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 À quand une pastorale de miséricorde pour les divorcés ?

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Oculus



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MessageSujet: Re: À quand une pastorale de miséricorde pour les divorcés ?   Mar 07 Jan 2014, 13:56

Les orthodoxes permettent à leurs fidèles de se remarier après un divorce , avec s'ils le veulent une bénédiction religieuse de ce 2ème mariage, mais où la première partie de la célébration est remplacée par une liturgie pénitentielle pour demander pardon à Dieu de l'échec du premier mariage .
( trouvé dans la présentation de l'Orthodoxie qu'a faite l'archimandrite Kallistos Ware : l'Eglise des sept conciles , Cerf ,2002,pp 379-382 )
le noeud de l'affaire semble etre l'interprétation des paroles du Christ sur le mariage dans Mt , 19,9:
, Jésus a-t-il voulu suggérer une exception à la règle d'indissolubilité du mariage , quand il a dit " sauf en cas d'infidélité" ( grec : Porneia, latin : Fornicatio ), c'est l'interprétation qu'en font les orthodoxes. ce point de détail a fait l'objet de nombreux fils sur ce forum .
Il faut bien voir que la Bible est parsemée d'infidélités et d'adultères, voir le Roi David qui fait tuer hypocritement Uri pour avoir sa femme ( gravissime!!), à commencer par l'histoire de Joseph et Marie , où Joseph avait 3 possibilités : garder Marie comme épouse , la répudier en secret, ou l'exposer à la condamnation publique à la lapidation selon la Loi de Moïse.
Finalement , lorsque une infidélité survient dans un couple l'alternative pour le conjoint offensé se trouve entre pardonner ou considérer que son mariage a céssé d'exister .
L'aptitude au pardon n'est pas donnée à tout le monde . mais pour un chrétien(ne) , elle dépend complètement de sa vie sacramentelle . Et là , j'aimerai évoquer un problème qui me semble encore plus général que celui du divorce : celui de la raréfaction de TOUS les sacrements dans leur ensemble , dans le catholicisme, le mariage n'étant qu'un cas particulier .
On sait que chaque sacrement apporte avec lui un charisme venant de l'Esprit Saint pour aider à le vivre ....à condition que l'Esprit Saint ait été donné aux baptisé(e)s!
Or c'est de moins en moins le cas : d'une part de nombreux parents catholiques attendent que leurs enfants soient en âge de décider avant de les faire baptiser ; mais la confirmation n'est même plus donnée à un baptisé sur deux , car on attend que des adolescent(e)s parfois complètement désintéréssés par leurs cours de catéchisme la demandent ! Or vers 12-13 ans, ils s'en f ....
Donc s'il n'y a plus de confirmation, c'est logique que le charisme pour vivre le mariage ( tout comme l'appel aux vocations ...) ne soit pas au rendez-vous , et que la possibilité de vivre le pardon entre partenaires pour sauver le mariage non plus ...
On peut assister à la même raréfaction ( encore plus ) avec le sacrement de réconciliation et à l'assistance à la messe dominicale .
Bref , et si la fragilisation des mariages catholiques était due au fait qu'on ne donne plus l'ESPRIT SAINT pour les aider ??? telle est la question qui me vient .
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Anonymouss



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MessageSujet: Re: À quand une pastorale de miséricorde pour les divorcés ?   Mar 07 Jan 2014, 14:12

Simon1976 a écrit:
Godefroy a écrit:
Le pardon mérité par Jésus, la miséricorde du Père, est-ce aussi pour les divorcés de bonne volonté ? Pilate a usé de son pouvoir de miséricorde et il a libéré Barrabas un bandit ; le Roi de Miséricorde ne peut pas libérer une jeune femme victime de la fuite de son mari ?

C'est que Jésus a dit: "Que l'homme ne sépare pas ce que Dieu a uni."

Mais je crois qu'il comprend quand un couple éclate parce que ça ne fonctionne plus.

 mort de rire 
Le seigneur comprend et bla bla bla....
Héé qu'est ce que jésus à dit sur les femmes répudiées hein ?
Interdire à quelqu'un(e) de se remarier parce que ceci celà  siffler 
Il est préférable d'être malheureux en couple  et de rendre les enfants malheureux :amen:
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: À quand une pastorale de miséricorde pour les divorcés ?   Mar 07 Jan 2014, 14:53

Oculus a écrit:
Les orthodoxes permettent à leurs fidèles de se remarier après un divorce ,

Uniquement si l'un des deux a trahi par adultère. De plus, le conjoint adultère ne pourra JAMAIS se remarier (à l'Eglise).
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Chrysostome



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MessageSujet: Re: À quand une pastorale de miséricorde pour les divorcés ?   Mar 07 Jan 2014, 15:39

Dr house a écrit:
Simon1976 a écrit:
Godefroy a écrit:
Le pardon mérité par Jésus, la miséricorde du Père, est-ce aussi pour les divorcés de bonne volonté ? Pilate a usé de son pouvoir de miséricorde et il a libéré Barrabas un bandit ; le Roi de Miséricorde ne peut pas libérer une jeune femme victime de la fuite de son mari ?

C'est que Jésus a dit: "Que l'homme ne sépare pas ce que Dieu a uni."

Mais je crois qu'il comprend quand un couple éclate parce que ça ne fonctionne plus.

 mort de rire 
Le seigneur comprend et bla bla bla....
Héé qu'est ce que jésus à dit sur les femmes répudiées hein ?
Interdire à quelqu'un(e) de se remarier parce que ceci celà  siffler 
Il est préférable d'être malheureux en couple  et de rendre les enfants malheureux :amen:

Alors divorçons et tant pis pour les enfants ! :vexe:
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Espérance
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MessageSujet: Re: À quand une pastorale de miséricorde pour les divorcés ?   Mar 07 Jan 2014, 18:12

Il me semble pourtant que maintenant, les enfants ont leur mot à dire au moment du divorce, s'ils veulent rester avec leur père ou leur mère.

Par contre, combien de femmes n'arrivent pas à recevoir la pension alimentaire du père !!!

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Chrysostome



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MessageSujet: Re: À quand une pastorale de miséricorde pour les divorcés ?   Mar 07 Jan 2014, 18:52

Espérance a écrit:
Il me semble pourtant que maintenant, les enfants ont leur mot à dire au moment du divorce, s'ils veulent rester avec leur père ou leur mère.

Y a-t-il des enfants qui disent: "J'aimerais que mon papa et ma maman restent ensemble"neutral 
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Godefroy



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MessageSujet: Re: À quand une pastorale de miséricorde pour les divorcés ?   Mar 07 Jan 2014, 21:23

Bonjour,

Merci, Arnaud, pour votre vidéo des plus éclairantes. J'y ai entendu certaines nuances, certains détails (si des détails existent dans le domaine concerné) qui m'ont aidé à remettre mes pendules à l'heures de l'Église. Je sors de l'audition de votre exposé, convaincu que le re-départ à zéro n'est pas dans l'engagement lui-même mais dans la meilleure compréhension de l'indissolubilité du lien matrimonial chrétien et dans le chemin de perfection chrétienne dans lequel il introduit.

Il demeure quand même dans mon esprit un mot, miséricorde, que je ne puis écarter. Je veux dire ceci : depuis toujours, malgré une bonne formation préparatoire à la vie sacerdotale et à la vie religieuse, malgré des encadrements favorables et des aides spirituels nombreux, les abandons n'ont jamais cessé. La faiblesse humaine demeure et l'Église n'a pas manqué de miséricorde envers ces cas nombreux. "Et la vie continue... dit la  chanson.

Les époux engagés dans les liens du mariage chrétiens sont loin d'être aussi favorisés. La vie séculière actuelle, -"le monde"-  ne fait pas de cadeaux. Malgré tout ce qui sera offert aux couples en difficulté et qui divorceront, Mère Église devra avoir à coeur un «plan B» issu de la miséricorde évangélique... car «il y aura toujours des pauvres parmi vous».  C'est ma conviction.

Godefroy
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Espérance
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MessageSujet: Re: À quand une pastorale de miséricorde pour les divorcés ?   Mar 07 Jan 2014, 21:29

Simon1976 a écrit:
Espérance a écrit:
Il me semble pourtant que maintenant, les enfants ont leur mot à dire au moment du divorce, s'ils veulent rester avec leur père ou leur mère.

Y a-t-il des enfants qui disent: "J'aimerais que mon papa et ma maman restent ensemble"neutral 

évidemment, c'est le souhait de tous les enfants ! mais tu penses que c'est mieux quand ils voient papa battre maman ?

Je l'ai vécu Simon et j'avais demandé à maman de divorcer... Cela était rare à ce temps là et coûtait cher...
Mes parents sont restés ensemble, mais à la première occasion, c'est moi qui ai quitté la maison, car la peur au ventre quand on entend papa arriver, je sais ce que c'est !

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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: À quand une pastorale de miséricorde pour les divorcés ?   Mar 07 Jan 2014, 22:34

Godefroy a écrit:
Bonjour,

Merci, Arnaud, pour votre vidéo des plus éclairantes. J'y ai entendu certaines nuances, certains détails (si des détails existent dans le domaine concerné) qui m'ont aidé à remettre mes pendules à l'heures de l'Église. Je sors de l'audition de votre exposé, convaincu que le re-départ à zéro n'est pas dans l'engagement lui-même mais dans la meilleure compréhension de l'indissolubilité du lien matrimonial chrétien et dans le chemin de perfection chrétienne dans lequel il introduit.

Il demeure quand même dans mon esprit un mot, miséricorde, que je ne puis écarter. Je veux dire ceci : depuis toujours, malgré une bonne formation préparatoire à la vie sacerdotale et à la vie religieuse, malgré des encadrements favorables et des aides spirituels nombreux, les abandons n'ont jamais cessé. La faiblesse humaine demeure et l'Église n'a pas manqué de miséricorde envers ces cas nombreux. "Et la vie continue... dit la  chanson.

