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 Le pape François en Terre Sainte

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Chrysostome



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MessageSujet: Le pape François en Terre Sainte    Dim 05 Jan 2014, 13:14

Le pape François et Bartholomaios en Terre Sainte ensemble

Cinquante ans après Paul VI et Athénagoras

Rome, 5 janvier 2014 (Zenit.org) Anita Bourdin | 4 clics

Le pape François annonce qu'il sera en Terre Sainte du 24 au 26 mai prochain. Il se rendra à Amman, Bethléem et Jérusalem, où il rencontrera le patriarche oecuménique de Constantinople Bartholomaios Ier, cinquante ans après la rencontre de Paul VI et d'Athénagoras, le 5 janvier 1964. Un geste lourd de signification oecuménique.

C'est justement aujourd'hui, en l'anniversaire de cette rencontre que le pape a tenu à faire lui-même - et non pas simplement la salle de presse - cette annonce, après la prière de l'angélus, ce dimanche, place Saint-Pierre.

Paul VI s'est rendu en Terre Sainte, du 4 au 6 janvier 1964, au coeur du concile Vaticnan II. C'était aussi le premier voyage d'un pape en avion à l’étranger.

Le pape François indique l'intention fondamentale du voyage: « commémorer la rencontre historique entre Paul VI et le patriarche Athénagoras ».

Concrètement, il annonce une « rencontre œcuménique au Saint Sépulcre », la basilique de la résurrection, avec le patriarche oecuménique et les représentants des Eglises chrétiennes de Jérusalem.

Il a demandé la prière des baptisés spécialement à l'intention de ce second voyage en dehors de l'Italie, après Rio en juillet 2013.

En 1964, le patriarche Athénagoras et le pape Paul VI avaient signé une déclaration commune exprimant "leur décision d’enlever de la mémoire et du milieu de l’Église les sentences d’excommuni­cation de l’année 1054". Cette déclaration commune a été lue lors d'une session solennelle du IIème concile du Vatican par Mgr Jean Willebrands, à Saint-Pierre. Au même moment, elle a été lue  par le secrétaire du Saint Synode, en la cathédrale du Phanar, à Istanbul.

C'était, dit la déclaration, un "geste de justice et de pardon réciproque". Ils déploraient les événements de 1054: "Parmi les obstacles qui se trouvent sur le chemin du développement de ces rapports fraternels de confiance et d’estime, figure le souvenir des décisions, actes et incidents pénibles, qui ont abouti en 1054 à la sentence d’excommunication portée contre le patriarche Michel Cérulaire et deux autres personnalités par les légats du siège romain, conduits par le cardinal Humbert, légats qui furent eux-mêmes ensuite l’objet d’une sentence analogue de la part du patriarche et du synode constantinopolitain."

Voici le coeur de la déclaration, en trois points précis: "Le pape Paul VI et le patriarche Athénagoras Ier en son synode, certains d’exprimer le désir commun de justice et le sentiment unanime de charité de leurs fidèles et se rappelant le précepte du Seigneur: “Quand tu présentes ton offrande à l’autel, si là tu te souviens d’un grief que ton frère a contre toi, laisse là ton offrande devant l’autel et va d’abord te réconcilier avec ton frère” (Mt 5, 23-24), déclarent d’un commun accord:

a) regretter les paroles offensantes, les reproches sans fondement, et les gestes condamnables qui, de part et d’autre, ont marqué ou accompagné les tristes événements de cette époque;

b) regretter également et enlever de la mémoire et du milieu de l’Église les sentences d’excommunication qui les ont suivis, et dont le souvenir opère jusqu’à nos jours comme un obstacle au rapprochement dans la charité, et les vouer à l’oubli;

c) déplorer, enfin, les fâcheux précédents et les événements ultérieurs qui, sous l’influence de divers facteurs, parmi lesquels l’incompréhension et la méfiance mutuelles, ont finalement conduit à la rupture effective de la communion ecclésiastique."

Cinquante ans après, c'est le moment de recueillir le fruit d'un demi-siècle de dialogue, de gestes, de rencontres qui sont devenues des rendez-vous réguliers, et de poursuivre la marche, marquée aussi par les pèlerinages de Jean-Paul II (rencontre avec le patriarche Dimitrios Ier, le 29 novembre 1979) et de Benoît XVI (rencontre avec Bartholomaios Ier 30 novembre 2006).  Le voyage ne manquera pas d'être une étape importante sur ce chemin, indiqué par Jean-Paul II et Benoît XVI comme irréversible.

Le pape François pourrait évoquer de nouveau rendez-vous de mai lors de la prochaine semaine de prière pour l'unité des chrétiens, du 18 au 25 janvier.

( 5 janvier 2014) © Innovative Media Inc.

http://www.zenit.org/fr/articles/le-pape-francois-et-bartholomaios-en-terre-sainte-ensemble
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Le pape François en Terre Sainte    Lun 06 Jan 2014, 21:44

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Arnaud
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MessageSujet: Re: Le pape François en Terre Sainte    Mer 08 Jan 2014, 22:02

On sent vraiment que ce qui nous rassemble est plus important que ce qui nous divise !!


Citation :
No de protocole 1109

Message patriarcal
diffusé à l’occasion de Noël

† BARTHOLOMAIOS
PAR LA GRÂCE DE DIEU ARCHEVÊQUE DE CONSTANTINOPLE,
NOUVELLE ROME ET PATRIARCHE ŒCUMÉNIQUE,
À TOUT LE PLÉRÔME DE L’ÉGLISE
GRÂCE, MISÉRICORDE ET PAIX DU CHRIST SAUVEUR NÉ À BETHLÉEM
* * *

Frères et Enfants bien-aimés dans le Seigneur,
« Un enfant nous est né, un fils nous a été donné » ! (Es 9, 5.)
Enthousiaste et joyeux, de nombreux siècles à l’avance, le Prophète nous annonce de façon prémonitoire la Naissance de l’Enfant Jésus, enfanté par Marie toujours-Vierge. Certes, du temps du recensement décrété par César Auguste, il n’y avait pas de place dans l’hôtellerie pour héberger la sainte Vierge enceinte par l’œuvre de l’Esprit Saint. C’est pourquoi, saint Joseph, son fiancé et protecteur, est contraint à la conduire dans une grotte, à la crèche, pour « mettre au monde l’Enfant ».

Le ciel et la terre l’accueillent en exprimant leur action de grâce au Créateur : « Les Anges, leur chant ; le Ciel, une étoile ; les Mages, leurs cadeaux ; les Bergers, l’émerveillement ; la terre, une grotte ; les Prés, une crèche ; et nous-mêmes une Mère vierge ». Les bergers montent la garde auprès de « leur troupeau pendant la nuit » et, contemplant le Mystère des anges, chantent des louanges (Vêpres de Noël).

