DOCTEUR ANGÉLIQUE FORUM CATHOLIQUE

Théologie Spirituelle Catholique
Pour déposer une intention de prière:Agapé
ATTENTION : Les publicités ci-dessous sont indépendantes de notre volonté !
 
AccueilAccueil  PortailPortail  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  

Partagez | 
 

 Intervention française en Centrafrique

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Espérance
Administrateur


Féminin Messages : 16642
Inscription : 14/01/2011

MessageSujet: Intervention française en Centrafrique   Jeu 05 Déc 2013, 21:33

Centrafrique. Intervention française "immédiate"

5 décembre 2013 à 20h00 - Le Télégramme de Brest

Le président François Hollande a annoncé jeudi soir une action militaire "immédiate" de la France en Centrafrique. S'exprimant lors d'une courte déclaration télévisée, François Hollande a annoncé que les effectifs militaires français sur place en Centrafrique (650 actuellement) seront "doublés d'ici quelques jours pour ne pas dire quelques heures".

L'ONU avait autorisé peu auparavant les forces françaises à intervenir en Centrafrique en appui à une force internationale, quelques heures après un nouveau massacre inter-religieux à Bangui et le déploiement de soldats français dans la ville.

Des tirs d'armes automatiques ont éclaté avant l'aube dans le nord de la capitale, pour s'étendre à d'autres quartiers, avant de diminuer d'intensité en fin de matinée. Dans l'après-midi, au moins une centaine de morts ont été dénombrés dans divers endroits de la ville.
Selon MSF, "des groupes armés ont lancé une offensive sur la ville. Les forces de l'ex-Séléka (ex-rébellion, au pouvoir) ont rétorqué, il y a des cadavres dans les rues".

La Centrafrique est plongée dans le chaos et un engrenage de violences communautaires et inter-religieuses entre chrétiens et musulmans depuis le renversement en mars du président François Bozizé par une coalition hétéroclite à dominante musulmane, la Séléka. Ces violences se sont multipliées ces dernières semaines, à Bangui et en province, dans un pays en totale décomposition, comptant 4,6 millions d'habitants sur un territoire grand comme la France, au coeur du continent.

"Protéger les civils"
La résolution de l'ONU intervient donc au moment même où la situation semble dégénérer. Adoptée à l'unanimité des 15 pays membres du Conseil sur proposition de la France -- ancienne puissance coloniale -- elle autorise les soldats français en RCA à "prendre toutes les mesures nécessaires pour soutenir la Misca (force africaine en RCA) dans l'accomplissement de son mandat".
La Misca pourra se déployer "pour une période de douze mois", avec pour mission de "protéger les civils, rétablir l'ordre et la sécurité, stabiliser le pays" et faciliter l'acheminement de l'aide humanitaire.1.200 soldats français
La force doit compter jusqu'à 3.600 hommes, mais n'en rassemble pour l'instant que 2.500, mal équipés et entraînés. L'UE examine dès à présent les moyens d'assister cette force, avec "plusieurs options", principalement "financières". Dans le cadre de l'opération Sangaris (du nom d'un papillon rouge), la France dispose déjà sur place d'environ 600 hommes. Elle doit tripler son contingent, qui passera à 1.200 hommes, chargés notamment de sécuriser l'aéroport de Bangui et les principaux axes par où transiteront les convois humanitaires.

Dès que le président français François Hollande "aura donné le top, les choses vont aller très vite", a prévenu son ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius, alors que se tient ce vendredi et samedi à Paris un sommet franco-africain sur la paix et la sécurité en Afrique. "Vu l'urgence, mon souhait est que l'intervention se fasse (...) immédiatement après la résolution", a déclaré de son côté depuis Paris le Premier ministre centrafricain Nicolas Tiangaye. Selon le porte-parole de l'état-major français, le colonel Gilles Jaron, "environ 250 soldats français se sont déployés" jeudi matin dans Bangui" depuis leur base près de l'aéroport, avec pour mission de "sécuriser les points sensibles" et de regroupement pour les étrangers. "Vers 3h, il y a eu des accrochages entre des ex-Séléka et des éléments armés non identifiés (...) les forces françaises ont dû réagir", a-t-il expliqué.

Soif de vengeance
Dans une allocution radio-diffusée à la mi-journée, le président Michel Djotodia, issu des rangs de l'ex-rébellion Séléka, a appelé la population terrorisée "à garder son calme": "l'armée française est une amie de la Centrafrique", les soldats français "ne se sont pas déployés pour soutenir un camp au détriment d'un autre", a-t-il souligné. M. Djotodia a par ailleurs annoncé l'extension immédiate de quatre heures du couvre-feu, imposé désormais de 18h à 6h. Le gouvernement a également ordonné la fermeture des frontières avec la RDC.

Les autorités ont imputé la responsabilité des incidents en cours à des milices chrétiennes "anti-balaka" (anti-machettes) et à des éléments favorables au président déchu François Bozizé. Selon un officier supérieur de la Misca, les tirs ont commencé après que des ex-rebelles Séléka, intégrés dans les nouvelles forces de sécurité, eurent détecté des "infiltrations" de ces miliciens "anti-balaka", dans le quartier de Boy-Rabe, près de l'aéroport. Alors que des responsables occidentaux avaient mis en garde sur une situation de "pré-génocide" dans le pays, ces nouvelles violences font planer le spectre de massacres à grandes échelles, au milieu d'une anarchie généralisée.

