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  la loi islamique contre Les attentats suicides

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eric121



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MessageSujet: Re: la loi islamique contre Les attentats suicides    Lun 23 Juin 2014, 21:22

ismael a écrit:

on veux bien savoir comment tu t'est apostasie et en contre partie  de quoi?  

ça c'est de la calomnie pure, il aurait apostasié pour une contre-partie !!!
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eric121



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MessageSujet: Re: la loi islamique contre Les attentats suicides    Lun 23 Juin 2014, 21:25

Mohamed-Ibn-Abdellah a écrit:
Lebob a écrit:
Mohamed-Ibn-Abdellah a écrit:
Lebob a écrit:


Oui, mais il faut voir cela dans "le contexte"...   Mr.Red 

Ce même contexte qui permet aujourd'hui à certains extrémistes musulmans de considérer que par ses actes Mahomet leur à ouvert un permis de chasse sans restriction contre tous ceux qui ne pensent pas comme eux...   siffler 

mais bien sûr, et le massacre des indiens, Hiroshima - Nagasaki, et 132 de colonisation française, c'est nous les Musulmans les coupables,  mort de rire , c'est toujours la faute des musulmans, comme au temps des premiers chrétiens, a Rome .

Les musulmans ont assez de crimes sur la conscience sans leur mettre sur les cornes ceux qu'ils n'ont pas commis.

Mais en regard de 132 ans de colonisation française, que sont 14 siècles d'esclavagisme en Afrique?  Et l'esclavagisme est une vieille tradition dont certains pays musulmans ne parviennent pas à se défaire - suffit de voir au Qatar - bien que le coran en aie prétendument interdit la pratique...

Au fait, puisqu'on parle d'esclavagisme, est-il vrai que dans certains dialectes arabes, il n'existe qu'un seul pour désigner un "noir" ou un "esclave"?

conseil de lecture : L'esclavage en Islam - Entre les traditions arabes et les principes de l'Islâm

Auteur Mohammad DIAKHO, ensuite on en reparlera!
Conseil de lecture fait par 'un musulman : L'Esclavage en Terre d'Islam  de Malek Chebel

Mahomet a vendu un esclave pour 800 dirhams (Sahih Boiukhari)
Il a eu en tout 63 esclaves qu'il a libéré quand ? ... la veille de sa mort... n'est ce pas hypocrite de libérer des esclaves lorsqu'on ne peut plus les utiliser ?
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Théodéric



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MessageSujet: Re: la loi islamique contre Les attentats suicides    Lun 23 Juin 2014, 21:44

eric121 a écrit:
ismael a écrit:

on veux bien savoir comment tu t'est apostasie et en contre partie  de quoi?  

ça c'est de la calomnie pure, il aurait apostasié pour une contre-partie !!!

Eric121 , Bah il ne faut pas s'étonner des manières du monde !!

et puis dans le fond c'est vrai il y a une contre partie, le Don du Saint Esprit et là sûr il a faut une superbe affaire Connaitrez Le Père et le Fils de l'intérieur cela vaut plus que toute les religions du monde !!
seulement ceux qui marchent sous l'esclavage d'une loi ne peuvent pas le comprendre !

que Notre Père Divin accorde l'Unité et La Connaissance de Lui qui nous rend Fils par Le Fils Unique , est une chose totalement inabordable par la pense humaine , il faut le Don de l'Esprit pour en vivre la réalité , et comme ils refusent ils s'enferment en eux même et sont scandalisés incapable de comprendre la Liberté et Libéralité Divine !
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Lebob



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MessageSujet: Re: la loi islamique contre Les attentats suicides    Lun 23 Juin 2014, 23:20

Arnaud Dumouch a écrit:
Lebob a écrit:
Arnaud Dumouch a écrit:
Le démon qui, je pense, est en train de faire entrer les islamistes djihadistes sunnites en guerre civile contre les islamistes djihadistes chiites est l'orgueil.

Et l'islam politique va se détruire durablement dans cette guerre qui commence.

Il en naîtra un nouvel islam, purifié de la politique, plus spirituel et humble.

Impossible.  L'islam est par essence politique puisqu'il entend régir la vie de la cité et de ses adeptes jusque dans les moindres détails.

Il ne fut par essence politique qu'après un premier temps où il fut mystique (Médine). Et de même que pour le judaïsme, certaines souffrances et échecs peuvent le débarrasser de sa partie politique.

Je doute que l'islam ait jamais eu un caractère mystique. C'est juste la redoutable machine inventée par un individu pour accéder au pouvoir...
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MessageSujet: Re: la loi islamique contre Les attentats suicides    Mar 24 Juin 2014, 12:35

Après s’être exprimé, il faut savoir s’effacer.


Dernière édition par ghislain le Jeu 03 Juil 2014, 21:30, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: la loi islamique contre Les attentats suicides    Mar 24 Juin 2014, 12:55

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Dernière édition par ghislain le Ven 04 Juil 2014, 10:46, édité 2 fois
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Théodéric



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MessageSujet: Re: la loi islamique contre Les attentats suicides    Mar 24 Juin 2014, 22:54

ghislain a écrit:
En fait,

"L'église contient toute la tendresse et la cruauté, l’intelligence l’extrême et l’ignorance crasse, les combats et les réussites, tout l'amour et, oui, l'amertume et les préjugés..." (Barack Obama)

Salut Gislain ,

en fait si ce commentaire est bien de lui, il va casser la baraque au-bas-mot !!  :mdr: 
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MessageSujet: Re: la loi islamique contre Les attentats suicides    Mer 25 Juin 2014, 08:10

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Dernière édition par ghislain le Ven 04 Juil 2014, 10:47, édité 2 fois
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Théodéric



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MessageSujet: Re: la loi islamique contre Les attentats suicides    Mer 25 Juin 2014, 15:52

ghislain a écrit:
Seulement si l'église est devenue trop étroite pour que tout puisse y entrer !

Ces mots sont bien du Président américain (Extrait "Discours de Barack Obama au Constitution Center de Philadelphie : http://www.voltairenet.org/article165071.html)

il est bien musulman lui !!!  What a Face 

si le pays qu'il dirige a encore quelques valeurs elles proviennent de l’Église et pas d'ailleurs !
et en ce moment il dilapide toutes les valeurs en les reniant par des actes qui se prétendent humanistes et qui ne sont que l'inverse !
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eric121



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MessageSujet: Re: la loi islamique contre Les attentats suicides    Mer 25 Juin 2014, 21:31

Mohamed-Ibn-Abdellah a écrit:


Il y a des hadiths rapportés dans Sahih Al-Bukhari et Sahih Muslim qui expriment qu'une personne prenant sa propre vie en consommant du poison ou par tout autre moyen (qui aboutit à sa mort) sera puni par ce même mode de mort jusqu'au Jour de la Résurrection.
Qu'est ce que tu attends pour nous montrer ces hadiths ?
Même s'ils existaient (mais j'en doute), ils interdiraient de se suicider sans raison.
Mais un kamikaze ne se suicide pas sans raison, son but c'est de tuer un maximum d'ennemis,  il fait le jihad prôné par Mahomet et aucun hadith n'interdit de s'exploser pour tuer l'ennemi. Mahomet a dit qu'il voudrait mourir pour le jihad, être ressuscité 3 fois et mourir 3 fois pour le jihad
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MessageSujet: Re: la loi islamique contre Les attentats suicides    Jeu 26 Juin 2014, 09:37

.


Dernière édition par ghislain le Ven 04 Juil 2014, 10:47, édité 2 fois
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DelpheS



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MessageSujet: Re: la loi islamique contre Les attentats suicides    Jeu 26 Juin 2014, 10:49

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Lebob



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MessageSujet: Re: la loi islamique contre Les attentats suicides    Jeu 26 Juin 2014, 17:11

safir97 a écrit:
Eric121 a écrit:
Qu'est ce que tu attends pour nous montrer ces hadiths ?
Même s'ils existaient (mais j'en doute), ils interdiraient de se suicider sans raison.
Mais un kamikaze ne se suicide pas sans raison, son but c'est de tuer un maximum d'ennemis,  il fait le jihad prôné par Mahomet et aucun hadith n'interdit de s'exploser pour tuer l'ennemi. Mahomet a dit qu'il voudrait mourir pour le jihad, être ressuscité 3 fois et mourir 3 fois pour le jihad

bonjour

déjà pour commencer, c'est Mohamed.....Mahomet, je ne connais pas et ce prénom n'existe pas en islam

appelons un chat un chat et non un caht

donne moi la définition de Djihad Prône par Mohamed (paix et salut sur Lui)


Terroriser et massacrer tous ceux qui ne sont pas d'accord avec moi (c'est-à-dire Mahomet) ou qui contestent mon autorité.

Il suffit de lire l'histoire de Mahomet pour avoir une illustration parfaite de la guerre sainte telle qu'il la préconisait.  Et selon la tradition musulmane, Mahomet est bien l'exemple du musulman parfait qu'il convient de suivre, non?
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Lebob



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MessageSujet: Re: la loi islamique contre Les attentats suicides    Jeu 26 Juin 2014, 17:55

safir97 a écrit:
bonjour

relaxe mon ami, je t'ai dit que Mahomet n'existe pas

Mahomet existe tout autant pour les francophone qu'Îsâ existe pour les musulmans. Ca vous va comme cela?

safir97 a écrit:
tu ne m'apporte rien de nouveau

J'imaginais bien que vous saviez que le prophète a assassiné tant et plus.

safir97 a écrit:
je vais etre gentil avec toi

Evitez de prendre un ton trop condescendant, ça pourrait se retourner contre vous.

safir97 a écrit:
acheté toi ce livre qui est écrit par un non musulman , lit le à tête reposée sans préjuger et après on échangera.....ok......à bientôt

Inutile, j'en ai déjà lu plusieurs rédigés par des non-musulmans.

safir97 a écrit:

la lecture agrandit l'Ame


Sauf lorsqu'on limite ses lectures à un seul livre...
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Théodéric



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MessageSujet: Re: la loi islamique contre Les attentats suicides    Jeu 26 Juin 2014, 23:21

Bonsoir Saphir97

je reprend juste un passage de ta réponse a Lelob ;

afin que tu puisse dire ce qu'est pour toi la vie spirituelle et en quoi elle consiste pour toi !

safir97 a écrit:
bonjour

la lecture agrandit l’âme

bien d'accord avec moi ,l'âme relève de la spiritualité....

cordialement

1°)  est-ce que la charia et la guerre sainte sont considérées comme participantes a la vie spirituelle d'un musulman ?
2°) un musulman peut il plaire a Dieu et aller au Paradis si il refuse de pratiquer la violence de la guerre sainte ou la rigueur de la charia du genre lapidation ?

je comprend mal ce qu'il y a de spirituel dans la volonté d'anéantir ceux qui ne sont pas d'accord , car si Dieu a quelque chose a dire aux hommes les tuer ne leurs apprend rien !
que Dieu ai raison est une évidence qu'IL tue ceux qu'Il appel a la vie est une hérésie spirituelle !

si Dieu avec le coran a une Bonne nouvelle a annoncer aux hommes c'est illogique qu'Il autorise le crime , car alors ce n'est plus une bonne nouvelle !!

Bref éclaire moi sur tout cela car pour moi c'est simplement insensé !

je sais que tu peux me répondre que les chrétiens l'ont fait a une époque !
moi je dis qu'ils ont fait ce qu'ils voulaient mais pas ce que Jésus a Dit et FAIT !
Lui n'a parler que d'Amour et de Compassion et IL l'a Vécu jusqu’à la mort et Résurrection !
Dieu ne tue pas , mais les hommes en Son Nom s'en donne le droit c'est tout le problème des religions et religieux et des croyants pas très réfléchit !!  :hello:

je en suis pas certain de te répondre cette semaine , je part 3 jours si je peux je te répondrais avant !
sinon a Lundi ou mardi soir Merci de ta patience !
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eric121



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MessageSujet: Re: la loi islamique contre Les attentats suicides    Sam 28 Juin 2014, 10:01

Citation :


bonjour

déjà pour commencer, c'est Mohamed.....Mahomet, je ne connais pas et ce prénom n'existe pas en islam

appelons un chat un chat et non un caht

donne moi la définition de Djihad Prône par Mohamed (paix et salut sur Lui)

Allah est Puissant et Sage
Nous sommes sur un site français et en français on dit : https://fr.wikipedia.org/wiki/Mahomet
donc c'est bien un chat et non un cat
Il n'y a qu'une seule définition prônée par Mahomet, celle qu'on retrouve dans ces hadiths .
un exemple parmi d'autres ou Mahomet dit qu'il aurait voulu mourir 3 fois par le jihad et être ressuscité pour refaire 3 fois le jihad.
Un autre : pour les femmes le jihad c'est le pèlerinage... donc pour les hommes c'est ...
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eric121



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MessageSujet: Re: la loi islamique contre Les attentats suicides    Sam 28 Juin 2014, 10:02

safir97 a écrit:


acheté toi ce livre qui est écrit par un non musulman , lit le à tête reposée sans préjuger et après on échangera.....ok......à bientot

la lecture agrandit l'Ame

Si tu proposes la lecture de livre de propagande, c'est que tu n'as personnellement rien à proposer pour débattre
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eric121



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MessageSujet: Re: la loi islamique contre Les attentats suicides    Sam 28 Juin 2014, 10:05

safir97 a écrit:
bonjour

mahomet n'existe pas pour la seconde fois

je ne vais pas remuer le passé avec les croisades, l'extermination des indiens par les blancs.....

alors arrêtons mon cher, les guerres ont concerné tout le monde,  religions ou pas

tu m'apportes rien, juste de l'inimitié alors on stoppe

cordialement
Pour la enième fois, en France on dit Mahomet : https://fr.wikipedia.org/wiki/Mahomet
- la cause des croisades c'est que les musulmans empêchaient les chrétiens de se rendre aux lieux saints
- contrairement aux musulmans, les chrétiens ont reconnus leurs erreurs du passé
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Lebob



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MessageSujet: Re: la loi islamique contre Les attentats suicides    Sam 28 Juin 2014, 15:33

eric121 a écrit:
safir97 a écrit:
bonjour

mahomet n'existe pas pour la seconde fois

je ne vais pas remuer le passé avec les croisades, l'extermination des indiens par les blancs.....

alors arrêtons mon cher, les guerres ont concerné tout le monde,  religions ou pas

tu m'apportes rien, juste de l'inimitié alors on stoppe

cordialement
Pour la enième fois, en France on dit Mahomet : https://fr.wikipedia.org/wiki/Mahomet
- la cause des croisades c'est que les musulmans empêchaient les chrétiens de se rendre aux lieux saints
- contrairement aux musulmans, les chrétiens ont reconnus leurs erreurs du passé

Tssss! Il est bien connu que les musulmans, à commencer par le prophète n'ont jamais fait d'erreurs et n'ont tué "que pour se défendre"....  mort de rire 
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ysov



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MessageSujet: Re: la loi islamique contre Les attentats suicides    Sam 28 Juin 2014, 21:32

Et si Safir comme bien d'autres se sent acculer au pied du mur à débattre malgré le peu d'arguments
face à nos vérités, adopte cette attitude de péteux condescendant. Un autre qui va céder à la calomnie et peut-être au racisme de propos comme l'autre qui semble se tenir pénard depuis quelques jours.
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ysov



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MessageSujet: Re: la loi islamique contre Les attentats suicides    Dim 29 Juin 2014, 03:17

safir97 a écrit:
ysov a écrit:
Et si Safir comme bien d'autres se sent acculer au pied du mur à débattre malgré le peu d'arguments
face à nos vérités, adopte cette attitude de péteux condescendant. Un autre qui va céder à la calomnie et peut-être au racisme de propos comme l'autre qui semble se tenir pénard depuis quelques jours.


bonjour

face à nos vérités

vous être vraiment grave sachant qu'il existe des dizaines d'exemplaires de la bible alors vous prenez laquelle ?

non, restez dans la peau de votre militaire....votre idole

de vos réponses, rien de surprenant venant d'une personne de votre trempe qui ne sait que rabaisser les gens qu'ils n'aiment pas

aucun dialogue, que dalle, wellou, nothing

vous êtes une personne méprisante

apprenez à bien connaitre votre religion, parce que, vous me paraissez ignare....ou sont vos références bibliques

dans votre religion, on enseigne le respect

juste la parole d'un islamophobe qui ne sais même pas ce que veux dire islam

au pied du mur, attendons gentiment.......

