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 Le Synode sur la famille

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Cécile



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MessageSujet: Re: Le Synode sur la famille   Jeu 16 Oct 2014, 11:40

pechemignon a écrit:
La charité vis à vis de quelqu'un qui est dans le péché mortel est de le lui clairement et non de se taire et faire comme si ce n'est pas aussi grave que cela.

Matthieu 18.15. Si ton frère a péché, va et reprends-le entre toi et lui seul. S’il t’écoute, tu as gagné ton frère.
16 Mais, s’il ne t’écoute pas, prends avec toi une ou deux personnes, afin que toute l’affaire se règle sur la déclaration de deux ou de trois témoins.
17 S’il refuse de les écouter, dis-le à l’Église ; et s’il refuse aussi d’écouter l’Église, qu’il soit pour toi comme un païen et un publicain.


En claire si un homosexuel par exemple refuse de changer ses pratiques, Jésus nous demande de ne même plus le considérer comme un chrétien...

Que dire des débauchés et des violeurs hétéros ?
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monge



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MessageSujet: Re: Le Synode sur la famille   Jeu 16 Oct 2014, 12:46

@Dragana din

Je vois que j'ai pris le maximum de soin pour  être assez précis mais visiblement je n'ai pas réussit à me faire comprendre, je vais redire les choses autrement en espérant me faire comprendre cette fois-ci:

1) Il y a l'homosexualité qui est une tendance et non acte, quelqu'un qui a cette tendance ne péche pas et à fortiori ne doit pas être exclu de l'Eglise
2) Il y a les homosexuels qui sont actifs mais reconnaissent leur péché, et manifestent leur volonté de sortir du péché. Ceux ci doivent être accueillis et accompagnés par l'Eglise, et doivent être toujours considérés comme membre de l'Eglise s'ils sont baptisés.
3) il y a les gays, qui revendiquent leur droit à pratiquer l'homosexualité, ceux là sont excommunié de fait, de la même façon qu'un communiste qui revendique son idéologie ne peut pas être catholique. Un homosexuel qui revendique sa pratique, revendique publiquement son attachement à un péché mortel, donc il tombe sous le conseil que Jésus a donné: qu'il soit considéré comme un païen

@Cécile

un violeur hétéro qui revendique ses actes comme tel et ne veut pas les abandonner n'est plus un catholique. Mais s'il reconnait que le viol est péché et a la volonté de s'en sortir alors l'Eglise doit l'accueillir et le considérer comme un de ses membres
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monge



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MessageSujet: Re: Le Synode sur la famille   Jeu 16 Oct 2014, 13:06

Le problème c'est que une grande majorité des homosexuels est gay ( mais on verra rarement, voir jamais, un violeur revendiquer son comportement), donc en suivant les recommandations de François, on doit les accepter et si possible les donner des postes de responsabilité dans l'Eglise...
Mais il (François) a été très maladroit dans ses intentions ( lui seul sait ce qu'il cherche vraiment) et face à la levée de bouclier sur ce rapport à mi-parcours une re-écriture est déjà envisagée.
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Cécile



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MessageSujet: Re: Le Synode sur la famille   Jeu 16 Oct 2014, 13:13

Il n'est pas question d'une réécriture, mais de la poursuite du travail. Toutes les situations ont été évoquées, ce qui ne veut pas dire acceptées.

Maintenant la vraie discussion va commencer.
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Lapis-lazuli



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MessageSujet: Re: Le Synode sur la famille   Ven 17 Oct 2014, 01:00

Voici ce que j'ai retrouvé dans mes favoris:

On ne peut atténuer le Magistère pour des motifs que l’on estime « pastoraux »

En 1994, le cardinal Ratzinger écrivait une lettre aux évêques sur l'accès à la communion aux fidèles divorcés et "remariés", rappelant notamment :

   "Le fidèle qui vit habituellement "more uxorio" avec une personne qui n'est pas sa femme légitime ou son mari légitime, ne peut accéder à la communion eucharistique. Si ce fidèle jugeait possible de le faire, les pasteurs et les confesseurs auraient, étant donné la gravité de la matière ainsi que les exigences du bien spirituel de la personne et du bien commun de l'Eglise, le grave devoir de l'avertir qu'un tel jugement de conscience est en opposition patente avec la doctrine de l'Eglise. Ils doivent aussi rappeler cette doctrine dans l'enseignement à tous les fidèles qui leur sont confiés.

   Ceci ne signifie pas que l'Eglise n'ait pas à coeur la situation de ces fidèles, qui, du reste, ne sont en rien exclus de la communion ecclésiale. Elle se préoccupe de les accompagner pastoralement et de les inviter à participer à la vie ecclésiale dans la mesure où cela est compatible avec les dispositions du droit divin, dont l'Eglise ne dispose d'aucun pouvoir de dispenser."

Et à propos de quelques objections sur ce sujet, il précisait :

   "L’Église ne peut pas non plus approuver des pratiques pastorales – par exemple dans la pastorale des sacrements – qui contrediraient le clair commandement du Seigneur. En d’autres mots, si le mariage précédent de fidèles divorcés et remariés est valide, leur nouvelle union ne peut être considérée en aucune circonstance comme conforme au droit et donc, pour des motifs intrinsèques, la réception des sacrements n’est pas possible. La conscience de chacun est liée, sans exception, par cette norme. [...]

   On peut sans doute admettre que, parfois, les formes d’expression du Magistère ecclésial n’apparaissent pas précisément comme facilement compréhensibles. Elles doivent être traduites par les prédicateurs et les catéchistes dans un langage qui corresponde aux diverses personnes et à leur milieu culturel respectif. Le contenu essentiel du Magistère ecclésial à ce sujet doit pourtant être maintenu. On ne peut l’atténuer pour des motifs que l’on estime « pastoraux », parce qu’il transmet la vérité révélée. Certes, il est difficile de faire comprendre les exigences de l’Évangile à l’homme sécularisé. Mais cette difficulté pastorale ne peut amener à des compromis avec la vérité. Dans sa lettre encyclique Veritatis splendor, Jean-Paul II a clairement repoussé les solutions prétendument « pastorales », qui sont en contradiction avec les déclarations du Magistère".

Voici le n°56 de l'encyclique de Jean-Paul II, Veritatis Splendor, à laquelle fait référence le texte ci-dessus :

   "Pour justifier de telles positions, certains ont proposé une sorte de double statut de la vérité morale. En plus du niveau doctrinal et abstrait, il faudrait reconnaître l'originalité d'une certaine considération existentielle plus concrète. Celle-ci, compte tenu des circonstances et de la situation, pourrait légitimement fonder des exceptions à la règle générale et permettre ainsi d'accomplir pratiquement, avec une bonne conscience, ce que la loi morale qualifie d'intrinsèquement mauvais. Ainsi s'instaure dans certains cas une séparation, voire une opposition, entre la doctrine du précepte valable en général et la norme de la conscience de chacun, qui déciderait effectivement, en dernière instance, du bien et du mal. Sur ce fondement, on prétend établir la légitimité de solutions prétendument « pastorales », contraires aux enseignements du Magistère, et justifier une herméneutique « créatrice », d'après laquelle la conscience morale ne serait nullement obligée, dans tous les cas, par un précepte négatif particulier.

   Il n'est personne qui ne comprenne qu'avec ces positions on se trouve devant une mise en question de l'identité même de la conscience morale face à la liberté de l'homme et à la Loi de Dieu. Seuls les éclaircissements apportés plus haut sur le lien entre liberté et loi, lien fondé sur la vérité, rendent possible le discernement à faire sur cette interprétation « créative » de la conscience."

source: http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2014/03/on-ne-peut-att%C3%A9nuer-le-magist%C3%A8re-pour-des-motifs-que-lon-estime-pastoraux-.html
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Lapis-lazuli



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MessageSujet: Re: Le Synode sur la famille   Ven 17 Oct 2014, 01:09

De même:

Synode : "n’ayons ni l’esprit dur avec un cœur sec, ni le cœur tendre avec un esprit mou"

PmgLe message du père Jean-Michel Garrigues dans Famille Chrétienne est clair :

"« Avoir l’esprit dur et le cœur tendre. » Cette parole bien connue deMaritain à Cocteau, qui hantait l’héroïque Sophie Scholl en 1943 avant son exécution dans une prison nazie, me venait à l’esprit en constatant dans les médias la dialectique désastreuse dans laquelle les catholiques nous risquons de nous laisser enfermer dans le débat passionné suscité par le rapport du cardinal Erdö au Synode. À ce sujet, j’ai envie de filer la métaphore de Maritain et de dire à mon tour aux catholiques : n’ayons ni l’esprit dur avec un cœur sec, ni le cœur tendre avec un esprit mou. Car c’est bien ces deux attitudes qui tendent aujourd’hui à s’affronter dans une dialectique stérile.