Signe de l'extrême tension régnant dans la ville, les abords de la mosquée du PK15, où étaient rassemblés les 54 cadavres, étaient bondés d'hommes armés de machettes et assoiffés de vengeance. Les rues voisines, dans lesquelles gisaient d'autres corps, étaient désertes ou livrées aux pillages. Partout ailleurs dans Bangui terrorisé, les habitants restaient terrés chez eux, dans une ville aux artères désertées, et uniquement sillonnées par les pick-up des combattants Séléka surarmés. Selon des Banguissois, des groupes d'ex-rebelles, désireux de se venger des attaques de certaines de leurs positions dans la matinée, écumaient les quartiers et défonçaient une à une les portes des maisons, à la recherche "d'infiltrés" présumés. Des hommes ont été éxécutés devant leur famille, selon l'un de ces habitants, réfugié sous son lit avec sa femme et son enfant de deux ans.

_________________
"A Jésus par Marie" (devise des Enfants de Marie)
Revenir en haut Aller en bas
Espérance
Administrateur


Féminin Messages : 16642
Inscription : 14/01/2011

MessageSujet: Re: Intervention française en Centrafrique   Ven 06 Déc 2013, 10:42

Vendredi 6 décembre 8H15. L'opération française en Centrafrique a commencé avec des patrouilles à Bangui

Sur RFI, Jean-Yves Le Drian a déclaré : "L'opération a commencé, dans la mesure où les forces françaises qui étaient déjà présentes à l'aéroport de Bangui, avec une mission limitée à la protection de cet aéroport et de nos ressortissants, dès cette nuit, ont développé des patrouilles dans Bangui. La nuit a été calme".

_________________
"A Jésus par Marie" (devise des Enfants de Marie)
Revenir en haut Aller en bas
Hillel31415



Masculin Messages : 3465
Inscription : 08/04/2013

MessageSujet: Re: Intervention française en Centrafrique   Ven 06 Déc 2013, 13:34

Qui eut cru que Mr Hollande serait un président si interventionniste ?
Pas moi en tout cas.
Si certains esprits chagrins regretterons qu'il ne "s'occupe pas plutot du chomage en France" on ne peut que saluer ces initiatives qui redorent le blason français en Afrique.
Revenir en haut Aller en bas
Espérance
Administrateur


Féminin Messages : 16642
Inscription : 14/01/2011

MessageSujet: Re: Intervention française en Centrafrique   Ven 06 Déc 2013, 13:40

Hillel31415 a écrit:
Qui eut cru que Mr Hollande serait un président si interventionniste ?
Pas moi en tout cas.
Si certains esprits chagrins regretterons qu'il ne "s'occupe pas plutot du chomage en France" on ne peut que saluer ces initiatives qui redorent le blason français en Afrique.
apparemment, il préfère aussi s'occuper de l'Afrique que des problèmes bretons siffler 

_________________
"A Jésus par Marie" (devise des Enfants de Marie)
Revenir en haut Aller en bas
Espérance
Administrateur


Féminin Messages : 16642
Inscription : 14/01/2011

MessageSujet: Re: Intervention française en Centrafrique   Ven 06 Déc 2013, 16:47

06/12/2013 à 15:07 AFP

Centrafrique: l'armée française tire sur un pick-up armé et tue plusieurs personnes

Les soldats français ont ouvert le feu jeudi matin sur un pick-up armé dont les occupants tiraient sur des civils près de l'aéroport de Bangui, tuant plusieurs personnes à bord, a indiqué vendredi à Paris l'état-major des armées.


Jeudi "à l'aube, un pick-up armé a ouvert le feu à trois reprises en direction de ces civils et des troupes françaises. A la troisième ouverture du feu, on a riposté et on a détruit le véhicule", a indiqué le porte-parole de l'état-major, le colonel Gilles Jaron.

Selon la même source, ce type de pick-up, équipé d'une mitrailleuse à l'arrière, compte habituellement quatre à cinq occupants. L'incident n'a fait "aucun blessé" parmi les civils et les soldats français, a précisé le porte-parole.

Après les premiers accrochages entre bandes armées, jeudi vers 3H00 du matin, des civils centrafricains se sont rapprochés par centaines de l'aéroport pour bénéficier de la protection des troupes françaises qui y sont déployées. Selon le porte-parole, ils étaient environ 2.000 dans la journée de jeudi.

Le président François Hollande a annoncé jeudi soir une action militaire immédiate de la France en Centrafrique, après le vote du Conseil de sécurité de l'ONU donnant mandat à une force africaine pour rétablir la stabilité dans le pays avec le soutien des forces françaises.

Au moment de l'incident de jeudi matin, 650 soldats français étaient déployés à Bangui, dont environ 400 à l'aéroport.



_________________
"A Jésus par Marie" (devise des Enfants de Marie)
Revenir en haut Aller en bas
Hillel31415



Masculin Messages : 3465
Inscription : 08/04/2013

MessageSujet: Re: Intervention française en Centrafrique   Ven 06 Déc 2013, 17:00

Les bretons ne se font pas encore tirer dessus, donc ils attendront, une vie est une vie, en Afrique aussi. Wink 
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Intervention française en Centrafrique   Ven 06 Déc 2013, 17:27

Espérance a écrit:
Hillel31415 a écrit:
Qui eut cru que Mr Hollande serait un président si interventionniste ?
Pas moi en tout cas.
Si certains esprits chagrins regretterons qu'il ne "s'occupe pas plutot du chomage en France" on ne peut que saluer ces initiatives qui redorent le blason français en Afrique.
apparemment, il préfère aussi s'occuper de l'Afrique que des problèmes bretons siffler 
Peut-être que pour le Président Hollande la Bretagne passe , en vingt ième position thumleft
Revenir en haut Aller en bas
Claude Coowar



Masculin Messages : 251
Inscription : 25/11/2013

MessageSujet: Re: Intervention française en Centrafrique   Sam 07 Déc 2013, 15:22

Je suis un Pen du et j'aime beaucoup la Bretagne en ma qualité de breton d'adoption, et je connais donc bien les Bretons.