Une fois de plus, la douceur de la sainte Nuit de Noël comble le monde. Et au milieu des labeurs et des souffrances, de la crise et des crises, des passions et des hostilités, des inquiétudes et des déceptions, se produit, réel et actuel plus que jamais, le mystère de l’Incarnation du Verbe de Dieu, descendu « comme la pluie sur un pré fauché » dans le sein de Marie toujours-Vierge, pour que paraissent justice et abondance de paix (cf. Ps 71, 6-7).

Dans le silence et la paix de la Nuit de Noël, Jésus Christ, sans commencement, éternel, invisible, incompréhensible, immatériel, celui qui est toujours, qui est aussi, entre dans le drame de l’histoire, porteur de notre chair, discret, pauvre, inconnu. Il entre, en même temps, comme «l’Admirable, le Conseiller, le Dieu fort, le Puissant, le Père à jamais, le Prince de la paix » (Es 9, 6-7).

Oui, il vient comme un homme né d’une Mère Vierge et il abolit l’emprise de l’iniquité. Par sa Grâce et sa Miséricorde, il fournit une issue aux dilemmes de la vie. Il donne à l’aventure humaine, une fin, une valeur, une substance, un ethos exemplaire et un modèle.

Le Seigneur a assumé toute la nature humaine et l’a sanctifiée. Le Dieu éternel a daigné devenir embryon pour nous et être porté dans le sein de la Théotokos. De la sorte, il a aussi honoré la vie humaine dès ses prémices. Il a enseigné le respect dû à l’être humain dès le début de la gestation. Le Créateur de l’univers a condescendu à naître comme Nourrisson et être allaité par la Vierge. De la sorte, il a honoré la virginité et la maternité spirituelle et naturelle. C’est pourquoi saint Grégoire le Théologien exhorte : « femmes, pratiquez la virginité, si vous voulez être mères du Christ » (Discours 38, Pour la Théophanie, PG 36, 313A, SC 358).

Et le Seigneur a établi l’homme et la femme comme conjoints dans la famille bénie. Cette institution de la famille chrétienne constitue la cellule de la vie et la couveuse du développement sain psychique et corporel des enfants. Dès lors, tant l’Église que les dirigeants de chaque nation ont l’obligation et le devoir de renforcer de diverses manières l’institution de la famille.

Le développement sain et normal d’un enfant requiert une famille où l’homme et la femme vivent harmonieusement, comme un seul corps, une chair, une âme, se soumettant l’un à l’autre.

Nous sommes certains que les dirigeants spirituels et ecclésiastiques, à l’instar des bergers vigilants, mais aussi les décideurs des affaires du monde connaissent et acceptent cette réalité et cette vérité divine, qu’à l’occasion de Noël nous proclamons cette année aussi de la part de notre Patriarcat œcuménique. Nous devons tous encourager la création et le fonctionnement des familles normales pour procréer des citoyens psychiquement sains et heureux, se sentant en pleine sécurité, soutenus par le sentiment d’être protégés et défendus par la force du père, l’affection et l’amour de la mère. Des familles dans lesquelles Dieu se reposera. Nous invitons et exhortons le plérôme de notre sainte Église orthodoxe, œuvrant de façon digne de l’appel reçu, à faire tout ce qui est possible pour soutenir l’institution de la famille.

Frères et enfants bien-aimés, « la nuit est avancée, le jour est tout proche » (Rm 13, 12). Déjà, les bergers cheminent vers Bethléem proclamant le prodige et nous invitent à les suivre, à l’instar des « mages observateurs des étoiles remplis de joie (tropaire 4 de l’ode des Matines de Noël). Ils Lui présentent des dons très précieux : « comme au Roi des siècles, de l’or, de l’encens, comme au Dieu de l’univers, et de la myrrhe à l’Immortel » (Vêpres de Noël, Apostiches). C’est-à-dire les dons de l’amour, de notre foi et de notre probation en tant que chrétiens, notamment chrétiens orthodoxes, dans l’ethos et la tradition familiale, patristique, ecclésiastique, qui agit toujours avec justesse à travers les siècles et qui, jusqu’à nos jours, assure la cohésion de notre société bénie, dont une cellule de la vie et du développement selon Dieu est, répétons-le, la famille.
Frères et enfants,

2013 ans depuis la Naissance dans la chair du Christ ;
2013 ans que le Christ, comme en ce temps-là, ne cesse d’être persécuté par Hérode dans la personne des faibles, les Hérode contemporains de toute sorte ;
2013 ans que Christ part, réfugié avec les réfugiés, non pas en Égypte, mais au Liban, en Europe, en Amérique et ailleurs pour trouver la sécurité dans l’insécurité du monde ;
2013 ans que l’Enfant Jésus est encore prisonnier avec les deux hiérarques de Syrie, Paul et Jean, avec les moniales orthodoxes et plusieurs autres chrétiens, anonymes et connus ;
2013 ans que Christ est crucifié avec ceux qui sont torturés et assassinés pour ne pas renier leur foi ;
2013 ans que Jésus est quotidiennement tué en la personne d’embryons que leurs parents ne laissent pas naître ;
2013 ans que Christ est victime de moqueries et d’injures dans la personne des enfants malheureux vivant dans la crise de la famille, de la misère et du dénuement.

Le Seigneur est venu, il vient ce Noël encore, assumer la douleur, l’affliction et les souffrances des êtres humains, Lui qui a dit : « [...] toutes les fois que vous avez fait ces choses à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous les avez faites » (Mt 25, 40). C’est pour eux qu’il est né de la Vierge, c’est pour eux qu’il est devenu homme, c’est pour eux qu’il a souffert la passion, a été crucifié et est ressuscité. C’est-à-dire, pour nous tous. Prenons donc chacun sa croix « afin que nous obtenions miséricorde et que nous trouvions grâce, pour un secours opportun » (He 4, 16) pour que « Dieu soit avec nous », Emmanuel, Sauveur et Seigneur. Amen.

Noël 2013

† Bartholomaios de Constantinople
fervent intercesseur de vous tous en Dieu
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MessageSujet: Re: Le pape François en Terre Sainte    Mar 20 Mai 2014, 14:00

Voyage du Pape en Terre Sainte : les précisions du père Lombardi

Radio Vatican 2014-05-15

Le voyage du pape François en Terre Sainte, du 24 au 26 mai prochain sera un voyage « bref », mais « intense ».

Ce jeudi, le père Federico Lombardi, directeur de la Salle de presse du Saint-Siège, en a détaillé le contenu devant les journalistes :

trois jours pour trois étapes « fondamentales », d’Amman en Jordanie jusqu'à Bethléem et Jérusalem en Terre Sainte.

Un pèlerinage à l’occasion du 50ème anniversaire de la rencontre historique entre le pape Paul VI et le patriarche Athénagoras.

L’œcuménisme sera au centre de ce deuxième voyage apostolique du pape.

Le deuxième jour du déplacement, François rencontrera en privé le patriarche de Constantinople, Bartholomée. La rencontre aura lieu dans la même pièce où Paul VI avait rencontré le patriarche Athénagoras, à Jérusalem.