Les tenants de la ligne « pastorale » semblent trop souvent ne pas juger nécessaire que le Synode rappelle encore une fois les vérités fondamentales, naturelles et surnaturelles, tenues et enseignées par le Magistère jusqu’aux derniers papes. Ils les déclarent suffisamment connues et même trop ressassées par le passé ; mais on voit percer dans leur discours qu’en fait ils les trouvent gênantes parce que, jugées « trop théoriques », elles entravent l’attitude compassionnelle et pédagogique de la démarche pastorale. De ce fait, ils sont soupçonnés de faire le lit du relativisme par les tenants de la ligne « doctrinale ».

Ceux-ci ont tellement peur que l’Église abandonne ces vérités fondamentales, surtout dans le contexte dissolvant de notre société occidentale, qu’ils ne veulent pas que le Magistère, en se penchant sur l’immense profusion de cas personnels souvent limites, en vienne à affaiblir la certitude des principes dans l’âme des fidèles. Ils sont soupçonnés par les autres de formalisme idéaliste et déconnecté de la vie et de la souffrance des hommes.

Je voudrais dire aux uns et aux autres que seule la vision binoculaire nous donne la perception du réel avec son relief concret. Dans l’esprit humain les deux yeux de la vision binoculaire correspondent à l’intelligence et au cœur dont parlait Maritain" (suite).

source: http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2014/10/synode-nayons-ni-lesprit-dur-avec-un-c%C5%93ur-sec-ni-le-c%C5%93ur-tendre-avec-un-esprit-mou.html
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Lapis-lazuli



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MessageSujet: Re: Le Synode sur la famille   Sam 18 Oct 2014, 13:06

Débat sur le sujet (hier et aujourd’hui) dans l'émission ça se dispute:

http://www.itele.fr/magazines/ca-se-dispute-zemmour-domenach/vatican-et-homosexualite-leglise-fait-sa-revolution-familiale-97270

http://www.itele.fr/magazines/ca-se-dispute-zemmour-domenach/ovules-congeles-papa-apple-maman-facebook-35-97282
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monge



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MessageSujet: Re: Le Synode sur la famille   Sam 18 Oct 2014, 13:21

Comment votre enfant peut prendre un sentier qui conduit de façon certaine à un précipice et vous ne criez pas pour le mettre en garde si possible même par des menaces afin qu'il change de route?

C'est ce que l'Eglise sous François est entrain de faire avec son discours actuel!

Prions et faisons pénitence avec plus d'ardeur pour cette Eglise, l'eau y entre de partout, elle est entrain de couler, mais nous savons avec certitude qu'elle ne sera pas engloutie car le Christ nous l'a promis, c'est cela notre seule espoir dans cette bataille
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Lapis-lazuli



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MessageSujet: Re: Le Synode sur la famille   Sam 18 Oct 2014, 13:51

Attendons de voir ce qu'ils vont nous pondre sous prétexte de pastorales!
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scholasate



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MessageSujet: Re: Le Synode sur la famille   Sam 18 Oct 2014, 15:06

Nicolas Betticher, un théologien fribourgeois, fait dans mon journal une intéressante distinction entre "indissolubilité intrinsèque" et "indissolubilité extrinsèque portant sur les effets extérieurs du mariage, tels que la vie commune, la fidélité, le soin du conjoint et l'éducation des enfants".

Je mets en lien l'article. Une piste d'avenir ? On verra bientôt,

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scholasate



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MessageSujet: Re: Le Synode sur la famille   Sam 18 Oct 2014, 15:08

Lapis-lazuli a écrit:
Attendons de voir ce qu'ils vont nous pondre sous prétexte de pastorales!
En pastorale, il est question de brebis, pas de poules (mouillées).
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Lapis-lazuli



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MessageSujet: Re: Le Synode sur la famille   Sam 18 Oct 2014, 15:43

scholasate a écrit:
Lapis-lazuli a écrit:
Attendons de voir ce qu'ils vont nous pondre sous prétexte de pastorales!
En pastorale, il est question de brebis, pas de poules (mouillées).

C'est tout à fait approprié que de parler de poules mouillées,mais elles ne sont pas la où vous croyez.

Vous devriez prendre en compte au moins 3 autres espèces animales :Les Loups,les boucs,les serpents

Je m'arrête là en zoologie,on risque de me traiter de plusieurs noms d'oiseaux!
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monge



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MessageSujet: Re: Le Synode sur la famille   Sam 18 Oct 2014, 15:47

scholasate a écrit:
Nicolas Betticher, un théologien fribourgeois, fait dans mon journal une intéressante distinction entre "indissolubilité intrinsèque" et "indissolubilité extrinsèque portant sur les effets extérieurs du mariage, tels que la vie commune, la fidélité, le soin du conjoint et l'éducation des enfants".

Je mets en lien l'article. Une piste d'avenir ? On verra bientôt,


Que quelqu'un éclaire ma lanterne, car c'est certainement moi qui suis vraiment idiot quelque part car c'est impossible que ces grands théologiens et apôtres puissent dire des choses à mon avis d'une certaine incohérence.

On veut élargir les conditions en nullité des mariages. Déclarer qu'un mariage est nul cela signifie que le couple n'était pas en réalité marié, bien qu'ayant eu le sacrement de mariage. Cela signifie que le couple en réalité vivait en concubinage sans le savoir!
alors lorsque je lis cette réflexion tirée de l'article ci-dessus:

la question est de déterminer si le lien contracté entre deux baptisés est vraiment un sacrement. S'il n' y a pas la foi correspondante ou si les conjoints ne savent pas fondamentalement ce à quoi ils s'engage, le sacrement est il valide?


Eh ben dans ce cas c'est que je peux prendre le risque de dire que 98% des couples mariés ont des mariages nuls, donc vivent en concubinage sans le savoir avec la complicité de l'Eglise, puisque l'Eglise ne les met pas en garde et n'attire pas leur attention. Et cela crée des grandes confusion. En effet si un jour je crois que mon mariage je l'ai fait sans la Foi requise, dois je partir voir le prêtre pour lui demander de me remarier? et après ce remariage si un autre jour je me rend compte que même ce remariage je l'ai fait sans la Foi, dois je revoir le prêtre pour me reremarier?
Oh là là!
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Le Synode sur la famille   Sam 18 Oct 2014, 16:49

l'idiot a écrit:


Eh ben dans ce cas c'est que je peux prendre le risque de dire que 98% des couples mariés ont des mariages nuls, donc vivent en concubinage sans le savoir avec la complicité de l'Eglise, puisque l'Eglise ne les met pas en garde et n'attire pas leur attention. Et cela crée des grandes confusion. En effet si un jour je crois que mon mariage je l'ai fait sans la Foi requise,  dois je partir voir le prêtre pour lui demander de me remarier? et après ce remariage si un autre jour je me rend compte que même ce remariage je l'ai fait sans la Foi, dois je revoir le prêtre pour me reremarier?
Oh là là!

Vous vous trompez : Entre le mariage sacramentel (pour le meilleur et pour le pire comme la trahison, à l'image de Dieu avec nous) et le concubinage, il y a le mariage humain (pour le meilleur et le moins bon comme la maladie).

_________________
Arnaud
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MessageSujet: Re: Le Synode sur la famille   Sam 18 Oct 2014, 16:55

Bonjour,

Synode : le message de l'Assemblée aux familles du monde :

http://fr.radiovaticana.va/news/2014/10/18/synode__le_message_de_lassembl%C3%A9e_aux_familles_du_monde/1108890
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MessageSujet: Re: Le Synode sur la famille   Sam 18 Oct 2014, 17:18

Arnaud Dumouch a écrit:
l'idiot a écrit:


Eh ben dans ce cas c'est que je peux prendre le risque de dire que 98% des couples mariés ont des mariages nuls, donc vivent en concubinage sans le savoir avec la complicité de l'Eglise, puisque l'Eglise ne les met pas en garde et n'attire pas leur attention. Et cela crée des grandes confusion. En effet si un jour je crois que mon mariage je l'ai fait sans la Foi requise,  dois je partir voir le prêtre pour lui demander de me remarier? et après ce remariage si un autre jour je me rend compte que même ce remariage je l'ai fait sans la Foi, dois je revoir le prêtre pour me reremarier?
Oh là là!

Vous vous trompez : Entre le mariage sacramentel (pour le meilleur et pour le pire comme la trahison, à l'image de Dieu avec nous) et le concubinage, il y a le mariage humain (pour le meilleur et le moins bon comme la maladie).

Lorsqu'on est catholique et qu'on  vit en couple sans être marié à l'Eglise on est dans un état de péché selon l'enseignement de l'Eglise, appeler cela concubinage ou mariage humain ce n'est pas cette terminologie qui est importante dans le sens où je pose le problème, mais  le fait qu'on vive dans le péché car non marié à l'Eglise, et surtout on ne le sait pas! heureusement cette ignorance retire le caractère "mortel" au péché. Mais malheureux ceux qui scandalisent ainsi le peuple de Dieu prions pour eux..
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Le Synode sur la famille   Sam 18 Oct 2014, 17:30

Ce n'est pas si simple.