Je n'ai jamais vu un Breton qui ne râle pas et trouve toujours que l'assiette de son voisin est mieux remple que la sienne ou que l'on s'occupe mieux des Corses, Alsaciens etc ... et les Africains qui sont trop loins.

Les anciennes puissances coloniales ont l'air d'oublier que la situation actuelle est pour une bonne part dûe aux dégats, sans remonter jusqu'à la période coloniale, au moins de la Françafrique, plus proche de notre temps.

Coco pour ces belles demoiselles de Crozon-Morgat
James pour l'Escadrille 22 S de sauvetage de l'Aéronavale française
et Le "Paimpolais"  pour les marins-pêcheurs presqu'îliens

et Claude à La Réunion
Revenir en haut Aller en bas
Espérance
Administrateur


Féminin Messages : 16642
Inscription : 14/01/2011

MessageSujet: Re: Intervention française en Centrafrique   Sam 07 Déc 2013, 17:49

et "s"ils te mordent, mords les"... Very Happy  (c'est ma région d'adoption, car je ne suis pas bretonne de naissance)

_________________
"A Jésus par Marie" (devise des Enfants de Marie)
Revenir en haut Aller en bas
Arnaud Dumouch
Administrateur


Masculin Messages : 80766
Inscription : 19/05/2005

MessageSujet: Re: Intervention française en Centrafrique   Sam 07 Déc 2013, 18:25

Hillel31415 a écrit:
Qui eut cru que Mr Hollande serait un président si interventionniste ?
Pas moi en tout cas.
Si certains esprits chagrins regretterons qu'il ne "s'occupe pas plutot du chomage en France" on ne peut que saluer ces initiatives qui redorent le blason français en Afrique.
En politique extérieure, il est formidable. C'est un sans faute, même sur la Syrie où sa fermeté, pourtant décalée face à la complexité du problème, a réussi à faire détruire le stock des armes chimiques.

Il aura sauvé par son action des millions d'Africains du fléau islamiste (Mali, Centrafrique).

_________________
Arnaud
Revenir en haut Aller en bas
http://eschatologie.free.fr
Espérance
Administrateur


Féminin Messages : 16642
Inscription : 14/01/2011

MessageSujet: Re: Intervention française en Centrafrique   Dim 08 Déc 2013, 11:02

08/12/2013 à 08:49 AFP

Centrafrique: Bangui en deuil attend que les Français neutralisent les groupes armés


Les habitants de Bangui, traumatisés par les massacres des derniers jours, attendaient fiévreusement dimanche que les militaires français qui ont quadrillé les boulevards de la capitale, rentrent désormais dans les quartiers pour neutraliser les hommes en armes.

Parallèlement, à son déploiement dans la capitale centrafricaine, l'armée française a également commencé samedi à prendre position dans le nord-ouest du pays où les affrontements à caractère inter-religieux ont débuté, en septembre, a constaté un journaliste de l'AFP.

Selon des habitants de la capitale centrafricaine contactés par l'AFP, seuls de rares tirs isolés ont résonné dans la nuit. Dans les quartiers, les gens sortaient néanmoins de chez eux plus que les jours précédents, les fidèles espérant pouvoir se rendre aux offices dominicaux.

"On attend que les Français rentrent dans nos quartiers pour qu'on ne voit plus tous ces gens armés", expliquait un habitant, ajoutant: "quand on voit un pick-up (de combattants surarmés), on change de direction".

Dans la ville, la peur est toujours dans les esprits. "On est fatigués d'avoir peur. On veut que ça s'arrête", ajoutait un autre.

Le président centrafricain Michel Djotodia - arrivé au pouvoir en mars à la tête de la coalition rebelle Séléka, qu'il a ensuite dissoute - a lui décrété un deuil national de trois jours à compter de dimanche en mémoire des victimes des massacres qui ont fait des centaines de morts à Bangui, dans un message diffusé à la radio nationale samedi soir.

"Pour honorer la mémoire de nos concitoyens qui ont perdu la vie durant ces tragiques évènements, un deuil de trois jours sera observé à compter du 8 décembre", a déclaré le président Djotodia.

Mettre fin aux massacres

Le président a exprimé ses condoléances "à toutes les populations centrafricaines et plus particulièrement aux populations banguissoises qui ont été éprouvées par les évènements des dernières 48 heures", a encore affirmé M. Djotodia.

Jeudi, des massacres inter-religieux ont ensanglanté Bangui, faisant près de 300 morts, selon la Croix-Rouge locale, qui n'a pu accéder à tous les quartiers de la ville où les habitants ont signalé des cadavres abandonnés.

"Au moment où je vous parle, la situation est sous le contrôle des forces de défense et de sécurité (...) Plus rien ne s'oppose à la reprise des activités", a-t-il affirmé, appelant ses compatriotes à "vaquer sans crainte" à leurs occupations.

Dans la foulée d'un feu vert de l'ONU, l'opération française "Sangaris" a été lancée, sur ordre du président français François Hollande, en appui à une force africaine sur place. Paris a annoncé que le contingent français déployé en Centrafrique allait être porté à un total de 1.600 soldats dès samedi soir.