Les époux engagés dans les liens du mariage chrétiens sont loin d'être aussi favorisés. La vie séculière actuelle, -"le monde"-  ne fait pas de cadeaux. Malgré tout ce qui sera offert aux couples en difficulté et qui divorceront, Mère Église devra avoir à coeur un «plan B» issu de la miséricorde évangélique... car «il y aura toujours des pauvres parmi vous».  C'est ma conviction.

Godefroy
 salut 

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Arnaud
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MessageSujet: Re: À quand une pastorale de miséricorde pour les divorcés ?   Mar 07 Jan 2014, 22:58

Espérance a écrit:
Simon1976 a écrit:
Espérance a écrit:
Il me semble pourtant que maintenant, les enfants ont leur mot à dire au moment du divorce, s'ils veulent rester avec leur père ou leur mère.

Y a-t-il des enfants qui disent: "J'aimerais que mon papa et ma maman restent ensemble"neutral 

évidemment, c'est le souhait de tous les enfants ! mais tu penses que c'est mieux quand ils voient papa battre maman ?

Je l'ai vécu Simon et j'avais demandé à maman de divorcer... Cela était rare à ce temps là et coûtait cher...
Mes parents sont restés ensemble, mais à la première occasion, c'est moi qui ai quitté la maison, car la peur au ventre quand on entend papa arriver, je sais  ce que c'est !

Quand un des parents se montre violent, oui, il vaut mieux se séparer.

Mais ça n'arrive pas dans toutes les familles, heureusement !
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Espérance
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MessageSujet: Re: À quand une pastorale de miséricorde pour les divorcés ?   Mar 07 Jan 2014, 23:41

Simon1976 a écrit:
Espérance a écrit:
Simon1976 a écrit:
Espérance a écrit:
Il me semble pourtant que maintenant, les enfants ont leur mot à dire au moment du divorce, s'ils veulent rester avec leur père ou leur mère.

Y a-t-il des enfants qui disent: "J'aimerais que mon papa et ma maman restent ensemble"neutral 

évidemment, c'est le souhait de tous les enfants ! mais tu penses que c'est mieux quand ils voient papa battre maman ?

Je l'ai vécu Simon et j'avais demandé à maman de divorcer... Cela était rare à ce temps là et coûtait cher...
Mes parents sont restés ensemble, mais à la première occasion, c'est moi qui ai quitté la maison, car la peur au ventre quand on entend papa arriver, je sais  ce que c'est !

Quand un des parents se montre violent, oui, il vaut mieux se séparer.

Mais ça n'arrive pas dans toutes les familles, heureusement !

Non, comme tu dis, heureusement ! mais quand un couple se sépare, c'est qu'il y a un problème  Crying or Very sad et les enfants en souffrent forcément.

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monge



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MessageSujet: Re: À quand une pastorale de miséricorde pour les divorcés ?   Lun 10 Fév 2014, 21:39

Godefroy a écrit:
Bonjour,

Le Temps des Fêtes rassemble nos familles et nous rend témoins de situations dramatiques que l'on dit insolvables de nos jour.

«Deux jeunes au début de la vingtaine. Ils se sont mariés chrétiennement ; ils ont eu 2 enfants. Alors que Elle ne le voulait pas, Lui est parti soudain. Elle, à 24 ans, demeure seule avec 2 enfants.  Elle désire se remarier chrétiennent mais tout est bloqué par les lois chrétiennes - bibliques, théologiques - ecclésiastiques.  Sa seule solution :  vivre une chasteté forcée pour le reste de ses jours, ou vivre dans un second mariage sans relations conjugales.»

Question : Existe-t-il actuellement dans l'Église catholique, un "avenir" qui s'annonce dans la Pastorale, pour la "miséricorde" dans des cas comme celui ci-haut mentionné ?

Godefroy

Je commence par la fin. La miséricorde c'est par rapport à un péché qu'on a commis, et elle ne se manifeste que lorsqu' on prend la résolution d'abandonner ce péché, et de faire pénitence ( cf la parabole de l'enfant prodigue)
Pour un divorcé remarié, il doit prendre la résolution de considérer son nouveau conjoint comme un "frère" ou une "sœur", et voir s'il est encore possible de se réconcilier avec son véritable conjoint. C'est dans cet engagement que la miséricorde de Dieu pourra se manifester. Mais tant qu'il refuse de faire tous les efforts possibles pour quitter sa situation de péché, Il ne pourra pas bénéficier de la miséricorde de Dieu.

Quant à celle qui désire se remarier. Si Dieu permet une épreuve, c'est qu'Il a aussi prévue des grâces pour pouvoir surmonter cette épreuve, "…Dieu, qui est fidèle, ne permettra pas que vous soyez tentés au delà de vos forces; mais avec la tentation il préparera aussi le moyen d’en sortir, afin que vous puissiez la supporter". 1 Corinthiens 10:13
Donc qu'elle demande à Dieu les grâces de vivre la chasteté dans la continence et la solitude, et elle connaîtra un bonheur qui dépassera au centuple le bonheur quel aurait eut avec son mari.
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Espérance
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MessageSujet: Re: À quand une pastorale de miséricorde pour les divorcés ?   Lun 10 Fév 2014, 21:58

pechemignon,encore là, vous vivez vraiment sur une autre planète !! je me demande si vous vous rendez compte de ce que vous écrivez et si vous y croyez ?

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MessageSujet: Re: À quand une pastorale de miséricorde pour les divorcés ?   Lun 10 Fév 2014, 22:32

pechemignon a écrit:
Godefroy a écrit:
Bonjour,

Le Temps des Fêtes rassemble nos familles et nous rend témoins de situations dramatiques que l'on dit insolvables de nos jour.

«Deux jeunes au début de la vingtaine. Ils se sont mariés chrétiennement ; ils ont eu 2 enfants. Alors que Elle ne le voulait pas, Lui est parti soudain. Elle, à 24 ans, demeure seule avec 2 enfants.  Elle désire se remarier chrétiennent mais tout est bloqué par les lois chrétiennes - bibliques, théologiques - ecclésiastiques.  Sa seule solution :  vivre une chasteté forcée pour le reste de ses jours, ou vivre dans un second mariage sans relations conjugales.»

Question : Existe-t-il actuellement dans l'Église catholique, un "avenir" qui s'annonce dans la Pastorale, pour la "miséricorde" dans des cas comme celui ci-haut mentionné ?

Godefroy

Je commence par la fin. La miséricorde c'est par rapport à un péché qu'on a commis, et elle ne se manifeste que lorsqu' on prend la résolution d'abandonner ce péché, et de faire pénitence ( cf la parabole de l'enfant prodigue)
Pour un divorcé remarié, il doit prendre la résolution de considérer son nouveau conjoint comme un "frère" ou une "sœur", et voir s'il est encore possible de se réconcilier avec son véritable conjoint. C'est dans cet engagement que la miséricorde de Dieu pourra se manifester. Mais tant qu'il refuse de faire tous les efforts possibles pour quitter sa situation de péché, Il ne pourra pas bénéficier de la miséricorde de Dieu.

Quant à celle qui désire se remarier. Si Dieu permet une épreuve, c'est qu'Il a aussi prévue des grâces pour pouvoir surmonter cette épreuve, "…Dieu, qui est fidèle, ne permettra pas que vous soyez tentés au delà de vos forces; mais avec la tentation il préparera aussi le moyen d’en sortir, afin que vous puissiez la supporter". 1 Corinthiens 10:13
Donc qu'elle demande à Dieu les grâces de vivre la chasteté dans la continence et la solitude, et elle connaîtra un bonheur qui dépassera au centuple le bonheur quel aurait eut avec son mari.

C'est ce qu'on appelle une pensée conforme à la foi. Thumright 

Oui Espérance le péché est de partout dans la planète vous n'avez rien dit de nouveau.
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Godefroy



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MessageSujet: Re: À quand une pastorale de miséricorde pour les divorcés ?   Mar 11 Fév 2014, 03:39

Bonjour,

Il m'est impossible de chasser de mes pensées l'idée que l'échec d'un mariage est sans issu. Je dirai même que la loi de Dieu sur l'indissolubilité du mariage est sans issu pour qui y manque.

Imaginons Jésus qui préside en l'an 2014 un tribunal où se présentent 2 divorcés remariés avec toutes leurs misères et leur bonne volonté. Ces derniers disent pour leur défense la parole de Jacques en 2, 12-13. « Jésus, tu le sais bien, si nous comparaissons au tribunal pour y recevoir un jugement et une sentence, c'est que nous savons que tout jugement et toute sentence peuvent être révoqués par un argument plus fort. N'est-il pas écrit dans ta Parole en effet «La miséricorde se moque du jugement. »

Ils citeront aussi de mémoire et sans savoir de quel livre de la Bible elles sont tirées, ces paroles-ci : «Jésus, tu sais aussi que ce n'est pas en créant tous les astres dans le ciel que Dieu a manifesté sa Toute-Puissance, non, «Dieu manifeste sa Toute-Puissance quand il a pitié et qu'il pardonne.»

Telles sont les pensées qui ont remontées à mon esprit après lecture des textes présentés par l'archimandrite Kallistos Ware.

Godefroy


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MessageSujet: Re: À quand une pastorale de miséricorde pour les divorcés ?   Mar 11 Fév 2014, 08:01

Je rappelle que croire qu'on peut recevoir le pardon sans une volonté ferme de conversion de notre part est un péché contre l'espérance.  Je vais citer une nième fois cet enseignement du CEC

CEC a écrit:
2091 Le premier commandement vise aussi les péchés contre l’espérance, qui sont le désespoir et la présomption :

Par le désespoir, l’homme cesse d’espérer de Dieu son salut personnel, les secours pour y parvenir ou le pardon de ses péchés. Il s’oppose à la Bonté de Dieu, à sa Justice – car le Seigneur est fidèle à ses promesses -, et à sa Miséricorde.

