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 "L'amour en Dieu et la haine en Dieu"

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Dies Natalis Solis Inv.



Féminin Messages : 1426
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MessageSujet: "L'amour en Dieu et la haine en Dieu"   Lun 15 Juil 2013, 08:19

http://www.notredamedekabylie.net/Dialogueislamochr%C3%A9tien/DuvocabulairedelIslam/tabid/97/articleType/ArticleView/articleId/422/Amour-de-Dieu-et-du-prochain-dans-le-christianisme-et-lislam-Par-Dominique-et-MarieTherese-URVOY.aspx

Citation :
Amour du prochain pour les chrétiens



Indiqué comme un commandement "semblable" à celui de l'amour de Dieu (Matthieu 22, 37). Le prochain inclut les ennemis et les persécuteurs (Matthieu 5, 43-44; Luc 6,27-36, Epître aux Romains 12, 20). L'amour du prochain est une bienveillance personnelle, procédant de la grâce de Dieu, et visant l'autre pour lui-même. Il est lié à la théologie trinitaire où l'Esprit est l'Amour divin comme personne.



Amour du prochain pour les musulmans



Le Coran demande aux croyants "l'affection à l'égard des proches" (Sourate 42 "La consultation", verset 23), mais "l'inimitié et la haine" envers les incroyants (Sourate 60 "L'éprouvée", verset 4). Ce qu'il résume en disant que "ceux qui sont avec lui [le prophète] sont durs aux mécréants, miséricordieux entre eux" (Sourate 48 "La conquête", verset 29). Formule qui devient, chez un des plus anciens traditionnistes : "Le plus solide des liens de l'islam c'est l'amour (hubb) en Dieu et la haine en Dieu" [ Cité dans H. Laoust, La profession de foi d'Ibn Batta, Damas, 1958, p. 36 ar./61 trad.] Le commentaire classique de Tabarî oppose une première partie de la vie du prophète où il était envoyé seulement pour exposer la révélation à une seconde partie, ouverte par la "descente" de l'ordre de mener le jihâd contre les infidèles, et d'«être rude envers eux jusqu'à ce qu'ils se fassent musulmans» [Tabarî, Jâmi' a/-bayân fi' tafsîr a/Qur'ân, éd. Dâr al-jîl, Beyrouth, s.d.,

vol. 4, partie 5, p. 112 (À propos de Cor. 4, 80).].



_________________________

http://www.postedeveille.ca/2013/07/la-haine-de-lislam-pour-les-non-musulmans-.html#more

12/07/2013
La haine de l'islam pour les non musulmans (David Bukay)

Une analyse des sources de l'infidélophobie.

Tawid
__________________

L'idée que « le choc des civilisations » entre l'Occident et le monde islamique est un choc de valeurs entre un monde post-chrétien, laïc et tolérant, et une minorité (importante quand même) de musulmans fondamentalistes, littéralistes, qui pervertissent le sens de leurs traditions religieuses, est diffusée par de nombreux médias occidentaux, et relève de l'évidence pour la sensibilité de gauche et multiculturaliste.

Le verset coranique « Il n'y a pas de contrainte en religion » (1) est fréquemment invoqué pour prouver que l'Islam n'est pas la religion intolérante et avide de domination qui transparait du discours de clercs islamistes comme Youssef Qaradawi et des actes de terroristes comme Oussama Bin Laden. On admet généralement que « l'Islam, c'est la paix » (2) comme l'avait dit l'ancien président George W Bush peu de temps après l'attentat du 11 septembre.

Mais qu'en est-il si Bush, comme la majorité de l'opinion, méconnaissait la réalité du noyau doctrinal de l'Islam ? Les croyances islamistes sont-elles réellement les positions d'une minorité perverse ou le reflet le plus exact de la nature intime du système religieux musulman ? L'Occident pourra-t-il jamais obtenir un modus vivendi avec un Islam qui par nature considèrerait la civilisation occidentale comme celle d'un « Autre » impur, devant au mieux s'inscrire dans l'orbite de l'Islam et au pire être asservie ou détruite ?

Un examen approfondi du noyau doctrinal de l'Islam s'impose à ceux qui s'étaient délectés de la panacée du multiculturalisme. Ils doivent approcher le système de croyances musulman de l'intérieur, en commençant par l'un de ses principes les plus fondamentaux, la doctrine al-Wala wal-Bara (l'amour et la haine au nom de Dieu).

Amour et haine au nom d'Allah

Dans son introduction de 2005 au principe al-Wala wal-Bara explicité par Mohamed Qahtani, le cheikh Abdar Razaq Afifi, président-adjoint du Département de la Guidance et membre du Conseil des grands oulémas d'Arabie Saoudite écrit :

Le sujet en question et de la plus grande importance et d'un intérêt extrême. Premièrement il se rapporte à l'un des principaux fondements de l'Islam et il repose sur deux conditions clés d'une véritable foi : al-Wala est une manifestation d'amour sincère pour Allah son Prophète et les Croyants ; al-Bara est une expression d'animosité et de haine envers le mensonge et ses adeptes. Ces deux aspects sont le cœur d'une foi véritable. En second ce principe est apparu à un moment véritablement crucial, où les musulmans n'étaient pas conscients de ces deux qualités qui permettent de distinguer les croyants des incroyants ; leur foi était devenue si faible qu'ils avaient pris les Infidèles pour amis et qu'ils réservaient leur animosité aux croyants.(3)