Dans la matinée, près de 200 militaires de l'opération française "Sangaris", venus par la route du Cameroun, ont fait leur entrée à Bouar (ouest), où ils ont été accueillis en sauveurs par la population.

Depuis Paris, le président François Hollande a annoncé à l'issue d'un sommet France-Afrique, que les soldats de Sangaris auront désormais pour mission prioritaire de mettre fin aux massacres et de "désarmer toutes les milices et groupes armés qui terrorisent les populations".

Ils demeureront dans le pays "autant que nécessaire pour cette mission", et jusqu'à la tenue d'élections, a souligné le chef de l'Etat français, alors que Paris n'évoquait jusqu'à présent qu'une intervention limitée dans le temps, autour de six mois.

Après avoir subi des mois durant les exactions des ex-rebelles Séléka, venus du nord du pays et pour la plupart musulmans, beaucoup de Centrafricains, très majoritairement chrétiens, aspirent à la vengeance. Cette colère des populations contre les Séléka s'est progressivement reportée contre les civils musulmans, avec massacres et cycle infernal des représailles.

Jeudi, des groupes armés anti-Séléka infiltrés dans Bangui avaient lancé une offensive dans plusieurs quartiers. Ces incidents avaient débuté quelques heures avant le vote d'une résolution à l'ONU donnant mandat à la force africaine et à l'armée française pour rétablir la sécurité en RCA.

_________________
"A Jésus par Marie" (devise des Enfants de Marie)
Revenir en haut Aller en bas
ysov



Masculin Messages : 14425
Inscription : 03/07/2010

MessageSujet: Re: Intervention française en Centrafrique   Dim 08 Déc 2013, 15:37

Espérance a écrit:
et "s"ils te mordent, mords les"...  Very Happy  (c'est ma région d'adoption, car je ne suis pas bretonne de naissance)
Moi j'aime surtout croquer ou mordre ceci:

Pouffer de rire 
Revenir en haut Aller en bas
Espérance
Administrateur


Féminin Messages : 16642
Inscription : 14/01/2011

MessageSujet: Re: Intervention française en Centrafrique   Mar 10 Déc 2013, 10:36

AFP
10/12/2013 à 10:10

Centrafrique: deux soldats français tués dans un accrochage à Bangui

Deux soldats français ont été tués dans la nuit de lundi à mardi à Bangui, les premiers à tomber en Centrafrique depuis le déclenchement de l'opération Sangaris jeudi, a-t-on appris auprès de l'Elysée.

Il s'agissait de militaires du 8e régiment de parachutistes d'infanterie de marine de Castres qui "ont perdu la vie pour en sauver beaucoup d'autres", a déclaré l'Elysée dans un communiqué, après avoir annoncé un peu plus tôt que le chef de l'Etat se rendrait dans la journée à Bangui depuis l'Afrique du Sud.

Quelque 1.600 soldats français sont déployés en Centrafrique pour tenter d'y rétablir l'ordre aux côtés de 2.500 soldats de la force africaine.

"Le président de la République a appris avec une profonde tristesse la mort au combat" de ces deux militaires, a poursuivi la présidence, ajoutant qu'il adressait "avec émotion ses sincères condoléances à leur famille et à leurs proches et les assure de la solidarité de la Nation dans ces douloureuses circonstances".

"Le chef de l'Etat exprime son profond respect pour le sacrifice de ces deux soldats et il renouvelle sa pleine confiance aux forces françaises engagées, aux côtés des forces africaines, pour rétablir la sécurité en République centrafricaine, protéger les populations et garantir l'accès de l'aide humanitaire", a encore écrit l'Elysée.

Les soldats français ont entamé lundi dans Bangui traumatisée par des massacres le désarmement des milices et groupes armés promis par Paris pour rétablir la sécurité en Centrafrique.

Un bref échange de tirs avait déjà éclaté en fin de matinée lundi près de l'aéroport M'Poko, selon des photographes de l'AFP.

"Ils étaient en intervention cette nuit et ils ont été accrochés pas loin de l'aéroport", a précisé le président PS de l'Assemblée, Claude Bartolone, à l'issue d'une réunion d'information à Matignon sur la Centrafrique.

Selon lui, "il y avait une patrouille cette nuit et ils ont été accrochés au cours de cette patrouille". "Ils ont été blessés, ils ont été transportés très rapidement vers l'antenne chirurgicale mais malheureusement, ils n'ont pas pu être sauvés", a expliqué M. Bartolone.

Dimanche, le ministère de la Défense avait fait état d'une "tension" palpable entre soldats français et certains groupes armés dans les rues de la capitale centrafricaine

_________________
"A Jésus par Marie" (devise des Enfants de Marie)
Revenir en haut Aller en bas
Espérance
Administrateur


Féminin Messages : 16642
Inscription : 14/01/2011

MessageSujet: Re: Intervention française en Centrafrique   Ven 13 Déc 2013, 18:52

13/12/2013 à 18:43 AFP

Centrafrique: plus de 600 morts en une semaine, Paris s'alarme


Les tueries entre chrétiens et musulmans ont fait "plus de 600 morts" en une semaine en Centrafrique selon l'ONU, la France s'alarmant de la brutale aggravation de ces violences malgré l'intervention de son armée.

"Les combats et les violences inter-religieuses de la semaine écoulée ont provoqué la mort de 450 personnes" à Bangui et fait 160 tués dans d'autres régions du pays, a indiqué vendredi un porte-parole du HCR, citant des bilans de la Croix rouge centrafricaine et du Conseil danois aux réfugiés.