2092 Il y deux sortes de présomption. Ou bien, l’homme présume de ses capacités (espérant pouvoir se sauver sans l’aide d’en Haut), ou bien il présume de la toute-puissance ou de la miséricorde divines (espérant obtenir son pardon sans conversion et la gloire sans mérite).

Si vous voulez croire ce qui vous plait libre à vous. Mais les enseignements de Jésus et de l'Eglise sont claires!
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: À quand une pastorale de miséricorde pour les divorcés ?   Mar 11 Fév 2014, 08:41

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RenéMatheux



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MessageSujet: Re: À quand une pastorale de miséricorde pour les divorcés ?   Mar 11 Fév 2014, 09:17

Le gros problème du divorce avec remariage, c'est quand il y a des enfants!
Cautionner le divorce c'est permettre que de plus en plus d'enfants soient malheureux!

Eh bien pas d'accord!
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Espérance
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MessageSujet: Re: À quand une pastorale de miséricorde pour les divorcés ?   Mar 11 Fév 2014, 10:02

RenéMatheux a écrit:
Le gros problème du divorce avec remariage, c'est quand il y a des enfants!
Cautionner le divorce c'est permettre que de plus en plus d'enfants soient malheureux!

Eh bien pas d'accord!

on ne peut pas cautionner le divorce évidemment, c'est toujours un drame, mais quand les enfants trinquent parce que les parents ne s'entendent plus, est-ce que c'est mieux ?

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RenéMatheux



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MessageSujet: Re: À quand une pastorale de miséricorde pour les divorcés ?   Mar 11 Fév 2014, 10:08

je parlais du remariage qui oblige des enfants à vivre avec des beaux parents et des "frères ou soeurs" qui en plus ne les aiment pas forcément.
Le remariage quand il n'y a pas d'enfants peut être beaucoup moins grave!
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Espérance
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MessageSujet: Re: À quand une pastorale de miséricorde pour les divorcés ?   Mar 11 Fév 2014, 10:14

RenéMatheux a écrit:
je parlais du remariage qui oblige des enfants à vivre avec des beaux parents et des "frères ou soeurs" qui en plus ne les aiment pas forcément.
Le remariage quand il n'y a pas d'enfants peut être beaucoup moins grave!

oui, les familles monoparentales, c'est une plaie  Crying or Very sad 

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Godefroy



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MessageSujet: Re: À quand une pastorale de miséricorde pour les divorcés ?   Mar 11 Fév 2014, 20:22

Bonjour,

Je parle souvent de miséricorde, mais je n'oublie jamais la part des époux qui exige une conversion qui débute par un pardon mutuel. Et si l'on veut sauvegarder les enfants dans ce naufrage, il faut établir une pastorale de pardon mutuel avant le divorce, sinon le plutôt possible après le divorce et avant le remariage de l'un ou l'autre des époux. Ce n'est pas un mince chantier !

Je crois que la démarche de réconciliation est plus difficile à entreprendre dans l'Église catholique parce que nous sommes encore loin de présenter le mariage comme le fait l'Église Orthodoxe, le mariage une entrée dans un chemin de sanctification en couple, en famille. On se marie en insistant sur «pour le meilleur et pour le pire» mais sans jamais mentionner tout le processus de spiritualité qui l'accompagne : fréquentation des sacrements, participation à la messe dominicale, prière en famille... La Nouvelle Évangélisation dont on parle dans le cas présent en a plein les bras !

Godefroy
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Pierre75



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MessageSujet: Re: À quand une pastorale de miséricorde pour les divorcés ?   Ven 14 Fév 2014, 11:33

Dans l'Evangile, il est annoncé aux Apôtres (et à l'Eglise) : "Ce que vous lierez sur terre sera lié au ciel, ce que vous dé-lierez sur terre sera délié au ciel."
Je suis étonné car dans la discussion sur le divorce on évoque jamais cette Parole. Ne pourrait-elle pas s'appliquer au divorce ? Si le prêtre peut lier, il peut aussi dé-lier.
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Scrogneugneu



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MessageSujet: Re: À quand une pastorale de miséricorde pour les divorcés ?   Ven 14 Fév 2014, 12:35

Et bien en fait ici vous prenez un peu le contre-pied de ses paroles.

Si les ex-époux se pardonnent mutuellement, n'ont plus de rancoeurs l'un envers l'autre, etc... ce sera ça à délier en moins en vue du Ciel.

Mais s'ils se pardonnent tout, et changent radicalement, on voit mal ce qui les retiendrait pour se remettre ensemble, à moins, bien sûr, d'avoir re-fondé une famille entre-temps, mais sur la base d'un non-pardon.
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Cécile



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MessageSujet: Re: À quand une pastorale de miséricorde pour les divorcés ?   Ven 21 Fév 2014, 18:02

Les cardinaux débattent de l’accueil des divorcés remariés

Les 150 cardinaux réunis en consistoire ont poursuivi ce 21 février une « réflexion ample » sur la famille et le mariage, objet d’un long cheminement.

Le pape a fortement appuyé l’introduction du cardinal Kasper, qui avance l’idée d’un chemin de pénitence en vue de l’accès aux sacrements des divorcés remariés.

Le cardinal André Vingt-Trois coprésidera le synode extraordinaire sur la famille avec deux autres cardinaux, a annoncé le Saint-Siège.


« Réflexion ample », « chemin long », « recherche en commun » : le P. Federico Lombardi, directeur de la salle de presse du Saint-Siège, a décrit un climat de débat entre les 150 cardinaux réunis au Vatican ce vendredi 21 février pour la seconde journée du consistoire extraordinaire que le pape François a convoqué sur le thème de la famille. Au fil d’une quarantaine d’interventions ce 21 février, aucun début de consensus ne se dégageait entre les cardinaux venus du monde entier pour chercher une réponse pastorale au défi que pose à l’Église la diversité des situations familiales contemporaines. « C’est un chemin synodal de deux ans », a rappelé le P. Lombardi, en référence aux deux synodes sur le sujet prévus en 2014 et 2015.

Coprésidence intercontinentale du prochain synode

À cet égard, le porte-parole du Vatican a annoncé la nomination des cardinaux André Vingt-Trois, archevêque de Paris, Luis Antonio Tagle, archevêque de Manille (Philippines) et Raymundo Damasceno Assis, actuellement archevêque d’Aparecida (Brésil) pour coprésider le synode extraordinaire d’octobre prochain sur la pastorale de la famille. Un choix volontairement intercontinental, tant l’approche de la famille diffère d’un lieu à l’autre comme le montrent les réponses au questionnaire diffusé en amont de ce synode.

Au début des travaux ce 21 février, le pape a chaleureusement fait part de sa large appréciation de l’introduction aux débats prononcée la veille, à sa demande, par le cardinal Walter Kasper. Le pape jésuite a précisé qu’il avait relu le texte, une manière sans doute d’inviter les cardinaux à faire de même. L’hommage devait rendre aussi plus difficile une attaque frontale du texte par les autres cardinaux au cours des 43 interventions qui se sont succédé durant la matinée du 21 février.

« Repentance personnelle »

Si la vision anthropologique de la famille et la préparation au mariage ont figuré parmi les thèmes des interventions, l’accueil des divorcés remariés a été l’autre grand sujet débattu. Dans son long texte, qu’a pu voir le vaticaniste italien Andrea Tornielli, le cardinal Kasper a évoqué l’idée d’un chemin de pénitence, accompagné par l’Église, à proposer aux divorcés remariés en vue de leur accès aux sacrements, à l’image de la réintégration au IIIe siècle des chrétiens persécutés qui avaient renié leur foi, que l’Église autorisa.

« La défaillance d’un mauvais choix ne peut être dispensée de repentance personnelle. Il existe la rémission des péchés », a déclaré le théologien allemand dans une interview au quotidien italien, Il Messaggero, de ce 21 février, ajoutant qu’il souhaitait que les cardinaux « trouvent un consensus non un compromis sur la question ».

Le consistoire est entièrement dédié à ces débats, qui d’après le P. Lombardi n’ont pas abordé la question des couples homosexuels. Le pape n’a pas rendu compte par ailleurs de la réforme en cours de la Curie romaine. Ce que certains cardinaux présents ont regretté.

Sébastien Maillard (à Rome)

21/2/14 - 16 H 50
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Scrogneugneu



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MessageSujet: Re: À quand une pastorale de miséricorde pour les divorcés ?   Mar 25 Fév 2014, 22:26

Mais quel rapport avec les chrétiens persécutés  What a Face 

et le pape François semble approuver le Reniement du mariage tout en demandant le "Droit" aux sacrements.

C'est l'absolu contraire de la « repentance personnelle ». Si on est vraiment repentant, on ne demande pas cela, justement !

combien ? 60 ans de théologie, pour ça ?
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Oculus



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MessageSujet: Re: À quand une pastorale de miséricorde pour les divorcés ?   Mar 25 Fév 2014, 23:22

Scrogneugneu a écrit:
"Mais quel rapport avec les chrétiens persécutés  What a Face 
ça se réfère à une hérésie- schisme du 4 ème siècle en Afrique du Nord appelée Donatisme qui ne voulait pas réintégrer les chrétiens qui avaient failli lors des persécutions ( les lapsi ) et frappait d'invalidité leurs sacrements

Citation :
Et le pape François semble approuver le Reniement du mariage tout en demandant le "Droit" aux sacrements.

je crois qu'il est bien trop fin et bien trop en faveur de l'unité de tous  pour avoir déjà donné sa position , on a parlé de faciliter certaines annulations de mariage , rien de plus .

Citation :
C'est l'absolu contraire de la « repentance personnelle ». Si on est vraiment repentant, on ne demande pas cela, justement combien ? 60 ans de théologie, pour ça ?