Vous vous enfoncez de plus en plus, continuez, le vrai visage va surgir. Mr.Red

En passant le terme de ''islamophobe'' inventé par les frères musulmans, ces intégristes très favorables aux islamistes purs et durs, me semble de votre trempe à simplement vous lire. Mr.Red 
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ysov



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MessageSujet: Re: la loi islamique contre Les attentats suicides    Dim 29 Juin 2014, 03:32

:beret: Je ne sais pas ce que veut dire islam? :beret:  Tu as d'autres idioties de ce genres à déblatérer? Saches que ton coran je l'ai bien lu, beaucoup de hadiths aussi, qui sont parmi les pires
aberrations des écrits islamiques.

Quand tu qualifies quelqu'un de islamophobe, es-tu du genre des manipulateurs qui associent islamophobie avec hostilité envers les musulmans? Je serais curieux de ta réponse.

En passant, si je t'aime peu, c'est que dès le début de tes sparages ici, tu avais des propos condescendants envers d'autres,
tout en réagissant comme une pauvre victime typiquement nombriliste. Thumbdown 
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eric121



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MessageSujet: Re: la loi islamique contre Les attentats suicides    Dim 29 Juin 2014, 10:11

safir97 a écrit:
Lebob a écrit:
eric121 a écrit:
safir97 a écrit:
bonjour

mahomet n'existe pas pour la seconde fois

je ne vais pas remuer le passé avec les croisades, l'extermination des indiens par les blancs.....

alors arrêtons mon cher, les guerres ont concerné tout le monde,  religions ou pas

tu m'apportes rien, juste de l'inimitié alors on stoppe

cordialement
Pour la enième fois, en France on dit Mahomet : https://fr.wikipedia.org/wiki/Mahomet
- la cause des croisades c'est que les musulmans empêchaient les chrétiens de se rendre aux lieux saints
- contrairement aux musulmans, les chrétiens ont reconnus leurs erreurs du passé

Tssss!  Il est bien connu que les musulmans, à commencer par le prophète n'ont jamais fait d'erreurs et n'ont tué "que pour se défendre"....    mort de rire 

bonjour

Mahomet n'existe pas ............................pour la troisième fois....

Nous sommes sur un site français et en français on dit
Nous sommes sur un site français et en français on dit bien : https://fr.wikipedia.org/wiki/Mahomet
et arrête de jouer à l'enfant gaté
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MessageSujet: Re: la loi islamique contre Les attentats suicides    Dim 29 Juin 2014, 10:20

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MessageSujet: Re: la loi islamique contre Les attentats suicides    Dim 29 Juin 2014, 10:33

«Nous conquerrons Jérusalem, ô Juifs. Nous conquerrons Rome et nous reprendrons l'Espagne... Comme le prophète l'a dit, "Nous sommes venus à vous avec rien d'autre que des massacres".»
- Jihadiste de l'État islamique en Irak et au Levant
Source: http://jihadology.net/2014/05/17/al-furqan-media-presents-a-new-video-message-from-the-islamic-state-of-iraq-and-al-sham-clanging-of-the-swords-part-4/

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MessageSujet: Re: la loi islamique contre Les attentats suicides    Dim 29 Juin 2014, 10:36

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MessageSujet: Re: la loi islamique contre Les attentats suicides    Dim 29 Juin 2014, 11:01

ghislain :  Si vous reconnaissez Mohamed Comme prophète et Messager (c'est votre liberté), alors ne vous dites pas catholique.





29. (Oh Musulmans) Combattez ceux qui ne croient ni en Allah ni au Jour dernier, qui n'interdisent pas ce qu'Allah et Son messager ont interdit (Haram) et qui ne professent pas la religion de la vérité (L'islam), parmi ceux qui ont reçu le Livre ( Les juifs, les chrétiens, les sabéens qui ne suivent pas l'islam), jusqu'à ce qu'ils versent la capitation (  Djizya) par leurs propres mains, après s'être humilies .

30. Les Juifs disent : "Uzayr est fils d'Allah" et les Chrétiens disent : "Le Christ est fils d'Allah". Telle est leur parole provenant de leurs bouches. Ils imitent le dire des mécréants avant eux. Qu'Allah les tue! Comment s'écartent-ils (de la vérité)?

Les chrétiens sont accusés de prendre Marie et des moines en divinités en dehors d'Allah. L'islam considère la doctrine du pere et du fils comme du Shirk (association)

"Les associateurs ne sont qu'impuretés : qu'ils ne s'approchent plus de la Mosquée sacrée, après cette année-ci. »"
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MessageSujet: Re: la loi islamique contre Les attentats suicides    Dim 29 Juin 2014, 11:18

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MessageSujet: Re: la loi islamique contre Les attentats suicides    Dim 29 Juin 2014, 11:25

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MessageSujet: Re: la loi islamique contre Les attentats suicides    Dim 29 Juin 2014, 11:28

Mais vous pensez que Mohamed a agi sous la volonté que le même Dieu que celui en lequel croient les chrétiens ?

Ce n'est pas possible. Le Coran affirment que les chrétiens ont divinisé Marie (-faisant d'elle une divinité) et surtout un chrétien est convaincu que Jésus est Le Seigneur, c'est une abomination d'un point de vue musulman, puisque pour eux, en aucun cas Dieu ne partage sa divinité avec quoi que ce soit ou qui que ce soit.

Chrétiens et musulmans n'ont pas le même Dieu, même s'ils croient chacun en un Dieu unique, celui-ci n'est pas identique, et n'est pas "unique" de la même manière.
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MessageSujet: Re: la loi islamique contre Les attentats suicides    Dim 29 Juin 2014, 11:34

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Dies Natalis Solis Inv.



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MessageSujet: Re: la loi islamique contre Les attentats suicides    Dim 29 Juin 2014, 12:06

ghislain a écrit:
Voici le point de vue d'un sage indouiste qui vénérait l'Être divin sous le nom de Râm, sur Mahomet :

" Une lumière divine s'élève des déserts de sable de l'Arabie — la lumière même de Dieu. Aux temps où l'Arabie était en proie aux guerres intestines, alors que les peuples étaient plongés dans la superstition, et que les lamentations des pauvres et des abandonnés remplissaient l'air, parut le grand Prophète Mahomet. Le Prophète portait dans ses mains le flambeau fulgurant du message divin, un message de paix, d'unité et de fraternité pour toute l'humanité. A la vue de la misère qui l'entourait son coeur fondait de compassion. Son fidèle biographe parle de lui en termes significatifs : « S et de les conduire sur le chemin de la justice. Il se retirait souvent dans la caverne de Hira et les yeux pleins de larmes priait Dieu avec ferveur pour la régénération du genre humain. » Telle fut la mission avec laquelle le Prophète commença sa magnifique carrière. .Il détourna les mauvaises pensées et les aspirations malsaines des masses ignorantes, dirigeant leur vision vers, le Créateur tout-puissant de l'univers. Inspirée par l'esprit de Dieu, sa puissante personnalité dominait les Arabes, écartant les maux causés par l'égoïsme, la cupidité, la violence, inspirant à leurs coeurs une foi salutaire et ennoblissante. C'est ainsi que le grand Prophète apporta la paix et le sentiment de fraternité.parmi des peuples divisés et insatisfaits. Par des exhortations incessantes, par un contact exalté et par son influence transformatrice, il adoucissait leurs coeurs et les remplissait des pures émotions de la compassion, de l'amour et de la sympathie. Il leur enseigna les principes de la prière qui élève le coeur et l'amène jusqu'au trône du Seigneur. Le prophète prêchait résolument pour Dieu, pour l'unité et pour la paix. Il mettait toute sa confiance dans la nature pleine de douceur et de pardon du Seigneur et proclamait que la soumission à Sa volonté est la voie qui mène à la paix et à la béatitude éternelles. La vision du Prophète est absolument universelle. II a vu l'humanité entière comme un tout et a révélé à l'homme le mystère de son rapport intime avec Dieu, le Créateur. En vérité, l'harmonie réelle, avec la paix et la bonne volonté qui en résultent, ne sont possibles que lorsque toute l'humanité reconnaît la souveraineté divine et ne vit sur cette terre bénie que dans un esprit d'amitié et de coopération sous la bannière de Son Nom tout-puissant et sacré. Dieu est l’unique cause et le seul auteur, plein de compassion, de tout ce qui existe. Le message du Prophète, inspiré de Dieu, est un message à tous les peuples de celte planète." (Présence de Râm)

Et là, il y a de la spiritualité !


 siffler Bof. Déjà les écrits les plus érudits remettent largement en question le berceau même de l'Islam qui serait le Hejaz. De nombreux érudits qui eux ont étudiés les sciences historiques, la théologie comparée, la paléographie, la codicologie etc. pensent plus à une naissance Syrienne de l'Islam, qui serait né d'un courant sectaire judéo-nazaréen. L'islam est nourri d'écritures apocryphes, et reprends à son compte des éléments doctrinaires d'hérésie (docéte, monophysite, nestorianisme etc.)

"Aux temps où l'Arabie était en proie aux guerres intestines, alors que les peuples étaient plongés dans la superstition"  C'est la légende islamique. La vérité c'est que les écrits des historiens grecs et romains, ainsi que Perses mettent à mal cette histoire. La region était plutôt paisible à l'époque. Quand aux superstitions je te renvoies vers les travaux de spécialistes qui ont démontrés que l'Arabie étaient composites, des courants chrétiens, des polythéistes, des courants juifs se côtoyaient et commerçaient.  C'est plutôt la tolérance polythéiste (qui contrairement au monothéisme accepte la diversité des croyances) qui régnait. c'est l'islam qui définit la période pré-médinoise comme celle de l'ignorance, mais aucun savant musulman n'a jamais pu démontrer qu'une seule connaissance scientifique n'a été révélée dans le Coran. Tout le contenu prétendu scientifique du Coran était connu et même dans des centres de recherches 'Indiens, perses, romains et grecs' plus avancé.

"

A la vue de la misère qui l'entourait son coeur fondait de compassion." Il a spoilié les terres ety les richesses des uns pour les distribuer à la Oumma. Il a agit comme tt bon chef militaire de l’époque.



"les lamentations des pauvres et des abandonnés remplissaient l'air, parut le grand Prophète Mahomet"  c'est faux, tout comme l'affirmation que les fillettes étaient enterrées vivantes. Jamais il n'a été démontré que l'Islam a apporté la paix et la richesse au monde. Il a profité aux convertis, aux tribus ralliées à Mohamed, mais les femmes qui jouissaient de liberté (regarde Khadija la première femme du prophète, héritière, éduquée, veuve qui peut choisir d'épouser un homme plus pauvre qu'elle qui de plus l'ammène vers une autre religion que celle qui a toujours été la sienne. Une Khadija "inversée" est improbable en Islam. En se livrant à des mariages forcés, aux prises de guerres sexuelles, au mariage avec la jeune Aicha et en iscrivant dans le droit musulman l'obligation d'accorder moitié moins de l'héritage à la femme, on ne peut pas parler de progrès. Khadija est celle qui nous prouve qu'on pouvait être Femme, riche, instruite, héritière et LIBRE dans la société pré islamique. L'oncle de Khadija l'a marié à Mohamed. Imagine t-on un oncle musulman pieux marier sa nièce à un non musulman à cette époque ?


"Le Prophète portait dans ses mains le flambeau fulgurant du message divin, un message de paix, d'unité et de fraternité pour toute l'humanité." Non il n'est pas venu apporter la paix, le message de paix n'est pas délivré dans le Coran, le Coran est un Livre qui affirme la supériorité de la Oumma (communauté des croyants musulmans) sur les autres communautés, et le Coran ordonne aux fidèles de faire régner l'islam sur le monde afin que toute autre religion soit vaincue et que le culte et la croyance reviennent à Allah seul.

Les musulmans sont seulement frères entre eux. Alors oui communauté fraternelle musulmane exclusivement. Le Coran et les hadiths sont clairs et limpides à ce sujet. Sans le moindre équivoque.

La suite c'est pareil, quel est l'interet de réciter de telles louanges alors qu'on a jamais lu ni le Coran, ni les hadith, qu'on ne connait rien au Fiqh et à l'histoire des Civilisations islamiques. J'ai ici même reproduit les travaux des historiens musulmans et indiens qui ont montré tout ce qu'avait apporté les disciples de Mohamed à L'Inde puisque l'auteur est originaire de ce pays.

Les Indouistes sont polythéistes, le Coran et les Hadiths ne disent pas une seule chose positive sur une telle croyance et de tels peuples : soit c'est la conversion, soit la l'exil, la mort ou le servage pour eux. C'est paradoxal, mais seul la masse des croyants indouistes à contraint les musulmans lorsqu'ils ont concqui le Nord de L'Inde a accordé à ces peuples un statut proche de celui de Dhimmi.

Qu'a apporté l'Islam en Inde si ce n'est ce que je viens de dire ? Lisez les écrits des musulmans médiévaux sur l'Inde et ses peuplades, seul le génial Al Biruni a pris leur défense et en est même arrivé à se poser des questions sur ce que pouvait bien apporter les valeurs de l'islam aux indiens. Ses contemporains ont répondu pour lui : l'islam ! la seule religion qui doit etre adorée par l'Homme. peut importe le reste et le devenir des cultures, des traditions et des cultes ainsi que la vie de ceux qui n'entendraient pas le message universel apporté au monde.
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Dies Natalis Solis Inv.



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MessageSujet: Re: la loi islamique contre Les attentats suicides    Dim 29 Juin 2014, 12:08

Gandhi avait un savoir tout à fait relatif concernant de l'islam.

La seule vérité que Gandhi a prononcé sur une autre religion que la sienne est celle-ci :

Je ne connais personne qui a fait plus pour l'humanité que Jésus. En fait, il n'ya rien de mal avec le christianisme ... Le problème est avec vous, chrétiens. Vous n'êtes à la hauteur de vos propres enseignements.

     Dans la conversation, attribué par James E. McEldowney


Or, l'enseignement des évangiles est en quasi total désaccord avec celui délivré par la tradition (sunna/hadiths) et l'hagiographie de Mohamed (Sira), sans parler du Coran qui est sensé parler de Jésus, en en faisant un messager, un législateur et un prophète MUSULMAN.

