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 Pravda en action

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Laurent
Invité



MessageSujet: Re: Pravda en action   Mar 12 Sep 2006, 01:32

Citation :
L'islamocorrect ou la soumission des esprits

LSA Oulahbib le 12/09/2006

La culpabilité règne, puisque les malheurs du monde ont pour cause l'Occident en général, les USA en particulier.

Toutes les guerres ayant eu pour cause l'Occident en général, les USA en particulier, normal qu'ils "payent", Iran, Vietnam, Chili, vingt ans auparavant, peu importe car en 2001, 2006, 2050, les générations futures verront le sang de supposés innocents retomber sur leurs têtes suite aux actes supposés coupables de leurs ancêtres ; ainsi 3000 personnes payeront en 2001 ce qui se serait passé cinquante, quarante, trente ans auparavant, voilà l'ultime justification d'un 11 septembre qui vient en miroir d'un autre 11 septembre celui du coup d'Etat au Chili, tandis que les dizaines de millions de morts en URSS, en Chine, les millions au Cambodge, en Irak, les centaines de milliers en Algérie, Rwanda,passeront pratiquement comme une lettre à la poste, pas de mouvement terroriste mondial cherchant à les venger en tuant quelques dizaines d'années après quelques milliers de russes, chinois, cambodgiens, algériens...nothing, niet.

Et tout le monde accepte, via des médias surexcités contre Bush et Blair. Tout le monde accepte les raccourcis, les amalgames, les procès en sorcellerie, la preuve ? Des dizaines de milliers de gens au Darfour sont en train de mourir sous nos yeux, et aucune pleureuse ne vient réclamer une force réelle d'interposition, la même qu'au Liban s'iou plait ! mais non ! vous n'y êtes pas, le darfour, zéro pointé en matière d'émotionométrie, rien, puisque tout désormais doit tourner autour du refus islamique de concevoir une coexistence pacifique avec Israël et ce dès 1947 ! c'est-à-dire bien avant les réfugiés de 1948, la guerre de 1967 etc ; dès cette date pourtant le refus s'installe fermement, se nourrit de souffrance et de morts, répand par là son refus de tout ce qui n'est pas lui ; même si, pendant un temps, ce refus avait des doutes ; aujourd'hui il n'a que des certitudes, telle celle de refuser au vent et au regard de jouer avec les chevelures ondoyantes des femmes.

Mais, chut ! penser cela fera de vous un islamophobe, eh oui, une maladie, assez grave pour que de braves députés français de l'UMP semblent la dénicher dans la moindre caricature, bientôt la moindre critique, comme au temps du vol lourd des corbeaux sur la plaine, ce qui fera de vous un décapité en sursis, préparez-vous, vous voilà en dysfonction n°6 !

Ce qui est là renverser en l'accentuant cette fantastique façon de penser qui s'est emparée dorénavant de l'analyse des choses en stipulant que si un islamiste met une bombe c'est bien parce qu'il souffre et non parce qu'il veut terroriser pour que l'on se soumette à lui... non !!! vous n'y êtes pas, il lutte pour vous, il agit pour vous, comme au tout début, lorsqu'il était accueilli avec des fleurs et du miel, mais oui, et, attention, il se sentira mal aimé si vous ne le laissez pas faire ce qu'il veut, c'est tout ; et ne pensez surtout pas qu'il en a à votre mode de vie, sous peine de vous voir catalogué de "malade". Comme cette paire d'idiots, les deux B, qui pensent que les maîtres d'oeuvre du 11 septembre n'étaient pas des désespérés en dysfonction et en attente d'une formation (ou d'un CNE), mais des êtres humains pleinement maîtres de leurs moyens, de leurs neurones, et qui veulent simplement dominer le monde, c'est tout, quel mal y-a-t-il à cela, en plus c'est écrit, prévu.

Ce matin, sur France Info, le patron de la DST aurait dit que plusieurs centaines de terroristes avaient été arrêtés sur le territoire national. Pourquoi ? La France n'est pas en Irak, a condamné l'attaque "disproportionnée" d'Israël, soutient mordicus les Palestiniens, alors ?... La France a voté la loi sur les signes ostensibles, la France est en Afghanistan. La France soutient les généraux en Algérie. C'est que la France est indépendante. Voilà le hic. La France n'est pas soumis (encore) à la Charia, voilà la preuve patente de son islamophobie... Alors qu'il conviendrait de se repentir, mais oui, regardez l'état de la planète, la mondialisation, tout cela l'islam saura le régler, aussi efficacement qu'il l'a fait partout où il est aux affaires, regardez en Arabie Saoudite, en Iran, en Somalie maintenant, même Chavez vient en Syrie pour apprendre comment on fait pour devenir président à vie : il suffit de se dire lieutenant de Dieu, voilà tout. Et de traiter de fou celui qui dira le contraire...

http://www.resiliencetv.fr/modules/news/article.php?storyid=1216
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Laurent
Invité



MessageSujet: Re: Pravda en action   Mer 13 Sep 2006, 17:30

Citation :
Procès Al-Durah : état d’esprit de la France du début du XXIe siècle

13/09/2006

Le 14 septembre s’ouvrira le premier des trois procès en diffamation, intentés par France 2 et son correspondant permanent en Israël, Charles Enderlin, à l’encontre de trois personnes privées qui n’ont pas ménagé leurs critiques envers la chaîne de télévision nationale française et son journaliste, pour leur couverture médiatique, qu’ils estiment partisane, voire mensongère, de cette affaire. L’analyse que nous vous présentons ci-après est due à un professeur américain de sociologie, de l’université de Boston. Médiéviste et spécialiste des mouvements millénaristes et apocalyptiques, ce chercheur distingué (il est titulaire d’un doctorat de l’université de Princeton) n’a pas cru galvauder son savoir en documentant, de manière approfondie et extrêmement technique, ce qui est devenu "l’affaire Al-Durah". À la différence de bien d’autres analystes, le professeur Landes ne cultive pas l’anathème, ni ne recourt aux "J’accuse" ou aux lettres enflammées pour dénoncer la couverture médiatique du phénomène Al-Durah, qui a pris, ces dernières années, la tournure d’une version islamique des accusations de crimes de sang, prétendument perpétrés par des Juifs (blood libels). Il s’est fait, au contraire, une spécialité de l’analyse rigoureuse de ce cas particulier, qu’il considère comme emblématique et révélateur de la haine antijuive, aussi irrédentiste qu’endémique, qui n’est pas, tant s’en faut, l’apanage exclusif des islamistes fanatiques, mais sourd également dans l’inconscient collectif de très nombreux Occidentaux. Nous recommandons la lecture intégrale de cette traduction réalisée par et pour notre site et nous invitons chacun, chacune à en faire connaître largement la teneur. Si les trois personnes mises en examen dans cette affaire sont condamnées, c’est la libre expression de TOUS LES JUIFS qui sera mise en péril. (Menahem Macina).

Article original : The Al Durah Trials: Portrait of French Culture at the Beginning of the 21st Century
par le professeur Richard Landes *


Trois procès se dérouleront à Paris cet automne au Palais de Justice de l’île de la Cité autour de l’affaire Al-Durah.

J’assurerai personnellement, pour ce blog, la couverture de ces trois procès, et j’encourage chacun à suivre de près leur déroulement car ces procès - leurs problématiques, les mécanismes judiciaires, les réactions de l’opinion - nous en apprendront beaucoup sur la société française à l’aube du XXI e siècle. Pour cela, je m’efforcerai de publier quotidiennement ce qui ressortira des débats, les enjeux et les tendances qui apparaîtront. Ce premier article est un résumé de l’ensemble des procédures.


Introduction

À partir du 14 septembre 2006 se tiendront successivement les trois procès de plusieurs citoyens français qui ont publiquement critiqué, sur des sites Internet, la couverture de l’affaire Mohammed Al-Durah par la chaîne publique France 2. Ces actions ont toutes été intentées au titre de la loi de 1881 sur la liberté de la presse, qui protège les individus, groupes et religions des accusations diffamatoires qui « portent atteinte à l’honneur ou à la considération » des individus ou institutions concernées en l’occurrence, France 2 ou Charles Enderlin.


Les déclarations à l’origine de ces poursuites sont modérées au regard des normes américaines :


« Venez manifester contre l’énorme manipulation de France 2… »
« Charles Enderlin a commis de graves fautes professionnelles… »
« de graves présomptions de désinformation planent sur cette affaire… »
« l’obstination de France 2 [à refuser l’ouverture d’une enquête] est une brutale et inacceptable obstruction à la recherche de la vérité et à sa manifestation. »
Cependant, beaucoup de ceux que j’ai consultés sur ce dossier pensent que France 2 gagnera. « La justice française n’est pas la justice américaine, m’a rappelé un Français, c’est joué d’avance. »


Ces audiences sont toutes convoquées devant la dix-septième chambre correctionnelle du Tribunal de Grande Instance de Paris. C’est une salle d’audience majestueuse du Palais de Justice, haut lieu de la justice française.


Les débats seront plutôt courts, deux à trois heures pour chaque procès, et les jugements devraient être rendus plusieurs semaines après.


Deux de ces procédures ont été initiées par France 2 et Charles Enderlin fin 2002, quand sont apparues les premières preuves de grave négligence ou de manipulation criminelle, entraînant des manifestations autour de l’affaire. Ces éléments de preuve étaient un court documentaire de l’agence Mena et le reportage, plus long, d’Esther Schapira Trois balles et un enfant mort. La troisième, mais qui sera jugée en premier, a débuté deux ans plus tard et concerne un article de Philippe Karsenty, sur son site de surveillance des médias, Media Ratings, dans lequel il affirme explicitement que le reportage Al-Durah est une mise en scène et que des têtes [à la direction de France 2] devraient tomber. Les poursuites ont été lancées à une époque où la version de France 2 était pratiquement admise par tous, y compris par les Juifs. En ce temps-là, France 2 pouvait compter sur un large soutien des autres journalistes. Les plaignants tentent de s’appuyer sur la loi de 1881, conçue pour empêcher les journalistes d’abuser de la liberté de la presse pour diffamer des personnes, pour réprimer la critique publique d’une négligence journalistique qui diffame tout un peuple.


Mais depuis, bien des choses ont changé. Le texte de Fallow dans Atlantic Monthly, de nombreux articles sur le Web et le billet de Nidra Poller dans Commentary ont ébranlé les milieux informés. Seuls ceux qui n’ont pas eu connaissance des éléments apparus adhèrent encore à la thèse 1 (le petit Mohammed tué délibérément par les Israéliens) même si la plupart des autres n’osent envisager la thèse 5 (mise en scène). De plus, les documents publiés sur le site Second Draft permettent à tout un chacun de se faire sa propre opinion, et le terme Pallywood s’est non seulement répandu, mais a encouragé un regard sceptique sur les efforts palestiniens et aujourd’hui libanais de produire de nouvelles images emblématiques de sympathie et de haine.


Mais cette évolution va bien plus loin, jusqu’à toucher la crème des médias français. En novembre 2005, le scandale a failli éclater quand deux journalistes indépendants, Daniel Leconte, d’Arte et Denis Jeanbar, de l’Express, ont visionné les rushes du caméraman palestinien Talal Abou Rahmeh, filmés dans la demi-heure précédant l’affaire. Leur embarras était palpable. Apparemment, Denis Jeanbar et Daniel Leconte ont été aussi surpris que je l’avais été [en découvrant ces rushes en octobre 2003], et ont exprimé leur sentiment sur ces mises en scène à répétition. Le patron d’Enderlin leur fit la même réponse qu’Enderlin m’avait faite : « Oh, ils font ça tout le temps. » À quoi Denis Jeanbar répondit « peut-être que vous, vous le savez, mais pas les téléspectateurs. »


Et ils ne le savent toujours pas. Les mécanismes qui préservent les médias d’avoir à admettre leur erreur dans cette affaire se sont déployés. Des gens influents n’ont pas ménagé leurs efforts pour détourner les deux journalistes indépendants du dossier. Si le public pouvait voir ces rushes, ce trouble privé pourrait se transformer en catastrophe fatale pour France 2.


En fin de compte, les enjeux ne résident pas dans les subtilités des méandres de la justice française, mais dans l’aptitude de la France à faire face aux défis du XXI e siècle. C’est une affaire Dreyfus à l’échelle internationale ; un succès ou un échec auront des conséquences mondiales.


Contexte de l’affaire
Le reportage sur la mort du jeune Mohammed Al-Durah a agi dans le monde arabo-islamique et, dans une moindre mesure, dans les milieux médiatiques et intellectuels de l’Occident, comme une accusation, renforcée par la puissance de l’image, de crime rituel. Un père assiste, impuissant, au meurtre de sang froid par les Israéliens, de son fils, pathétique et terrorisé. Les Israéliens tuent délibérément des enfants innocents et sans défense. En Occident, ce document a été perçu comme la preuve visible de la nocivité d’Israël et une cause bien compréhensible de la révolte d’un peuple coalisé en lutte pour son indépendance.


Presque aussitôt, dans toute l’Europe, des manifestations amalgamant extrême gauche et immigrés musulmans ont dénoncé la barbarie d’Israël. La véhémence de ces protestations répétées a souvent dégénéré en violences, en particulier contre les Juifs. L’Europe a maintenant sa "rue arabe", avec à la clef une vulnérabilité accrue de l’ordre public et un retour en force du discours antisémite.



Manifestation place de la République


Mais les faits ne concordent pas avec la thèse d’un crime israélien délibéré ni même avec celle d’une responsabilité accidentelle, et l’icône a opéré moins comme un appel à la libération de la Palestine qu’à une incitation au djihad mondial. Les Européens qui ont cru voir dans cette image l’occasion de relativiser la culpabilité de l’Holocauste ont en réalité, face à leurs populations musulmanes, agité le drapeau de la Guerre Sainte, qui pourtant les vise, en tant qu’infidèles, au moins autant que les Israéliens, et avalisé, ou tout au moins ignoré, les agressions de plus en plus inquiétantes contre les Juifs.


L’affaire Al-Durah est un récit aux multiples facettes, riche d’enseignements sur le cours dérangeant des choses en Europe et en Occident depuis l’an 2000. Elle met en jeu :
L’interprétation gauchiste erronée du conflit israélo-arabe comme une lutte d’indépendance du peuple palestinien plutôt que comme un théâtre du djihad mondial, qui amène les Européens à faire cause commune, contre eux-mêmes, avec les djihadistes.

La manière dont cette rhétorique pro-palestinienne a prolongé la "rue arabe" jusqu’en Europe et renforcé l’islamisme et le djihadisme dans le monde.

Le rôle des médias français et européens dans ce processus, et l’extraordinaire aveuglement du public français sur les questions de l’Eurabia et du djihad mondial.

Le sens profond de l’antisionisme dans la perception par les Européens de l’image Al-Durah, et comment cette affaire, véritable accusation moderne de crime rituel, a ouvert les vannes à la fois à l’antisémitisme islamique et à davantage d’antisionisme européen avoué.

La façon dont les dirigeants politiques français et européens ont ignoré la montée de l’antisémitisme chez eux, par des dénégations répétées.

le lien entre antisionisme et antiaméricanisme et l’étendue du ressentiment dans l’attitude de la France.

Les relations étroites entre les médias français, en particulier l’AFP, et la caste diplomatique du Quai d’Orsay.

Le fonctionnement de l’appareil judiciaire français, qui a encouragé la violence contre les Juifs par ses condamnations bénignes des propos et actes judéophobes, et qui maintenant est instrumenté pour faire taire toute critique.

Par-dessus tout, les péripéties de l’affaire Al-Durah en France depuis six ans illustrent douloureusement les dysfonctionnements de l’idéologie française et le mode d’action d’Eurabia. Dans les raisons et les conséquences du succès des productions pallywoodiennes auprès des responsables des médias, nous discernons à quel point l’Europe est devenue réceptive à l’islamisme agressif et au djihadisme. Les médias européens sont étonnamment crédules devant des reportages si manifestement malhonnêtes.

Si le public pouvait voir la vidéo Al-Durah en entier (les rushes de Talal Abou Rahmeh) je pense que sa réaction serait la surprise, et l’indignation contre les médias. La corrélation directe entre les manipulations de l’information et la popularité des thèses antisionistes deviendrait évidente Mais en l’absence de la vidéo complète, la complaisance avec laquelle les Européens ont "gobé" le meurtre du petit Mohammed par les Israéliens, a aidé à faire passer la supercherie.


Sur le même mode, les nouvelles épouvantables en provenance de Cana, au Liban, ont déclenché un appel horrifié à un cessez-le-feu immédiat. Les Occidentaux sont victimes de la manipulation des images par leurs ennemis, car leurs médias acceptent sans recul critique, sinon avec enthousiasme, ces images trompeuses et ces reportages bidonnés. Compte tenu de cette synergie entre malveillance islamiste et crédulité médiatique, comment l’opinion publique occidentale pourrait-elle prendre les décisions intelligentes ?


L’affaire Al-Durah symbolise la faillite des médias français qui ont bien du mal à être à la hauteur de leur code déontologique. Les conséquences de cette faute-là ont été catastrophiques à la fois pour les Israéliens, dont ils ont détruit la réputation, et pour les Palestiniens, entraînés par cette image dans une Intifada perdue. Des atteintes graves ont aussi été portées au tissu social des sociétés civiles de par le monde. Si des médias indépendants et responsables, et par conséquent raisonnablement pertinents, sont les yeux et les oreilles de la société civile, alors nous survolons en aveugles un terrain très dangereux. L’aptitude des juges français à défendre le droits des citoyens à critiquer le travail des médias et à rendre publiques ces critiques, à examiner impartialement les éléments de preuve qui leur sont présentés, et à comprendre les enjeux sous-jacents, c’est tout cela qui sera en jeu cet automne au Palais.


Beaucoup de choses, dans ce monde troublé, seront suspendues à leur balance. Plus les gens seront informés, plus les juges soupèseront leur verdict, et plus nous serons en droit d’espérer que la France tranchera dans le sens de la sagesse, qu’il s’agisse des médias ou de la loi. Et si les tribunaux de la République en venaient à condamner les accusés, tous ceux qui sont aujourd’hui attentifs sauraient quel crédit accorder à la société française, aujourd’hui et dans les années à venir.


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© Richard Landes * et The Augean Stables, pour la version originale.-------------------
* Richard Landes est médiéviste. Il enseigne au département d’histoire de l’Université de Boston. Il est spécialiste des origines de la société européenne au tournant du premier millénaire. Il a obtenu sa licence à l’Université de Harvard et son doctorat à l’Université de Princeton. Il a également étudié à l’Ecole Normale Supérieure de Paris. Le Docteur Landes a publié divers ouvrages, dont une Encyclopédie du Millénarisme et des Mouvements Millénaristes (Routledge 2000). Il achève actuellement un livre sur ce thème, intitulé Le Ciel sur la Terre : les Variétés d’Expériences Millénaristes (Cambridge University Press), dont le dernier chapitre traitera du Jihad mondial.
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Notes de la Rédaction de Debriefing.org
Lire, entre autres, sur debriefing.org :
Jihad, Apocalypse et antisémitisme, Richard Landes (interview)
Un dossier troublant : l’invention du meurtre de Mohamed A Dura…


Voir aussi notre dossier A-Dura - France2 (affaire), dans lequel figurent quelque 130 articles de divers auteurs exprimant des points de vues différents, voire antagonistes, à propos de cette affaire. Et, bien sûr, pour ceux qui maîtrisent bien la langue anglaise, consulter les deux sites du professeur Landes :
Second Draft et Augean Stables.
-------------------
Mis en ligne le 12 septembre 2006 sur le site debriefing.org

http://debriefing.org/19033.html

(nombreux liens dans l'article original Idea )
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Laurent
Invité



MessageSujet: Re: Pravda en action   Sam 16 Sep 2006, 15:42

Citation :
Les choix de France 5 en matière de ressources pédagogiques en ligne


La chaîne France 5 propose des ressources pédagogiques aux enseignants. Dans la sous catégorie "Histoire" à la rubrique "Civilisation et religions" neuf dossiers pédagogiques sont proposés:

- Des extraits vidéos du documentaire "Paroles d'étoiles" à utiliser en classe.

- Un dossier sur LA CIVILISATION ARABO-MUSULMANE et les personnages qui ont marqué l'histoire de cette civilisation.

- LES CARTES DU MONDE MUSULMAN

- LES 5 PILIERS DE L'ISLAM, un module pédagogique pour mieux comprendre les grands principes de la vie religieuse musulmane.

- LA MURAILLE DE CHINE

- "TOUS PAREILS LES CHINOIS ?" (Quatre activités interactives pour découvrir les ethnies qui peuplent la Chine)

- LE JEU DE L'ÉCRITURE CHINOISE (Qu'est ce qu'un pictogramme ? Qu'est ce qu'un idéogramme ? Des activités pédagogiques pour découvrir l'écriture chinoise)

- L'esclavage

- Islam et civilisation arabo-musulmane (site pédagogique pour comprendre l'islam et la civilisation arabo-musulmane)

Comme vous pouvez le constater, aucune ressource se rapportant au christianisme, aux cathédrales, aux grandes figures catholiques de l'Histoire de France, rien sur les grandes fêtes qui jalonnent notre calendrier, rien sur l'identité chrétienne de la France.

(Merci à Duvelay pour cette information)

http://voxgalliae.blogspot.com/2006/09/les-choix-de-france-5-en-matire-de.html
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Laurent
Invité



MessageSujet: Re: Pravda en action   Mer 20 Sep 2006, 22:34

Citation :
Al Durah: Guide pour les francophones

J’indique ici les liens à mes articles à propos de l’affaire al Durah (et surtout ce qui concerne les procès qui ont lieu à Paris cet automne).

http://www.theaugeanstables.com/2006/09/20/al-durah-guide-pour-les-francophones/

(via AJMCH Idea )
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Laurent
Invité



MessageSujet: Re: Pravda en action   Mar 21 Nov 2006, 00:13

Citation :
''Le Monde'' met l’hyper-proximité au service des tueurs nazislamistes (info # 011711/6)

Par Viviane Miles
Friday 17 November [10:03:00 UTC]

© Metula News Agency


Planificateur ? Voilà une bien curieuse profession, qui vient s’ajouter, dans le lexique des journalistes antisémites français, à celle d’ « activiste armé » !

Le quotidien Le Monde proposait, dans son édition informatique du 8 novembre, un reportage d’hyper-proximité, au cœur de Gaza, de Michel Bôle-Richard, ayant pour titre « Combattants palestiniens jusqu'à la mort ». Un reportage révélateur de la tendance anti-israélienne qui prévaut parmi nombre de journalistes dans les media français.