Le traducteur en anglais de Qahtani ajoute l'idée suivante :

Il est impossible de fournir une traduction littérale en anglais de al-Wala wal-Bara, mais ces termes de la langue arabe prescrivent, d'un côté de se rapprocher de ce qui plait à Allah et à son messager, et de l'autre, de mettre à distance ce qui déplaît à Allah et à son messager. (4)

Al-Wala wal-Bara implique donc une loyauté totale envers l'Islam et un reniement total de tout ce qui lui est étranger. C'est l'un des principaux piliers de l'Islam, de la plus grande importance, venant en second, juste après tawhid, la reconnaissance de l'unicité de Dieu. L'allégeance totale et l'amour ne doivent être consentis qu'au sein de la communauté islamique, tandis que le rejet, la haine et l'animosité envers l'Autre sont un commandement découlant des fondements coraniques.

Il est dit : « Si tu aimes Allah alors suis-moi, pour qu'Allah t'aime et te pardonne tes fautes… Allah n'aime pas les Infidèles… Leur place est en enfer, et ils y resteront à tout jamais. » (5)

La doctrine al-Wala wal-Bara est née dans le système tribal pré-islamique arabe d'où elle s'est étendue à la Oumma (la communauté islamique). Les notions d'amour et de loyauté étaient en vigueur dans la famille et le hamula (le clan), tandis que le soupçon et la haine étaient réservés à ceux qui se situaient à l'extérieur du clan, à « l'Autre » en général, celui qui n'obéit pas aux enseignements de Muhammad. La Oumma islamique s'est constituée comme une super tribu sur la base du lien religieux. (6)

Le commentateur médiéval Ibn Taymiya (1263-1328) l'une des autorités religieuses les plus citées par les Wahhabites et les Salafistes, illustre al-Wala wal-Bara de la façon suivante :

Quiconque aime au nom de Allah et hait au nom de Allah, et quiconque scelle une amitié en Son nom, ou déclare une animosité en Son nom, recevra la protection d'Allah. Nul ne peut goûter la vraie foi hors de ce cadre, même s'il prie et s'il jeûne beaucoup. (7)

Une application littérale de ce cadre conceptuel a été apportée par Abdul Aziz bin Abdullah bin Baz, un ancien premier mufti d'Arabie Saoudite. Il avait prononcé avant la guerre d'Irak de 2003, une fatwa (commandement religieux) qui interdisait de rechercher l'aide des Infidèles (kuffar) pour le jihad et enjoignait aux musulmans d'éprouver de la haine pour les non-musulmans et de faire preuve d'hostilité à leur endroit. (8)

l'Islam et les infidèles

La question de la relation des musulmans avec les Infidèles et l'une des plus importantes en Islam. L'attention portée à ce sujet est considérable : 64 % du total du Coran traite de cette relation, 81 % de la Sira (biographie de Muhammad) et 37 % des hadith (propos attribués à Muhammad) sont aussi centrés sur ce thème. Au total, près des deux tiers de la charia (loi islamique) sont consacrés aux Infidèles. (9)

Ce qui apparaît clairement quand on se penche sur ce sujet, c'est que l'Islam ne s'intéresse pas à la fraternité universelle, comme on le dit souvent, mais à la fraternité entre les Croyants, les membres de la Oumma. (10) Le corollaire de ce principe est un antagonisme absolu envers « l'Autre. » (11) Il y a dans le seul Coran, plus de 400 versets qui décrivent les tourments qu'Allah a préparés pour les Infidèles en enfer. Le Coran déshumanise les Infidèles : ce sont de vils animaux, des bêtes, les pires des créatures et des démons, (12) des transgresseur pervers et des compagnons de Satan (13) qui doivent être combattus jusqu'à ce qu'il ne reste qu'une seule religion, celle d'Allah. (14) On doit les décapiter, (15), les terroriser, (16) les annihiler, (17) les crucifier, (18) les punir et les expulser, (19) et il faut utiliser contre eux des stratagèmes, ne pas hésiter à les mystifier. (20) Les Croyants doivent entretenir un état de guerre perpétuel avec les Infidèles. (21)

Selon Ibn Taymiya :

Puisque pour l'essentiel, la seule guerre légale est le jihad, et puisqu'il a pour objectif que la seule religion soit celle d'Allah [2:189, 8:39] et que la parole d'Allah occupe le rang le plus élevé, [9:40] il s'ensuit, pour tous les musulmans, qu'il faut combattre tout ce qui fait obstacle à cette orientation. Quiconque combat Allah mérite la mort. (22)

L'origine coranique de cette conception n'est pas mystérieuse. Dans l'esprit de al-Wala wal-Bara, les musulmans doivent être pleins de compassion les uns pour les autres, mais impitoyable avec les Infidèles. On ne peut pas prendre les Infidèles pour amis. « L'hostilité et la haine » doivent persister jusqu'à ce que le Fidèle « croie en Allah et en lui seul. » (23) Les Infidèles sont des gens haïssables et maudits, vils et diaboliques (24) couverts de honte et égarés. (25) Même les membres de sa propre famille ne doivent pas être pris pour amis s'ils ne sont pas musulmans. (26). Comme l'a dit Bernard Lewis :

