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 Le Pape François en Turquie

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Espérance
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MessageSujet: Le Pape François en Turquie    Jeu 27 Nov 2014, 21:42

Le Pape François est attendu en Turquie ce vendredi

2014-11-27 Radio Vatican

François est attendu ce vendredi, à la mi-journée en Turquie pour son 6° voyage à l’étranger. Après Paul VI, Jean-Paul II et Benoît XVI, il sera le quatrième pape à visiter ce pays… Un voyage ponctué de rencontres officielles, mais dont le point culminant sera la rencontre avec le patriarche œcuménique de Constantinople, Bartholomée, à l’occasion de la fête, le 30 novembre, de Saint-André, patron du christianisme oriental.

Comment ce voyage est-il perçu dans ce pays très majoritairement musulman ? Quelles sont les attentes de la petite communauté catholique ?

Les médias en parlent en des termes bienveillants. Mais l’homme de la rue ignore tout de la visite du Pape François ou s’en désintéresse, dans ce pays à écrasante majorité musulmane, où la société s’islamise peu à peu. Aucun signe visible, dans les rues ni dans les kiosques. D’autant que le moment est difficile, tous le disent. Les guerres aux frontières compliquent les rapports d’Ankara avec l’Occident, et l’afflux massif des réfugiés pèse lourd sur l’économie. Et puis il y a d’autres problèmes, ajoute-t-on à demi-mot. Car ici, les bouches sont cousues, les paroles prudentes.

Mais à la cathédrale catholique latine du Saint-Esprit, à Istanbul, où le Saint-Père célèbrera la seule messe publique de son voyage, samedi soir, personne n’a peur d’exprimer sa déception, voire son mécontentement : le Pape François ne passera que deux heures avec les catholiques, beaucoup plus avec le Patriarche Bartholomée. Il ne vient pas pour eux, mais pour les orthodoxes. Ici, les ressentiments et les rivalités du passé n’ont pas totalement disparu. Ultra minoritaire, hétérogène, divisée, étrangère ou métissée, la communauté catholique apparait comme la grande oubliée d’une visite où l’œcuménisme et les rencontres protocolaires auront la part du lion.

En Turquie, le christianisme s’est desséché au fil des restrictions et des chicanes administratives, même si la situation des minorités s’est améliorée depuis l’arrivée au pouvoir de l’AKP. En l’espace d’un siècle, le pourcentage des chrétiens est passé de 20% à moins d’un demi pour cent. Et pourtant, les églises catholiques sont pleines, le dimanche, dans les grandes villes, grâce aussi aux nouveaux-venus : philippins, africains, coréens, étudiants et travailleurs, attirés par la bonne santé de l’économie turque. La Turquie n’offrira pas au Pape François ces bains de foule qu’il affectionne tant ; pas de voiture découverte pour sillonner les routes. Mais, souligne le Vicaire apostolique latin, Mgr Pelatre, en se rendant à la cathédrale du Saint-Esprit, le Saint-Père visitera et réconfortera une des "périphéries" de l’Eglise universelle.

A Istanbul, Romilda Ferrauto pour Radio Vatican

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Dernière édition par Espérance le Lun 01 Déc 2014, 10:22, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le Pape François en Turquie    Sam 29 Nov 2014, 12:07

Le Pape: "Aucune violence ne peut avoir de justification religieuse "

2014-11-29 Radio Vatican

Pour le Pape François, « les bonnes relations et le dialogue entre leaders religieux » revêtent une importance capitale. Elles représentent « un message clair adressé aux communautés respectives, pour exprimer le fait que le respect mutuel et l’amitié sont possibles, malgré les différences ». « Une telle amitié, a ajouté le Pape, acquiert une signification spéciale dans des temps de crise comme ceux que l’on connaît, crises qui en certaines parties du monde deviennent de véritables drames pour des populations entières ».