Macte Animo generose  Puer ! Very Happy 
( Chateaubriand , mémoires d'outre tombe )
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monge



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MessageSujet: Re: À quand une pastorale de miséricorde pour les divorcés ?   Mer 26 Fév 2014, 08:39

Cécile a écrit:

Si la vision anthropologique de la famille et la préparation au mariage ont figuré parmi les thèmes des interventions, l’accueil des divorcés remariés a été l’autre grand sujet débattu. Dans son long texte, qu’a pu voir le vaticaniste italien Andrea Tornielli, le cardinal Kasper a évoqué l’idée d’un chemin de pénitence, accompagné par l’Église, à proposer aux divorcés remariés en vue de leur accès aux sacrements, à l’image de la réintégration au IIIe siècle des chrétiens persécutés qui avaient renié leur foi, que l’Église autorisa.

Je ne vois aucune comparaison avec les chrétiens qui avaient reniés leur Foi. Ceux ci ont posé  une action passée, donc ils peuvent très bien faire repentance, pourtant le divorcé remarié est dans un état permanent de péché par le fait de vivre avec quelqu'un qui n'est pas son époux ou son épouse.
Je trouve que ça c'est un faux problème. Si un divorcé remarié ne peut pas considérer son conjoint actuel comme un simple "frère", qu'il présente sa misère et sa faiblesse à Dieu, et se contente des sacrements de désir, qui ont la même efficacité que les sacrements effectifs, s'ils sont fait d'un cœur droit!
Si une Loi de Dieu ou de l'Eglise semble au dessus de nos forces, présentons notre faiblesse à Dieu et réjouissons nous car c'est dans nos faiblesses que la force de Dieu se manifeste.
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empathry



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MessageSujet: Re: À quand une pastorale de miséricorde pour les divorcés ?   Jeu 27 Fév 2014, 01:27

Un petit témoignage "pratique" du divorcé-remarié que je suis.  Tout d'abord, il ne peut plus y avoir de messe dominicale parce que le divorcé-remarié SAIT qu'elle ne lui est pas destinée : je m'explique.  Une fois divorcé (et remarié), vous ECOUTEZ avec la plus grande attention ce qui est dit, comment les rites sont pratiqués.  Vous écoutez un rite qui dit et redit ce qu'est explicitement l'appel à la table eucharistique (qui est l'invitation pour tous) ... sauf pour vous.  Par empathie, j'ai communié (à l'époque de mon premier mariage) spirituellement pour un ami qui lui (divorcé-remarié) ne le pouvait pas.  Cet homme vivait son excommunication comme un martyre.  C'est maintenant à moi de vivre cette excommunication et ne me parlez surtout pas de "communion spirituelle" ... ce serait comme si on montrait à un prisonnier une jarre d'eau située hors de sa portée, de l'autre côté de la grille.  Ce que je vous invite à faire, avant de répondre (trop rapidement) à ce témoignage, c'est d'écouter attentivement dimanche, à la messe, comment sont pratiqués les rites qui précèdent à l'eucharistie et de vous mettre dans la peau d'un divorcé-remarié.  Si vous ne vous sentez pas explicitement exclu, c'est que vous n'avez peut-être pas bien écouté tous les mots du rituel et leur portée exacte.

Par ailleurs et comble de l'ironie, je vis le plus chastement du monde avec mon épousée, mais je ne communie néanmoins pas parce que ce serait du pur pharisianisme.

(respecter la forme et non le fond)

Commend pensez-vous que souillé comme je le suis (par ce que m'enseigne la Doctrine) je puisse accéder à mon propre pardon qui préluderait peut-être le pardon de l'Eglise (en tout cas, pas pour le moment) ?

Et que direz-vous à mon épousée qui elle aussi ne peut pas accéder à la table eucharistique ?

Et que direz-vous (pédagogiquement) à ma fille qui remarque bien que je ne communie pas "comme les autres" ? et qui s'en étonne du haut de ses 5 ans ?

Dans la pratique du cas vécu, le Dogme est tel que la souillure est si fortement imprimée à celui qui a failli que celui-ci, loin de se reconstruire angéliquement (comme certains le laissent entendre), va pleurer et se cacher au plus profond de son âme afin que les bien-pensents ne soient pas offensés de sa présence même.

Dans la pratique, essayez d'imaginer vos anciens amis qui vous regardent avec condescendence aller à la messe du dimanche en se disant : il ne va pas oser communier-quand-même celui-là !

Et si vous avez du respect pour votre religion, vous n'irez pas dans une autre paroisse (où personne ne vous connaîtrait) pour pouvoir communier quand même.

Il s'agit donc bien là d'une souillure et nul n'est besoin d'un chien pour garder le Dogme, votre âme mortifiée devant l'épouvantable horreur de votre nouveau vécu (le remariage) se charge bien de vous le rappeler.

C'est cette charge émotive qui vous détruit implicitement et non pas l'accès explicite (ou le non-accès) à la table eucharistique.

regardez les choses simplement et imaginez-vous celui qui est déjà détruit par son divorce, et à qui on enfonce encore un peu plus la tête sous l'eau au nom de je ne sais quelle fidélité envers son Créateur ?  

Mettez-vous donc dans ma peau

Je vous invite également à pleurer, cela ne peut que vous faire du bien.



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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: À quand une pastorale de miséricorde pour les divorcés ?   Jeu 27 Fév 2014, 02:58

empathry a écrit:

Mettez-vous donc dans ma peau

Je vous invite également à pleurer, cela ne peut que vous faire du bien.




Votre peau doit peu à peu devenir cette peau là et l'impression d'être "excommunié" disparaît :
Citation :

Luc 18, 10 "Deux hommes montèrent au Temple pour prier ; l'un était Pharisien et l'autre publicain.
Luc 18, 11 Le Pharisien, debout, priait ainsi en lui-même : Mon Dieu, je te rends grâces de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes, qui sont rapaces, injustes, adultères, ou bien encore comme ce publicain ;
Luc 18, 12 je jeûne deux fois la semaine, je donne la dîme de tout ce que j'acquiers.
Luc 18, 13 Le publicain, se tenant à distance, n'osait même pas lever les yeux au ciel, mais il se frappait la poitrine, en disant : Mon Dieu, aie pitié du pécheur que je suis!
Luc 18, 14 Je vous le dis : ce dernier descendit chez lui justifié, l'autre non. Car tout homme qui s'élève sera abaissé, mais celui qui s'abaisse sera élevé.
"

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Arnaud
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MessageSujet: Re: À quand une pastorale de miséricorde pour les divorcés ?   Jeu 27 Fév 2014, 16:02

@empathry

Pourquoi vous dites qu'on ne vous parle pas de communion "spirituelle" en prenant une comparaison mal choisie? puisque si indépendamment de notre volonté on ne peut pas accéder aux sacrements effectifs, alors les sacrements spirituelles ont le même effet que les sacrements effectives lors qu'ils sont fait d'un cœur droit.
Le problème qui se pose est celui-ci: est ce que vous voulez vivre dans la continence par amour pour Dieu après l’échec de votre premier mariage et après votre re-mariage? attention je n'ai pas demandé si vous pouvez le faire, mais si vous voulez le faire! et même si vous n'avez pas le désir de le faire, cherchez vous à avoir ce désir?
Je dis cela car si je prend le témoignage de ma vie, Dieu m'a presque miraculeusement fait sortir d'une situation similaire ( ce n'était pas un divorce, mais des concubinages "compliqués") et pas une seul fois mais 5 fois! disons que je me suis trouvé une première fois emprisonné dans un concubinage , après avoir supplié Dieu il m'a miraculeusement fait sortir de cette situation et j'ai fais la promesse à Dieu de ne plus fauté. Mais je n'ai pas tenu ma promesse et à 5 reprises, Dieu m'a toujours pardonné et m'a libéré! et aujourd'hui je vis dans une continence joyeuse depuis 3 ans!
Donc le problème selon moi est celui-ci: voulez vous vraiment faire la volonté de Dieu à savoir rester continent si on n'est pas marié religieusement malgré le fait que ce soit au dessus de vos forces?
C'est selon moi là le fond du problème.
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Cécile



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MessageSujet: Re: À quand une pastorale de miséricorde pour les divorcés ?   Jeu 27 Fév 2014, 17:15

Vous n'avez pas bien lu ce que dit Empathry : "Par ailleurs et comble de l'ironie, je vis le plus chastement du monde avec mon épousée, mais je ne communie néanmoins pas parce que ce serait du pur pharisianisme".

Mais je ne vois pas en quoi cela serait du pharisianisme...
Vous pouvez très bien communier après avoir reçu le sacrement de réconciliation.
Ne serait-ce pas un reste d'orgueil qui vous retient ?

Aller dans une autre paroisse n'est pas une mauvaise idée si vraiment vous craignez le jugement des autres. C'est vrai qu'on ne bénéficie pas toujours de la charité que l'on est en droit d'espérer de nos frères...
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Espérance
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MessageSujet: Re: À quand une pastorale de miséricorde pour les divorcés ?   Jeu 27 Fév 2014, 17:33

Bonsoir empathry

Je pense aussi comme Cécile qu'il vous faut au moins rencontrer un prêtre et décider avec lui de ce que vous pouvez faire.
Sinon, essayer de savoir auprès de votre évêché qui s'occupe de recevoir des divorcés.

Ne vous souciez pas du regard des autres, il y en aura toujours pour critiquer.

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empathry



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MessageSujet: Re: À quand une pastorale de miséricorde pour les divorcés ?   Jeu 27 Fév 2014, 18:46

Merci pour votre écoute.

Si je vis chastement, c'est à mon corps défendant. La cause réelle et sérieuse de ma chasteté vient notamment de la manière dont a été opérée mon épousée durant la naissance de notre fille (césarienne ratée). Sachant donc que c'est à mon corps défendant, je me mets moi-même hors-jeu puisque mon désir naturel serait de vivre une vie de couple normale. Mon épousée est une veuve dont le mari, volage, lui avait transmis la syphillis. Vous comprendrez donc pourquoi elle refuse toute relation conjugale.