L'agence onusienne a également fait état de 159.000 déplacés dans la seule capitale, répartis sur une quarantaine de sites, autour de l'aéroport, dans les églises et les mosquées.

Le 5 décembre, des milices d'auto-défense chrétiennes infiltrées dans la population avaient lancé une offensive dans Bangui sur des positions de l'ex-rébellion à dominante musulmane de la Séléka (au pouvoir) et des quartiers musulmans. Cette attaque avait entrainé les représailles sanglantes des combattants Séléka sur les populations très majoritairement chrétiennes de la capitale.

Malgré cette intervention, "la spirale de l'affrontement s'est brutalement aggravée, ajoutant à la crise sécuritaire les prémices d'une crise humanitaire", a reconnu vendredi le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, venu en visite à Bangui deux jours après le président François Hollande.

Lundi, les troupes françaises avaient entrepris un vaste désarmement, à commencer par celui des anciens rebelles, mais l'opération s'est accompagnée de représailles chrétiennes contre les communautés musulmanes.

"Cercle vicieux d'attaques"

Le bilan des violences devrait encore s'alourdir alors que de nouveaux corps sont découverts chaque jour dans les quartiers et dans la brousse, selon l'ONU.

Ainsi, 27 musulmans ont été tués jeudi par des milices chrétiennes dans un village de la région de Bouar (ouest), Bohong, selon le Haut commissariat aux droits de l'homme.

Sa porte-parole Ravina Shamdasani a aussi décrit "la poursuite d'un cercle vicieux d'attaques et de représailles" dans d'autres villes comme Bouca, Bossangoa et Bozoum.

Le Haut commissariat s'est dit "alarmé par les tensions croissantes entre communautés religieuses en Centrafrique", appelant leurs dirigeants "à contenir l'intolérance et les violences".

Le Premier ministre de transition, Nicolas Tiangaye, a lui aussi appelé à la fin des tueries "le plus rapidement possible", regrettant sur France 24 que "des communautés religieuses qui ont toujours vécu ensemble en parfaite symbiose se mettent aujourd'hui à se massacrer les unes les autres".

Sur le front humanitaire, les agences de l'ONU accusées d'inaction par des ONG ont réagi vendredi.

Le Programme alimentaire mondial a commencé sa première distribution de nourriture aux 45.000 déplacés près de l'aéroport de Bangui sous la surveillance de militaires français, a constaté l'AFP.

A Genève, l'Unicef a promis pour vendredi "la plus grande fourniture aérienne de biens humanitaires depuis la flambée de violences de la semaine dernière à Bangui" avec l'envoi de 77 tonnes pour distribution immédiate.

En ville, la vie quotidienne a commencé à reprendre avec notamment l'ouverture des banques, des coups de feu et accrochages entre hommes armés restent fréquents dans des quartiers de la capitale.

Arrivé à l'aube à Bangui, M. Le Drian a mis en garde contre des risques "d'anarchie", soulignant que la situation pouvait "déstabiliser toute la région en attirant des groupes criminels et terroristes".

Il a rappelé aux soldats français que leur mission était d'"enrayer les exactions, les dérives confessionnelles, permettre le retour des humanitaires et le déploiement des structures étatiques de base".

Vendredi, les Français continuaient à patrouiller intensivement dans la capitale pour désarmer et prévenir de nouveaux affrontements.

Au moins un accrochage impliquant des soldats de l'opération Sangaris a eu lieu vendredi matin sur la route de l'aéroport, selon des témoins.

S'exprimant devant les soldats trois jours après la mort de deux des leurs, M. Le Drian a indiqué qu'il était venu "pour (leur) apporter tout le soutien de la nation".

Montée du sentiment anti-français

Le ministre s'est ensuite rendu en hélicoptère à Bossangoa, à 300 km au nord de Bangui, autre point chaud où sont déployés plusieurs centaines de soldats français et où se trouvent des dizaines de milliers de réfugiés.

A son retour à Bangui, il devait s'entretenir avec le président centrafricain de transition, Michel Djotodia, ex-chef de la Séléka.

Un des sujets abordés pourrait être la mission confiée aux soldats confrontés à la montée d'un sentiment anti-français dans les communautés musulmanes. Certains y accusent la France de faire le jeu des chrétiens en désarmant les ex rebelles et les livrant aux représailles.

Dans la soirée, le ministre se rendra au Tchad rencontrer le président Idriss Deby. Puissance régionale, allié incontourable de la France sur le continent, le Tchad est très influent en Centrafrique et a été accusé d'avoir soutenu la Séléka lors du renversement du président François Bozizé en mars 2013. La force africaine en Centrafrique (Misca) compte un important contingent tchadien, accusé par de nombreux Banguissois d'être complice des ex-rebelles.

Au centre-ville les banques ont rouvert et les stations d'essence ont servi du carburant pour la deuxième journée consécutive.

"C'est ma première journée depuis le 5 décembre", affirme Théodore Jusalin, qui a fait deux heures et demi de queue pour le plein de son taxi. "Il y a des courses à faire. Les gens commencent à sortir, ils partent au travail".

Mais la situation reste extrêmement tendue par endroits. Dans la matinée, des échanges de coups de feu ont retenti au quartier Miskine (ouest), selon une habitante. "C'était horrible. Ca tirait de partout. Ca a duré longtemps", a-t-elle déclaré, ignorant l'identité des groupes impliqués.