L'Islam est toujours le critère ultime de l'identité du groupe et de sa loyauté. C'est l'Islam qui permet de distinguer entre soi et les autres, entre le groupe et les allogènes, entre le frère et l'étranger… La définition ultime de l'Autre, l'étranger et le présumé ennemi, est incarnée par le kafir [Infidèle]. (27)

les autres religions

Le Coran dit que toutes les autres religions ont été maudites par Dieu. (28) Tous ceux qui célèbrent des idoles, (29) ou qui confondent Allah avec de faux dieux, (30) ou qui inventent des mensonges sur Lui, (31) ou qui renient Allah, (32) ou qui changent ne fut-ce qu'un mot du livre d'Allah, (33) ou qui ne croient pas que le messager d'Allah soit Muhammad, (34) « doivent être capturés où qu'ils se trouvent et tués dans un vaste massacre. » (35)

Le judaïsme et le christianisme sont rejetés, ils ne sont plus acceptables par Dieu depuis qu'Il a envoyé son dernier messager pour le monde entier, lequel leur a montré leurs erreurs. Aimer Dieu, c'est rejeter ceux qui Le rejettent.

Ô Croyant, ne prenez pas pour alliés des Juifs ou des chrétiens. Ils sont alliés entre eux et quiconque veut en faire ses amis est certainement l'un d'entre eux ; et Allah ne guide pas vers l'injuste. (36)

Les implications pratiques de cette conception sont régies par les hadit.

Ibn Oumar est cité : Le messager d'Allah a dit : « J'ai reçu l'ordre de combattre contre les peuples jusqu'à ce qu'il reconnaissent que nul n'a le droit d'être célébré sauf Allah, et que Muhammad est le Prophète d'Allah ». (37)

Dans plus de 50 sourates coraniques, il y a à peu près 700 versets qui sont dirigées contre les Juifs avec des références négatives explicites: si l'on y ajoute les principaux textes de l'Islam, cela représente 9 % du total de la charia. (38) Les qualificatifs employés contre les Juifs s'inscrivent dans l'attitude envers "l'Autre" que al-Wa la wal-Bara perpétue.

Les Juifs sont maudits à jamais, (39) ils doivent être transformés en singes et en porcs (40) - ou en singes seulement -. (41) Le pire des péchés commis par les Juifs, c'est être devenus des laquais du Diable (42) et puisqu'ils n'ont pas accepté la véritable foi de l'Islam, ils brûleront en enfer. (43) Les Juifs dissimulent la vérité, parce qu'ils sont « les plus viles de toutes les créatures, » (44) les plus pernicieux, avec un cœur plus dur que la pierre. (45) En déformant les paroles de Dieu, les Juifs ont corrompu les textes sacrés et tué les prophètes. (46) Les Juifs sont « fervents de mensonges, » « avides d'interdits » et ils sont « poltrons, vulgaires, et idiots. » (47) Ils sont ce qu'il y a de pire dans la création divine ; les rats sont en fait « des juifs mutants ». (48) Les hadith développent ces conceptions d'un point de vue pratique; ils donnent des prescriptions pour leur application, quelquefois même pour le futur.

L'heure du Jugement n'interviendra pas tant que vous n'aurez pas combattu les Juifs, et les pierres et les arbres derrière lesquels un Juif se sera caché diront : « Ô musulmans ! Ô serviteur d'Allah, il y a un Juif qui se cache derrière moi, viens et tue-le. » (49)

Quant au christianisme, l'Islam croit que c'est une religion corrompue et déformée, fondée sur des mythes et des légendes. Jésus est un prophète musulman, la divinité du Christ est un blasphème, et donc les fondations du christianisme sont fausses. (50) Les chrétiens ont inventé des mensonges sur Dieu (51) en se disant Ses associés, ce qui est le pire des mensonges. (52) Pour cela, ils sont aussi condamnés à l'enfer pour l'éternité. (53) Un jour Jésus sera de retour, et il détruira le christianisme en brisant les croix, et le jour du Jugement il sera un témoin à charge contre eux. (54)

Selon le discours musulman traditionnel, pour son dernier acte avant sa mort, Muhammad a ordonné le nettoyage ethnique des Juifs et des chrétiens d'Arabie. (55) C'est ce qui s'est produit sous les auspices du Prophète musulman. Les Juifs ont bel et bien été bannis du territoire de l'Arabie, et l'Arabie Saoudite - l'État-nation moderne qui occupe cette péninsule - interdit jusqu'à ce jour à tout Juif de franchir ses frontières.

La suprématie des musulmans et le chemin de la guerre

L'impératif islamique de soumettre la planète par l'établissement d'une Oumma universelle est le résultat logique de cette conception du monde. (56) Puisque les paroles d'Allah, (telles qu'elles ont été rapportées par Muhammad) sont intrinsèquement supérieures, (57) les lois élaborées par les hommes constituent en elle-même un péché : elles doivent être remplacées par la charia. Il serait monstrueux d'embrasser al-Bara et de tolérer que l'humanité ignore la perfection de la loi d'Allah : faire naître le monde le plus parfait qui soit imaginable par des moyens politiques ou par d'autres moyens, est donc un devoir religieux. (58)

Comme l'Islam est un système religieux parfait, reflétant la sagesse de Dieu depuis le début des temps, il se situe au-dessus et au-delà de toutes les autres religions. (59) Les musulmans sont les meilleurs de tous les peuples et leur récompense est une vie luxueuse au Paradis. (60) Le terme dawa (61) souvent traduit par « prêche » ou « enseignement, » est plus littéralement une « invitation » envoyée à toute l'humanité pour qu'elle accepte l'Islam comme seule véritable religion, et qu'elle se soumette à ses commandements. (62) L'attitude alternative, comme permettre aux peuples de se vautrer dans leur ignorance, irait fondamentalement à l'encontre d'al-Wala wal-Bara, ce que ne saurait jamais tolérer un bon musulman (celui qui connait le mieux la supériorité de sa foi).

