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 La vie peut être une fête

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julien



Messages : 41
Inscription : 05/05/2006

MessageSujet: La vie peut être une fête   Mar 20 Juin 2006, 15:29

Chers tous,

Quelques réflexions pour ceux qui se sont égarés loin de l'Eglise en rejoignant une secte ou qui n'ont plus de contact avec Dieu.
Jésus parlait en paraboles pour mieux faire comprendre son message, en voilà une :
« Des publicains et des pécheurs s’approchaient de Jésus pour l’entendre. Les pharisiens et les scribes murmuraient, disant : ‘Cet homme accueille les pécheurs et mange avec eux’. Il leur dit cette parabole : ‘Un homme avait deux fils. Le plus jeune lui dit : Donne-moi la part qui me revient. Le père leur partagea son bien. Peu de temps après, le jeune fils ayant tout ramassé, partit pour un pays lointain.

Là, il dissipa son bien dans la débauche. Lorsqu’il eut tout dépensé, une famine survint et il se trouva dans le besoin. Il alla se mettre au service d’un des habitants du pays. Il garda les pourceaux. Il aurait bien voulu manger les caroubes que mangeaient les cochons, mais personne ne lui en donnait. Il se dit alors : Combien de mercenaires de mon père ont du pain en abondance et moi, ici, je meurs de faim ! Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai : Mon père, j’ai péché contre le ciel et contre toi, je ne suis plus digne d’être appelé ton fils ; traite-moi comme l’un de tes mercenaires. Et il se leva, et alla vers son père.

Comme il était encore loin, son père le vit et fut ému de compassion, il courut se jeter à son cou et l’embrassa tendrement. Le fils lui dit : Mon père, j’ai péché contre le ciel et contre toi, je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. Mais le père dit à ses serviteurs : Apportez vite la plus belle robe, mettez lui un anneau au doigt, et des souliers aux pieds. Amenez le veau gras, et tuez-le. Mangeons et réjouissons-nous ; car mon fils que voici était mort et il est revenu à la vie ; il était perdu et il est retrouvé. Et ils commencèrent à se réjouir.

Le fils aîné quand il revint des champs, entendit la musique et les danses. Il demanda à un de ses serviteurs ce que c’était. Il lui dit : Ton frère est de retour, et, parce qu’il l’a retrouvé en bonne santé, ton père a tué le veau gras. Il se mit en colère et ne voulut pas entrer.

Son père sortit, et le pria d’entrer. Mais il répondit à son père : Voici, il y tant d’années que je sers, sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour que je me réjouisse avec mes amis. Et quand ton fils est arrivé, celui qui a mangé ton bien avec des prostituées, c’est pour lui que tu as tué le veau gras ! Son père lui dit : Mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce que j’ai et à toi ; il fallait bien festoyer et se réjouir, car voici que ton frère que voilà était mort et il est revenu à la vie ; il était perdu et il est retrouvé » (Luc 15, 1-3 ; 11-32).

En tant que témoins de Jéhovah, n’avions-nous pas mal compris les fêtes ? Ne pensions-nous pas que ce qui nous fait plaisir est mal vu par Dieu ? N’avions-nous pas fuit les fêtes soi-disant païennes ? N’est ce pas étonnant que de plus en plus de témoins se détournent d’une telle croyance ?
Jésus le dit autrement : Le père organise une fête pleine de gaieté, de réjouissance et de joie, une fête où l’on chante et danse. Et pourquoi le père fait-il la fête ? Le fils perdu- ou la fille perdue- est revenu, il a retrouvé sa maison familiale. Ceux qui entouraient Jésus ont immédiatement compris de qui il parlait. [b]Ils étaient autour de lui, les « publicains et les pécheurs », des personnes qui ont été écartées, ils ne correspondaient pas aux normes de ce « peuple pur »d’alors. Ils n’avaient pas respecté scrupuleusement la loi.

Peut-on s’étonner que les pharisiens se soient révoltés ? Ils faisaient partie de ce groupe qui se distingue de tous les autres par leur intégrité. « Il veut être fils de Dieu ? Regardez ceux qu’il fréquente ! « Dis-moi qui tu hantes, et je te dirai qui tu es ». « C’est un mangeur et un buveur, un ami des publicains et des gens de mauvaise vie » (Math. 11,19)

Jésus va à l’encontre de ces puristes d’hier et d’aujourd’hui. Ce fils ne devrait-il pas manifester le repentir ? Ne faudrait-il pas le réprimander ouvertement devant tout le monde, lui imposer des restrictions et lui enlever des privilèges, car sa faute risque de devenir un sujet de discussion ?Quelle et notre attitude ?

Jésus nous relate ce récit différemment. Certes, cet enfant prodigue a commis des erreurs, mais il a regretté sa faute. Il a cherché une vie de plaisir facile et il a trouvé la déception. Quand il était au plus bas, il a pris la résolution de retourner vers son père et de lui dire : « Père, j’ai péché contre le ciel et contre toi, je ne suis plus digne d’être appelé ton fil ; traite-moi comme l’u de tes mercenaires »
Et il se mit en route. Comment son père l’accepterait-il ? Lui ferait-il des reproches ? Poserait-il des conditions avant de l’accueillir ?

Tout se passa autrement. Le père l’a vu venir de loin-il avait certainement attendu son retour- il courut à sa rencontre, se jeta à son cou et l’embrassa tendrement. Aucun reproche, aucune objection ! Il ne lui dit pas : « Tu sens mauvais, va d’abord te laver », il ne s’efforça pas de le redresser pour qu’il comprenne sa faute. Non, il était dans la joie de retrouver son fils, il l’accepte tel qu’il est. Oui, le père ouvra d’abord ses bras pour accueillir son fils, avant que ce dernier lui dise pourquoi il revenait. Cela aurait pu être pour lui demander de l’argent !