Le mariage naturel créé par Dieu pourrait-il devenir, pour un chrétien, un péché ?

Je vois les choses autrement.

Le Christ appelle chaque homme à faire de son mariage naturel une vocation, celle du signe de l'amour entre Dieu et notre âme (= le sacrement du mariage).

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MessageSujet: Re: Le Synode sur la famille   Sam 18 Oct 2014, 18:24

Arnaud Dumouch a écrit:
Ce n'est pas si simple.

Le mariage naturel créé par Dieu pourrait-il devenir, pour un chrétien, un péché ?

.

C'est que l'Eglise nous enseigne pourtant, et c'est un péché mortel!
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Le Synode sur la famille   Sam 18 Oct 2014, 18:39

l'idiot a écrit:
Arnaud Dumouch a écrit:
Ce n'est pas si simple.

Le mariage naturel créé par Dieu pourrait-il devenir, pour un chrétien, un péché ?

.

C'est que l'Eglise nous enseigne pourtant, et c'est un péché mortel!

Eh bien trouvez moi un texte du Magistère où l'Eglise appelle le mariage naturel un péché mortel.

Je vous dirai, dans mon prochain message, ce que le Magistère dit en vérité.

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MessageSujet: Re: Le Synode sur la famille   Sam 18 Oct 2014, 19:01

C'est péché mortel pour les catholiques tant qu'ils ne marient pas à l'Eglise. Inutile de cherche un texte pour cela  car c'est évident sinon le mariage civil serait suffisant pour communier et le mariage religieux facultatif.
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Le Synode sur la famille   Sam 18 Oct 2014, 19:06

l'idiot a écrit:
C'est péché mortel pour les catholiques tant qu'ils ne marient pas à l'Eglise. Inutile de cherche un texte pour cela  car c'est évident sinon le mariage civil serait suffisant pour communier et le mariage religieux facultatif.

Ah ! Vous changez déjà de version. Pas de texte du Magistère mais votre opinion. Merci de cette correction. Elle permet de débattre.

Eh bien votre opinion est inexacte.

Que Dieu ait élevé, pour les disciples du Christ, le mariage au rang de sacrement (signe de l'amour de Dieu et de l'âme) ne veut pas dire que le mariage naturel, adamique, engagé, fidèle mais non sacramentel, soit un péché mortel pour les chrétiens, une perte de la grâce sanctifiante.

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MessageSujet: Re: Le Synode sur la famille   Sam 18 Oct 2014, 19:43

Il faudrait Arnaud que tu définisse ce que tu entends par mariage naturel. Je suis convaincu que l'idiot n'entends pas la même réalité que toi.
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Le Synode sur la famille   Sam 18 Oct 2014, 19:46

giacomorocca a écrit:
Il faudrait Arnaud que tu définisse ce que tu entends par mariage naturel. Je suis convaincu que l'idiot n'entends pas la même réalité que toi.

Ceci que définit l'Ancien Testament à son sommet et qui implique unicité et indissolubilité d'un amour réciproque engagé :
Citation :

Malachie 2, 13 Voici une seconde chose que vous faites : vous couvrez de larmes l'autel de Yahvé, avec lamentations et gémissements, parce qu'il se refuse à se pencher sur l'offrande et à l'agréer de vos mains.
Malachie 2, 14 Et vous dites : Pourquoi? - C'est que Yahvé est témoin entre toi et la femme de ta jeunesse que tu as trahie, bien qu'elle fût ta compagne et la femme de ton alliance.
Malachie 2, 15 N'a-t-il pas fait un seul être, qui a chair et souffle de vie? Et cet être unique, que cherche-t-il? Une postérité donnée par Dieu! Respect donc à votre vie, et la femme de ta jeunesse, ne la trahis point!
Malachie 2, 16 Car je hais la répudiation, dit Yahvé le Dieu d'Israël, et qu'on recouvre l'injustice de son vêtement, dit Yahvé Sabaot. Respect donc à votre vie, et ne commettez pas cette trahison!

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MessageSujet: Re: Le Synode sur la famille   Sam 18 Oct 2014, 20:59

Cela ressemble beaucoup plus au mariage religieux qu'au mariage naturel:

Yahvé est témoin
Alliance
Une seule chair
Souffle de vie
Postérité par Dieu
Indissolubilité

Quelle différence alors vois-tu entre le mariage religieux et le mariage naturel?
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Le Synode sur la famille   Sam 18 Oct 2014, 21:05

giacomorocca a écrit:
Cela ressemble beaucoup plus au mariage religieux qu'au mariage naturel:

Yahvé est témoin
Alliance
Une seule chair
Souffle de vie
Postérité par Dieu
Indissolubilité

Quelle différence alors vois-tu entre le mariage religieux et le mariage naturel?

Ce n'est pas encore le mariage chrétien même si il y a un appel à cela.

En effet, à l'époque, si la répudiation de l'innocent est rejetée par dieu, il reste encore la répudiation du conjoint adultère.

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MessageSujet: Re: Le Synode sur la famille   Sam 18 Oct 2014, 21:12

Arnaud Dumouch a écrit:
giacomorocca a écrit:
Cela ressemble beaucoup plus au mariage religieux qu'au mariage naturel:

Yahvé est témoin
Alliance
Une seule chair
Souffle de vie
Postérité par Dieu
Indissolubilité

Quelle différence alors vois-tu entre le mariage religieux et le mariage naturel?

Ce n'est pas encore le mariage chrétien même si il y a un appel à cela.

En effet, à l'époque, si la répudiation de l'innocent est rejetée par dieu, il reste encore la répudiation du conjoint adultère.

Là, vous nous parlez maintenant du mariage judaïque plutôt que d'un mariage naturel, avec concession de Moïse de répudier à cause de la dureté des cœurs.
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Le Synode sur la famille   Sam 18 Oct 2014, 21:19

A son sommet et après sa purification des pratiques barbares, le mariage judaïque est devenu le mariage naturel.

Dans le mariage naturel, le couple est fondé sur l'alliance mutuelle, l'engagement à la fidélité.

Si l'un des deux trahit, le mariage naturel meurt car l'alliance est brisée.


Le mariage de Jésus Christ va plus loin et devient surnaturel, car l'autre est aimé (par la prière et l'attente du salut) même lorsqu'il est devenu l'ennemi selon cet appel :
Citation :

Matthieu 5, 44 Eh bien! moi je vous dis : Aimez vos ennemis, et priez pour vos persécuteurs,
Matthieu 5, 45 afin de devenir fils de votre Père qui est aux cieux, car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et tomber la pluie sur les justes et sur les injustes.
Matthieu 5, 46 Car si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense aurez-vous? Les publicains eux-mêmes n'en font-ils pas autant?
Matthieu 5, 47 Et si vous réservez vos saluts à vos frères, que faites-vous d'extraordinaire? Les païens eux-mêmes n'en font-ils pas autant?
Matthieu 5, 48 Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait.

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MessageSujet: Re: Le Synode sur la famille   Sam 18 Oct 2014, 22:04

J'ai bien de la difficulté à te suivre Arnaud.

Maintenant tu nous dit que le mariage naturel est fondé sur l'alliance mutuelle, l'engagement à la fidélité, point à la barre, et que si l'un des deux trahit, le mariage naturel meurt car l'alliance est brisée.

Tout à l'heure, tu nous parlait du mariage naturel pratiquement comme d'un mariage religieux, à partir de la citation de Malachie, ou Dieu est au coeur de l'union du couple et ou l'indissolubilité fait partie intégrante de la relation.

Puis tu identifie le mariage judaïque au mariage naturel, ce qui pour moi ne se conçoit pas car Dieu est au cœur du cheminement du peuple hébraïque et se reflète dans leurs institutions dont le mariage qui n'y échappe pas.

Le mariage naturel, quant à lui, est une institution naturelle, ou les conjoints forment une alliance qui n'implique pas nécessairement Dieu, mais qui est un engagement devant les familles et la communauté pour permettre la stabilité nécessaire à la protection et à la croissance de la famille.
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Espérance
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MessageSujet: Re: Le Synode sur la famille   Sam 18 Oct 2014, 22:19

Le Pape François clôture le Synode par un discours percutant

2014-10-18 Radio Vatican

En conclusion du Synode extraordinaire sur les défis pastoraux de la famille, sans rien cacher des difficultés vécues durant ces deux semaines de débats, le Pape François a tiré un bilan positif de cette expérience synodale, vécue dans une liberté de parole inédite. « Avec un esprit de collégialité et de synodalité, nous avons vécu vraiment une expérience de Synode, un parcours solidaire, un chemin ensemble. Comme dans chaque chemin, il y a eu des moments de course rapide, quasiment à vouloir vaincre le temps et arriver le plus vite possible au milieu, et des moments de fatigue (...),d'autres moments d’enthousiasme et d’ardeur. Il y a eu des moments de profonde consolation, en écoutant le témoignage des vrais pasteurs qui portent sagement dans le cœur les joies et les larmes de leurs fidèles. Des moments de consolation et de grâce en écoutant les témoignages des familles qui ont participé au Synode et ont partagé avec nous la beauté et la joie de leur vie maritale. (...) Et puisque c’est un chemin d’hommes, avec les consolations il y a eu aussi d’autres moments de désolation, de tensions et de tentations. »

Le Pape François a alors énoncé une série de tentations qu'il a pu percevoir en écoutant les pères synodaux.