Voilà quelques idées développées par le Pape François lors de sa rencontre avec le président des Affaires religieuses turc, Mehmet Gormez. Le Pape, comme il l’avait fait quelques instants auparavant dans son discours devant les autorités turques au palais présidentiel, est revenu sur la situation tragique de la région du Proche-Orient, spécialement en Irak et en Syrie, mettant en avant l’urgence humanitaire. Le Pape se disait préoccupé par le fait « que des communautés entières, et spécialement les chrétiens mais pas seulement, également les Yazidi, à cause d’un groupe extrémiste et fondamentaliste, ont souffert et souffrent encore aujourd’hui des violences inhumaines à cause de leur identité ethnique et religieuse ».

Le texte intégral du discours du Pape François :

Monsieur le Président,
Autorités religieuses et civiles, Mesdames et Messieurs,
C’est pour moi un motif de joie de vous rencontrer aujourd’hui, au cours de ma visite dans votre pays. Je remercie Monsieur le Président de cet important Bureau pour son invitation cordiale qui m’offre l’occasion de m’entretenir avec des leaders politiques et religieux, musulmans et chrétiens. Il est de tradition que les Papes, quand ils voyagent dans différents pays pour accomplir une part de leur mission, rencontrent aussi les autorités et les communautés des autres religions. Sans cette ouverture à la rencontre et au dialogue, une visite papale ne répondrait pas pleinement à ses finalités, c’est ainsi que moi aussi je l’entends, à la suite de mes vénérés prédécesseurs. Dans cette perspective, je suis heureux de rappeler de façon spéciale la rencontre que le Pape Benoît XVI a eue, en ce même lieu, en novembre 2006.


Les bonnes relations et le dialogue entre leaders religieux revêtent en effet une grande importance. Ils représentent un message clair adressé aux communautés respectives, pour exprimer que le respect mutuel et l’amitié sont possibles, malgré les différences. Cette amitié, en plus d’être une valeur en soi, acquiert une signification spéciale et une importance supplémentaire en un temps de crises comme le nôtre, crises qui deviennent dans certaines régions du monde de véritables drames pour des populations entières.

Il y a en effet des guerres qui sèment victimes et destructions ; tensions et confits inter-ethniques et interreligieux ; faim et pauvreté qui affligent des centaines de millions de personnes ; dégâts pour l’environnement naturel, pour l’air, pour l’eau, pour la terre.
La situation au Moyen-Orient est vraiment tragique, spécialement en Irak et en Syrie. Tous souffrent des conséquences des conflits, et la situation humanitaire est angoissante. Je pense à tant d’enfants, aux souffrances de tant de mamans, aux personnes âgées, aux personnes déplacées et aux réfugiés, aux violences de toutes sortes. Une préoccupation particulière vient du fait que, surtout à cause d’un groupe extrémiste et fondamentaliste, des communautés entières, spécialement – mais pas seulement – les chrétiens et les yazidis, ont subi et souffrent encore des violences inhumaines à cause de leur identité ethnique et religieuse. Ils ont été chassés de force de leurs maisons, ils ont dû tout abandonner pour sauver leur vie et ne pas renier leur foi. La violence a frappé aussi des édifices sacrés, des monuments, des symboles religieux et le patrimoine culturel, comme si on voulait effacer toute trace, toute mémoire de l’autre.

En qualité de chefs religieux, nous avons l’obligation de dénoncer toutes les violations de la dignité et des droits humains. La vie humaine, don de Dieu Créateur, possède un caractère sacré. Par conséquent, la violence qui cherche une justification religieuse mérite la plus forte condamnation, parce que le Tout-Puissant est le Dieu de la vie et de la paix. Le monde attend, de la part de tous ceux qui prétendent l’adorer, qu’ils soient des hommes et des femmes de paix, capables de vivre comme des frères et des sœurs, malgré les différences ethniques, religieuses, culturelles ou idéologiques.
A la dénonciation, il faut faire suivre le travail commun pour trouver des solutions adéquates. Cela demande la collaboration de toutes les parties : gouvernants, leaders politiques et religieux, représentants de la société civile, et tous les hommes et toutes les femmes de bonne volonté. En particulier, les responsables des communautés religieuses peuvent offrir la précieuse contribution des valeurs présentes dans leurs traditions respectives. Nous,