"Je ne considère pas Hitler comme étant aussi mauvais qu'il est représenté. Il montre une capacité étonnante a remporter ses victoires sans effusion de sang."
         Lettre à Rajkumari Amrit Kaur, en ce qui concerne la situation militaire entre l'Angleterre et l'Allemagne (mai 1940), cité dans Collected Works (1958), p. 70.





http://fr.wikiquote.org/wiki/Adolf_Hitler
1 Les peuples régis par l’Islam seront toujours plus proches de nous que la France, par exemple, en dépit de la parenté du sang qui coule dans nos veines. Le malheur veut que la France ait dégénéré au cours des siècles et que ses élites aient été subverties par l’esprit juif. Cela a pris de telles proportions que cela est irréparable. La France est condamnée à faire une politique juive.

  • Testament politique d’Hitler, Adolf Hitler, notes de Martin Bormann, préface de Trevor-Roper, éd. Fayard, 1959, 2 avril 1945, p. 180
    2 Je conçois que l’on puisse s’enthousiasmer pour le paradis de Mahomet, mais le fade paradis des chrétiens !

    • Libres propos sur la guerre et la paix recueillis sur l’ordre de Martin Bormann, Adolf Hitler, éd. Flammarion, 1952, t. 1, 13 décembre 1941, p. 141
      3 Cette philosophie [japonaise], qui est une des raisons principales de leur succès, n’a pu se maintenir comme principe d’existence du peuple que parce que celui-ci est resté protégé contre le poison du christianisme. Comme dans l’Islam, la religion japonaise est dépourvue de tout terrorisme et contient seulement l’espoir de la félicité. Le terrorisme est seulement une idée juive répandue par le christianisme.

      • Hitler cet inconnu (Hitlers Tischgesprache im Führerhauptquartier) (1951), Adolf Hitler, notes de Henry Picker, éd. Presses de la cité, 1969, 4 avril 1942, p. 274



      4 Si à Poitiers Charles Martel avait été battu, la face du monde eût changé. Puisque le monde était déjà voué à l’influence judaïque (et son produit, le christianisme, est une chose si fade!) il eût beaucoup mieux valu que le mahométisme triomphât. Cette religion récompense l’héroïsme, elle promet aux guerriers les joies du septième ciel… Animés par un tel esprit, les Germains eussent conquis le monde. C’est le christianisme qui les en a empéchés.(NDLR , Mélenchon regrette, comme Hitler, que nous ayons arrpeté les Arabes à Poitiers… )

      • Libres propos sur la guerre et la paix recueillis sur l’ordre de Martin Bormann, Adolf Hitler, éd. Flammarion, 1954, t. 2, 28 août 1942, p. 297



      5 Nous avons la malchance de ne pas posséder la bonne religion. Pourquoi n’avons nous pas la religion des Japonais, pour qui se sacrifier à sa patrie est le bien suprême ? La religion musulmane aussi serait bien plus appropriée que ce christianisme, avec sa tolérance amollissante.

      • Au cœur du troisième Reich, Albert Speer, propos d’Adolf Hitler, éd. Fayard, 1971, p. 138





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MessageSujet: Re: la loi islamique contre Les attentats suicides    Dim 29 Juin 2014, 12:26

http://www.cairn.info/zen.php?ID_ARTICLE=VING_082_0015

Le jihâd
Réceptions et usages d'une injonction coranique d'hier à aujourd'hui
en mode Zen
Sortir du mode Zen
Hamit Bozarslan

Publié dans
Vingtième Siècle. Revue d'histoire
2004/2 (no 82)
Éditeur
Presses de Sciences Po
Page 15-29

1
Pour tenter d’expliquer la violence de certains militants et groupes islamistes, que le 11 septembre 2001 a révélée de manière foudroyante, seul un regard sur la longue durée paraît approprié. C’est ce que propose Hamit Bozarslan, en analysant les lectures multiples et contradictoires qui peuvent être faites des textes coraniques et la diversité des pratiques sociales et culturelles qui en ont résulté, depuis la mort du Prophète. Cette étude offre ainsi de mieux saisir la fondamentale polysémie du jihâd : l’islam est-il véritablement idéologie de contestation violente ? L’auteur observe attentivement la place de la religion musulmane dans le champ du politique ; il peut dès lors éclairer le déplacement qu’opère une organisation telle qu’Al-Qaida, tendant à réaliser une sortie hors du politique au profit d’une violence proprement eschatologique.

2
Comprendre les attentats suicides commis par les militants islamistes à travers le monde, dont le 11 septembre constitue le repère emblématique, nécessite une double précaution méthodologique. En premier lieu, il faut avoir à l’esprit que la violence auto-sacrificielle telle que perpétrée par les membres d’Al-Qaida, s’inscrit dans un registre universel et, comme le montrent les cas des Tigres Tamoules, de la gauche radicale et des militants du PKK en Turquie, ne constitue nullement l’apanage des organisations islamistes. Seule une lecture complexe, prenant en considération à la fois les facteurs structurels d’une contestation violente et les régimes de subjectivité qui, à un moment donné, lui confèrent un aspect auto-sacrificiel, permet de comprendre ce type d’action.

3
D’un autre côté cependant, on ne peut faire abstraction des références qui légitiment, aux yeux de ses auteurs du moins, cette violence. En l’occurrence, il s’agit bien d’une violence exercée par des acteurs islamistes et au nom de l’islam. Cela ne signifie certes pas qu’il y ait un rapport de causalité entre la référence religieuse et la violence qu’elle légitime. D’autres acteurs condamnent la violence et prônent l’obéissance à l’ordre établi en utilisant la même référence. Il n’en reste pas moins que, comme les autres références religieuses ou idéologiques (le marxisme, ou plus prosaïquement, le nationalisme), l’islam peut également donner sens à un conflit qui lui est extérieur et/ou postérieur, et partant, en déterminer les termes cognitifs, politiques, voire militaires.

4
Dans cet article qui souhaite apporter quelques éclairages synthétiques à la question de la violence dans l’islam et dans le monde musulman, je combinerai une double démarche, l’une attentive à la très longue durée, appréhendée ici par le biais de repères classiques, l’autre privilégiant l’analyse des discontinuités radicales des dernières décennies. L’approche par la longue durée, inévitablement réductrice, constitue un garde-fou ; elle permet d’historiciser la question de la violence dans l’islam et dans l’histoire des sociétés musulmanes et de se prémunir contre toute interprétation culturaliste et essentialiste. L’approche par les discontinuités, quant à elle, permet de saisir les dynamiques qui sont actuellement en œuvre au Moyen-Orient.

5
Ainsi, je présenterai d’abord les sources primaires (le Coran et la sira du Prophète [1]  Pour utiliser une formule heureuse d’Alfredo Morabia,... [1] ), pour montrer que dès lors qu’elles sont extraites de leurs contextes historiques, elles peuvent aussi bien légitimer que condamner l’usage de la violence au nom de la religion. Dans un deuxième temps, je m’intéresserai aux grands débats des légistes entre les 11e et 14e siècles, qui aboutirent à la formation d’une doctrine musulmane de paix et de guerre. Celle-ci ne concerne pas la violence en tant que telle, mais elle fixe néanmoins les conditions du passage de l’altérité à l’inimitié avec le monde non-musulman, et de l’obéissance à la désobéissance à l’intérieur du monde musulman [2]  Je me limiterai ici à l’islam sunnite. Pour l’islam... [2] . Après un long saut dans le temps, je suggérerai, dans une troisième partie, qu’au cours des 19e et 20e siècles, la question de la violence dans le monde musulman se confond largement avec celle de la guerre ou de la résistance. Mais la référence religieuse comme source légitimatrice de l’action politique est alors progressivement marginalisée au profit notamment du nationalisme, du tiers-mondisme et, dans certaines parties du monde musulman du moins, du marxisme-léninisme. Enfin, dans la dernière partie de l’article, je suggérerai que seule une lecture « multivariante [3]  L’expression est de J. Rule, Theories of civil violence,... [3]  » qui, sans minimiser l’importance de la référence religieuse réhabilitée depuis quelques décennies, prendrait en compte les régimes de subjectivité dans lesquels évoluent les acteurs, permettrait de comprendre les formes auto-sacrificielles de la violence qui voient le jour dans le monde musulman.

◦ La violence dans les textes sacrés

6
Comme les deux autres monothéismes, l’islam émerge et évolue dans une polysémie qu’il engendre par ses sources sacrées et par laquelle il peut légitimer ou condamner des pratiques contradictoires. Soulignons pour commencer que, paroles immuables, donc anhistoriques et a-spatiales du Créateur, les versets du Coran ne « descendent » pas moins dans des contextes historiques donnés [4]  Cf. à ce propos, le remarquable ouvrage de A. L. de Prémare,... [4] . Ainsi, les versets datant de la formation de la première communauté musulmane, de l’exil (hijra) de la période médinoise (622-630), de la conquête de La Mecque (630) et enfin, de la formation de l’État dont Mahomet est le chef, prônent des formules politiques plutôt antinomiques [5]  Partant de cette historisation, Reuven Firestone classe... [5] . Depuis la mort de Mahomet, cette double nature, divine, donc anhistorique et pourtant inscrite dans un contexte historique, de la parole sacrée, place les croyants dans une situation de constante incertitude.

7
Il est important, en deuxième lieu, de rappeler qu’à l’instar des autres monothéismes, l’islam est à la fois chargé de déterminer la conduite de l’homme « ici-bas » et de préparer le salut de son âme dans l’au-delà. Il instaure un ordre social et politique et, en même temps, il peut annuler ce même ordre par l’attente de délivrance eschatologique qu’il cultive. En tant qu’ordre terrestre, il instaure des rapports de pouvoir, fondés sur la ritualisation et l’institutionnalisation qui lui assurent sa durabilité ; en ce qu’il est appel de délivrance eschatologique, il invite, en puissance du moins, à une violence messianique. Il est par conséquent vain de tenter de définir un « vrai » islam qui serait, de par ses fondements, pacifique ou guerrier ; comme les autres systèmes de croyances et de sens, l’islam, comme objet d’étude des sciences sociales, n’existe que par et à travers les pratiques sociales des générations successives, par et à travers les références sacrées qu’elles utilisent pour légitimer la paix ou la guerre, la violence ou l’obéissance.

8
Ces mêmes pratiques donnent également un sens à l’usage que les croyants font des commandements contradictoires contenus dans le Coran. Ainsi, un verset précise-t-il qu’« il n’y a pas de contrainte en religion ! La voie droite se distingue de l’erreur » (2 : 256) [6]  Pour les versets du Coran cités dans ce texte, cf.... [6] , acceptant, par là-même, le droit inaliénable de chacun de s’inscrire dans sa propre croyance, fût-elle « fausse ». D’autres versets conditionnent l’usage de la violence contre les non-croyants à la simple défense des musulmans [7]  « Combattez dans le chemin de Dieu, ceux qui luttent... [7] , voire de toutes les communautés croyantes victimes de la répression païenne [8]  « Toute autorisation de se défendre est donnée à ceux... [8] . Ces versets promettent une contre violence légitime, car défensive, ici-bas, et une sanction divine qui ne manquerait pas d’être infligée dans l’au-delà à l’encontre des païens [9]  « Telle sera la rétribution de ceux qui font la guerre... [9] . Enfin, d’autres versets suppriment cette conditionnalité, pour faire de l’usage de la violence contre les non-croyants, entendus, cette fois-ci, comme non-musulmans, un impératif religieux : « Combattez ceux qui ne croient pas en Dieu et au Jour dernier/ceux qui ne déclarent pas illicite ce que Dieu et son prophète ont déclaré illicite/ceux qui parmi les gens du Livre [10]  Il s’agit là naturellement des chrétiens et des juifs... [10] ne pratiquent pas la vraie religion… Combattez-les jusqu’à ce qu’ils payent directement le tribut, après s’être humiliés. » (9 : 29).

9
La guerre, qui, à l’évidence, n’est que synonyme de « combat », peut être imposée aux musulmans par les païens ou décidée par eux afin de propager et imposer le message de Dieu. Mise au service de Dieu, elle constitue l’une des formes d’accomplissement du devoir de jihâd (littéralement : effort). Le jihâd est naturellement inévitable s’il est imposé. Ainsi, un hadith prophétique précise : « Ne souhaitez pas la rencontre de l’ennemi, mais plutôt demandez à Dieu de vous accorder le pardon. Lorsque vous rencontrerez l’ennemi, résignez-vous et sachez que le Paradis est sous l’ombre des sabres [11]  Z. Ed-Dine, A. Ibn Abdul-Latif, A. Zoubaidi, Le sommaire... [11] . » Mais comme le montrent certaines sourates, notamment celle au titre on ne peut plus explicite d’Anfal (Butin, VIII) et la sira du Prophète, commandant en chef des armées musulmanes, la guerre peut également être offensive et viser des gains ici-bas et dans l’au-delà. Imposée aux musulmans ou décidée par eux, elle exige effort et sacrifice de la part des croyants. Le sacrifice de soi, le chahada, signifie l’acte ultime du témoignage de l’unicité de Dieu et de la prophétie de Mahomet. Il est la preuve irremplaçable de la véracité du message. Le chahada n’est cependant nullement synonyme de l’auto-sacrifice du croyant. Le Créateur reste le seul à décider le moment et le lieu où il glorifiera l’un de ses combattants du statut du martyr (chehid).

◦ La formation d’une doctrine politique musulmane

10
Dès la mort de Mahomet en 632, la tension entre ces attentes multiples et contradictoires éclata au grand jour. La fin de la mission prophétique laissait aux croyants la perspective de la délivrance eschatologique et l’obligation de survie ici-bas. S’il était impossible de concevoir le pouvoir, et partant le politique, sans les légitimer par la référence religieuse, il apparaissait tout aussi chimérique de les réduire à cette seule dimension. Les croyants devaient en effet se rendre à l’évidence que le pouvoir « ici-bas » restait immanquablement humain et mobilisait, tout aussi inévitablement, les passions humaines. Ainsi, trois des quatre khalifes du Prophète moururent assassinés. Le meurtre du dernier en 661 aboutit à l’éclatement de la communauté en deux factions hostiles, à une guerre opposant les membres de la famille même du Prophète entre eux et à l’instauration d’un pouvoir dynastique.

11
L’expansion de l’islam créait, en outre, une nouvelle situation où les princes musulmans devaient désormais composer avec des « alter ego » non-musulmans. Comment fallait-il définir et, partant, codifier et organiser l’altérité avec les non-musulmans ? Les rapports avec les États non-musulmans devaient-ils être belliqueux ou pacifiques ? Dans cette dernière hypothèse, que fallait-il faire de la prédiction du Prophète : « Le Jihâd se prolongera depuis le moment où Allah m’a envoyé (aux hommes) jusqu’à celui où la dernière troupe (isaba) de ma communauté tuera l’Antéchrist (ad-Daggal), sans que [se] rompe la continuité de ce combat, ni la justice ni l’injustice (du souverain) [12]  Cité par A. Morabia, op. cit., p. 160. [12]  » ?

