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 Avorter n'est pas un acte banal

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Espérance
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Féminin Messages : 16713
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MessageSujet: Avorter n'est pas un acte banal   Jeu 14 Nov 2013, 10:43

Non, avorter n’est pas un acte banal  (Koztoujours)


Il aura fallu ceci pour apprendre l'existence d'un nouveau comité fantoche. D'un Haut comité fantoche. Qui connaissait jusqu'ici le HCEfh ? HCEfh, pour Haut Conseil à l'Egalité entre les femmes et les hommes. Installé en janvier dernier, par Jean-Marc Ayrault et surtout Najat Vallaud-Belkacem, le HCEfh a pour mission officielle d'organiser le débat avec la société civile, dans une instance regroupant des personnes "de tous horizons". Ainsi, parmi ses membres, Roselyne Bachelot est-elle certainement "de tous horizons".

Il serait évidemment mal intentionné de ma part de tirer quelqu'enseignement que ce soit des maigres travaux qu'il a pu réaliser depuis son installation. Pourtant, pour une coïncidence, c'est une fichue coïncidence ou une chance providentielle : ce Haut Conseil aux horizons si multiples pense exactement tout pareil que le ministre qui l'a installé. Ainsi rend-il à point nommé un avis favorable à ses positions sur la prostitution. Ainsi "salue-t-il prestement l'initiative du ministre de lancer un site gouvernemental de promotion de l'avortement.

Cet organe de débat avec la société civile ne débat pas de la politique du ministre. Il ne débat pas non plus avec l'opinion contraire. La saisine du ministre est d'ailleurs des plus claires : le gouvernement a fait de "la garantie d'accès à l'IVG une de ses priorités" et le rapport du HCEfh devait viser à traduire "l'engagement du Gouvernement pour assurer aux femmes le plein exercice de leurs (sic) droits à disposer de leur corps" - selon la novlangue qui veut occulter le fait que les femmes ne disposent pas de leur corps, mais de la vie naissante qu'elles ont le privilège d'y abriter.

Au bout du compte, ce HCEfh est une duperie destinée à couvrir les décisions politiques du ministre de la trompeuse onction du débat public.

Et une duperie militante.
Il n'y a qu'à parcourir des yeux le site de ce Haut comité Théodule, ou son rapport, pour s'en rendre compte : le HCEfh est de ces précieuses ridicules qui pourchassent la domination masculine jusque dans la grammaire française. Le rapport est ainsi truffé de ces tirets qui en rendent la lecture tour à tour pénible ou burlesque.



En tout état de cause, confier un rapport sur l'IVG à un organisme consacré à l'égalité hommes-femmes est en soi un choix idéologique, qui range sans surprise le HCEfh comme Najat Vallaud-Belkacem parmi ceux qui confondent différence et inégalité, égalité et identité. L'enjeu de l'avortement serait donc le rétablissement de l'égalité avec les hommes. Au lieu de tirer tout le parti de la différence entre l'homme et la femme, qui confie à la femme le privilège d'abriter la vie en son sein et gardera toujours l'homme à une distance plus grande de l'enfant, leur vain combat serait de s'abstraire de cette différence féconde.

À plusieurs reprises, dans son rapport, le HCEfh fait référence à la "génération militante", qui disparaît. On en trouve certainement de dignes représentants parmi les rédacteurs de ces lignes :

"La contraception et l’avortement libèrent les femmes de l’arbitraire des “lois de la nature” et de la reproduction. La contraception et l’avortement les libèrent en partie de la domination masculine et de l'injustice qui voudraient que leur corps ne leur appartienne pas."
À l'époque de la contraception généralisée, cette conception égalitariste de l'IVG est une survivance poussiéreuse d'une époque révolue où les grossesses étaient difficilement régulées. Elle sonne aujourd'hui comme un marqueur vieillot, agité par la force de l'habitude et pour se tenir chaud à gauche faute de mieux, le cri de ralliement d'anciennes combattantes pour lesquelles avorter serait l'acmé de la féminité.

De ces prémisses, que pouvait-il sortir de juste ?

Dès les premières pages, comme le souligne Dominique Quinio, est posée l'idée que l'avortement est un "acte courant" et n'est pas un "problème" mais une "solution". Le HCEfh qui souligne justement que l'IVG n'est pas un droit mais "une dérogation au respect dû à la vie fondée sur la détresse de la femme" s'empresse pourtant de faire référence à un "droit à l'IVG".

Il faudrait aussi relever et discuter cette suggestion faite aux établissements scolaires - sur le ton de l'évidence - de "rappeler aux élèves de les tenir informés lorsqu'elles s'absentent pour une IVG, afin de leur garantir la confidentialité" (notez le "lorsqu'elles s'absentent" et non "si elles s'absentent", p. 74), ou celle de permettre à de simples "Centres de planification ou d'éducation familiale" (CPFE) de pratiquer des IVG par aspiration (p. 71).

Le Haut comité Théodule formule surtout au premier chef deux propositions dont la mise en place est probable, puisqu'elle ne dépend que d'une loi. Elles ont un point commun : avoir pour objectif de banaliser l'avortement, en contradiction frontale avec les objectifs affichées de réduction du nombre d'IVG. L'idée est en effet de nier la singularité de cet acte, abolir ce qui dans la loi manifeste encore une simple réalité : non, l'avortement n'est pas un acte anodin, il n'est pas un "acte médical comme un autre" comme le soutient le HCEfh. Il suffit bien souvent de discuter avec des femmes en dehors du milieu consensuel qui leur impose de le vivre bien au nom de la libération de la femme pour percevoir les souffrances. Au-delà, même, la nature de l'acte est explicite : on se fait opérer d'une appendicite, d'un ulcère ou d'un ongle incarné, on fait traiter un cancer, mais on ne se fait pas opérer d'une grossesse. L'avortement a beau être remboursé par la Sécurité Sociale, la grossesse n'est ni une pathologie ni une affection, l'avortement reste une demande sociale.

Ces propositions sont elles-mêmes présentées comme symboliques et le fait est qu'elles sont révélatrices. Il s'agit :

de supprimer le délai de réflexion de huit jours;
de supprimer l'objection de conscience des médecins spécialement affirmée en matière d'avortement.
Faut-il être surpris qu'au premier rang de ce rapport ce soit la réflexion et la conscience qui soient visées ?!


*
Madame Najat Vallaud-Belkacem, derrière ses sourires appuyés, est porteuse d'une idéologie très affirmée. Après s'être prononcée en faveur de l'insertion de notices d'information sur l'avortement dans les tests de grossesse, elle suscite un rapport dont l'objet manifeste est de banaliser l'avortement, de nier ou relativiser les souffrances psychologiques qu'il suscite BEI souvent.

Cette position est incohérente avec sa prétention de diminuer le nombre d'avortements dès lors que l'IVG, déjà célébrée comme l'ultime affirmation de la femme, sera considérée comme un droit.

Cette position est jusqu'au-boutiste, puisque l'on peut être favorable à l'avortement et opposé à sa banalisation, et puisqu'il est fondamentalement faux de penser que cet acte serait anodin, banal, commun. Sauf à rejoindre ceux qui pensent que l'on y recourt par facilité.

Sa démarche est unilatérale et fallacieuse tant le débat est occulté. Les partisans de l'avortement se font des frayeurs opportunistes sur une prétendue remise en question de l'avortement, alors que la seule remise en cause potentielle est le désintérêt des professionnels de santé et alors que l'on peut aujourd'hui rencontrer des femmes qui ont avorté sans avoir jamais rencontré qui que ce soit ne tenant pas un discours favorables à l'avortement1.

Avec cette parodie de consultation, Najat Vallaud-Belkacem confisque le débat alors même que la moindre opposition à l'avortement - ou même réticence - est simplement ostracisée, les gens de bien de tous bords se pressant autour de ce totem de la gauche, tabou de la société.

Plus encore, cette petite manœuvre ne s'inscrit que dans le dernier débat résiduel.

Il ne se tient pas entre partisans et adversaires mais entre partisans et jusqu'au-boutistes de l'avortement.

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L'assoiffé
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MessageSujet: Re: Avorter n'est pas un acte banal   Jeu 14 Nov 2013, 19:02

Un fruit de l'humanisme sans Dieu...  

Le spectre entier de la vie humaine ne compte pas.  

Ceux qui ont tout les droit ce sont les gens en mesure de se défendre.  Les autres, on les marginalise, on les tasse, on les oublie, on leur suggère de mettre fin à leur jour, subtilement habituellement.

La pression sociale sur la femme pour avorter lorsque l'enfant n'est pas planifié, voulu, orchestré, organisé, contrôlé, on en parle nulle part?

Il sont où les humanistes pour les défendre, ces femmes-là?

siffler
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Chrysostome



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MessageSujet: Re: Avorter n'est pas un acte banal   Jeu 14 Nov 2013, 19:42

C'est comme la pression sur les vieux pour qu'ils "débarrassent". C'est ce qui va arriver avec la loi sur l'euthanasie que notre bon gouvernement peuqissssss veut faire passer. Mad 

Triste société... Sad
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Espérance
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MessageSujet: Re: Avorter n'est pas un acte banal   Jeu 14 Nov 2013, 20:42

Simon1976 a écrit:
C'est comme la pression sur les vieux pour qu'ils "débarrassent". C'est ce qui va arriver avec la loi sur l'euthanasie que notre bon gouvernement peuqissssss veut faire passer. Mad 

Triste société... Sad
certainement Crying or Very sad 

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boulo
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MessageSujet: Re: Avorter n'est pas un acte banal   Ven 15 Nov 2013, 07:33

C'est déjà époustouflant qu'il faille réaffirmer l'évidence du titre , je pense .

Sans pessimisme ou nostalgie , je me demande quand même : " Où allons-nous ? " .

_________________
" Faux départ . Enquête sur les EMI/NDE " , par Sonia Barkallah , se trouve dans " Témoignages ... " . Dernière réponse le 31/12/2015 1h33 .
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Chrysostome



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MessageSujet: Re: Avorter n'est pas un acte banal   Ven 15 Nov 2013, 13:00

Pas dans la bonne direction, en tout cas. No 
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L'assoiffé
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MessageSujet: Re: Avorter n'est pas un acte banal   Ven 15 Nov 2013, 19:09

Il me semble que la prémisse de base des défenseurs de ces idéologies soit la liberation de la femme.

Pour que la femme soit libre, il faut donc la séparer (comme individu) du don qu'elle a reçu naturellement de donner la vie.

Pour être libre, on suggère à la femme de supprimer la vie non-désirée en elle si le cas se présente.

Pour ce faire, il faut nommer la vie à l'intérieur d'elle d'un autre nom qu'un nom de vie.

L'homme semble libre de toute responsabilité dans cette équation...

L'homme irresponsable et la femme libérée du don qu'elle a reçu de donner la vie s'en sorte de façon briallante dans cet humanisme athée, au détriment de l'être en devenir.

L'humanisme athée a donc comme objectif de liberer l'homme et la femme bien portants de toute entrave à leur bien-être matériel immédiat.

Pour y arriver, il faut mépriser les faibles, ceux qui n'ont pas de parole.  OUT les foetus gènants, OUT les vieux et les malades, OUT les marginaux.

C'est un peu simpliste, mais est-ce que je comprends bien ou il me manque des éléments?????

Ici, on a la charte des droits et libertés.  On a oublier de créer la charte des devoirs et responsabilités qui va avec...
C'est très dommageable.

Mais c'est très humaniste...(sans Dieu, évidement)
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Chrysostome



Masculin Messages : 28517
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MessageSujet: Re: Avorter n'est pas un acte banal   Sam 16 Nov 2013, 12:59

Hier, la Chine annonce l'assouplissement de la politique de l'enfant unique.

On parle de 280 millions d'avortements depuis qu'elle est en vigueur ! Shocked
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MessageSujet: Re: Avorter n'est pas un acte banal   Sam 16 Nov 2013, 14:45

l'idéologie de la libération de la femme vient aussi de ce que la femme a longtemps été murée dans le silence, sous la domination totale de son mari.
quand j'entends qu'encore aujourd'hui des ouvriers refusent le paiement de leur paie sur compte bancaire car ils veulent l'argent en main pour aller au café, qu'ils préfèrent aller boire entre potes plutôt que de faire face aux besoins de leur famille, çà laisse tout de même songeur. je conçois que ce n'est plus une majorité d'hommes qui pensent comme çà, mais par le passé, c'était monnaie courante. il est un peu normal que cette attitude dénuée d'amour de l'homme ait provoqué ce mouvement de libération de la femme.
on tourne en rond comme toujours.... la vraie cause, c'est encore et toujours tout simplement "LE MANQUE D'AMOUR"
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L'assoiffé
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Masculin Messages : 2637
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MessageSujet: Re: Avorter n'est pas un acte banal   Sam 16 Nov 2013, 15:39

rebelle a écrit:
l'idéologie de la libération de la femme vient aussi de ce que la femme a longtemps été murée dans le silence, sous la domination totale de son mari.
quand j'entends qu'encore aujourd'hui des ouvriers refusent le paiement de leur paie sur compte bancaire car ils veulent l'argent en main pour aller au café, qu'ils préfèrent aller boire entre potes plutôt que de faire face aux besoins de leur famille, çà laisse tout de même songeur. je conçois que ce n'est plus une majorité d'hommes qui pensent comme çà, mais par le passé, c'était monnaie courante. il est un peu normal que cette attitude dénuée d'amour de l'homme ait provoqué ce mouvement de libération de la femme.
on tourne en rond comme toujours.... la vraie cause, c'est encore et toujours tout simplement "LE MANQUE D'AMOUR"
salut 

Ces comportement sont irresponsables et il faut les dénoncer. Ça viens à la prise à la légère de ce qu'est une famille et ses obligations. C'est très à la mode depuis le début des années 70, et très intégrer dans la mantalité depuis le début des années 80.

Le problème, c'est que l'avortement concerne 2 personnes. On en occulte une des deux bien souvent. Le bonhomme s'en tire facilement dans tout celà. C'est ici qu'il faut frapper pour aider ces femmes.

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MessageSujet: Re: Avorter n'est pas un acte banal   Sam 16 Nov 2013, 16:47

pour sûr, mais l'autre jour j'ai lu un article écrit par UNE avocate qui, revendiquant le droit à l'égalité, trouverait normal que l'homme puisse aussi contraindre une femme à avorter, dans la mesure où lorsqu'il a une relation il n'envisageait qu'un plan b....a....i...s....E. comme la femme peut avorter, l'homme devrait pouvoir obliger la femme à avorter. Fabuleux non???? façon de parler évidemment
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Avorter n'est pas un acte banal
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