Musulmans et Chrétiens, nous sommes dépositaires d’inestimables trésors spirituels, parmi lesquels nous reconnaissons des éléments qui nous sont communs, même vécus selon nos propres traditions : l’adoration du Dieu miséricordieux, la référence au patriarche Abraham, la prière, l’aumône, le jeûne… éléments qui, vécus d’une manière sincère, peuvent transformer la vie et donner une base sûre à la dignité et à la fraternité des hommes. Reconnaître et développer cette communauté spirituelle – à travers le dialogue interreligieux – nous aide aussi à promouvoir et à défendre dans la société les valeurs morales, la paix et la liberté (cf. Jean-Paul II, Discours à la communauté catholique d’Ankara, 29 novembre 1979).

La reconnaissance commune de la sacralité de la personne humaine soutient la compassion commune, la solidarité et l’aide active envers ceux qui souffrent le plus. A ce sujet, je voudrais exprimer mon appréciation pour tout ce que le peuple turc, les musulmans et les chrétiens, font envers les centaines de milliers de personnes qui fuient leur pays à cause des conflits. C’est un exemple concret de la manière de travailler ensemble pour servir les autres, un exemple à encourager et à soutenir.
J’ai appris avec satisfaction les bonnes relations et la collaboration entre le Diyanet et le Conseil Pontifical pour le Dialogue interreligieux. Je souhaite qu’elles se poursuivent et qu’elles se consolident, pour le bien de tous, parce que chaque initiative de dialogue authentique est signe d’espérance pour un monde qui a tant besoin de paix, de sécurité et de prospérité.

Monsieur le Président, j’exprime de nouveau, à vous-même et à vos collaborateurs, ma reconnaissance pour cette rencontre, qui remplit mon cœur de joie. Je vous suis tous reconnaissant aussi de votre présence et de vos prières que vous aurez la bonté d’offrir pour mon service. Pour ma part, je vous assure que je prierai aussi pour vous. Que le Seigneur nous bénisse.

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MessageSujet: Re: Le Pape François en Turquie    Sam 29 Nov 2014, 20:01

Le Pape : « C'est l'Esprit Saint qui réalise l'Unité de l'Eglise »

2014-11-29 Radio Vatican

« L’unité entre croyants ne veut pas dire uniformité ou approbation. C’est ce qui arrive si nous voulons réaliser l’unité selon nos propres desseins humains. » Une idée développée par le Pape François dans l’homélie de la messe célébrée en la cathédrale catholique d’Istanbul, la cathédrale du Saint Esprit, en présence du Patriarche œcuménique Bartholomée 1er et des représentants de toutes les autres Eglises présentes en Turquie. « Seul l’Esprit Saint peut susciter la diversité, la multiplicité, et dans le même temps, réaliser l’unité ».

« Si nous voulons nous la diversité, et que nous nous enfermons dans nos particularismes, alors nous portons la division, et si nous voulons seuls réaliser l’unité, nous n’arrivons qu’à l’uniformité ». « Si par contre nous nous laissons guider par l’Esprit, la richesse, la variété, la diversité ne se transforment pas en conflit, parce qu’Il nous pousse à vivre la variété dans la communion de l’Eglise ». « C’est l’Esprit Saint qui fait l’unité de l’Eglise, dans la Foi, dans la Charité », a encore ajouté le Pape François qui exhortait l’Eglise et les Eglises à se laisser guider par l’Esprit Saint, dans une attitude de docilité et d’obéissance. »

Le texte intégral de l'homélie du Pape François :

À l’homme assoiffé de salut, Jésus dans l’Évangile se présente comme la source où puiser, le rocher d’où le Père fait jaillir des fleuves d’eau vive pour tous ceux qui croient en lui (cf. Jn 7, 38). Avec cette prophétie, proclamée publiquement à Jérusalem, Jésus annonce à l’avance le don de l’Esprit Saint que recevront ses disciples après sa glorification, c’est-à-dire sa mort et sa résurrection (cf. v. 39).
L’Esprit Saint est l’âme de l’Église. Il donne la vie, il suscite les différents charismes qui enrichissent le peuple de Dieu et surtout, il crée l’unité entre les croyants : de beaucoup il fait un seul corps, le corps du Christ. Toute la vie et la mission de l’Église dépendent de l’Esprit Saint ; c’est lui qui réalise toute chose.