Jésus nous révèle par cette parabole son Père. Qui est ce Dieu pour nous aimer ainsi ?

Jésus continue son récit : « Apportez vite la plus belle robe, mettez lui un anneau au doigt, et des souliers aux pieds. Amenez le veau gras, et tuez-le. Mangeons et réjouissons-nous ».

Le père a accueilli son fils à bras ouvert. Devons-nous nous révolter parce que Dieu est bon ? Devons-nous poser des conditions ? Nous pourrions avoir cette attitude si nous ressemblons au fils qui était toujours resté sagement à la maison. Qui n’a jamais fait de fautes ? Qui a toujours fait la volonté du Père ? « Ne jugez pas, ne condamnez pas » La Bible dit vrai : « Il n’y a point de juste, pas même un seul » (Rom.3 ,10).Cela signifie que l’enfant prodigue, c’est également moi, moi et toi.

Jésus veut nous dire que la porte vers son Père est toujours ouverte « Revenez à moi, et je reviendrai vers vous » (Mal.3, 7). Le Père nous accepte tels que nous sommes. Il nous comble de biens. Il fait la fête. Pour celui qui retourne, c’est une fête sans fin. Toute sa vie sera une fête.

Qui est ce Dieu pour nous aimer ainsi ?
Cette parabole nous donne confiance. Dieu « nous a aimés le premier » (1 Jean 4,19)

Il nous demande une chose : Nous mettre en route. Nous devons nous réjouir avec ceux qui retrouvent la vraie relation avec Dieu en dehors d'une organisation qui s'accapare de tous les détails de la vie de ses adhérents. C’est ce que Jésus veut nous montrer : Le fils aîné ne s’est pas joint à la fête. Il était convaincu d’être meilleur que son frère, il se sentait supérieur à son frère, il n’a pas transgressé la parole de son père. Malgré la supplication de son père, il est resté à l’écart. Celui qui était près, s’est retrouvé loin à cause de son refus d’accueillir et de se réjouir avec son frère. Pour l’un la vie était devenu une fête et pour l’autre une déception. L'avenir le montrera.

Cette parabole nous montre que ce n’est pas à nous de fixer les limites à l’amour de Dieu en ressemblant à ce fils qui pensait être le meilleur, le plus pur, le plus zélé. Il n’a pas partagé l’amour et la souffrance du père pour son frère égaré. Sommes-nous, comme ce fils aîné insensible à ceux qui ressemblent à ce fils perdu et préférons-nous respecter les consignes d’une société orgueilleuse et sans cœur ? Allons-nous de l’autre côté du trottoir et tournons-nous la tête quand nous voyons venir « le pécheur » de loin ? Dieu nous attend où que nous soyons. Il nous accueille avec nos manquements, nos péchés. Il ne nous rejette pas comme des organisations humaines, il nous pardonne jusqu’à « soixante dix sept fois sept fois» (Math 18, 21), c'est-à-dire toujours. Rentrer dans la maison du Père est la plus belle chose de la vie. La vie sera une fête.

Pour ceux qui étaient en contact avec la société des témoins de Jéhovah, ce langage est étrange.
Le Dieu révélé par elle est différent. On n’y parle que de colère de Jéhovah, de Roi-Guerrier, de malheurs et de destructions. Le Dieu d’amour et de compassion n’existe pas. Leur société est à l’image de leur Dieu.
Elle est sans pardon, ni compassion, intolérante et impitoyable envers les faibles. Le témoin en contact avec elle, le sera lui aussi, au fil des années. Elle ressemble à tous ces systèmes totalitaires de notre génération, inhumains envers la moindre opposition ou même relâchement.

Dieu ne rejette jamais son peuple. Nous l’avons vu dans l’Ancienne Alliance avec Israël. Ils se sont détournés maintes fois de Lui. Par l’intermédiaire des prophètes, il leur a révélé son amour : « Comme un berger, il paîtra son troupeau, il prendra les agneaux dans ses bras, il les portera dans son sein ; il conduira les brebis qui allaitent » (Es. 40, 11). « J’aurai compassion d’eux comme un homme a compassion de son fils » (Mal.3, 17).
Dans la Nouvelle Alliance, Jésus, le Bon Berger, a promis d’être avec les siens « tous les jours jusqu’à la fin du monde ». Son peuple de chrétiens n’a pas toujours été fidèle. Dieu les a-t-il rejetés ? Ce qui est vrai pour l’enfant prodigue, l’est également pour son peuple, car « en toute nation celui qui le craint et qui pratique la justice lui est agréable » (Act 10,35).

Ce n’est pas à une organisation humaine que revient la mission de juger et de condamner, « d’arracher l’ivraie du champ » (Math.13, 37-42) de « séparer les hommes en brebis et boucs » (Math 25, 31-46). Laissons cette mission à notre Seigneur Jésus-Christ !
Pour notre Père céleste, chaque retour vers le Christ sera une fête !
Julien
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Arnaud Dumouch
Administrateur


Masculin Messages : 80766
Inscription : 19/05/2005

MessageSujet: Re: La vie peut être une fête   Mer 21 Juin 2006, 13:46

Cher Julien,

C'est vrai: cette spiritualité qui allie la conscience que nous sommes poécheurs et la certitude que Dieu nous aime ainsi, dans notre repentir, est source de joie.

C'est comme si humilité (eau) et amour (feu) s'unissaient dans notre coeur pour former un coeur de chair.

Je pense que toutes les crises spirituelles au cours de l'histoire, les tristesses, les duretés, viennent de chrétiens qui rêvaient de perfection non en ce sens là mais dans le sens des Pharisiens...

_________________
Arnaud
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La vie peut être une fête
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