Il en découle un impératif : tuer ou être tué au nom de l'islam est un devoir prestigieux.

Voyons, Allah a donné aux Croyants leur vie et leurs biens, Il leur a promis le Paradis en récompense, [et c'est pour cela] qu'ils combattent pour la cause d'Allah, qu'ils tuent et qu'ils sont tués. Sa promesse émane en vérité de Lui-même, exprimée [dans les paroles] de la Torah, des Évangiles, et du Coran. Et qui pourrait être plus fidèle à ses engagements qu'Allah ? (63)

En tant que peuple choisi par Dieu, les musulmans n'ont pas à ressentir de culpabilité ou de remord envers les Infidèles. Le monde est divisé en deux royaumes distincts : Dar al-islam (la maison de la soumission) et Dar al-harb (la maison de l'épée). La seule relation justifiée entre les deux royaumes est l'état de guerre perpétuel. Il ne peut y avoir de paix avec les non-musulmans mais seulement des trêves temporaires. (64) Le concept de guerre juste dans l'Islam est celui d'une guerre dirigée contre les Infidèles, quelque soient les causes et les circonstances, puisqu'il est toujours moralement justifié et religieusement légitime de combattre les Infidèles.

Le jihad est l'état normal des relations entre les Croyants et les Infidèles. Les guerres islamiques sont futuhat, racine arabe pour «ouvert», dans le sens où ces guerres ouvrent le monde au message de l'Islam. Les guerres déclenchées par les Infidèles sont hurub, racine arabe pour « colère. » Un territoire conquis au cours du jihad par les musulmans est waqf, il ne doit jamais être rendu. Tandis qu'un territoire conquis par les Infidèles est considéré comme une terre occupée qu'il faut reprendre par la force. (65) Avec ce raisonnement, l'expansion territoriale des forces musulmanes par la guerre n'est pas une agression mais l'accomplissement d'un commandement coranique pour répandre l'islam.

L'islam considère la guerre comme le moyen d'établir la paix par la soumission de tous les Autres et la consolidation de l'ordre islamique. Une pax islamica, recouvrant la terre entière est le but du jihad ; c'est donc une guerre juste. Une hudna ou trêve ne doit pas entraîner l'abandon du jihad mais la suspension des hostilités, une situation dormante à partir de laquelle un leader pourra relancer les combats à n'importe quel moment, selon sa volonté. (66) Pour les musulmans, une paix permanente est un état théologique à atteindre pour l'amour du bon (al-Wala) plutôt qu'une situation politique qui n'est jamais qu'une paix temporaire permettant d'obtenir un avantage stratégique.

Amour, haine et prière

Cinq fois par jour, les musulmans déclarent leur allégeance et leur soumission totale à Dieu en récitant les versets ouverts du Coran. Si les cinq premiers versets ne suscitent aucune objection, les versets six et sept prennent une couleur particulière à la lumière de la doctrine al-Wala wal-Bara.

[6] Guide nous sur le droit chemin, [7] le chemin de ceux qui ont eu tes faveurs, pas celui de ceux contre lesquels il y a de la colère, ni celui de ceux qui se sont égarés.

L'un des premiers exégètes du Coran, al-Tabari (838-923) expliquait dans son Commentaire du Coran que « ceux contre lesquels il y a de la colère » sont les Juifs tandis que « ceux qui se sont égarés » sont les chrétiens. (67)

Cette vision persiste jusqu'à nos jours comme on peut le voir dans la récente traduction du Coran d'al-Hilali et Khan, validée par le gouvernement saoudien. Elle circule dans les librairies, les mosquées et même dans les prisons. Il s'ensuit qu'en dépit du maquillage intensif des préjugés inhérents à l'Islam pour présenter les Juifs et les chrétiens comme « les peuples du livre » (ahl al-Kitab) plutôt que comme de véritables Infidèles, l'un des piliers centraux de la foi islamique, cette traduction maintient que les Juifs et les chrétiens sont « l'Autre » qu'il faut garder à distance si l'on veut vivre selon les préceptes al-Wala wal-Bara.

De fait, les juristes musulmans prennent soin de faire cette distinction. Sous la loi islamique, et seulement sous la loi islamique, les Juifs et les chrétiens sont considérés comme ahl adh-Dhimma, un groupe protégé de citoyens de seconde classe, statut justifié par leur relation avec le « Livre » (la Bible). Quand les Juifs et les chrétiens résident dans un lieu non soumis à la loi islamique (c'est le cas des Juifs dans l'État d'Israël), alors ce ne sont plus des ahl adh- Dhimma, mais des Infidèles. (68)

La « secte sauvée »

L'amour et la haine au nom de Dieu ne vise pas seulement les adeptes des autres obédiences religieuses, mais il contient aussi une composante interne. La pratique consistant à tenir des musulmans pour des Infidèles (takfir) du fait de leur piété insuffisante, est largement pratiqué par les salafistes et les Wahhabites. Les jihadistes utilisent ce qualificatif pour justifier l'usage de la violence contre des musulmans.