La même profession de foi, comme nous le rappelle saint Paul dans la première lecture d’aujourd’hui, est possible seulement parce qu’elle est suggérée par l’Esprit Saint : « Personne n’est capable de dire : “Jésus est Seigneur” sinon dans l’Esprit Saint » (1 Co 12, 3b). Quand nous prions, c’est parce que l’Esprit Saint suscite la prière dans notre cœur. Quand nous brisons le cercle de notre égoïsme, que nous sortons de nous-mêmes et nous approchons des autres pour les rencontrer, les écouter, les aider, c’est l’Esprit de Dieu qui nous a poussés. Quand nous découvrons en nous une capacité inconnue de pardonner, d’aimer celui qui ne nous aime pas, c’est l’Esprit Saint qui nous a saisis. Quand nous passons outre les paroles de convenance et que nous nous adressons aux frères avec cette tendresse qui réchauffe le cœur, nous avons été certainement touchés par l’Esprit Saint.

C’est vrai, l’Esprit Saint suscite les différents charismes dans l’Église ; apparemment, cela semble créer du désordre, mais en réalité, sous sa conduite, cela constitue une immense richesse, parce que l’Esprit Saint est l’Esprit d’unité, qui ne signifie pas uniformité. Seul l’Esprit Saint peut susciter la diversité, la multiplicité et, en même temps, opérer l’unité. Quand nous voulons faire la diversité, et que nous nous arrêtons sur nos particularismes et sur nos exclusivismes, nous apportons la division ; et quand nous voulons faire l’unité selon nos desseins humains, nous finissons par apporter l’uniformité et l’homologation. Si au contraire, nous nous laissons guider par l’Esprit, la richesse, la variété, la diversité ne deviennent jamais conflit, parce que Lui nous pousse à vivre la variété dans la communion de l’Église.


La multitude des membres et des charismes trouve son principe harmonisateur dans l’Esprit du Christ, que le Père a envoyé et qu’il continue d’envoyer, pour accomplir l’unité entre les croyants. L’Esprit Saint fait l’unité de l’Église : unité dans la foi, unité dans la charité, unité dans la cohésion intérieure. L’Église et les Églises sont appelées à se laisser guider par l’Esprit Saint, en se plaçant dans une attitude d’ouverture, de docilité et d’obéissance.

Il s’agit d’une perspective d’espérance, mais en même temps laborieuse, puisqu’il y a toujours en nous la tentation de résister à l’Esprit Saint, parce qu’il bouleverse, parce qu’il secoue, il fait marcher, il pousse l’Église à avancer. Et il est toujours plus facile et plus commode de se caler dans ses propres positions statiques et inchangées. En réalité, l’Église se montre fidèle à l’Esprit Saint dans la mesure où elle n’a pas la prétention de le régler ni de le domestiquer. Et nous, chrétiens, nous devenons d’authentiques disciples-missionnaires, capables d’interpeller les consciences, si nous abandonnons un style défensif pour nous laisser conduire par l’Esprit. Il est fraîcheur, imagination, nouveauté. Nos défenses peuvent se manifester par le retranchement excessif sur nos idées, sur nos forces – mais ainsi nous glissons dans le pélagianisme –, ou par une attitude d’ambition et de vanité. Ces mécanismes défensifs nous empêchent de comprendre vraiment les autres et de nous ouvrir à un dialogue sincère avec eux. Mais l’Église, née de la Pentecôte, reçoit en consigne le feu de l’Esprit Saint, qui ne remplit pas tant la tête d’idées mais incendie le cœur ; elle est investie du vent de l’Esprit qui ne transmet pas un pouvoir, mais habilite à un service d’amour, à un langage que chacun est en mesure de comprendre.