Suivra ensuite la signature d’une déclaration commune. Puis les deux hommes participeront ensemble à la célébration œcuménique au Saint-Sépulcre. Là, aura lieu la grande nouveauté de ce voyage : une prière commune, dans ce même lieu.

Le pape et le patriarche prendront ensuite la même voiture pour aller dîner au patriarcat latin.

François prendra congé du patriarche le lendemain, lundi dans l’après-midi, dans une petite église gréco-orthodoxe, sur le Mont des Oliviers.

Pas de voiture blindée

A noter que le Pape se déplacera en jeep découverte et non en voiture blindée, un choix assumé par le Saint-Père, tout comme cela avait été le cas au Brésil lors des JMJ de Rio.

Le Souverain pontife a également tenu à souligner l'aspect interreligieux de ce voyage jusque dans sa délégation. A ses côtés se trouveront un rabbin et un responsable musulman. Ce sont deux Argentins, des proches du pape : le rabbin Skorka et Omar Ahmed Abud, le secrétaire général de l’institut du dialogue interreligieux, en Argentine.

Parmi les autres rendez-vous marquants de ce voyage : la rencontre lundi avec le président israélien, Shimon Peres, puis une autre avec le Premier ministre Benjamin Netanyahou. Il s'entretiendra également avec le grand mufti, sur l’esplanade des mosquées.

Le pape devrait aussi se rendre pour prier au Mur Occidental (autrement appelé Mur des Lamentations), et y glisser une prière dans la roche, comme le firent ses prédecesseurs Jean-Paul II et Benoît XVI.

Un voyage qui devrait se dérouler, selon le père Lombardi, dans un climat serein.

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bellafago



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MessageSujet: Re: Le pape François en Terre Sainte    Jeu 22 Mai 2014, 15:31

Bonjour,


Voici un lien relatif au voyage du Pape en terre Sainte:

Paxchristi.cef.fr

@+Bertrand
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MessageSujet: Re: Le pape François en Terre Sainte    Lun 26 Mai 2014, 17:53


Célébration œcuménique historique au Saint Sépulcre de Jérusalem

2014-05-25 Radio Vatican

Pour la première fois dans l’Histoire, dimanche soir, les chefs de toutes les Eglises chrétiennes de Jérusalem prient ensemble au Saint-Sépulcre.

C’était le temps fort du pèlerinage du Pape François en Terre Sainte, l’objectif principal de son voyage, 50 ans après la rencontre entre Paul VI et Athénagoras, qui initia un rapprochement entre catholiques et orthodoxes, un tournant dans l’histoire.

Lorsque le Pape François et le patriarche œcuménique de Constantinople Bartholomée sont arrivés, accueillis par les Supérieurs des communautés gréco-orthodoxe, franciscaine et arménienne apostolique, les cloches ont sonné à toute volée.

La célébration se déroule en présence de tous les responsables du Statu Quo, qui régit les rapports, les activités et les mouvements dans les basiliques dont plusieurs confessions chrétiennes sont propriétaires.
Les trois Supérieurs des Communautés du Statu Quo ont d’abord vénéré la Pierre de l’Onction dans l’atrium de la basilique. Le Pape François et le patriarche Bartholomée ont ensuite accompli ce même geste ensemble suivi de tous les participants à la célébration.

C’est le patriarche Greco-orthodoxe de Jérusalem qui a pris la parole en premier. Son discours d’accueil a été suivi du chant de l’alléluia et de la proclamation de l’Evangile de la Résurrection : le récit selon Saint Jean, en grec, le récit selon saint Matthieu en latin.

Changer la peur en amour

Dans son discours, le Patriarche Bartholomée a insisté sur le message qui émane du tombeau. Selon lui, ce message déclare « que l’Histoire ne peut pas être programmée, que le dernier mot dans l’Histoire n’appartient pas à l’homme, mais à Dieu.

Ce saint tombeau nous invite à rejeter une autre forme de peur qui est sans doute la plus répandue à notre époque moderne : à savoir, la peur de l’autre, la peur de la différence, la peur du croyant d’une autre religion ou d’une autre confession ».

Le Patriarche œcuménique a pointé du doigt le fanatisme religieux qui menace la paix dans de nombreuses régions du globe, où le don même de la vie est sacrifié sur l’autel de la haine religieuse. « Il y a cinquante ans, les feus pape Paul VI et patriarche œcuménique Athénagoras ont changé la crainte en amour.
Suivant leurs pas et honorant leur initiative héroïque, nous avons échangé un baiser d’amour, avec le Pape François, a souligné Bartholomée.

Tous les chrétiens sont appelés à suivre le chemin de l’amour de la réconciliation, de la paix véritable et de la fidélité à la vérité. Dans leur relation entre eux – quelle que soit l’église ou la confession à laquelle ils appartiennent – apportant ainsi un exemple pour le reste du monde. Le chemin peut être long et difficile, il peut même paraître à certains comme une impasse. C’est le seul chemin, cependant, qui mène à l’accomplissement de la volonté du Seigneur que "[ses disciples] soient un" (Jn 17,21) » a conclu le patriarche de Constantinople.

Vers l'unité

Prenant ensuite la parole, le Pape François a invité les participants à accueillir la grâce spéciale de ce moment, à ne pas rester sourds au puissant appel à l’unité qui résonne de ce lieu et à mettre de côté les hésitations héritées du passé. « Certes, a-t-il dit, nous ne pouvons nier les divisions qui existent encore entre nous : ce lieu sacré nous en fait ressentir le drame avec une souffrance plus grande. Et pourtant, en cinquante ans, des pas vraiment importants ont été accomplis vers l’unité. Il reste encore du chemin à parcourir pour aboutir au partage de la même Table eucharistique ; mais les divergences ne doivent pas nous effrayer et paralyser notre chemin ».

Le Pape François a renouvelé le vœu déjà exprimé par ses prédécesseurs, de maintenir un dialogue avec tous les frères en Christ pour trouver une forme d’exercice du ministère propre de l’Évêque de Rome qui, en conformité avec sa mission, s’ouvre à une situation nouvelle et puisse être, dans le contexte actuel, un service d’amour et de communion reconnu par tous.

Œcuménisme de la souffrance

Le Souverain Pontife a par ailleurs évoqué la souffrance des chrétiens de diverses confessions, les uns à côté des autres. Là se réalise un œcuménisme de la souffrance, l’œcuménisme du sang, qui possède une particulière efficacité non seulement pour les contextes dans lesquels il a lieu, mais aussi, en vertu de la communion des saints, pour toute l’Église.

Après l’échange des discours, le Pape François et le patriarche Bartholomée se sont donné l’accolade en signe de paix et ont récité le Notre Père ensemble avant d’entrer dans le Sépulcre pour vénérer le tombeau vide. A leur sortie du Sépulcre, ils ont béni l’assemblée ensemble en grec.