Suite : http://www.menapress.com/article.php?sid=1591
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Laurent
Invité



MessageSujet: Re: Pravda en action   Mer 22 Nov 2006, 18:10

Citation :
ALAIN GARRIGOU DENONCE LES MANIPULATIONS SONDAGIERES

Alain Garrigou, professeur de Sciences politiques à l'université de Paris X Nanterre, dresse un constat tragique sur l'état de notre démocratie. Dans son ouvrage L'ivresse des sondages (La Découverte, 2006), il met à nu les outils de la manipulation sondagière.

Alain Garrigou explique, entre autres, que le vote FN est très nettement sous-évalué tandis que "la gauche modérée" est un courant d'opinion largement gonflé dans les sondages. Pour Alain Garrigou il faudrait multiplier par un facteur 2,5 les scores obtenus par le FN dans les sondages pour s'approcher de la réalité. Il explique qu'il s'agit pour les commanditaires de sondages de faire dire aux sondés ce qu'ils veulent entendre...Pour Alain Carrigou, les sondages participent à la construction même des candidats ou à leur mise à l'écart. (suivez mon regard...) Dans ses analyses, le professeur va même plus loin et parle de "corruption sondagière" et de manipulation de l'opinion. Par exemple, sur le mariage homo: quand une revue gay commande un sondage, celui-ci est généralement beaucoup plus favorable au mariage homo que lorsque la même question est traitée dans un autre type de revue.

Voir la vidéo réalisée par marianne2007.fr.

http://voxgalliae.blogspot.com/2006/11/alain-garrigou-denonce-les.html
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Laurent
Invité



MessageSujet: Re: Pravda en action   Ven 16 Mar 2007, 21:58

Citation :
Médias : un ennemi invisible et intangible

En ligne mars 2007 | Ludovic Monnerat

L'un des aspects les plus étonnants de la guerre qui oppose les démocraties libérales aux fondamentalistes musulmans est le contraste dans l'exposition médiatique des belligérants, et notamment de leur situation matérielle comme immatérielle. Un phénomène dangereux qu'il est important de décrypter.

Suite : http://www.revuemilitairesuisse.ch/node/55
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Laurent
Invité



MessageSujet: Re: Pravda en action   Sam 17 Mar 2007, 13:19

Citation :
Un extraodinaire exemple de désinformation de l'AFP qui inverse exactement le sens d'un message de l'UNESCO

Sur la question des travaux de réparation à Jérusalem le 16 mars 2007

Rédaction d'Objectif-info:

L'agence gouvernementale française est connue pour sa diffusion de fausses nouvelles et d'informations tronquées. Ces déformations de l'information visent toutes à accuser Israël et à dédouaner le terrorisme palestinien et l'obscurantisme islamiste. Voici que sans vergogne, elles vient d'inverser le sens d'un communiqué de l'Unesco qui démonte implacablement les accusations faite à Israël à propos des travaux effectués à proximité des lieux saints de Jérusalem. Dans sa version, c'est Israël qui est désignée par l'UNESCO comme un fauteur de troubles, là où l'UNESCO constate la vanité des accusations arabes. Ce genre "d'information" a pour seul effet de mettre le feu aux poudres et d'alimenter le conflit. A qui obéit l'AFP ?

AFP Israël devrait cesser "immédiatement" les fouilles près d'al-Aqsa: Unesco

PARIS, 14 mars 2007 (AFP) - Israël devrait "cesser immédiatement" ses fouilles archéologiques contestées près de l'esplanade des mosquées à Jérusalem-est, et entamer des discussions avec "toutes les parties concernées", recommandent des experts de l'Unesco dans un rapport obtenu mercredi par l'AFP.

"Le gouvernement israélien devrait être invité à mettre immédiatement un terme aux fouilles archéologiques, étant donné que les fouilles entreprises ont été jugées suffisantes pour permettre d'évaluer l'état des structures de la rampe d'accès", écrivent les membres d'une mission technique de l'Unesco dépêchée à Jérusalem du 27 février au 2 mars.

Dans un communiqué, le directeur général de l'Unesco, Koïchiro Matsuura, a précisé avoir reçu le rapport et "soutenir" ses recommandations, qui seront officiellement présentées le 19 mars lors d'une réunion avec les représentants des pays membres.

Israël a entamé, début février, des travaux de réfection de la rampe d'accès à la porte des Maghrébins, une des entrées de l'esplanade des mosquées, accompagnés de fouilles archéologiques visant, officiellement, à obtenir des informations sur la stabilité de la structure nécessaires pour exécuter les travaux de consolidation.

Ces travaux ont été dénoncés dans le monde arabo-musulman comme une atteinte au troisième lieu saint de l'Islam.


UNESCO

Unesco : les travaux menés par Israël ne menacent pas la stabilité de l'esplanade du temple

New York, 14 Mars 2007

Les travaux menés par Israël à Jérusalem ne menacent pas la stabilité de l'esplanade du Temple et ne s'étendent pas sous les Mosquées, conclut l'UNESCO dans un rapport publié aujourd'hui, qui demande à Israël de les poursuivre en concertation avec les autorités arabes, le gouvernement jordanien et des experts internationaux.

La mission technique de l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) avait été constituée pour enquêter sur des travaux d'excavation lancés début février 2007 sous la responsabilité de l'Autorité des antiquités israéliennes, qui avait soulevé la préoccupation au niveau international, notamment dans les opinions publiques arabes.

Alors qu'Israël indiquait souhaiter explorer le terrain adjacent au mont du Temple, sur lequel sont construites les mosquées d'El-Aqsa et d'Omar, afin de reconstruire une passerelle qui s'était effondrée, les autorités musulmanes de la vieille ville de Jérusalem affirmaient que ces travaux remettaient en cause la stabilité de l'esplanade des Mosquées.

« Les travaux observés concernent des zones extérieures au Mur des lamentations [qui constitue le pan de mur occidental en contrebas de l'esplanade du Temple] et sont limitées à la surface de la passerelle et à son côté nord, là où le mur de soutien de l'accès s'était effondré en 2004 », affirme le rapport de l'UNESCO.

« La mission a noté qu'aucune excavation n'est menée à l'intérieur du mont du Temple (Haram es-Sharif) et que la nature des travaux ne peut être considérée, à ce stade, comme constituant une menace pour la stabilité du Mur des lamentations et pour la Mosquée El-Aqsa ».

La mission de l'UNESCO précise que « les travaux s'arrêtent à près de 10 mètres du Mur des lamentations et qu'ils sont menés à l'aide d'équipements légers, de pelles et de pioches, outre qu'ils sont supervisés et documentés selon les normes professionnelles ».

L'UNESCO note aussi que les travaux sont visibles sur Internet grâce à trois caméras.

En conclusion, la mission suggère qu'il soit demandé à Israël de « cesser immédiatement les travaux d'excavation » dans la mesure où ceux entrepris permettent déjà d'évaluer la structure de la passerelle.

Elle demande aussi au gouvernement israélien de « définir clairement le design de la passerelle » sans changer ses caractéristiques, et de « lancer immédiatement un processus de consultation avec toutes les parties concernées, notamment les autorités du Waqf [l'office des biens religieux musulmans] et de la Jordanie ».

Elle propose en dernier lieu que les travaux soient supervisés par une équipe internationale d'experts coordonnée par l'UNESCO.



http://www.objectif-info.fr/un-extraodinaire-exemple-de-dinformation-de-lafp-qui-inverse-exactement-le-sens-du-message-rapport.html

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Laurent
Invité



MessageSujet: Re: Pravda en action   Mar 01 Mai 2007, 11:21

Citation :
Les murs de Bagdad



Copie écran du site Le Monde.fr


Jusqu'où Le Monde ira-t-il dans son anti-américanisme et dans son soutien aux groupes terroristes ?

Le quotidien n'hésite plus, en effet, à appuyer sa critique tous azimuts de l'action américaine en Irak sur l'avis des groupes sunnites poseurs de bombes. Et cela ne le dérange visiblement pas.

L’article était en Une de l'édition Internet de ce samedi à 22h.

La technique est pitoyable. En caractères gras, une condamnation sans appel soulignant l'échec américain et plus discrètement, la source d’où il tirait son information.

Tout esprit normalement constitué déduirait que si Al-Qaïda critique ces murs, c'est que cela gêne l'action des kamikazes et que c'est donc positif pour la population irakienne. Tout esprit normalement constitué titrerait donc son article "Al-Qaïda n'aime pas les fortifications américaines à Bagdad".

Mais le journal du soir, au crépuscule de la pensée, n'a aucun scrupule à reprendre l'opinion d'Al Qaïda à son compte. Il n’est plus question de recul et a fortiori d’objectivité.

Bien sûr, les militants d'extrême gauche pro-terroristes détestent les frontières et les ouvrages défensifs en forme de mur, ce n'est une nouveauté pour personne.

Bien sûr, l'édification de ces murs en Irak est peut-être le signe avant-coureur d'une future partition de ce pays et présente de ce fait une perspective négative.

Le mur israélien a empêché suffisamment d'attentats pour déclencher l’ire de ces militants depuis longtemps. Mais est-ce une raison pour relayer, sans commentaires, l'opinion du terrorisme islamique ?

Le papier n'est pas signé à proprement parler, il apparaît avec la seule mention "lemonde.fr avec Afp" ...

Un grand label en vérité.

Patrick van Straaten © Primo, 22 avril 2007

http://www.primo-europe.org/selection.php?numdoc=Do-923951084
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Laurent
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MessageSujet: Re: Pravda en action   Dim 20 Mai 2007, 12:24

Agence Falsificatrice Pathétique

http://www.primo-europe.org/selection.php?numdoc=Me-18987978

Citation :
Les sous-titres d’I TELE

Mercredi 16 mai 2007, entre 20 h et 23 h sur I Télé.

Ce sont ces petites nouvelles brèves qui défilent en bas de l’écran. Un centimètre carré ne doit pas être perdu.

Ces sous-titres reviennent donc à intervalles réguliers et sont animés souvent par un jeune stagiaire sans aucun contrôle rédactionnel de la part de la chaîne. Le jeune, payé au lance-pierre, lit sur son écran les flashes des agences de presse, en extrait la substantifique moelle et les incorpore au texte défilant, entre les cours de la Bourse et les résultats du Championnat de foot de D2.

L’esprit CNN, en quelque sorte, le sérieux en moins !

Il est impensable d’imaginer que les journalistes, les vrais, soient informés de ce qui circule pendant qu’ils parlent.

Il n’est pas admissible d’envisager une seule seconde que la rédaction d’I Télé soit consultée pour la rédaction de ces sous-titres.

Sinon, comment expliquer ce qui vient de se passer sur I Télé ?

Suite : http://www.primo-europe.org/selection.php?numdoc=Ed-229915825

Citation :
Les bonnes vieilles habitudes sont toujours là.

Depuis quelques mois, les informations sur le conflit israélo-palestinien tournent principalement autour des questions de corruption et d’incompétence gouvernementale côté israélien et de luttes inter-palestiniennes côté palestinien.

Hier, sur les chaînes publiques, on a pu sentir un petit virage, mais les bonnes vieilles habitudes demeurent.

17 mai, 19h30, journal de France 3. Il est question d’une opération israélienne dans la bande de Gaza. Le commentaire rapporte les morts et les blessés sur fond de véhicule détruit.

On s’attend évidemment à une explication. Pourquoi cette opération israélienne ? Qu’est-ce qui a pu la motiver ?
Et puis il faut bien se rendre à l’évidence. Il n’y aura pas d’explication. Le message ainsi passé est simple : Israël intervient, tue, blesse, détruit comme ça, sans raison…

On ne saura pas que la voiture visée transportait des hommes armés du Hamas, organisation qui lance chaque jour des roquettes sur Israël. On ne saura pas que Sdérot, ville israélienne proche de la bande de Gaza, vit en permanence sous la menace des roquettes Qassam. Tout récemment, une femme a été gravement blessée par un de ces tirs, d’où l’action israélienne.

Sur le télétexte de France 2, toujours le 17 mai, le message est le même.

« Israël a enchaîné jeudi 4 raids aériens à Gaza. Le dernier en date a visé un véhicule tuant ses occupants. Ces attaques ont fait au moins 10 morts côté palestinien. A la suite de ces raids, le Hamas a menacé de reprendre les attentats suicides. Une quinzaine de blindés israéliens ont pénétré jeudi soir dans le nord de la bande de Gaza, selon des sources palestiniennes. »

Ici aussi, la même information tronquée, avec en plus une anticipation intéressante : s’il y a prochainement des attentats suicides, ce sera de la faute d’Israël…

Alors que le Hezbollah et le Hamas s’arment massivement depuis des mois, convaincus qu’ils sont de vaincre Israël par la force, il est hélas à prévoir que l’Etat hébreu va bientôt passer à nouveau, et abondamment dans de nombreux médias français, pour un Etat à la brutalité aveugle, quand il agira pour assurer sa sécurité.

Jean-Daniel Chevalier © Primo, 19 Mai 2007

http://www.primo-europe.org/index.php

Sarko, le changement Rolling Eyes
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Laurent
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MessageSujet: Re: Pravda en action   Sam 02 Juin 2007, 00:37

Citation :
Une indignation très sélective

Dans la mesure où Guantanamo ou Abu Ghraib ont fait et font l'objet de milliers de reportages et d'articles enflammés, comment expliquer que la découverte d'un centre de torture islamiste en Irak, avec la libération de 41 prisonniers, suscite aussi peu d'intérêt dans les médias traditionnels ? Plusieurs hypothèses peuvent venir à l'esprit, entre le refus de mettre en évidence une action positive de la coalition (de peur de donner un argument pour son intervention militaire), le rejet de toute information issue des forces armées américaines (alors que les informations issues de leurs ennemis sont régulièrement reprises), ou encore le désintérêt devant la énième horreur de la mouvance islamiste (que l'on ne peut justifier par une action de ses ennemis). Mais quoi qu'il en soit, l'indignation très sélective des médias comme des ONG trouve une application supplémentaire qui réduit encore un peu plus leur crédibilité et leur bienfondé. Un peu comme s'ils comprenaient de moins en moins le monde qui nous entoure, faute de disposer du référentiel nécessaire...

Notre époque est vraiment impitoyable avec les structures et les hiérarchies surannées.

http://www.ludovicmonnerat.com/archives/2007/06/une_indignation.html
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Laurent
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MessageSujet: Re: Pravda en action   Dim 03 Juin 2007, 11:23

Je relaye cet article de la Mena, posté hier sur Libertyvox :

Uncle a écrit:
Quand l'AFP se révèle être ce qu'elle est: un des instruments d'Eurabia... On y retrouve le doux nom de Roseline Bachelot, présidente de l'Association parlementaire euro-arabe de 1998 à 2002... et ministre de Sarkozy... Que le monde est petit... Rolling Eyes

http://www.menapress.com

Monumentale imposture de l’AFP
(info # 010206/7) – exclusif - [Réinformation]. Par Ilan Tsadik © Metula News Agency

... / ... Mais voilà qu’une dépêche de l’agence de presse semi-officielle de l’Etat français vient gâcher mes préparatifs. Impossible de ne pas s’en occuper, s’agissant de l’une des plus grandes impostures médiatiques jamais réalisées. Voici de quoi il en retourne : l’AFP, suivie, évidemment, par certains de ses détaillants de l’info, a accusé hier Israël d’avoir organisé le détournement du vol Air France 139, le 27 mai 1976, avec 83 Israéliens à bord, sur Entebbe.

Aucune réserve ni aucune conditionnalité ne viennent tempérer cette dépêche, dont le titre est "Les services secrets israéliens impliqués dans le détournement d'Entebbe (archives GB)".

Pourquoi la mention "(archives GB)" figure-t-elle dans l’intitulé ? Parce que l’AFP se défalque de ses responsabilité éditoriales en présentant la "révélation" monumentale comme provenant des Archives nationales britanniques.

Or, la seule vérité, servant de légitimation à cette méga imposture, réside en ce que des documents, authentiques, ont effectivement été rendus publics, hier, vendredi, par lesdites archives. Les documents révélés attestent précisément qu’un diplomate de Sa Majesté, DH Colvin, en poste à Paris, avait prévenu son ministère de tutelle à Londres, en pleine crise du détournement, le 30 juin 76, qu’il avait été approché par un "contact de l'Association parlementaire (française) euro-arabe", qui l’avait incité à croire que le détournement était l’œuvre du Front Populaire pour la Libération de la Palestine (FPLP), "avec l’aide du Shin Bet" (les services de contre-espionnage israéliens).

Conscient de la fragilité de sa source, le diplomate se borne à transmettre le message de son contact, de la manière la plus impersonnelle possible. La formulation du document britannique indique, très précisément, sans laisser place à la moindre ambiguïté, que l’accusation anti-israélienne est le fait du membre de l'Association parlementaire euro-arabe non celle de Colvin, et encore moins celle du Foreign Office. Ceux qui pratiquent l’anglais et qui ont besoin d’une preuve de ce qu’Ilan écrit, sont invités à consulter l’article d’hier de Dan Parkinson, pour la BBC, intitulé "Israel hijack role 'was queried'". Ce papier, de même que les autres publiés par la presse d’outre-manche, reflètent consciencieusement le contenu des documents d’archives.

Rien, ni dans la communication du diplomate, procédant de la routine de sa tâche, ni dans la réaction du Foreign Office, n’incite à croire, une seule seconde, que l’accusation transmise par le lobby parlementaire pro-arabe à Paris était digne d’attention.

Est-il besoin de préciser que cette intox provenait d’une entité dont l’objectif consiste, par tous les moyens possibles, à nier l’existence du choc des civilisations occidentale-arabomusulmane, et à faire endosser tous les maux de la planète à l’Etat hébreu. Sans entrer dans le détail des initiatives prises dans ce sens par cette association parlementaire – l’Internet en est saturé – il suffit, pour comprendre de quoi il en retourne, de mentionner que plusieurs de ses membres sont cités pour avoir reçu des pots-de-vin de la part de Saddam Hussein afin de servir la propagande arabe.

Dans la droite ligne des actions de cette association, il me semble éclairant de mentionner que l’actuelle ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports du cabinet Fillion, madame Roselyne Bachelot-Narquin, fut présidente de l'Association parlementaire euro-arabe de 1998 à 2002, date à laquelle elle fut choisie par Jacques Chirac pour être sa porte-parole lors de la campagne présidentielle. Roselyne Bachelot a également fait partie des réseaux d'amitié France-Irak du temps de Saddam Hussein. Dans les années 1990, elle a, de plus, assuré la présidence du groupe d'études France-Irak à l'Assemblée nationale. Pendant cette période, elle a milité activement contre l’embargo décrété par l’ONU contre le régime du tyran de Bagdad et s’est fermement opposée à toutes les sanctions visant à l’affaiblir. [

Quoi de plus naturel que ce lobby se soit vu en difficulté pour expliquer aux Français, et aux Européens, en 1976, qu’un commando terroriste arabe s’en prenait à un appareil du transporteur national tricolore ? L’une de ses parades consista donc à inventer, de toutes pièces, une fantastique alliance entre l’Etat hébreu et les terroristes du FPLP. Voici le rationnel que son militant avait susurré à l’oreille de Colvin :

"L'opération avait pour objectif de torpiller la position pro-OLP de la France et à empêcher le rapprochement croissant entre l'OLP et les Américains.

Leur cauchemar est qu'après les élections de novembre, on va voir une Pax Americana s'imposer au Proche-Orient qui sera à l'avantage de l'OLP (qui va gagner une respectabilité internationale et peut-être le droit d'établir un Etat sur les territoires évacués) et au détriment du Front du refus (qui sera littéralement exclu de tout accord de paix global et perdra sa raison d'être), et Israël sera forcé d'évacuer les territoires occupés".

Mais dans le bordereau de l’AFP, une main malintentionnée s’escrime à faire passer cette théorie extravagante pour celle du diplomate british et de son ministère des Affaires Etrangères. En plus du titre, sans équivoque, le rédacteur de l’agence de presse française jongle sémantiquement avec les citations, de manière à donner cours à cette imposture. Preuve en est le passage :

Faisant référence à un contact de l'Association parlementaire euro-arabe, le diplomate avait écrit: "D'après ses informations, le détournement est l'oeuvre du FPLP, avec l'aide du Shin Beit (...)".

Sous le titre du câblogramme, il est bien difficile au lecteur candide de saisir que : "Faisant référence à un contact de l'Association parlementaire euro-arabe" signifie en vérité "rapportant les termes du message transmis par le contact de l'Association parlementaire euro-arabe" ; et que "ses informations" sont les informations transmises par ledit contact et non celles élaborées par DH Colvin.

Dans la même dynamique d’imposture sémiologique, il n’est, cette fois, presque plus possible de se figurer que dans :

"L'opération avait pour objectif de torpiller la position pro-OLP de la France et à empêcher le rapprochement croissant entre l'OLP et les Américains", avait-il expliqué.

l’explication était encore celle du "contact" et pas celle du diplomate !

L’objectif du contact de l’Association parlementaire euro-arabe, reprise à son compte, 31 ans après, telle quelle, par l’AFP, procède, au fond, d’une perfidie incommensurable. Une fourberie rédactionnelle, par détournement d’une nouvelle authentique (l’ouverture des archives de Londres), visant à présenter des Israéliens dénués de toute morale. Il s’agit, à ne pas s’y tromper, d’une nouvelle étape dans la diabolisation de la nation d’Israël.

Après Israël qui prend plaisir à maltraiter ses voisins (Morin-Nahum / Le Monde), dont les soldats violent les jeunes filles palestiniennes (Sara Daniel / L’Obs), sodomisent les adolescents palestiniens (Lipietz), et les assassinent de sang froid (Enderlin, Abou-Rahma / FR2), on les accuse désormais, en France :

· d’avoir des gouvernements – celui d’Itzkhak Rabin en l’occurrence ! – qui n’hésitent pas à tromper leur population, et le monde, pour participer, en alliance avec une organisation terroriste ennemie, au détournement de l’avion d’un pays ami, avec 83 de ses propres ressortissants à bord. Sur un total de 229 passagers, dont de fort nombreux Israélites. Si, dans ces conditions, les Juifs ne sont pas des monstres de cynisme, hé bien que sont-ils ?

· De risquer la vie de ses meilleurs commandos en les envoyant dans une mission de sauvetage impossible au cœur de l’Afrique.