Sur notre chemin de foi et de vie fraternelle, plus nous nous laisserons guider avec humilité par l’Esprit du Seigneur, plus nous dépasserons les incompréhensions, les divisions et les controverses et plus nous serons signes crédibles d’unité et de paix.


Avec cette joyeuse certitude, je vous salue tous avec affection, chers frères et sœurs : le Patriarche Syro-Catholique, le Président de la Conférences Épiscopale ; le Vicaire apostolique Monseigneur Pelâtre, les autres Évêques et Exarques, les prêtres et les diacres, les personnes consacrées et les fidèles laïcs, appartenant aux différentes communautés et aux différents rites de l’Église catholique. Je désire saluer avec une fraternelle affection le Patriarche de Constantinople, Sa Sainteté Bartholomée Ier, le Métropolite Syro-Orthodoxe, le Vicaire Patriarcal Arménien Apostolique et les représentants des Communautés protestantes, qui ont voulu prier avec nous durant cette célébration. Je leur exprime ma reconnaissance pour ce geste fraternel. J’envoie une pensée affectueuse au Patriarche arménien apostolique Mesrob II, en l’assurant de ma prière.

Frères et sœurs, tournons notre pensée vers la Vierge Marie, Mère de Dieu. Avec elle qui a prié dans le cénacle avec les Apôtres dans l’attente de la Pentecôte, prions le Seigneur pour qu’il envoie le Saint Esprit dans nos cœurs et nous rende témoins de son Évangile dans le monde entier. Amen !


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MessageSujet: Re: Le Pape François en Turquie    Lun 01 Déc 2014, 10:24

novembre 30, 2014

En Turquie, le Pape au plus proche des orthodoxes et des musulmans


Au siège du Patriarcat orthodoxe à Istanbul, samedi 29 novembre, le Pape François s’est incliné pour que le patriarche Bartholoméos le bénisse.

Le Pape a conclu dimanche 30 novembre son voyage de trois jours en Turquie en participant à une liturgie orthodoxe, où lui et le patriarche Bartholomeos ont manifesté leur souhait d’unité.

Avec le Patriarche orthodoxe et avec le grand mufti d’Istanbul, il a posé des gestes significatifs pour aller au-delà des différences

Auprès de réfugiés comme avec le président Erdogan, il a appelé à un plus grand engagement international pour la paix dans la région

Le Pape François inclinant la tête pour recevoir une bénédiction du patriarche de Constantinople. L’image, ainsi que celle de sa prière en silence aux côtés du grand mufti d’Istanbul dans la Mosquée bleue, s’imposent comme les plus fortes d’un voyage en Turquie avant tout religieux, achevé hier. Sur les rives du Bosphore comme à Ankara, où il a commencé sa visite vendredi, l’indifférence de la rue à son passage a rappelé combien le responsable de l’Église catholique y représente une confession ultra-minoritaire. Mais au sein de cette puissance régionale tentée par le nationalisme et l’islamisation, cernée à ses frontières avec l’Irak et la Syrie par l’offensive terroriste de Daech, la venue du pape sans voiture blindée, cherchant le dialogue dans une humilité non feinte, a voulu dépassionner les différences religieuses à un moment où elles s’exacerbent.

Le Pape François, béni par le patriarche de Constantinople

Dans un geste spontané au siège du Patriarcat orthodoxe à Istanbul, samedi 29 novembre, le pape François s’est incliné pour que le patriarche Bartholomeos le bénisse ainsi que l’Église de Rome.


Les deux hommes se retrouvent dimanche 30 novembre pour une « divine liturgie » marquant la fête de Saint-André

Après l’adoration en silence à la Mosquée bleue, l’autre image forte de la première journée du pape François à Istanbul, samedi 29 novembre, a été sa bénédiction, la tête inclinée, par le patriarche œcuménique de Constantinople, Bartholomeos, qui lui a apposé un baiser. « Je vous demande la faveur de me bénir et l’Église de Rome », a demandé le pape, évêque de Rome, avant de s’avancer vers le patriarche orthodoxe avec qui il célébrait, au siège du Patriarcat, les vêpres de la Saint-André, fête patronale de l’orthodoxie ce 30 novembre.