Première tentation : « La tentation du raidissement hostile, c’est-à-dire de vouloir s’enfermer dans la lettre(...), à l’intérieur de la loi, dans la certitude de ce que nous connaissons et non de ce que devons encore apprendre et atteindre. Du temps de Jésus, c’est la tentation des zélotes, des scrupuleux, des empressés et aujourd'hui de ceux qu’on appelle aujourd’hui des "traditionnalistes" ou aussi des "intellectualistes". »

Deuxième tentation : « La tentation d’un angélisme destructeur, qui au nom d’une miséricorde traîtressse met un pansement sur les blessures sans d’abord les soigner, qui traite les symptômes et non les causes et les racines. C’est la tentation des timorés, et aussi de ceux qu’on nomme les progressistes et les libéraux. »

Troisème tentation : « La tentation de transformer la pierre en pain pour rompre un long jeûne, pesant et douloureux (Lc 4, 1-4) et aussi de transformer le pain en pierre et la jeter contre les –pécheurs, les faibles, les malades (Jn 8,7) c’est-à-dire de les transformer en fardeau insupportable (Lc 10, 27). »

Quatrième tentation : « La tentation de descendre de la Croix, pour contenter les gens, de ne pas rester à accomplir la volonté du Père, de se plier à l’esprit mondain au lieu de le purifier et de le plier à l’Esprit de Dieu. »

Cinquième tentation : « La tentation de négliger le depositum fidei (ndlr : le dépôt de la foi) en se considérant non comme les gardiens mais les propriétaires et les maîtres ou, de l’autre part, la tentation de négliger la réalité en utilisant une langue minutieuse et un langage pour dire tant de choses et ne rien dire. Nous appelons "bizantinisme" je crois, ces choses. »

Mais le Pape François a répété que ces tentations et ces contradictions étaient naturelles : « Les tentations ne doivent ni nous effrayer ni nous déconcerter et encore moins nous décourager, parce qu’aucun disciple n’est plus grand que son maitre. Donc si Jésus a été tenté, ses disciples ne doivent pas s’attendre à un traitement meilleur. Personnellement j’aurai été très préoccupé et attristé s’il n’y avait pas eu ces tentations et ces discussions animées, ces mouvements de l’esprit, comme les appelait Saint-Ignace-de-Loyola, si tous étaient d’accord ou taciturnes dans une fausse et quiétiste paix. Au lieu de cela, j’ai vu et j’ai écouté, avec joie et reconnaissance, des discours et des interventions pleines de foi, de zèle pastoral et doctrinal, de sagesse, de franchise, de courage, et de "parresia". (...) Et ceci toujours, je l’ai dit ici dans l’Aula, sans mettre en discussion les vérités fondamentales du sacrement du mariage : l’indissolubilité, l’unité, la fidélité et la procréativité, l’ouverture à la vie. »

Ainsi le Pape considérée que cette expérience synodale représentait une véritable expérience d'Église. « Ceci est l’Église Une, Sainte, Catholique et Apostolique et composée des pècheurs, qui ont besoin de sa miséricorde. Ceci est l’Église, la vraie épouse du Christ, qui cherche à être fidèle à son époux et à sa doctrine. C’est l’Église qui n’a pas peur de manger et de boire avec les prostituées et les publicains, l’Église qui a les portes grandes ouvertes pour recevoir ceux qui sont dans le besoin, les repentis et pas seulement les justes ou ceux qui croient être parfaits ! »

Il a fait allusion aux échos médiatiques suscités par les discussions synodales : «Tant de commentateurs, ou de gens qui parlent, ont imaginé de voir une Eglise en conflit où une partie contre l’autre, en doutant même de l’Esprit Saint, le vrai promoteur et garant de l’unitè et de l’harmonie dans l’Église. L’Esprit Saint qui au long de l’Histoire a toujours mené la barque, à travers ses ministres, aussi quand la mer était contraire et agitée et les ministres infidèles et pécheurs. Et comme je vous l’ai dit au début du Synode, c’était nécessaire de vivre tout cela avec tranquillité, avec paix intérieure ausssi parce que le Synode se déroule cum Petro et sub Petro et que la présence du Pape est garantie pour tous. »

« Parlons un peu du Pape, maintenant, en relation avec les évêques, a lancé François, suscitant des rires parmi les pères synodaux. Donc, le devoir du Pape est celui de garantir l’unité de l'Église. Et celui de rappeler aux fidèles leur devoir de suivre fidèlement l’Évangile du Christ, et celui de rappeler aux pasteurs que leur premier devoir est de nourrir le troupeau que le Seigneur leur a confié et de chercher à accueillir avec paternité et miséricorde et sans fausse peur les brebis égarées. »

« Nous avons encore un an pour mûrir, avec un vrai discernement spirituel, les idées proposées et trouver des solutions concrètes à tant de difficultés et d’innombrables défis que les familles doivent affronter, à donner des réponses à tant de découragements qui entourent et étouffent les familles. » Et le Pape a précisé que la "Relatio Synodi" votée ce samedi après-midi servirait de "Lineamenta", donc de fil rouge pour la réflexion des conférences épiscopales dans la perspective du Synode de 2015.

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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Le Synode sur la famille   Dim 19 Oct 2014, 05:44

giacomorocca a écrit:
J'ai bien de la difficulté à te suivre Arnaud.

Maintenant tu nous dit que le mariage naturel est fondé sur l'alliance mutuelle, l'engagement à la fidélité, point à la barre, et que si l'un des deux trahit, le mariage naturel meurt car l'alliance est brisée.

Tout à l'heure, tu nous parlait du mariage naturel pratiquement comme d'un mariage religieux, à partir de la citation de Malachie, ou Dieu est au coeur de l'union du couple et ou l'indissolubilité fait partie intégrante de la relation.

Puis tu identifie le mariage judaïque au mariage naturel, ce qui pour moi ne se conçoit pas car Dieu est au cœur du cheminement du peuple hébraïque et se reflète dans leurs institutions dont le mariage qui n'y échappe pas.

Le mariage naturel, quant à lui, est une institution naturelle, ou les conjoints forment une alliance qui n'implique pas nécessairement Dieu, mais qui est un engagement devant les familles et la communauté pour permettre la stabilité nécessaire à la protection et à la croissance de la famille.

Dieu est au coeur du mariage naturel. C'est lui qui l'a créé. Mais il n'en a pas fait l'image de sa relation à notre âme, à savoir jusqu'au pire.

Lorsque Jésus a élevé ce mariage naturel au rang de sacrement, tout change. Il devient mesuré par le surnaturel et ce commandement là :
Citation :

Jean 13, 34 Je vous donne un commandement nouveau : vous aimer les uns les autres ; comme je vous ai aimés, aimez-vous les uns les autres.

Et c'est cela qui pose problème. JAMAIS DE DIVORCE, même quand l'autre a trahi depuis 20 ans.

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MessageSujet: Re: Le Synode sur la famille   Dim 19 Oct 2014, 10:44

Philippe, j'ai supprimé votre texte identique à celui posté plus haut par Espérance. Very Happy
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giacomorocca



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MessageSujet: Re: Le Synode sur la famille   Dim 19 Oct 2014, 13:30

Arnaud Dumouch a écrit:
giacomorocca a écrit:
J'ai bien de la difficulté à te suivre Arnaud.

Maintenant tu nous dit que le mariage naturel est fondé sur l'alliance mutuelle, l'engagement à la fidélité, point à la barre, et que si l'un des deux trahit, le mariage naturel meurt car l'alliance est brisée.

Tout à l'heure, tu nous parlait du mariage naturel pratiquement comme d'un mariage religieux, à partir de la citation de Malachie, ou Dieu est au coeur de l'union du couple et ou l'indissolubilité fait partie intégrante de la relation.

Puis tu identifie le mariage judaïque au mariage naturel, ce qui pour moi ne se conçoit pas car Dieu est au cœur du cheminement du peuple hébraïque et se reflète dans leurs institutions dont le mariage qui n'y échappe pas.

Le mariage naturel, quant à lui, est une institution naturelle, ou les conjoints forment une alliance qui n'implique pas nécessairement Dieu, mais qui est un engagement devant les familles et la communauté pour permettre la stabilité nécessaire à la protection et à la croissance de la famille.

Dieu est au coeur du mariage naturel. C'est lui qui l'a créé. Mais il n'en a pas fait l'image de sa relation à notre âme, à savoir jusqu'au pire.