· Et de sacrifier, outre des otages, Yoni Netannyahou, le frère de l’autre, le chef du commando, considéré, à l’époque, comme l’un des meilleurs commandants de Tsahal.

Où s’arrêtera l’incitation à l’antisémitisme frénétique dans les media français ? Pas à France 2, en tous cas, qui reprend l’"information" proposée par l’AFP, mais sans s’embarrasser des tortillements linguistiques observés dans l’original de l’agence semi officielle. Des nuances sémantiques qu’à FR2 on n’a peut-être pas comprises ; il faut dire que la dépêche-base était clairement rédigée dans ce but.

Dans l’article proposé par les collègues de Mademoiselle Chabot, c’est, en effet, le diplomate qui informe le Foreign Office (des fait stipulés dans le bulletin de l’AFP), il ne rapporte plus le message soumis par le lobby pro-arabe, il en devient l’auteur :

Le diplomate avait également précisé que "l'opération avait pour objectif de torpiller la position pro-OLP de la France et à empêcher le rapprochement croissant entre l'OLP et les Américains".

"Leur cauchemar est qu'après les élections de novembre, etc. (…)

Il paraîtrait, selon des amis bien informés, qu’après les élections législatives, Nicolas Sarkozy s’apprêterait à effectuer un grand nettoyage parmi les plumitifs des media dépendant de l’Etat. Ilan vous l’assure, il serait inutile de mettre au vert des collègues accomplissant correctement leur métier. Ce ne serait pas une purge idéologique, mais l’éloignement de ceux qui ont kidnappé les media et détourné notre langue afin de faire passer leurs opinions fielleuses de racistes.

Et si ce nettoyage ne se fait pas, l’incitation médiatique à la haine antijuive, du genre que j’ai décortiqué ici, aboutira à des assassinats d’Israélites français. Ce n’est qu’une question de dosage de l’Israel bashing et de temps. Mais en publiant de pareilles distorsions, n’est-ce pas exactement ce qu’ils cherchent ?

En annexe, la dépêche de l’AFP :

"Les services secrets israéliens impliqués dans le détournement d'Entebbe (archives GB)

LONDRES, 1 juin 2007 (AFP) - Le détournement d'un avion d'Air France sur Entebbe (Ouganda) en 1976, avec 229 passagers à bord, aurait été organisé par les services secrets israéliens et le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), selon des documents du gouvernement britannique rendus publics vendredi par les Archives nationales.

Le 27 juin 1976, un commando palestinien, embarqué lors d'une escale à Athènes, avait détourné un vol Tel Aviv-Paris d'abord sur Benghazi (Libye) puis sur Entebbe. Il avait gardé en otage 83 Israéliens, finalement libérés lors d'un raid spectaculaire des commandos israéliens le 4 juillet.

Dans une note adressée le 30 juin 1976 au ministère britannique des Affaires étrangères, un diplomate de l'ambassade de Grande-Bretagne à Paris avait indiqué que le Shin Beit --services secrets israéliens-- et le FPLP avaient conclu "une alliance contre nature" pour obliger la France à modifier sa politique au Moyen-Orient.

Faisant référence à un contact de l'Association parlementaire euro-arabe, le diplomate avait écrit: "D'après ses informations, le détournement est l'oeuvre du FPLP, avec l'aide du Shin Beit (...)".

"L'opération avait pour objectif de torpiller la position pro-OLP de la France et à empêcher le rapprochement croissant entre l'OLP et les Américains", avait-il expliqué.

"Leur cauchemar est qu'après les élections de novembre, on va voir une Pax Americana s'imposer au Proche-Orient qui sera à l'avantage de l'OLP (qui va gagner une respectabilité internationale et peut-être le droit d'établir un Etat sur les territoires évacués) et au détriment du Front du refus (qui sera littéralement exclu de tout accord de paix global et perdra sa raison d'être), et Israël sera forcé d'évacuer les territoires occupés", avait précisé le diplomate.

Ce qui aurait entraîné l'"alliance contre nature", avait-il poursuivi, précisant que "le FPLP avait attiré toutes sortes d'éléments violents, dont certains ont été infiltrés par les Israéliens".

Pris en otages le 27 juin, les passagers avait été libérés en trois phases: le commando avait libéré 47 passagers le 30 juin, puis 101 le 1er juillet.

Un ultimatum avait été fixé au 3 juillet au gouvernement israélien pour se conformer aux exigences du commando, notamment la libération de prisonniers palestiniens. Le lendemain, les commandos israéliens interviennent et libèrent les derniers otages. Au total, 31 personnes sont mortes dont les sept preneurs d'otages et 20 Ougandais.

C'est cette prise d'otage qui est reproduite dans le film "Le dernier roi d'Ecosse", qui a valu un Oscar à l'acteur américain Forest Whitaker qui y incarne le rôle d'Idi Amin Dada.

elm/pl/php

AFP"

Metula News
Agency ©

Source : Metula News Agency, via Libertyvox Idea
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Laurent
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MessageSujet: Re: Pravda en action   Dim 03 Juin 2007, 11:33

Citation :
Le Shin Bet aurait été impliqué en 1976 dans le détournement d’Entebbé ...

3 juin 2007 - Jerusalem Post en anglais traduit par desinfos.com

Shimon Peres, qui était le ministre de la Défense Nationale au moment du détournement et du sauvetage d’Entebbé a dit pendant le week-end que ces affirmations étaient si atrocement sans fondement qu’elles ne méritait pas de commentaire.

Le Shin Bet (l’Agence de Sécurité d’Israël) pourrait avoir été impliqué dans le détournement d’un avion d’Air France en 1976 par des terroristes palestiniens, selon des documents nouvellement déclassés du gouvernement Britannique publiés vendredi.

Environ 100 passagers avaient été retenus par des pirates de l’air à l’aéroport Entebbe en Ouganda pendant une épreuve de huit jours qui s’est terminé quand les troupes d’une Unité de Reconnaissance de l’état-major (Sayeret Matkal) ont pris d’assaut le bâtiment où les otages étaient retenus.

24 personnes sont mortes dans la fusillade, y compris trois otages, 20 Ougandais et le commandant de l’équipe de secours, Yoni Netanyahu.

Les pirates de l’air, du Front Populaire pour la Libération de la Palestine (FPLP) et les membres de la bande à Baader-Meinhof, réclamaient la libération de prisonniers palestiniens.

Mais selon les documents nouvellement publiés, le Shin Bet et le FPLP sont allégués s’être associé dans "une alliance impie" dans une tentative de changer la politique étrangère au Moyen-Orient.

L’allégation est apparue dans un document écrit par DH Colvin officiel à l’Ambassade de Grande-Bretagne à Paris, citant un contact à l’ Association Parlementaire Euro-arabe(voir article ci-dessous - NDL), au moment de la crise.

"Selon son information, le détournement aurait été le travail du FPLP, avec l’aide du Service secret israélien, le Shin Bet," écrivait-il.

"L’opération a été conçue pour torpiller l’OLP (l’Organisation de Libération de la Palestine) en France et empêcher ce qu’ils voyaient comme un rapprochement croissant entre l’OLP et les Américains.

"Leur cauchemar est que ... on sera témoin de se voir imposer au Moyen-Orient, une Paix Americana, qui sera à l’avantage de l’OLP (qui gagnera en respectabilité internationale et peut-être le droit d’établir un état sur des territoires évacuées) et au désavantage du Front de Refus (qui sera étouffé directement par n’importe quel accord de paix et perdra sa raison d’être) et d’Israël qui sera forcé d’évacuer le territoire occupé.

"De là l’alliance impie du détournement."

Le document a aussi suggéré que le président ougandais d’alors Idi Amin a pu collaborer avec les pirates de l’air.

Le document a été publié par les Archives Nationales à Londres.

http://www.desinfos.com/article.php?id_article=7364

Citation :
Europalestine, DANGER ABSOLU

7 juin 2004 - Par Michel Gurfinkiel

Hier en fin de journée, je me promène dans mon quartier, en compagnie de ma femme. Il fait beau, il fait bon. Le temps qui convient (à un jour près) au soixantième anniversaire du débarquement de Normandie.


Nous passons le long d’une école. Les panneaux électoraux, sortis depuis plusieurs jours, commencent à se couvrir d’affiches et de professions de foi. L’une d’elle, pour de multiples raisons, retient notre attention : Euro-Palestine. À ce moment, trois jeunes gens passent sur le même trottoir. Deux jeunes hommes et une jeune femme. L’un des hommes est de type européen, la jeune femme aussi. L’autre homme est, de toute évidence, un Français issu de l’immigration maghrébine. Bien habillés tous les trois, pour ne pas dire élégants. Un langage d’intellectuels. Peut-être des étudiants ; peut-être même des étudiants de grande école. Les voici à notre hauteur. C’est alors que le jeune homme d’origine maghrébine, lance, à pleins poumons : " Je ne sais pas pour qui je vais voter aux prochaines élections. Ah si ! Je vais voter pour EUX ! ". Et joignant le geste à la parole, il frappe violemment, de la paume de la main, le panneau Euro-Palestine.

Représentez-vous bien la scène. Il y a devant ce panneau deux personnes - ma femme et moi-même -, un couple d’une cinquantaine d’années. Pour frapper comme il le fait, le jeune homme doit littéralement faire passer sa main, pour ne pas dire son poing, sous leur nez - sous notre nez. Dans des circonstances ordinaires, cette attitude serait déjà incroyablement brutale et insolente. Mais il n’est pas nécessaire d’être psychanalyste pour comprendre que cet acte va bien plus loin. Nous avons l’air un peu juifs, ma femme et moi. Symboliquement, ce sont ces deux juifs d’un certain âge que ce jeune homme visait. Symboliquement, il n’a pas frappé le panneau Euro-Palestine, mais nous l’a au contraire asséné sur la tête. Sa provocation exécutée, il s’en est allé, du pas rapide de la jeunesse. Ses deux amis l’ont suivi, vaguement gênés, en parlant d’autre chose.

Heureux, me direz-vous, ceux qui ne subissent que des agressions symboliques. La veille, vendredi, un adolescent de dix-sept ans, élève d’une yéshivah d’Epinay-sur-Seine, est poignardé en pleine rue par un énorme gaillard, aux cris d’ " Allah Ou-Akbar ! ". Par miracle, le couteau, une lame de trente centimètres, ripe sur la côte au lieu de s’enfoncer dans le poumon ou le cœur. Quelques jours plus tôt, c’était le fils du rabbin de Boulogne qui, toujours dans la rue, était roué de coups, par des agresseurs décrits comme des Maghrébins et des Africains. La violence antijuive, une violence au faciès, peut désormais frôler le meurtre.

Certes, le gouvernement actuel de la République réagit plus fortement que le gouvernement qui fut en place jusqu’en 2002. Dans le cas de l’agression d’Epinay, les ministres de l’Intérieur, de la Sécurité intérieure et de la Santé ont immédiatement exprimé leur dégoût et se sont rendus auprès de la victime. C’est mieux, infiniment mieux, que la distanciation quasi-brechtienne avec laquelle d’autres ministres traitaient, voici près de quatre ans, les incendies à la chaîne de synagogues et d’écoles juives. Mais est-ce assez ? Non, malheureusement. Pas de pogrome sans incitation au pogrome. Pas de situation de prépogrome, comme celle dans laquelle nous sommes en train de descendre, sans l’impunité avec laquelle certains, en France, peuvent se livrer à des campagnes antijuives explicites ou à l’apologie à peine voilée du terrorisme. Le Crif a très justement " constaté ", après la tentative d’assassinat de vendredi, que " cette escalade de la violence antijuive intervient alors que de récentes décisions de justice ont pu donner le sentiment qu’on pouvait s’attaquer aux juifs en toute impunité ".

Le respect des décisions de justice, quelles qu’elles soient, est l’un des fondements de l’Etat de droit. Mais l’histoire offre bien des précédents où des juges, tout en s’inscrivant dans la lettre de la légalité, font passer une idéologie avant le bien public. Sous la République de Weimar, les juges allemands innocentaient sans cesse les extrémistes de droite. Après la tentative de coup d’Etat de 1923, Hitler ne fut condamné qu’à deux ans et demi de détention quasi-luxueuse, en compagnie d’une petite cour d’affidés : peine si légère qu’elle lui permit, en fait, de rédiger Mein Kampf.

Aujourd’hui, de nombreux juges européens ont tendance à innocenter ou à relaxer des extrémistes de gauche, ou proches de la mouvance islamiste. Le phénomène a pris récemment tant d’importance que deux ministres européens de l’Intérieur, le ministre allemand Otto Schily et le ministre français Dominique de Villepin (oui, Dominique de Villepin), ont été amenés, le premier après la relaxe en appel de deux Marocains condamnés par un premier tribunal pour complicité active dans la préparation des attentats du 11 septembre 2001, le second après la décision du tribunal administratif autorisant le retour en France de l’imam de Vénissieux, à déclarer, chacun de son côté, que si la loi empêchait les autorités démocratiques d’assurer la sécurité des citoyens, il fallait la changer. Bénéficiant d’une relaxe, un ex-comédien devenu agitateur antisémite peut aujourd’hui prendre la tête d’une liste aux européennes, la fameuse liste Euro-Palestine dont je parlais un peu plus haut. Nous verrons combien de voix il récoltera. Mais au-delà des résultats immédiats, le voici entré, à travers cette candidature, dans le jeu politique officiel. Comment voulez-vous que cette promotion - fulgurante - ne soit pas interprétée par certains comme un encouragement à narguer les juifs, à les insulter des juifs, à les frapper et même à les tuer ?

Je vais vous dire, maintenant, ce qui retenait notre attention, hier, dans l’affiche de la liste Euro-Palestine. D’abord le graphisme. Le texte et les photos des têtes de liste se détachent sur un fond vert semé d’étoiles dorées disposées en cercle. En d’autres termes, sur un drapeau européen où le bleu de l’Occident et de la tradition judéo-chrétienne est remplacé par le vert de l’islam. Une logique de communautarisme pur et dur.

La seconde chose, c’est le slogan : " Pas de paix en Europe sans justice au Proche-Orient ". En d’autres termes, si l’Europe veut échapper à des attentats analogues à celui de Madrid, elle doit sacrifier Israël. Une logique de soumission au terrorisme.

Voilà qui devrait faire réfléchir de nombreux citoyens de ce pays, et pas seulement les citoyens juifs. La présence d’une telle liste aux élections de 2004 constitue, en soi, un basculement. Derrière le bouc émissaire juif, c’est bien la République, la nation française et des millénaires de civilisation européenne qui sont visés.

http://www.desinfos.com/article.php?id_article=1839
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Laurent
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MessageSujet: Re: Pravda en action   Dim 03 Juin 2007, 14:33

(Article posté en entier, tant il est essentiel et magistral - sorry pour la longueur Idea)

Citation :
De l’inversion de la vérité à l’inversion de la réalité... Joël Fishman

« Depuis les années 60, l’inversion de la vérité et de la réalité a constitué l’une des méthodes préférées des adversaires d’Israël. L’une de ses plus fréquentes expressions est l’accusation selon laquelle les juifs, qui ont été victimes des nazis, sont devenus, de nos jours, les nouveaux nazis, agresseurs et oppresseurs des Arabes palestiniens. Les observateurs contemporains ont démarqué cette méthode et l’ont décrite comme une "inversion de la réalité", un "abus intellectuel de confiance", une "inversion de la réalité", ou un "sophisme". Comme les ennemis d’Israël ont, durant près d’un demi-siècle, répété de telles calomnies sans être contredits, elles ont progressivement gagné en crédibilité. Du fait que l’inversion de la réalité constitue le principe de base de la campagne anti-israélienne actuelle, il est important de comprendre sa nature et son fonctionnement. Cette méthode de propagande est une production de l’Allemagne nazie. Elle est totalitaire à la fois dans ses méthodes – particulièrement, l’utilisation du mythe paranoïde – et dans la solution radicale qu’elle prône. Elle nie catégoriquement toutes les affirmations d’Israël et ne laisse aucune place à l’autocritique ni au compromis. » (Joël Fisman). Une recherche qui fera date.
Le texte est long et assez technique, mais il est extrêmement instructif et, en tout état de cause, incontournable. (Menahem Macina).

Mai 2007

Grand mensonge et guerre des médias contre Israël. De l’inversion de la vérité à l’inversion de la réalité


Titre original anglais : "The big lie and the media war against Israel, from inversion of the truth to inversion of reality". "

Jerusalem Center for Public Affairs. Jewish Political Studies Review 19 Nos. 1 & 2, Spring 5767/2007.


Traduction française : Jean-Pierre Bensimon et Menahem Macina.

"Malheur à ceux qui appellent le mal bien et le bien mal, qui font des ténèbres la lumière et de la lumière les ténèbres, qui font de l'amer le doux et du doux l'amer." (Is 5, 20).

Le problème en perspective historique : Israël et la guerre des médias

Il faut noter que des chercheurs de la génération antérieure ont analysé divers aspects du problème (1), mais à partir du milieu des années 1980 et par la suite, il a suscité beaucoup moins d’attention. Il y a, à cela, plusieurs explications. Après l’effondrement de l’Union soviétique et la dissolution du bloc de l’Est (1989-1991), on avait le sentiment que le monde était au seuil d’une nouvelle ère démocratique. Et avec la signature des accords d’Oslo (13 septembre 1993), beaucoup croyaient que la propagande anti-israélienne cesserait. Le déni a sans doute joué un rôle dans l’affaire, parce que la persistance d’une intense agitation anti-israélienne et antisémite constituait une "information gênante". Son étude devint politiquement incorrecte et dangereuse pour ceux qui aspiraient à une promotion dans le monde universitaire (2).

Comme le sujet de la présente étude est l’histoire de la propagande et de la falsification, il convient d’ajouter un mot à propos de la méthodologie. Dans son célèbre livre, The Historian’s Craft [Le savoir-faire de l’historien], l’éminent historien et médiéviste, Marc Bloch, explique que prouver l’existence d’une falsification ne suffit guère. Si l’on veut en savoir plus sur un mensonge, il est nécessaire d’en découvrir l’auteur et la motivation (3) :

« Mais constater la falsification ne suffit pas. Il faut encore en découvrir les motifs, ne serait-ce que pour la dépister. Tant que subsiste un doute sur ses origines, il restera en elle un élément rebelle à l’analyse, qui fait que ce mensonge n’est qu’à demi prouvé. Surtout, un mensonge en tant que tel est, à sa manière, un témoignage. » (4).

Cette étude se propose de décrire le Grand Mensonge dans son contexte originel et, dans la mesure du possible, de découvrir ses avatars modernes.

Définition du problème dans une perspective historique

Comme beaucoup de membres de l’élite politique du pays considèrent qu’Israël a un problème de communication avec l’opinion publique, ils n’ont pas été en mesure de reconnaître que l’Etat fait face à une guerre des médias. Il s’ensuit, par conséquent, que nous avons besoin d’une définition moderne de la propagande, qui est une des principales composantes. Selon le professeur Philip M. Taylor, directeur de l’Institute of Communications Studies, de l’Université de Leeds, l’un des outils tactiques de la guerre idéologique est la propagande, qui a été définie simplement

« comme une tentative pour influer sur les attitudes d’un public spécifique, en utilisant les faits, la fiction, l’argumentation, ou la suggestion – souvent aidés par la suppression des matériaux contradictoires – dans le but délibéré d’instiller dans l’esprit du public-cible, une certaine croyance, des valeurs, ou des convictions, qui serviront les intérêts de l’instigateur en produisant une ligne d’action souhaitée. » (5).

On peut ajouter à cette définition l’affirmation du Dr Joseph Goebbels, selon laquelle

« la propagande en tant que telle n’est ni bonne, ni mauvaise. Sa valeur morale est déterminée par les buts qu’elle poursuit. » (6).

C’est l’argument classique, selon lequel la fin justifie les moyens. On peut se demander, toutefois, si, dans certains cas, les moyens eux-mêmes peuvent être moralement défectueux.

Au XXe siècle, la propagande était utilisée principalement comme une arme de guerre, et ses effets pouvaient être dévastateurs. En effet, certaines idéologies, quand elles étaient poussées jusqu’à leur conclusion logique, ont été génocidaires. L’historien Jeffrey Herf décrit ainsi la fonction et la logique de la propagande dans la guerre de l’Allemagne nazie contre les juifs :

« Si la répétition abrupte de formules, dans des contextes publics et privés, peut être considérée comme une cause de croyance, alors il apparaît que Hitler, Goebbels, Dietrich [Directeur du Bureau de Presse du Reich], leurs personnels et un pourcentage indéterminé d’auditeurs et de lecteurs allemands croyaient qu’une conspiration juive internationale était la force motrice qui animait la coalition hostile à Hitler durant la Seconde Guerre mondiale… Il est certain qu’ils agissaient comme si la Solution finale était la punition, infligée par l’Allemagne nazie, aux juifs que les nazis estimaient coupables d’avoir commencé et de prolonger la Seconde Guerre mondiale. » (7).

Dans son texte, Herf donne un exemple effrayant du lien entre propagande et génocide, à savoir, le discours annuel au Reichstag, du 30 janvier 1939, qui présentait « ce qui devint le noyau narratif nazi du conflit imminent » :

« Aujourd'hui, je serai encore prophète : si la finance juive internationale en Europe et hors d'Europe devait parvenir, encore une fois, à précipiter les peuples dans une guerre mondiale, alors le résultat ne serait pas la bolchevisation du monde, et donc la victoire de la juiverie, au contraire, ce serait l'anéantissement de la race juive en Europe. » (8 ).

De plus, Herf fait référence au discours à la nation, prononcé par Hitler, à l’occasion du Nouvel An de 1940, où l’on trouve l’«imputation de buts génocidaires aux ennemis de l’Allemagne nazie, spécialement aux juifs» :

« L’ennemi mondial judéo-capitaliste qui nous affronte n’a qu’un but : exterminer l’Allemagne et le peuple allemand… » (9).

Interprétant ce propos, Ernst H. Gombrich explique que le but final de la propagande nazie était « de conférer une thématique paranoïde aux événements mondiaux », sous la forme d’un « mythe paranoïde » (10). Selon Gombrich, ce processus constitue le « cœur de la technique » :

« C’est l’horreur finale du mythe. Il devient son propre garant. Pour celui qui s’y laisse enfermer, cet univers d’illusion devient la réalité, et si l’on combat tout le monde, tout le monde vous combat, et moins l’on fait preuve de pitié, plus on engage son camp dans un combat jusqu’à la défaite de ses adversaires. Quand on est pris dans ce véritable cercle vicieux, il n’y a absolument aucune issue. Comparé à cet effet, le principe de la publicité et de la suggestion de masse dans la guerre de propagande peut presque être considéré comme marginal (11).

L’inversion de la réalité comme arme de la guerre des médias, avec son état d’esprit paranoïde, a persisté jusqu’à présent. Quoique des observateurs contemporains aient été en mesure de décrire ses manifestations avec une grande exactitude, beaucoup ne l’ont pas placée dans son contexte historique. C’est en ce sens, par exemple, que le chercheur et philosophe français, Pierre-André Taguieff, a utilisé l’expression "antisémitisme absolu" (12) pour décrire le point de vue des Palestiniens, postérieur à 1967. Voici ce qu’il dit à leur propos :

« Le sionisme, alors, est un nouveau 'nazisme' qui menace de dominer et de détruire la totalité de l’espèce humaine… Ainsi, dans un contexte où les élites occidentales ne se lassent jamais d’appeler à éviter les expressions 'islamophobes', le directeur du Centre islamique de Genève, Hani Ramadan, dénonce tranquillement 'le génocide perpétré à l’encontre des musulmans' » (13).

On remarquera que la thématique de Ramadan est presque identique à celle des propagandistes nazis. Lui et eux se présentaient comme les cibles d’une conspiration juive, et le résultat potentiel de leur « processus logique » – pour reprendre une expression de Hannah Arendt – était le génocide. Quoique ils aient inversé la vérité, leurs affirmations ont une caractéristique inquiétante et dangereuse : une inversion morale qui mène à un comportement criminel et à une violence sans retenue.

Plus récemment, Mélanie Phillips, une journaliste et blogueuse britannique au franc-parler, citait un article de Leo McKinstry, auteur et journaliste natif de Belfast, qui écrit régulièrement pour le Daily Mail, le Daily Express et le Sunday Telegraph (14). McKinstry démarquait l’inversion de la réalité concernant Israël dans le discours public anglais et l’appelait par son vrai nom :

« Par une extraordinaire inversion de la réalité, Israël est devenu un Etat paria à cause de sa détermination de se défendre. Une grotesque double morale est à l’œuvre aujourd’hui, dans laquelle des terroristes arabes meurtriers sont acclamés comme des « combattants de la liberté », tandis que les forces de sécurité israéliennes sont traitées de gangsters fascistes. Aucune nation n’a été aussi diabolisée qu’Israël. Une récente enquête menée à l’échelon de l’Europe a révélé qu’Israël était considéré aujourd’hui comme « la plus grande menace » – une totale absurdité, alors qu’Israël est en réalité la seule société libre et démocratique du Moyen-Orient. Mais un tel résultat reflète la force de la propagande anti-israélienne qui emplit les ondes hertziennes d’Europe. Le fait que ce sentiment anti-israélien ait l’apparence du soutien envers la Palestine ne change rien au fait qu’il est profondément antisémite… » (15).

L’inversion de la réalité comme arme de guerre politique peut aussi être utilisée contre des non-juifs. Par exemple, son utilisation, en décembre 2006, a eu pour résultat une confrontation diplomatique aiguë entre les gouvernements de Pologne et d’Allemagne quand

« un groupe, qui représente des Allemands expulsés de la Pologne actuelle après la Seconde Guerre mondiale, intenta un procès devant la Cour Européenne des Droits de l’Homme, en vue d’obtenir la restitution de leurs biens ».

Dans une déclaration en date du 11 décembre 2006, la ministre des affaires étrangères de Pologne, Anna Fotyga, a condamné les exigences allemandes comme étant

« une tentative d’inverser la responsabilité morale des conséquences de la Seconde Guerre mondiale, qui commença par l’attaque de l’Allemagne contre la Pologne et causa des pertes et des souffrances irréparables à l’Etat et au peuple polonais ». (16).

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Laurent
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MessageSujet: Re: Pravda en action   Dim 03 Juin 2007, 14:35

Citation :
L’inversion de la réalité comme méthode de propagande : racines historiques

Quand on étudie l’histoire de l’inversion de la réalité comme méthode de propagande, il apparaît clairement que les idéologues nazis avaient perfectionné cette arme. Ils s’enorgueillissaient ouvertement de leur succès tout en reconnaissant que les Britanniques leur avaient montré l’exemple. Durant la Grande Guerre [14-18], la propagande britannique encouragea avec succès à la désertion les soldats des Puissances Centrales et démoralisait la population civile. Hitler, pour sa part, insistait sur l’utilisation britannique de la propagande concernant de prétendus massacres et se plaignait de ce que l’Empire allemand n’ait jamais compris l’importance de la propagande et de ce que ceux qui en avaient la charge fussent incompétents.

Sous la direction de Lord Northcliffe, propriétaire du Times, les Britanniques furent les premiers à exploiter les progrès des médias de masse et la publicité, en ciblant l’opinion publique plutôt que l’élite (17). Leur objectif stratégique était de « convaincre l’ennemi de ce que leur cause était sans valeur et de la certitude de la victoire des Alliés » (18 ). Dans ce but, ils imaginèrent nombre de stratégies originales de propagande, dont celle qui consistait à faire en sorte que leurs messages atteignent la population civile, de manière à ébranler leur soutien du gouvernement (19). Ils entreprirent de briser la cohésion de l’Empire des Habsbourg en fomentant la sédition parmi les différentes composantes de sa population. Dans leurs efforts, les agents de la propagande britannique forgèrent l’expression "autodétermination nationale", une arme de guerre politique (20).

L’un des moyens utilisés par les Britanniques fut la propagande en matière de massacres. Leur plus extraordinaire accusation fut que l’Empire allemand avait créé une "institution d’exploitation des cadavres" (Kadaververwerkungsanstalt) en vue de fabriquer du savon. La propagande britannique en matière de massacres diabolisa l’ennemi ; mais, après la guerre, le public se sentit dupé ; ce qui laissa des traces de scepticisme, de trahison, et un état d’esprit nihiliste d’après-guerre. Malgré son succès à court terme, cette méthode ouvrit une Boîte de Pandore.

A la veille de la Seconde Guerre mondiale, le souvenir de la propagande d’atrocités fournit un argument convaincant contre l’intervention américaine aux côtés de la Grande-Bretagne et contribua au refus de compatir au sort des juifs, au temps de leur terrible détresse. Aux Etats-Unis, où le sentiment isolationniste était puissant, des politiciens influents accusaient les Anglais d’avoir « trompé l’Amérique pour l’entraîner dans la guerre ». En outre, quand, dans les années ‘30, l’Allemagne Nazie se mit à perpétrer des atrocités majeures, beaucoup refusèrent de croire à la véracité des comptes-rendus à ce sujet.

Dans The Case for Auschwitz [Les arguments en faveur d’Auschwitz], Robert Jan van Pelt rapporte ce qui suit :

« Le magazine américain, Christian Century, qui, en 1944, reprochait aux journaux américains d’accorder une attention excessive aux découvertes faites par les Soviétiques à Maidanek – affirmant, à l’époque, que le "parallèle entre ce récit et celui de 'l'usine à cadavres' était trop frappant pour qu’on le néglige" - dut admettre (avec hésitation), en 1945, qu'il avait eu tort, et que le parallèle avec "le récit de l'usine à cadavres de la dernière guerre" ne tenait pas. "La preuve est trop concluante… La chose est presque incroyable. Mais cela s’est produit. » (21).

Après la libération des camps de concentration, le général Dwight D. Eisenhower organisa des visites pour que des délégations américaines puissent témoigner de la plus grande horreur de tous les temps (22).


Le grand saut : Quelques principes de la théorie de la propagande nazie

Durant la Grande Guerre [14-18], les Britanniques répandirent des rumeurs de propagande durant une période limitée, mais cessèrent de le faire dès l’arrêt des hostilités. Craignant que la machine de propagande de guerre de la Grande-Bretagne ne se retourne contre lui, Lloyd George la démantela (23). Cependant la Première Guerre mondiale fraya la voie à la montée de la dictature totalitaire. Non seulement elle ébranla l’ordre traditionnel en Russie, Autriche-Hongrie, Allemagne et Italie, mais elle "précipita le développement de l’enseignement technique, de l’armement, des communications, et de la gestion, qui facilitèrent la poussée totalitaire" (24).

Selon Hitler et Goebbels, la propagande britannique produisit le premier "Grand mensonge", mais ils exploitèrent cette invention révolutionnaire à leurs propres fins. Par exemple, ils adoptèrent une interprétation de l’histoire qui incarnait le mythe paranoïde qui présentait l’Allemagne impériale comme l’innocente victime de la malhonnêteté britannique. Quelques citations du volume 1, chapitre 6, intitulé "La guerre de propagande", de Mein Kampf, publié en 1925 et 1926, révèlent clairement la compréhension qu’avait Hitler des méthodes de la guerre de propagande. Selon son compte-rendu, les Britanniques répandirent certains mensonges, notamment l’accusation de massacres et celle affirmant que « l’ennemi allemand » était « le seul coupable du déclenchement de la guerre ». Plus loin dans le même chapitre, il analysait leurs méthodes et faisait des commentaires sur leur efficacité par rapport à leur coût :

« Tout effet d’annonce, que ce soit dans le domaine des affaires ou de la politique, est couronné de succès par la persévérance et l’uniformité soutenue de son application. »

Ici, aussi, l’exemple de la guerre de propagande de l’ennemi était caractéristique ; limité à quelques points, conçu uniquement pour les masses, mis en œuvre avec une ténacité infatigable. Quand les idées de base et les méthodes d’exécution furent considérées comme correctes, elles furent appliquées durant toute la Guerre sans le moindre changement. Au début les affirmations de la propagande étaient si éhontées, que les gens la considérèrent comme folle ; plus tard, cela tapa sur les nerfs des gens ; et en définitive, on y crut. Quatre ans et demi après, une révolution éclata en Allemagne, et ses slogans avaient pour origine la guerre de propagande de l’ennemi.

En Angleterre, on comprit une chose de plus : que cette arme spirituelle ne pouvait réussir que si elle était mise en œuvre à une énorme échelle, mais que le succès en couvrait amplement le prix (25).

Hitler alla plus loin. Il expliqua, dans Mein Kampf, qu’il valait bien mieux émettre d’énormes mensonges que des petits :

« le grand mensonge a toujours un certain pouvoir de crédibilité, parce que les grandes masses d’une nation sont toujours plus faciles à corrompre dans les couches plus profondes de leur nature émotionnelle, que consciemment ou volontairement ; ainsi, dans la simplicité primitive de leur esprit, ils sont plus facilement victimes du gros mensonge que des petits, du fait qu’eux-mêmes disent souvent de petits mensonges sur des sujets minimes, mais auraient honte de recourir à des tromperies de grande envergure. Il ne leur viendra jamais à l’esprit de forger des mensonges énormes, et ils ne croiront pas que d’autres pourraient avoir l’impudence de déformer la vérité de manière aussi infamante (26). »

Le Grand Mensonge caractérisera la propagande nazie, et même si l’Union Soviétique devait par la suite adopter cette méthode, après la Seconde Guerre mondiale, ses propres techniques de dénaturation de la vérité, fondées sur la pensée dialectique, étaient d’essence différente. Le double langage ne faisait pas partie du vocabulaire nazi.


Un outil totalitaire


Ayant les moyens de contrôler l’entièreté du milieu, de bloquer une information concurrentielle, en recourant à la terreur et à l’usage de la force, et en envoyant leurs messages tant à leur population qu’à l’étranger, les nouveaux régimes totalitaires pouvaient faire fléchir la vérité aussi longtemps que durait leur pouvoir. Ainsi, ils transformaient ce qui avait été, à l’origine, un moment précis de mensonge en une réalité chimérique acceptée. La différence entre la propagande de masse de la Première Guerre mondiale et la réalité chimérique de l’Etat totalitaire était une question de degré et d’intensité.


L’expert en science politique, Carl J. Friedrich, explique :


« le bond en avant totalitaire eut lieu en 1926-27, quand le premier Plan Quinquennal fut adopté. C’est ce plan qui entreprit de forcer le pas et de provoquer, presque immédiatement, une transformation radicale de l’économie. Ainsi, les maîtres de l’Union Soviétique furent les vrais initiateurs, les innovateurs qui inventèrent et perfectionnèrent, dans ses différents détails, la dictature totalitaire – les techniques de la police secrète, les contrôles de la communication de masse, et plus spécialement, l’économie planifiée, dirigée et centralisée. » (27).

En fait, les Bolcheviques furent les premiers à adopter la pratique de la propagande en temps de paix (28 ). Peu après, Hitler fut leur émule.

Avec le recul, Hannah Arendt a expliqué comment la propagande totalitaire construit un monde de mensonge soutenu, compétitif et chimérique, ayant sa propre logique interne. C’est là que s’opère le grand saut de l’inversion de la vérité à l’inversion de la réalité. Les propagandistes nazis reprirent l’idée du Grand Mensonge et prolongèrent sa durée jusqu’à créer une nouvelle réalité fondée sur un mythe paranoïde, que Gombrich a décrit :

« Leur art [celui des dirigeants totalitaires] consiste à utiliser et, en même temps, à transcender, dans le schéma fictif choisi, des éléments de la réalité, d’expériences vérifiables, en les généralisant en zones [???????????], qui sont alors entièrement soustraites à toute possibilité de contrôle par l’expérience individuelle. Avec de telles généralisations, la propagande totalitaire crée un monde capable de faire concurrence au monde véritable, dont le handicap majeur est le manque de logique, de cohérence et d’organisation. La cohérence de la fiction et la rigueur de son schéma logique permettent, en fin de compte, à la généralisation de survivre à la dissolution de mensonges plus spécifiques, par exemple, le pouvoir des juifs, après leur massacre sans aucun secours ; la sinistre conspiration mondiale des Trotskystes, après leur liquidation en Russie Soviétique et le meurtre de Trotski. » (29)

L’historien, Omer Bartov, dans son étude intitulée Hitler's Army (L’Armée de Hitler), a démontré la profonde pénétration du mythe paranoïde dans la conscience allemande. Il explique que la Wehrmacht était réellement partie intégrante de la société allemande. Durant l’invasion de la Russie, quand il fut clair que l’Allemagne ne pouvait pas gagner la guerre, la propagande atteignit une dimension quasi-religieuse, qui assura la cohésion des soldats. Dans les très dures conditions de la mi-juillet 1941, un sous-officier écrivit aux siens, produisant ainsi un document qui révèle les effets illimités et génocidaires de la propagande nazie :

« Le peuple allemand a une grande dette envers notre Führer, car si ces bêtes sauvages, que sont nos ennemis ici, venaient en Allemagne, des meurtres, comme le monde n’en a jamais connus auparavant, auraient lieu […] Ce que nous avons vu, aucun journal ne peut le décrire. Cela confine à l’incroyable, même le Moyen-Âge est sans comparaison avec ce qui s’est passé ici. Et quand on lit le Stürmer [journal nazi violemment antisémite] et qu’on regarde les caricatures [des juifs], ce n’est qu’une faible illustration de ce que nous voyons ici et des crimes commis ici par les juifs. Croyez-moi, même les reportages les plus sensationnels ne sont qu’une infime fraction de ce qui se passe ici (30) ».

Bartov explique que la perception de ce soldat était une :

« inversion frappante de la réalité, qui imputait la brutalité sans précédent de la Wehrmacht et des SS à leurs victimes, [et] constituait l’élément le plus caractéristique de la manière dont un soldat allemand "s’accommodait" de ses actes en Union Soviétique… C’est précisément cette perception faussée de la réalité qui nous donne la mesure du succès de la propagande et de l’endoctrinement nazis (31). »

La remarquable étude de Bartov démontre que le mythe paranoïde de la propagande nazie était si puissant, que sa conséquence logique était une inversion de la moralité. Même après la défaite allemande, son attrait était si tenace, que quelques anciens combattants nazis continuaient à utiliser ces fictions pour justifier leurs actes criminels (32).

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Laurent
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MessageSujet: Re: Pravda en action   Dim 03 Juin 2007, 14:36

Citation :
Utilisation de la méthode de l’inversion de la réalité à l’encontre d’Israël, des années 1960 à ce jour

Durant les premières décennies d’après-guerre, la méthode de propagande par inversion de la réalité et le Grand Mensonge semblent être tombés temporairement en désuétude, avec une exception notoire. Au cours d’une conférence qu’il donna à Montréal, en janvier 1961, le professeur Arnold Toynbee « compara, d’un point de vue moral, l’attitude d’Israël à l’égard des Arabes, en 1947 et 1948, avec le massacre de six millions de Juifs ». L’Ambassadeur Yaakov Herzog lut cette affirmation dans les journaux de Montréal et provoqua Toynbee à un débat, qui eut lieu le 31 janvier suivant à l’Université McGill (33). La controverse de l’ambassadeur Herzog fut un succès. Toutefois, on ne peut savoir avec certitude si l’affirmation d’Arnold Toynbee constitua un cas isolé, ou si elle fournit de l’inspiration à d’autres.

Dans les années 1960, et particulièrement après la victoire d’Israël dans la Guerre des Six Jours de 1967, l’Union Soviétique et ses alliés dans le monde arabe remirent en course les vieux thèmes de propagande. La victoire d’Israël était une humiliation et constituait un danger intérieur, parce qu’elle ébranlait les fondements de l’autorité. Au plan intérieur, elle encourageait les minorités d’Union Soviétique et surtout les juifs. Ayant essuyé un revers majeur, l’Union Soviétique et les pays arabes décidèrent d’utiliser l’antisémitisme politique pour détourner l’attention mondiale de leurs échecs. Ils s’efforcèrent de délégitimer Israël, de causer son isolement et sa destruction. Voici quelques éléments de la nouvelle campagne de propagande :

Israël fut accusé d’être l’agresseur dans la Guerre des Six Jours, et on lui dénia le droit à l’autodéfense.
Le 10 novembre 1975, fut adoptée par l’Assemblée Générale des Nations Unies la Résolution 3379, "Le sionisme est un racisme", qui conférait un statut légal international à une proposition entièrement basée sur l’inversion de la réalité. Cette résolution transformait le sionisme, mouvement juif national, en une incarnation du mal, en établissant une équivalence entre ce mouvement et la dépravation de l’Allemagne nazie.
La Charte de l’OLP, dans ses différentes versions de 1964, 1968 et 1974, affirmait que la justice était totalement du côté palestinien et qu’Israël n’avait aucun statut.
Israël fut l’objet d’une attaque sans précédent, lors de la Conférence onusienne de Durban, entre la fin du mois d’août et le début de septembre 2001.

Tant le monde arabe que l’Union Soviétique ont utilisé l’inversion de la réalité comme méthode et ont eu recours au langage de la propagande nazie. La transposition de cette expertise ne peut être suivie de manière détaillée, du fait de l’état incomplet de l’information. On sait, toutefois, que beaucoup de nazis trouvèrent refuge dans le monde arabe. A partir de 1953, l’Egypte en intégra quelque deux mille. Certains travaillaient dans le service secret de Nasser. Certains géraient des camps de concentration. D’autres s’impliquèrent dans la conception et la réalisation de fusées (34).

Parmi cette population, il y avait des spécialistes en propagande antisémite. Depuis l’Egypte, ils répandirent l’antisémitisme dans le monde arabe, ainsi que la doctrine de la négation de l’Holocauste. Ecrivant en 1967, l’historien Kurt Tauber a décrit la situation qui était celle de l’Egypte de Nasser :

«… En plus des dons de la Gestapo et de la SS, il y avait aussi un grand besoin d’autres aptitudes sur le Nil. On nous dit que d’anciennes recrues de Goebbels, initialement sous la supervision du défunt Johann von Leers, jouent un rôle important dans l’appareil de propagande antijuif et antisioniste de Nasser. A ce propos, nous entendons les noms de Werner Witschale, du Baron von Harder, de Hans Appler et de Franz Buensche. Mais un passé d’agent de la Gestapo, de la SS et des services d’espionnage n’empêche pas d’accéder à des carrières attractives au ministère égyptien de la propagande. Walter Bollmann, chef nazi des services d’espionnage en Grande-Bretagne avant la guerre, et plus tard, commandant SS, a servi dans la lutte contre la guérilla et les opérations antijuives en Ukraine ; Louis Heiden, officier SS qui fut transféré au bureau de presse égyptien durant la guerre, Franz Bartel, "vieux combattant" et officier dans la Gestapo ; Werner Birgel, officier SS de Leipzig ; Albert Thielemann, dirigeant SS en Bohème ; Erich Bunz, Major dans la SA et expert dans la question juive ; et le capitaine SS Wilhelm Boeckler, qui participa à la liquidation du Ghetto de Varsovie – sont tous réputés s’être occupés de propagande antijuive pour le compte de Nasser… » (35).

Matthias Küntzel a décrit un résultat majeur du projet égyptien de propagande :

Cette pénétration des institutions égyptiennes d’après-guerre par une bande de faiseurs d’opinion d’obédience national-socialiste ne pouvait que contribuer […] au fait que, jusqu’à aujourd’hui, le public égyptien n’a guère pris conscience [de ce que l’on connaît des] crimes allemands contre les juifs. Durant près de cinquante ans, a prévalu dans les médias égyptiens le mensonge selon lequel, au XXe siècle, l’Holocauste n’a été rien d’autre qu’un prétexte constamment mis en avant pour justifier l’existence d’Israël… (36) »

Le numéro un des antisémites hitlériens : le cas de Johann von Leers (37)

Puisque la circulation des idées et les questions de continuité historique sont reconnues comme des sujets majeurs, le cas du professeur Johann von Leers (1902–1965) mérite une attention toute particulière. Il fut l'un des idéologues les plus importants du troisième Reich avant de travailler pour le Ministère égyptien de l'information.

En avril 1938, von Leers fut nommé professeur à l'université Friedrich-Schiller à Iéna. Il était spécialiste de "l’histoire juridique, économique et politique sur des bases raciales" (Rechts-, Wirtschafts- und politische Geschichte auf rassischer Grundlage). Il maîtrisait cinq langues : l'anglais, le français, l'espagnol, le hollandais, et le japonais. (38 ) Dans sa jeunesse, il fut membre du mouvement nationaliste de la jeunesse Adler u. Falken (Aigles et Faucons), où il noua là des liens durables avec Heinrich Himmler. Il fut l'un des premiers membres du parti nazi. En 1929, il était devenu l’un des protégés de Goebbels (39).

Von Leers était un membre actif du Mouvement allemand de la Foi, sous le patronage de Himmler. Son objectif était de "libérer l'Allemagne de l'impérialisme judéo-chrétien" en créant, à sa place, une nouvelle religion païenne (40). Avec d’autres, il avait aussi été à l’origine d'un plan pour développer la race aryenne par la procréation. en compagnie d'un certain Friedrich Lamberty- Muck (41) qui prêchait la polygamie, il fut l’inspirateur du projet Lebensborn, activement mis en application par Himmler.

Von Leers était le spécialiste des affaires juives. Partisan déclaré du génocide, il fut l'un des propagandistes les plus radicaux de l’antisémitisme du Troisième Reich. Le philosophe juif, Emil Fackenheim, a expliqué que von Leers défendit une position selon laquelle "les états qui hébergent des juifs hébergent la peste, et le Reich a le devoir moral et le droit légal de conquérir ces pays parce qu’il doit aller jusqu’au bout de sa lutte sans merci pour éradiquer la peste." (42).

Dans une communication personnelle avec Fackenheim, l’historien Erich Goldhagen expliquait "que, si la comparaison avec les bacilles était, bien sûr, banale chez les nazis, von Leers prenait une attitude originale en ne cachant pas derrière des euphémismes son appel au meurtre de masse." Après sa mort, "sa veuve [Gesina Fischer née Schmaltz] qui partageait ses opinions, rentra en Allemagne, et mit les néo-nazis dans l’embarras en défendant ouvertement l'extermination des juifs par Hitler, au lieu de ranger le génocide parmi ses « erreurs ». (43).

Von Leers possédait d’indéniables talents, qu'il a déployés pour asseoir les bases idéologiques de la collaboration du nazisme et de l’islam sur leur haine commune envers les juifs (44). Après la guerre, il a poursuivi son action en Égypte. Son travail fut considéré comme très positif, et a été pleinement soutenu.

Herf signale qu'en décembre 1942, von Leers a publié, dans Die Judenfrage, journal d’intellectuels antisémites, un article intitulé "Le judaïsme et l’islam face à face". Comme le titre l’indique, l'auteur adoptait une perspective hégélienne, et présentait le judaïsme et l’islam en termes de thèse et d'antithèse. Cet essai mettait également en lumière le point de vue nazi obséquieux, que von Leers projetait sur le passé de l’islam, de même que l’intensité de sa haine du judaïsme et des juifs. Le passage suivant est extrait du texte original. L'auteur remercie le professeur Herf d'avoir mis à sa disposition ce document remarquable, dont il paraphrase ou cite directement des fragments:

« L'hostilité de Mahomet envers les juifs a eu une conséquence : les juifs d’orient ont été totalement paralysés. Leur assise a été détruite. Le judaïsme oriental n'a pas réellement participé à l’extraordinaire montée en puissance du judaïsme [européen] au cours des deux derniers siècles. Repoussés dans la saleté des ruelles du mellah [dans les villes marocaines, c'est le quartier juif entouré de murs, analogue au ghetto européen] (45), les juifs ont mené là une vie misérable. Ils ont vécu sous une loi spéciale [celle d'une minorité protégée], qui contrairement à l'Europe ne leur permettait pas de pratiquer l'usure ni même le trafic de marchandises volées, les maintenant dans l’oppression et l’angoisse. Si le reste du monde avait adopté une politique semblable, nous n'aurions pas de question juive [Judenfrage]... En fait, en tant que religion, l’islam a rendu un service éternel [au monde] : il a empêché la conquête menaçante de l'Arabie par les juifs. Il a vaincu, grâce à une religion pure, le monstrueux enseignement de Jéhovah. C'est ce qui a ouvert à de nombreux peuples la voie vers une culture supérieure... (46) ».

Pour sa part, lors de sa rencontre avec Hitler, le 21 novembre 1941, et dans ses émissions de radio, l'ancien mufti de Jérusalem, Haj Amin Al-Husseini, affirmait que les juifs étaient les ennemis communs de l’islam et de l'Allemagne nazie (47). L'ancien mufti fit de fréquents déplacements dans les Balkans pour y encourager les unités musulmanes SS. Les radios de l’Axe ont fidèlement rendu compte de ces visites. Au cours de son émission du 21 janvier 1944, il [Haj Amin] soulignait :

« Le Reich mène le combat contre les mêmes ennemis, ceux qui ont spolié les musulmans de leurs pays et anéanti leur foi religieuse, en Asie, en Afrique et Europe... Le national-socialisme allemand lutte contre les juifs partout dans le monde. Comme le dit le Coran: "Tu apprendras que les juifs sont les pires ennemis des musulmans". Les principes de l’islam et du nazisme sont très proches, en particulier dans leur affirmation des valeurs du combat et de la fraternité d'armes, dans la prééminence du rôle du chef, dans l'idéal d'ordre. Voila ce qui rapproche étroitement nos valeurs et facilite la coopération. Je suis heureux de voir, dans cette unité de musulmans SS, la mise en pratique indiscutable de nos deux visions du monde (48). »

Après la guerre, von Leers a habité incognito en Italie jusqu'en 1950, puis il a fui en Argentine, où il a travaillé comme rédacteur en chef du mensuel nazi, Der Weg. Il a établi dans ce pays des contacts étroits avec Adolf Eichmann. Après la chute de Perón en 1955, il est parti au Caire, où il a obtenu un poste au Ministère égyptien de l'information. Avec le soutien de l'ancien mufti, qui vivait, lui aussi, en Égypte, il se convertit à l’islam et prit pour noms Mustafa Ben Ali et Omer Amin Johann von Leers (49).

Von Leers a contribué financièrement à la publication d'une édition arabe des Protocoles des Sages de Sion. Il a redonné vie aux accusations de meurtres rituels, organisé la diffusion d’émissions de radio antisémites en plusieurs langues, encouragé les mouvements néo-nazis dans le monde entier, et entretenu une correspondance chaleureuse avec les premiers révisionnistes de l’Holocauste, dont Paul Rassinier (50). On a rapporté que von Leers aurait été le premier à imaginer l'idée d’une nationalité palestinienne autonome, dans le cadre de la guerre plus large contre Israël (51).

En plus de ses obligations professionnelles quotidiennes, Johann von Leers était actif au titre de « contact pour l'organisation des anciens membres des SS (ODESSA) en territoire arabe (52). » Et bien sûr, ce fut son vieil ami, Haj Amin Al-Husseini, qui lui trouva un poste de conseiller politique au Ministère égyptien de l'information (53). Dans son discours de bienvenue au Caire, l'ancien mufti déclara à l’adresse de von Leers : « Nous vous remercions de prendre part à la bataille contre les forces du Mal incarnées par les juifs du monde entier. » (54).

Si la propagande anti-israélienne et antijuive actuelle des Arabes parait très proche de celle du Troisième Reich, ce n'est pas tout à fait par hasard.

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Laurent
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MessageSujet: Re: Pravda en action   Dim 03 Juin 2007, 14:37

Citation :
L'antisémitisme du bloc de l'est

Le déclenchement d’une virulente campagne d’antisémitisme, à l'initiative des états du bloc de l’Est, a été une conséquence directe de la victoire d'Israël dans la Guerre des six jours. Selon Stefan Possony, expert américain en stratégie et spécialiste de l’Europe de l’Est (55), la Komsomolskaya Pravda a exprimé le 4 octobre 1967, dans le message suivant, l'essentiel de cette propagande : "Le sionisme se consacre au génocide, au racisme, à la trahison, à l'agression, et à l'annexion de territoires… tous les attributs caractéristiques du fascisme." (56).

Léon Poliakov a également relevé des propos de cet ordre dans le contenu de ce document, que son auteur soviétique avait extraits d'une brochure parue en 1957, au moment où Johann van Leers était responsable de la propagande antisémite en Égypte (57). Ce fait remarquable signale que la propagande nazie, qui venait de l'Égypte de Nasser, a eu de l'influence sur la propagande antisémite de l’union soviétique. Mais il y avait un autre canal de transmission, grâce auquel la propagande nazie la plus authentique a pu être directement acheminée.

Le 6 Septembre 1968, le Dr Simon Wiesenthal tenait une conférence de presse à Vienne, au cours de laquelle il accusa la République Démocratique Allemande d'utiliser un vocabulaire identique à celui de l'époque nazie pour condamner Israël. Le titre de la publication qu'il distribua à cette occasion était Le même langage : d'abord dans la bouche d'Hitler, à présent dans celle d'Ulbricht. Dans cette publication bien documentée, Wiesenthal et ses conseillers identifiaient trente-neuf nazis aux états de service remarquables sous le Troisième Reich, qui avaient réussi à faire leur chemin au service de la République Démocratique allemande (58 ). Certains d'entre eux étaient extrêmement biens placés. Il n'est pas étonnant, que l'un des outils de propagande qu'ils avaient utilisé était l'inversion de la réalité, en accusant Israël d'être l'agresseur. Ces faits peuvent expliquer pourquoi le bloc de l'est s'est emparé des thèmes de la propagande antisémite nazie. Dans son essai "La politique antifasciste dans la République démocratique allemande", J. H. Brinks a expliqué qu'aucun obstacle idéologique n'empêchait la coopération entre les membres du parti communiste et les nationaux-socialistes, puisqu'ils avaient été alliés dans le passé (59). C'est-à-dire, jusqu'à ce que Hitler envahisse l'Union Soviétique.

Le véritable exposé de la ligne du Parti a pris la forme d'un bref ouvrage intitulé : Prendre garde au sionisme ! Essais sur l'idéologie, l'organisation, et la pratique du sionisme. Son auteur était Yuri Ivanov, un spécialiste du sionisme au Comité Central du Parti. Début 1969, la maison d'édition des sciences politiques de Moscou (Krasny Proletary) diffusa ce livre pédant d'environ 173 pages, tiré à soixante-quinze mille exemplaires (60), et vendu au prix modique de 27 kopeks.

William Korey écrit :

« La voix officielle de l'Autorité soviétique n’a pas travesti sa pensée. Elle s’est exprimée clairement par le truchement de la Pravda : du livre de Yuri Ivanov surgit une image véritablement infernale du sionisme, c’est ce qui fait l'importance incontestable de l'ouvrage.' » (61).

Sa publication traduisait la ligne du Parti. Le livre était cependant écrit dans le style terne de la lutte des classes. Le style de la Komsomolskaya Pravda marque, en revanche, un changement d'orientation, une inversion fondamentale de la réalité, résumée dans des slogans comme "sionisme égale racisme" (62).

Bernard Lewis a analysé l'usage de ces nouveaux slogans lors de la conférence mondiale pour l'année internationale de la femme, qui s’est tenue à Mexico, à la fin de juin et au début de juillet 1975. Il a noté que « la déclaration sur l'égalité des femmes, publiée à cette occasion, souligne, à plusieurs reprises, la part des femmes dans la lutte contre le néocolonialisme, l’occupation, le sionisme, le racisme, la discrimination raciale et la ségrégation. » (63).

Il faut ajouter qu'avec le changement d'orientation diplomatique de la France en faveur de la cause arabe, du fait de sa grande influence en Europe, les messages anti-israéliens ont gagné progressivement en crédit sur le continent. L’historienne Bat Ye'or a relevé que la deuxième conférence internationale de soutien aux peuples arabes, qui s’est tenue au Caire en 1969, fut un tournant pour l'Europe. Son objectif principal était de « manifester son hostilité envers le sionisme et sa solidarité avec les populations arabes de Palestine. » L'historien britannique, Arnold Toynbee et Jacques Berque, spécialiste français du monde arabe, participèrent à cet événement. (64).

Il n'a pas fallu longtemps pour que soufflent des vents glacés. Fin 1968, Bertrand Russell publia une lettre ouverte à Wladyslaw Gomulka, premier secrétaire du parti communiste polonais, pour protester contre l’éruption d'un antisémitisme commandité par l’état en Pologne. Sans mâcher ses mots, Bertrand Russell comparait ce nouvel antisémitisme avec celui de l'Allemagne nazie. Il utilisa l’expression de "logique retorse" pour décrire ce procédé d’inversion de la réalité :

« En Pologne, au cours des dix-huit mois précédents, la presse, la police secrète et le gouvernement ont encouragé l'antisémitisme de façon tout à fait délibérée. Par l'effet d'une logique retorse, tous les juifs sont maintenant des sionistes, les sionistes des fascistes, et les fascistes des nazis; les juifs sont donc assimilés à ces criminels qui ont tenté tout récemment d'éliminer la communauté juive polonaise... » (65).

L'Union Soviétique diffusa plus autres fictions dans sa nouvelle guerre de propagande contre Israël. L’une d’entre elles consistait à accuser Israël d’avoir été l'agresseur lors de la Guerre des six Jours. Le tout premier observateur qui ait identifié et décrit cette logique retorse est probablement le professeur Richard Pipes, de l'université de Harvard. Il l'a caractérisée comme « une technique efficace, utilisée par Moscou pour renverser les rôles au détriment de l'adversaire, en semant la confusion sur les véritables questions en jeu. » Pipes explique que, normalement, lorsqu'un état est agressé et qu'il remporte des succès dans sa défense, il fixe lui-même les termes des négociations qui suivent. Les réparations qui lui reviennent peuvent aller jusqu'à l'annexion d'une partie du territoire de l'agresseur :

« Dans le règlement de paix qui en résulte, les vaincus doivent habituellement faire des concessions aux vainqueurs, dont des concessions territoriales... Bien que la vraie question en jeu soit la négociation entre les belligérants, la propagande soviétique est parvenue à faire apparaître le retrait israélien des territoires occupés au cours de la guerre comme le problème principal. C'est en cela que ce conflit est particulier. Une question qui devrait faire partie du règlement final du conflit devient ainsi une condition préalable à des négociations menant à un accord de paix. Quels que soient les sentiments que l’on nourrit sur l’essence du conflit israélo-égyptien, on ne peut qu’admirer l'utilisation adroite d'un tour de passe-passe intellectuel visant à inverser les rôles au détriment d’un adversaire, et à lui faire endosser le fardeau de sa propre obstination. » (66).

Les chartes fondatrices de l’OLP et du Hamas

Quand on se penche sur les développements survenus à cette époque, on doit mentionner les différentes versions de la charte fondatrice de l’OLP, à partir de 1964. Elles ont fourni un message idéologique codifié qui incarnait aux revendications et les mythes palestiniens. Au début, cette charte n'a pas eu beaucoup d’effet, mais par la suite, en particulier après 1973, elle est devenue le credo de l’OLP. Il est important de faire observer que Ion Mihai Pacepa, ancien chef des services secrets roumains, passé à l'ouest, a révélé :

« en 1964, c'est un premier Conseil de l’OLP composé de 422 représentants palestiniens triés sur le volet par le KGB, qui a approuvé la charte nationale palestinienne. Ce document avait été rédigé à Moscou. Moscou est également à l’origine de la charte nationale palestinienne et de la constitution palestinienne, rédigées avec l'aide d'Ahmed Choukeiry, un agent d’influence du KGB, qui devint le premier président de l’OLP. » (67).

Le professeur Yehoshafat Harkabi a probablement été le premier à reconnaître l'importance de ce document et à avoir soigneusement analysé son contenu et son style. Dans son introduction à la parution du texte de la charte palestinienne accompagné de son commentaire, Harkabi a observé que le caractère absolu de l'inversion de la réalité par les Palestiniens était totalitaire dans son essence :

« Le mouvement palestinien revendique des caractéristiques de nature "absolue" et "totale" Il y a une justice absolue des positions palestiniennes, par opposition à l'injustice absolue d'Israël… le droit est uniquement du côté palestinien, qui est seul digne d’accéder à l'autodétermination ; les Israéliens sont à peine des créatures humaines, qui peuvent, au mieux, être tolérées dans l'état palestinien comme individus, ou en tant que communauté religieuse… le lien historique des Juifs avec la terre d'Israël est une duperie ; le lien spirituel, tel qu’il est exprimé par la centralité de la terre d'Israël pour le judaïsme, est une falsification ; de façon cavalière, des décisions internationales telles le mandat accordé par la Société des Nations, ou la résolution des Nations Unies pour la partition de la Palestine, sont tenues pour nulles et non avenues. » (68 ).

Le contenu de la charte de l’OLP est essentiel pour nous permettre de comprendre ce qu’est l'autorité palestinienne d'aujourd'hui. Le fait que Yasser Arafat ait refusé de modifier ce document, quoiqu'il ait feint de le faire en présence du Président Clinton, le 14 décembre 1998, est la meilleure indication de ses intentions réelles (69). Le contenu de la charte du Hamas de 1988, dont on peut trouver le texte sur Internet, est du même ordre (70). Küntzel a retracé le cheminement de cette méthode particulière d'inversion de la réalité à partir de sources nazies :

« L’impact renouvelé des théories de la conspiration, de facture nazie, saute aux yeux quand on se penche sur la charte des frères musulmans de Palestine, plus connus sous le nom de Hamas. Adoptée en 1988, leur charte se sert de façon explicite de la rhétorique antisémite de l'ex-Mufti de Jérusalem. Celui-ci avait calqué son discours sur celui des nazis. Selon cette charte, "les juifs étaient derrière la Révolution française, ils étaient aussi derrière les révolutions communistes". Ils étaient "derrière la première Guerre Mondiale afin d'éliminer le Califat islamique… et ils sont de même derrière la Deuxième Guerre mondiale. Elle leur a servi à faire des bénéfices énormes grâce aux ventes d’armes, et à préparer l’établissement de leur état". Ils ont suscité la création des Nations Unies et du Conseil de sécurité… afin de régner sur le monde par leur intermédiaire. Il n'est pas de guerre, où que ce soit, qui n'ait pas été marquée de leur empreinte [celle des juifs]". Le texte original de la charte l'affirme clairement, à l’article 32, dans lequel il est écrit que les intentions des sionistes "[ont été] révélées dans les protocoles des sages de Sion, leur conduite actuelle étant la meilleure preuve d'authenticité de ce qui y est écrit". » (71).

On n’a pas accordé suffisamment d'importance à ces chartes. Néanmoins, les mythes qu'elles incarnent sont intégrés dans une vision du monde, que les affabulations paranoïaques de la propagande palestinienne ont plaquée sur la réalité.

"Sionisme égale racisme"

Le 10 novembre 1975, l'Union Soviétique et ses alliés firent voter la résolution 3379 de l'Assemblée générale de l'ONU, intitulée "Le sionisme est un racisme", qui a transformé un slogan antisémite en "vérité" internationalement reconnue (72). Les rabbins Abraham Cooper et Harold Brackman ont expliqué que "le terme 'racisme' a été inventé en 1936 pour rallier l’opinion scientifique et politique en vue de réfuter la doctrine nazie de la "supériorité de la race aryenne" par rapport aux juifs et aux prétendus sous-hommes" (73). Si l'on s'en tient à la signification initiale de ce terme, le "racisme" renvoie à l'une des plus grandes mystifications du nazisme. Prôner l’équivalence du sionisme et du racisme constitue une grave accusation et une inversion de la réalité.

Bien que la résolution 3379 ait finalement été abrogée, le 16 décembre 1991, et l'Union soviétique reléguée au statut de d’histoire ancienne, peu de temps après (le 26 décembre 1991), le préjudice causé à Israël fut considérable. En réduisant une question complexe à un slogan, cette accusation, qui inversait la réalité, a empêché tout débat rationnel sur les vrais problèmes du Moyen-Orient. Dans une époque de communication de masse, où l'étude du passé n'est plus de mode, des slogans comme "sionisme égale racisme" se sont substitués à la connaissance des faits. Ils sont envahi le discours dominant et la conscience d'un large public dépourvu de sens critique.

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Laurent
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MessageSujet: Re: Pravda en action   Dim 03 Juin 2007, 14:40

Citation :
Les ennemis d'Israël ont proféré beaucoup d'accusations dans les années qui ont suivi la résolution 3379 ; mais, pendant un certain temps, ils ont épargné à Israël une nouvelle offensive générale contre sa légitimité. Les choses ont changé avec la conférence mondiale de l'ONU contre le racisme, qui a eu lieu à Durban, en Afrique du Sud, du 28 août au 8 septembre 2001. Durban a été le théâtre de discours et d’une agitation antisémites et anti-israéliens, d’une intensité qu’on n’avait pas connue depuis les années 1930.

Parmi les principaux acteurs qui se sont joints à cette entreprise, on trouve le Haut-commissaire de l'ONU aux droits de l'homme et secrétaire général de la conférence, Mary Robinson (74) ; Arafat, Hanan Ashrawi et Farouk Kaddoumi, pour l'autorité palestinienne ; Ahmed Maher et l'union des avocats arabes, pour l'Égypte ; Farouk Al-Shara, pour la Syrie ; et le délégué iranien. Il y avait aussi des représentants des ONG, l'union européenne, les Émirats Arabes Unis, le Pakistan, Cuba, la Chine, le Soudan, l'Irak, le Chili, la Jamaïque, la Finlande, et l'Afrique du Sud.

Calée sur la tradition du slogan "sionisme égale racisme", la conférence de Durban fit un usage massif de l'inversion de la réalité. En effet, les ONG appelèrent au « rétablissement de la résolution de l'ONU qui identifiait le sionisme au racisme », et à « la mise en quarantaine absolue d'Israël, assimilé à un état d'apartheid » ; de plus, elles accusèrent Israël de "crimes contre l'humanité, nettoyage ethnique, et génocide" (75).

Ce message était fondamentalement identique à ceux des années 60 et 70, évoqués plus haut. Il était en phase avec la profession de foi de la Komsomolskaya Pravda du 4 octobre 1967, et la "déclaration sur l'égalité des femmes" de la Conférence mondiale de 1975, organisée pour célébrer l'année internationale de la femme (76). La répétition d'un message identique, même après des décennies, est une constante notoire de la propagande de masse moderne.

La signification de ce qui s'est passé à Durban n'a pas encore été pleinement analysée ; en particulier les intentions abjectes de ses commanditaires n'ont pas été complètement élucidées - celles de l'Égypte, censée être en paix avec Israël, comme celles de l'autorité palestinienne et de l'Iran. Leurs outrances ont surpassé les accusations de la résolution 3379. Les auteurs de la résolution originale, "Le sionisme est un racisme", prétendaient que l'opposition au sionisme n'était pas de l'antisémitisme. Désormais, après Durban, tous les faux-semblants se sont dissipés. L'antisémitisme au nom de la justice pour les Palestiniens est à présent devenu acceptable. Une condition de "convergence", pour employer l’expression de Jeffrey Herf, a été atteinte. Cela signifie que l'antisémitisme et l'antisionisme ont fusionné, probablement pour la première fois depuis l'ère nazie (77).

Selon Anne Bayefsky et les rabbins Cooper et Brackman, les thèses suivantes se sont faites jour à Durban :

· Négation du fait que la question de l'antisémitisme relève des droits de l'homme de notre époque.

· Cautionnement de l'antisémitisme au nom du combat contre le racisme.

· "L'antisémitisme n'est pas une manifestation du racisme contemporain".

· Reconnaissance des palestiniens comme victimes du racisme israélien.

· Confiscation du terme "Holocauste".

· Approbation du terrorisme - ou de la "lutte armée" - en tant que méthode de combat contre le racisme.

· Disqualification et mise en quarantaine de l'état juif, au nom du multiculturalisme. (78 )

Méthodes, contenus, et intentions

Peu avant sa mort, l'homme d'état français, Georges Clemenceau, rencontra, dans des circonstances amicales, un émissaire de la République de Weimar. Celui-ci souleva la question de la responsabilité du déclenchement de la première guerre mondiale. Il demanda à Clemenceau : « Selon vous, que penseront les futurs historiens de cette question pénible et controversée ? » Clémenceau répondit: "Je ne sais pas. Mais je tiens pour acquis qu'ils ne diront pas que l'Allemagne a été envahie par la Belgique. » (79). A son époque, "le Tigre" manifestait un goût pour l'évidence des faits, qui a disparu depuis lors.

Combien de personnes se souviennent encore qu'en juin 1967, Israël déjoua les plans des véritables agresseurs dans un acte d'autodéfense : l'égyptien Gamal Abdel Nasser avait conclu une alliance avec le roi Hussein de Jordanie et le syrien Hafez El-Assad pour annihiler l'état juif ? Et qui sait encore que le blocus égyptien du détroit de Tiran, en mai 1967, était un acte de guerre ?

Cette étude s'est fixé comme objectif d'obéir à la recommandation de Marc Bloch prescrivant d'attribuer au mensonge une valeur de preuve « …un mensonge en tant que tel est, à sa manière, un témoignage », qui permet dans une certaine mesure de remonter à ses origines et à ses motifs. Pendant plus d'un demi-siècle, l'inversion de la réalité, qui a été l'aspect essentiel de la guerre des médias contre Israël, lui a causé un tort considérable. L'accusation selon laquelle Israël est l'agresseur et, plus récemment, que les musulmans sont victimes de préjugés et "d'islamophobie", est à la racine de cette mystification. Le but de ce mensonge est de récuser la légitimité de l'état juif, de façon à priver Israël de son droit souverain de se défendre, et à fournir la justification de la prochaine agression contre ce pays et de la violence contre des Juifs de la Diaspora. Cette méthode de propagande découle directement du mythe paranoïaque du troisième Reich, qui accusait le monde juif de vouloir détruire l'Allemagne et son peuple. Elle est totalitaire dans ses procédés et dans la nature "absolue" de son telos, ou aboutissement logique. Elle rejette intégralement toute revendication d'Israël, et ne laisse aucune place à l'autocritique ou au compromis. Utilisant la même stratégie que celle que la communauté internationale appliqua naguère contre l'Afrique du Sud, l'objectif à long terme des ennemis d'Israël est de détruire l'état juif, même si cela doit prendre des années. Dans ce cas précis, le choix des moyens révèle le but final de ceux qui les utilisent.

Pour sa part, Israël est soumis à l'impératif stratégique de se défendre sur le champ de bataille, mais pour pouvoir exercer ce droit souverain, il lui faut affirmer avec efficacité sa légitimité dans le vaste forum de l'opinion publique. Israël doit donc bien identifier le type de guerre dans lequel il est engagé, puis déterminer une stratégie pertinente basée sur des renseignements sérieux (80).

Ce serait une erreur de négliger la dimension morale de ce problème. Comme on le sait, pour Goebbels, « la propagande en tant que telle n'est ni bonne ni mauvaise. Sa valeur morale est déterminée par les objectifs qu'elle se fixe » (81). Ces procédés contiennent un vice interne puisque le principe de base de l'inversion de la réalité implique la violation de la vérité, qui conduit elle-même à une inversion de la moralité et de la responsabilité morale. On ne peut pas utiliser des mensonges au service d'une "plus Grande vérité" sans devenir un menteur. Dans la plupart des cas, quand on ment pour le compte d'une "plus Grande vérité", cette soi-disant "vérité" finit vite par se transformer en un autre mensonge. Intrinsèquement, l'inversion de la vérité et de la réalité ne peut pas être mise au service d'un objectif moralement valable.

Quelle vertu une cause peut-elle posséder, si elle ne peut être défendue qu'avec des contrevérités ? Au delà des contextes particuliers, l'inversion de la vérité constitue une agression contre les bases mêmes de la culture moderne, qui est fondée sur une pensée empirique et rationnelle. Si cette agression était couronnée de succès, le langage risquerait de perdre toute valeur et la société régresserait vers un état d'anomie. Par conséquent, mettre en évidence les mensonges qui sont au cœur de la bataille de la communication, et critiquer ceux qui les répandent, est une nécessité urgente.


Joël Fishmann *


© JCPA



* Joël Fisman est membre du centre de Jérusalem pour les affaires publiques (JCPA) et Président de la Fondation pour la recherche sur la communauté juive de Hollande, à l'université Hébraïque de Jérusalem. Il est l'auteur de "Dix ans après Oslo : La guerre populaire de l'OLP et la réponse inappropriée d'Israël", JCPA, Jerusalem Viewpoints No. 503, du 1er septembre 2003, et co-auteur, avec Efraim Karsh, de La guerre d'Oslo (Paris : Éditions de Passy, 2005). Les travaux de Joël Fishman portent sur la conduite de la guerre, et en particulier sur l'utilisation des médias et de la propagande.

http://www.upjf.org/actualitees-upjf/article-12781-145-7-linversion-verite-linversion-realite-joel-fishman.html

(se reporter à l'article original pour les nombreuses notes Idea )
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Laurent
Invité



MessageSujet: Re: Pravda en action   Dim 10 Juin 2007, 11:31

Citation :
Sonder le vide ?

L'écrivain américain Bruce Bawer, auteur d'un extraordinaire ouvrage sur la dérive islamique de l'Europe, a fait écho à Jean-François Revel au sujet de l'opinion publique européenne. L'académicien avait en effet observé que les Européens en général et les Français en particulier n'avaient pas d'opinion personnelle, ou plutôt qu'ils la réservaient au domaine exclusivement privé, au contraire des Américain. Reprenant le jugement de Revel, Bawer écrit que les Européens ne sont pas habitués à penser librement. Héritiers d'un système monarchique, ils acceptent sans coup férir les diverses atteintes à la démocratie que les médias, la politique ou la culture pourraient leur infliger.

Les médias européens, à l'exception du Daily Telegraph britannique, n'ont pas pour mission d'informer. Ils n'ont pas, non plus, pour objectif de faire réfléchir leurs lecteurs, de leur inculquer un esprit critique, de brasser des idées originales et pertinentes. Non, Bawer l'écrit, le but ultime est de rappeler au lecteur la matière à penser officielle, sorte de dogme que l'on peut décliner en plusieurs teintes, mais qui reste au fond inflexible.

En France, on appelle cela le "politiquement correct" - PC. Un terme connu. La plupart de ceux qui le fustigent sont les premiers à l'alimenter. A gauche, on trouve l'appellation tendance, cool, originale, en écho aux appels à la révolution contre l'ordre établi des soixante-huitards. A droite, on sait que l'électorat révulse le terme, mais il s'est installé dans les consciences comme la ligne rouge à ne pas franchir. Vous pouvez être de droite, c'est (encore) permis, mais mieux vaut arroser votre discours de considérations PC, cela améliorera votre image auprès des médias de gauche, qui sont un relais obligé entre le politicien et l'électeur. Même un lecteur UMP vous le dira : un peu de PC ne fait de mal à personne, et atténue votre image "d'homme de droite", que le PC a habilement habillé des couleurs mussoliniennes dans la mentalité populaire.

On pense en Europe, certes. Mais une réflexion brimée par des codes ne saurait être réflexion, surtout quand les frontières d'auto-censure empêchent l'observateur de dépeindre la réalité vraie - i.e. le monde dans lequel nous vivons.

Dès lors, un Européen qui lit les débats explosifs ayant cours en Amérique reste sans voix devant l'inanité des débats qui ont lieu dans son pays. Mieux, en France, un sondage vient régulièrement mettre la touche finale au travail de propagande :

Question standard (sondage du Monde, Libé, le Figaro, le Parisien...)

- Coyez-vous au réchauffement climatique dû à l'homme ?

- Trouvez-vous que le gouvernement fait assez dans la lutte contre le chômage ? Etes-vous pour ou contre l'ultra-libéralisme ?

- Quelle doit être la priorité du nouveau gouvernement : le social, l'écologie, la lutte contre le chômage ou la suppression des inégalités ?

- Quelle est votre grand sujet d'inquiétude : l'écologie, la lutte contre le chômage, la suppression des inégalités ou le social ?

- Dans quel domaine la France est-elle championne : la lutte contre le chômage, la suppression des inégalités, le social ou l'écologie ?

Social-écologie-chômage-inégalités-ultralibéralisme-écologie-chômage-social-inégalités-ultralibéralisme-chômage... (PS ça peut se lire aussi dans l'autre sens)


Y'a-t-il eu débat ? Le lecteur lambda peut-il avoir un avis original s'il n'a jamais lu des disputes sur le sujet ?Comment cela se fait-il qu'un Français moyen, par définition intelligent, libre et curieux, ait pris l'habitude de répondre ou de lire tout naturellement des sondages qui sont l'ultime preuve qu'on le prend vraiment pour un âne ? Sait-il encore que la question de l'islam est un sujet phare, qui devrait logiquement trôner en tête des organes dits d'information, et qu'à ce titre il devrait connaître les tenants et les aboutissants du problème ? Ou lit-il les sondages en pensant, résigné, que si ses compatriotes ne veulent pas réfléchir, pourquoi le ferait-il ?

Il est très inquiétant que vous puissiez déjà deviner les réponses à certaines questions de société dans les sondages de vos quotidiens. Que vous puissiez même en deviner les proportions, tant la pensée circule dans un seul sens.

Peut-être est-ce là le coeur du problème. Bien des gens savent que c'est dramatique, mais la routine a pris le pas sur la raison. Ils ne s'indignent même plus que l'un de leurs pères fondateurs ait dit d'eux :

«Les Français sont des veaux. Ils sont bons pour le massacre. Ils n'ont que ce qu'ils méritent. »

Est-ce vraiment l'image que les Français veulent donner ?

http://leblogdrzz.over-blog.com/article-10714564.html
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Laurent
Invité



MessageSujet: Re: Pravda en action   Jeu 14 Juin 2007, 15:32

Citation :
Le Nouvels Obs bave





"Le bruit circulait", c'est le propre de tout bruit que de circuler, mais dans quel milieu hormis la salle de rédaction du Nouvel Obs ?

Le mot "exfiltrer" signifie faire sortir. Il s'emploie pour des agents secrets ou toute personne ayant une mission occulte. Il sous-entend une "infiltration" antérieure. Les "extrémistes juifs" dont parle le Nouvel Obs seraient donc des éléments étrangers en mission.

"La fuite du coupable présumé avait provoqué des remous" qu'est-ce à dire ? S’il était déjà suspect, pourquoi n'avait-il pas été mis en détention ? Ou au moins frappé d'une interdiction de sortie du territoire ?

L'article du Nouvels Observateur est un cas grave de mise en cause de la communauté juive française. Avec des allusions et un vocabulaire fumeux, il accuse les Juifs de France de racisme - prenant appui sur un article du quotidien de gauche Haaretz - .

Il sous-entend la présence d'un réseau, d'origine indiscutablement "juivo-israélienne", complice d'une tentative de meurtre d'un policier et faisant obstruction à la justice en protégeant un coupable.

Il est aussi d'une ineptie rare :

- Si les Israéliens voulaient protéger cet individu suite à la tentative de meurtre d'un policier français, pourquoi le mettre en prison suite au meurtre d'un arabe israélien ?

- Il prétend que cet homme aurait été "rapidement exfiltré" suite à un crime commis en avril 2002 alors qu'il venait d'arriver en Israël quand il a tué le chauffeur de taxi palestinien. Cinq ans, est-ce un délai rapide pour une fuite ?

- Des dizaines de Palestiniens ayant poignardé des Israéliens ont été régulièrement décorés par Arafat, Abbas ou autre "président modéré", pour reprendre une expression chère au Nouvel Obs.

En Israël, quand un citoyen en tue un autre, il est mis en prison sans distinction de la race de l'agresseur ni de l'agressé.

Mais la bêtise ne saurait justifier la malfaisance. Il est du ressort des institutions juives de France de répondre rapidement et judiciairement au Nouvel Observateur.

Patrick van Straaten © Primo-Europe, 14 juin 2007

NDLR Primo : A peine cet article mis en ligne sur le site du Nouvel Obs, certains autres sites bien connus ont commenté l'affaire.

L'homme avait de toute évidence été identifié par la police lors des faits, il y a 5 ans. Mais "pour ne pas risquer de provoquer des sentiments d'antisémitisme en France", nous avaient expliqué officieusement des policiers indignés, l'affaire avait été étouffée. Des pressions avaient notamment été exercées sur le policier pour qu'il retire sa plainte.

Entretemps, se sentant protégés, ses compagnons de l'extrême-droite juive, se sont livré à de multiples agressions en France où le gouvernement a constamment refusé d'interdire leurs organisations armées, le BETAR et la Ligue de Défense Juive, bien connues des services de police pour leur dangerosité, mais intouchables.

Ces mêmes nervis, armés, casqués, entraînés sur le sol français, assurent le "service d'ordre" d'organisations comme le CRIF ou la tenue des galas au profit de l'armée israélienne en France, quand ils ne vont pas manifester avec l'autorisation du gouvernement sous les fenêtres de la Délégation Générale de la Palestine (le 7 Octobre 2003).

(Tiré du site BELLACIAO)

http://www.primo-europe.org/selection.php?numdoc=Me-3783415
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MessageSujet: Re: Pravda en action   Mer 22 Aoû 2007, 00:06

Citation :
"Le Monde" : organe néo-nazi

On a rarement fait mieux dans l'encouragement au meurtre et à la haine raciale. "Le Monde" est en train de voler la vedette aux journaux pétainistes et à l'extrême-droite.

Le Monde

21 août 2006

Article de Benjamin Barthe.

a star d'Al-Aqsa TV est une abeille géante nommée "Nahoul". Chaque vendredi après-midi, un acteur revêtu d'une panoplie en peluche jaune et noir incarne ce personnage dans une émission pour enfants intitulée "Les Pionniers de demain". Durant une demi-heure, "Nahoul" et la jeune présentatrice Saraa interprètent une série de sketchs entrecoupés d'interventions de spectateurs par téléphone. Les scénarios mêlent devinettes, conseils pratiques ("Les bienfaits de l'ananas") et morale familiale ("Pourquoi il faut aimer sa mère") à une forte dose de propagande islamiste, truffée d'apologie du "martyre" et d'incitation à la haine des "juifs".


A ce titre, "Nahoul" est le digne remplaçant de "Farfour". Ce personnage en forme de Mickey avait suscité l'ire du gouvernement israélien, à la mi-mai, pour quelques phrases au ton quasi djihadiste, où il était question de libérer "les pays musulmans envahis par les assassins". Accusés par les médias du monde entier d'endoctriner les enfants, les dirigeants d'Al-Aqsa TV avaient d'abord fait front, avant de céder devant la crainte d'un procès de la compagnie Disney, scandalisée par la récupération à des fins politiques de son personnage fétiche. La décision du gouvernement israélien de réduire la puissance d'émission de la chaîne sur le bouquet satellite Nilesat les avait également incités à faire profil bas.

Al-Aqsa TV a donc sacrifié "Farfour", mais à sa propre manière : la souris intégriste a succombé, dans une scène pleine de cris suraigus, aux coups de poing d'un interrogateur israélien, désireux de lui voler sa propriété. "Farfour est mort en martyr en protégeant sa terre, a commenté Saraa en conclusion de ce pied de nez aux détracteurs de l'émission. Il a été tué par les tueurs d'enfants." "Nous n'aimons pas les juifs, car ce sont des chiens, a ajouté une spectatrice. Nous les combattrons."



"COMBATTANTE DU DJIHAD"



Le concepteur des "Pionniers de demain", Hazem Sharawi, est un jeune trentenaire, diplômé en sciences de l'éducation. Assailli depuis le début de l'affaire de demandes d'entretien, il persiste, dit-il, à ne pas comprendre les raisons de l'émoi occidental.

"Nous ne faisons que refléter la réalité, plaide-t-il. Regardez ce qui est arrivé à Mohamed Al-Doura (un gamin tué par des tirs israéliens au tout début de l'Intifada), à Hoda Ghalia (une fillette tuée avec six autres membres de sa famille dans le bombardement d'une plage de Gaza, en juin 2006) et plus récemment à Emad Ghanem (un cameraman d'Al-Aqsa TV, amputé des deux jambes après avoir été fauché par les tirs d'un char israélien, en juillet). Pensez à l'enfermement dont nous sommes victimes depuis des années, aux bombardements, à l'embargo. Nos programmes n'incitent pas à la haine. Les pratiques israéliennes suffisent largement pour cela."

Fort de ce principe, "Nahoul" poursuit sur la lancée de "Farfour". Dans un épisode diffusé fin juillet, l'abeille islamiste parle de libérer la mosquée Al-Aqsa, dans la Vieille Ville de Jérusalem, des "impuretés des juifs criminels".

A une petite spectatrice qui explique par téléphone vouloir devenir "journaliste", "Nahoul" conseille de "photographier les juifs quand ils tuent les enfants". Puis une autre fillette appelle et clame que, une fois grande, elle sera une "combattante du djihad". "Si Dieu le veut", répond Saraa, comblée par la ferveur islamiste de son très jeune public. Un discours aliénant, à l'image des conditions de vie des Palestiniens dans la nasse gazaouie.


Vous avez bien lu ! "Le Monde" excuse les appels au meurtre et le racisme enseignés aux enfants. Nous y sommes

http://leblogdrzz.over-blog.com/article-11907122.html
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MessageSujet: Re: Pravda en action   Dim 02 Sep 2007, 04:47

Que font tous ces gens chez nous?

http://www.dailymotion.com/related/1656096/video/x11ref_flics-contre-racailles_events
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Pravda en action   Dim 02 Sep 2007, 08:42

Mai 68 et son "amour" a produit cela.

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MessageSujet: Re: Pravda en action   Dim 02 Sep 2007, 08:44

Oui, la "Tolérance" envers "l'Autre", sachant que l'Européen est forcément "frileux".
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MessageSujet: Re: Pravda en action   Dim 02 Sep 2007, 15:30

Citation :
Une explication… 1ère partie (info # 011808/4)

Par Stéphane Juffa
Wednesday 18 August [07:11:00 BST]

© Metula News Agency

Pour beaucoup de personnes équilibrées, l’opposition politique acharnée à Israël et l’expression qu’elle trouve dans la plus grande partie des médias francophones n’ont qu’une seule explication : L’antisémitisme. Lorsque l’on constate, en effet, non plus seulement les prises de positions extrêmes dans la presse française mais carrément des mises en scène préméditées d’informations erronées, dans les seuls buts de porter atteinte à l’Etat hébreu et d’alimenter la sympathie du public pour les Palestiniens, c’est un sentiment qui peut légitimement se dégager.



Comment, dans un même souffle, les gens de l’Obs, par exemple, après avoir imputé des crimes de miliciens palestiniens contre d’autres Palestiniens à l’armée israélienne, peuvent-ils encore soutenir "qu’ils expriment une critique à l’égard d’Israël et qu’ils ne sont en aucun cas antijuifs" ? Comment se fait-il que l’on retrouve la même réaction de pucelles outragées, lorsque les fabricants de la culture anti-israélienne sont pris la main dans le même sac, que ce soit sur les chaînes télévisées, au Monde et au Diplo, bien sûr, à Libé, dans les dépêches de l’AFP mais aussi, de façon certes moins systématique, sous la plume de certains auteurs du Figaro et même de l’Express ?

La manière paresseuse de répondre à ces questions consiste à invoquer soit un antijuivisme caractérisé de toute l’intelligentsia française – ce qui constitue une hypothèse hasardeuse, il faut bien l’avouer – soit à y voir l’existence d’un complot médiatique, dans lequel les conjurés seraient dirigés par une main organisatrice, ce qui n’est pas beaucoup plus plausible. Ca n’est pas seulement qu’il faudrait expliquer comment autant de personnes, intelligentes au demeurant (ou par hypothèse), aux sensibilités et aux intérêts différents, accepteraient de se liguer afin de coordonner la désinformation contre Israël. C’est également que ces personnes prendraient le risque énorme d’être tôt ou tard dévoilées et qu’elles s’exposeraient ainsi à la vindicte d’autres intellectuels et à celle de l’Histoire. Tremper dans un complot organisé contre des juifs n’est toujours pas un acte pardonnable dans la France d’aujourd’hui. Ceux que nous avons appelés les "fumiers" ou les "répètent merdes", s’ils sont disposés à inventer des complots extraordinaires du Mossad et même à affirmer qu’il y a, dans la conduite du peuple d’Israël, une propension à prendre du plaisir à humilier, ne sont pas prêts à participer à une action coordonnée dont le but stratégique serait le dénigrement d’Israël.

Et puis, il suffit de songer à la structure gigantesque que la coordination d’un complot de ce genre exigerait et aux risques d’indiscrétions parmi une masse aussi nombreuse de journalistes. Non, nul doute que si une conjuration de ce type existait, cela ferait longtemps que la Ména vous en aurait livré les structures ainsi que le nom des participants.

Certes, je ne prétends pas qu’il n’existe pas des aires de rencontres pour les propagandistes de l’anti-Israël, je pense particulièrement aux signataires du manifeste, dit "pétition pour le droit de critiquer la politique du gouvernement israélien" ou à ceux des premières pétitions d’Olivia Zémor, qui comptaient dans leurs rangs nombre de barons de la presse parisienne, comme Edwy Plenel et Jean Daniel. Je ne dis pas que Jacques Chirac ne donne pas le ton, la licence et le passe-droit, a priori, par communiqués des Affaires Etrangères interposés, l’AFP et les chaînes publiques de radio et de télévision de critiquer Israël au-delà de toute mesure. Je n’affirme pas non plus que ce nouvel épisode de la peste antijuive en France ne procure pas d’érections malsaines dans les pantalons des antisémites primaires et traditionnels, qu’ils soient d’ailleurs de droite comme de gauche.