Les jihadistes avancent fréquemment un dicton attribué à Muhammad.

Cette communauté se divisera en 73 sectes, 72 d'entre elles iront en enfer et une seule ira au Paradis et ce sera la majorité. (69)

Les jihadistes, de même que les musulmans fondamentalistes, croient qu'il y a « une secte sauvée » (at-Ta’ifa al- Mansura), le seul groupe en possession d'une version correcte de la foi islamique. Au concept de takfir, avancé par Ibn Abd al-Wahhab (le fondateur du mouvement Wahhabite), s'ajoute le commandement selon lequel on est au seuil de l'apostasie si l'on ne montre pas un niveau suffisant de wala (l'allégeance à cette vision d'une véritable foi musulmane) ou un niveau adéquat de bara (le rejet des non-musulmans, y compris celui des mauvais musulmans). (70)

Un forum Internet jihadiste cite Sayyed Imam al-Sharif, alias “Dr. Fadl,” et Abdul Qadir bin Abdul Aziz, le mentor du chef actuel d'al-Qaeda, Ayman al-Zawahiri:

Le devoir le plus important de ...[la Secte Sauvée] de notre époque, c'est d'engager le jihad contre les régnants apostats qui ont modifié la loi d'Allah, et qui gouvernent les musulmans avec des lois hérétiques d'origine humaine.... les salafistes-jihadistes sont at-Ta’ifa al-Mansura: ils ont promis la victoire contre leurs ennemis et les ennemis de l'islam. (71)

Le lien avec al-Wala wal-Bara est indiqué de façon on ne peut plus claire sur un autre forum Internet jihadiste populaire.

Qui est at-Ta’ifa al-Mansura? Al-Bukhari a dit que c'est le peuple de la connaissance. D'autres docteurs de la foi disent que c'est Ahl al-Hadith [Sunna]. Al-Nawawi a dit : il y a ceux qui ordonnent le bien et qui interdisent le mal [al-Wala wal-Bara].(72)

La doctrine al-Wala wal-Bara est utilisée pour séparer les musulmans des Infidèles, mais en même temps pour repérer les musulmans qui sont en train de devenir taghut (idolâtres). Comme "Secte Sauvée", les groupes salafistes-jihadistes croient avoir le droit divin de juger le niveau d'observance des gens et de les tuer si nécessaire. Les musulmans ont l'obligation de lutter contre les idolâtres qui ne suivent pas ce qu'Allah a révélé.

Identifier les groupes taghut est au cœur de la lutte des jihadistes contre les régimes musulmans qui n'obéissent pas à leur conception de l'Islam. Leur doctrine légitime les attentats terroristes. De leur point de vue, ces attentats sont fondés sur un hadith : « si quelqu'un quitte la religion islamique, tue-le. » (73) Les salafistes-jihadistes peuvent accuser n'importer quel dirigeant d'être takfir s'il met en place un système politique en contradiction avec leur interprétation, la seule exacte, de l'Islam. (74)

La doctrine al-Fitra

La doctrine de Fitra traite du concept islamique de nature humaine. Fitra est la prédisposition naturelle de tous les êtres humains à reconnaître qu'il n'y a qu'un Dieu et, par extension, de se soumettre à Sa volonté. L'Islam est appelé Din al-Fitra, la religion de la nature humaine, parce que dans la conception musulmane ses lois et ses enseignements sont appropriés pour la totalité de l'univers et de l'humanité.

La croyance que toute l'humanité est foncièrement musulmane, est conforme à cette doctrine. Tous les bébés qui viennent au monde sont musulmans, et c'est seulement l'ignorance et l'inconséquence de leurs parents qui les font changer de religion. Les preuves supposées de cette thèse proviennent des Ancien et Nouveau Testaments. Tous les patriarches et les prophètes juifs et chrétiens étaient en fait musulmans : ils prêchaient l'Islam des débuts et énonçaient clairement que Muhammad est le messager de Dieu et le «Dernier des Prophètes »

Donc Abraham est supposé avoir prié : « Soumets-nous, Ô Allah, à ta volonté » (75) tandis que les fils de Jacob auraient dit plus tard : « Nous adorerons votre Allah, et le Allah d'Abraham, et d'Ismaël, et d'Isaac, le seul et unique Allah, et nous nous soumettrons à lui. » (76) Moïse est supposé s'être exclamé : « Ô mon peuple, si tu crois en Allah place ta confiance en lui, sois obéissant. Son peuple répondit : nous avons placé notre confiance dans Allah. » (77)

L'appropriation des figures bibliques par l'Islam s'étend au christianisme. Marie est supposée avoir rapporté que Jésus aurait dit :

Il est sûr que Allah est mon seigneur et ton seigneur, que nous le servons, ce qui est le droit chemin. Et quand Jésus percevait des marques d'incroyance chez ceux qui le suivaient, il disait: qui m'assistera sur le chemin d'Allah ? Les disciples de répondre : nous sommes tes assistants (sur le chemin) d'Allah. Nous croyons en Allah et nous portons le témoignage que nous sommes soumis. (78)

De même que les pères de l'église utilisaient l'Ancien Testament pour prouver que Jésus-Christ avait été annoncé par les prophètes, les exégètes musulmans cherchèrent aussi des témoignages sur Muhammad et la preuve de son authenticité dans les Ancien et Nouveau Testaments. La promesse biblique de l'arrivée un jour d'un nouveau prophète pour les enfants d'Israël (79) a été interprétée comme l'annonce de l'arrivée de Mohammed en tant que « dernier » tous les prophètes. (80)

Le Cantique de Moïse se trouve dans le Deutéronome 33:2. Il y est dit:

« Yahvé est venu du Sinaï

Pour eux, depuis Seïr il s'est levé à l'horizon

Il a resplendi depuis le Mont Parân. »

Il est réinterprété de la même manière ; le Sinaï est le lieu où Moïse a reçu la Torah, Seïr l'endroit où Jésus a reçu la révélation divine, tandis que Parân, une région montagneuse près de La Mecque, serait le lieu où Dieu s'est manifesté à l'humanité pour la dernière fois en apparaissant à Muhammad. (81) Les commentateurs musulmans citent aussi Isaïe 42:1-4, les Psaumes 72:12-17, et Michée 4:1-2 comme preuves supplémentaires du statut de prophète de Muhammad et de sa supériorité. (82)

Quand on les met face à face, al-Fitra semble contredire le concept al-Wala wal-Bara. Al-Wala wal-Bara est exclusif, al-Fitra est inclusif. Al-Wala wal-Bara rejette l'autre. Al-Fitra annexe l'autre. Cependant, un examen soigneux montre que al-Fitra n'est que la mise en pratique de l'ancienne forme de pensée dans une optique totalisante. L'une et l'autre conçoivent un monde sous l'emprise d'Allah, la supériorité de l'Islam étant évidente. La doctrine al-Fitra s'attache à prouver la supériorité de l'Islam contenu dans le message de Muhammad, en en faisant la religion innée de toute humanité (attestée par les prophètes des Ancien et Nouveau Testaments, en paroles et en actes.) Tous les autres systèmes religieux lui sont de ce fait inférieurs. C'est précisément ce qui est le fond de la doctrine al-Wala al-Bara qui prescrit de se rapprocher de la parole d'Allah et de rejeter tout ce qu'Il déteste, en particulier les croyances corrompues de l'Autre.

Conclusion

La doctrine al-Wala al-Bara joue un rôle critique dans la compréhension de la conception islamique du monde et dans la perception de l'Autre, le second principe venant juste après tawhid, l'unicité de Dieu pour les Fidèles. Sans cette doctrine, la foi est incomplète; elle est le critère utilisé pour distinguer entre les Croyants et les ennemis de l'Islam. Tawhid ne sera jamais réalisé sur la terre tant que les Croyants n'appliqueront pas al-Wala wal-Bara en s'inspirant du mode de vie de Muhammad (as-Sirat al-Mustaqim).(83) Puisque la reconnaissance de la vérité du message de Mohammed est l'obligation islamique la plus essentielle, les musulmans ont pour devoir d'imposer la charia à l'humanité. Les Infidèles qui résistent à l'Islam sont donc responsables de la persistance de la violence et de l'absence de paix dans le monde. Ce sont eux qui forcent les musulmans à prendre des mesures défensives pour protéger la vérité de l'Islam, à travers le jihad si nécessaire. (84) La soumission est la seule solution pour obtenir la paix dans le monde, et dans l'intérêt supérieur de l'humanité, l'Autre doit perdre son altérité. Cette image d'elle-même nous aide à comprendre pourquoi la multitude musulmane réagit violemment dans presque toutes les situations où l'honneur de son prophète ou bien sa foi, semblent méprisés. Cette multitude se plaint en même temps être victime d'oppression, d'agression, de racisme et d'une nouvelle bête noire taillée sur mesure, « l'islamophobie. »

Source : Islam's Hatred of the Non-Muslim, par David Bukay, ME Forum, Été 2013. Traduction par David Jean-Pierre Bensimon, Un autre regard sur le Proche-Orient, no 11

Notes:

[1] Coran 2:256.

[2] George W. Bush, remarks, Islamic Center of Washington, D.C., Sept. 17, 2001.

[3] Sheikh Muhammad Said al-Qahtani, al-Wala wal-Bara (Jeddah: Kashf ul Shububat Production, 2005), p. 4.

[4] Sheikh Muhammad Said al-Qahtani, al-Wala wal-Bara, According to the Aqeeday of the Salaf, Part 1, Omar Johnstone, trans. (Jeddah: Kashf ul Shubuhat Publications, 1992).

[5] Coran 3:31-32; 2:257; see, also, Coran 4:89; 5:51; 9:71; 60:4.

[6] Ignac Goldziher, Introduction to Islamic Theology and Law (New Jersey: Princeton University Press, 1981), pp. 50, 230-1; Ibn Khaldun, al-Muqaddima (Princeton: Princeton University Press, 1967), pp. 98-9; Ira Lapidus, "Historical, anthropological, methodological, and comparative perspectives: Tribes and State Formation in Islamic History," in Philip S. Khoury and Joseph Kostiner, eds., Tribes and State Formation in the Middle East (Berkeley: University of California Press, 1990), pp. 30, 34.

[7] Al-Ihtijaj bil-Qadir (Beirut: Dar al-Kutub al-Ilmiyya, 1993), p. 62.

[8] Ta'qib Ala Maqalat ash-Sheikh Jad al-Haq Sheikh al-Azhar bi-Unwan: Ilaqat al-Islam bil-Adyan al-Ukhra, accessed Apr. 29, 2013.

[9] Compiled from data by Bill Warner, "Statistical Islam," Center for the Study of Political Islam, Nashville, Tenn., accessed Nov. 21, 2012.

[10] Bernard Lewis, The Political Language of Islam (Chicago: University of Chicago Press, 1991), p. 32.

[11] Coran 49:10.

[12] Coran 2:65; 5:60; 7:176; 8:55; 46:29-35; 98:6.

[13] Coran 3:10, 82, 110; 4:48, 56, 76, 91; 7:144; 9:17, 34; 11:14; 13:15, 33; 14:30; 16:28-9; 18:103-6; 21:98; 22:19-22, 55; 25:21; 33:64; 40:63; 48:13.

[14] Coran 2:193; 8:39; 9:5,111, 123; 47:4.

[15] Coran 8:12; 47:4.

[16] Coran 3:151; 8:12, 60; 33:26; 59:2.

[17] Coran 2:191; 4:89, 91; 6:45; 9:5, 36, 73; 33:60-2; 66:9.

[18] Coran 5:33.

[19] Coran 5:33; 8:65; 9:9, 29,123; 25:77.

[20] Coran 3:54; 4:142; 8:30; 86:15.

[21] Coran 61:4, 10-2; 8:40; 2:193.

[22] Coran 3:141; 4:115; 5:17, 52, 72-3; 10:68-70; 29:68; 36:49-64.

[23] Coran 60:4; 9:123.

[24] Coran 7:44; 9:37; 23:97; 33:60; 40:35; 33:60.

[25] Coran 6:25; 9:37; 37:18.

[26] Coran 9:23; 58:22; Sahih Muslim (Cairo: Dar al-Kitab al-Misri, n.d.), bk. 1, no. 417.

[27] Bernard Lewis, "Metaphor and Allusion," The Political Language of Islam (Chicago: University of Chicago Press, 1988), pp. 4-5.

[28] Coran 9:30; 48:28; Muhammad Ibn Isma'il al-Bukhari, Sahih al-Bukhari (Lahore: Kazi, 1979), vol. 8, no. 427.

[29] Coran 14:30.

[30] Coran 11:14.

[31] Coran 29:17.

[32] Coran 40:63.

[33] Coran 6:115; 10:64; 30:30.

[34] Coran 2:99; 4:150-2; 13:33-4; 16:28-9; 22:19-22.

[35] Coran 33:60-2.

[36] Coran 5:51.

[37] Bukhari, Sahih al-Bukhari, vol. 1, bk. 2, no. 25, bk. 8, no. 387.

[38] Compiled from data by Warner, "Statistical Islam."

[39] Coran 4:47; 5:13.

[40] Coran 5:60.

[41] Coran 2:65; 7:166.

[42] Coran 4:60.

[43] Coran 4:55; Sahih Muslim, bk. 001, no. 0284.

[44] Coran 2:42, 61; 3:112; 98:6.

[45] Coran 2:74, 78, 145; 4:160-2; 7:132; 18:27.

[46] Coran 2:75, 87, 100; 4:46; 5:13, 62, 70; 17:4; 9: 30-1.

[47] Coran 2:93-6, 142; 3:183-4; 4:51-2, 161; 5:42, 52, 79.

[48] Coran 8:55-6; 98:6; Bukhari, Sahih al-Bukhari, bk. 54, no. 524.

[49] Coran 8:55-6; 98:6; Sahih Bukhari, 4:52:176-7; 4:56:791; Sahih Muslim, 41:6981-5.

[50] Coran 4:171; 5:17, 73; 19:88-93.

[51] Coran 10:68-9.

[52] Coran 7:37; 29:68.

[53] Coran 10:70; 5:72-3.

[54] Sahih al-Bukhari, vol. 4, bk. 55, no. 657.

[55] Ibid., vol. 5, bk. 59, nos. 362, 392; vol. 4, bk. 52, no. 288; Sahih Muslim, bk. 10, no. 3763, bk. 019, no. 4366; Abu-Dawud Sulaiman bin al-Aash'ath al-Azdi as-Sijistani, Sunan abu-Dawud, Ahmad Hasan, trans. (New Delhi: Kitab Bhavan, 1990), vol. 2, no. 28.

[56] Coran 7:158; 9:33; 21:107: 12:109; 21:22.

[57] Coran 9:33.

[58] Coran 4:141; 5:17; 10:68; 40:62; 46:33; 48:14; 63:8.

[59] Coran 5:3; 9:33; 12:109.

[60] Coran 9:72; 48:17; 61:12.

[61] Coran 16:125.

[62] Coran 7:158; 14:44.

[63] Coran 9:111.

[64] Majid Khadduri, War and Peace in the Law of Islam (Baltimore: The Johns Hopkins Press, 1979), pp. 53-4, 64-5, 134-6, 220-1.

[65] Ibn Rushd, Bidayat al-Mujtahid wa-Nihayat al-Muqtasid (Beirut: Dar al-Kutub al-'Ilmiya, 1991), vol. 1, pp. 454-87; Naqib al-Misri, Umdat as-Salik (Lahore: Qazi, 1997), pp. 599-605.

[66] Ibn Rushd, Bidayat al-Mujtahid wa-Nihayat al-Muqtasid, vol. 1, pp. 454-87; Misri, Umdat as-Salik, pp. 599-605; Hasan Ali Ibn Muhammad al-Mawardi, al-Ahkam as-Sultaniyyah (Reading: Center for Muslim Contribution to Civilization, 1996), pp. 43-7, 137, 182.