Lorsque Jésus a élevé ce mariage naturel au rang de sacrement, tout change. Il devient mesuré par le surnaturel et ce commandement là :
Citation :

Jean 13, 34 Je vous donne un commandement nouveau : vous aimer les uns les autres ; comme je vous ai aimés, aimez-vous les uns les autres.

Et c'est cela qui pose problème. JAMAIS DE DIVORCE, même quand l'autre a trahi depuis 20 ans.

Aucun problème avec ta notion de mariage élevé au rang de sacrament par Jésus pour ceux qui se marient en Église.

Et que le mariage naturel soit une réalité voulue par Dieu, bien d'accord avec toi. Par contre, et c'est là la différence avec le mariage religieux judaïque ou sacramentel, Dieu n'est pas au cœur de l'alliance qui se noud entre les époux dans un mariage naturel.

Si l'on prends le temps de lire les 3 chapitres du livre de Malachie (qui s'adresse aux prêtres), on se rends compte que la petite partie que tu cite correspond beaucoup plus au mariage sacramentel que naturel.

Dieu se plaint que les prêtres ne sont plus dans cette attitude d'union parfaite avec lui, qu'on lui apporte des aliments impurs, boiteux, malades. Dieu ne prends plus plaisir et ne veut plus de l'offrande des prêtres; les prêtres aussi se plaigne de ce qu'il retire de cette union au verset 12 du chapitres premier:
12 Vous, cependant, vous le profanez en disant : « La table du Seigneur est impure ; méprisable, la nourriture qu’on en retire. »
13 Vous dites : « Quel ennui ! », et vous la dédaignez, – dit le Seigneur de l’univers.

À ce moment et au premier regard, c'est plus le divorce qui semble la solution.

Mais Dieu réitère ce qui doit être l'union qui uni les prêtres et Dieu.
La femme de sa jeunesse, c'est le souffle de vie (Dieu lui-même), qui se manifeste dans l'union tel qu'exprimé au chapitre deuxième de Malachie, union entre Dieu et Levi et l'alliance féconde qui en ait résulté:
05 Mon alliance avec lui était vie et paix, je les lui accordais, ainsi que la crainte, et il me craignait. Devant mon nom, il restait saisi.
06 La loi de vérité était dans sa bouche, et rien de mal ne se trouvait sur ses lèvres. Dans la paix et la droiture, il marchait avec moi ; nombreux furent ceux qu’il ramena de la faute.

Le fait que les prêtres ont, à première vue, détruit l'alliance, n'empêche le Seigneur de revenir à la charge et manifester qu'il ne doit pas en être ainsi:

14 Et vous dites : « Pourquoi cela ? » – C’est que le Seigneur a été témoin entre toi et la femme de ta jeunesse : tu l’as trahie, elle, ta compagne, la femme de ton alliance.

La trahison des prêtres est en regard de la femme de sa jeunesse, du souffle de vie (Dieu), c'est à dire de l'union qui existait entre Dieu et Levi, féconde et pleine de vie.

Dieu se sert d'une analogie, le lien qui unit l'âme au corps, pour exprimer l'unité qui doit résulter de l'union entre lui et le prêtre.
15 Un seul n’a-t-il pas fait la chair, et le souffle de vie qui est en elle ? Et que recherche-t-il ? Une descendance divine. Vous prendrez garde à votre souffle de vie : que nul ne trahisse la femme de sa jeunesse.
16 Car je hais la répudiation, – dit le Seigneur, Dieu d’Israël –, et celui qui se couvre d’un vêtement de violence, – dit le Seigneur de l’univers. Vous prendrez garde à votre souffle de vie et vous ne trahirez pas.

A deux reprises, Dieu mentionne de rester fidèle au souffle de vie (Dieu lui-même). L'unité n'est possible qu'au prix de cette fidélité.

C'est au chapitre troisième que tout s'éclaire parfaitement avec une allégorie saisissante du Christ, qui est le véritable messager de l’Alliance (que nous désirons tous), et qui nous permettra de vivre l'alliance tel que voulu par Dieu:

01Voici que j’envoie mon messager pour qu’il prépare le chemin devant moi ; et soudain viendra dans son Temple le Seigneur que vous cherchez. Le messager de l’Alliance que vous désirez, le voici qui vient, – dit le Seigneur de l’univers.
02 Qui pourra soutenir le jour de sa venue ? Qui pourra rester debout lorsqu’il se montrera ? Car il est pareil au feu du fondeur, pareil à la lessive des blanchisseurs.
03 Il s’installera pour fondre et purifier : il purifiera les fils de Lévi, il les affinera comme l’or et l’argent ; ainsi pourront-ils, aux yeux du Seigneur, présenter l’offrande en toute justice.
04 Alors, l’offrande de Juda et de Jérusalem sera bien accueillie du Seigneur, comme il en fut aux jours anciens, dans les années d’autrefois.
05 Je m’approcherai de vous pour le jugement ; sans attendre, je témoignerai contre les magiciens, contre les adultères, contre ceux qui font de faux serments, contre ceux qui oppriment le salarié, la veuve et l’orphelin, qui excluent l’immigré et qui ne me craignent pas, – dit le Seigneur de l’univers.
06 Moi, le Seigneur, je n’ai pas changé, mais vous, fils de Jacob, vous n’en finissez pas de changer :
07 depuis les jours de vos pères, vous vous écartez de mes décrets et ne les gardez pas. Revenez à moi, et je reviendrai à vous, – dit le Seigneur de l’univers.

Si nous voulons l'associer dans un sens spirituel au mariage, je pense que ce passage de Malachie se réfère vraiment au mariage sacramentel, d'autant plus avec l'allégorie du Christ au chapitre trois, qui seul permet la fidélité indéfectible au souffle de vie (sacrement du mariage).
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Le Synode sur la famille   Dim 19 Oct 2014, 14:49

Le mariage qui est décrit en Malachie n'est pas encore image de la charité entre notre âme et Dieu. Ils n'a donc pas cette exigence de fidélité "jusqu'au pire".

Il est juste fondé sur la conscience naturel que tout homme peut comprendre. Ce que Dieu reproche à ces homme, c'est d'avoir TRAHI LA FEMME DE LEUR JEUNESSE. Et cela, même les païens peuvent le comprendre (voir la civilisation de l'Egypte antique).

De même, la présence du Juge éternel, cela même les païens peuvent le comprendre

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MessageSujet: Re: Le Synode sur la famille   Dim 19 Oct 2014, 16:44

Arnaud Dumouch a écrit:
Le mariage qui est décrit en Malachie n'est pas encore image de la charité entre notre âme et Dieu. Ils n'a donc pas cette exigence de fidélité "jusqu'au pire".

Il est juste fondé sur la conscience naturel que tout homme peut comprendre. Ce que Dieu reproche à ces homme, c'est d'avoir TRAHI LA FEMME DE LEUR JEUNESSE. Et cela, même les païens peuvent le comprendre (voir la civilisation de l'Egypte antique).

De même, la présence du Juge éternel, cela même les païens peuvent le comprendre

Il n'y a aucun mariage de décrit dans Malachie. Il est question de l'alliance entre Dieu et Levi et de ses successeurs, les prêtres, qui trahirent cette alliance. Il n'y a qu'à lire le verset précédent ou il est question du service à l'autel et que tu n'a pas mentionné dans ta citation.

Ce n'est qu'en extrapolant à partir d'un petit passage et en l'isolant des versets qui le précède et le suive que tu l'applique au mariage. Si tu prenait le temps de relire au complet les 3 chapitres, tu constaterais que, si l'on veut l'appliquer au mariage dans un sens spirituel, il n'y a que le mariage sacramentel qui y correspond.
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Le Synode sur la famille   Dim 19 Oct 2014, 16:52

giacomorocca a écrit:

Il n'y a aucun mariage de décrit dans Malachie. Il est question de l'alliance entre Dieu et Levi

Euh giacomorocca, je veux bien que vous aimiez le sens spirituel des textes. Mais là, au sens littéral, c'est du mariage qu'il est parlé :

Malachie 2, 13 Voici une seconde chose que vous faites : vous couvrez de larmes l'autel de Yahvé, avec lamentations et gémissements, parce qu'il se refuse à se pencher sur l'offrande et à l'agréer de vos mains.
Malachie 2, 14 Et vous dites : Pourquoi? - C'est que Yahvé est témoin entre toi et la femme de ta jeunesse que tu as trahie, bien qu'elle fût ta compagne et la femme de ton alliance.
Malachie 2, 15 N'a-t-il pas fait un seul être, qui a chair et souffle de vie? Et cet être unique, que cherche-t-il? Une descendance donnée par Dieu! Respect donc à votre vie, et la femme de ta jeunesse, ne la trahis point!
Malachie 2, 16 Car je hais la répudiation, dit Yahvé le Dieu d'Israël, et qu'on recouvre l'injustice de son vêtement, dit Yahvé Sabaot. Respect donc à votre vie, et ne commettez pas cette trahison!