12
Pas plus que les deux autres religions monothéistes, l’islam ne put concilier ces impératifs contradictoires, et devint le théâtre soit d’une surrationalité politique ici-bas, soit du débordement messianique visant à anticiper la délivrance eschatologique promise dans l’au-delà. Entre le 11e et le 14e siècles, cependant, à défaut de surmonter ces tensions, et dans le sillage des Croisades qui ébranlèrent la confiance des sociétés musulmanes en elles-mêmes [13]  Cf. E. Weber et G. Reynaud, Croisade d’hier et Djihad... [13] , les légistes musulmans parvinrent à élaborer une doctrine d’« entre-deux » qui donna la priorité à la gestion de l’ordre terrestre. Ainsi, il fut explicitement admis que le pouvoir émanait d’ici-bas, mais que l’ordre politique, voire la vie individuelle du croyant musulman, devaient être conformes avec la volonté de l’au-delà.

13
Cette nouvelle hiérarchisation des priorités permettait, avant tout, de clarifier les rapports entre les pouvoirs musulmans et non musulmans. Ainsi, en partant de la tradition prophétique et des versets datant aussi bien des périodes médinoise que mecquoise, les légistes divisèrent le monde en deux parties : le dar’ul islam (la maison de l’islam) et le dar’ul harb (la maison de la guerre). Il était interdit de recourir à la force dans la première, à savoir là où régnait l’ordre musulman. Le consensus et l’obéissance au prince s’imposaient dans la maison de l’islam, qui avait l’obligation de combattre collectivement la fitna (discorde). Quant au dar’ul-harb, notion à l’évidence non coranique [14]  B. Tibi, « War and Peace in Islam », in S.H. Hashmi,... [14] , il était constitué de « territoire non encore conquis, que les musulmans doivent s’efforcer de réduire à merci par la guerre ou harb, sans aucune possibilité de paix. Des trêves (hudna) peuvent néanmoins être conclues en principe pour dix ans [15]  D. Sourdel, J. Sourdel-Thomine, Vocabulaire de l’islam,... [15]  ».

14
Mais cette division, qui obéissait encore trop à l’impératif jihadiste, ne pouvait fonder le politique musulman, ne serait-ce que parce que les obstacles pratiques à son application étaient fort nombreux : comment faire la guerre à un État non-musulman qui est plus puissant qu’un État musulman ? À l’inverse, comment légitimer la paix avec une puissance qui n’est pas musulmane ? D’où la nécessité de créer un « entre-lieux », qui fut nommé dar-al sulh. Dominique Sourdel définit ainsi cette troisième catégorie : « Demeure ou territoire de paix. Territoires non musulmans mais ayant passé un traité avec Mahomet [16]   Ibid. [16]  ». Par analogie avec la tradition prophétique, tout territoire hors de portée des armées musulmanes, tout État avec lesquels les musulmans étaient obligés ou désireux d’entretenir des relations de bon voisinage, formaient la Maison de la Paix. Même Ibn Taymiyya, penseur hanbalite mort en 1328, qui est depuis des décennies la référence obligée de l’islamisme radical à travers le monde, ne manqua pas de rappeler que le devoir de jihâd était subordonné à un impératif encore plus important : la survie de la communauté musulmane [17]  Cf. H. Laoust, La profession de foi d’ibn Taymiyya.... [17] .

15
Mais le principe de réalité s’imposa également sur le plan interne, où la protection de l’ordre établi devint l’obsession et, partant, l’impératif majeur des pouvoirs musulmans. Comme le saisit remarquablement bien Ibn Khaldoun, penseur du 14e siècle, suivant l’exemple de leurs prédécesseurs et/ou contemporains, les princes musulmans avaient rapidement succombé aux charmes de la civilisation urbaine. Or l’urbanité, dont le conformisme et les mœurs adoucies étaient peu compatibles avec les aventures guerrières, s’avérait molle et tiède. Selon ce penseur, la da’wa (appel religieux) mise au service des dynasties royales, perdait de son attraction sous l’effet même de son institutionnalisation, et la açabiyya (solidarité primaire assurant le dynamisme de groupe et l’instauration d’une nouvelle dynastie) finissait par disparaître au bout de quelques générations [18]  Cf. pour son œuvre majeure, dite al-Muqaddima, traduite... [18] .

16
Comme les pouvoirs qui les avaient précédés ou qui les entouraient, les princes musulmans plaçaient également la protection des cours royales et des voies d’approvisionnement des capitales au cœur de leurs préoccupations. Cette évolution obligea les docteurs de la loi à repenser la nomenclature des obligations religieuses et des impératifs régaliens des princes. Ainsi Al-Mawardi (m. 1058) « définit dix charges éminentes incombant au Chef de la Communauté. Il place en troisième position la protection des frontières, et seulement en sixième, le combat contre les Infidèles [19]  A. Morabia, op. cit., p. 207. [19] … ». La guerre offensive pour imposer la religion du Dieu unique au-delà des frontières du dar’ul islam cessa donc d’être une obligation individuelle et collective majeure, en tout cas, immédiate, qu’il fallait accomplir avec zèle et dans un esprit de sacrifice. Par conséquent, à partir du 11e siècle, la notion de jihâd, déjà polysémique, devint ambiguë et signifia une chose et son contraire. D’un point de vue doctrinal, du moins, elle continuait bien sûr à être synonyme de guerre sainte, mais dans cette acceptation guerrière, de plus en plus reléguée dans la catégorie dite « mineure ». Quant au jihâd dit « majeur » il se fit individuel et intérieur : il signifiait désormais travailler sur soi, réaliser le message de la religion en soi. Ainsi, le soi fut transformé en principal site du combat entre le Bien et le Mal.

17
Enfin, le jihâd devint de plus en plus « idéologique et coercitif » pour être fréquemment proclamé contre « toute minorité rebelle » à l’intérieur du dar-ul islam [20]   Ibid., p. 111. [20] . Le consensus des légistes le transformait en effet en une idéologie conservatrice, au service des pouvoirs dont ils ne niaient par ailleurs nullement la nature oppressive. L’imam Ahmed ibn Hanbal (m. 855), le plus « puritain » des quatre fondateurs d’écoles de jurisprudence de l’islam sunnite, n’avait-il pas précisé que « whoever rebels against one of the imams of the Muslims – once the people have agreed upon him, and acknowledged him as caliph, in any manner, whether by pleasure (with him) or by force – that rebel has broken with the community, and deviated from the traditional practice handed down from the Prophet of God… Fighting against authority is not permitted, nor is anyone permitted to rebel against it. Whoever does so is an unlawful innovator, outside the sunna and the way [21]  J. P. Berkey, The Formation of Islam. Religion and... [21]  ». Al-Mawardi (m. 1058) pouvait dès lors légitimement proclamer que « mille ans de tyrannie [valaient] mieux qu’une minute d’anarchie [22]  B. Lewis interprète ainsi cette devise : « Il faut... [22]  ».

18
La nouvelle doctrine permettait de légitimer aussi bien la guerre que la paix, mais comme toute doctrine du pouvoir, elle interdisait la violence et la résistance contre un pouvoir oppresseur. L’effort des légistes, cependant, ne suffisait naturellement pas à asseoir la monopolisation de la référence religieuse par les princes musulmans. Moultes contestations sociales et politiques dans l’islam « médiéval » eurent recours à la religion pour dénoncer les pouvoirs taghouti (adorateurs de fausses divinités) et pour légitimer l’usage de la violence à leur encontre [23]  Cf. pour ces mouvements H. Laoust, Les schismes dans... [23] . Les attentes de délivrance eschatologique, qui se reproduisaient par l’échec même des expériences messianiques successives, trouvèrent également une source d’inspiration et de légitimation dans la religion [24]  Sur ces mouvements, cf. J. P. Berkey, op. cit., p. 89... [24] . La transformation de l’islam en doctrine de légitimation du pouvoir allait donc inévitablement de pair avec le renforcement de l’islam comme idéologie de contestation violente ou d’attente messianique. Ainsi, nombre de dissidences comme celle des « Assassins » de Hassan Sabbah (m 1124) [25]  Cf. sur ces dissidents, B. Lewis, Les Assassins. Terrorisme... [25] se firent-elles au nom de l’islam et furent-elles également réprimées en son nom.

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On voit, à travers ce bref rappel, combien la référence religieuse finit par légitimer l’ordre politique à l’intérieur du dar’ul islam et parvenir à une interprétation réaliste de rapports de forces avec le dar’ul harb, sans pour autant briser le radicalisme dont l’islam, comme les autres monothéismes, est porteur en puissance. Pour utiliser une allégorie sorélienne, on peut en effet suggérer que l’islam légitimait à la fois la force exercée par les pouvoirs musulmans, et la violence, venant du bas, qui visait ces mêmes pouvoirs.

◦ Contestations des 19e et 20e siècles

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L’Empire ottoman géra cette tension inhérente à l’islam par une complexe ingénierie du pouvoir. Les oppositions qui avaient recours à la référence religieuse, et plus encore au messianisme, furent réprimées par une coercition massive ; mais en même temps, le centre administra la multiplicité, et donc la complexité de sa périphérie, dans le cadre d’un « contrat tacite [26]  L’expression est de S. Mardin, Cf. Türk Modernlesmesi.... [26]  », qui reconnaissait une large autonomie à de multiples groupes et communautés, y compris les dissidents « hérétiques » issus des contestations religieuses, comme les Alévis, Druzes ou Yézidis. De même, si les sultans ne renoncèrent jamais à la référence religieuse pour légitimer leur pouvoir, ils n’en puisèrent pas moins aussi dans une autre source : le devlet (État), conçu comme la Troisième Rome. Si le poids et la puissance du centre ne le mettaient pas à l’abri des révoltes, comme celles qui secouèrent l’Anatolie tout au long du 16e siècle, ils ne lui permirent pas moins d’imposer la supériorité d’ici-bas (devlet) sur l’au-delà. Le hanéfisme, que le Palais avait adopté comme doctrine officielle, autorisait d’ailleurs, plus que les trois autres écoles de jurisprudence, à donner la priorité à l’ordre terrestre. Cette subordination de la référence religieuse à l’ordre terrestre était, somme toute, conforme à la « tradition laïque » qu’Olivier Carré évoque à propos de l’histoire musulmane [27]  Cf. O. Carré, L’islam laïc ou le retour à la grande... [27] .

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La situation changea quelque peu à partir du 19e siècle : parallèlement à l’« occidentalisation » du monde ottoman, l’islam devint, progressivement, un marqueur essentiel de la définition de soi et de ses rapports avec l’Occident conquérant ou des communautés chrétiennes dissidentes. Alors même qu’en Europe la guerre était désormais légitimée par des arguments politiques, voire philosophiques, au détriment des arguments théologiques largement désuets, certains penseurs ottomans passaient à l’explication de la guerre (quasi systématiquement imposée et donc défensive) par la religion. Les rapports internationaux pouvaient désormais être lus à l’aune d’un conflit entre un christianisme agresseur et oppresseur et les musulmans agressés et opprimés.

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Force est cependant de nuancer : l’esprit de jihâd soufflé ici et là n’empêchait ni la sur-occidentalisation des élites militaires et civiles, ni la recherche des clefs de lecture du déclin ottoman dans d’autres références que dans la religion, comme le nationalisme ou le darwinisme social qui présentait la vie des nations comme une lutte entre les espèces. Les « prophéties » du 19e siècle ou les « passions » révolutionnaires proposaient des cadres interprétatifs complémentaires, voire alternatifs à la référence religieuse. Ainsi, alors qu’une partie de l’intelligentsia musulmane se voyait confortée dans l’idée qu’elle avait de « la supériorité morale » de sa religion, une autre partie était amenée à rejeter cette même religion qu’elle considérait comme la principale raison de l’« arriération » de l’Empire. Enfin, les rapports entre l’Empire agonisant et l’Occident « chrétien » n’étaient pas réductibles à la seule opposition, dans la mesure où une partie de l’Europe était perçue comme l’alliée de l’islam, ou du moins des Ottomans. Le christianisme « sincère » de ce « bon Occident » était, de loin, préféré à la dégénérescence du « mauvais Occident » qui s’était « sabordé dans l’athéisme ». Le jihâd pouvait dès lors se mettre au service des alliances avec les puissances chrétiennes, comme le « jihâd allemand » de l’Empire ottoman pendant la première guerre mondiale [28]  Ainsi, Mehmed Akif, penseur islamiste ottoman, écrivait... [28] .

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De même, durant de longues décennies qui suivirent la première guerre mondiale, sans être absente, la référence religieuse ne joua qu’un rôle secondaire dans la vie politique du Moyen-Orient. Certes, elle fournit l’essentiel du vocabulaire du combat, comme les mots mudjahid (combattant), shahada et shehid, mais ces termes furent largement « aseptisés » et sécularisés. Ainsi, la guerre de l’indépendance turque (1919-1922), qui fit un large usage de ce vocabulaire, fut-elle menée autant au nom de la religion que de l’anti-impérialisme (voire, sporadiquement, du socialisme) et du nationalisme. Les soulèvements contre les puissances mandataires en Syrie et en Irak n’eurent recours à la religion qu’en marge du nationalisme et des idées de la droite et de la gauche radicales (certains nationalistes arabes n’étaient d’ailleurs pas musulmans). Si l’islam n’était pas absent des contestations nationalistes du Maghreb, c’est qu’il départageait les « indigènes » et les colons ; mais là encore il fut souvent subordonné au nationalisme, voire aux idées de gauche. L’alternative islamiste demeura peu attractive également après la deuxième guerre mondiale, aussi bien en Turquie, en Iran et au Machrek, qu’au Maghreb en pleine décolonisation. L’intelligentsia et la jeunesse du Moyen-Orient étaient alors acquises, dans leur écrasante majorité, aux idées de gauche, qui parvenaient également à trouver de solides échos parmi les officiers. En tant que syntaxe universelle, l’idéologie « socialiste » et ses multiples avatars donnaient sens à un malaise et à une opposition et légitimaient les nationalismes. Ils permettaient aussi de lier le radicalisme anti-impérialiste et tiers-mondiste et la lutte des classes, expliquant l’une par l’autre.

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Si, de la décennie 1950 à la fin des années 1970, le Moyen-Orient faisait peur, notamment à l’Occident engagé dans la guerre froide, ce n’était pas par un quelconque « islamisme », mais par le radicalisme de gauche dont il semblait porteur. C’est d’ailleurs cette peur qui poussa Washington à privilégier l’option d’un islam ultra puritain, ultraconservateur et ultra réconciliant, incarné notamment par l’Arabie Saoudite. Mais les États-Unis cherchèrent également à se servir de l’islamisme radical pour l’ériger en bastion contre la gauche, car aux yeux de nombre d’intellectuels contestataires, l’islamisme, voire dans certains cas, l’islam comme religion, passait durant cette période pour un élément « réactionnaire » au service de « l’impérialisme ».