[67] Muhammad Ibn Jarir at-Tabari, Tafsir al-Qur'an (Beirut: Dar al-Kutub al-Ilmiyah, 1992), relating to Qur'an, 2:61; Jews, 5:60; Christians, 5:77.

[68] Ibn Qaym al-Jawziyah, Ahkam Ahl adh-Dhimma (Damascus: Dar al-Qalam, 1997).

[69] Derives from hadith of Sijistani, Sunan abu-Dawud, vol. 3, no. 4580.

[70] Sheikh Muhammad Said al-Qahtani, al-Wala wal-Bara fil-Islam (Cairo: an-Nur al-Islamiyah, 1980), pp. 3, 34-5.

[71] Dr. Fadl, "Istifadat A'ada' al-Islam Min Wathiqat Tarshid al-Jihad wa-Faq al-Itifaq," accessed Apr. 19, 2013.

[72] Qahtani, al-Wala wal-Bara fil-Islam, p. 29.

[73] Sahih al-Bukhari, vol. 9, bk. 84, no. 57.

[74] Abdul Aziz bin Abdullah bin Baz, "Wujub Tahkim Shar' Allah wa-Nabza Ma Khalafahu," accessed Apr. 19, 2013.

[75] Coran 2:127-8.

[76] Coran 2:133.

[77] Coran 10: 84-5.

[78] Coran 3: 51-2; 5:111.

[79] Deut. 18:17-9.

[80] Coran 33:40, Ismail Ibn Umar, Ibn Kathir, Tafsir al-Qur'an al-Azim (Cairo: Maktabat al-Malik Faisal, 1984), pp. 493-4, 501.

[81] Zaghlool Al-Najjar, "Paran in the Bible is Mecca today," accessed May 3, 2013; Coran 3:3, 7:157; "Mecca is Bacca and Paran," Pss. 84:5-6; Coran 3:96-7.

[82] "Eleventh Hadith: Man's Good-Seeking Nature," Ahlul Bayt Digital Islamic Library Project, al-Islam.org, accessed Apr. 19, 2013.

[83] Taqi ad-Din Ahmad Ibn Taimiya, Majmu al-Fatawa (Riad: Maktabat al-Abiqat, 1998), vol. 28, р. 37.

[84] Coran 3:118; 4:89; 9:32, 34; 47:34-5; 2:217
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Louis



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MessageSujet: Re: "L'amour en Dieu et la haine en Dieu"   Lun 15 Juil 2013, 11:39

Merci pour ce texte du couple Urvoy, grands islamologues que j'admire.

J'ai imprimé et lu ce long texte. Il résume très bien ce qu'est l'islam. Bravo à l'auteur !

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Louis



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MessageSujet: Re: "L'amour en Dieu et la haine en Dieu"   Jeu 18 Juil 2013, 09:50

jean-luc a écrit:
Je peux vous dire que tous les musulmans ne prennent pas les prescriptions de muhammad à la lettre .ils appliquent comme nous , leur religion dans la capacité de leur foi .
Qu'ils l'appliquent ou non, il est important de connaître le contenu de l'islam et de les dénoncer face aux mensonges des médias et des politiques, surtout quand on lit ces horreurs du Coran, ces ordres de tuer et de voler les infidèles.

En France et en Europe, en effet, les musulmans peuvent ne pas appliquer tous les préceptes de l'islam, et pourtant rares sont ceux qui osent renier cette religion violente, car l'apostasie est punie de mort et du feu de l'enfer, et leurs pratiques sont très visibles (ramadan, 5 prières, etc). Chacun sait qui est un bon ou un mauvais musulman.
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MessageSujet: Re: "L'amour en Dieu et la haine en Dieu"   Jeu 18 Juil 2013, 22:13

jean-luc a écrit:
Je peux vous dire que tous les musulmans ne prennent pas les prescriptions de muhammad à la lettre .ils appliquent comme nous , leur religion dans la capacité de leur foi .
Rares sont les chrétiens qui se coupent la main parce qu'ils sont tentés .. N'est ce pas ?
Il en est de même pour les frères musulmans .
Alors pourquoi cette propagande inutile qui alimente chaque jour un peu plus la paranoïa entre les hommes,
jusqu' à les rendrent tels et aussi cxns que des concierges retraités de la gendarmerie nationale  ?
Ahlala mais ..

Lis moi bien attentivement cette fois, tu nommes déjà l'envoyé de ta religion par le nom que lui donne la langue arabe. Tu n'as pas la moindre connaissance du sujet à propos duquel tu ne cesses de t'exprimer à tort et à travers, je n'entends pas me rabaisser à polémiquer d'avantage avec ceux qui se font passer pour des chrétiens mais qui ne sont qu'un eccho de plus de la seule propagande actuelle, celle des média et des politiciens qui dictent l'opinion, CETTE OPINION à laquelle toi tu es fidèle.

Tu ne comprends rien de ce qui est entrain de se passer, et les gens de ton espèce sont co-responsables du bouleversement à venir et des 1000 tourments qui endeuilleront notre continent et ses populations.  

Tu devras répondre en temps et en heure de ton aveuglement et ta veulerie, tu ne pourras jamais dire que tu ne savais pas.
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"L'amour en Dieu et la haine en Dieu"
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