_________________
"A Jésus par Marie" (devise des Enfants de Marie)
Revenir en haut Aller en bas
Espérance
Administrateur


Féminin Messages : 16642
Inscription : 14/01/2011

MessageSujet: Re: Intervention française en Centrafrique   Mar 17 Déc 2013, 20:58

17/12/2013 à 20:09 AFP
Centrafrique: opération française visant les milices chrétiennes

Après les ex-rebelles Séléka, l'armée française a mené mardi une nouvelle opération de désarmement à Bangui, visant cette fois les milices chrétiennes "anti-balaka", au moment où le Premier ministre Nicolas Tiangaye lançait un vibrant appel aux Centrafricains pour le retour "à la paix et à l'unité".

Les soldats français de l'opération Sangaris ont lancé à l'aube une opération de "sécurisation" à Boy-Rabe, quartier nord de la capitale et bastion des milices chrétiennes "anti-balaka" (anti-machettes, en langue sango). Elle impliquait des véhicules blindés, un hélicoptère, et s'est terminée à la mi-journée.

Proche de l'aéroport, le quartier de Boy-Rabe est un fief de l'ancien président François Bozizé, renversé en mars 2013 par l'ex-rébellion de la Séléka. Situé en limite de la brousse, Boy-Rabe sert de refuge à de nombreux miliciens "anti-balaka", en lutte contre l'ex-Séléka.

A la faveur d'une vaste offensive coordonnée le 5 décembre dans plusieurs quartiers périphériques de Bangui, ces miliciens ont pris part à de nombreuses attaques contre des civils musulmans qu'ils assimilent aux combattants de l'ex-rébellion Séléka, coalition à dominante musulmane au pouvoir depuis mars.

Bangui Boy-Rabe a été pillé à plusieurs reprises ces derniers mois par des hommes de la Séléka, qui y ont commis d'innombrables exactions. La population, chrétienne, et excédée par ces violences, y est largement acquise aux "anti-balaka", dont l'armement est généralement très sommaire.

"Nous avons des indices de possible présence d'anti-balaka" dans Boy-Rabe, a expliqué le général Francisco Soriano, qui commande le dispositif français en RCA, assurant que l'opération "s'est bien déroulée".

Les soldats français "bien accueillis"

L'armée française entame là, selon le général Soriano, une nouvelle étape de son désarmement des milices et groupes armés, débutée le 9 décembre à Bangui.

Neutralisés et consignés dans leurs casernes, de nombreux combattants de l'ex-Séléka étaient furieux de ce désarmement à sens unique selon eux, qui réduisait leur pouvoir et les laissait incapables de défendre la communauté musulmane face à la soif de vengeance des habitants --très majoritairement chrétiens-- de Bangui.

De nombreux Banguissois reprochaient également aux Français de rester sur les grands axes et de ne pas pénétrer en profondeur dans les quartiers, dédales de ruelles en terre aux innombrables maisonnettes, où se poursuivent toujours des violences --pillages et lynchages-- entre chrétiens et musulmans.

"Il n'y a pas eu de coups de feu. Ils ont regardé. Il y avait beaucoup de soldats" (français), a affirmé à l'AFP Augustin Ngoua Kouzou, un maçon venu travailler dans Boy-Rabe.

"Les soldats ont été bien accueillis par la population. C'est une bonne chose qu'ils viennent ici", a relaté un autre témoin. Un habitant a estimé: "c'est bien de désarmer aussi les anti-balaka (...). Il faut que tout le monde se calme".

De façon plus générale, le général Soriano a rappelé que l'armée française n'avait pas connu d'accrochage depuis vendredi dernier, après la mort de deux soldats tués par des assaillants non-identifiés.

L'officier supérieur s'est montré optimiste, soulignant que la circulation automobile a repris et que plus personne ne circule ostensiblement avec des armes dans la ville. "La situation reste fragile avec des attitudes et des propos pouvant être violents", a néanmoins reconnu le chef de Sangaris, qui a rappelé une nouvelle fois "l'impartialité" des forces françaises.

A Paris, un responsable français a reconnu que les services de renseignement français n'ont pas été en mesure de prévenir l'offensive des anti-balaka sur Bangui le 5 décembre, qui a déclenché la dernière vague de violences interreligieuses et précipité l'intervention militaire française.

"On avait des indices que quelque chose se préparait, mais on ne savait pas quoi, ni quand", a révélé ce proche du dossier, sous couvert de l'anonymat, admettant les "difficultés rencontrées" par les renseignements français pour identifier et suivre les activités la multitude de groupes opérant aujourd'hui en RCA.

Le chef de la diplomatie française Laurent Fabius a annoncé que des pays européens déploieront bientôt des troupes au sol en Centrafrique, au côté des soldats français. Il n'a pas cité les pays en question, mais la Belgique a indiqué peu après envisager d'envoyer 150 soldats en RCA pour une "mission de protection" des aéroports.

"Préserver la concorde"

Sur le plan politique, le Premier ministre Nicolas Tiangaye a lancé un nouvel "appel au calme pour que la paix revienne".

"Il faut préserver l'unité nationale et la concorde. C'est le socle du pays. Un seul pays, un seul peuple", a déclaré à l'AFP M. Tiangaye, réfugié à l'aéroport depuis que sa maison a été pillée au cours des derniers événements.

"L'unité est notre seule richesse. Les conflits intercommunautaires ou interreligieux remettent en cause cette unité. J'en appelle au patriotisme pour qu'on fasse preuve de pardon et de tolérance", a-t-il lancé.

La discorde a éclaté au grand jour dimanche au sein du gouvernement, dominé par les pro-Séléka, avec le limogeage de trois ministres et du directeur du Trésor, décidé unilatéralement par le président (et ex-chef rebelle) Michel Djotodia.