Ce que j’affirme, cependant, c’est que ces manifestations sont en fait des sous-ensembles d’une théorie directive extérieure, qui ne vient ni de la maison Chirac ni du Monde mais qui crée un lien solide entre eux. Il s’agit de fait d’une théorie politique profonde et puissante, au point de me persuader qu’elle éblouit la majorité des désinformateurs anti-israéliens, jusqu’à les convaincre honnêtement que ce sont eux qui suivent les chenaux du bien et de la conscience. Au point, aussi, (c’est ainsi que cela fonctionne psychologiquement) que cette certitude politique "d’agir pour le bien des hommes et dans le sens de l’Histoire", les fait subordonner ce qu’ils considèrent toujours être des erreurs techniques, faites de bonne foi, à l’accompagnement de l’essentiel, dont ils se considèrent les dépositaires intellectuels et moraux.

Le syndrome des guillemets de Jean Daniel est tout à fait symptomatique à cet égard : Bravant le danger qu’il y a à proposer une explication incroyable au brûlot de haine concocté par sa fille à propos des "meurtres sexuels" organisés par Tsahal, le patron de l’Obs a préféré se perdre corps et biens dans une explication technique sans issue, que d’envisager qu’il existât chez lui une erreur d’approche fondamentale.

Pour rejoindre ce club des metteurs en scène de la vérité sur Israël, il existe deux conditions d’entrée. Une fois ces formalités intellectuelles remplies, la simple adhésion à cette théorie politique vous rend ignifuge, en principe et pour autant que cette théorie soit correcte et concordante avec les termes du conflit israélo-palestinien, contre toute accusation d’antisémitisme et vous met hors de portée des critiques de la raison pure.

Pour se draper de cette invisibilité qui rend insaisissable et obligatoirement juste, il suffit d’adhérer aux thèses des existentialistes sur la décolonisation et d’accepter de se persuader qu’Israël est une colonie. Vous allez d’ailleurs rapidement comprendre l’importance de la conservation, à tous prix, de la sémantique insidieuse de l’AFP pour relater notre guerre. L’enjeu est colossal, comme il n’y paraît pas ; il s’agit de maintenir la dialectique du conflit israélo-palestinien dans le strict cadre d’une rébellion contre la colonisation. Si les colonies devenaient des implantations, les activistes et les militants, des criminels de guerre, les mouvements radicaux, des organisations terroristes, l’AFP sortirait de la dialectique anti-colonialiste et, dans sont giron, les légions de répètent-merdes, qui répandent ensuite la "juste parole" aux quatre coins de l’Hexagone et même un peu au-delà.

Avant de se poser, à nouveau, la question de savoir si Israël est une colonie et donc, s’il s’agit effectivement d’un conflit colonial, je propose de laisser cette interrogation de côté, pour comprendre librement les hypothèses posées par les théoriciens de la décolonisation et pour saisir complètement l’étendue, la force et la perduration de leurs postulats. Dans le vaste choix de ces théoriciens, j’ai choisi Frantz Fanon. J’ai fait ce choix pour l’authenticité du personnage, pour son intelligence indiscutable, pour l’inspiration qu’il a éveillée chez de grands philosophes, chez Sartre surtout, et qui a fini par transformer les thèses de ce psychiatre martiniquais en paroles d’évangiles. J’ai aussi choisi Fanon pour la non compromission de son discours, qui le rend clair et analysable ainsi que, parce qu’il devint l’une des figures de proue de la lutte pour la libération nationale algérienne. Parce que je suis persuadé que la plupart des intellectuels français considèrent le conflit israélo-palestinien comme la suite de leur guerre d’Algérie et qu’ils se montrent, pour le moment, incapables de discerner les divergences cruciales existant entre les deux conflits, autant qu’ils sont incapables d’imaginer que les Israéliens puissent s’occuper des Arabes d’une manière différente de la leur.


A suivre…

http://www.menapress.com/article.php?sid=914
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MessageSujet: Re: Pravda en action   Dim 02 Sep 2007, 15:35

Citation :
Une explication… 2ème partie (info # 011908/4)

Par Stéphane Juffa
Thursday 19 August [13:10:00 BST]

© Metula News Agency



Frantz Fanon



Frantz Fanon appartenait à deux mondes : celui de la psychiatrie occidentale, souvent jugée "impérialiste" et au monde pauvre des Antilles, dans lequel il avait grandi. Par identification avec ses origines, et parce qu’il eut à servir en Algérie, il embrassa la lutte de libération nationale du FLN et déclara la guerre théorique à la colonisation. Les bornes identificatrices du combat anticolonialiste, que Fanon allait poser, établirent le principe de la confrontation inéluctable entre les blancs et les noirs, mais surtout entre la culture occidentale et la culture non occidentale. Ces principes, lorsqu’ils furent adoptés et repris par les philosophes et les psychanalystes progressistes européens devinrent statuts et ils conditionnent toujours aujourd’hui la perception de la majorité des intellectuels, des authentiques et des superficiels, dans leur vision manichéenne des conflits nord-sud.

Nul doute et nulle surprise que ces statuts ont été les axiomes formateurs des courants révolutionnaires et trotskistes en Europe occidentale, engendrant ferveur et adhésion, au point de former une espèce de religion laïque auprès de leurs nombreux adeptes. Et parmi les barons des médias français, le nombre d’individus ayant transité par cette école est tout à fait considérable. Difficile alors de s’étonner, de ce que les émanations des axiomes qu’ils ont appris et chéris, au point de s’identifier à eux corps et âme, au point de les jeter dans l’activisme – l’attitude qui préconise l’action concrète – engendrent toujours le système d’analyse qui décide de leur action. Beaucoup de ces "ex", restant persuadés de la justesse des axiomes de leur expérience précédente, ont transformé leur activisme violent en expression littéraire ou journalistique. Dans la forme embourgeoisée dans laquelle ils exercent cet activisme, ils conçoivent souvent un sentiment de culpabilité – de ne pas avoir pu en faire plus et de ressembler aux canons de vie des impérialistes-colonialistes qu’ils s’étaient promis de combattre – qui les rend extrémistes dans leur condamnation des autres "colonialistes". Qui découpe encore, dans leurs esprits, le monde en deux tranches inconciliables. Qui leur font préférer l’identification des situations aux axiomes qu’ils connaissent, plutôt que de procéder à une véritable analyse des états conflictuels. Qui les presse à identifier et à soutenir des leaders se réclamant de l’anticolonialisme, plutôt que de juger véritablement leur action ainsi que leurs objectifs. Culpabilité, enfin, qui les pousse à confondre entre la propagande et l’information, même si, dans leurs nouvelles "fonctions", ils ne sont présumés faire QUE de l’information.

C’est donc assez naturellement, que les "ex" regardent le conflit israélo-palestinien au travers de leurs lunettes des guerres coloniales. Naturellement aussi, ils évacuent tous les éléments factuels qui contredisent les principes qu’ils aimeraient adapter et ils encouragent leurs subordonnés à agir de la même façon. Cette manière de faire apparaît très clairement au Monde, qui, comme la Ména l’a démontré par de multiples exemples, évacue systématiquement de ses colonnes les informations concernant les assassinats inter palestiniens, tout comme l’intense problématique de l’action d’Arafat, telle qu’on peut la distinguer dans les comptes-rendus d’un journaliste palestinien de la qualité de Sami el-Soudi. C’est que ces vérité-là ne cadrent pas avec la théorie de la lutte de décolonisation ou plutôt, comme nous l’allons voir, qu’elles y sont spécifiquement mentionnées et jugées inhérentes à ce genre de conflit ; "normales", au point qu’il est inutile de les mentionner – ou juste par la bande – qu’il vaut mieux ne pas en parler, qu’on n’en parle donc pas !

C’est que, tout à une place réservée, une explication globale et infaillible, dans les rôles d’un conflit colonial, comme on peut s’en persuader, en lisant le must de Frantz Fanon, Damnés de la terre, (Paris, Éditions Maspero, 1961). Ainsi, le témoignage de Sami el-Soudi ne peut pas être crédible, puisque notre collègue, pourtant courageux et de gauche, appartient, par application théorique, à son corps défendant, à la "classe sociale intermédiaire", que caractérise Fanon. Classe faite de politiciens traîtres, d’intellectuels (el-Soudi), d’hommes d’affaires et de fonctionnaires locaux, qui, dans une situation coloniale, "aspirent à être comme leurs maîtres". Dans cette typicité de conflits, cette classe intermédiaire "se met à ressembler de plus en plus aux colonisateurs et aux colons", à nous, les Israéliens, pour rester dans la même application de cette théorie.

Dans la presse française, on "connaît" par référence et par le "rôle qu’ils remplissent", l’action des personnes comme el-Soudi et comme le professeur Nusseiba. Ce sont des traîtres, au pire, des leurrés ou des opportunistes, au mieux et, de toutes façons, leur présence sur le damier est une présence parasitaire, intrinsèque à cette typicité de conflit, qui ne peut que ralentir le flot "naturel" de l’Histoire, qui freine et qui ennuie le processus de décolonisation. Alors pourquoi les nommer ? Pourquoi retranscrire ce qu’ils affirment ? Pourquoi leur prêter attention ? Pour aider ainsi les colonisateurs-oppresseurs ?

L’extrémisme des "ex", leur certitude dans l’issue finale du conflit et leur certitude dans la justesse de leur démarche propagandiste – tout ce qu’on fait pour répandre une opinion – provient d’un autre axiome de la théorie de la décolonisation, très clairement énoncé par Fanon : Fanon rejette en effet toute possibilité de solution d’un conflit colonial, autre que la lutte du colonisé pour sa libération. Et il précise encore, illustrant son propos politique par une déduction psychanalytique, qu’ "aucune quantité de concessions humanitaires de la part du colonisateur n’est de nature à restituer sa dignité au colonisé, si la relation coloniale n’est pas détruite lors de la lutte active."

Ce qui explique vraisemblablement pourquoi, aucun des actes humanitaires concédés par les Israéliens ne trouve grâce sur le papier des journaux français. Mais c’est une babiole, presque un détail de cette histoire d’adaptation forcenée des termes de notre conflit à une théorie attenante à la guerre d’Algérie. Car les autres axiomes de Fanon sont plus tranchants encore. Ainsi, le Martiniquais souligne-t-il le besoin élémentaire du colonisé de détruire son oppression intériorisée par la liquidation de l’état d’oppression/colonisation.

C’est de ce fait que "dans son processus de libération, l’opprimé menace de détruire physiquement le colonisateur-colon (et souvent il le fait), tandis que simultanément, il le menace et l’attaque psychologiquement (symboliquement), parce que son comportement", toujours selon Fanon, "est illogique".

Expliquant suffisamment la mollesse des condamnations françaises – gouvernementales et médiatiques – à l’encontre des assassinats collectifs palestiniens de civils israéliens et l’entêtement de l’AFP à défier à la fois le dictionnaire et les acquis de la science politique, en continuant à qualifier les implantations juives du nom de colonies, parce que ces assassinats collectifs s’inscrivent normalement dans le cadre d’une guerre de décolonisation, dès lors qu’on parle de colonies juives, ce phénomène de normalisation du crime de guerre palestinien est encore renforcé par le principe suivant établi par Fanon :

"L’absence de logique (dans les actes du colonisé en lutte, Nda.) découle des expériences déshumanisantes vécues dans une situation oppressive." Cette proposition de Fanon explicitant, en outre et sans doute, la raison qui pousse les Français à définir, contre vents et marrées, l’état psychologique des terroristes et des kamikazes palestiniens de "désespéré". Ce, en ignorant (évacuant) simultanément le conditionnement au martyre (shyhada) effectué par l’autorité palestinienne, Yasser Arafat, sa télévision, les Imams et les organisations terroristes sur toute la population palestinienne et surtout les enfants.

"Désespérés" ou fanatiques nationalistes ou religieux, c’est une des autres questions que l’adoption aveugle de la typicité apparente du conflit israélo-arabe évite de se poser. Par extension significative, et en temps que pilote, il ne me semble pas que les pilotes-kamikazes du 11 septembre 2001 étaient des desperados, ni que des desperados auraient pu accomplir de tels exploits aéronautiques ; je relève également que les connaissances de ces hommes, ainsi que leur capacité à apprendre des techniques relevant de la haute technologie, les plaçait, a fortiori et indiscutablement, hors de la catégorie des désespérés.

Est-ce alors pour cela que les "ex" s’abîment les ongles à essayer de trouver (et d’imposer arbitrairement une stricte distinction sémantique pour les qualifier) une différence entre les terroristes palestiniens et les autres terroristes arabes, à moins que ce ne soit avec les mêmes terroristes palestiniens, lorsqu’ils agissent dans d’autres conflits arabes, comme en Irak ? Ces autres différenciations forcenées – catégorielle et narrative - ne résistant à aucune critique analytique, on en arrive à déduire de leur emploi un autre effet obsessif de la nécessité, pour les "ex", de camper, à tout prix, même à celui consistant à braver répétitivement le ridicule, l’éthique et l’intelligence tout court, la guerre d’Israël dans le schéma étroit et déformant de la dialectique de la guerre de décolonisation.


A suivre…

http://www.menapress.com/article.php?sid=915
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MessageSujet: Re: Pravda en action   Dim 02 Sep 2007, 15:37

Citation :
Une explication… 3ème partie (info # 012108/4)

Par Stéphane Juffa
Saturday 21 August [12:19:00 BST]

© Metula News Agency


"Le colonisé explose", écrit Frantz Fanon, "tentant de détruire la situation coloniale, dont il attaque tous les symboles et les représentations et dans de nombreux cas, cela le mène à sa propre destruction et à celle de son peuple."

En apparence, si l’on adapte l’Intifada à la typicité de la lutte anticoloniale décrite par le philosophe antillais, la proposition qui précède ressemble à un soulier de verre, conçu spécialement pour le pied de Yasser Arafat-qui-explose.

Et la proposition qui suit, semble également faite sur mesure pour définir la vanité du combat des Israéliens colonialistes. En fait, c’est un peu plus compliqué que cela, il s’agit d’une structure sémantique appelée à remplir plusieurs rôles : Persuader l’oppresseur qu’il ne peut pas vaincre, comme je viens de l’écrire, mais aussi persuader l’oppressé qu’il ne peut être vaincu et, troisièmement, informer les témoins des méthodes comportementales outrageantes que le colonisateur "utilise" ou "utilisera" forcément, parce qu’il remplit un rôle, dans un conflit de type anticolonialiste caractéristique.

"L’oppresseur, faisant face à l’explosion, réalise que ni sa puissance physique ni son pouvoir mental ne peuvent l’aider à se défendre physiquement et psychologiquement". Cette phrase ne manquera pas de rappeler aux lecteurs de la Ména les hourras à peine dissimulés des médias français, lorsque, constatant qu’un assassinat collectif palestinien a pu se produire, en dépit des mesures prises par l’armée israélienne, ils ont tendance à exulter. Des expressions du genre "Voilà qui prouve au gouvernement israélien que ni les mesures de répression, ni la construction de la barrière de sécurité n’assureront la sécurité de la population israélienne" font alors florès. Evacuant à nouveau les réalités qui gênent dans le parallélisme désiré entre la théorie des guerres de décolonisation et le conflit israélo-arabe, comme la constatation de ce que la vie des populations israéliennes est redevenue quasi normale depuis l’érection de la partie principale du mur et que l’incapacité des activistes palestiniens à assassiner des civils israéliens croît proportionnellement à l’avancée des travaux, les "ex", se raccrochant à des meurtres sporadiques, limités et de traîne, s’appliquent à faire entendre, à la moindre occasion, l’axiome fanonien. Beaucoup de consommateurs d’information, alors, sous le coup de la surprise de trouver ces manifestations de satisfaction dans les médias généralistes, se fâchent, comprenant que les "journalistes" se réjouissent de la capacité qu’ont les terroristes palestiniens à poursuivre leurs assassinats collectifs. Se réjouissent-ils de la mort des enfants israéliens ? – Non, pas directement, en tous cas. Par contre, il sont véritablement satisfaits en pensant constater que les prophéties décrivant le sens le la lutte anticolonialiste se réalisent et, par déduction, qu’il s’agit bel et bien d’un conflit anticolonialiste, oppresseur-opprimé. C’est assez con, pour le commun des mortels, tandis que c’est plein de sens pour les ceux qui sont issus des écoles révolutionnaires occidentales des années 50 et 60. Et ce sont eux qui tiennent les plumes et qui forment la relève.

"Il peut tuer (l’oppresseur Nda) et torturer plein de colonisés mais la rébellion continue, parce que, sans logique, dans leur rage aveugle, ils (les colonisés) se moquent de souffrir et de mourir", dit Fanon, sans savoir qu’il allait générer une véritable chasse à l’inhumanité israélienne dans les rangs de ses cadets. Chasse aux actes d’inhumanité, qui fait écho à l’énumération hallucinatoire et hallucinante par Yasser Arafat de la liste des crimes du colonisateur sioniste. Arafat dit : Les Israéliens utilisent des munitions à l’uranium appauvri, des armes chimiques ; les "ex" répondent en écho, en diffusant l’imposture du petit Mohamed, tué par les tireurs israéliens sur les genoux de son père. Le Vieux dit : Ils empoisonnent nos puits, ils utilisent tous leurs avions pour génocider le peuple palestinien ; les "ex" répondent, inventant l’histoire des soldats violeurs, les photos des dégâts d’obus de chars israéliens fantômes à Rafah etc.

Ce que le lecteur devrait comprendre de cette situation, c’est que, si les ingrédients d’une guerre de décolonisation n’existaient pas dans le narratif du conflit, ce ne serait pas (ça n’est évidemment pas) une guerre de décolonisation. Lors, au théâtre de l’absurde, les "ex" s’attendent à un comportement inhumain de la part du colonisateur israélien. Et quand cette attitude ne vient pas, les "ex" n’hésitent pas à inventer des actes monstrueux. C’est le prix qu’il y a à payer, aux dépends de la déontologie, si l’on veut rester dans la logique de Fanon et de Sartre.

A propos de cette attente dont je parle, j’ai une petite anecdote révélatrice à vous dire. Un journaliste "ex", auquel je venais de présenter le film de la Ména au sujet de la mise en scène de l’affaire A-Dura, eut ce jour-là cette réaction enrichissante :

"Et alors, ça n’a aucune importance de savoir si cette histoire est vraie ou s’il s’agit d’un trucage. Vous (les Israéliens) avez déjà tué des Mohamed A-Dura par centaines et c’est un fait que vous ne pouvez pas discuter !"

Un de plus, un de moins ? Non.
D’abord parce que les Israéliens n’ont pas tué des centaines d’enfants palestiniens et qu’on ne peut ainsi brader les existences humaines mais principalement, parce que le cas A-Dura possède une signification symbolique bien particulière, celle d’un comportement inhumain de la part du "colonisateur" israélien. Selon le seul "témoin" de l’"assassinat" de Mohamed, le caméraman de FR2 Talal Abou Rahma, les soldats israéliens auraient "tiré durant quarante-cinq minutes, sans discontinuer, en direction de l’enfant dans l’intention de le tuer". On ne parle pas ici d’un cas de décès collatéral, d’un enfant mort durant un échange de feu, d’un enfant tué parce qu’il se trouvait à proximité de la victime d’une élimination ciblée, on définit le comportement de soldats, qui auraient pris un enfant pour cible, parmi des centaines d’adultes présents sur le carrefour de Netzarim et qui se seraient acharnés à l’abattre.

Dans la normalisation du meurtre d’enfants que nous impute ce collègue "ex", se situait un message ramenant aux axiomes de la typicité des guerres de décolonisation, une fatalité artificielle, qui signifiait aussi bien "vous avez déjà tué des enfants" que "nous savons que vous allez en tuer" et où les deux comportements, la constatation et la prophétie, se rencontraient dans la confusion des temps. Et surtout, la préséance de la logique révolutionnaire sur la réalité lui faisait faire la plus grande des confusions pour un journaliste : Il attachait la même importance évènementielle à un reportage de guerre truqué qu’à un reportage authentique.

Ca me rappela la fameuse phrase de Deng Xiaoping : "Qu’importe qu’un chat soit noir ou blanc, du moment qu’il attrape les souris". Qu’importe la constatation factuelle de l’évènement "inhumain", lorsque l’on sait que de tels comportements sont inéluctables de la part de l’oppresseur lors d’un conflit colonial ? Relever de vrais comportements inhumains ou se faire l’écho de leurs simulacres, mis en scène par les opprimés, avec le concours des "ex" consentants, cela illustre, de toute façon, les péripéties du conflit d’ordre colonial que l’on a constaté.

Vu sous cet angle, le lecteur comprendra mieux la réaction d’Askolovitch relativement à l’affaire A-Dura ou celle de Jean Daniel, dans celle des soldats violeurs, qui est aussi la réponse globale des médias français face à la multiplication des cas de désinformation déshumanisante pour Israël et ses soldats : Ils plaident l’erreur technique. La faute sans importance. Le rôle non prépondérant des médias dans leur présentation du conflit israélo-palestinien. Entendez : Il s’agit d’une guerre coloniale dans laquelle Israël est l’oppresseur, le rôle des médias, dans ces conditions, ses erreurs techniques, parfois, ne peuvent rien changer dans la caractérisation de ce conflit ; cessez alors d’accuser sans cesse la presse et les "journalistes", ils n’y sont pour rien !