◦ De Sayyid Qotb à la révolution iranienne

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Cette prédominance des idées nationalistes ou de gauche ne signifiait cependant pas que l’usage politique de l’islam ait constitué une simple parenthèse marquant seulement la période du déclin ottoman. Après la première guerre mondiale, dans le monde arabe, certains acteurs du champ religieux se radicalisaient au contact des idées nationalistes, alors qu’une partie, il est vrai très minoritaire, de l’intelligentsia occidentalisée se tournait vers l’islam pour trouver un modèle « authentique », capable de fonder leur résistance contre les puissances européennes. La formation des « Frères musulmans » en 1928 par Hassan al-Banna (1906-1949) en Égypte, notamment, marquait le début d’une radicalisation qui après plusieurs décennies allait aboutir à une « lecture révolutionnaire » du Coran. Ainsi, au début des années 1960, l’ouvrage majeur du frère musulman Sayyid Qotb (exécuté en 1966), À l’ombre du Coran, allait rejeter toute autre souveraineté que celle de Dieu, et présenter la guerre comme une obligation permanente, purificatrice et expiatoire, incombant aux musulmans [29]  Cf. O. Carré, Mystique et politique. Lecture révolutionnaire... [29] .

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Le tournant Qotb était important à plusieurs titres. En premier lieu, Qotb rejetait la légitimité des États musulmans et, rompant avec la doctrine classique, remettait radicalement en cause le principe de l’obéissance au Prince au nom de la cohésion de la communauté musulmane. En deuxième lieu, sans écarter l’impératif de livrer la guerre contre le dar ‘ul harb, voire comme sa condition sine qua non, il légitimait la violence au sein des sociétés musulmanes, réalisant ainsi une sortie fracassante de la dichotomie « guerre et paix » qui avait préoccupé les légistes. En troisième lieu, en présentant la violence comme le moyen de fonder une société nouvelle, il rompait avec une double logique d’action : la réislamisation des sociétés musulmanes par la transformation individuelle et/ou collective et l’attente de délivrance messianique. Enfin, en révolutionnant l’islam, il islamisait également le concept de la révolution, et partant offrait une alternative universelle à la révolution socialiste.

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Dernière édition par Dies Natalis Solis Inv. le Dim 29 Juin 2014, 12:27, édité 1 fois
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Dies Natalis Solis Inv.



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MessageSujet: Re: la loi islamique contre Les attentats suicides    Dim 29 Juin 2014, 12:26

Cette lecture du Coran allait susciter un écho tardif mais puissant pour marquer, à partir de 1979, nombre de mobilisations politiques moyen-orientales [30]  Elle ne constitua cependant pas une syntaxe hégémonique... [30] . Plusieurs raisons expliquent pourquoi, à cette date seulement, l’islamisme parvint à remplacer une gauche moribonde et offrir un cadre interprétatif permettant de lier les différents conflits du monde musulman comme constituant autant d’avatars d’un même conflit anhistorique et a-spatial, trouvant leur sens dans une même lutte entre l’oppression et la résistance, entre le mal et le bien.
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En premier lieu, le bilan des expériences révolutionnaires des décennies passées, notamment des « révolutions arabes », provoquait alors une profonde déception au sein des sociétés arabes. En Irak et en Syrie, les régimes « révolutionnaires » basculaient définitivement dans une logique répressive, népotiste et clanique, enlevant ainsi toute force d’attraction à l’idéologie ba’athiste. Le glissement de l’Égypte de Sadate dans le camp pro-américain, qui venait après la débâcle de la guerre des Six Jours et la défaite, certes amère mais néanmoins « restauratrice de dignité », de la guerre de Kippour, fut également perçu comme un signe de l’échec des expériences révolutionnaires arabes. Ainsi, la paix de Camp David de 1979 entre Israël et l’Égypte devint-elle synonyme de trahison à travers le Moyen-Orient. En deuxième lieu, la révolution iranienne de 1979, qui commença pourtant par des manifestations de militants de gauche, mais passa rapidement sous le contrôle des partisans de Khomeiny, plaça l’islamisme, bien plus que ne l’aurait imaginé Qotb, sur un piédestal révolutionnaire, offrant ainsi une alternative à la gauche nationaliste. À travers Khomeiny, l’islamisme cessait d’être une idéologie « rétrograde » pour devenir celle d’une révolution qui avait renversé l’un des bastions les plus importants de l’« impérialisme américain ». Comme le montre Farhad Khosrokhavar, l’Iran révolutionnaire substituait l’image du martyre combattant à celle du martyre subi, et réalisait le passage d’un « dolorisme quiétiste à l’activisme tragique [31]  Cf. F. Khosrokavar, Les nouveaux martyrs d’Allah, Paris,... [31]  ». Cette nouvelle référence venant de l’islam chi’ite contribua largement à la reproduction du répertoire révolutionnaire dans le monde musulman sunnite. Enfin, l’invasion de l’Afghanistan en 1979 sonna le glas de l’image de l’Union soviétique comme puissance « amie » des sociétés musulmanes, accélérant ainsi la perte de confiance dans les idées de gauche. L’Afghanistan ne devint pas exclusivement une référence symbolique, opposant le David musulman au Goliath « athée », il fut également le théâtre d’apprentissage du jihâd et l’épreuve du feu de quelque 25 000 militants « arabes » et au-delà musulmans [32]  P. L. Bergen, Holy War, Inc. Inside the Secret War... [32] . Avec la révolution iranienne, puis la guerre Iran-Irak, il renouvela radicalement la notion du combat saint et le sens du martyre [33]  Cf. P. Centlivres et M. Centlivres-Demont, « Les martyrs... [33] .

◦ Le radicalisme des années 1980-1990

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Durant les années 1980 et une partie de la décennie 1990, l’islamisme parvint à combiner la quête d’une société musulmane « pure » avec, implicitement, le nationalisme arabe. Par l’assassinat de Anwar al-Sadat en 1981, certains islamistes égyptiens ne rappelaient pas uniquement aux musulmans qu’ils avaient occulté l’une de leurs obligations majeures qui était le jihâd (al farida al ghaiba) contre le Prince impie défini comme le Pharaon [34]  Cf. Gilles Kepel, Le Prophète et le Pharaon. Aux sources... [34] , mais visaient encore à punir le Prince qui avait trahi les intérêts de la nation arabe. Les islamistes algériens assimilaient le pouvoir « impie » du FLN (puis de l’armée) au « Parti de la France ». L’opposition des ulémas et des intellectuels islamistes saoudiens au lendemain de la guerre du Golfe de 1991 combinait également les deux registres.

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Cette contestation qui se traduisit par des mouvements armés structurés en Algérie, dans une moindre mesure en Égypte, et pour une courte période en Syrie, et par la transformation des acteurs islamistes en « acteurs de référence » un peu partout au Moyen-Orient, commença à s’affaiblir vers le milieu des années 1990. Comme le précise Olivier Roy, au tournant des années 2000 les principaux mouvements islamistes avaient « presque tous quitté le terrain de la violence politique et [étaient] devenus plus nationalistes qu’islamistes [35]  Olivier Roy, L’Islam mondialisé, Paris, Le Seuil, 2002,... [35]  ».

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L’« échec » de cette première vague de radicalisme s’expliquait par un certain nombre de facteurs, à commencer par l’essoufflement des mouvements armés des années 1980 et 1990. La durée de vie d’un phénomène de violence, en effet, n’excède que rarement une ou deux générations « sociologiques ». Au-delà, une violence non victorieuse ne peut se reproduire qu’au prix de sa « privatisation » (l’émergence des seigneurs de guerre marque la fin de l’image de pureté morale dont pouvaient s’enorgueillir les premiers combattants) et sa propre fragmentation (violence interne entre différentes factions de l’opposition). Les guérillas islamistes ne pouvaient échapper à ce sort et éviter de perdre une grande partie de leur crédibilité. En deuxième lieu, les oppositions islamistes non-violentes finirent également par s’éroder, soit par l’effet de lassitude, soit par le complexe jeu de coercition et de cooptation que les pouvoirs mirent en place. La « fatigue sociale » qui marque les sociétés moyen-orientales depuis des années condamna les mouvances islamistes à la marginalité et l’inertie ; elles ne perdirent pas nécessairement leur popularité, mais ne cessèrent pas moins d’être des mouvements de masse. Cette érosion était en grande partie le résultat d’un désintéressement des sociétés moyen-orientales par rapport aux enjeux qui n’avaient pas ou n’avaient plus de rapports avec leurs problèmes quotidiens. En troisième lieu, cette « fatigue sociale » renforça, en retour, les pouvoirs autoritaires et en élargit l’autonomie. Les États parvinrent à combiner une coercition accrue, une clientélisation de certains secteurs de la société et l’islamisation de leurs codes et de leurs discours, privant ainsi les islamistes du monopole d’un certain symbolisme. Enfin, dans le sillage des transformations politiques qui eurent lieu en Amérique latine et dans les pays de l’Est, nombre d’intellectuels moyen-orientaux proposèrent de nouvelles formules politiques, rejetant aussi bien les autoritarismes des pouvoirs en place que l’unanimisme, tout autant politique, que voulaient imposer les oppositions islamistes.

◦ Al-Qaida ou le nouveau radicalisme islamiste

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Cet « échec » et les déceptions auxquelles il donnait naissance n’étaient cependant qu’annonciateurs d’une deuxième période de radicalisme dont Al-Qaida peut être considéré à la fois comme la figure emblématique et le nom générique, tant cette mouvance est unifiée autour de quelques symboles et décentralisée à travers le monde. Tout en s’inscrivant dans une continuité sociologique avec le radicalisme des années 1980, l’organisation d’Osama Ben Laden se singularise par une rupture axiologique. Ainsi, une contestation qui se légitime, dans un premier temps, par l’islam et dans l’espoir de gagner les musulmans à leur vraie « nature », autrement dit au « vrai » islam, finit-elle dans le cas d’Al-Qaida par se transformer en une violence contre les musulmans, menacés de takfir (excommunion) [36]  Ce ressentiment ne pouvait que se renforcer après le... [36] . La continuité avec une certaine tradition islamiste est évidente, puisque d’autres penseurs radicaux, à commencer par Qotb lui-même, avaient déjà suggéré que les sociétés musulmanes se trouvaient dans un état de jahiliyya (ignorance, définissant la période antéislamique). Le nouveau radicalisme dispose donc d’un cadre paradigmatique à partir duquel il peut redéfinir la oumma (la communauté de croyants) en la réduisant à une « minorité consciente » dont la source de légitimation émane de Dieu et est par conséquent infaillible [37]  Il s’agissait là, en termes infiniment plus tragiques,... [37] . Mais on peut également évoquer une rupture axiologique, en ce sens que, comme je le suggérerai plus loin, la « sortie » de la société qu’opère l’organisation de Ben Laden prend d’emblée une nature eschatologique au sens propre et figuré du terme.

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Parallèlement à quelques éléments structurels, d’autres, que nous pourrions définir comme conjoncturels, accélèrent cette rupture. Certains facteurs, qui n’ont de sens que pour une infime minorité de combattants islamistes, leur offrent une vision tragique [38]  À titre d’exemple, Al-Qaida considère l’installation... [38] , des symboles et des références propres ainsi qu’une historicité, à savoir un ancrage dans une tradition. À titre d’exemple, la présence (et le « martyre ») de figures fortes comme le alim et combattant palestinien Abdullah Azzam (1941-1996), maître à penser de Ben Laden [39]  Cf. aussi, R. Gunaratna, Inside al Qaeda. Global Network... [39] , dotent Al-Qaida de références charismatiques et légitimatrices et lui permettent d’asseoir son combat dans une tradition remontant au jihâd afghan [40]  Cf. l’hagiographie de Azzam in B. Rubin et J. C. Rubin,... [40] . D’autres figures, comme le Saoudien Ali ben Khodeir al-Khodeir, qui justifie le martyre auto-sacrificiel [41]  Cf. sa fatwa in R. Jacquart, op. cit., p. 316-320. [41] , constituent des références d’autant plus nobles que, sans faire partie de l’organisation, elles peuvent lui apporter une bénédiction venant de l’establishment religieux. La présence d’organisateurs comme le Dr Ayman Al-Zawahiri qui, dans une tradition bien léniniste, conçoivent le combat politique et la révolution islamique comme une technique [42]  Cf. pour les extraits A. Jacquard, op. cit., p. 30... [42] , et prennent à la lettre les théories du Pentagone de « guerres asymétriques » pour rééquilibrer les rapports de forces [43]  Pour plusieurs textes, cf. B. Rubin J. C. Rubin, o... [43] avec le dar’ul harb, offre à Al-Qaida ou ses divers émanations et avatars une remarquable efficacité, rendant presque inutile toute participation des « masses [44]  Loin de toute ambition de représenter et mobiliser... [44]  ».

◦ La « Maison de la guerre » et la violence auto-sacrificielle

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Les origines d’Al-Qaida remontent à 1988, autrement dit après la défaite afghane de l’Union soviétique. Mais ce n’est qu’à partir de 1995-1996 (notamment la « Déclaration de guerre » de 1996 de Ben Laden) que l’organisation commença à se doter d’une syntaxe politique propre. Même si elles ne sont pas toujours explicites [45]  En revanche, certains autres discours fondateurs de... [45] , les références palestiniennes, irakiennes, saoudiennes sont souvent utilisées pour justifier la « guerre » contre les États-Unis et Israël, et plus généralement contre « les chrétiens et les juifs ». L’organisation, qui fait sienne la théorie des « civilisations en guerre [46]  Cf. l’interview avec Ben Laden dans P. L. Bergen, op. cit.,... [46]  », évoque, au nom de la « symétrie [47]  Cf. pour les textes dans A. Jacquard, op. cit., notamment,... [47]  » et de l’« équilibre de la terreur », le droit de défendre le dar’ul-islam contre le dar ul’harb [48]  Anonymous, op. cit., p. 67 et p. 247. [48] . La complexe toile symbolique qu’elle tisse est truffée de méta-références, dont Jérusalem qui donne sens à l’ensemble des conflits du monde musulman, comme autant de facettes d’un même conflit initié avec les Croisades. D’autres conflits, de l’Afghanistan à la Bosnie, de l’« invasion des lieux saints » à la guerre de Tchétchénie, sont également utilisés hors de toute historicité comme des méta-références, résumant le combat entre le bien et le mal, l’oppression et la résistance.

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Mais la nouveauté radicale de la mouvance réside plus dans sa pratique et sa perception de la violence que dans cette syntaxe proprement dite. Jusqu’à Al-Qaida, en effet, les organisations islamistes s’étaient abstenues de légitimer la violence contre les civils et s’étaient présentées comme les défenseuses de l’ensemble des opprimés, y compris ceux des États-Unis et de l’Occident. Al-Qaida détruit cette distinction politique fondamentale qui fondait l’inimitié sur le politique et aussi, et dans une certaine mesure, sur la lutte des classes. Par le passé, en effet, les combattants islamistes présentaient l’assassinat de civils, comme les touristes, comme une conséquence indésirable mais inévitable de cette lutte. Dans le cas d’Al-Qaida, au contraire, l’assassinat d’innocents fait partie de la lutte entre le bien et le mal, le premier n’étant incarné que par une minorité très réduite [49]  Cf. la déclaration de guerre d’O. Ben Laden (1996)... [49] . Cette violence n’exclut pas l’assassinat des civils musulmans, fussent-ils de bons croyants, s’ils sont utilisés comme des « boucliers [50]  Anonymous, op. cit., p. 57, R. Jacquard, op. cit.,... [50]  » par les ennemis de l’islam.