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MessageSujet: Re: Le Synode sur la famille   Dim 19 Oct 2014, 17:04

Alors si c'est bien du mariage dont il question littéralement, faites-en donc l'exégèse en intégrant ce qui précède et ce qui suis?
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Cécile



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MessageSujet: Re: Le Synode sur la famille   Dim 19 Oct 2014, 18:14

Texte intégral du message du synode des évêques adressé aux familles

[/bL’assemblée du Synode sur la famille a adopté un message adressé en priorité aux familles chrétiennes, rendu public ce 18 octobre

18/10/14 - 15 H 38

« Nous, Pères synodaux réunis à Rome autour du Pape François pour l’Assemblée générale extraordinaire du Synode des évêques, nous nous adressons à toutes les familles des divers continents, et en particulier à celles qui suivent le Christ, Chemin, Vérité et Vie. Nous manifestons notre admiration et notre gratitude pour le témoignage quotidien que vous nous offrez, ainsi qu’au monde, par votre fidélité, votre foi, votre espérance et votre amour. Nous aussi, pasteurs de l’Église, nous sommes nés et avons grandi dans des familles aux histoires et vicissitudes les plus diverses. En tant que prêtres et évêques, nous avons rencontré et avons vécu aux côtés de familles qui nous ont raconté en parole et révélé en actes toute une série de merveilles mais aussi de difficultés.

La préparation même de cette assemblée synodale, à partir des réponses au questionnaire envoyé aux Églises du monde entier, nous a permis de nous mettre à l’écoute de nombreuses expériences familiales. Notre dialogue durant les jours du Synode nous a ainsi enrichis mutuellement, nous aidant à regarder la réalité vivante et complexe dans laquelle évoluent les familles.

À vous, nous proposons cette parole du Christ : « Voici que je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui ; je prendrai mon repas avec lui, et lui avec moi. » (Ap 3, 20). Comme il le faisait durant ses pérégrinations sur les routes de la Terre Sainte, entrant dans les maisons des villages, Jésus continue à passer aussi aujourd’hui par les rues de nos villes. Dans vos foyers, vous faites l’expérience d’ombres et de lumières, de défis exaltants, mais parfois aussi d’épreuves dramatiques. L’obscurité se fait encore plus épaisse, jusqu'à devenir ténèbres, lorsque le mal et le péché s'insinuent au coeur même de la famille.

Il y a, avant tout, le grand défi de la fidélité dans l’amour conjugal. L’affaiblissement de la foi et des valeurs, l'individualisme, l'appauvrissement des relations, le stress d’une frénésie qui empêche la réflexion marquent aussi la vie familiale. On assiste alors à de nombreuses crises matrimoniales, affrontées souvent de façon expéditive, sans avoir le courage de la patience, de la remise en question, du pardon mutuel, de la réconciliation et même du sacrifice. Ces échecs sont ainsi à l’origine de nouvelles relations, de nouveaux couples, de nouvelles unions et de nouveaux mariages, qui créent des situations familiales complexes et problématiques quant au choix de la vie chrétienne.

Parmi ces défis, nous souhaitons ensuite évoquer les épreuves de l’existence même. Pensons à la souffrance qui peut apparaître lorsque qu’un enfant est handicapé, lors d’une grave maladie, lors de la dégénérescence neurologique due à la vieillesse, lors de la mort d’une personne chère. La fidélité généreuse de tant de familles qui vivent ces épreuves avec courage, foi et amour est admirable, lorsqu’elles les considèrent non comme quelque chose qui leur a été arrachée ou imposée, mais comme quelque chose qui leur a été donné et qu'ils offrent à leur tour, voyant en toutes ces personnes éprouvées le Christ souffrant lui-même.

Nous pensons aux difficultés économiques causées par des systèmes pervers, par le « fétichisme de l’argent » et par « la dictature de l’économie sans visage et sans un but véritablement humain » (Evangelii gaudium, 55) qui humilie la dignité de la personne. Nous pensons aux pères et aux mères sans emploi, impuissants face aux besoins les plus élémentaires de leur famille ; et à ces jeunes qui se trouvent devant des journées désoeuvrées et sans espérance, proies potentielles des dérives de la drogue et de la criminalité.

Nous pensons enfin à la foule des familles pauvres, à celles qui s’agrippent à une barque pour atteindre des moyens de survie, aux familles de réfugiés qui émigrent sans espoir à travers des déserts, à celles qui sont persécutées simplement à cause de leur foi et de leurs valeurs spirituelles et humaines, à celles qui sont frappées par la brutalité des guerres et des oppressions. Nous pensons aussi aux femmes qui subissent la violence et sont soumises à l’exploitation, à la traite des personnes, aux enfants et aux jeunes victimes d’abus même de la part de ceux qui devraient en prendre soin et les faire grandir en confiance, aux membres de tant de familles humiliées et en difficulté. «La culture du bien-être nous anesthésie et […] toutes ces vies brisées par manque de possibilités nous semblent un simple spectacle qui ne nous trouble en aucune façon. (Evangelii gaudium, 54). Nous faisons appel aux gouvernements et aux organisations internationales pour promouvoir les droits de la famille en vue du bien commun.

Le Christ a voulu que son Église soit une maison avec la porte toujours ouverte et accueillante, sans exclure personne. Nous sommes ainsi reconnaissants envers les pasteurs, les fidèles et les communautés prêts à accompagner et à porter les déchirures internes et sociales des couples et des familles.

Cependant, il y a également la lumière qui brille le soir derrière les fenêtres dans les maisons des villes, dans les modestes résidences des périphéries ou dans les villages et même dans les baraquements : celle-ci brille et réchauffe les corps et les âmes. Cette lumière, dans les vicissitudes de la vie nuptiale des conjoints, s’allume grâce à une rencontre : il s'agit d'un don, d'une grâce qui s'exprime -comme le dit la Genèse (2,18)- quand deux visages se retrouvent chacun l'un « en face » de l'autre, comme une «aide qui lui corresponde », c'est-à-dire à la fois semblable et complémentaire. L'amour de l'homme et de la femme nous enseigne que chacun des deux a besoin de l'autre pour être soi-même, chacun demeurant pourtant différent de l'autre dans son identité qui s'ouvre et se révèle dans le don réciproque. C’est ce qu’exprime de façon suggestive la femme du Cantique des Cantiques : «Mon bien-aimé est à moi, et moi, je suis à lui […] Je suis à mon bien-aimé, mon bien-aimé est à moi » (Ct 2, 16 ; 6,3).

Pour que cette rencontre soit authentique, le cheminement commence avec le temps des fiançailles, temps de l’attente et de la préparation. Il s'actualise pleinement dans le sacrement du mariage où Dieu appose son sceau, sa présence et sa grâce. Ce chemin passe aussi par la sexualité, la tendresse, la beauté, qui perdurent même au-delà de la vigueur et de la fraîcheur de la jeunesse. De par sa nature, l'amour tend à rimer avec toujours, jusqu'à donner sa vie pour la personne qu'on aime (cf. Jn 15,13). À cette lumière, l'amour conjugal, unique et indissoluble, persiste malgré les nombreuses difficultés des limites humaines ; c’est l’un des plus beaux miracles, bien qu’il soit aussi le plus commun.

Cet amour se déploie au travers de la fécondité et de la générativité qui ne sont pas seulement procréation mais aussi don de la vie divine dans le baptême, éducation et catéchèse des enfants. Il s’agit aussi d'une capacité à offrir la vie, de l'affection et des valeurs. Cette expérience est possible même pour ceux qui n'ont pu avoir d'enfant. Les familles qui vivent cette aventure lumineuse deviennent pour tous un témoignage, en particulier pour les jeunes.

Durant ce cheminement, qui s’avère parfois un sentier ardu avec ses difficultés et ses chutes, on retrouve toujours la présence et l'accompagnement de Dieu. La famille en fait l'expérience dans l'affection mutuelle et le dialogue entre époux et épouse, entre parents et enfants, entres frères et soeurs. Elle le vit aussi en se mettant ensemble à l’écoute de la Parole de Dieu et en partageant la prière commune : petite oasis spirituelle à mettre en place à un moment chaque jour. Il y a aussi l'engagement quotidien de l'éducation à la foi, à la beauté de la vie évangélique et à la sainteté. Ce devoir est souvent partagé et exercé avec beaucoup d'affection et de dévouement aussi par les grands-parents. Ainsi la famille se présente comme une authentique Église domestique, qui s'ouvre sur cette famille de familles qu'est la communauté ecclésiale. Les époux chrétiens sont alors appelés à devenir des maîtres dans la foi et dans l'amour également auprès des jeunes couples.

Il y a ensuite une autre expression de la communion fraternelle, celle de la charité, du don, de la proximité auprès des laissés pour compte, des marginalisés, des pauvres, des personnes seules, des malades, des étrangers, des familles en crise, gardant en mémoire la parole du Seigneur : « Il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir » (Ac 20,35). Il s'agit d'un don de biens partagés, de présence, d'amour et de miséricorde et aussi d’un témoignage de vérité, de lumière, de sens donné à la vie.