Ce geste humble et spontané – et pas nécessairement inédit comme l’a remarqué le porte-parole du Vatican, le P. Federico Lombardi –, n’était pas sans rappeler celui du même successeur de Pierre demandant à la foule de prier pour lui au soir de son élection.

Turquie-le-pape-en-defenseur-des-chretiens-d-Orient_article_mainAussitôt après, le Pape François a donné une amicale tape dans le dos au patriarche. Il s’est aussi penché pour baiser sa main, comme il l’avait fait lors de leur rencontre au Saint-Sépulcre à Jérusalem en mai dernier. Autant de signes explicites de proximité et de complicité qu’ont multipliés, au fil de la journée, le pape François et Bartholomeos. Celui-ci avait accueilli dès le matin à l’aéroport le pape, qui arrivait d’Ankara où avait commencé sa visite de trois jours en Turquie.

Avant les vêpres, le patriarche est aussi venu à la messe célébrée à la cathédrale du Saint-Esprit, réunissant les différentes communautés catholiques implantées en Turquie (arménienne, syriaque, chaldéenne et latine). Le Pape François y a été acclamé chaleureusement à la sortie par les fidèles, toutes communautés confondues. Des représentants anglicans, luthériens, presbytériens, pentecôtistes et orthodoxes arméniens étaient aussi présents à la cathédrale, marquée par le souvenir de Jean XXIII lorsqu’il représentait le Saint-Siège à Istanbul.

PRIMAUTÉ ET SYNODALITÉ

« Ce qui est historique est que ce type de célébrations et de rencontres ne le soit plus », observe Mgr Pascal Gollnisch, directeur général de L’Œuvre d’Orient, présent dans la ville du Bosphore pour l’occasion : « L’unité est déjà là, à 95 % ». Si la commission mixte théologique entre catholiques et orthodoxes bloque toujours sur la question de la primauté du siège de Pierre, comme lors de sa dernière réunion à Amman en septembre, la façon dont le Pape François l’exprime auprès du patriarche Bartholomeos éclaire aussi les théologiens. Tout comme son approche renouvelée de la synodalité, demeurée très vivante dans l’orthodoxie.

« Nous poursuivons nos efforts pour l’unité des chrétiens », a déclaré brièvement à la presse le patriarche de Constantinople, qui doit signer avec le Pape François une déclaration commune, dimanche 30 novembre. Un tel texte avait déjà été communiqué après leur rencontre à Jérusalem et à l’occasion de précédentes retrouvailles entre leurs prédécesseurs. Cette déclaration et la longue « divine liturgie » orthodoxe pour la fête de saint André qui la précède marqueront la fin du voyage du pape en Turquie.

Avant son retour à Rome en début de soirée, le P. Lombardi a ajouté qu’il devrait aussi rencontrer les enfants de familles de réfugiés de Syrie et d’Irak, établis à Istanbul.

Source:  la croix

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MessageSujet: Re: Le Pape François en Turquie    Lun 01 Déc 2014, 14:31

Le Pape revient sur son voyage en Turquie

2014-11-30 Radio Vatican

Pendant le vol qui le ramenait à Rome, le Pape a tenu une conférence de presse avec les journalistes présents à bord. Divers sujets ont été abordés en cette fin de voyage apostolique.

La première question portait sur l’islamophobie et la christianophobie. Dans sa réponse, le Pape a d’abord affirmé que le Coran est un livre de paix. Ainsi on ne peut pas confondre Islam et terrorisme ; il faut en revanche que les leaders musulmans condamnent les attentats terroristes. "Il serait beau que tous les dirigeants musulmans du monde, politiques, religieux, universitaires, se prononcent clairement et condamnent" cette violence qui nuit à l'islam, a-t-il souhaité. Concernant le dialogue interreligieux, François a affirmé que le moment était venu de "faire un saut de qualité".

Le Saint-Père a ensuite déploré que les martyrs chrétiens soient si nombreux aujourd’hui. "Des chrétiens qu’on chasse du Moyen-Orient". C’est justement de ce martyr, qui touche les différentes confessions chrétiennes, que nait l’oeucuménisme du sang.

Le Pape François a ensuite répété sa volonté de se rendre en Irak. Mais, a-t-il expliqué, ce n’est pas possible pour le moment, car un tel voyage créerait des problèmes de sécurité aux autorités locales. Le Saint-Père a toutefois ajouté qu’il aimerait beaucoup aller en Irak, "je veux y aller", a-t-il assuré.

Puis il a rappelé qu’il lui semblait que l’humanité vivait en ce moment une troisième Guerre mondiale" par morceaux", une expression qu'il a déjà utilisée. C'est une situation dont les causes sont à chercher dans des inimitiés et des problèmes économiques. Le Saint-Père a alors à nouveau dénoncé le dieu argent, alors que c’est la personne humaine qui devrait être au centre. Il a également critiqué le trafic d’armes, terrible selon lui, et qui est pourtant un commerce florissant. Ceux qui ont vendu des armes chimiques à la Syrie, a fait remarquer François, étaient peut-être ceux, justement, qui l’accusaient d’en posséder. Concernant les armes nucléaires, le Saint-Père a déclaré que l’humanité n’a pas encore appris la leçon.

A une question portant sur les commémorations du centenaire du génocide arménien l'année prochaine, le Pape a rappelé la lettre écrite par le président turc Recep Tayyip Erdogan sur le sujet : certains l'avaient critiquée, parce qu'elle ne reconnaissait pas encore les faits, mais, a insisté le Pape, ce sont des pas positifs, des petits gestes de rapprochement. "Nous devons prier pour la réconciliation des peuples", a encore déclaré le Pape avant de souhaiter l'ouverture de la frontière turco-arménienne.

Sur le dialogue avec les orthodoxes, François a affirmé "qu'on était en chemin". Peut-être aurait-on besoin de "mettre tous les théologiens sur une île", a lancé le Pape en plaisantant, ainsi que l'avait fait Paul VI. "Nous devons continuer à cheminer ensemble : c'est cela l'œcuménisme spirituel, prier ensemble, travailler ensemble faire œuvre de charité".

François a de nouveau exprimé sa volonté de rencontrer le Patriarche orthodoxe de Moscou, Kirill. "Je lui ai dit 'tu m'appelles et je viens'", a déclaré le Pape tout en reconnaissant que le contexte actuel, marqué par la crise ukrainienne, ne se prêtait pas à une rencontre immédiate, une rencontre que souhaite également Kirill, a précisé François.

Le Pape argentin a par ailleurs tenu à souligner qu'il était disposé à discuter du primat de l'évêque de Rome. L'Eglise, a-t-il souligné, quand elle se regarde soi-même, quand elle pense être, elle, la lumière, n'est en réalité pas porteuse de lumière, mais créatrice de divisions. Et le Pape de souhaiter que les chrétiens de toutes sensibilités puissent fêter un Pâques à la même date.

François a enfin évoqué sa visite à la Mosquée bleue, samedi matin. Ici, a-t-il dit, j'ai senti le besoin de prier avant tout pour la paix.

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J&B



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MessageSujet: Re: Le Pape François en Turquie    Lun 01 Déc 2014, 15:17

Oui, d'abord faire la paix entre chrétiens avant que d'aller faire du pied aux musulmans.
Ils le savent et ne le font pas, alors qu'ils sont les seuls à pouvoir le faire, politiquement parlant.
Mais eux-mêmes s'avouent dépendants des circonstances économiques et politiques, bref, ils dépendent de ce monde, dont Jésus disait qu'il est le principe du mensonge.

Est-ce que Jésus se souciait de l'empire romain ? du sanhédrin ? de la diplomatie internationale ?
Et les Apôtres de tous les temps qui ont ramé à contre-courant ?