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De même, plus que par le passé, Al-Qaida appelle et glorifie le martyre auto-sacrificiel. Le corps du futur martyr, tout autant témoignage de la véracité du message qu’arme sans laquelle la violence ne peut être exercée, est destiné à sa propre suppression. La compréhension de ce passage d’être-disposé-à-devenir-martyr à la planification minutieuse de la suppression de soi, nécessite le recours aux sciences cognitives et à la psychanalyse. Ainsi, on peut suivre Tal’al Assad lorsqu’il précise que certaines traditions utilisent la souffrance permettant de lier le monde d’ici-bas à celui de l’au-delà [51]  T. Assad, Formations of the Secular. Christianity,... [51] . Mais il est également possible de suggérer qu’Al-Qaida est autant le produit que l’accélérateur d’un changement du régime de subjectivité dans lequel évoluent certains activistes islamistes. Dans son cas, la violence « positive » conçue comme instrument d’un avenir et d’un ordre universel nouveaux laisse place à une violence « négative » qui ne vise qu’à la marge la réalisation d’une finalité terrestre. L’action humaine est désormais placée sous l’égide soit d’un dessein divin, autrement dit absolu, soit du néant, de la destruction de soi et, partant, d’autrui.

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Les militants d’Al-Qaida semblent en effet être dans l’impossibilité de donner sens à leur passé, ce qui leur interdit de se projeter dans un avenir constructif et positif. Le passé (y compris celui des mouvements et sociétés musulmans) est conçu comme corrompu, ne permettant nullement de présager un futur meilleur ; les perspectives d’avenir, quant à elles, ne présentent rien qui puisse, un jour, faire du passé une page close. Il devient également impossible de charger le présent d’un sens positif. À travers l’abrogation du présent par le sacrifice de soi, c’est bien le passé et l’avenir et, partant, le temps qui sont détruits et le rapport à autrui qui est supprimé. Mais cette annihilation vaut également effacement de la différence entre la vie et la mort. Ainsi, la vieille prédication de Sayyid Qotb, qui présentait le martyre non pas comme synonyme de la mort, mais comme « un changement de vie [52]  O. Carré, Sayyid Qotb, op. cit., p. 105. [52]  », à savoir le passage d’un répertoire terrestre mais corrompu de l’existence à un autre, pur et non-terrestre, est-elle pleinement intériorisée. Dans une certaine mesure, la mort par le sacrifice de soi devient le seul biais pour s’extraire de la mort.

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Une telle perception de la violence constitue également, du moins potentiellement, une sortie du politique. À la logique de la lutte politique et militaire qui, sans exclure les attentats contre les civils, avait dominé l’action des organisations islamistes par le passé, se substitue désormais celle d’une violence qu’on peut définir comme eschatologique : une violence ponctuelle mais destinée à frapper l’imaginaire et évoquant le châtiment « divin ». Celle-ci ne connaît ni interphase entre le soi et l’« ennemi », ni une quelconque « Maison de la Paix », ni d’espace de négociation qui laisse place à l’action humaine et au politique. Sa terreur ambitionnée est absolue en ce sens qu’elle remplace tout autre répertoire d’action. Dans une certaine mesure, elle est aussi la suppression de la conflictualité par une violence portée à son paroxysme.

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Enfin, l’expérience d’Al-Qaida peut être également interprétée comme une sortie de l’islam, ou du moins d’un islam codifié par les légistes, et l’entrée dans un autre islam, celui de la stricte délivrance eschatologique. Les textes d’Al-Qaida montrent avec une force dramatique ce couple paradoxal de sortie de et re-entrée dans la religion. Sur nombre de points, ils sont en contradiction flagrante avec les règles et les codes bien établis de l’islam. Alors que, selon l’islam, les martyrs, qui par leur sacrifice témoignent de l’unicité de Dieu et de la prophétie de Mahomet et gagnent le paradis, doivent être enterrés avec leurs habits de combattants, ceux d’Al-Qaida demandent que leurs corps soient lavés, rasés et arrosés à l’« eau de Cologne ». À l’instar des tueurs à gage de Colombie, ils bénissent leurs armes avant les attentats. De même, comme nombre de combattants messianiques avant lui, Muhammad Atta supprime l’un des interdits de l’islam orthodoxe et consomme de l’alcool à la veille des attentats du 11 septembre [53]  Cf. R. Jacquart, op. cit., p. 229-231. Cf. aussi, K. Makiya... [53] . Ces pratiques signifient que les prémisses et impératifs de la référence sacrée, qui constituent des contraintes imposées par le Créateur pour les croyants vivant sur terre, sont abandonnés par les « martyrs ». Le moment eschatologique est en effet la réalisation du message ultime de la religion. Il ne rend pas uniquement anachroniques l’ordre social et ses valeurs, mais aussi la délivrance dont la révélation est annonciatrice.

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Cette sortie de la religion par excès de religion, cependant, se fait par la mise en place d’un mode d’organisation combinant la logique eschatologique à la logique bureaucratique froide et rationnelle. À la tête d’Al-Qaida, en effet, se trouve une figure charismatique, qui ne fait guère mystère, si ce n’est de sa prophétie, du moins de sa mission décidée par l’au-delà. Il est à la fois le maître du temps d’ici-bas et le glaive chargé de sa suppression. Rompant avec les exégèses très sophistiquées des penseurs islamistes, y compris celle des années 1980, la plupart des interviews et déclarations de Ben Laden – surtout le Testament, on ne peut plus dramatique, qui lui est attribué – se situent délibérément au degré zéro de la pensée musulmane. Ces textes sont certes truffés de références implicites – à savoir connues – de l’islam, et plus largement, des trois religions monothéistes, mais exceptés quelques-uns, ils n’utilisent guère le vocabulaire et la démarche classiques codifiés des penseurs islamistes, sans même parler des légistes du passé. Ils marquent une volonté évidente de rompre avec toute autre tradition et toute autre finalité que les leurs propres. Mais, se placer dans une telle logique frôlant le messianisme ne signifie pas la fin de la rationalité de la violence. Au contraire, la bureaucratie d’Al-Qaida s’intègre parfaitement dans le temps universel et fonctionne avec une rationalité froide, au point d’effectuer – si les informations dont on dispose sont vraies – des transactions boursières très juteuses juste avant les attentats du 11 septembre. La destruction du temps d’ici-bas, la seule condition pour accéder au moment eschatologique, se fait ainsi dans le cadre d’un temps universel, minutieusement maîtrisé.

◦ En guise de conclusion

41
Le radicalisme et la violence de la mouvance Al-Qaida puisent leur légitimité dans un registre religieux, mais un registre profondément renouvelé, réinterprété, voire refondé. Comme le suggère Tal’al Assad, on observe en l’occurrence un rapport complexe entre le texte religieux et le lecteur, qui confère, à l’un et à l’autre, « une qualité magique [54]  T. Assad, op. cit., p. 11. [54]  », et les radicalise mutuellement. Partant, cette nouvelle contestation change aussi les grilles de perception et les formes des conflits du monde musulman dont elle est le produit.

42
Comme le montrent les cas des kharijites qui quittèrent la communauté musulmane suite à un désaccord avec le quatrième khalife Ali et dont l’un des partisans en devint le meurtrier au 7e siècle, et des « Assassins » au 11e siècle, les groupes du type Al-Qaida n’ont guère manqué dans l’histoire de l’islam. Rien n’indique que l’organisation de Ben Laden ne connaîtra pas leur sort et ne deviendra pas, en dernière instance, une nouvelle secte sortant de l’islam. Sa marginalité dans le monde musulman, qui va de pair avec sa capacité à frapper l’imaginaire, irait dans le sens d’une telle évolution. Cela semble être d’autant plus probable qu’un effort réflexif, venant du sein même de l’islam et se traduisant par une critique de soi, est en train de bourgeonner dans nombre de sociétés musulmanes. Ainsi, sans disparaître totalement, les opuscules portant sur « la guerre dans l’islam » ou « le jihâd, devoir négligé » qui avaient inondé les librairies il y a seulement une décennie, laissent-ils place à une nouvelle littérature « islamiste » autour des thèmes comme « la société civile », « l’individu et les droits de l’homme », ou encore « la dialogie ». Nombre de penseurs « islamistes » souhaitent ouvertement la dé-radicalisation, voire la dépolitisation de l’islam au nom de la préservation de la pureté du message religieux et proposent des formules sécularistes [55]  Cf. notamment, S.H. Hashmi, op. cit. [55] . Il ne s’agit pas là d’un simple retour aux légistes « médiévaux » qui avaient élaboré une doctrine de l’État pour obtenir l’obéissance de la communauté des croyants aux princes musulmans et légitimer les rapports entre les musulmans et la « Maison de la guerre », mais d’une réinterprétation de l’islam en dialogue avec l’Occident, dans une optique philosophique et herméneutique qui, sans lui enlever ce qu’il pourrait apporter de spécifique en termes spirituels, le « normalise » comme l’une des religions monothéistes. L’option eschatologique d’Al-Qaida ne semble donc pas disposer d’un terrain favorable pour se transformer en voix dominante au Moyen-Orient.

43
Mais d’autres issues, bien moins rassurantes, ne sont pas non plus à écarter. Pour la première fois, en effet, un radicalisme se légitimant par l’islam secoue, non plus le seul monde musulman, mais le monde dans sa totalité. Ses dynamiques ne sont d’ailleurs pas seulement internes, loin s’en faut. Comme le suggère Jean Baudrillard, il ne constitue que l’une des résistances contre une « puissance-monde » qui sécrète de violentes contestations ailleurs dans le monde [56]  Cf. J. Baudrillard, L’esprit du terrorisme, Paris,... [56] . Le 11 septembre montre, avec fulgurance, combien l’effet de la violence eschatologique, supprimant l’espace et le temps, que cherche Al-Qaida (et demain, peut-être d’autres organisations, émanant ou non des sociétés musulmanes) peut être facilement atteint, changeant ainsi la scène mondiale.

44
Enfin, l’évolution politique même du monde musulman constitue une inconnue majeure. Comme le reste du Moyen-Orient, le courant réformiste et réflexif qui y voit le jour évolue sur le fil du rasoir. Son avenir est également conditionné par la nature des rapports entre l’Occident, notamment les États-Unis, et les sociétés musulmanes, et par la résolution des questions brûlantes de la région, à commencer par la question palestinienne.

45


Notes

[1]
Pour utiliser une formule heureuse d’Alfredo Morabia, on peut définir le Coran et la sira (tradition prophétique) comme les « deux “sources”, l’une sacrée, l’autre consacrée, de la doctrine juridique » dans l’islam (Alfredo Morabia, Le Jihâd dans l’Islam médiéval, Paris, Albin Michel, 1993, p. 258).

[2]
Je me limiterai ici à l’islam sunnite. Pour l’islam chi’ite dans sa dimension millénariste, cf. H. Enayat, Modern Islamic Political Thought, Londres, MacMillan, 1986 ; N. Keddie, Religion and Politics in Iran. Shi’ism from Quietism to Revolution, New Haven, Yale University Press, 1983 ; Y. Richard, L’Islam chi’ite, croyances et idéologies, Paris, Fayard, 1991.

[3]
L’expression est de J. Rule, Theories of civil violence, Berkeley, Los Angeles, Londres, University of California Press, 1988.

[4]
Cf. à ce propos, le remarquable ouvrage de A. L. de Prémare, Les fondations de l’islam. Entre écriture et histoire, Paris, Le Seuil, 2002.

[5]
Partant de cette historisation, Reuven Firestone classe les versets coraniques en quatre catégories distinctes : « 1° Verses expressing nonmilitant means of propagating or defending the faith ; 2° Verses expressing restrictions of fighting ; 3° Verses expressing conflict between God’s command and the reaction of Muhammed’s followers ; 4° Verses strongly advocating war for God’s religion. » R. Firestone, Jihâd. The Origins of Holy War in Islam, Oxford, Oxford University Press, 1999, p. 69.

[6]
Pour les versets du Coran cités dans ce texte, cf. la traduction de D. Masson, (Le Coran, Paris, Gallimard, coll. « La Pléiade », 1967).

[7]
« Combattez dans le chemin de Dieu, ceux qui luttent contre vous – ne soyez pas transgresseurs, Dieu n’aime pas les transgresseurs. Tuez-les partout où vous les rencontrerez ; chassez-les des lieux d’où ils vous ont chassés – la sédition est pire que le meurtre » (2 : 190-191).

[8]
« Toute autorisation de se défendre est donnée à ceux qui ont été attaqués, parce qu’ils ont été injustement opprimés – Dieu est puissant pour les secourir – et à ceux qui ont été chassés injustement de leurs maisons pour avoir dit seulement “Notre Seigneur est Dieu” ; Si Dieu n’avait pas repoussé certains hommes par d’autres, des ermitages auraient été démolis ainsi que des synagogues, des oratoires et des mosquées où le nom de Dieu est souvent évoqué. » (22 : 39-40).

[9]
« Telle sera la rétribution de ceux qui font la guerre contre Dieu et contre son Prophète et de ceux qui exercent la violence sur la terre : ils seront tués ou crucifiés ou bien leur main droite et leur pied gauche seront coupés ou bien ils seront expulsés du pays. Tel sera leur sort : la honte en ce monde. Et le terrible châtiment dans la vie future. » (5 : 34).

[10]
Il s’agit là naturellement des chrétiens et des juifs qui, en contrepartie de leur soumission et le versement d’un tribut, peuvent obtenir le droit d’être protégés dans une société musulmane.

[11]
Z. Ed-Dine, A. Ibn Abdul-Latif, A. Zoubaidi, Le sommaire du Sahih al-Bukhari, vol. 2, Beyrouth, Dar Al-Kotob Al-Ilmiyah, 1993, p. 524.

[12]
Cité par A. Morabia, op. cit., p. 160.

[13]
Cf. E. Weber et G. Reynaud, Croisade d’hier et Djihad d’aujourd’hui, Paris, Éditions du Cerf, 1989.

[14]
B. Tibi, « War and Peace in Islam », in S.H. Hashmi, Islamic Political Ethics. Civil society, Pluralism, and Conflict, Princeton & Oxford, Princeton University Press, 2002, p. 177.

[15]
D. Sourdel, J. Sourdel-Thomine, Vocabulaire de l’islam, Paris, PUF, 2002, p. 28.

[16]
Ibid.

[17]
Cf. H. Laoust, La profession de foi d’ibn Taymiyya. Texte, traduction et commentaire de la Wasibiyya, Paris, P. Geuthner, 1986.

[18]
Cf. pour son œuvre majeure, dite al-Muqaddima, traduite par Vincent Monteil, ibn Khaldoun, Discours sur l’Histoire Universelle, Arles, Actes Sud, 1997.

[19]
A. Morabia, op. cit., p. 207.

[20]
Ibid., p. 111.

[21]
J. P. Berkey, The Formation of Islam. Religion and Society in the Near-East, 600-1800, Cambridge, Cambridge University Press, 2003, p. 125.

[22]
B. Lewis interprète ainsi cette devise : « Il faut obéir à un gouvernement oppressif […] parce que l’alternative est pire et parce que c’est seulement ainsi que les prescriptions religieuses et légales fondamentales de l’islam sont sauvegardées », B. Lewis, Le langage politique de l’islam, Paris, Gallimard, 1988, p. 153.

[23]
Cf. pour ces mouvements H. Laoust, Les schismes dans l’islam, Paris, Payot, 1983.

[24]
Sur ces mouvements, cf. J. P. Berkey, op. cit., p. 89 et le n° spécial de REMMM (Revue des mondes musulmans et de la Méditerrannée), 91-94, 2002.

[25]
Cf. sur ces dissidents, B. Lewis, Les Assassins. Terrorisme et politique dans l’Islam médiéval, Paris, Berger-Levrault, 1982.

[26]
L’expression est de S. Mardin, Cf. Türk Modernlesmesi. Makaleler 4, Istanbul, Iletisim Yayinlari, 1991, p. 108.

[27]
Cf. O. Carré, L’islam laïc ou le retour à la grande tradition, Paris, Armand Colin, 1993.

[28]
Ainsi, Mehmed Akif, penseur islamiste ottoman, écrivait durant la première guerre mondiale : « N’es-tu pas Allemand ? Et, par conséquent, n’es-tu pas [notre] mère. » B. Oguz, Yüzyillar Boyunca Alman Gerçegi ve Türkler, Istanbul, Can Matbaasi, 1983, p. 233.

[29]
Cf. O. Carré, Mystique et politique. Lecture révolutionnaire du Coran par Sayyid Qutb, frère musulman, Paris, Cerf/Presses de Sciences Po, 1984.

[30]
Elle ne constitua cependant pas une syntaxe hégémonique et n’obtint pas l’adhésion de l’ensemble de l’opposition dite islamiste. Il importe de souligner que dans la plupart des pays du Moyen-Orient, la radicalisation de cette opposition, par ailleurs guère réductible aux seuls mouvements armés, ne fut pas le résultat d’une « lecture révolutionnaire » du Coran, mais plutôt de la fermeture des espaces politiques par les régimes autoritaires. Cf. à ce propos, G. Krämer, « L’intégration des intégristes. Une étude comparative de l’Égypte, la Jordanie et la Tunisie », in Gh. Salamé (dir.), Démocraties sans démocrates. Politiques d’ouverture dans le monde arabe et islamique, Paris, Fayard, 1994, p. 277-312.

[31]
Cf. F. Khosrokavar, Les nouveaux martyrs d’Allah, Paris, Flammarion, 2002, p. 75.

[32]
P. L. Bergen, Holy War, Inc. Inside the Secret War of Osama Bin Laden, New York & Londres, Touchstone, 2001, p. 58.

[33]
Cf. P. Centlivres et M. Centlivres-Demont, « Les martyrs afghans par le texte et l’image (1978-1992) », in C. Mayeur-Jaouen (dir.), Saints et héros du Moyen-Orient contemporain, Paris, Maisonneuve et Larose, 2002, p. 319-334.

[34]
Cf. Gilles Kepel, Le Prophète et le Pharaon. Aux sources des mouvements islamistes, Paris, Le Seuil, 1993.

[35]
Olivier Roy, L’Islam mondialisé, Paris, Le Seuil, 2002, p. 31.

[36]
Ce ressentiment ne pouvait que se renforcer après le débâcle d’Afghanistan. Ainsi, dans le testament du 14 décembre 2001 qui lui est attribué, Ben Laden accuse, en termes à peine voilés, la oumma musulmane de trahison : « Aujourd’hui la Oumma ne nous a pas aidés et (elle n’a pas) aidé (non plus) le premier État islamique en Afghanistan, en témoignant de la complaisance pour les agents de l’Alliance du Nord et du Pakistan. Des dirigeants musulmans ont mobilisé leurs services secrets pour l’Amérique, l’Angleterre et l’Occident athée. » R. Jacquard, Les archives secrètes d’Al-Qaida, Paris, Jean Picollec, 2002, p. 237.

[37]
Il s’agissait là, en termes infiniment plus tragiques, d’une « sectarisation » qu’avaient connue par le passé certaines gauches radicales moyen-orientales (et sud-américaines) face à leur incapacité à mobiliser les « masses » contre les pouvoirs en place.

[38]
À titre d’exemple, Al-Qaida considère l’installation des bases militaires américaines en Arabie Saoudite à la suite de l’invasion du Koweït comme l’ « occupation des lieux saints » et par conséquent « la plus grande catastrophe depuis la mort de Mahomet ». Le sacrifice exigé des croyants est naturellement à la hauteur de l’offense. P. L. Bergen, op. cit., p. 97.

[39]
Cf. aussi, R. Gunaratna, Inside al Qaeda. Global Network of Terror, Londres, Hurst et Company, 2002.

[40]
Cf. l’hagiographie de Azzam in B. Rubin et J. C. Rubin, Anti-American Terrorism and the Middle East, Understanding the Violence, Oxford, Oxford University Press, 2002, p. 62-63

[41]
Cf. sa fatwa in R. Jacquart, op. cit., p. 316-320.

[42]
Cf. pour les extraits A. Jacquard, op. cit., p. 302.

[43]
Pour plusieurs textes, cf. B. Rubin J. C. Rubin, op. cit.

[44]
Loin de toute ambition de représenter et mobiliser les « opprimés » comme l’envisageait l’islamisme classique, Al-Qaida représente un radicalisme de riches ; une grande partie des dirigeants d’Al-Qaida, ainsi qu’une partie de ses militants qui commettent des actes auto-sacrificiels, viennent des classes aisées ; ils sont aussi parmi les plus instruits, en tout cas les plus nantis de leurs générations (cf. pour plusieurs dizaines de biographies, Anonymous, Osama Bin Laden, Radical Islam and the Future of America. Through our Ennemies’ Eyes, Washington, Brassey’s, Inc., 2002), Ce « portrait de classe » constitue un piège épistémologique pour les pouvoirs, américain mais aussi moyen-orientaux, qui durant des décennies craignirent les « déshérités » et soutinrent un islamisme puritain, patenté Arabie Saoudite, contre les revendications politiques ou culturelles que formulaient les générations contestataires de gauche ou islamistes. Pour impressionnant qu’il soit, le radicalisme de riches n’est pas inédit dans l’histoire humaine. Ainsi, certains millénarismes chrétiens, qui purent mobiliser par régions entières des paysans pauvres, avaient souvent comme penseurs des lettrés issus des milieux aisés. Ils étaient sans doute les seuls à pouvoir contester le système de représentation dominante et les seuls aussi à être capables de proposer une syntaxe politique et mystique alternative. Cf. N. Cohn, The Pursuit of the Millennium, Revolutionary Millenarians and Mystical Anarchists of the Middle Ages, London, Paladin, 1984.

[45]
En revanche, certains autres discours fondateurs de Ben Laden, y compris le discours du 7 octobre 2001 qui glorifie les attentats de 11 septembre, ne justifient la violence par aucune revendication explicite. Cf. B. Rubin et J. C. Rubin, op. cit., p. 245-250 et 258.

[46]
Cf. l’interview avec Ben Laden dans P. L. Bergen, op. cit., p. 230.

[47]
Cf. pour les textes dans A. Jacquard, op. cit., notamment, p. 352-354.

[48]
Anonymous, op. cit., p. 67 et p. 247.

[49]
Cf. la déclaration de guerre d’O. Ben Laden (1996) qui évoque le « devoir de tuer les civils et militaires américains », in B. Rubin et J. C. Rubin, op. cit., p. 137-142.

[50]
Anonymous, op. cit., p. 57, R. Jacquard, op. cit., p. 259-262.

[51]
T. Assad, Formations of the Secular. Christianity, Islam and Modernity, Stanford, Stanford University Press, 2003, p. 91.

[52]
O. Carré, Sayyid Qotb, op. cit., p. 105.

[53]
Cf. R. Jacquart, op. cit., p. 229-231. Cf. aussi, K. Makiya & H. Mneimneh, « Manual for a Raid », The New York Review of Books, vol. XLIX, (1), 2002, p. 18-20.

[54]
T. Assad, op. cit., p. 11.

[55]
Cf. notamment, S.H. Hashmi, op. cit.

[56]
Cf. J. Baudrillard, L’esprit du terrorisme, Paris, Galilée, 2002 et Power Inferno, Paris, Galilée, 2002.

[*]
Hamit Bozarslan, maître de conférences à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales, est l’auteur, entre autres, de La question kurde. États et minorités au Moyen-Orient (Paris, Presses de Sciences Po, 1997) et Violence in the Middle East. From Political Contest to Self-Sacrifice (Princeton, Darwin Press, sous presse). Il travaille, notamment, sur le thème de la violence au Moyen-Orient.

Résumé
Français
Citation :
Cet article s’intéresse d’abord aux « sources primaires » de l’islam en rapport avec la question de la violence. Il discute ensuite de la doctrine des légistes musulmans entre les 11e et 14e siècles : celle-ci ne concerne pas la violence en tant que telle, mais fixe les conditions du passage de l’altérité à l’inimitié avec le monde non-musulman, et de l’obéissance à la désobéissance à l’intérieur du monde musulman. La troisième partie suggère qu’au cours des 19e et 20e siècles, la question de la violence dans le monde musulman se confond largement avec celle de la guerre ou de la résistance. Mais la référence religieuse comme source légitimatrice de l’action politique est alors progressivement marginalisée au profit, notamment du nationalisme, du tiers-mondisme, et dans certaines parties du monde musulman du moins, du marxisme-léninisme. Enfin, sans minimiser l’importance de la référence religieuse réhabilitée depuis quelques décennies, la dernière partie de l’article souligne la nécessité de prendre en compte les régimes de subjectivité dans lesquels évoluent les acteurs de la violence auto-sacrificielle qui voit le jour dans le monde musulman.
English
The jihâd This article first deals with the « primary sources » of Islam and violence. It goes on to talk about the Muslim legists’ doctrine between the 11th and 14th centuries which is not about violence per se but which determines the conditions of the passage from otherness to enmity of the non-Muslim world, and of obedience to disobedience within the Muslim world. The third part suggests that during the 19th and 20th centuries, the question of violence in the Muslim world is totally mixed up with that of war or resistance. But the religious reference as legitimizing source of political action has been progressively marginalized to the advantage of nationalism, third-worldism, and in some parts of the Muslim world at least, Marxism-Leninism. Lastly, without minimizing the importance of the renewed religious reference over the past few decades, the last part of the article emphasizes the necessity of taking into account the subjectivity mode that the self-sacrificing violence of the actors are part of in the Muslim world.

http://www.cairn.info/zen.php?ID_ARTICLE=VING_082_0015
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MessageSujet: Re: la loi islamique contre Les attentats suicides    Dim 29 Juin 2014, 12:44

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Dernière édition par ghislain le Ven 04 Juil 2014, 10:49, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: la loi islamique contre Les attentats suicides    Dim 29 Juin 2014, 12:51

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Dies Natalis Solis Inv.



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MessageSujet: Re: la loi islamique contre Les attentats suicides    Dim 29 Juin 2014, 13:07

Mais ce n'est pas une question de capitulation, et ce n'est pas mon point de vue. Il faut regarder les choses.

A un moment donné, on ne peut pas affirmer des choses sur une religion alors que ses sources les plus sures et les plus canoniques disent clairement le contraire. 

Mohamed a selon l'islam délivrer un modèle de comprtement et de pensé sur lequel s'appuient voire se calquent les musulmans du monde entier, sunnite, comme chiite, mais aussi les soufis.
 
Le professeur de droit Yadh Ben Achour (Université de Tunis, bio Wiki), spécialiste de l'islam politique, écrit dans son ouvrage  La deuxième Fâtiha, l'islam et la pensée des droits de l'homme paru aux Presses universitaires de France, 2011 :


"L'erreur serait de supposer que ce salafiste est un pauvre égaré dans l'histoire de l'islam. Cessons de croire à la théorie de l'aberration qui veut que le salafiste ne représente pas l'islam ou que c'est l'enfant maudit de la famille. Il faut rappeler que ce dernier ne manque ni de cohérence, ni de force de conviction et de persuasion. Derrière lui, pour le soutenir, se profilent les armées du savoir religieux, avec des chefs remarquables: les 'Ash'arî, Shâf'i (lire ses textes), 'ibn Hanbal, Bâqillânî, Ghazâlî, 'ibn 'Asâkir,Subkî, Fakh a-dine a-Râzi , 'ibn Taimiyya. Derrière lui, une tradition triomphant à travers les siècles de tous les adversaires, hérétiques, libres penseurs, poètes maudits, philosophes. Devant lui, sous sa bannière, sur tout l'espace de la planète, des peuples entiers se mobilisent pour la défense et l'intégrité de leur religion. Des Etats et des gouvernements se mobilisent pour le servir. La sainte alliance n'a jamais disposé d'autant de force" page 175


"La version intégriste représente une interprétation possible du texte fondateur lui-même ainsi que de son expression dans l'histoire. Ce point de vue serait même le plus proche de la vérité du texte. Mais le plus important est de garder à l'esprit que les différences entre les salafistes et les autres sont plus apparentes que réelles. C'est précisément de là que provient le malentendu le plus grave. Il convient, par conséquent, de rappeler l'existence d'accords fondamentaux, avec des divergences sur la seule action politique, entre cet islam intégriste et l'islam "de tout le monde". Sur le fond, les deux islams se retrouvent : la cité terrestre doit préparer la cité céleste, la parole incréee de Dieu définit les droits de Dieu et ceux des hommes, pour la restauration de l'ordre divin  et naturel le musulman est tenu par un "devoir de violence", qu'on ne peut nommer autrement et qui se manifeste notamment par la loi pénale (hudûd) et la théorie du djihâd. L'existence entière s'articule autour du culte et des prières qui rythment la vie, mais également autour des règles détaillées sur le licite et l'illicite moral et juridique. Le poid des anciens, salaf, pèse également sur les uns et les autres." page 179

 
Extrait des pages 91 et 92 de l'ouvrage La deuxième Fâtiha, l'islam et la pensée des droits de l'homme paru aux Presses Universitaires de France en 2011 :
"Naviguant entre la théologie et la politique, le fer coranique deviendra le glaive étatique. Tel est le socle de ces théories de la violence légitime, aussi bien celle de Dieu que celle de l'homme. La violence est un concept théologique et politique central. Les catégories de la raison politique et de la raison théologique sont identiques, puisque l'instauration de l'ordre de l'univers et de celui de la cité provient de la volonté de Dieu. C'est à partir de là que les théologiens ont distingué une violence reprochable, celle de l'homme désinstaurant par sa violence et sa malfaisance l'ordre instauré par Dieu, et une contre-violence irréprochable, celle de Dieu et celle de l'homme, réinstaurant l'ordre que l'homme a désinstauré. Sous ce jour, un devoir de violence s'exerce par les formes juridiques connues de la violence en terre d'islam : le jihâd, la violence pénale et toutes ses catégories (hudud et ta'zir)."


(Le professeur de droit Yadh Ben Achour, spécialiste des idées politiques en islam, enseigne à l'Institut de recherches et d’études sur le monde arabe et musulman. Lors de la révolution tunisienne de 2011, il est nommé à la tête d'une commission de réforme des textes et des institutions, chargée de débarrasser le droit tunisien des dispositions du régime déchu de Ben Ali)


_____________


Vraiment, il va falloir apprendre à avoir une lecture historique des choses, et il va falloir croiser cette lecture avec la les lectures musulmanes orthodoxes de la religion musulmane . Et après on prend le temps qu'il faut à la réflexion.