Revenons donc à la sainte liturgie : j'aimerais que vous soyez profondément attentifs au rite qui précède l'eucharistie. C'est un rite joyeux et jubilatoire pour ceux qui sont restés dans le droit chemin ! Heureux puissent-ils être de pouvoir accéder à un trésor dont ils ne soupçonnent peut-être pas toute la magnitude.

Peut-être que ma grâce est justement de plus pouvoir y accéder et que la sacramentalité (je ne sais pas si le mot existe) se trouvera dans la douleur alors qu'elle est plutôt dans la jubilation pour d'autres ?

Si iniquitates observaveris, Domine, Domine, quis sustinebit ?

Pourquoi l'Eglise romaine reste-elle encore plus royaliste que le roi ?

Pourquoi a t'elle passé beaucoup de son énergie à légiférer ?

... à cause de la dureté du coeur des hommes ?

La bonne nouvelle (a custodia matutina) ; j'ai reçu l'absolution y a environ une année.

Mon état d'esprit depuis mon divorce : le Psaume 130 et rien que le Psaume 130 !



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Cécile



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MessageSujet: Re: À quand une pastorale de miséricorde pour les divorcés ?   Jeu 27 Fév 2014, 18:51

129 dans la Liturgie ? De Profundis...

Le psaume 87 devrait vous plaire aussi... Je ne peux le dire qu'en pensant à quelqu'un de plus misérable que moi.  Wink 
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empathry



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MessageSujet: Re: À quand une pastorale de miséricorde pour les divorcés ?   Lun 03 Mar 2014, 14:45

Les psaumes 87 et 89 sont terribles (terribilis) et nous nous retrouvons ainsi bien au-delà de la "pastorale de miséricorde" qui devient alors gnan-gnan et sans saveur.

Que faire endéans l'immensité de la main de Dieu ?

Que faire dans son oubli ? (en réalité, il ne nous oublie pas)

Notre Foi alors devrait être encore plus ferme que la détermination du Seigneur dans nos épreuves ... et qu'en serait-il autrement puisque nous sommes faits à son Image ?

Heureusement que les Anges sont là pour essayer de nous rafraîchir !

... alors ... quid de la pastorale de la miséricorde ?

Felix culpa comme dirait Saint Augustin qui doit savoir qu'à grand malheur, grande miséricorde, même si je ne pense pas le voir de mon vivant (de divorcé-remarié).





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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: À quand une pastorale de miséricorde pour les divorcés ?   Lun 03 Mar 2014, 14:54

Cher Empathry, la pastorale de la miséricorde n'est pas pour tous les âges de la vie. Elle vient surtout pour le chrétiens qui, ayant cheminé de longue années dans la chaleur du jour, a touché du doigt sa misère et sa tiédeur inexcusable. Alors il se tourne vers elle et Dieu l'accueille.

Mais avant cela, il y a tous les âges des batailles, de la jeunesse, du don de force et de piété !
Citation :

Ecclésiaste 3, 1 Il y a un moment pour tout et un temps pour toute chose sous le ciel.
Ecclésiaste 3, 2 Un temps pour enfanter, et un temps pour mourir ; un temps pour planter, et un temps pour arracher le plant.
Ecclésiaste 3, 3 Un temps pour tuer, et un temps pour guérir ; un temps pour détruire, et un temps pour bâtir.
Ecclésiaste 3, 4 Un temps pour pleurer, et un temps pour rire ; un temps pour gémir, et un temps pour danser.
Ecclésiaste 3, 5 Un temps pour lancer des pierres, et un temps pour en ramasser ; un temps pour embrasser, et un temps pour s'abstenir d'embrassements.
Ecclésiaste 3, 6 Un temps pour chercher, et un temps pour perdre ; un temps pour garder, et un temps pour jeter.
Ecclésiaste 3, 7 Un temps pour déchirer, et un temps pour coudre ; un temps pour se taire, et un temps pour parler.
Ecclésiaste 3, 8 Un temps pour aimer, et un temps pour haïr ; un temps pour la guerre, et un temps pour la paix.

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Arnaud
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empathry



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MessageSujet: Re: À quand une pastorale de miséricorde pour les divorcés ?   Lun 10 Mar 2014, 16:47

Merci pour ce "baume" !
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Cécile



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MessageSujet: Re: À quand une pastorale de miséricorde pour les divorcés ?   Lun 10 Mar 2014, 17:23

Ps. 90
Dieu, protecteur des justes



Quand je me tiens sous l’abri du Très-Haut

et repose à l’ombre du Puissant,

je dis au Seigneur : « Mon refuge,

mon rempart, mon Dieu, dont je suis sûr ! »



C’est lui qui te sauve des filets du chasseur

et de la peste maléfique ; *

il te couvre et te protège.

Tu trouves sous son aile un refuge :

sa fidélité est une armure, un bouclier.



Tu ne craindras ni les terreurs de la nuit,

ni la flèche qui vole au grand jour,

ni la peste qui rôde dans le noir,

ni le fléau qui frappe à midi.



Qu’il en tombe mille à tes côtés, +

qu’il en tombe dix mille à ta droite, *

toi, tu restes hors d’atteinte.



Il suffit que tu ouvres les yeux,

tu verras le salaire du méchant.

Oui, le Seigneur est ton refuge ;

tu as fait du Très-Haut ta forteresse.



Le malheur ne pourra te toucher,

ni le danger, approcher de ta demeure :

il donne mission à ses anges

de te garder sur tous tes chemins.



Ils te porteront sur leurs mains

pour que ton pied ne heurte les pierres ;

tu marcheras sur la vipère et le scorpion,

tu écraseras le lion et le Dragon.



« Puisqu’il s’attache à moi, je le délivre ;

je le défends, car il connaît mon nom.

Il m’appelle, et moi, je lui réponds ;

je suis avec lui dans son épreuve.



« Je veux le libérer, le glorifier ; +

de longs jours, je veux le rassasier, *

et je ferai qu’il voie mon salut. »
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: À quand une pastorale de miséricorde pour les divorcés ?   Mar 11 Mar 2014, 08:56

[size=15.199999809265137]Ratzinger : Lettre à propos de quelques objections à la doctrine de l’Eglise concernant la réception de la communion eucharistique de la part des fidèles divorcés remariés (1)[/size]
[size=12.800000190734863]Beaucoup plus claire que celles des cardinaux Kasper (mandaté par le pape François pour introduire les débats de son premier consistoire) ou Marx (membre du « G8 » pontifical, un nouvelle instance chargée de la réforme de la curie romaine), on peut lire ci-dessous une excellente réflexion sur l’accès des divorcés-remariés à la communion sacramentelle : elle a été écrite par le futur Benoît XVI, il y a plus de quinze ans et  n’a pas pris une ride.[/size]

[size=12.800000190734863]Le blog du « Suisse Romain » l'a observé avant nous, l’avantage de la pensée de Benoît XVI c’est qu’elle n’est ni diffuse, ni circulaire mais précise comme une horloge suisse.  Et, naturellement, fort différente de celle des deux cardinaux précités, lesquels sont en effet, comme l’écrit l’abbé Rimaz sur son blog ,«  les grands promoteurs de la conscience ‘autonome’ », voire de celle du pape François lorsqu’il en arrive à dire dans « Evangelii Gaudium » que  "les portes des sacrements ne devraient pas se fermer, pour quelque raison que ce soit"  ce qui, hors contexte, serait tout de même une curieuse affirmation…[/size]

[size=12.800000190734863]Le texte du Cardinal Ratzinger reprend la troisième partie de son Introduction au numéro 17 de la collection « Documenti e Studi », dirigée par la Congrégation pour la doctrine de la foi,Sulla pastorale dei divorziati risposati, LEV, Cité du Vatican 1998, p. 20-29. Les notes ont été ajoutées. [/size]

[size=12.800000190734863]A lire posément ici  (les grasses sont de notre fait):[/size]

[size=12.800000190734863]JPSC[/size]


[size=12.800000190734863]« La Lettre de la Congrégation pour la doctrine de la foi concernant la réception de la communion eucharistique de la part des fidèles divorcés remariés du 14 septembre 1994 a rencontré un grand écho en divers lieux de l’Église. À côté de nombreuses réactions positives, on a aussi entendu bon nombre de critiques. Les objections essentielles faites à la doctrine et à la pratique de l’Église sont présentées ci-dessous sous une forme par ailleurs simplifiée.[/size]

[size=12.800000190734863]Certaines objections plus significatives – surtout la référence à la pratique, jugée plus souple, des Pères de l’Église, qui inspirerait la pratique des Églises orientales séparées de Rome, de même que l’invitation à recourir aux principes traditionnels de l’epikeia et de l’aequitas canonica – ont été étudiées d’une manière approfondie par la Congrégation pour la doctrine de la foi. Les articles des professeurs Pelland, Marcuzzi et Rodriguez Luño (2) ont été élaborés au cours de cette étude. Les résultats principaux de cette recherche, qui indiquent la direction d’une réponse aux objections avancées, seront également brièvement résumés ici.[/size]

[size=12.800000190734863]1. Beaucoup estiment, alléguant divers passages du Nouveau Testament, que la parole de Jésus sur l’indissolubilité du mariage permet une application souple et ne peut pas être classée avec rigidité dans une catégorie juridique.[/size]

[size=12.800000190734863]Quant à l’indissolubilité du mariage, certains experts ont avancé, de manière critique, que le Magistère citerait presque exclusivement une seule péricope – c’est-à-dire Mc 10, 11-12 – et ne tiendrait pas suffisamment compte d’autres passages de l’évangile de Matthieu et de la première lettre aux Corinthiens. Ces passages bibliques mentionneraient quelques « exceptions » à la parole du Seigneur sur l’indissolubilité du mariage, c’est-à-dire dans le cas de la porneia (cf. Mt 5, 32 ; 19, 9) et dans celui de la séparation pour raison de foi (cf. 1 Co 7, 12-16). Ces textes seraient des indications que les chrétiens se trouvant dans des situations difficiles auraient connu, déjà aux temps apostoliques, une application souple de la parole de Jésus.[/size]