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MessageSujet: Re: Le pape François en Terre Sainte    Lun 26 Mai 2014, 17:56


Rencontre Oecuménique au Saint-Sépulcre


Cité du Vatican, 26 mai 2014(VIS)

Après avoir signé la déclaration conjointe, le Saint-Père et le Patriarche oecuménique se sont rendus à la basilique du Saint-Sépulcre pour prendre part à une cérémonie œcuménique. Le Pape est entré dans la basilique par la porte du Muristan alors que le Patriarche est entré par la porte Ste.Hélène. Ont également pris part les évêques de Terre Sainte, l'archevêque syrien, l'archevêque éthiopien, l'évêque anglican, l'évêque luthérien et d'autres évêques. Etaient également présents les consuls généraux des cinq pays qui garantissent le Statu Quo de la Basilique (France, Belgique, Espagne, Italie, Grèce) et les autres consuls du Corpus Separatum de Jérusalem (Suède, Etats-Unis, Turquie, Royaume-Uni). Selon la tradition, le Saint-Sépulcre est le site de la crucifixion, de la sépulture et de la résurrection du Christ. Après la répression de la révolte juive en 135, Jérusalem subit un changement radical. Les juifs, les samaritains et les judéo-chrétiens sont expulsés avec l'interdiction de revenir. Hadrien, dans l'intention de supprimer toute trace de la religion judaïque qui avait provoquée deux violentes révoltes, s'emploie à faire disparaître tous les lieux de culte. Le Saint-Sépulcre connaît le même sort. Il est rasé et comblé, et un temple de Venus est érigé par dessus. Au cours du premier concile œcuménique de Nicée en 325, l'évêque de Jérusalem, Macaire, invite l'empereur Constantin à rendre le Saint Sépulcre à la lumière, qui avait été conservé enterré. Hélène, la mère de Constantin, ordonna la construction de la basilique de la Résurrection, basilique qui, au fil des siècles, connaîtra divers sorts: De l'invasion de 614 au cours de laquelle la pierre de la sépulture aurait été brisée, à la décision des Croisés en 1099 de rassembler tous les monuments rappelant la mort et la résurrection du Christ en un seul édifice qui resta presque inaltéré jusqu'à la fin du XIX siècle, subissant toutefois un tremblement de terre en 1927 ou des dommages liés à la première guerre arabo-israélienne en 1948. Aujourd'hui, la gestion de la basilique est règlementée selon le Statu Quo et trois communautés, latine (représentée par les frères mineurs), grecque orthodoxe et arménienne orthodoxe s'en partagent la propriété. Les coptes orthodoxes, les syriens orthodoxes et les éthiopiens orthodoxes peuvent officier dans la basilique. A l'entrée, dans l'atrium, se trouve la pierre de l'Onction qui, selon la tradition, indique le lieu où Jésus, déposé de la Croix, fut embaumé.

Le Pape François et le Patriarche Barthélémy ont été reçus par les trois supérieurs des communautés du Statu Quo (grecque orthodoxe, franciscaine et arménienne apostolique). Le Patriarche grec orthodoxe de Jérusalem, Théophile III, le Custode de Jérusalem, le P. Pierbattista Pizzaballa,OFM.Cap, et le Patriarche arménien apostolique SB Nourhan Manoogian ont d'abord vénéré la pierre de l'Onction, puis le Pape avec le Patriarche. Après la proclamation de l'Evangile et les paroles du Patriarche Barthélémy, le Saint-Père a prononcé un discours affirmant, en premier lieu, que dans cette basilique "que chaque chrétien regarde avec profonde vénération, arrive à son point culminant le pèlerinage que j’accomplis avec mon frère bien-aimé en Christ, Sa Sainteté Barthélémy. Nous l’accomplissons sur les traces de nos vénérés prédécesseurs, Paul VI et Athénagoras, qui, avec courage et docilité à l’Esprit Saint, ont donné lieu, il y a cinquante ans, dans la Cité sainte de Jérusalem, à la rencontre historique entre l’Evêque de Rome et le Patriarche de Constantinople. C’est une grâce extraordinaire d’être réunis ici en prière. Le Tombeau vide, ce sépulcre neuf situé dans un jardin, où Joseph d’Arimathie avait déposé avec dévotion le corps de Jésus, est le lieu d’où part l’annonce de la Résurrection... Cette annonce, confirmée par le témoignage de ceux à qui le Seigneur Ressuscité est apparu, est le cœur du message chrétien, transmis fidèlement de génération en génération... C’est le fondement de la foi qui nous unit, foi grâce à laquelle, ensemble, nous professons que Jésus-Christ, Fils unique du Père et notre unique Seigneur, a souffert sous Ponce Pilate, a été crucifié, est mort et a été enseveli; il est descendu aux enfers, le troisième jour est ressuscité des morts. Chacun de nous, chaque baptisé dans le Christ, est spirituellement ressuscité de ce tombeau, puisque dans le Baptême nous avons tous été réellement incorporés au Premier Né de toute la création, ensevelis ensemble avec Lui, pour être avec Lui ressuscités et pouvoir marcher dans une vie nouvelle... Tenons-nous près du tombeau vide dans un recueillement respectueux, pour redécouvrir la grandeur de notre vocation chrétienne: nous sommes des hommes et des femmes de résurrection, non de mort. Apprenons, de ce lieu, à vivre notre vie, les souffrances de l'Eglise et du monde entier à la lumière du matin de Pâques... Ne nous laissons pas voler le fondement de notre espérance qui est justement cela: Christos Anesti. Ne privons pas le monde de la joyeuse annonce de la Résurrection! Et ne soyons pas sourds au puissant appel à l’unité qui résonne précisément de ce lieu, à travers les paroles de Celui qui, en tant que Ressuscité, nous appelle tous mes frères".

"Certes, nous ne pouvons nier les divisions qui existent encore entre nous, disciples de Jésus. Ce lieu sacré nous en fait ressentir le drame avec une souffrance plus grande. Et pourtant, à cinquante ans de l’accolade de ces deux vénérables Pères, nous reconnaissons avec gratitude et un étonnement renouvelé comment il a été possible, par l’impulsion de l’Esprit Saint, d’accomplir des pas vraiment importants vers l’unité. Nous sommes conscients qu’il reste encore du chemin à parcourir pour aboutir à cette plénitude de communion qui puisse s’exprimer aussi dans le partage de la même table eucharistique, que nous désirons ardemment; mais les divergences ne doivent pas nous effrayer et paralyser notre chemin. Nous devons croire que, comme la pierre du sépulcre a été renversée, de la même façon, pourront être levés tous les obstacles qui empêchent encore la pleine communion entre nous. Ce sera une grâce de la résurrection, que nous pouvons dès aujourd’hui savourer à l’avance. Chaque fois que nous demandons pardon les uns aux autres, pour les péchés commis contre d’autres chrétiens et chaque fois que nous avons le courage de concéder et de recevoir ce pardon, nous faisons l’expérience de la résurrection! Chaque fois que, ayant dépassé les anciens préjugés, nous avons le courage de promouvoir de nouvelles relations fraternelles, nous confessons que le Christ est vraiment ressuscité! Chaque fois que nous pensons l’avenir de l’Eglise à partir de sa vocation à l’unité, brille la lumière du matin de Pâques! A ce propos, je désire renouveler le vœu déjà exprimé par mes prédécesseurs, de maintenir un dialogue avec tous les frères en Christ pour trouver une forme d’exercice du ministère propre de l’Evêque de Rome qui, en conformité avec sa mission, s’ouvre à une situation nouvelle et puisse être, dans le contexte actuel, un service d’amour et de communion reconnu par tous".