Un gangster mexicain dira toujours qu'il s'écarte du Nouveau testament quand il abbesse au crime, les historiens affirment qu'à l'époque des croisades, les papes et les théologiens sont allés piocher dans l'ATestament pour trouver des arguments permettant de légitimer les appels à la guerre sainte.


Les musulmans eux, disposent de la Tradition prophétique, de l'exemple délivré par les califes et les salafs (premieres générations de musulmans et compagnons de route du prophète), ils disposent surtout du Coran et de sa partie Médinoise qui fut transmise lorsque les musulmans ont eu les capacités de renverser les institutions en place (durant la période mecquoise et pré-islamique) pour les supprimer et les remplacer par l'Islam.  Voilà la réalité.


Maintenant en trois ans, aucun musulman ici n'a été capable de répondre sur le cas de Khadija, l'islam ne peut pas permettre l'emergeance d'une femme avec autant de libertés, ça prouve clairement que le point de vue sur l'apport de l'Islam aux libertés des femmes et à la place dans la société est tout à fait subjective.


Ensuite, le Coran est vierge de toute falsification selon l'islam, et Allah ne peut commettre aucune erreur : alors pourquoi le Coran affirme que Marie est divinisée par les chrétiens, que LES juifs disent que "Uzair" est le fils de Dieu, ensuite il est dit que les Moines et les Rabbins sont pris comme Seigneurs (dans le sens divin) en dehors de Dieu. Donc non seulement
amais Marie n'a été divinisée par les chrétiens mais bien évidemment jamais le Jésus historique, n'a délivré un message musulman, jamais Jésus ni Marie n'ont prononcé le nom d'Allah. Les hommes il y a 70000 ans étaient chamanistes et croyaient en l’âme des animaux, jamais ils n'ont cessé de représenter des êtres vivants ce qui est pourtant considéré comme un culte aux idoles par l'islam qu se décrit comme la religion originelle de l'Homme, une religion aniconique qui interdit la représentation du vivant. Jamais avant l'islam en dehors du monde mésopotamien et ses alentours on a interdit de sculpter, idolâtrer, rendre un culte, vénérer à sa manière la vie et la terre. Aucune trace des milliers de prophètes précédents Mohammed ou les figures bibliques en dehors de leurs espace géographique ? Pourquoi ? Parce que chaque croyances née et ressemble à sa terre, son climat et son histoire. Le paradis et l'enfer bédouins sont eux aussi à l'image de cet environnement, de ces racines géographiques historiques religieuses.

Aucune religion ne délivre un message universel, par contre la guerre menée par le prosélytisme impose la religion au monde. Ce n'est pas la même chose.
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MessageSujet: Re: la loi islamique contre Les attentats suicides    Dim 29 Juin 2014, 13:10

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MessageSujet: Re: la loi islamique contre Les attentats suicides    Dim 29 Juin 2014, 13:15

ghislain a écrit:
A noter que la Prière s'ouvre sur ces mots :

1. A. L. M. Voici le livre sur lequel il n'y a point de doute ; c'est la direction de ceux qui craignent le Seigneur ;

2. De ceux qui croient aux choses cachées, qui observent exactement la prière et font des largesses des biens que nous leur dispensons ;

3. De ceux qui croient à la révélation qui a été donnée à toi et à ceux qui t'ont précédé ; de ceux qui croient avec certitude à la vie future.

4. Eux seuls seront conduits par le Seigneur, eux seuls seront bienheureux."


Les choses visibles ne m’intéressent pas !


Oui c'est bien ça, en islam il est dit que le doute est le premier pas qui mène à la mécréance. Comment peut-on affirmer qu'une chose est certaine en interdisant aux hommes de réfléchir à son sujet et de la remettre en question ? En fait ceux qui craignent Dieu, ne doute pas du Coran...

Croire aux choses cachées...vaste programme.

Donc ensuite, les vrais croyants (musulmans) sont ceux qui croient que Mohamed délivre la Parole d'Allah, (le Coran) et que cet ultime Messager et Prophète s'inscrit dans la continuité des messagers et prophètes qui l'ont précédés. Or une lecture critique des choses prouvent que la Sunna, La Sira, le droit musulman et biensûr d'innombrables passages coraniques contredisent les prophéties plus anciennes. Comment fait-on, on fait dire au Coran (sur lequel il ne faut pas douter) que les anciennes prophéties ont été perdues ou bien partiellement falsifiés par les adeptes des autres religions qui se sont égarés (Chrétiens) et ont encourru la colère d'Allah (Les juifs) [Voir les Tafsir )

Donc seuls ceux qui croient en le Coran et en Mohamed suivent la voie d'Allah et sont bienheureux, les autres sont donc anathèmes.  salut  salut
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MessageSujet: Re: la loi islamique contre Les attentats suicides    Dim 29 Juin 2014, 13:23

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MessageSujet: Re: la loi islamique contre Les attentats suicides    Dim 29 Juin 2014, 13:38

Douter de la parole de Dieu est une chose, douter que la Parole qu'on a sous les yeux vient de Lui en est une autre  Wink
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MessageSujet: Re: la loi islamique contre Les attentats suicides    Dim 29 Juin 2014, 13:40

Je t'apprends aussi que le Coran est clair, les versets sans équivoque constituent la grande majorité du Coran, certains sont ouverts à la réflexion/interprétation, et d'autres ne sont pas à la portée de l'intelligence humaine et seul l'Auteur (Dieu) de ses passages en saisi le sens.
C'est ce que le Coran dit de lui-même.

Maintenant, les prophéties ne sont pas les mêmes, et plonger dans une lecture ésotérique/mystique des textes ne changera pas cette réalité. Il n'y a rien de caché ici, au contraire ça saute aux yeux.

Mohamed à travers la Sunna et la Sira n'a rien à voir avec le Jésus dont parlent les écrits historiques, les biographies et les évangiles. Un enfant de 4 ans comprendrait que ses fondateurs de religions n'ont pas délivré le même message, que leur place au sein de leurs religions n'est pas la même, leur Nature est différente, leur rapport à Dieu est radicalement opposé.
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MessageSujet: Re: la loi islamique contre Les attentats suicides    Dim 29 Juin 2014, 13:51

Et toi détracteur du christianisme et de toutes autres croyances

Les chrétiens, y compris de langue arabe, ne connaissent pas Isa. Pourquoi les musulmans ne s'offusquent pas de l'emploi du nom "isa" alors que Jésus se dit Yasu' en arabe ?

Pourquoi ce deux poids deux mesures ? salut


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MessageSujet: Re: la loi islamique contre Les attentats suicides    Dim 29 Juin 2014, 13:53

Polémique sur la francisation du nom du prophète :


Tout est une question d'oreille, le "Ma" en arabe c'est la négation, donc un arabophone  qui entend  "Mahomet" entend inévitablement "celui qui n'est pas loué" ou encore "indigne de louanges" alors que Muhammad veut dire en arabe "le loué".

Edouard-Marie Gallez (Docteur en théologie et histoire des religions) écrit :

 "Historiquement, le nom « Mahomet » vient de la forme turque de Muhammad « Mehmet ». Pour autant, peut-on dire que cette forme est une déformation du nom de « Muhammad » tel qu’il s’écrit selon la graphie et la grammaire arabe mise au point plus d’un siècle après le Coran… qui est écrit sans voyelle ni surtout de points diacritiques ?

Rien n’est sûr. Une source contemporaine parle d’un certain « Mhmt« . "


[Vers 640, le chroniqueur syriaque Thomas le Presbytre mentionne dans une courte notice de sa Chronique un combat entre Byzantins et Arabes dans le secteur de Gaza. Son texte est l’un des premiers témoignages de la conquête arabe en Palestine. Prêtre dans la région de la Djézireh, dans l’Est de la Syrie, Thomas le Presbytre a personnellement vécu l’arrivée des Arabes. Son propre frère, moine dans le nord de la Syrie fut tué par les Arabes lors des conquêtes.

La bataille de Gaza vue par un témoin chrétien (634)
« Le 4 février 634, à 9 heures, eut lieu le combat des Romain et des Arabes de Mahomet en Palestine, à 12 milles à l’est de Gaza. Les Romains s’enfuirent, abandonnant le patrice Bar Yardan que les Arabes tuèrent. Furent tués là environ 4000 paysans pauvres de Palestine, chrétiens, juifs et samaritains. Et les Arabes dévastèrent toute la région. »

D’après Thomas le Presbytre, Chronica minora, Trad. Alfred-Louis de Prémare, dans Les fondations de l’islam Le Seuil, 2002. p 146-147

1. Les Byzantins.
2. Le chef religieux et politique des musulmans. En syriaque et en arabe, son nom s’écrit
Mhmt qui donne Muhammad ou Mohammed. En France, il est souvent traduit par Mahomet.
3. Le chef byzantin de la région de Gaza.
4. Le chiffre peut être traduit par « beaucoup de paysans »]
C'est bien le "Ma" qui pose problème, pas la déformation de son nom à proprement parler,  aucun musulman ne s'offusque pourtant du nom  Isa, donné dans le Coran pour  évoquer Yasu/Yeshua/Jésus biblique. Yasu ou Yéshua qui veut dire  "Dieu sauve", ce que ne veut pas dire Isa en arabe.

 MUHAMMAD est le participe passé du verbe arabe à la 2 ème forme HAMMADA qui se traduit par "louer" ou encore "remercier quelqu’un" .
 MUHAMMAD se traduirait donc en Français par  « loué » ou « louangé », autrement dit "celui que l’on couvre d’éloges".
Muhammad a donné en Français Mohammed ou Mohamed (avec un seul m souvent , quand c’est le prénom donné aux garçons , dans les familles musulmanes.)

« Mahomet » , est une déformation française du mot turc Mehmet, lui même déformation du mot arabe MUHAMMAD , Mahomet n’est pas une transcription ou une translittération , c’est une francisation du terme comme Averroès pour Ibn Rushd (Rouchd), ou encore Avicenne pour Ibn Sîna .

« La version arabe Mouhammad s’écrit avec les 4 consonnes mîm, hâ’ , mîm et dâl, qui signifie en arabe « Celui qui est digne de louanges ».

Le terme français Mahomet est une déformation du turc Mehmet. Mouhammed devient Muhammet ou Mehmet en Turquie, Mohand en langue berbère, et Mamadou dans certains pays d’Afrique noire par déformation de la forme déclinée au nominatif Mouhammadou.
La variante francisée Mahomet est proche des versions des langues romanes apparentées : Mahoma en espagnol, Maomé en portugais, Maometto en italien, Mahomed en roumain.. Elle est cependant rejetée par une partie des musulmans francophones. Un débat assez récent qui a fait l’objet d’une pétition expédiée à l’Académie française, estimait : « Mohammed signifie en arabe, “le Béni”».
Et ce sens est parfaitement apparent dans le terme lui-même alors que Mahomet proviendrait au dire de ces pétitionnaires de l’expression Mâ houmid qui en est la négation.   Quelque chose comme «Celui qui n'est pas loué»

HAMIDA, en arabe, veut dire « louer » , « remercier »
HAMMADA, deuxième forme , est une forme factitive : faire des louanges à quelqu’un avec intensité.
Participe passé ( ou passif ) MUHAMMAD= loué, louangé.
Or en disant « MAHOMET » une oreille arabe entend MA HUMIDA prononciation un peu dialectale MA HOMID , ce qui veut dire « Il n’a pas été loué » car mâ est la négation et HUMIDA est la forme passive de HAMIDA = il a été loué)
Un arabophone , avec le mot MAHOMET entend MA HOMED et il comprend « il n’a pas été loué », ce qui est exactement le contraire du sens arabe du mot MUHAMMAD.

Pour MAHOMET, il faudrait dire MOUHOMET, là il n’y aurait plus de polémique puisque la négation « MA » n’apparaitrait plus.
Autre hypothèse :  Au XIIème : Le fameux "Baphomet" des templiers n'était rien d'autre que la prononciation des chevaliers français de Mahomet en dialecte provençal (languedocien).
Les savants modernes tels que Peter Partner et Malcolm Barber s'accordent à dire que le nom de Baphomet était une vieille corruption française du nom Muhammad, l'interprétation étant que certains des Templiers, à travers leur longue occupation militaire de l'Outremer, ont commencé à incorporer des idées islamiques dans leur système de croyance, et que cela a été vu et documenté par les inquisiteurs comme une hérésie.

 Alain Demurger, toutefois, rejette l'idée que les Templiers auraient adopté les doctrines de leurs ennemis.  Les chrétiens médiévaux croyaient que les musulmans étaient idolâtres et adoraient Muhammad comme un Dieu. Mahomet devenu Mammet en anglais, ce qui signifie une idole ou faux dieu.  Cette idolâtrie est attribué aux musulmans dans plusieurs chansons et pièces médiévales. Par exemple, on trouve les dieux Bafum et Travagan dans un poème provençal sur la vie de saint Honorat, achevée en 1300.  Dans la Chanson de Simon Pouille, écrit avant 1235, une idole Sarazine est appelé Bafumetz.
Un poème écrit dans un dialecte provençal par un troubadour faisant parti probablement de l'Ordre des Templiers fait référence à des batailles en 1265 qui n'étaient pas favorables aux croisés :

     "Et chaque jour, ils imposent de nouvelles défaites sur nous. Pour Dieu, qui avait l'habitude de regarder en notre nom, est maintenant endormi, et Muhammad [Bafometz] met en avant son pouvoir pour soutenir le Sultan" [ Partner, pp. 34–35.]
Le nom de Baphomet arrive dans plusieurs de ces confessions. Peter Partner déclare dans son livre de 1987 The Knights Templar et leur mythe, "Dans le procès des Templiers un de leurs principaux chefs d'accusation était leur prétendue adoration d'un païen des idoles tête appelé« Baphomet »(« Baphomet '= Mahomet = Muhammad )"

Baphomet (/ bæfɵmɛt /; du Moyen Âge Baphometh latine, baffometi, l'occitan Bafometz) est un terme utilisé à l'origine pour décrire une divinité vénérée par les soi-disant Templiers, et par la suite incorporé dans occulte disparate et traditions mystiques. Il est apparu la première fois en 11e et 12e latine et provençale comme une corruption de "Mahomet", la latinisation de «Mahomet» (Ab Luy venseretz totz los cas/Cuy Bafometz a escarnitz/e·ls renegatz outrasalhitz ("with his [i.e. Jesus'] help you will defeat all the dogs whom Mahomet has led astray and the impudent renegades"). The relevant lines are translated in Michael Routledge (1999), "The Later Troubadours", in The Troubadours: An Introduction, Simon Gaunt and Sarah Kay, edd. (Cambridge: Cambridge University Press), p. 112.)

Si l'islam a toujours dit que Isa (assimilé à Jesus Christ) n'était pas Dieu, mais un prophète musulman, qu'il n'avait pas été crucifié et qu'il annonçait la venue de Mohammed, le christianisme lui a toujours soutenu que Mohammed et le Coran étaient de l'antéchrist, rejetant la Nature pleinement humaine et divine de Jésus Christ et la Crucifixion ; Rédemption_Résurection.

Mohammed, d'après une lecture exégétique chrétienne, a toujours été perçu comme un faux prophète comme ceux décrits dans les évangiles.
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