symétriques, suivant la signification moderne du mot[6]. Mais les plans de leurs châteaux, de leurs palais, présentent les irrégularités d’ensemble que l’on retrouve non moins profondes dans les villæ et dans les maisons des anciens. Jamais le plan du Palatin même, conçu sous l’empire, à une époque cependant où l’on trouvait une sorte de majesté dans les pendants, n’a été un plan symétrique au point de vue moderne.

À l’article Proportion, nous avons fait ressortir certaines formules géométriques à l’aide desquelles les maîtres du moyen âge obtenaient des rapports harmoniques dans leurs monuments. Il est bien évident qu’ils n’avaient pas que cette méthode ; ils se seraient également des nombres, et employaient un mode symétrique analogue à celui admis chez les Grecs, bien que les deux architectures diffèrent essentiellement dans leurs principes. Nous avons constaté d’ailleurs que les Grecs, à l’instar des Égyptiens, employaient aussi la méthode géométrique, car ces deux méthodes, dérivant des nombres et de la géométrie, se prêtent un concours naturel.

Pour faire apprécier les méthodes symétrique et eurhythmique des maîtres du moyen âge, il est nécessaire de prendre un monument type et qui n’ait pas subi d’altérations sensibles. Nous ne saurions mieux faire que de recourir à l’église abbatiale de Saint-Yved de Braisne, l’un des monuments les mieux conçus du Soissonnais, bâti certainement sous la direction d’un artiste consommé dans son art[7]. Ce monument, commencé en 1180, n’était consacré qu’en 1216 ; il appartient donc à cette première et brillante série des écoles laïques. La légende qui donne l’histoire de sa construction est empreinte elle-même de cette tradition de nombres sacrés que l’on retrouve souvent dans les légendes antiques relatives aux travaux d’architecture. C’est Matthieu Herbelin qui parle[8] : « Au temps que la notable dame Agnès, comtesse de Dreux et de Brayne, faisoit bastir et ediffier l’ouvrage dicelle Esglise, y avoit douze maistres maçons, lecquels avoient le reguard et congnoissance par dessus tous les autres ouvriers, tant entaillant les imaiges et ouvrages somptueux dicelle Esglise comme à conduire ledit œuvre. Et combien que en faisant et conduisant ledict ouvrage par chacun jour se trouvoient continuellement et journellement treize maistres, neantmoins, au soir et en payant et sallariant lesdits ouvriers, ne se trouvoient que lesdits douze maistres. Parquoy lon peult croire et estymer que cetoit ung œuvre miraculeux, et que Nostre Seigneur Dieu amplioit ledict nombre de treize. Tout lequel ouvrage, ainsi comme on peult verre presentement, fust faict et accomply en sept ans et sept jours, ainsi que l’on trouve par les ancyennes croniques de la fondation de ladicte Esglise. »

Nous ne pourrions certifier que ce monument ait été construit en sept ans et sept jours ; mais nous pouvons constater que le nombre sept est le générateur du plan, et que ce plan, de plus, est tracé d’après le système de structure adopté, c’est-à-dire que ce sont les voûtes qui commandent tout le tracé. C’était agir conformément à la méthode logique que de soumettre, en effet, tout le tracé du plan à la structure des voûtes, dès l’instant que ce mode était admis.

Ce qui constitue la voûte dite gothique, c’est l’arc ogive, l’arc diagonal, et non l’arc-doubleau[9]. C’est l’arc ogive qui établit la nouveauté du système qui naît et se développe (quoi qu’on ait dit, et jusqu’à preuve du contraire) au xiie siècle, dans les provinces du nord de la France[10]. C’est l’arc ogive, dans un édifice voûté, conçu par un maître habile, qui devient le générateur du système de structure, et, par suite, de toute symétrie, comme chez le Grec c’est la colonne qui est le point de départ de toute la symétrie du monument. Les deux arts sont également soumis à une inflexible logique, partent de deux points différents, mais raisonnent de la même manière. Dans la structure grecque, le point d’appui vertical est le principe ; dans notre architecture laïque du moyen âge, le principe, c’est la voûte : c’est elle qui impose les points d’appui, leur force, leur section. Le Grec, sachant bien qu’il n’aura que des pesanteurs agissant verticalement à supporter, part du sol ; il dispose ses points d’appui suivant l’ordre nécessaire et symétrique[11]. Il n’a pas à se préoccuper de soffites, de plates-bandes ou de plafonds, qu’il est toujours certain de pouvoir combiner sur ces points d’appui, beaucoup plus forts et rapprochés qu’il ne serait rigoureusement nécessaire. Son ordonnance, ce sont les murs, les colonnes et leurs entablements. C’est là, proprement, ce qui constitue pour lui l’édifice. C’est là ce qu’il faut soumettre aux lois de la symétrie et de l’eurhythmie. Ce quillage posé, et posé suivant une méthode harmonique, le monument est fait, son ordonnance est trouvée.

Pour le maître du moyen âge, c’est la chose portée qui est l’objet principal, c’est cette voûte qu’il faut soutenir et contre-buter. C’est la voûte qui, par conséquent, commande la symétrie de toutes les parties. Ce n’est plus par la base que l’architecte conçoit son plan, mais par l’objet qui commande la position et la force de cette base. C’est la voûte qui donne dès lors le tracé de ce plan, et c’est la symétrie de ce tracé qui suscite ces arcs ogives ou diagonaux, dont la fonction, toute nouvelle alors, va prendre une importance capitale.

Peu d’édifices indiquent mieux que ne le fait l’église de Saint-Yved de Braisne le système symétrique employé par ces maîtres de la fin du xiie siècle.



Deux diagonales ab, cd, se coupant à angle droit (diagonales d’un carré), sont tirées (fig. 1). Sur ces deux diagonales, du point de rencontre o, sont portés 3 toises 3 pieds 6 pouces. Donc, on mesure 7 toises 1 pied de e en f et de g en h. Sur les prolongements gi, fy, etc., 4 toises sont mesurées ; donc, on mesure 15 toises 1 pied de i en m et de l en y. Réunissant les points li, iy, ym, ml, et les points eg, gf, fh, he, par des lignes, on obtient deux carrés dont les côtés prolongés donnent les points de rencontre pq, etc. De ces points pq, tirant des lignes diagonales parallèles à cd, et du point i une diagonale parallèle à ab, on obtient les points rs. De chaque côté du point i, sur la ligne rs, portant 1 pied \scriptscriptstyle \frac12, et prenant rs comme centres, on trace les chapelles semi-circulaires. La rencontre t de ce cercle avec la ligne rs prolongée donne la ligne tu, axe de l’arc doubleau d’entrée de la chapelle absidale. Les parements des murs intérieurs de celle-ci sont plantés à 7 pouces en dedans de l’axe des arcs-doubleaux VX. L’écartement entre les deux axes d’arcs-doubleaux uW est de 17 pieds 7 pouces. Pour tracer le rond-point, on a pris l’écartement entre les murs de la chapelle comme diamètre d’un demi-cercle A. Ce demi-cercle a été divisé en cinq parties, et de la division aa tirant une ligne passant par le centre du demi-cercle, on a obtenu le point bb, qui donne l’intervalle bb, cc, entre l’axe de l’arc-doubleau W et la clef de la voûte de la chapelle. Dès lors celle-ci a pu être tracée, ayant sept travées percées de fenêtres égales. Au niveau des fenêtres, les murs des chapelles ont 3 pieds d’épaisseur, les contre-forts B, 3 pieds de largeur sur autant de saillie. Les parements des murs du transsept en D et G ont été ramenés intérieurement des lignes d’opération de 7 pouces. Pour dégager les fenêtres de la dernière travée des collatéraux de la nef, en raison de l’épaisseur du mur du transsept, l’axe du dernier arc-doubleau H a été éloigné de 14 pouces (2 fois 7) du point K. Le reste de la nef est tracé par les diagonales yz ; le point de rencontre z avec la ligne gf prolongée donnant les axes des colonnes, qui ont 2 pieds 4 pouces \scriptscriptstyle \frac12 de diamètre. L’ouverture de la nef, d’axe en axe des colonnes, a 30 pieds 7 pouces.
On observera que dans toutes ces mesures les chiffres 7, 4 et 3 dominent, tous trois réputés sacrés dans l’antiquité et dans le moyen âge. La mesure génératrice de tout le plan est 7 toises 1 pied et 4 toises. Les mesures de détail sont composées des nombres 3 et 7. L’écartement des axes des colonnes de la nef, d’axe en axe, dans le sens longitudinal, est de 16 pieds, carré de 4[12]. Nous nous rendons compte des causes qui produisent d'heureuses proportions, et des combinaisons favorables de lignes dans l'architecture. Or, ainsi que nous l’avons dit ailleurs[13], on ne peut obtenir des combinaisons symétriques, c’est-à-dire présentant un accord convenable, avec des mesures semblables ou les diviseurs de ces mesures. Rien n’est plus désagréable aux yeux qu’un monument dont les parties présentent des divisions semblables de pleins et de vides, ou des espacements, soit horizontalement, soit verticalement, tels que ceux-ci, par exemple, 4, 2, 4, 2, ou même 6, 2, 3, 2, 6. Les Grecs, et après eux les maîtres du moyen âge, avaient donc parfaitement raison d’adopter ce qu’ils considéraient comme des nombres sacrés, 3, 4, 7, qui ne peuvent se diviser l’un par l’autre, et dont les carrés 9, 16, 49, ne peuvent non plus se diviser l’un par l’autre. Il est assez étrange que les artistes de la renaissance et du xviie siècle, qui prétendaient revenir à l’antiquité, aient négligé des lois si importantes dans l’architecture des anciens, et que connaissaient les maîtres du moyen âge.



Mais prenons une des grosses piles du transsept de l’église de Saint-Yved (fig. 2, en A). Nous retrouverons dans ce détail l’observation de ces lois aussi bien que dans les ensembles. Sur ce tracé sont marquées les mesures en pieds, pouces et lignes. Un carré abcd, de 3 pieds de côté, est le générateur de cette pile. Ajoutant deux fois 7 pouces à ce carré, on obtient les saillies ef. Le diamètre des grosses colonnes est de 1 pied 3 pouces 6 lignes. Les colonnes d’angles portant les arcs ogives ont 8 pouces, 2×4, et les colonnettes de renfort 6 pouces, 2×3 ; l’épaisseur totale de la pile, 7 pieds 10 pouces 6 lignes. En B, est tracée la pile d’entrée des chapelles semi-circulaires, et en C, l’une des colonnes avec la trace des arcs-doubleaux et colonnettes portant les nerfs des voûtes hautes. Les arcs ogives D ont 1 pied. Toutes ces dimensions sont composées à l’aide de l’unité et des chiffres 3, 4 et 7, ou 10, 6, 8, 14. Une travée intérieure (fig. 3), nous donne, en élévation, des rapports produits des mêmes chiffres.



Dans le sanctuaire, la hauteur des colonnes, compris la base et le chapiteau, est de 16 pieds, carré de 4. Si nous déduisons la base, de 14 pieds 7 pouces, les gros chapiteaux A ont 3 pieds. Du tailloir du chapiteau à la base des colonnettes du triforium, on compte 12 pieds, 3×4. La hauteur du triforium est de 9 pieds, 3×3. L’ouverture des fenêtres hautes de 6 pieds. Jusque dans les plus menus détails, on retrouve l’influence de ces chiffres 3, 4, 7 ; 6, 8, 14 ; 9, 16 ; 12, 3×4, et 21, 3×7 (les arcs-doubleaux ont 21 pouces de largeur). Si donc ces maîtres du moyen âge écoutaient leur fantaisie, comme on le répète chaque jour, malgré tant de preuves du contraire, il faut reconnaître que leur fantaisie ou leur caprice était versé dans la connaissance des rapports de nombres, de la symétrie, comme les anciens la comprenaient.
Quand on a inauguré le système métrique (ce dont nous n’avons garde de nous plaindre), on n’a pas supposé un instant que l’on rendait indéchiffrable tout le système harmonique de l’ancienne architecture. Or, pour relever et comprendre les monuments grecs, c’est avec le pied grec qu’il les faut mesurer ; pour saisir les procédés des maîtres du moyen âge, c’est avec le pied de roi qu’il les faut étudier. La division de la toise par 6, du pied par 12, était très-favorable aux compositions symétriques, le nombre 12 pouvant se diviser par moitiés, par quarts et par tiers, et le nombre 7 n’étant, pour l’œil, dans aucun rapport appréciable avec ceux-ci. En effet, si nous établissons des divisions sur une façade, par exemple, qui donnent les chiffres 3, 1, 4, 6, l’œil exercé pourra être choqué de ces divisions dont il décomposera les rapports. Mais si nous avons 3, 1, 4, 7, l’observateur ne pourra établir les rapports entre 3 et 7, entre 4 et 7, comme il le fait entre 3 et 6, 4 et 6. Ce chiffre 7, qui met le trouble dans les diviseurs de 12 ou les carrés de ces diviseurs, est donc un appoint nécessaire pour éviter la monotonie fatigante des parties qui peuvent se décomposer les unes par les autres. Aussi est-il intéressant de voir, dans les édifices conçus par des artistes habiles, comme ce chiffre de 7, 7 lignes, 7 pouces, 7 pieds, vient s’interposer entre les divisions ordinaires données par le pied et la toise, 1 toise, 3 pieds, 1 pied, 6, 3, 8, 4 pouces.

Certes, il faut autre chose que ces formules pour faire de l’art et élever un édifice soumis à de belles proportions, à une bonne symétrie. Mais on reconnaîtra, pour peu qu’on ait pratiqué l’architecture, qu’il n’est pas inutile d’avoir par-devers soi certaines lois fixes qui, dans maintes circonstances, vous épargnent des tâtonnements et des incertitudes sans fin. Quand il faut s’en rapporter à l’instinct, au goût si l’on veut, sans autre point d’appui, on est souvent fort embarrassé. Admettant que le sentiment soi assez sûr pour vous faire éviter des erreurs, il est toujours bon de pouvoir donner la raison de ce que le sentiment indique. Ces moyens, ces procédés de symétrie adoptés par les anciens et par les artistes du moyen âge ont un autre avantage, c’est qu’ils permettent de prendre un parti franc, de donner une figure immédiate à la conception ; et c’est à ces procédés que les bons monuments élevés pendant le moyen âge doivent leur physionomie marquée, leur franchise de parti, qualités si rares dans l’architecture depuis le xvie siècle, et surtout de nos jours, où le vague, l’incertitude, apparaissent sur nos édifices, et se dissimulent si mal sous un amas d’ornements et de détails sans rapports avec l’ensemble.
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