"Tandis que nous nous trouvons comme des pèlerins en ces saints lieux, notre souvenir priant va à toute la région, malheureusement si souvent marquée par des violences et des conflits. Et nous n’oublions pas, dans nos prières, tant d’autres hommes et femmes qui, en diverses parties de la planète, souffrent à cause de la guerre, de la pauvreté, de la faim, comme les nombreux chrétiens persécutés pour leur foi dans le Seigneur Ressuscité. Quand des chrétiens de diverses confessions se trouvent à souffrir ensemble, les uns à côté des autres, et à s’entraider les uns les autres avec une charité fraternelle, se réalise un œcuménisme de la souffrance, se réalise l’œcuménisme du sang, qui possède une particulière efficacité non seulement pour les contextes dans lesquels il a lieu, mais aussi, en vertu de la communion des saints, pour toute l’Eglise. Ceux qui tuent, qui persécutent les chrétiens en haine de la foi, ne leur demandent pas s'ils sont orthodoxes ou catholiques. Tous sont chrétiens. Le sang chrétien est le même".

S'adressant ensuite à SS Barthélémy et à l'assemblée, il a ajouté: "Mettons de côté les hésitations que nous avons héritées du passé et ouvrons notre cœur à l’action de l’Esprit Saint, l’Esprit de l’Amour, pour cheminer ensemble vers le jour béni où nous retrouverons notre pleine communion. Sur ce chemin, nous nous sentons soutenus par la prière que Jésus lui-même, en cette Ville, la veille de sa passion a élevée vers son Père pour ses disciples, et que nous ne nous lassons pas de faire nôtre avec humilité: Qu’ils soient un… pour que le monde croie". Et quand la désunion nous rend pessimistes, peu courageux, méfiants, mettons nous tous sous la protection de la Sainte Mère de Dieu. Quand l'âme chrétienne connaît des turbulences spirituelles, c'est seulement sous le manteau de la Sainte Mère de Dieu que nous trouverons la paix. Qu'elle nous aide sur ce chemin". Enfin, le Pape et le Patriarche se sont embrassés en signe de paix et ont prié ensemble le Notre Père en italien, pendant que chacun le récitait dans sa propre langue. Ils sont ensuite entrés ensemble dans le Sépulcre pour vénérer la tombe vide, et sont sortis ensemble de la basilique pour bénir les fidèles. De la même façon, ils se sont rendus sur le Mont du Calvaire accompagnés des patriarches grec et arménien et du Custode de Terre Sainte pour vénérer le lieu de la mort et de la crucifixion de Jésus".

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MessageSujet: Re: Le pape François en Terre Sainte    Lun 26 Mai 2014, 17:58


Pape François : « que les fidèles aient un accès libre aux Lieux Saints !»


2014-05-26 Radio Vatican

La visite papale en Terre Sainte se poursuit au pas de charge. François a été reçu par le président israélien Shimon Peres, au palais présidentiel. Les deux hommes, qui ne cachent pas leur estime mutuelle, se sont entretenus de manière informelle , et ont échangé des présents.
François, en remerciant son hôte de son accueil, a, selon ses propres mots, « inventé une nouvelle béatitude » qu’il s’est appliqué : « Bienheureux celui qui entre dans la maison d’un homme sage et bon, et aujourd’hui je me sens bienheureux ! », a lancé le Pape en souriant, à l’adresse de Peres.

Un entretien effectué dans un « climat prometteur»

Les deux hommes se sont ensuite entretenus en privé, loin des caméras. Selon le père Federico Lombardi, Shimon Peres a accepté l'invitation du Pape à prier pour la paix, au Vatican ; une invitation adressée également au président Abbas, et lancée depuis Bethléem, lors du Regina Cœli, dimanche. Toujours selon le père Lombardi, cet entretien qui s'est prolongé, s'est tenu dans un « climat prometteur ».
François et Shimon Peres se sont ensuite rendus dans le verdoyant « jardin de la paix », pour y planter un olivier. Une chorale d'enfants vêtus de blanc a ensuite interprété une chanson devant le Pape et le président israélien, visiblement ravis.
Peres, dans son discours, a tenu à rappeler la volonté de paix d'Israël, et a assuré que la visite du Pape aura « des échos et contribuera à revitaliser les efforts pour compléter le processus (de paix) » entre Israéliens et Palestiniens. « Une paix basée sur deux Etats, l'un à côté de l'autre, a-t-il ajouté, un, juif, Israël, l'autre, arabe, la Palestine ».

« Que Jérusalem soit vraiment la Ville de la paix !»

Le Pape a, à son tour, pris la parole, rappelant d’entrée que les Lieux saints n’étaient pas des musées ou des monuments, mais des lieux vivants où « les communautés de croyants vivent leur foi, leur culture, leurs initiatives caritatives ». D’où l’importance de protéger la sacralité de ces lieux, leur héritage certes, mais également leur présent et leur avenir. Et le Pape d’émettre un souhait pour la ville trois fois sainte qui l’accueille : « Que Jérusalem soit vraiment la Ville de la paix ! Que resplendissent pleinement son identité et son caractère sacré, sa valeur religieuse et culturelle universelle, comme trésor pour toute l’humanité ! Comme c’est beau quand les pèlerins et les résidents peuvent accéder librement aux Lieux Saints et participer aux célébrations ! »
Devant Shimon Peres, François a réitéré le même appel qu’il avait lancé aux autorités palestiniennes rencontrées à Bethléem, dimanche matin : travailler sans relâche à la paix, poursuivre les efforts en vue de l’atteindre, « dans la dignité de chaque personne humaine ». « Je renouvelle le souhait que soient évités de la part de tous des initiatives et des actes qui contredisent la volonté déclarée de parvenir à un véritable accord et qu’on ne se lasse pas de poursuivre la paix avec détermination et cohérence ».