Ce limogeage a été contesté par une partie du gouvernement, qui compte dans ses rangs d'anciens partisans de l'opposition démocratique (comme M. Tiangaye) et des partisans du président déchu Bozizé.

La France a pris le parti du Premier ministree, estimant que les limogeages étaient "de nature à aggraver encore l'instabilité".

Sur le plan humanitaire, la Centrafrique compte à ce jour près de 710.000 déplacés, dont 210.000 déplacés pour la seule ville de Bangui, selon une dernière évaluation du HCR.

_________________
"A Jésus par Marie" (devise des Enfants de Marie)
Revenir en haut Aller en bas
humanlife



Masculin Messages : 2285
Inscription : 07/11/2013

MessageSujet: Re: Intervention française en Centrafrique   Mar 17 Déc 2013, 21:15

Ces sujets sont bien délicats on n'a pas les véritables informations sur ce qui ce se passe et surtout sur ce qui s'est passé réellement
d'ailleurs il n'y a plus de débat sur ces sujets
c'est un état un peu particulier des émotions dans le monde que l'on vit aujourd'hui
soi-disant on ne peut pas dire la vérité pour acheter la paix sociale
mais dans un reportage sur la 2nde guerre mondiale j'ai vu péatin c'est exactement ce qu'il disait pour justifier la soumission de la France aux nazis
alors on est en droit de se poser des questions il me semble..
Revenir en haut Aller en bas
Espérance
Administrateur


Féminin Messages : 16642
Inscription : 14/01/2011

MessageSujet: Re: Intervention française en Centrafrique   Lun 23 Déc 2013, 14:01

23/12/2013 à 13:24 AFP

Centrafrique: des soldats tchadiens tirent sur des manifestants, un mort

Des soldats tchadiens de la force africaine en Centrafrique (Misca) ont tiré lundi sur des manifestants à Bangui, faisant au moins un mort et une quarantaine de blessés, alimentant encore un peu plus la défiance de la population qui les accusent de complicité avec les ex-rebelles Séléka.

Plusieurs milliers de manifestants majoritairement chrétiens étaient regroupés près de l'entrée de l'aéroport pour demander "le départ" du président Michel Djotodia, musulman. Les manifestants exigeaient également le départ du pays des soldats tchadiens de la Misca, aux cris de "Pas de Tchadiens à Bangui".

Certains d'entre eux portaient des pancartes sur lesquelles étaient inscrits les slogans: "Oui à l'opération Sangaris (de l'armée française), non à l'armée tchadienne", ou encore "Oui à la France, non à la Séléka", l'ex-rébellion musulmane qui a pris le pouvoir en mars 2013.

Centrafrique: les Tchadiens fuient le pays

Vers 7H40 locales (6H40 GMT), deux 4X4 de soldats tchadiens ont alors fait irruption et se sont approchés du rassemblement. Des manifestants ont commencé à jeter des pierres dans leur direction. Les militaires tchadiens ont réagi en tirant en l'air et dans la foule. Des soldats français sont intervenus assez rapidement, et ont tiré en l'air pour disperser les derniers manifestants, mettant fin à l'incident. Ils ont également évacué les victimes.

Une personne a été tuée par balle, a constaté un journaliste de l'AFP.

Une quarantaine de blessés ont été déplacés vers un hôpital d'urgence installé par Médecins sans frontières (MSF) sur l'aéroport, selon Lindis Hurum, coordinatrice sur place de cette ONG. "Trois d'entre eux sont dans un état grave, dont l'un a été touché par balle", a-t-elle précisé.

"J'étais venu pour voir la manifestation, je me suis fait tirer dessus dans la jambe", a raconté Ludovic, l'un de ces blessés.

"Ils nous tuent comme des animaux!"

"On réclame nos droits, et on nous donne la mort. Il y a plein d'exactions, on n'en peut plus. Les Tchadiens sont des terroristes", accusait un manifestant. "Ca fait des mois qu'on vit ça ici. Ils nous tuent comme des animaux. On ne veut pas des Misca Tchadiens", renchérissait une jeune femme.

Les habitants de Bangui, ville très majoritairement chrétienne, accusent les Tchadiens de la Misca de complicité avec l'ex-Séléka. Incontournable allié de la France en Afrique centrale et au Sahel, puissance régionale, le Tchad du président Idriss Déby Itno est omniprésent en RCA. Beaucoup voient la main de N'Djamena derrière la prise du pouvoir par les armes de la rébellion Séléka en mars 2013.

Officiellement dissoute, la Séléka, qui a fait régner la terreur pendant des mois dans Bangui, compte par ailleurs dans ses rangs des mercenaires tchadiens et soudanais, bien souvent les pires des soudards et les premiers responsables des exactions contre les populations.

Contrecoup de cette influence tchadienne, des ressortissants tchadiens sont la cible des attaques des milices d'autodéfense chrétiennes "anti-balaka" et de la population. Dans un amalgame infernal, Tchadiens, Centrafricains originaires du nord du pays, et civils musulmans sont désormais rejetés en bloc par les populations chrétiennes de Bangui, car assimilés à l'ex-Séléka honnie.

La plupart des ex-séléka désarmés

Près d'un millier de personnes ont été tuées depuis le 5 décembre dans la capitale et en province dans les violences confessionnelles, selon Amnesty International. La plupart des victimes ont été tuées dans des représailles de la Séléka, mais également dans les attaques et atrocités des milices anti-balaka.

Ces violences ont précipité l'intervention militaire de la France, qui tente depuis lors de désarmer les belligérants et opère en appui à la Misca, forte de 3.700 militaires.

