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 Benoît XVI, le Vatican et la Chine

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Philippe Fabry
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MessageSujet: Benoît XVI, le Vatican et la Chine   Ven 08 Mar 2013, 12:25

Dans cet article tiré du site Aleteia, le cardinal Zen dénonce le comportement de la Curie qui n'aurait pas soutenu le pape dans son effort pour encourager l'église en Chine. Une question qui pourrait peser dans la balance du conclave ? Et s'il nous fallait un Wojtyla asiatique ?

Citation :
Cardinal Zen : « La grande ouverture du pape tenue en échec par le Vatican et Pékin »
07 mars 2013

Que deviennent les catholiques de Chine ?

Par le cardinal Joseph Zen
Asianews


Benoît XVI a posé des gestes importants vers la Chine et son Eglise. Mais le gouvernement de Pékin revendique encore aujourd’hui le pouvoir ultime sur les fidèles et les évêques. Les dicastères du Vatican, du fait de leur souci permanent du compromis, n’ont pas suffisamment soutenu la ligne du pape, faite de courage, de vérité et d’ouverture. Le Parti est au bord de l’effondrement en raison d’une corruption généralisée. L’Eglise de Chine survit grâce aux nombreux fidèles, prêts à accepter la souffrance, mais ne voulant pas abandonner la foi. Le prochain pape devra repartir de la Lettre du pape Benoît XVI aux catholiques chinois.

« Benoît XVI est un grand pape, un homme amoureux de la vérité. Pour lui, Dieu est la Vérité, et l’homme ne peut pas vivre sans la vérité. Malheureusement, encore aujourd’hui, la vérité n’est pas « à la mode », et ce qui domine réellement est ce que Benoît XVI a qualifié de « la dictature du relativisme ». Mais il a toujours tenu la barre pour garder le cap selon la vérité. C’est sa contribution à la culture mondiale, et aussi à la Chine. Il faut dire que ce pape a fait pour la Chine ce qu’il n’a fait pour aucun autre pays: à aucune autre Eglise particulière il n’a écrit une lettre spécifique, aucun pays n’a été doté d’une commission spéciale qui lui soit dédiée, composée d’une trentaine de membres, issue des deux plus importants dicastères du Saint-Siège. Nous devons lui en être profondément reconnaissants.

Malheureusement, je dois ajouter qu’il a été souvent une voix isolée criant dans le désert. Je l’ai dit et je le répète : son travail a été ruiné par d’autres qui sont proches de lui, qui ne suivaient pas sa ligne. Je n’ai pas ici à juger les consciences : il est probable que ces conseillers pensaient qu’il n’était pas convenablement informé de la situation, qu’il n’était pas en mesure de suivre la bonne stratégie. Quoi qu’il en soit, ces gens-là n’ont pas respecté les lignes directrices que Benoît XVI avait pourtant définies de manière claire pour l’Eglise de Chine.

Quand je dis « d’autres », j’entends des responsables du Vatican, mais aussi des gens de l’extérieur qui, sans le soutien du Saint-Siège, n’auraient pas fait autant de dégâts. Une situation très désagréable, même si elle est révélatrice d’un autre aspect de la personnalité de Benoît XVI : quand il s’agit de la vérité, il se montre absolument inébranlable, tout en étant très respectueux des gens autour de lui, très – peut-être trop – poli : un homme doux, qui n’utilise jamais la force.

Ce n’est pas là une faiblesse, c’est le revers d’une de ses grandes qualités: la gentillesse, le respect, la compassion, tout le contraire du portrait qu’on fait souvent de lui (le « conservateur », le « panzer », l’« inquisiteur », etc.).

Moi aussi, parfois, dans mon impatience, je le trouvais trop déférent. Ces dernières années, j’insistais sur ce point parce que les gens en Chine sont très simples et ils identifient facilement le Saint-Siège au pape. Or il faut bien dire que beaucoup de ce qui a été fait en Chine n’est pas toujours imputable au Saint-Père.


Le Vatican et le compromis à tout prix
Quelle influence ont eu la Lettre et la Commission sur l’Eglise en Chine ?

La Lettre est, encore aujourd’hui, d’une très grande importance: tout d’abord, il s’agit d’un document, donc destiné à rester, et auquel on peut se référer plus tard. J’espère que le nouveau pape repartira de cette Lettre. Elle est rédigée par Benoît XVI, avec la participation de nombreuses personnes. Elle a montré sa clarté dans la vérité, et aussi sa bienveillance et sa gentillesse. Il y a un équilibre parfait entre simplicité et ouverture d’esprit. Cet équilibre a été perturbé par une manipulation dans la traduction chinoise et une interprétation tendancieuse.

En ce qui concerne la Commission, je pense qu’on a laissé passer une immense opportunité. Comment est-il possible qu’une assemblée de 30 personnes, lors d’une réunion plénière annuelle de trois jours, ait été ainsi contrecarrée ? Un examen de conscience s’impose si l’on veut vraiment comprendre pourquoi cet organisme ne fonctionne pas… cela signifie que quelque chose ne fonctionne pas au sein du Saint-Siège.

Une étude sérieuse est nécessaire pour faire en sorte que cette commission fonctionne efficacement. Bien sûr, elle est consultative par nature, et le pape a le dernier mot, mais la commission doit alors appliquer la décision ! Parfois j’ai eu l’impression que les chefs de service conseillaient directement le pape sur la politique à suivre et les gestes à poser, contournant ainsi l’avis précieux, parfois unanime, de la commission.

A mon avis, dès le début, la stratégie suivie était mauvaise: la stratégie du compromis à tout prix avec Pékin.

Une fois, me trouvant en tête à tête avec le Saint-Père, je lui ai dit qu’il était en train de suivre la voie du compromis jusqu’au bout. Il m’a repris: « Eh bien, peut-être pas tout à fait jusqu’au bout, c’est une question de degrés. » Parfois, pourrait-on dire, il allait trop loin, cédait sous la pression, pensant que c’était la seule façon pour l’Eglise de Chine de survivre. Ainsi, au lieu d’encourager une attitude de fermeté, c’est la soumission qui était encouragée. Bien sûr, les évêques en Chine se trouvent face à un mur et subissent de fortes pressions, mais nous qui pouvons parler librement, nous devons dire les choses vraies, en encourageant les témoins de la foi.

Le pape lui-même, confronté aux évènements en Chine, a toujours appelé au « courage ». En revanche, son entourage parlait de « compassion », de « compréhension », de « patience », en allant trop loin et en cédant du terrain bien au-delà des limites acceptables, contre le consensus de la majorité de la commission.

La compassion est nécessaire, mais le respect de la vérité et de la doctrine de la foi catholique l’est aussi. Quant à la vérité, nous pouvons fonder notre conclusion sur les informations que nous recevons de nombreux fidèles et prêtres de Chine, la pars potior, la meilleure partie de l’Eglise en Chine, qui n’appartient ni aux franges radicales ni aux franges libérales. Les fidèles, qui ont gardé le sens de l’Eglise – pas seulement les fidèles de l’Eglise clandestine, mais aussi ceux de l’Eglise officielle - souffrent profondément de cette attitude du compromis. Il serait intéressant de traduire toutes les plaintes que les chrétiens de Chine publient sur internet, un peuple qui s’indigne des ambiguïtés dominant les évêques et les opportunistes.

Nous sommes confrontés à un ennemi qui porte préjudice non seulement à l’Eglise, mais aussi à la Chine, notre patrie. Ce sont des représentants du gouvernement et des personnalités ecclésiastiques qui poursuivent leurs propres intérêts de façon indécente, asservissant les évêques de l’Eglise officielle par d’énormes pressions; les menant par le bout du nez ; les obligeant à participer à des consécrations illicites d’évêques, nouant des alliances avec les pires éléments. Je soupçonne fortement que si, un jour, les dirigeants suprêmes de la Chine décident de regarder de plus près le travail de leurs représentants, ils découvriront des horreurs et des atrocités, difficiles à ignorer.


Les témoins sont plus forts que les opportunistes
Quel espoir y a-t-il pour l’Eglise en Chine ?

Il y a quelques jours, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Hong Lei, a donné un « conseil » au futur pape, comme quoi le Vatican « ne devait pas s’ingérer dans les affaires intérieures de la Chine » et devait rompre ses relations avec Taiwan. Pour moi, le Saint-Siège doit ignorer ces clichés et slogans que la Chine lance depuis des décennies. Se cacher derrière ces déclarations est une honte, car les dirigeants chinois eux-mêmes sont responsables au premier chef d’avoir détruit le dialogue et la confiance. Pas seulement dans le passé, mais récemment aussi. Il faut toujours qu’ils aient le dernier mot, et quand le Saint-Siège ne peut plus se plier à de nouveaux compromis, ils passent à l’intimidation. Il est temps pour les dirigeants chinois de montrer un minimum de sincérité. Hélas, encore maintenant, il y a des gens parmi nous qui nourrissent des illusions, disant que peut-être, avec les nouveaux dirigeants – qui auront le pouvoir en mars - il y aura de nouvelles possibilités.

Bien sûr, nous devons nous accrocher à un petit peu d’optimisme. Lorsque, comme maintenant, de nouveaux dirigeants s’apprêtent à prendre les rênes, il faut leur donner une chance, mais nous devons aussi être réalistes, et dénoncer à ces dirigeants une situation vraiment horrible.

Quant à moi, plus je vois le nouveau chef, XI Jinping, plus je commence à perdre espoir. Lors de sa visite à Guangdong dans le sud, il a déclaré qu’il fallait empêcher ce qui s’est passé en Russie : en donnant même un peu, vous risquez de perdre le pouvoir que vous avez gagné. Cela signifie qu’il pense toujours en termes de dictature du parti. En revanche, à Pékin, il réprimande ses plus proches collaborateurs, les avertissant que s’ils ne sont pas honnêtes et ne changent pas, ne rejettent pas la corruption, ils pourraient perdre le pouvoir. Cela signifie qu’il est hanté par la perpétuation de la mainmise du parti sur le pouvoir. Selon moi c’est impossible : le parti est aujourd’hui tellement corrompu que, sans la participation du peuple, il ne pourra pas se purifier. Sans un minimum de démocratie, il est impossible pour le Parti de guérir.

Il en est de même dans l’Eglise officielle, en particulier parmi ses dirigeants. Mais j’ai une grande confiance dans le peuple et les prêtres : bien qu’ils soient désorientés –sous la direction d’évêques indignes de ce nom – ils acceptent de souffrir, d’aller en prison pour la foi et continuent d’évangéliser. Selon moi, ce sont eux qui préservent la foi en Chine.

Il y a des prêtres qui sont arrêtés, interrogés, frappés, torturés, emprisonnés pendant des jours, mais qui ne renoncent pas à leur foi et à leur amour pour le Saint-Père ; nombreux sont les prêtres qui n’accepteront pas les ordinations illégales ; il y a le cas de Mgr Ma Daqin, l’évêque auxiliaire de Shanghai qui, après avoir décidé de quitter l’Association patriotique, a été mis en résidence surveillée. Hélas, même dans son cas, le Saint-Siège a été trop prudent, il n’a pas mis tout son poids dans la balance pour soutenir ce choix, optant pour une politique de prudence et de modération.

Et nous avons perdu une opportunité d’aider les autres évêques en Chine: alors que Mgr Ma est privé de liberté, ils – en particulier les dirigeants de la soi-disant Conférence des évêques chinois – se font trimballer dans des voitures bleues aux frais du Parti, mangent et boivent dans des festins, et en contrepartie de leur obéissance au Parti, font des gestes contre le pape.

La commission des évêques qui a condamné Ma Daqin était présidée par le directeur de l’administration sociale du bureau des Affaires religieuses, Wang Zuoan. Le même homme qui a peur de prendre des décisions et préfère se cacher derrière l’Eglise et les évêques, en les utilisant comme des marionnettes. En fait, et c’est une source de vraie douleur, à travers lui, un parti athée gère la vie de l’Eglise et de toutes les religions.

http://www.aleteia.org/fr/religion/documents/benoit-xvi-le-vatican-et-la-chine-294001

_________________
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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Benoît XVI, le Vatican et la Chine   Ven 08 Mar 2013, 16:12

Citation :
Cardinal Zen : « La situation en Chine s’est détériorée du fait du souci permanent du compromis de certains à Rome »

À l’approche du 24 mai, journée de prière pour l’Église en Chine, l’agence Églises d’Asie a rencontré le cardinal Joseph Zen Ze-kiun, évêque émérite de Hong Kong, de passage à Paris. Il se livre à une virulente attaque de la politique de Rome à l’encontre de l’Église en Chine depuis 2007.

Peut-on identifier à l’Église primitive persécutée à l’Église catholique en Chine aujourd’hui ?

Cardinal Joseph Zen : Oui, c’est plus qu’évident. La persécution se fait même de plus en plus réelle et concrète. Il n’y a sur ce point aucune amélioration de la part du gouvernement. Ils recourent à des méthodes d’autant plus dangereuses qu’elles sont plus adroites, car ils ne font pas que menacer les personnes, ils les induisent en tentation. Ils ne veulent pas faire des martyrs, ils veulent produire des renégats.

Pour l’Église, c’est donc bien pire. Ils ont les moyens de tenter les personnes, qu’elles soient bonnes, timides ou faibles, et de les amener à leur obéir. Ces moyens sont l’argent bien sûr, mais aussi le prestige, les honneurs ou une position dans la société. Face à cela, le Saint-Père a institué la journée de prière du 24 mai ; c’est un fait unique et inédit qui dit bien à quel point le souci de l’Église en Chine habite le pape Benoît XVI.

Sur les blogs tenus par des catholiques en Chine, on a pu lire que la Commission pour l’Église en Chine qui se réunit désormais tous les ans au Vatican depuis 2007, ne pouvait pas vraiment comprendre la situation, étant donné qu’aucun de ses membres ne venait du continent chinois. Que répondriez-vous à ces blogueurs ?

(…) Les membres de la Commission vaticane pour l’Église en Chine connaissent parfaitement la situation de l’Église en Chine. Ils vont en Chine, ils y ont des contacts, ils suivent la situation depuis des années, des décennies même. La commission est donc parfaitement informée. La difficulté n’est pas là. Elle est plutôt dans le fait que cette commission n’est que consultative. Ses membres n’ont pour seul pouvoir que celui de la parole et d’apporter leurs conseils au Saint-Siège. C’est le Vatican qui a le pouvoir d’agir.

Vous dites que la Commission vaticane pour l’Église en Chine est importante mais qu’elle n’est pas en mesure de décider des actions concrètes. Que voulez-vous dire ?

Cette commission est effectivement très importante. (…) Mais l’organisation du Saint-Siège fait que la voix d’une telle commission est seulement consultative. Nous donnons notre opinion et celle-ci est transmise au Saint-Père. L’exécution des décisions ressort des dicastères romains et, dans le cas présent, de la Congrégation pour l’évangélisation des peuples. Si nos conseils ne sont pas suivis d’effets, alors nos conseils sont inutiles.

Dites-vous que les conseils donnés par la commission ne sont pas suivis ?

Oui. Je suis au regret de dire que parfois seuls les conseils d’un expert ont été suivis tandis que les autres ont été ignorés. L’objet de mon propos n’est pas ici de personnaliser une polémique qui est sur la place publique depuis longtemps déjà. Tout le monde sait qu’à plusieurs reprises, j’ai pris position contre les vues défendues par le P. Jeroom Heyndrickx. Ses idées tout comme l’interprétation qu’il donne de la lettre de 2007 du pape Benoît XVI sont mal situées.

Le problème est que la Congrégation pour l’évangélisation des peuples a durant des années écouté le P. Heyndrickx et lui seul. Avec la nomination par Benoît XVI d’un nouveau préfet, en la personne du cardinal Fernando Filoni, et d’un nouveau secrétaire, en la personne de Mgr Savio Hon Tai-fai, les choses pourront peut-être changer.

Quels changements escomptez-vous ?

Encore une fois, nul besoin de personnaliser ce dossier. Il ne s’agit pas de juger les personnes mais de jauger à partir de quels critères l’on fonde une politique. Aujourd’hui, depuis 2007, les critères sont clairs : ils ont été posés par la lettre du Saint-Père aux catholiques de Chine. La lettre est claire, elle est publique et elle est disponible en différentes langues. Tout le monde peut donc s’y référer. Or j’estime que la Congrégation pour l’évangélisation des peuples et le P. Heyndrickx n’ont pas respecté cette lettre en en donnant une interprétation biaisée.

La lettre du pape est un modèle d’équilibre entre les principes de l’Église, de l’Église une, sainte, catholique et apostolique, et un nécessaire souci pastoral envers les personnes qui ont commis des erreurs, et même envers le gouvernement chinois. Mais la netteté des propos du pape n’est pas appréciée par tous dans l’Église où les héritiers de ce qu’on a appelé à l’Ostpolitik sont toujours présents. Pour ces héritiers, le maître mot est le « compromis ».

Aujourd’hui, où en sommes-nous précisément ?

En comparaison de 2007, la situation s’est détériorée du fait justement de ce souci permanent du compromis. Un exemple : à l’approche de la Huitième Assemblée nationale des représentants catholiques, la Commission vaticane pour l’Église en Chine avait obtenu que le communiqué qui rend compte de ses travaux soit particulièrement clair, dans le sens il était dit aux évêques de Chine que leur participation à cette Huitième Assemblée n’était pas possible. Le gouvernement chinois avait déjà par deux fois repoussé la tenue de cette assemblée. On pouvait donc espérer que les évêques réagiraient et auraient le courage de ne pas céder aux pressions de Pékin.

Bien sûr, on ne pouvait sans doute pas espérer un retournement complet de situation, mais il était envisageable que l’on assiste à cette occasion au début de quelque chose de nouveau, à un sursaut de fidélité à Rome des évêques « officiels ». Au moins une partie d’entre eux aurait refusé les pressions de Pékin.

La difficulté est que des instructions, sinon contradictoires du moins accommodantes, ont été données depuis Rome. Concrètement, des évêques chinois ont approché le Saint-Siège pour demander ce qu’ils devaient faire, ils ont argué du fait que leur situation était difficile et délicate, et il leur a été répondu : « Nous comprenons, nous comprenons. » Il a sans doute suffi d’un seul évêque à qui une telle réponse a été faite. En Chine, les choses se savent vite. Le gouvernement l’a donc su et il s’est engouffré dans la faille pour mener à bien cette Huitième Assemblée, sachant qu’à Rome, « ils comprendraient ».

Si seulement le Saint-Siège avait alors exprimé une seule voix, disant aux évêques chinois que, quelle que soit la difficulté de leur situation et les pressions qu’ils subissaient, ils ne devaient pas prendre part à cette assemblée, les choses se seraient passées différemment et le gouvernement n’aurait sans doute pas osé pousser son avantage. (…)

http://www.la-croix.com/Religion/Urbi-Orbi/Monde/Cardinal-Zen-La-situation-en-Chine-s-est-deterioree-du-fait-du-souci-permanent-du-compromis-de-certains-a-Rome-_NP_-2012-05-23-809834

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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Benoît XVI, le Vatican et la Chine   Ven 08 Mar 2013, 16:14

Si même Zen s'énerve...

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MessageSujet: Re: Benoît XVI, le Vatican et la Chine   Ven 08 Mar 2013, 23:15

Je pensais que ce sujet intéresserait beaucoup de monde, visiblement je me suis trompé.

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AntoineG



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MessageSujet: Re: Benoît XVI, le Vatican et la Chine   Ven 08 Mar 2013, 23:40

Cher Philippe,

ne soyez pas déçu absence de réaction visible ne signifie pas indifférence. J'ai lu avec grand intérêt - mais pas de commentaire sur une situation que j'ignore trop.

Un peu de tristesse car j'imagine les sacrifices inouïs des pretres et éveques fidèles au pape; savoir qu'ils ont manqué de soutien est affligeant.

Autre sujet d'affliction : le pape est si peu obéi ! A la Curie, comme dans bien des évêchés et paroisses...

Personnellement j'en ai vraiment assez des évêques et prêtres qui n'en ont rien à faire de ce que souhaite et demande le pape, de ce que s'épuise à enseigner le magistère.