Le sommet qui recueille et récapitule tous ces liens de la communion avec Dieu et le prochain est l’Eucharistie dominicale, lorsque, avec toute l’Église, la famille prend place à la table du Seigneur. Lui-même se donne à nous tous, pèlerins de l'histoire en route vers la rencontre ultime lorsque le «Christ sera tout en tous» (Col 3,11). Pour cela, dans la première étape de notre chemin synodal, nous avons réfléchi à l’accompagnement pastoral et à la question de l’accès aux sacrements des personnes divorcées-remariées.

Nous, pères synodaux, vous demandons de cheminer avec nous vers le prochain synode. Que demeure sur vous la présence de la famille de Jésus, Marie et Joseph réunis dans leur modeste maison. Ensemble, tournés vers la Famille de Nazareth, faisons monter vers notre Père à tous notre invocation pour les familles de la terre.

Père, donne à toutes les familles la présence d’époux courageux et remplis de sagesse, qui soient source d'une famille libre et unie. Père, donne aux parents d’avoir une maison où vivre dans la paix avec leur famille. Père, donne aux enfants d’être signes de confiance et d'espérance, et aux jeunes le courage de l’engagement stable et fidèle. Père, donne à tous de pouvoir gagner leur pain de leurs propres mains, de jouir de la sérénité d’esprit et de garder allumé le flambeau de la foi même dans les moments d’obscurité. Père, donne-nous de voir fleurir une Église toujours plus fidèle et crédible, une cité juste et humaine, un monde qui aime la vérité, la justice et la miséricorde. »
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tobie



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MessageSujet: Re: Le Synode sur la famille   Dim 19 Oct 2014, 21:07

bonjour a tous

l'EGLISE va enfin se convertir
bonne nouvelle pour satan !!!!!

http://www.la-croix.com/Actualite/Monde/Le-pape-a-fait-beaucoup-de-mal-au-Synode-estime-le-cardinal-Burke-2014-10-18-1251149
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Le Synode sur la famille   Dim 19 Oct 2014, 21:10

Citation :
Le pape « a fait beaucoup de mal » en ne disant pas « ouvertement quelle était sa position » sur les passages les plus controversés du rapport intermédiaire, la relatio post disceptationem, notamment en ce qui concerne l’accès à la communion aux divorcés-remariés ou l’accueil des personnes homosexuelles

Que le Cardinal Burke ne se trouble pas. A la fin, il ne sortira que ce que l'Esprit Saint voudra. Ca fait 2000 ans que c'est comme ça... Donc à moment donné, il faut y croire. Very Happy

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MessageSujet: Re: Le Synode sur la famille   Dim 19 Oct 2014, 21:16

Arnaud Dumouch a écrit:
Citation :
Le pape « a fait beaucoup de mal » en ne disant pas « ouvertement quelle était sa position » sur les passages les plus controversés du rapport intermédiaire, la relatio post disceptationem, notamment en ce qui concerne l’accès à la communion aux divorcés-remariés ou l’accueil des personnes homosexuelles

Que le Cardinal Burke ne se trouble pas. A la fin, il ne sortira que ce que l'Esprit Saint voudra. Ca fait 2000 ans que c'est comme ça... Donc à moment donné, il faut y croire. Very Happy

bonsoir arnaud

certes; faisons confiance a l'Esprit,mais finalement ce pape me fais flipper avec ses drôles d'idées
il peut toujours rejoindre les protestants si le cœur lui en dit !!!
il me semblait que la reforme avait déjà eu lieu ?
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Le Synode sur la famille   Dim 19 Oct 2014, 21:25

Tobie, c'est juste que vous ne lisez pas ses écrits. Vous ne les connaissez qu'à travers les médias.

La vérité de la foi est en sécurité avec le pape François.

De toute façon, elle est en sécurité absolue avec l'Esprit Saint :

Citation :
Luc 22, 31 "Simon, Simon, voici que Satan vous a réclamés pour vous cribler comme froment ;
Luc 22, 32 mais moi j'ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille pas. Toi donc, quand tu seras revenu, affermis tes frères dans la foi."

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MessageSujet: Re: Le Synode sur la famille   Dim 19 Oct 2014, 21:33

Arnaud Dumouch a écrit:
Tobie, c'est juste que vous ne lisez pas ses écrits. Vous ne les connaissez qu'à travers les médias.

La vérité de la foi est en sécurité avec le pape François.

De toute façon, elle est en sécurité absolue avec l'Esprit Saint :

Citation :
Luc 22, 31 "Simon, Simon, voici que Satan vous a réclamés pour vous cribler comme froment ;
Luc 22, 32 mais moi j'ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille pas. Toi donc, quand tu seras revenu, affermis tes frères dans la foi."

oui;c'est pour cela que je suis encore catholique
j'aime vous lire mon cher Arnaud :sts:
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Le Synode sur la famille   Dim 19 Oct 2014, 21:39


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MessageSujet: Re: Le Synode sur la famille   Lun 20 Oct 2014, 21:12

Le Synode livre sa feuille de route pour un an de réflexion

2014-10-20 Radio Vatican

La dernière Congrégation générale du premier Synode des évêques sur la famille, convoqué par le Pape François, a été consacrée samedi soir au vote de la Relatio Sinodi, le texte final de cette assemblée. 183 pères synodaux, ayant droit de vote, étaient présents. Le texte a été voté point par point. La majorité des deux tiers était requise. Trois articles sur 62 ne l’ont pas obtenue. A la demande du Saint-Père, le texte a été rendu public dans son intégralité, accompagné des résultats du vote. Il sera envoyé aux conférences épiscopales du monde entier et servira de « Lineamenta » (document préparatoire) au deuxième Synode sur la famille qui aura lieu en octobre 2015.

La Relatio Sinodi est le fruit du remaniement du rapport d’étape présenté le 13 octobre, remaniement effectué à partir des 470 amendements présentés par les « circuli minores », les groupes linguistiques au sein desquels avaient été répartis tous les participants au Synode. Certains chapitres ont été entièrement réécrits, d’autres ont été légèrement modifiés. Certains contiennent de nombreux ajouts, d’autres ont été supprimés. Plusieurs articles énoncent une série de propositions sans tirer de conclusion. Ainsi, la partie consacrée aux divorcés remariés présente les différents points de vue qui se sont exprimés et indique que ce dossier doit être ultérieurement approfondi en prenant soin de faire la distinction entre les différentes situations. Le chapitre consacré aux personnes homosexuelles a été largement remanié. Dans un autre chapitre, l’expression « gradualité dans l’histoire du salut » a été remplacée par « pédagogie divine dans l’histoire du salut ». Le titre « aspects positifs dans les unions civiles et les concubinages » devient « soin pastoral de ceux qui sont mariés civilement ou en concubinage ».

La présence des « Semina Verbi » dans les cultures (cf Ad Gentes, 11) pourrait être appliquée, d’une certaine manière, aux réalités familiales des personnes non chrétiennes. Le nouveau texte reconnaît la présence d’éléments valables en dehors du mariage chrétien, à condition que ces formes soient fondées sur une relation stable et authentique entre un homme et une femme et orientées vers le mariage chrétien. Le chapitre sur les familles blessées traite aussi, dans le nouveau texte, des familles monoparentales. Un chapitre consacré à la famille dans les documents de l’Église a été ajouté. Le nouveau texte tient à remercier les familles chrétiennes qui répondent avec une fidélité généreuse à leur vocation et mission. Il insiste sur l’importance du pardon et interpelle les États quant à leur responsabilité à l’égard des familles.

Prenant la parole à la fin des travaux, le Pape François a souligné que ce texte était la synthèse fidèle et claire des débats en assemblée plénière et au sein des carrefours linguistiques. Le Souverain Pontife réaffirme qu’il n’a jamais été question de remettre en cause les vérités fondamentales sur le Sacrement du Mariage : l’indissolubilité, l’unité, la fidélité et l’ouverture à la vie. Mais l’Église ne regarde pas l’humanité de l’intérieur d’un château de verre pour juger les personnes. Ses portes sont grandes ouvertes pour les nécessiteux et les repentis et pas seulement pour les justes et pour ceux qui se croient parfaits. Le Pape François souhaite que l’année qui nous sépare du prochain synode favorise un vrai discernement spirituel des idées proposées pour que soient trouvées des solutions concrètes aux difficultés et aux innombrables défis auxquelles les familles sont confrontées.

Romilda Ferrauto

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MessageSujet: Re: Le Synode sur la famille   Jeu 30 Oct 2014, 17:35

Le cardinal Burke dément ses propos mettant en cause le pape


30/10/14 - 16 H 16    

« Je n’ai pas dit que le pape François avait fait du mal à l’Église ». C’est en ces termes que le cardinal américain Leo Raymond Burke, préfet du Tribunal de la signature apostolique, a tenu à effectuer une précision après la diffusion par le site américain BuzzFeed, le 18 octobre 2014, d’une interview dans laquelle il estimait que le pape avait fait « beaucoup de mal » en ne faisant pas connaître « ouvertement sa position » sur la question de l’accès à la communion des personnes divorcées remariées.

Une dizaine de jours plus tard, le cardinal américain a précisé ses dires. C’est « l’absence de clarté concernant la position du pape » sur ce sujet brûlant qui avait créé « des dommages », a-t-il expliqué. « La confusion, comme celle entraînée en particulier par cette interview, a été malheureusement utilisée pour attribuer à ceux qui s’opposent aux thèses du cardinal Kasper une animosité personnelle à l’égard du pape », a regretté le cardinal Burke dans des propos rapportés par l’Institut Dignitatis Humanae .
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MessageSujet: Re: Le Synode sur la famille   Mer 05 Nov 2014, 15:09

Opinion : la communion des divorcés remariés, retour sur le débat après le Synode (La Croix)

Jean-François CHIRON, professeur à l’Université catholique de Lyon

Les débats qui ont marqué le Synode invitent à revenir sur les raisons théologiques du refus qu’oppose officiellement l’Église catholique à la communion eucharistique des divorcés remariés.

La réponse habituelle évoque une contradiction entre le statut des divorcés remariés et l’alliance irrévocable conclue par le Christ avec son Église, dont l’Eucharistie est le signe. Comme l’a écrit Jean-Paul II : les divorcés remariés « se sont rendus eux-mêmes incapables d’y être admis car leur état et leur condition de vie est en contradiction objective avec la communion d’amour entre le Christ et l’Église, telle qu’elle s’exprime et est rendue présente dans l’Eucharistie » (Familiaris consortio, n° 84).

Cette affirmation doit être bien comprise. Car un remariage civil n’a pas d’effets sur le lien sacramentel qui a été noué auparavant : aux yeux du magistère catholique, il ne s’agit que d’une forme d’entrée en concubinage. Un mariage civil conclu avant le mariage religieux n’est d’ailleurs pas davantage pris en considération par l’Église : des catholiques mariés seulement civilement peuvent sans problèmes se marier religieusement après leur divorce, même s’ils ont des enfants ; rien de matrimonial n’est supposé avoir existé.

Or on sait que la communion redevient possible pour des divorcés remariés s’ils vivent dans la continence (cf. le n° 1650 du Catéchisme de l’Église catholique). Seuls sont donc visés par l’interdit ecclésial les couples ayant des relations sexuelles – sinon, même les divorcés remariés continents seraient privés d’accès à l’Eucharistie. Ce qui est problématique n’est donc pas la ratification purement civile d’une nouvelle union, puisqu’elle est sans effet sur le lien sacramentel ; c’est la dimension sexuée du nouvel état.

On est donc fondé à estimer que la raison de l’opposition du magistère à la communion eucharistique des divorcés remariés relève (simplement, si l’on peut dire) de la morale sexuelle. Ce n’est pas l’état de divorcé remarié civilement « comme tel » qui est contradictoire avec ce dont l’Eucharistie est le signe, c’est ce qu’il comporte normalement : les rapports sexuels « illégitimes ». Ils ne peuvent être sacramentellement pardonnés, et donc empêchent la communion eucharistique. Alors que des divorcés remariés vivant dans la continence mettent fin à la situation de péché qui est la leur, et c’est cela qui compte.

Le magistère catholique considère que toute relation sexuelle hors mariage sacramentel est « intrinsèquement désordonnée », indépendamment de tout contexte et de toute circonstance. Or la situation de couples divorcés remariés désirant vivre une relation stable et fidèle (ce qu’indique précisément leur remariage civil) est-elle comparable à celle de personnes trompant leur conjoint, ou se livrant à une forme de « vagabondage sexuel » ? Ou même à une relation sexuelle occasionnelle hors mariage ? Tous les actes (sexuels) ici évoqués sont-ils à mettre sur le même registre, à considérer comme également immoraux et donc interdisant, au même titre, l’accès à l’Eucharistie ? On comprend aussi que des couples refusent de voir réduit au seul registre génital, quelle que soit son importance anthropologique, ce qu’ils s’efforcent de reconstruire avec la grâce de Dieu : de vraies valeurs y sont engagées, ce que nul dans l’Église ne saurait contester. Rappelons enfin le principe énoncé par le pape François : « L’Eucharistie, même si elle constitue la plénitude de la vie sacramentelle, n’est pas un prix destiné aux parfaits, mais un généreux remède et un aliment pour les faibles » (Evangelii gaudium, n° 47).

C’est la définition d’un acte humain, et donc d’un acte sexuel, qui est ici en cause : dans quelle mesure le contexte et les circonstances doivent-ils être pris en compte dans sa définition, et donc son évaluation éthique ? Il faut aussi se demander si une appréciation pastorale a sa place dans l’évaluation de la moralité d’un acte. Envisager ces perspectives impliquerait que le magistère catholique soit prêt à quelques déplacements, comme l’a souligné l’évêque d’Anvers, Mgr Bonny : jusqu’à quel point est-il légitime, pour aborder ces questions, de privilégier une seule école de théologie morale ?

Il n’était pas anodin à cet égard que le pape François cite dans Evangelii gaudium (n° 44) la formule du Catéchisme de l’Église catholique rappelant que « l’imputabilité et la responsabilité d’une action peuvent être diminuées voire supprimées » par des « facteurs psychiques ou sociaux » ; si le paragraphe du projet de document synodal citant ce même passage à propos des divorcés remariés n’a pas obtenu la majorité qualifiée, il apparaît bien que la majorité de l’Assemblée synodale a considéré qu’un tel rappel était important.

On perçoit l’ampleur de la réflexion à laquelle sont appelés les évêques, s’ils souhaitent vraiment prendre en compte la racine des problèmes. Du moins est-il possible d’estimer que le dogme de l’indissolubilité du lien matrimonial n’est pas en cause dans le débat qui s’est ouvert suite à l’intervention du cardinal Kasper, mandaté par le pape François. C’est la dimension éthique, inséparable d’une approche pastorale, qui est au cœur de cette question, comme de toutes celles débattues à Rome.
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MessageSujet: Re: Le Synode sur la famille   Ven 12 Déc 2014, 15:03

Le Pape François nous explique ce que fut le Synode sur la famille

2014-12-11 Radio Vatican


« Durant le Synode extraordinaire des évêques sur la famille, aucune censure préalable n’a été posée : chacun pouvait et devait dire ce qu’il avait sur le cœur, ce qu’il pensait sincèrement ». Voilà ce qu’a tenu à déclarer le Pape François ce mercredi matin lors de l’audience générale Place Saint-Pierre, alors que plusieurs thèmes abordés lors de cette assemblée continuent d’alimenter le débat et de donner lieu à des déclarations d’évêques et de cardinaux, provoquant parfois incompréhension et nouveaux questionnements sur des sujets épineux.

C’est ainsi que le Pape François a tenu, comme il vient de le faire dans un entretien récent sur un quotidien argentin, La Naciòn, a expliqué ce « qu’avait été ce Synode ».

« Avant tout, a tenu à préciser le Pape, j’ai demandé aux pères synodaux de parler avec franchise et courage, et d’écouter avec humilité ». Ce choix « pouvait-il prêter à discussions ? C’est vrai, ajoutait le Pape, mais toujours quand on cherche la volonté de Dieu, il y a différents points de vue et il y a la discussion. Ce n’est pas une vilaine chose, mais à condition qu’on le fasse avec un esprit de service. Cela aurait été une mauvaise chose que d’imposer une censure préalable. Et au contraire, chacun pouvait dire ce qu’il pensait », a rappelé le Pape.

Tous les documents du synode, trois jusqu'à présent, ont été publiés « dans la transparence », et on a fait le compte rendu du processus synodal mais aussi du travail en commissions. Tout s'est déroulé ' cum Petro et sub Petro', càd le Pape garant de tous. Une autre précision du Pape durant l'audience générale. Et de rappeler par ailleurs que le Synode n'est pas « un parlement, il représente certe l'Eglise mais la structure n'est pas parlementaire ». «C'est un espace protégé afin que l'Esprit Saint puisse opérer, et il n'a pas été le lieu d'affrontements entre factions mais bien d'un échange entre évêques ».

Le Pape remerciait ensuite les médias pour le travail mené avec attention, et les si nombreux articles, mais soulignait que « souvent les médias adoptent le style des articles sportifs, opposant en ce cas conservateurs et progressistes.» Et c'est pour cela « que je vais vous raconter le Synode ». «Certains d'entre vous me demanderont si les pères synodaux se sont disputés. Je ne sais pas, mais ce qui est certain c'est qu'ils ont parlé fort, ça c'est vrai, et c'est cela la liberté dans l'Eglise.»

« Je peux vous assurer, a ajouté le Pape, qu'au Synode sur la famille personne n'a mis en doute la doctrine de l'Eglise sur la famille, l'indissolubilité, la fidélité, l'ouverture à la vie. Cela n'a pas été touché ».

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