Après un répit de quelques jours, les incidents ont repris depuis jeudi soir, éclatant de façon intermittente dans plusieurs quartiers où les tensions intercommunautaires restent vives et la situation extrêmement instable.

Dimanche, c'était au tour des musulmans et partisans de l'ex-Séléka de manifester, pour dénoncer cette fois la "partialité" supposée des 1.600 soldats français de l'opération Sangaris. Le matin même, trois combattants de l'ex-rébellion avaient été tués par les militaires français dans un accrochage avec un groupe d'hommes "s?apprêtant à faire usage de leurs armes", selon l'état-major français.

Depuis le début de ses opérations de désarmement des milices et groupes armés, l'armée française a neutralisé en priorité les combattants de l'ex-Séléka, aujourd'hui pour la plupart désarmés et cantonnés.

Pour nombre de musulmans, ce désarmement les prive de la protection des ex-Séléka et les laisse à la merci de la vindicte populaire et des milices "anti-balaka". Ils en rendent responsable l'armée française, qui de son côté n'a de cesse de réaffirmer son "impartialité" et a conduit la semaine dernière plusieurs opérations de désarmement dans des fiefs "anti-balaka" de Bangui.

Dans le reste de la capitale, la situation était calme lundi matin, après une nuit sans incident majeur. L'activité reprenait normalement dans le centre-ville.

_________________
"A Jésus par Marie" (devise des Enfants de Marie)
Revenir en haut Aller en bas
Espérance
Administrateur


Féminin Messages : 16642
Inscription : 14/01/2011

MessageSujet: Re: Intervention française en Centrafrique   Lun 06 Jan 2014, 20:59

Bangui. « Tout le monde est tétanisé par la peur »
6 janvier 2014 - Le Télégramme de Brest

Infirmière au sein de Médecins sans frontières (MSF), Jacqueline Bescond est actuellement à Bangui, la capitale centrafricaine où la France a lancé l'opération « Sangaris ». « Ici, tout le monde est tétanisé par la peur », confie-t-elle.

Après des missions humanitaires dans divers pays (Haïti, Congo, Sri Lanka...), la Plougonvenoise Jacqueline Bescond est actuellement à Bangui, d'où elle nous adresse ce courrier.« 31 décembre, écrit-elle, voilà plus d'une semaine que je suis à Bangui. J'ai l'impression de vivre hors du temps, sur une autre planète. MSF s'est installé dans l'hôpital communautaire pour y assurer tout ce qui est chirurgie d'urgence. Je pourrais même dire chirurgie de guerre. Les patients que nous recevons, ici, ont été attaqués à l'arme blanche ou blessés par des éclats de grenades ».

« Balles perdues »

« Les balles perdues peuvent aussi être dangereuses, même à distance. Dans la maison où nous habitons, l'une d'elles est venue se ficher dans la porte d'une chambre ! Les blessures engendrées par toute cette violence sont extrêmement graves et peuvent atteindre toutes les parties du corps, entraînant des dégâts terribles et bien souvent des incapacités à vie. Et je ne parle pas de toutes ces personnes qui n'arrivent jamais ici ou sont mortes sur place ».

« Nous sommes surchargés de travail »

« Nous sommes à deux équipes chirurgicales et sommes surchargés de travail de 7 h à 18 h. À cette heure-là, il nous faut impérativement quitter l'hôpital car y rester devient trop dangereux. La nuit, des rebelles de la Séléka (*) et des hommes armés pénètrent en effet dans l'hôpital. Incroyablement, il n'y a pas encore eu de blessés enlevés. Et pourtant, ici, nous accueillons tout le monde : chrétiens et musulmans ».« Nous travaillons avec du personnel local qui subit aussi les violences et les pillages dans leurs quartiers. Jeudi, un infirmier est arrivé en nous disant que son quartier avait été investi par les rebelles de la Séléka et qu'ils avaient dû fuir à l'aéroport où sont stationnées les forces militaires françaises ».

« Réveillonné avec des nouilles »

« Le soir du Nouvel An, notre menu de réveillon était constitué de nouilles, de gâteaux et, évidemment, de bière. Très succinct !Les infirmiers centrafricains travaillent beaucoup et arrivent à garder le sourire malgré toute l'inquiétude et les soucis qu'ils portent tous les jours. La paix est espérée par tous. Beaucoup dorment à l'hôpital sans pouvoir rentrer chez eux, comme c'est le cas depuis le 5 décembre ».

« La peur règne partout »

« La peur règne partout. Les quartiers se vident de plus en plus, au profit du site de l'aéroport. Une hygiéniste me disait que sa maison avait été pillée. Tout le monde est tétanisé par la peur.Les Tchadiens essaient de fuir. Tout ce qui est musulman est haï. Incroyable, dans ce pays où les religions paraissaient se côtoyer sans problème ».

* Les milices de la Séléka, qui ont renversé le président Bozizé, sont composées d'hommes armés centrafricains, mais aussi, et surtout, tchadiens et soudanais.

_________________
"A Jésus par Marie" (devise des Enfants de Marie)
Revenir en haut Aller en bas
 
Intervention française en Centrafrique
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Intervention française en Centrafrique
» Initiation à la vie politique Française Option B
» [Autorité héraldique] [BELGIQUE] Communauté française de Belgique : du nouveau !
» Cabale Française ?
» Petit débat sur la nécessité d'inscrire la gastronomie française au patrimonie mondial de l'UNESCO

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
DOCTEUR ANGÉLIQUE FORUM CATHOLIQUE :: Philosophie réaliste, Discussions diverses-
Sauter vers: