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 Le catholicisme selon Albert Jacquart

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AuteurMessage
Sânkhya



Messages : 800
Inscription : 07/04/2006

MessageSujet: Le catholicisme selon Albert Jacquart   Mar 22 Aoû 2006, 04:39

Chers amis,

Voici ce qu'on lit dans Petite philosophie à l'usage des non-philosophes d'Albert Jacquouille:

Question: Avec la notion de péché, le christianisme a cherché à disqualifier le bonheur. Comment interprétez-vous cela?

Réponse de Jacquouille: C'est le catholicisme, non le christianisme, qui a condamné le bonheur. Le christianisme originel est bien plutôt une religion de l'amour du prochain, du partage, de la mise en commun, donc de la recherche d'une harmonie dans les rapports entre humains qui permette le bonheur. Les Églises, comme toute structure humaine, ont eu pour objectif non la diffusion d'une «bonne nouvelle», mais l'extension de leurs pouvoirs. Elles ont souvent assis ce pouvoir sur la crainte qu'elles ont insufflée dans les esprits, notamment par les notions de péché et de damnation éternelle.
Non seulement il n'y a pas de honte à être heureux, mais on devrait en tirer gloire. Manifester son bonheur est un devoir; être ouvertement heureux donne donne aux autres la preuve que le bonheur est possible.
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Kotku



Masculin Messages : 17
Inscription : 21/08/2006

MessageSujet: Re: Le catholicisme selon Albert Jacquart   Mar 22 Aoû 2006, 09:21

Il manque juste l'avant et l'apres de cette interview. ;)

Disons que l'eglise a cristallise une seule forme de bonheur, mais a surtout ihnibe les energies sexuelles au centre de ses conceptions du peche. Pour preuve: il me semble n'avoir vu aucun sujet traitant de sexualite sur ce forum. La encore, on peut sentir une forme de tabou toujours manifeste! De meme, la volonte de soumettre la femme a l'homme correspond au modele de la societe latine, de l'Empire, dont l'Eglise s'est faite le gardien et le garant de sa restauration...
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En Christ



Masculin Messages : 3438
Inscription : 09/03/2006

MessageSujet: Re: Le catholicisme selon Albert Jacquart   Mar 22 Aoû 2006, 10:46

Il n'y a pas de bonheur en laissant libre court à nos pulsions. La modération, la tempérance, la pureté nous procucre liberté, paix et amour, sans la paix l'amour ne règne pas. Il y a plus de joie à faire la volonté de Dieu que celle des hommes. En étant esclave de nos désirs amène qu'au malheur, alors l'amour ne peut faire sa demeure que dans un coeur pur. Heureux ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu!


Dernière édition par le Mar 22 Aoû 2006, 12:42, édité 5 fois
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Clotilde
Invité



MessageSujet: Re: Le catholicisme selon Albert Jacquart   Mar 22 Aoû 2006, 11:00

Kotku a écrit:
il me semble n'avoir vu aucun sujet traitant de sexualite sur ce forum.

Kotku, tu viens d'arriver et tu as déjà parcourru tous les fils de ce forum..? Shocked Waoo! tu es un véritable speedy gonzales! ;) Mais tu as dû regarder trop vite car le sujet de la sexualité a bien été traité sur ce forum.

ps: sympa ton nouvel avatar, plus sympa que l'autre d'ailleur... Mr. Green
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julien



Messages : 41
Inscription : 05/05/2006

MessageSujet: Re: Le catholicisme selon Albert Jacquart   Mar 22 Aoû 2006, 15:06

Bonjour tous,

Je ne donne pas le catholicisme selon Jacquart, mais selon l'histoire en réponse à des contradicteurs :
Les chrétiens croient que l'Église (en grec ekklèsia) est la communauté de la Nouvelle Alliance établie dans le sang du Christ et qu’elle se distingue des autres sociétés et groupes humains en les conduisant vers Jésus-Christ. Ils se fondent sur certaines paroles du Christ, telles que "Je suis la voie, la vérité, la vie", "Nul ne vient au Père que par moi". Jésus est l’aboutissement d’une foi en Dieu qui se révèle à Lui et à l’homme.
La foi restera néanmoins toujours un don de Dieu et, du côté de l’homme, une démarche libre.

Beaucoup d’éléments plaident néanmoins en faveur d’une certaine vérité à l’intérieur de cet acte de foi.
Il y a un lien très fort entre la mort de Jésus sur la croix et sa résurrection au matin de Pâques. Certains parleront d’hallucination collective ou de supercheries.
Ces doutes ne peuvent être sérieusement retenues car l’histoire montre que des hommes, au départ peu cultivés et dont l’espérance venait d’être brisée par le supplice de leur chef de file (Luc 24:17-21), se mettent soudain, à parcourir le monde en proclamant la Résurrection de Jésus.
Cette nouvelle faisait figure de "folie" pour les païens et de "scandale" pour les juifs ! (1 Cor. 1:23 ; Act. 17:32) et les disciples eux-mêmes ont du mal à l’accueillir (Marc 16:11-13 ; Luc 24:11 ; Math. 28:17).

Cette expérience déroutante de Pâques permettait pourtant à l’Eglise naissante une cohérence avec les Ecritures du peuple juif. (Ancien Testament). Jésus est mort et ressuscité "selon les Ecritures". Il est le Christ qui accomplit l’espérance qui habitait le peuple juif, cette espérance que ravivaient les prophètes.

"Pourquoi s’enfermer dans une religion particulière ? " , diront beaucoup.
Ils trouvent que les grandes religions, catholique comprise, constituées avec leurs dogmes, leurs institutions, leurs morales, ont parfois davantage ressemblé à des carcans pour la pensée qu’à des stimulants pour la recherche.

Il faut bien avouer que l’histoire montre que les religions, même les plus pures, sont constituées d’hommes qui ne le sont pas totalement et qui ne résistent pas toujours à la griserie du pouvoir. Les religions, privilégiées par un pouvoir politique et devenues religions d’état, sont vite devenues synonymes d’oppression pour les minorités et tous ceux qui ne voulaient pas se laisser dicter leur conduite.
On comprend donc une certaine appréhension à l’égard de toute religion ou autre totalitarisme de pensée. Mais, comme trop souvent, on ne voit pas la réalité.

Un livre d'André Servier publié chez Augustin CHALLAMEL, Paris, en 1923 décrit en guise d'introduction ce qui suit :

Citation:
Citation :
« Les croisades ne furent des folies, comme on affectait de les appeler, ni dans leur principe, ni dans leur résultat." "N'apercevoir dans les croisades que des pèlerins armés qui courent délivrer un tombeau en Palestine, c'est montrer une vue très bornée en histoire. Il s'agissait non seulement de la délivrance de ce tombeau sacré, mais encore de savoir qui devait l'emporter sur la terre, ou d'un culte ennemi de la civilisation, favorable par système à l'ignorance, au despotisme, à l'esclavage, ou d'un culte qui a fait revivre chez les modernes le génie de la docte antiquité et aboli la servitude. Il suffit de lire le discours du pape Urbain II au concile de Clermont [1095] pour se convaincre que les chefs de ces entreprises guerrières n'avaient pas les petites idées qu'on leur suppose, et qu'ils pensaient à sauver le monde d'une inondation de barbares. L'esprit du mahométisme est la persécution et la conquête : l'Évangile au contraire ne prêche que la tolérance et la paix… Où en serions-nous si nos pères n'eussent repoussé la force par la force ? Que l'on contemple la Grèce et l'on apprendra ce que devient un peuple sous le joug des Musulmans. Ceux qui s'applaudissent tant aujourd'hui du progrès des lumières auraient-ils donc voulu voir régner parmi nous une religion qui a brûlé la bibliothèque d'Alexandrie, qui se fait un mérite de fouler aux pieds les hommes et de mépriser souverainement les lettres et les arts ? Les croisades, en affaiblissant les hordes mahométanes au centre même de l'Asie, nous ont empêchés de devenir la proie des Turcs et des Arabes ».



Une grande partie de l’Afrique du nord et la Turquie étaient chrétienne.
Qui a chassé l'autre ?

Concernant le Liban, je viens de recevoir ce courrier dont je donne un court extrait :
Citation:
Citation :
« Les intérêts des pays de la région, à travers les leaders libanais, mettent tout un peuple, du jour au lendemain, dans une situation de guerre, avec tout ce que cela entraîne de chaos, morts, paralysie de la vie économique […]. Comme si seul le Liban, à travers les partis intégristes soutenus par la Syrie, l’Iran, doit faire front à Israël, sans tenir compte de l’intérêt du Liban, des structures de l’Etat libanais, du gouvernement, […] pour résoudre à leur manière, et selon leur vision, leurs priorités, leurs stratégies, le problème palestinien, […] et c’est le peuple libanais qui paye la facture, bon gré, mal gré ».

Que sauront nos enfants ?
L’histoire est souvent déformée. Je peux le certifier ayant été, pendant l’annexion, au collège allemand de 1940 à 44 et puis au collège français. Les héros ne sont pas les mêmes.

Peut-on congédier les grandes religions du monde simplement parce qu’elles ont été, à différents moments de leur histoire, compromises avec divers pouvoirs politiques et qu’elles se sont éloignées de l’Evangile ? Si nous regardons l’histoire du peuple juif dans l’Ancienne Alliance, il en était de même. Il suffit de lire les livres des Rois ou des Chroniques. Il y avait des rois « mauvais » ou infidèles aux principes de l’alliance et des rois bons et fidèles. Mais Dieu n’avait pas rejeté son peuple. Il suscita des prophètes en qui Dieu avait mis sa Parole dans leur bouche (Jér. 1, 9). Leur message était sévère mais consolant. Mais les perspectives du salut n’ont jamais été fermées.

Dans la Nouvelle Alliance, il en est de même. Il y avait des prophètes, des envoyés de Dieu, comme Origène, Augustin, Thérèse d’Avila, François d’Assise, François de Sales, Vincent de Paul, Don Bosco, et j’en passe avec leur conduite souvent dérangeante et encombrante à cause de leur langage de vérité. Ils ont joué un rôle important par leur activité pastorale et par leur spiritualité dans la vie de l'Eglise. Ces hommes et ces femmes ont été distingués par l'Eglise en raison de la qualité exceptionnelle de leurs écrits et du rôle qu'ils ont joué dans le développement de la foi. Et ils ont réussi à ramener l’Eglise vers une conduite plus évangélique. Nous devons garder à l'esprit que la prophétie ne signifie pas d'abord prédire l'avenir. Mais, avant tout, elle est là pour indiquer, manifester, découvrir, expliquer la volonté de Dieu pour le présent et donc montrer la voie droite pour et vers l'avenir. C’est ce que ces hommes et ces femmes ont fait.

Et l'Église se repent aujourd'hui pour les fautes de ses serviteurs trop zélés qui en leur temps ont, sans doute, cru bien faire... Elle paye cher les fautes commises, mais elle essaye de faire en sorte de ne pas les renouveler car les mêmes causes produisent les mêmes effets. Comme Paul explique aux Athéniens : l'homme « avance à tâtons en se heurtant à ses limites qui sont là pour qu'il cherche Celui qui seul sait où il faut aller « (Act. 17-27).

Aujourd’hui, on va plus loin. Beaucoup ne voient même plus la nécessité d’un choix, ressenti comme une limitation de la liberté. Ils préfèrent en rester à une vague croyance en Dieu plutôt que de se compromettre avec telle ou telle religion bien précise. Certains butinent d’une dénomination religieuse à l’autre. (très visible aux USA)

Pourquoi ne pas alors se fabriquer soi-même sa croyance ?

C’est la tentation d’un certain élitisme qui consiste à puiser dans les diverses croyances religieuses pour sortir des éléments qui conviennent. On y serait à l’abri des systèmes qui falsifient leur identité pour entraîner après eux les véritables enfants de Dieu. Où mèneront ces recherches ? Il faut espérer que cela ne sera pas une secte en plus.

On voit encore apparaître le croyant poussé par un réflexe de consommateur choisir ce qui lui convient dans ce grand supermarché des religions : au rayon "religions orientales", il empruntera la croyance en la réincarnation, qu’il confondra avec ce qu’on lui avait dit de la résurrection dans le catéchisme de son enfance. Il mélangera les abrégés du yoga avec la prière de la tradition chrétienne. De l’Islam, il prendra l’expression de l’unicité et de la transcendance divines et il passera encore devant le rayon des sectes pour y prendre quelques curieuses approches bibliques proposées par ces derniers.
Il agit en fidélité avec l’opinion largement répandue : "toutes les religions se valent !"

Je crois pour ma part en ce Jésus-Christ en qui Dieu lui-même s’est révélé de manière décisive. "Il n’y a pas sous le ciel d’autre nom que celui de Jésus pour être sauvé" (Act. 4, 12).
Je crois en l’Evangile, Parole de Dieu.
Je crois en l’amour : "Quiconque aime est né de Dieu et connaît Dieu".
Je crois en la liberté des enfants de Dieu (Rom.8, 21).
Mais cette liberté est toujours située dans une histoire, une culture, un environnement. Nous le voyons sur ce forum. Il s’y mêle aussi des influences d’ordre sociologique et culturel.
A chacun de trouver son chemin vers le bonheur !
Julien
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marc



Masculin Messages : 1523
Inscription : 19/05/2005

MessageSujet: Re: Le catholicisme selon Albert Jacquart   Mar 22 Aoû 2006, 16:48

Quand même, le Jacquouille, il baisse... Enfin, on peut pasêtre toujours au top, hein ?

Marc
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Kotku



Masculin Messages : 17
Inscription : 21/08/2006

MessageSujet: Re: Le catholicisme selon Albert Jacquart   Mar 22 Aoû 2006, 17:31

L'epoque des rois d'Israel et la notre n'ont rien de comparable. Il s'agit d'une epoque ou les pouvoirs religieux et politique etait etroitement lies, meme si la volonte d'avoir un roi en Israel est venue du peuple et ce malgre les conseils de Dieu a-travers le prophete. Il n'est pas etonnant de voir l'eglise romaine tenter de se repentir de ses erreurs dans la mesure ou il ne lui reste plus grand chose de son pouvoir et de son influence passee. Jean-Paul II su redonner un sens a la mission de l'eglise catholique en se faisant l'ambassadeur de la paix meme si on pourra lui reprocher d'avoir maintenu les positions traditionnelles de l'eglise sur bien des points.
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