[size=12.800000190734863]On doit répondre à cette objection que les documents magistériels n’ont pas l’intention de présenter d’une manière complète et exhaustive les fondements bibliques de la doctrine sur le mariage. Ils laissent cette tâche importante aux experts compétents. Le Magistère souligne cependant que la doctrine de l’Église sur l’indissolubilité du mariage découle de la fidélité envers la parole de Jésus. Jésus définit clairement la pratique vétérotestamentaire du divorce comme une conséquence de la dureté du cœur de l’homme. Il renvoie – au-delà de la loi – au commencement de la création, à la volonté du Créateur, et résume son enseignement par ces mots : « Donc, ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas » (Mc 10, 9.) Avec la venue du Rédempteur, le mariage est donc ramené à sa forme originelle à partir de la création et soustrait à l’arbitraire humain, surtout à l’arbitraire du mari car, de fait, il n’y avait pas en réalité de possibilité de divorce pour la femme. La parole de Jésus sur l’indissolubilité du mariage est le dépassement de l’ancien ordre de la loi par l’ordre nouveau de la foi et de la grâce. C’est seulement ainsi que le mariage peut rendre pleinement justice à l’appel de Dieu à l’amour et à la dignité humaine, et devenir un signe de l’Alliance d’amour inconditionnel de la part de Dieu, c’est-à-dire un « sacrement » (cf. Ep 5, 32).[/size]

[size=12.800000190734863]La possibilité d’une séparation, que Paul envisage en 1 Co 7, concerne les mariages entre un conjoint chrétien et un autre qui n’est pas baptisé. La réflexion théologique postérieure a clarifié le fait que seuls les mariages entre baptisés sont « sacrement », au sens strict du mot, et que l’indissolubilité absolue ne vaut que pour les mariages qui se situent dans le cadre de la foi dans le Christ. Ce que l’on appelle le « mariage naturel » a sa dignité à partir de l’ordre de la création et est donc orienté vers l’indissolubilité, mais il peut être dissous, dans des circonstances déterminées, en raison d’un bien plus élevé, en l’occurrence la foi. Ainsi, la systématisation théologique a classifié juridiquement l’indication de saint Paul comme « privilège paulin », c’est-à-dire comme possibilité de dissoudre, pour le bien de la foi, un mariage non sacramentel. L’indissolubilité du mariage vraiment sacramentel est donc sauvegardée ; il ne s’agit donc pas d’une exception à la Parole du Seigneur. Nous y reviendrons plus loin.[/size]

[size=12.800000190734863]En ce qui concerne la compréhension correcte des clauses sur la porneia, il existe une vaste littérature avec beaucoup d’hypothèses diverses, même contradictoires. De fait, il n’y a pas, parmi les exégètes, unanimité sur cette question. Beaucoup pensent qu’il s’agit ici d’unions matrimoniales invalides et non pas d’exceptions à l’indissolubilité du mariage. En tout cas, l’Église ne peut construire sa doctrine et sa pratique sur des hypothèses exégétiques incertaines. Elle doit s’en tenir à l’enseignement clair du Christ.[/size]

[size=12.800000190734863]2. D’autres objectent que la tradition patristique laisserait place à une pratique plus différenciée, qui rendrait mieux justice aux situations difficiles ; à ce propos, l’Église catholique pourrait apprendre quelque chose du principe d’« économie » des Églises orientales séparées de Rome.[/size]

[size=12.800000190734863]On affirme que le Magistère actuel ne s’appuierait que sur un filon de la tradition patristique, mais non pas sur tout l’héritage de l’Église ancienne. Si les Pères s’en sont clairement tenus au principe doctrinal de l’indissolubilité du mariage, certains d’entre eux ont toléré, sur le plan pastoral, une certaine souplesse devant des situations particulières difficiles. Sur cette base, les Églises orientales séparées de Rome auraient développé plus tard, à côté du principe d’« acribie », de la fidélité à la vérité révélée, le principe de l’« économie », c’est-à-dire de la condescendance bienveillante, dans des circonstances particulières difficiles. Sans renoncer au principe de l’indissolubilité du mariage, elles permettraient, dans des cas déterminés, un deuxième et même un troisième mariage qui, par ailleurs, est différent du premier mariage sacramentel et est marqué du caractère de la pénitence. Cette pratique n’aurait jamais été condamnée explicitement par l’Église catholique. Le Synode des évêques de 1980 aurait suggéré d’étudier à fond cette tradition, afin de mieux faire resplendir la miséricorde de Dieu.[/size]

[size=12.800000190734863]L’étude faite par le Père Pelland montre la direction où il faut chercher la réponse à ces questions. Pour l’interprétation des textes patristiques pris en particulier, l’historien reste naturellement compétent. Étant donné la difficulté de situer ces textes, les controverses ne s’apaiseront pas, même dans le futur. Du point de vue théologique, on doit affirmer :[/size]

[size=12.800000190734863]a) Il existe un clair consensus des Pères en faveur de l’indissolubilité du mariage. Puisque celle-ci découle de la volonté du Seigneur, l’Église n’a aucun pouvoir sur elle. C’est bien pour cela que, dès le début, le mariage chrétien fut différent du mariage de la civilisation romaine même si, dans les premiers siècles, il n’existait encore aucune réglementation canonique le concernant. L’Église du temps des Pères exclut clairement le divorce et un nouveau mariage, et cela à cause d’une obéissance fidèle au Nouveau Testament. [/size]

[size=12.800000190734863]b) Dans l’Église du temps des Pères, les fidèles divorcés remariés ne furent jamais admis officiellement à la sainte communion après un temps de pénitence. Il est vrai, en revanche, que l’Église n’a pas rigoureusement révoqué en tous les pays des concessions en la matière, même si elles étaient qualifiées de non compatibles avec la doctrine et la discipline. Il semble qu’il soit également vrai que certains Pères, par exemple Léon le Grand, ont cherché des solutions « pastorales » pour de rares cas limites.[/size]

[size=12.800000190734863]c) Par la suite, on en arriva à deux développements opposés l’un à l’autre :[/size]

[size=12.800000190734863]- Dans l’Église impériale, après Constantin, on chercha, à la suite de l’imbrication toujours plus forte entre l’État et l’Église, une plus grande souplesse et une plus grande disponibilité au compromis dans des situations matrimoniales difficiles. Jusqu’à la réforme grégorienne, cette tendance se manifesta aussi dans les milieux gaulois et germanique. Dans les Églises orientales séparées de Rome, ce développement se poursuivit au cours du second millénaire et conduisit à une pratique toujours plus libérale. Il existe aujourd’hui, en de nombreuses Églises orientales, toute une série de motifs de divorce, sinon même une « théologie du divorce », qui n’est, en aucune manière, conciliable avec les paroles de Jésus sur l’indissolubilité du mariage. Ce problème doit être absolument abordé dans le dialogue œcuménique.[/size]

[size=12.800000190734863]- En Occident, grâce à la réforme grégorienne, on retrouva la conception originelle des Pères. Ce développement trouva, d’une certaine manière, sa confirmation lors du concile de Trente et fut à nouveau proposé comme doctrine de l’Église par le concile Vatican II.[/size]

[size=12.800000190734863]La pratique des Églises orientales séparées de Rome, conséquence d’un processus historique complexe, d’une interprétation toujours plus libérale – et qui s’éloignait toujours davantage de la Parole du Seigneur – de certains passages patristiques obscurs, influencée aussi à l’évidence par la législation civile, ne peut pas, pour des motifs doctrinaux, être assumée par l’Église catholique. À cet égard, il n’est pas exact d’affirmer que l’Église catholique aurait simplement toléré la pratique orientale. Certes, le concile de Trente n’a prononcé aucune condamnation formelle. Néanmoins, les canonistes médiévaux en ont parlé constamment comme d’une pratiqueabusive. De plus, il existe des témoignages selon lesquels des groupes de fidèles orthodoxes, qui devenaient catholiques, devaient signer une confession de foi avec mention expresse de l’impossibilité d’un second mariage.[/size]

[size=12.800000190734863]3. Beaucoup proposent de permettre des exceptions à la norme ecclésiale, sur la base des principes traditionnels de l’epikeia et de l’aequitas canonica.[/size]

[size=12.800000190734863]Certains cas matrimoniaux, dit-on, ne peuvent être réglés au for externe. L’Église pourrait non seulement renvoyer à des normes juridiques, mais devrait aussi respecter et tolérer la conscience des individus. Les doctrines traditionnelles de l’« épikie » et de l’« équité canonique » pourraient justifier, du point de vue de la théologie morale ou du point de vue juridique, une décision de la conscience qui s’éloignerait de la norme générale. Surtout dans la question de la réception des sacrements, l’Église devrait faire des pas en avant et ne pas simplement opposer aux fidèles des interdictions.[/size]

[size=12.800000190734863]Les deux contributions de Don Marcuzzi et du professeur Rodriguez Luño illustrent cette problématique complexe. À cet égard, on doit distinguer clairement trois types de questions.[/size]

[size=12.800000190734863]a) L’epikeia et l’aequitas canonica sont d’une grande importance dans le cadre des normes humaines et purement ecclésiales, mais elles ne peuvent pas être appliquées dans le cadre de normes sur lesquelles l’Église n’a aucun pouvoir discrétionnaire. L’indissolubilité du mariage est une de ces normes qui remontent au Seigneur lui-même et qui sont donc désignées comme normes de « droit divin ». L’Église ne peut pas non plus approuver des pratiques pastorales – par exemple dans la pastorale des sacrements – qui contrediraient le clair commandement du Seigneur. En d’autres mots, si le mariage précédent de fidèles divorcés et remariés est valide, leur nouvelle union ne peut être considérée en aucune circonstance comme conforme au droit et donc, pour des motifs intrinsèques, la réception des sacrements n’est pas possible. La conscience de chacun est liée, sans exception, par cette norme. (3)[/size]