- Le pape écrit son souhait d'une réconciliation avec les traditionalistes et édicte des règles pour faciliter la messe selon la forme extraordinaire. Voyez-vous les évêques se précipiter pour relayer le souhait du pape, expliquer cela à leurs prêtres ? Non point, la plupart font la sourde oreille et suivent une autre ligne. Je précise que je ne suis pas demandeur à titre personnel de cette forme mais je suis choqué du peu de cas que l'on fait de la volonté du pape.

- Le pape souhaite une politique vis à vis de la Chine. La Curie en applique une autre.

- Le pape explique sa préoccupation au sujet de la liturgie et demande que chaque évêque travaille à une meilleure connaissance et application des normes. Sur le terrain, sauf exceptions, rien ne bouge...

- (...) la liste est longue comme un annuaire...

Alors Messeigneurs les évêques et messieurs les abbés, si les orientations du pape ne vous concernent pas, ne vous prétendez pas catholiques renoncez aux honneurs et aux avantages et devenez protestants ou autre mais cessez cette hypocrisie insupportable !

A défaut d'aimer sincèrement le pape et l'enseignement de l'Eglise, au moins obéissez !

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Chrysostome



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MessageSujet: Re: Benoît XVI, le Vatican et la Chine   Ven 08 Mar 2013, 23:42

L'Église de Chine vit des moments difficiles mais ça ne durera pas éternellement, tout comme la Rome impériale qui envoyait les chrétiens aux lions. :lion:

Voilà, tu peux dire qu'il y en a un qui s'intéresse à ton sujet. Laughing
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Chrysostome



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MessageSujet: Re: Benoît XVI, le Vatican et la Chine   Ven 08 Mar 2013, 23:43

AntoineG a écrit:
Cher Philippe,

ne soyez pas déçu absence de réaction visible ne signifie pas indifférence. J'ai lu avec grand intérêt - mais pas de commentaire sur une situation que j'ignore trop.

Un peu de tristesse car j'imagine les sacrifices inouïs des pretres et éveques fidèles au pape; savoir qu'ils ont manqué de soutien est affligeant.

Autre sujet d'affliction : le pape est si peu obéi ! A la Curie, comme dans bien des évêchés et paroisses...

Personnellement j'en ai vraiment assez des évêques et prêtres qui n'en ont rien à faire de ce que souhaite et demande le pape, de ce que s'épuise à enseigner le magistère.


- Le pape écrit son souhait d'une réconciliation avec les traditionalistes et édicte des règles pour faciliter la messe selon la forme extraordinaire. Voyez-vous les évêques se précipiter pour relayer le souhait du pape, expliquer cela à leurs prêtres ? Non point, la plupart font la sourde oreille et suivent une autre ligne. Je précise que je ne suis pas demandeur à titre personnel de cette forme mais je suis choqué du peu de cas que l'on fait de la volonté du pape.

- Le pape souhaite une politique vis à vis de la Chine. La Curie en applique une autre.

- Le pape explique sa préoccupation au sujet de la liturgie et demande que chaque évêque travaille à une meilleure connaissance et application des normes. Sur le terrain, sauf exceptions, rien ne bouge...

- (...) la liste est longue comme un annuaire...

Alors Messeigneurs les évêques et messieurs les abbés, si les orientations du pape ne vous concernent pas, ne vous prétendez pas catholiques renoncez aux honneurs et aux avantages et devenez protestants ou autre mais cessez cette hypocrisie insupportable !

A défaut d'aimer sincèrement le pape et l'enseignement de l'Eglise, au moins obéissez !


salut
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RFCD



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MessageSujet: Re: Benoît XVI, le Vatican et la Chine   Sam 09 Mar 2013, 00:10

Bonsoir Philippe,

Je vous mets le lien du blog de Sandro Magister, grand spécialiste de la géopolitique du Vatican et profond admirateur de Benoit XVI.

Vous y trouverez plein d'articles sur l'Eglise de Chine et les difficultés du Saint Père à s'être fait écouter par la Secrétairie d'Etat, etc..

http://chiesa.espresso.repubblica.it/?fr=y

Dans la page d'accueil, sur la gauche, sous Focus allez à la rubrique Chine.

RFCD







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Benoît XVI, le Vatican et la Chine
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