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 Pape François: rupture ou continuité?

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Thy Kingdom come
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MessageSujet: Pape François: rupture ou continuité?   Sam 31 Jan 2015, 19:03



30 janvier 2015

Admettons-le d’emblée. Alors même que les foules et les médias acclament le Pape François, certains catholiques formés sous les pontificats de saint Jean-Paul II et de Benoit XVI sont désorientés par ses premiers dix-huit mois d’évêque de Rome. Qu’en est-il de ce malaise ?

Les médias friands de petites phrases, de postures photogéniques mais aussi de tout ce qui peut apparaître en rupture avec le passé ont réservé au nouveau pape un accueil triomphal. L’exemple type est la manière dont étaient relayés ses propos concernant les personnes homosexuelles tenus lors de son retour des JMJ : « qui suis-je pour juger ? ». Cette question, souvent sortie de son contexte, a fait le tour du monde et est devenue le symbole d’un pape qui serait enfin devenu cool. De même le synode sur la famille d’octobre 2014 a été perçu par beaucoup comme un moment où certaines questions tabous pouvaient enfin être de nouveau discutées et ce au plus haut niveau. Comme si l’ère Humanae vitae était enfin achevée et que la hiérarchie écoutait enfin les demandes et les besoins, pour ne pas dire les exigences, de la base. Derrière tout cela, se profile le débat récurrent depuis au moins le début du Concile (mais en réalité bien antérieur) sur la manière dont l’Eglise doit se situer face au monde moderne.

Le pape François renouerait-il avec « l’esprit du concile Vatican II » ? Certains observateurs n’ont pas craint de parler de « Vatican III » pour caractériser le dernier synode sur la famille tant la liberté des débats aussi bien dans la forme que sur le fond apparaissait inédite dans ce genre d’enceintes.  Certains points de la morale catholique sont en effet un véritable signe de contradiction pour la mentalité contemporaine. A l’heure du triomphe de la technique et de la liberté individuelle, l’enseignement magistériel sur le mariage est largement inaudible. Les débats autour du synode sur la famille se sont souvent focalisés sur cette question : le pape va-t-il faire évoluer la discipline actuelle concernant l’interdiction des sacrements de la réconciliation et de l’eucharistie aux fidèles divorcés, remariés civilement ? La réponse détermine le clivage entre « conservateurs » et « progressistes ». Bref, le Pape François ne laisse pas indifférent ; les plus éloignés de l’Eglise et les fidèles critiques espèrent que l’Eglise va enfin s’ouvrir au monde et les fidèles formés par Jean-Paul II et Benoit XVI ont peur que « baisser ainsi la garde » face aux exigences modernes soit une faute de prudence ; sans parler de l’inquiétude que leur cause l’indétermination de certaines déclarations papales qui ouvrent la porte à des interprétations divergentes voire opposées. (note : Jésus n'a-t-il pas dit "que ton oui soit oui et que ton non soit non, tout le reste vient du mauvais", ce qui est évident car cela sème autrement la confusion) Tentons modestement de saisir la cohérence du chantier auquel s’est attelé le pape François.

(...)

Ainsi, contrairement ce que pensent de nombreux « progressistes » (note : et c'est de leurs espoir déçus que naitra le schisme) et « conservateurs », le pape François ne veut pas modifier la doctrine ; il cherche à répondre au défi que lance la mentalité contemporaine à l’évangélisation. Pour échapper à la dialectique mortifère laxisme/ rigorisme, il faut être touché au cœur, là où le Seigneur peut agir. La raison postmoderne est à ce point blessée dans son rapport à la vérité qu’elle devient un écran à la réception de l’Evangile. Croire demeure bien sûr un acte de la raison mais la celle-ci ne pourra saisir la cohérence de la foi et de la morale que lorsque la personne aura fait l’expérience du Christ et aura été touchée par sa bonté infinie. De là, tout s’éclairera : tel est le pari pastoral de notre Saint-Père. Il est risqué mais appelle une confiance et un courage renouvelés. C’est donc bien dans la continuité des pontificats précédents qu’il faut lire le pape François, car son action pastorale s’appuie sur la riche doctrine développée par ces prédécesseurs et la présuppose. Là aussi, la seule herméneutique authentiquement catholique est celle de la continuité et non de la rupture.

Lire la suite : http://philosophe-chretien.blogs.la-croix.com/pape-francois-rupture-ou-continuite/2015/01/30/
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Thy Kingdom come
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MessageSujet: Re: Pape François: rupture ou continuité?   Sam 31 Jan 2015, 19:13

Mon avis est donc que François est totalement dans son rôle de pasteur, de berger. Le seul danger viendra du clergé et des loups qui y rodent et qui cherchent à se servir de la bonté de François, de son ouverture, et du nouveau synode sur la famille, pour renverser la doctrine qui elle a été mise de coté par François.

Heureusement le Pape Benoit XVI prie pour lui, et nous sommes tous appelés à en faire de même comme François nous le demande depuis le début.
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