Ce qui se passe dans cette Eglise du dehors, ne fait que me conforter sur le fait que la vraie Eglise est invisible et indivisible et qu'elle grandit au milieu des pauvres en esprit, des coeurs purs, des épris de justice et de paix, des mis à l'écart, car ils ne se sont pas inclinés devant la sagesse de ce monde, qui n'est que folie devant Dieu.
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Espérance
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MessageSujet: Re: Le Pape François en Turquie    Lun 01 Déc 2014, 18:27

Un univers nouveau est en train de naître

Des communautés religieuses qui se combattaient depuis des siècles se trouvent partagées entre l’héritage de ces antiques querelles et la nécessité de vivre ensemble avec « les autres » dans un monde où les contacts et les échanges se multiplient.

Comment voulons-nous la société de demain? Comme un champ de bataille entre civilisations et religions antagonistes? Ou comme un espace où tous apprennent à se reconnaître comme frères et soeurs devant Dieu?

Les chrétiens que nous sommes ne peuvent rester insensibles à l’amour divin qui s’est révélé en Jésus: il n’a pas cherché son propre avantage, il n’est pas entré en compétition avec les « grands de ce monde »: il s’est voulu serviteur de tous… jusqu’à la mort… et la mort sur une croix.

Nous nous sentons appelés à nous laisser former et envoyer par le même Esprit de Dieu pour que de nouveaux liens s’établissent entre Chrétiens et Musulmans de France. L’Eglise catholique qui nous a désignés nous demande ainsi d’être des intermédiaires et des traits d’union entre les deux communautés. Apprendre aux uns comment connaître et aimer les autres.

C’est pourquoi nous voulons multiplier les occasions de nous rencontrer et de nous entr’aider. Que Dieu nous y accompagne et nous guide

(Source : Service national des relations avec l’Islam  Conférence des évêques de France)

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Cécile



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MessageSujet: Re: Le Pape François en Turquie    Lun 01 Déc 2014, 19:19

[b]Comment voulons-nous la société de demain? Comme un champ de bataille entre civilisations et religions antagonistes? [/b]

C'est la vraie question, que chacun devrait se poser, en toute honnêteté...
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Théodéric



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MessageSujet: Re: Le Pape François en Turquie    Ven 05 Déc 2014, 22:26

J&B a écrit:
Oui, d'abord faire la paix entre chrétiens avant que d'aller faire du pied aux musulmans.
Ils le savent et ne le font pas, alors qu'ils sont les seuls à pouvoir le faire, politiquement parlant.
Mais eux-mêmes s'avouent dépendants des circonstances économiques et politiques, bref, ils dépendent de ce monde, dont Jésus disait qu'il est le principe du mensonge.

Est-ce que Jésus se souciait de l'empire romain ? du sanhédrin ? de la diplomatie internationale ?
Et les Apôtres de tous les temps qui ont ramé à contre-courant ?

Ce qui se passe dans cette Eglise du dehors, ne fait que me conforter sur le fait que la vraie Eglise est invisible et indivisible et qu'elle grandit au milieu des pauvres en esprit, des coeurs purs, des épris de justice et de paix, des mis à l'écart, car ils ne se sont pas inclinés devant la sagesse de ce monde, qui  n'est que folie devant Dieu.

J&B

on est d'accord ;
a mon avis ce qui est difficile a différencier c'est l’Église et la religion , le tintamarre religio-mondain n'a pas grand chose a voir avec l’Église , on cherche le consentement le satisfit du monde comme ci il fallait avoir son aval pour être la Communauté du Christ ?
c'est un mauvais message envoyé a l'inconscient générale , pas grand monde ne s'en rend compte mais on a fait de l'Eglise (en fait de la religion) un boutique comme l'onu une institution alors qu’en fait l’Église Vit du Christ et n'a pas a faire de courbette d'ici de là !!
Jésus a dit d'être ami pas de s'agenouiller devant les idiots , quand Il S'est trouvé devant quelque imbécile notoires IL ne leur a pas envoyé dire leurs vérité !
y a qu'a demandé a Pilate ou a celui qui l'a giflé pour être bien vu de ses chefs !
la Vérité ne fait pas allégeance a l'erreur !!!
si Jésus c'était agenouillé devant les uns les autres ils seraient mort dans son lit a la retraite !
c'est pas le cas !
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Le Pape François en Turquie
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