Rejeter ce qui s'oppose à la paix

Le Pape a par ailleurs appelé à rejeter avec fermeté « tout ce qui s’oppose à la paix et d’une cohabitation respectueuse entre Juifs, Chrétiens et Musulmans » : le recours à la violence pour imposer son point de vue « aux dépens des droits d’autrui », le terrorisme, ou « manifestation d’intolérance contre des personnes ou des lieux de culte juifs, chrétiens et musulmans », une allusion claire aux différents actes de vandalisme anti-chrétiens qui se sont multipliés en Terre sainte, au cours de ces dernières semaines.
François a justement évoqué les communautés chrétiennes vivant au sein de l’Etat d’Israël, rappelant leur contribution au bien commun, en vue de la paix, comme « citoyens de plein droit », engagés comme « artisans de réconciliation ». « Leur présence et le respect de leurs droits – comme du reste, des droits de toute autre dénomination religieuse et de toute minorité –, a encore déclaré le Pape, sont la garantie d’un sain pluralisme et la preuve de la vitalité des valeurs démocratiques, de leur réel enracinement dans la praxis et dans le concret de la vie de l’État ».
Et le Pape de conclure assurant Peres de sa prière, « je sais aussi que vous priez pour moi », a-t-il ajouté, avant d'invoquer la Paix sur le peuple d’Israël, et d’avoir également une pensée pour les victimes des « crises encore ouvertes dans la région moyen-orientale », afin qu’elles « soient soulagés de leurs peines grâce à un règlement honorable des conflits ».

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MessageSujet: Re: Le pape François en Terre Sainte    Lun 26 Mai 2014, 17:59


La prière du Pape à Yad Vashem : « jamais plus Seigneur, jamais plus ! »

2014-05-26 Radio Vatican
Envoyé spécial -

Après la visite au Mur Occidental ce lundi matin, c’est la visite du Pape François au Mémorial de l’Holocauste, qui a retenu l’attention. Un moment particulier, intense, dans ce lieu de la mémoire du génocide de six millions de Juifs. Une cérémonie ponctuée de gestes lents, de paroles prononcées avec lenteur, de chants de souffrance.
Le Pape, entouré du président Peres et du Premier ministre Netanyahou, a d’abord écouté très recueilli un chœur de jeunes filles pour un chant d’une tristesse inouïe. Il a ensuite allumé la flamme du souvenir, puis a écouté une responsable du Mémorial lui rappeler l’horreur du génocide, mais aussi l’espoir que l’on doit mettre dans l’avenir. De jeunes catholiques hébréophones ont alors déposé une couronne de fleurs jaunes et blanches avec le Pape qui s’est recueilli en prière.
Une lettre, d’une roumaine de 22 ans morte dans les camps, a ensuite été lue. Une lettre qui exprime toute la terreur de savoir que la mort est proche, le retour désormais impossible.
D’autres chants, comme autant de pleurs et de lamentations, ont été entonnés. Au Pape ont été présentés six survivants des camps. Quatre hommes et deux femmes. Le Pape leur a embrassé les mains et les a écoutés un par un.
Il a ensuite pris la parole, très ému, pour un discours très beau sous forme de prière. Un texte rempli d’interrogations face la « tragédie incommensurable de l’Holocauste », dont voici le texte intégral :
« Adam, où es-tu ? » (cf. Gn 3, 9)
Où es-tu, homme ? Où es-tu passé ?
En ce lieu, mémorial de la Shoah, nous entendons résonner cette question de Dieu : « Adam, où es-tu ? ».
En cette question il y a toute la douleur du Père qui a perdu son fils.
Le Père connaissait le risque de la liberté ; il savait que le fils aurait pu se perdre. Mais peut-être, pas même le Père ne pouvait imaginer une telle chute, un tel abîme !
Ce cri : « Où te trouves-tu ? », ici, en face de la tragédie incommensurable de l’Holocauste, résonne comme une voix qui se perd dans un abîme sans fond.
Homme, qui es-tu ? Je ne te reconnais plus.
Qui es-tu, homme ? Qu’est-ce que tu es devenu ?
De quelle horreur as-tu été capable ?
Qu’est-ce qui t’a fait tomber si bas ?
Ce n’est pas la poussière du sol, dont tu es issu. La poussière du sol est une chose bonne, œuvre de mes mains.
Ce n’est pas l’haleine de vie que j’ai insufflée dans tes narines. Ce souffle vient de moi, c’est une chose très bonne (cf. Gn 2, 7).
Non, cet abîme ne peut pas être seulement ton œuvre, l’œuvre de tes mains, de ton cœur… Qui t’a corrompu ? Qui t’a défiguré ? Qui t’a inoculé la présomption de t’accaparer le bien et le mal ?
Qui t’a convaincu que tu étais dieu ? Non seulement tu as torturé et tué tes frères, mais encore tu les as offerts en sacrifice à toi-même, parce que tu t’es érigé en dieu.
Aujourd’hui, nous revenons écouter ici la voix de Dieu : « Adam, où es-tu ? ».
Du sol s’élève un gémissement étouffé : Prends pitié de nous, Seigneur !
A toi, Seigneur notre Dieu, la justice, à nous le déshonneur au visage, la honte (cf. Ba 1, 15).
Un mal jamais survenu auparavant sous le ciel s’est abattu sur nous (cf. Ba 2, 2). Maintenant, Seigneur, écoute notre prière, écoute notre supplication, sauve-nous par ta miséricorde. Sauve-nous de cette monstruosité.
Seigneur tout-puissant, une âme dans l’angoisse crie vers toi. Écoute, Seigneur, prends pitié.
Nous avons péché contre toi. Tu règnes pour toujours (cf. Ba 3, 1-2).
Souviens-toi de nous dans ta miséricorde. Donne-nous la grâce d’avoir honte de ce que, comme hommes, nous avons été capables de faire, d’avoir honte de cette idolâtrie extrême, d’avoir déprécié et détruit notre chair, celle que tu as modelée à partir de la boue, celle que tu as vivifiée par ton haleine de vie.
Jamais plus, Seigneur, jamais plus !
« Adam, où es-tu ? ».
Nous voici, Seigneur, avec la honte de ce que l’homme, créé à ton image et à ta ressemblance, a été capable de faire.
Souviens-toi de nous dans ta miséricorde.


Le Pape a ensuite signé le Livre d’or et a reçu la reproduction d’une peinture « Prayer » d’un garçon de 14 ans du ghetto de Lodz en Pologne qui est mort à Auschwitz, et qui avait dessiné son rêve, celui de s’envoler de cet enfer. Un ultime chant a été entonné, « Mi Ha ‘Ish » pour un dernier moment de grande émotion.
François a ensuite signé le Livre d'Or du mémorial, écrivant : « avec la honte de ce que l'homme, créé à l'image et à la ressemblance de Dieu, a été capable de faire; avec la honte de l'homme qui s'est fait maître du mal; avec la honte de l'homme, se croyant Dieu, qui a sacrifié à lui-ême ses propres frères. Plus jamais, plus jamais ! »

Et avant cette visite au Yad Vashem, le Pape s'est rendu au Mont Herzl, là où se trouve le cimetière national d’Israël, où il a déposé une couronne de fleurs sur la tombe de Théodore Herzl, le fondateur du sionisme. Une étape protocolaire là encore ajoutée assez récemment dans les visites de chefs d’Etat, et qui n’était pas au programme des visites de Jean-Paul II et Benoît XVI. A la demande du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, le Pape a également rendu hommage aux victimes israéliennes du terrorisme, en faisant une halte devant le monument qui leur est consacré.

(Bernard Decottignies, envoyé spécial à Jérusalem)

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MessageSujet: Re: Le pape François en Terre Sainte    Lun 26 Mai 2014, 22:22


Bilan du voyage du Pape en Terre Sainte : « la théologie de la main posée »

2014-05-26 Radio Vatican

Le Pape François et sa théologie de la main posée.

A Bethléem, sur le Mur de la honte, qui divise Israéliens et Palestiniens. La main posée à Jérusalem sur le Mur Occidental, lieu de prière et de recueillement, pour ensuite enlacer ses deux amis, juif et musulman, emmenés dans ses bagages pour ce voyage en Terre Sainte.

L’image de ces trois hommes se tenant par les épaules, en cet endroit, fera date. Elle pourrait s’avérer prophétique.

La main de François rallumant la flamme du souvenir à Yad Vashem, le Mémorial de l’Holocauste. Plantant un olivier dans le jardin de Gethsémani, et plongée dans les eaux du Jourdain en Jordanie.

La main du Pape serrant celle du Patriarche Bartholomée, pour descendre de l’estrade où ils se sont donné l’accolade, au Saint Sépulcre, comme leurs prédecesseurs Paul VI et Athénagoras il y a cinquante ans.

La main de François posée sur le tombeau de Jésus.

La main posée sur le visage de cet enfant malade.

Le Pape, à chaque étape, a touché les pierres et les coeurs , et nous a aussi parlé.

De cette nécessité d’aller de l’avant sur le chemin de l’unité entre chrétiens.

C’était le but premier de ce pèlerinage en Terre Sainte. Catholiques et orthodoxes ont beaucoup avancé, mais il reste à faire.

Une Déclaration commune a été signée qui nous le rappellera. Mais d'ores et dèjà, les frères séparés s’unissent pour défendre la vie, de bout en bout, la famille basée sur le mariage, pour protéger l’environnement de notre planète mise à mal.

Le voyage était un pèlerinage, et certes chants et encens n’ont pas manqué, mais venir jusqu’ici, c’est savoir aussi que chaque pas que vous posez et chaque parole prononcée seront suivis d’effets. Comme cette invitation du Pape François aux présidents Mamoud Abbas et Shimon Peres, à venir le rejoindre au plus vite chez lui au Vatican.
Les deux hommes ont dit oui. Ils viendront.

Un nouvel espoir pour relancer des négociations de paix entre Israéliens et Palestiniens à nouveau dans l’impasse. Mais ils ne viendront pas sans se rappeler tout ce que le Pape nous aura dit durant ces trois jours :

non à la haine, à la suspicion, à la guerre, au terrorisme, à l’antisémitisme. Oui à l’amitié, à la fraternité. A la simplicité, au partage.

Tant de monde souffre en ce Proche-Orient. Et depuis trop longtemps. Quand plus personne n’y croit, un homme en blanc est venu jusqu’ici pour dire : « reparlons-en » . Il est grand temps.

De Jérusalem, Bernard Decottignies.

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MessageSujet: Re: Le pape François en Terre Sainte    Mar 27 Mai 2014, 21:34

JÉRUSALEM : PENDANT LA VISITE DU PAPE, INCENDIE CRIMINEL DE L’ÉGLISE DE LA DORMITION



27 MAI 2014 CHRISTIANOPHOBIE.FR



Citation :
« La police est sur place et nous a dit qu’il ne s’agissait pas d’un accident » a précisé un bénédictin allemand desservant de l’église de l’abbaye de la Dormition… C’est la troisième agression en un an.

Dernier jour en Terre sainte mouvementé pour le pape François. Lundi soir [26 mai], un incendie s’est déclaré dans l’une des principales églises catholiques de Jérusalem, sur le mont Sion, pendant la visite du chef de l’Église catholique, a indiqué le porte-parole de l’abbaye de la Dormition. L’origine criminelle du sinistre ne fait pas de doute. « Quelqu’un est entré dans l’église, est descendu à la crypte, s’est emparé d’un livre utilisé par les pèlerins et l’a amené dans une petite salle près de l’orgue. Là, il a mis le feu au livre, brûlant des croix de bois », a relaté le frère Nikodemus Schnabel. Selon ce moine bénédictin, le feu a été constaté à 19 h locales (18 h françaises). Ce sont les moines ont maîtrisé le sinistre à l’aide d’extincteurs. Mais entretemps, du mobilier et des croix en bois avaient été brûlés. Peu avant l’incendie, le pape célébrait une messe dans le bâtiment voisin du Cénacle, à quelques dizaines de mètres là. Un site sacré à la fois pour les chrétiens, les juifs et les musulmans, qui cristallise les tensions dans la Ville sainte.

Ce n’est  pas la première fois que l’abbaye est la cible des extrémistes juifs. Voici un an, le 31 mai 2013, le mur de l’abbaye de la Dormition avait été tagué de slogans antichrétiens et injurieux pour le Christ…



31 mai 2013 : déjà…

Sources : BFMTV, RTL

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MessageSujet: Re: Le pape François en Terre Sainte    Mer 28 Mai 2014, 21:29


En Terre, le Pape a reçu «une parole d'espérance»



2014-05-28 Radio Vatican

Lors de l’audience générale place Saint-Pierre, devant plusieurs dizaines de milliers de personnes, le Pape François est revenu sur le pèlerinage en Terre Sainte qu’il a effectué samedi, dimanche et lundi.

« Frères et sœurs, je souhaite rendre grâce à Dieu pour mon récent voyage en Terre Sainte. » Le Pape est ensuite revenu sur les différentes étapes de ce voyage apostolique et sur les grands thèmes qui l’ont dominé.

Tout d’abord l’œcuménisme, présenté avant son départ pour Jérusalem comme le point central du pèlerinage. « Le but principal était le 50ème anniversaire de la rencontre prophétique entre le Pape Paul VI et le Patriarche Athenagoras.
Avec Sa Sainteté Bartolomée nous avons prié ensemble au Saint Sépulcre et nous avons exprimé le désir de persévérer sur le chemin vers la pleine communion. »

A leurs côtés, le patriarche grec-orthodoxe de Jérusalem, Théophile III et le patriarche arménien apostolique Nourhan.
« En ce lieu, où résonna l’annonce de la Résurrection, nous avons perçu toute l’amertume et la souffrance des divisions qui existent encore entre les disciples du Christ, mais surtout, nous avons entendu lors de cette célébration chargée de fraternité réciproque, d’estime et d’affection, la voix forte du Bon Pasteur Ressuscité qui veut faire de toutes ses brebis un seul troupeau.
Nous avons entendu le désir de guérir les blessures encore ouvertes et poursuivre avec ténacité le chemin vers la pleine communion. »

Chemin de communion, chemin de paix

Autre chemin, celui de la paix. « J’ai également voulu, au cours de ce pèlerinage, encourager le chemin vers la paix dans cette région du Moyen Orient, en particulier en Syrie.

J’ai aussi invité les présidents d’Israël et de la Palestine à venir au Vatican afin de prier pour la paix.

» « J’ai porté dans le cœur une grande compassion pour les fils de cette Terre qui, depuis trop longtemps, vivent avec la guerre et ont le droit de connaitre finalement la paix ».

Le Pape François a tenu également à saluer particulièrement les autorités de Jordanie et le peuple jordanien pour leur « accueil de nombreux réfugiés provenant des zones de guerre, un engagement humanitaire qui mérite et demande le soutien constant de la communauté internationale. »

Dernier point abordé par le Pape lors de l’audience : « confirmer dans la foi les communautés chrétiennes de cette région et leur dire la reconnaissance de toute l’Eglise pour leur présence et leur courageux témoignage. »

Message d'espoir du Pape et au Pape

Le Pape a enfin confié qu’il avait reçu un message d’espoir. « Je l’ai reçu des frères et des sœurs qui espèrent contre tout espoir, à travers les nombreuses souffrances, comme celles de qui a fui son propre pays à cause des conflits, comme celles de ceux, qui en diverses parties du monde, sont discriminés et méprisés à cause de leur foi en Christ. Continuons à leur être proches ! » s’est-il exclamé.

Il a également salué les pèlerins francophones présents place Saint-Pierre ce mercredi matin :
« Je salue cordialement les pèlerins francophones, en particulier le groupe de la pastorale des personnes handicapées du diocèse de Bordeaux.

Je vous invite à prier pour la paix en Terre Sainte et dans tout le Moyen Orient. Que la prière de tous soutienne aussi le chemin vers la pleine unité de l’Eglise.
Que Dieu vous bénisse ! »

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MessageSujet: Re: Le pape François en Terre Sainte    Sam 07 Juin 2014, 18:38


Pour oser une voie nouvelle - L’enseignement du voyage papal en Terre Sainte

2014-06-07 L’Osservatore Romano

Il est encore difficile de tenter un bilan de la visite du Pape en Terre Sainte. La motivation du Pape, le désir et la volonté de commémorer la rencontre entre Paul VI et Athénagoras, reproposant avec vigueur le chemin vers l’unité des chrétiens, demeure au premier plan. Un anniversaire qui a fait redécouvrir la grandeur des deux premiers protagonistes, la foi extraordinaire qui les a soutenus et guidés: se les rappeler ensemble a été presque un accomplissement de cette unité espérée, que les gestes d’affection et d’amitié sincère entre l'Évêque de Rome et le patriarche de Constantinople ont reproposé avec la force éclatante de l’exemple.

Si le dialogue entre les religions a été le contour naturel à la grande motivation du voyage, le besoin vital de paix de la Terre Sainte a fait le reste. Et le Pape François fidèle à la prière, en a donné une vision si élevée et concrète, permettant d’en distinguer un dessein unitaire.

Jean-Baptiste Montini écrivait, dans une lettre à ses proches, que vivre l’Evangile dans des situations difficiles requiert « une inflexible constance dans la vie en réfléchissant sur la pensée plus complexe: l’évolution de l’humanité vers le Christ ». Dans cette pensée, proposée avec humilité et profonde compréhension, il trouva le fil conducteur de l’enseignement et des signes que le Pape nous a donné. Oui, François a volé haut: hors des plats quotidiens pour pouvoir s’immerger dans la routine avec des motivations qui la rendent vivable de manière différente; hors du lacis d’obstacles insurmontables pour découvrir et oser une voie nouvelle; hors d’une tristesse qui rend le cœur lourd pour nous rappeler la vérité du droit à la joie. Voler haut n’est pas cacher les problèmes, mais nous libérer de la peur, accepter le défi, avoir confiance dans l’avenir.

Pour y arriver, le Pape a choisi le concept du souvenir. Et, avec Bartholomée, il l’écrit dans la déclaration commune: l’accolade entre Paul VI et Athénagoras «ici à Jérusalem, après tant de siècles de silence, a préparé le chemin pour un geste important, le retrait de la mémoire et du sein de l’Eglise des actes d'excommunications mutuelle en 1054 ». En somme, purifier la mémoire, lire de manière différente le passé, s’ouvrir à un avenir diffèrent.

Purifier la mémoire c’est choisir de se rappeler pour vivre, pour infuser la vie sur cette terre. Ce n’est pas oublier, ce n’est pas traverser un vide. Je pense au Magnificat: chant de gratitude pour le salut que Dieu opère à travers l’humilité; espèrance concrète du monde nouveau qui est qui et qui sera; fidélité de Dieu qui embrasse les attentes vigilantes de ceux qui savent donner un caractère concret à son royaume. Je pense à la prophétie de Jérémie (14, 17-21), qui semble décrire la situation d'aujourd'hui: « Mes yeux se fondent en larmes nuit et jour. Si je sors aux champs, voici des gens percés de l'épée, et si j'entre dans la ville, voici des gens qui meurent de faim. On attend la paix, mais il n'y a rien de bon; un temps de guérison, et voici la terreur!Éternel! nous reconnaissons notre méchanceté. A cause de ton nom ne rejette pas, ne déshonore pas ton trône de gloire; souviens-toi; ne romps pas ton alliance avec nous! ».

Les lectures politiques du voyage du Pape ne me plaisent pas: elles sont inconciliables avec ses gestes, avec sa personnalité, avec « une humilité fière et douce, mais sincère, mais supérieure; une piété qui ne cède pas ses impulsions intérieures aux infinis distractions de l’extérieur » (Montini). Ce fil de la mémoire tresse une trame qui appelle l’homme, qui en exalte les qualités, le crédite du bien qu’il peut et doit accomplir, le met en relation avec cette image de Dieu qu’il conserve en lui et le rend frère des autres hommes. Le Pape s’adresse à tous et tous nous avons besoin de rappeler qui nous sommes, à quoi nous sommes destinés.

Ecoutons alors l'invitation à ne pas laisser le passé déterminer notre vie et puisons à la mémoire le devoir vers un avenir diffèrent, promouvant une nouvelle éducation, parce que nous devons toujours nous rappeler qui est l’homme et le respect dû à l’enfant, l’homme de demain. Et se rappeler est aussi une mémoire qui passe à travers la paternité d’Abraham, qui porte les juifs, les chrétiens et les musulmans à la fraternité, le don le plus beau que la paix pourra porter sur cette terre, berceau de l’humanité, désespérément déchirée dans son élan irrésistible vers la justice et dans le besoin réciproque de pardon. Il faut lire les discours du Pape à travers les fils de ce souvenir, parce que la purification des mémoires permet de voler haut et d’entrevoir, au-delà des nuages du présent, les routes de la paix.

Pierbattista Pizzaballa
Custode de Terre Sainte

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