[size=12.800000190734863]b) En revanche, l’Église a le pouvoir de tirer au clair les conditions à remplir pour qu’un mariage puisse être considéré comme indissolubleselon l’enseignement de Jésus. Dans la ligne des affirmations pauliniennes de 1 Co 7, elle a décidé que seuls deux chrétiens peuvent contracter un mariage sacramentel. Elle a développé les figures juridiques du « privilège paulin » et du « privilège pétrinien ». En référence aux clauses sur la porneia chez Matthieu et en Ac 15, 20, des empêchements matrimoniaux ont été formulés. On a en outre identifié toujours plus clairement les motifs de nullité matrimoniale et on a largement développé les procédures processuelles. Tout cela a contribué à délimiter et à préciser le concept de mariage indissoluble. On pourrait dire que, de cette manière, même dans l’Église occidentale, on a fait une place au principe de l’« économie », sans toucher cependant à l’indissolubilité du mariage comme tel.[/size]

[size=12.800000190734863]C’est dans cette ligne aussi que se situe le développement juridique ultérieur apparu dans le Code de 1983, selon lequel même les déclarations des parties ont force probatoire. En soi, au jugement de personnes compétentes, semblent ainsi pratiquement exclus les cas où l’invalidité d’un mariage ne pourrait pas être prouvée comme telle par la voie processuelle. Étant donné que le mariage a essentiellement un caractère public et ecclésial, et que vaut le principe fondamental « Nemo iudex in propria causa » (« Nul n’est juge dans sa propre cause »), les questions matrimoniales doivent être résolues au for externe. Chaque fois que des fidèles divorcés remariés estiment que leur mariage précédent n’a jamais été valide, ils sont donc obligés de s’adresser autribunal ecclésiastique compétent, qui devra examiner le problèmeobjectivement et en appliquant toutes les possibilités juridiquement disponibles.[/size]

[size=12.800000190734863]c) Certes, il n’est pas exclu que des erreurs se produisent dans les procès matrimoniaux. En certaines régions de l’Église, il n’y a pas encore de tribunaux ecclésiastiques qui fonctionnent bien. Parfois, les procès ont une durée excessivement longue. En certains cas, ils se terminent par des sentences problématiques. Il ne semble pas que soit ici exclue, en principe, l’application de l’epikeia au « for interne ». On fait allusion à cela dans la lettre de la Congrégation pour la doctrine de la foi de 1994, quand il est dit que, avec les nouvelles voies canoniques, devrait être exclue « le plus possible », toute discordance entre la vérité vérifiable lors du procès et la vérité objective (cf. Lettre, 9). De nombreux théologiens pensent que les fidèles doivent absolument s’en tenir, même au « for interne », aux jugements du tribunal même si, à leur avis, ils sont erronés. D’autres estiment que, au « for interne », des exceptions sont pensables parce que, dans la législation concernant les procès, il ne s’agit pas de normes de droit divin, mais de normes de droit ecclésial. Cette question exige cependant des études et des clarifications ultérieures. On devrait en effet clarifier d’une manière très précise les conditions pour que se vérifie une « exception », dans le but d’éviter l’arbitraire et de protéger le caractère public – soustrait au jugement subjectif – du mariage.[/size]

[size=12.800000190734863]4. Certains accusent le Magistère actuel d’involution par rapport auMagistère du Concile et de proposer une vision préconciliaire du mariage.[/size]

[size=12.800000190734863]Certains théologiens affirment que, à la base des nouveaux documents magistériels sur les questions du mariage, on trouverait une conception naturaliste, légaliste, du mariage. L’accent serait mis sur le contrat entre les époux et sur le « ius in corpus »Le Concile aurait dépassé cette compréhension statique et décrit le mariage d’une manière plus personnaliste, comme pacte d’amour et de vie. Il aurait ainsi ouvert la possibilité de résoudre d’une manière plus humaine des situations difficiles. Développant cette ligne de pensée, certains spécialistes posent la question de savoir si on ne peut pas parler de « mort du mariage » quand le lien personnel de l’amour entre deux époux n’existe plus. D’autres soulèvent la vieille question si, en de tels cas, le pape n’aurait pas la possibilité de dissoudre le mariage.[/size]

[size=12.800000190734863]Pourtant, quiconque a lu attentivement les récentes déclarations ecclésiastiques reconnaîtra que, dans leurs affirmations centrales, elles se fondent sur Gaudium et spes et que, par des traits totalement personnalistes, elles développent davantage, sur la trace indiquée par le Concile, la doctrine qui y est contenue. Il est cependant inadéquat d’introduire une opposition entre la visée personnaliste et la visée juridique du mariage. Le Concile n’a pas rompu avec la conception traditionnelle du mariage, mais l’a développée. Quand, par exemple, on répète continuellement que le Concile a remplacé le concept strictement juridique de « contrat » par le concept plus large et théologiquement plus profond de « pacte », on ne peut oublier à ce propos que même le « pacte » contient l’élément du « contrat », bien qu’il se situe dans une perspective plus large. Que le mariage aille bien au-delà de l’aspect purement juridique, enraciné qu’il est dans la profondeur de l’humain et dans le mystère du divin, en réalité cela a toujours été affirmé par le mot « sacrement », mais, certes, souvent cela n’a pas été mis en lumière avec la clarté que le Concile a donnée à ces aspects. Le droit n’est pas tout, mais il est une partie absolument indispensable, une dimension du tout. Il n’existe pas de mariage sans prescriptions juridiques, qui l’insèrent dans un ensemble global de société et d’Église. Si la réorganisation du droit après le Concile touche aussi le domaine du mariage, alors cela n’est pas une trahison du Concile, mais l’exécution de son mandat.[/size]

[size=12.800000190734863]Si l’Église acceptait la théorie qu’un mariage est mort quand deux conjoints ne s’aiment plus, elle approuverait alors le divorce et ne soutiendrait plus l’indissolubilité du mariage que de manière purement verbale, mais non pas dans les faits. L’opinion selon laquelle le pape pourrait éventuellement dissoudre un mariage sacramentel consommé, qui a abouti de manière irrémédiable à un échec, doit donc être qualifiée d’erronée. Un tel mariage ne peut être dissous par personne. Lors de la célébration nuptiale, les époux se promettent la fidélité jusqu’à la mort.[/size]

[size=12.800000190734863]En revanche, des études ultérieures approfondies sont nécessaires pour éclaircir la question si des chrétiens non croyants – des baptisés qui n’ont jamais cru ou ne croient plus en Dieu – peuvent vraiment contracter un mariage sacramentel. En d’autres mots, on devrait clarifier la question de savoir si vraiment tout mariage entre deux baptisés est ipso facto un mariage sacramentel. De fait, le Code lui-même indique que seul le contrat matrimonial « valide » entre baptisés est en même temps sacrement (cf. CIC, can. 1055, § 2). La foi appartient à l’essence du sacrement ; reste à éclaircir la question juridique, quant à savoir quelle évidence de « non-foi » aurait pour conséquence qu’un sacrement ne se réalise pas. (4)[/size]

[size=12.800000190734863]5. Beaucoup affirment que l’attitude de l’Église dans la question des divorcés remariés est unilatéralement normative et non pas pastorale.[/size]

[size=12.800000190734863]Toute une série d’objections critiques à l’encontre de la doctrine et de la pratique de l’Église concerne des problèmes de caractère pastoral. On dit, par exemple, que le langage des documents ecclésiaux serait trop légaliste, que la dureté de la loi prévaudrait sur la compréhension de situations humaines dramatiques. L’homme d’aujourd’hui ne pourrait plus comprendre ce langage. Jésus aurait prêté une oreille attentive aux besoins de tous les hommes, surtout de ceux qui étaient en marge de la société. Au contraire, l’Église apparaîtrait plutôt comme un juge qui exclut des sacrements et de certaines charges, des personnes blessées.[/size]

[size=12.800000190734863]On peut sans doute admettre que, parfois, les formes d’expression du Magistère ecclésial n’apparaissent pas précisément comme facilement compréhensibles. Elles doivent être traduites par les prédicateurs et les catéchistes dans un langage qui corresponde aux diverses personnes et à leur milieu culturel respectif. Le contenu essentiel du Magistère ecclésial à ce sujet doit pourtant être maintenu. On ne peut l’atténuer pour des motifs que l’on estime « pastoraux », parce qu’il transmet la vérité révélée. Certes, il est difficile de faire comprendre les exigences de l’Évangile à l’homme sécularisé. Mais cette difficulté pastorale ne peut amener à des compromis avec la vérité. Dans sa lettre encyclique Veritatis splendor, Jean-Paul II a clairement repoussé les solutions prétendument « pastorales », qui sont en contradiction avec les déclarations du Magistère (cf. ibid., n° 56).[/size]

[size=12.800000190734863]En ce qui concerne la position du Magistère sur le problème des divorcés remariés, il faut en outre souligner que les documents récents de l’Église unissent, de manière très équilibrée, les exigences de la vérité et celles de la charité. Si, par le passé, dans la présentation de la vérité, parfois la charité n’a pas resplendi suffisamment, à l’inverse le danger est grand aujourd’hui de se taire ou de compromettre la vérité au nom de la charité. Certes, la parole de vérité peut faire mal et être incommode. Mais elle est le chemin de la guérison, de la paix, de la liberté intérieure. Une pastorale qui veut vraiment aider les personnes doit toujours se fonder sur la vérité. Seul ce qui est vrai peut être aussi pastoral. « Alors, vous connaîtrez la vérité et la vérité vous rendra libres » (Jn 8, 32).[/size]




[size=12.800000190734863] NOTES[/size]

[size=12.800000190734863](1) Ce texte reprend la troisième partie de l’Introduction du cardinal Joseph Ratzinger au numéro 17 de la collection « Documenti e Studi », dirigée par la Congrégation pour la doctrine de la foi,Sulla pastorale dei divorziati risposati, LEV, Cité du Vatican 1998, p. 20-29. Les notes ont été ajoutées.[/size]

[size=12.800000190734863](2) Cf. Angel Rodríguez Luño, L’epicheia nella cura pastorale dei fedeli divorziati risposati,ibid., p. 75-87 ; Piero Giorgio Marcuzzi, S.D.B., Applicazione di aequitas et epikeia ai contenuti della Lettera della Congregazione per la Dottrina della Fede del 14 settembre 1994ibid., p. 88-98 ; Gilles Pelland, S.J., La pratica della Chiesa antica relativa ai fedeli divorziati risposatiibid., p. 99-131.[/size]

[size=12.800000190734863](3) À cet égard vaut la norme répétée par Jean-Paul II dans l'Exhortation apostolique postsynodaleFamiliaris consortio, n° 84 : « La réconciliation par le sacrement de pénitence – qui ouvrirait la voie au sacrement de l’Eucharistie – ne peut être accordée qu’à ceux qui se sont repentis d’avoir violé le signe de l’Alliance et de la fidélité au Christ, et sont sincèrement disposés à une forme de vie qui ne soit plus en contradiction avec l’indissolubilité du mariage. Cela implique concrètement que, lorsque l’homme et la femme ne peuvent pas, pour de graves motifs – par exemple l’éducation des enfants –, remplir l’obligation de la séparation, “ils prennent l’engagement de vivre en complète continence, c’est-à-dire en s’abstenant des actes réservés aux époux” ». Cf. aussi Benoît XVI, Exhortation apostolique postsynodale Sacramentum caritatis, n° 29.[/size]

[size=12.800000190734863](4) Durant une rencontre avec le clergé du diocèse d’Aoste, le 25 juillet 2005, le Pape Benoît XVI a affirmé au sujet de cette question difficile : « la situation est particulièrement douloureuse pour les personnes qui se sont mariées à l’Église, mais qui ne sont pas vraiment croyantes et qui l’ont fait par tradition, puis ayant contracté un nouveau mariage non valide, se convertissent, trouvent la foi et se sentent exclues du Sacrement. Cela est réellement une grande souffrance, et lorsque j’étais Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, j’ai invité plusieurs Conférences épiscopales et spécialistes à étudier ce problème : un sacrement célébré sans foi. Je n’ose pas m’avancer en affirmant que l’on puisse trouver ici réellement un motif d’invalidité parce qu’il manquait une dimension fondamentale au mariage. Je le pensais personnellement, mais à la suite des discussions que nous avons eues, j’ai compris que le problème est très difficile et doit être encore approfondi ».[/size]

[size=12.800000190734863]Réf. : À PROPOS DE QUELQUES OBJECTIONS À LA DOCTRINE DE L'ÉGLISE CONCERNANT LA RÉCEPTION DE LA COMMUNION EUCHARISTIQUE DE LA PART DES FIDÈLES DIVORCÉS REMARIÉS (1)[/size]

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Arnaud
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empathry



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MessageSujet: Re: À quand une pastorale de miséricorde pour les divorcés ?   Mar 11 Mar 2014, 12:33

La lecture longue est particulièrement absconse (sauf peut-être à un juriste) de la Lettre du Cardinal Ratzinger me fait penser à la femme adultère : qui donc aurait eu le droit de la lapider ?

Je préfère donc me taire sourdement et m'évanouir en des lieux où l'on ne m'atteindrait plus.

Tibi,
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sarah74



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MessageSujet: Re: À quand une pastorale de miséricorde pour les divorcés ?   Mer 12 Mar 2014, 12:30

Je rejoints ce qu'écrit Espérance car étant fille de parents ayant divorcer il a fallu plusieurs années.
dans un premier temps il y a eu une séparation de corps prononcée par l'Evêque des Yvelines puis un divorce avec avocats et tous le bazar. cela a duré 6 ans 1/2.
Aujourd'hui mes parents sont remariés chacun de leur coté mais civilement uniquement.
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Abenader



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MessageSujet: Re: À quand une pastorale de miséricorde pour les divorcés ?   Mer 12 Mar 2014, 15:52

Ce qui me fait halluciner dans cette histoire, c'est le pourquoi.

Pourquoi des divorcés-remariés adultères publics veulent à tout prix aller communier ?

C'est comme de vouloir à tout prix jouer aux échecs avec des cartes, ça n'a aucun sens...
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: À quand une pastorale de miséricorde pour les divorcés ?   Mer 12 Mar 2014, 15:54

Abenader a écrit:
Ce qui me fait halluciner dans cette histoire, c'est le pourquoi.

Pourquoi des divorcés-remariés adultères publics veulent à tout prix aller communier ?

C'est comme de vouloir à tout prix jouer aux échecs avec des cartes, ça n'a aucun sens...

Parce qu'ils ont l'impression qu'ils sont excommuniés alors qu'en fait, l'Eglise les appelle à la voie du publicain.


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Arnaud
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Abenader



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MessageSujet: Re: À quand une pastorale de miséricorde pour les divorcés ?   Mer 12 Mar 2014, 16:09

Alors qu'ils fassent cesser leur état de péché, et là, ils pourront communier !

Non, ce qu'ils veulent, c'est le beurre et l'argent du beurre; continuer à vivre dans le péché mortel et en même temps communier.

C'est ça, la voie du publicain ?
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giacomorocca



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MessageSujet: Re: À quand une pastorale de miséricorde pour les divorcés ?   Mer 12 Mar 2014, 16:27

Abenader a écrit:
Alors qu'ils fassent cesser leur état de péché, et là, ils pourront communier !

Non, ce qu'ils veulent, c'est le beurre et l'argent du beurre; continuer à vivre dans le péché mortel et en même temps communier.

C'est ça, la voie du publicain ?

Vous même, mon cher Abenader, êtes-vous marié avec un mariage sacramentel valide?
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Chrysostome



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MessageSujet: Re: À quand une pastorale de miséricorde pour les divorcés ?   Mer 12 Mar 2014, 18:10

giacomorocca a écrit:
Abenader a écrit:
Alors qu'ils fassent cesser leur état de péché, et là, ils pourront communier !

Non, ce qu'ils veulent, c'est le beurre et l'argent du beurre; continuer à vivre dans le péché mortel et en même temps communier.

C'est ça, la voie du publicain ?

Vous même, mon cher Abenader, êtes-vous marié avec un mariage sacramentel valide?

S'il s'est marié après 1958, son mariage ne sera pas valide. Pouffer de rire
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giacomorocca



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MessageSujet: Re: À quand une pastorale de miséricorde pour les divorcés ?   Mer 12 Mar 2014, 20:57

Simon1976 a écrit:
giacomorocca a écrit:
Abenader a écrit:
Alors qu'ils fassent cesser leur état de péché, et là, ils pourront communier !

Non, ce qu'ils veulent, c'est le beurre et l'argent du beurre; continuer à vivre dans le péché mortel et en même temps communier.

C'est ça, la voie du publicain ?

Vous même, mon cher Abenader, êtes-vous marié avec un mariage sacramentel valide?

S'il s'est marié après 1958, son mariage ne sera pas valide. Pouffer de rire

Notre cher Abenader, alias Chris Prols, se déclarait marié il y a 3 ans de cela à l'âge de 36 ans, et en plus sans enfants lui qui n'arrête pas de nous rabâcher que le mariage n'a qu'un seul but, celui d'avoir des enfants.
 :beret: 

voir le 4ième message sur ce fil du forum rationel: http://www.thomas-aquin.net/PHPhorum/read.php?f=6&i=51681&t=51681

Peut-être qu'il s'est rattrapé depuis avec des jumeaux à tous les ans. Demeure tout de même le problème du mariage.
 :beret:
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Chrysostome



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MessageSujet: Re: À quand une pastorale de miséricorde pour les divorcés ?   Mer 12 Mar 2014, 21:35

Peut-être a-t-il eu le bonheur d'être père depuis ce temps. Very Happy

S'il est marié, l'est-il civilement ou religieusement ?
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Cécile



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MessageSujet: Re: À quand une pastorale de miséricorde pour les divorcés ?   Mer 12 Mar 2014, 21:42

La stérilité ne peut être reprochée à personne.

Mais je ne savais pas que Abenader était ce Chris Prol... bof...
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Abenader



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MessageSujet: Re: À quand une pastorale de miséricorde pour les divorcés ?   Mer 12 Mar 2014, 21:51

J'hallucine de lire autant de stupidités sur mon compte alors que vous ne me connaissez pas.

Cela montre à quel point vous n'avez aucun argument à opposer à ceci:

Abenader a écrit:
Alors qu'ils fassent cesser leur état de péché, et là, ils pourront communier !

Non, ce qu'ils veulent, c'est le beurre et l'argent du beurre; continuer à vivre dans le péché mortel et en même temps communier.

C'est ça, la voie du publicain ?

et donc que j'ai raison sur toute la ligne.

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Chrysostome



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MessageSujet: Re: À quand une pastorale de miséricorde pour les divorcés ?   Mer 12 Mar 2014, 21:52

Cécile a écrit:
La stérilité ne peut être reprochée à personne.

Mais je ne savais pas que Abenader était ce Chris Prol... bof...

C'était son pseudo ici avant de devenir Abenader. Wink 
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Chrysostome



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MessageSujet: Re: À quand une pastorale de miséricorde pour les divorcés ?   Mer 12 Mar 2014, 22:06

Abenader a écrit:
J'hallucine de lire autant de stupidités sur mon compte alors que vous ne me connaissez pas.

Je viens de vous répondre en privé. Merci pour la mise au point.
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À quand une pastorale de miséricorde pour les divorcés ?
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