Quant à l’abjection des crimes de guerre commis par les activistes palestiniens sujets au désespoir, elle est systématiquement évacuée de la représentation de ce conflit. Il est en effet très rare que les télévisions, persuadées qu’il s’agit d’une guerre de décolonisation, s’attardent sur les images des corps déchiquetés de passagers d’un autobus ayant été soumis à un assassinat collectif palestinien ; très rare que ces télévisions consacrent des reportages aux morts et aux blessés, victimes de ces actes, aux mutilés, dont la joie de vivre a été fauchée par la terreur des activistes d’Arafat et du Hamas. Dans la logique qui prévaut – la logique inverse de l’attente de comportements inhumains du fait de l’oppresseur, sur laquelle on crée, lorsque l’occasion se présente, des simulacres de comportements monstrueux – on aura tendance à ne pas s’appesantir sur le sort des colons-colonisateurs. Lors d’une démarche plus ou moins inconsciente, on considérera qu’ils ont reçu le châtiment qu’ils méritent. Il est ainsi significatif de constater, qu’alors qu’un effort constant est fourni par les médias français afin de personnaliser à tout prix les victimes palestiniennes, la même dose d’effort est symétriquement appliquée pour dépersonnaliser les victimes israéliennes. On lira systématiquement, par exemple dans les dépêches de l’AFP, que "le jeune Ahmed X, âgé de 15 ans, a été abattu par des tirs de soldats israéliens à…" tandis que les victimes des assassinats collectifs palestiniens demeurent, la plupart du temps, anonymes dans les médias français. Il est par ailleurs fréquent que les mêmes médias consacrent de longs reportages à recueillir les témoignages des familiers du kamikaze mort – souvent dithyrambiques pour l’auteur d’un crime contre l’humanité - alors que les parcours de vies de leurs victimes civiles israéliennes ne trouvent d’habitude aucun reflet dans ces organes d’information.

Sur cette apologie apparente de la barbarie, la lecture des théories énoncées par le philosophe antillais de la décolonisation algérienne est également éclairante. Pour Fanon, la libération du colonisé passe obligatoirement par la lutte qu’il entreprend tel qu’il est et non selon les canons d’un combattant idéal de la condition humaine. La condition de ruine humaine, de sauvage primitif étant, selon le colonisé martiniquais, le "résultat inévitable de la déshumanisation engendrée par la condition coloniale".

Expliquant, avant terme, la férocité des militants palestiniens et partant, parce qu’il existe une explication victimaire, leur évitant la qualification de terroristes dans le lexique des "ex", Fanon affirme que le processus de libération commence précisément à la plus basse et la plus dégradée des conditions et que cette condition humaine constitue en fait la matière première de la rébellion. Il écrit aussi qu’à un certain stade du processus de la lutte pour la décolonisation, l’oppresseur feindra de vouloir négocier avec les rebelles, précisant que cette péripétie est un passage inévitable dans le processus. Et Fanon, de s’empresser de relever que les opprimés ne seront "pas assez fous" pour tomber dans ce panneau.

En allant au fond des hypothèses de Frantz Fanon sur ces deux sujets, on remarque que l’analyse sereine de ses théories établit, par une digression logique et indispensable, que pour ceux qui adaptent ces théories au conflit israélo-palestinien, l’attaque systématique de civils israéliens par des personnes palestiniennes armées, de même que le sabotage par Yasser Arafat de toutes les propositions de solutions pacifiques, seraient des éléments inhérents et nécessaires de la révolution palestinienne. Mais pas seulement ! La même déduction nous amène à observer, à contrario, que si ces manifestations étaient exclues de la lutte palestinienne, celle-là ne répondrait pas aux critères de qualification, très stricts, d’une guerre de décolonisation. D’une part, on en sait ainsi un peu plus à propos des attentes des timoniers principaux des médias français, ainsi que des fondements conceptuels de la "théorie de la parenthèse", qui veut que l’existence d’Israël ne soit qu’un évènement historique éphémère de l’histoire. Mais d’autre part, il y a désormais urgence intellectuelle à se pencher sur la relation existant entre le reclus de la Moukata de Ramallah et la théorie de la guerre de décolonisation.

Les lignes directrices de la vision d’Arafat, pavant son aphorisme du "Porte-avions", sont par trop coïncidentes des principes énoncés par Fanon pour qu’on puisse, ne serait-ce qu’imaginer, qu’elles sont le fruit du hasard. En les citant en vrac : La victimisation à outrance de son peuple, la diabolisation de son adversaire, l’affirmation de l’existence d’un génocide, l’instrumentation du terrorisme et de la barbarie, l’instrumentation du martyre et enfin, le refus de toute solution négociée, sont autant d’éléments qui collent à la théorie de Fanon. D’ailleurs, le chef palestinien a toujours affirmé que les Israéliens étaient des colonisateurs et qu’ils n’avaient aucun droit sur cette terre, n’hésitant pas à nier l’historicité du Temple de Jérusalem.

La question urgente ?
- La guerre d’Arafat est-elle l’illustration vivante des principes énoncés par les sartriens ou le fruit d’une tentative préméditée, de la part d’Abou Ammar, afin de surfer sur la vague des guerres de décolonisation et sur ses synergies supranationales ?


A suivre…

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MessageSujet: Re: Pravda en action   Dim 02 Sep 2007, 15:39

Citation :
Une explication… 4ème partie (info # 012308/4)

Par Stéphane Juffa

Monday 23 August [11:19:00 BST]

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N'est pas fanonien qui veut...


Hallucinatoires et hallucinantes ! Ce sont les termes que j’ai employés plus haut dans cet article, afin de qualifier les postulats psalmodiés par Yasser Arafat, et qui sont censés établir le caractère colonialiste des méthodes de combat des uns et des autres lors du présent conflit. Conditions en l’absence desquelles l’Intifada n’est pas une guerre de décolonisation, selon les critères établis par Fanon.

Impossible, en tous cas, pour tout journaliste et pour n’importe qui d’autre, d’ailleurs, d’établir la véracité de la moindre des affirmations du reclus de la Moukata de Ramallah sur ce sujet. On va, du reste, faire l’économie de se livrer à une nouvelle analyse circonstanciée de ces allégations, puisque la Ména a déjà pris la peine de les disséquer, de long en large et par le détail, lors de précédentes interventions.

Lors, si l’armée d’Israël n’utilise pas de stripteaseuses-flingueuses pour assassiner les jeunes combattants palestiniens (in Al-Hayyat Al-Jedida, l’organe de presse officiel de l’Autorité Palestinienne), qu’elle n’empoisonne pas les puits de Gaza ni de Jéricho, que l’artillerie de Tsahal n’est JAMAIS intervenue lors des deux Intifadas, les critères théoriques d’une guerre de décolonisation ne sont pas réunis.

Reste à se pencher sur le pan palestinien des actes de ce conflit. Tandis qu’il diabolisait les actes de guerre des militaires de l’Etat hébreu, Yasser Arafat créait de toutes pièces les "sauvages" et les "ruines humaines" décrits dans "Damnés de la terre", lorsqu’il prit la décision d’instrumenter le terrorisme à l’extrême, afin de faire progresser ses finalités. Il est, à ce titre, le premier responsable politique musulman des temps modernes, avant même les attentats de New York, à avoir mis à l’œuvre les activistes palestiniens sujets au désespoir, dans leur rage privée de logique, pour commettre des assassinats-suicides contre des non musulmans. En vérité, et c’est là un choix assurément singulier, Arafat a décidé d’exclure artificiellement les comportements logiques de la cause palestinienne, tant au niveau des Brigades des Martyrs d’Al-Aksa, qu’il a façonnées et des autres terroristes kamikazes d’Ezzedine el-Qassam, dont il a instrumenté les interventions, que de son discours politique. Pour s’en tenir aux thèses du philosophe antillais, Arafat a sciemment, par choix stratégique, rendu la Palestine "incontrôlable". Disposant d’une entité politique sur le chemin de l’indépendance, au début des années quatre-vingt-dix, disposant de services de police, d’un embryon de système judiciaire mais aussi d’un aéroport international et d’une représentation officielle aux frontières de la Palestine, il a opté pour le sabordement général, au moment où la communauté internationale lui offrait un partage sensé de la Palestine, des frontières sûres et reconnues, l’indépendance et la paix.

Il a opté pour la "rébellion", en s’activant, largement plus que de raison, à lui donner une coloration fanonienne. Et c’est là qu’intervient, n’en déplaise aux "ex" et à leur nostalgie algérienne, la prépondérance de la factualité d’une situation, de l’identification authentique des actes d’un conflit ainsi que la nécessité de la crédibilité du discours révolutionnaire sur le discours délirant. C’est là que la réalité du meurtre de Mohamed A-Dura aurait caractérisé le comportement inhumain des Israéliens "colonialistes", alors que l’étalement de sa mise en scène dévoile la volonté de victimisation de la part de révolutionnaires fantoches. En d’autres termes, n’est pas fanonien qui veut ; n’est pas un chef anticolonialiste celui qui prétend l’être. Il ne suffit donc pas de crier au génocide permanent, à l’éradication factice de Jénine et d’affirmer que le Temple de Salomon n’a jamais existé pour transformer les Israéliens en colonisateurs aux pratiques inhumaines et pour devenir opprimé.

Le petit raïs a ainsi joué le banco, avec pour mise l’avenir du peuple palestinien en guise de jetons, afin de faire identifier sa lutte à une guerre de décolonisation typique. Il a voulu, et il veut toujours, même au prix de la perte totale de crédibilité de la cause palestinienne, imposer la relation "oppresseur-opprimé" entre lui et ses adversaires israéliens. La tentative arafatienne peut convaincre les très crédules, les antijuifs pathologiques, les kapos et la plupart des "ex" (certains individus pouvant appartenir à plusieurs de ces catégories à la fois). Elle est cependant le fruit d’un choix anthropophage, comme l’a exposé Sami el-Soudi, qui participe à restreindre le champ des aspirations territoriales raisonnablement accessibles pour un futur Etat palestinien. Le temps passant, comme à son habitude, crée de nouvelles réalités géopolitiques qui avalent les chimères sans même les mâcher : La misère croissante de la population palestinienne, la chute de l’allié Saddam Hussein, la Syrie et l’Iran sur la défensive, la lassitude des grands pays arabes face aux élucubrations du faux "révolutionnaire de la Moukata", leur soutien à l’opposition armée à Arafat ont généré une nouvelle réalité stratégique sur le terrain. Elle n’est pas à l’avantage des Palestiniens, elle marque une régression sensible relativement à l’offre de Camp David.

Si, en 2000, Arafat avait accepté le plan Clinton-Barak, un Etat palestinien existerait aujourd’hui sur 97% du territoire jordanien d’avant 67. Cet Etat contrôlerait les quartiers arabes de Jérusalem et l’esplanade des mosquées. Suite au choix stratégique d’Arafat, nombre d’observateurs s’accordent pour constater, qu’à l’heure actuelle, les Palestiniens ont perdu pied dans la ville trois fois sainte et qu’ils peuvent également faire leur deuil des "trois grosses concentrations d’implantations juives en Cisjordanie".

Le choix d’Arafat, de s’identifier aux thèses de Fanon, plutôt que de s’occuper du devenir de son peuple, pour dramatique qu’il est, n’est pas à proprement parler surprenant. Le vieux leader palestinien est en effet un disciple de l’école soviétique, et avec lui toute la vieille garde de Tunis au grand complet, y compris Mahmoud Abbas. Ils ont été nourris des préceptes inculqués à l’université de la décolonisation Patrice Lumumba à Moscou, ceux-là mêmes qui instauraient les théories de Frantz Fanon en véritables dogmes opérationnels.

Certes, les "ex" des principes de la décolonisation, façon soviétique, ne sont pas les "ex" français, dont nous parlons tout au long de cet article, tenter de les confondre serait faire acte de propagande. Reste qu’ils suivaient souvent les mêmes chemins et pendant qu’en Afrique ces dogmes soulevaient les peuples, à Paris, ils formaient les esprits. Pour ceux qui s’imaginent, malgré cela, que Frantz Fanon serait un penseur marginal de la décolonisation, j’aimerais citer quelques lignes, tirées de la préface de Jean-Paul Sartre pour "Damnés de la terre". J’aimerais les citer sans ajouter mon commentaire :

"(…) Terrifiées, oui: en ce nouveau moment, l’agression coloniale s’intériorise en Terreur chez les colonisés. Par là, je n’entends pas seulement la crainte qu’ils éprouvent devant nos inépuisables moyens de répression mais aussi celle que leur inspire leur propre fureur. Ils sont coincés entre nos larmes qui les visent et ces effrayantes pulsions, ces désirs de meurtre qui montent du fond des cœurs et qu’ils ne reconnaissent pas toujours: car ce n’est pas d’abord leur violence, c’est la nôtre, retournée, qui grandit et les déchire; et le premier mouvement de ces opprimés est d’enfouir profondément cette inavouable colère que leur morale et la nôtre réprouvent et qui n’est pourtant que le dernier réduit de leur humanité. Lisez Fanon: vous saurez que, dans le temps de leur impuissance, la folie meurtrière est l’inconscient collectif des colonisés.

(…) Cette violence irrépressible, [Fanon] le montre parfaitement, n’est pas une absurde tempête ni la résurrection d’instincts sauvages ni même un effet du ressentiment: c’est l’homme lui-même se recomposant. Cette vérité nous l’avons sue je crois, et nous l’avons oubliée: les marques de la violence, nulle douceur ne les effacera: c’est la violence qui peut seule les détruire. Et le colonisé se guérit de la névrose coloniale en chassant le colon par les armes. Quand sa rage éclate, il retrouve sa transparence perdue, il se connaît dans la mesure même où il se fait; de loin nous tenons sa guerre comme le triomphe de la barbarie; mais elle procède par elle-même à l’émancipation progressive du combattant, elle liquide en lui et hors de lui, progressivement, les ténèbres coloniales. Dès qu’elle commence, elle est sans merci. Il faut rester terrifié ou devenir terrible; cela veut dire: s’abandonner aux dissociations d’une vie truquée ou conquérir l’unité natale."

On a vu que les péripéties de l’Intifada n’étaient pas celles d’une guerre de décolonisation, que les rôles définis par Fanon n’étaient pas tenus. Cela n’exclut cependant aucunement qu’Israël fût elle-même une colonie ou, à tout le moins, que les implantations fussent les colonies de l’Israël d’avant 1967. De ces deux questions, et des confusions entretenues entre elles, il nous faudra parler, entre autre, dans la suite de cette série d’articles.

A suivre…

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MessageSujet: Re: Pravda en action   Dim 02 Sep 2007, 15:44

Citation :
Une explication… 5ème partie (info # 012708/4)

Par Stéphane Juffa

Friday 27 August [09:26:00 BST]

© Metula News Agency

Rien ne vaut l’illustration d’un principe par des exemples concrets. A la Ména, nous avons déjà énoncé les conditions qu’ont posées les chercheurs en sciences politiques, pour déterminer la classification d’un territoire en colonie. Plutôt que d’en refaire l’énumération théorique, j’ai choisi l’option plus vivante de les vérifier pratiquement, en comparant Israël, d’une part et les implantations juives en Cisjordanie, de l’autre, à des régions dont les critères coloniaux sont commodément vérifiables.

En fait, il n’existe plus, à la surface du globe, qu’un seul Etat qui maintienne encore un empire authentiquement colonial, datant de l’épopée dont traite Fanon dans ses livres. Cet Etat, les plus perspicaces d’entre vous l’auront deviné, c’est la république française.

Voyons alors brièvement les contrées étrangères dominées par l’homme blanc gaulois, ainsi que le nombre d’habitants qui les peuplent (incluant les minorités de colons). Ceci, dois-je le préciser, uniquement dans le but de matérialiser un peu les objets de notre comparaison :

Guyane (F) – 150'000 habitants – Guadeloupe – 421'000 – la Réunion – 750'000 – la Martinique – 400'000 – Nouvelle Calédonie – 200'000 – Polynésie (F) – 240'000 – Wallis-et-Futuna – 170'000.

Intéressons-nous maintenant à confronter ces territoires, Israël et les implantations, aux clefs de catégorisation proposées par la science politique, servant à définir une colonie :

Existence d’une métropole, géographiquement séparée de la colonie par des mers ou des Etats étrangers, dans laquelle s’exerce le pouvoir politique suprême des colons (Caractéristique fondamentale d’une colonie)

Toutes les colonies françaises mentionnées – OUI – Israël – NON – les implantations juives – NON –

Caractère principalement commercial et de perspectives d’enrichissement des raisons de la prise de contrôle du territoire

Toutes les colonies françaises mentionnées – OUI – Israël – NON – les implantations juives – NON –

Présence constante et durable de Français sur le territoire avant la colonisation

Dans toutes les colonies françaises mentionnées – NON –

Présence constante et durable de Juifs sur le territoire avant les immigrations

En Israël – OUI – dans les implantations juives – OUI –

Le territoire est-il le lieu où se sont déroulés les événements légendaires ou historiques constitutifs de la nation des colons, des immigrants ?

Toutes les colonies françaises mentionnées – NON – Israël – OUI – les implantations juives – OUI



La maison de réunion (Bet Knesset) du village juif de Méroth, Haute Galilée,
qui connut son apogée vers 250 avant notre ère (photo Haïm Sokol)
Résoudre équitablement un conflit entre deux légitimités ou
créer une immense injustice en affirmant en résoudre une autre ?


Existence, sur le territoire, de vestiges historiques majeurs, variés et nombreux de la civilisation des colons, des immigrés, datant d’avant la colonisation, les immigrations ?

Toutes les colonies françaises mentionnées – NON – Israël – OUI – les implantations juives – OUI –

Le territoire fait-il office de lieu de gouvernement principal ou unique pour la nation des colons, des immigrés ?

Toutes les colonies françaises mentionnées – NON et NON – Israël – OUI et OUI – les implantations juives – NON et NON –

La perte du contrôle politique suprême du territoire signifierait-il la fin de la possibilité pour la nation des colons, des immigrés, de s’autodéterminer ?

Toutes les colonies françaises mentionnées – NON – Israël – OUI – les implantations juives – NON –

Voici pour les faits crus et je suis d’avis qu’ils ne nécessitent pas d’analyse spécifique, tant la portée des questions me semble claire et tant les réponses sont antithétiques entre les territoires envisagés. Grossièrement posé, à la lumière de ces différences et de leur signifiance triviale, si Israël est une colonie, l’Algérie n’en a alors jamais été.

On a considéré ajouter la Corse au nombre des colonies françaises mais, après consultation avec nos collègues de l’Académie, nous nous sommes accordés sur le fait que, bien que l’Ile de beauté répondait à un certain nombre des critères d’une "colonie", elle constituait un territoire contigu de la France continentale et qu’à ce titre, la Corse n’était pas une colonie. Ici, l’importance est de noter que le fait d’être ou de ne pas être une colonie ne justifie ni ne condamne automatiquement le droit moral ou juridique d’administrer un territoire donné et ne disqualifie pas non plus, évidemment, le droit des autochtones à réclamer leur indépendance voir à se battre pour elle. Si quelqu’un voulait nous faire dire que nous sommes les tenants des implantations juives ou de la tutelle française sur la Corse, il se rendrait ridicule. Non, la seule chose que nous voulons établir dans cette série d’articles, c’est la qualification de ce qu’est une colonie et respectivement, une guerre de décolonisation. Et cette catégorisation est essentielle en soi, puisque, comme on va le voir d’ici quelques lignes, les confusions artificiellement entretenues à son sujet mènent à des conclusions dramatiques.

Auparavant, il nous faut tout de même relever l’extraordinaire évacuation par les "ex" de leur problème colonial. Un problème qui reste loin de leur agenda et une situation de laquelle ils se sont visiblement accommodés. Il vaut tout de même de rappeler que la domination française sur des populations colonisées n’est pas de l’histoire ancienne et ce, aussi longtemps qu’elle perdure. Rappeler aux "ex", qui adaptent les thèses fanoniènnes à Israël, à mauvais escient mais au point de se soucier de ce que chaque vocable qu’ils utilisent dans ce contexte soit parfaitement en ligne avec les théories des guerres de décolonisation, que Fanon et Sartre "rejettent toute possibilité de solution autre que la lutte du colonisé pour sa libération". Oublient-ils, suivant de quelle "colonisation" ils traitent, cette autre assertion de Sartre : "Cette vérité nous l’avons sue je crois, et nous l’avons oubliée: les marques de la violence, nulle douceur ne les effacera: c’est la violence qui peut seule les détruire" ? Ne voient-ils pas qu’elle se pose en contraire du slogan de "l’indépendance-association" si chère au colonisateur français ? Ou s’agit-il, encore une fois, de la fameuse "spécificité française", que l’on ne peut décidément saisir en plein que lorsqu’on siège à l’Assemblée nationale, qu’on pointe au Quai d’Orsay ou à la rédaction du Monde ?

Il demeure que nous n’en sommes pas et que vu d’ici, on ne peut que constater leur double langage, issu lui-même d’une double échelle de valeurs et d’un raisonnement dénué de rigueur. De cette rigueur qui distingue irrémédiablement les intellectuels authentiques, les Fanon, les Sartre, les Camus des répètent-merdes, dont la place naturelle est à la Foire du Trône.

Il est certes licite de penser et d’exprimer que les implantations juives participent d’une occupation, d’une mainmise et d’une opération de peuplement aux dépens d’autrui. Tout comme il n’est en aucun cas délirant d’affirmer, que les implantations sont l’expression foncière d’une campagne de la guerre des juifs contre le colonialisme arabe. Il n’est, en effet, que de lire la charte du mouvement radical palestinien Hamas, afin de se convaincre qu’Israël ou la Palestine n’est pas une terre arabe mais une conquête coloniale arabe, une Wakf. Et cela, n’en déplaise aux "ex", c’est à proprement parler une constatation scientifique et indiscutable.

On peut ! On peut faire toutes ces analyses sans être ni antisémite ni, à l’inverse, aficionado de Sharon. Par contre, on ne peut pas, sans être plus un antijuif qu’un observateur politique, procéder sciemment à l’application intempestive d’une théorie inadéquate, possédant le redoutable pouvoir de définir le bien et le mal dans leurs définitions absolues. Car il est indispensable de comprendre, que l’acte d’identifier – notamment par l’emploi systématique d’une sémiologie aussi frelatée que didactique – Israël en temps que puissance coloniale, transfère inéluctablement des droits pratiquement illimités au colonisé/opprimé. Ainsi, par un détournement prémédité du sens des mots et par son application corrompue au sens de l’Histoire, l’AFP, le service public français de radio et de télévision, le Monde, l’Obs, Libération et d’autres, n’expliquent-ils pas, comme il semble, le droit des Palestiniens (et des hommes doués de morale qui se rendront à leur cause) à se défendre. De fait, ils ne font rien de moins que d’impliquer, par leur référence sémantique ininterrompue à celle de Fanon et de Sartre, la nécessité pour les Palestiniens d’éradiquer les "colonisateurs juifs", invitant les Palestiniens à massacrer tous les Israéliens avec l’ardeur des sauvages et à refuser tout compromis territorial qui pourrait mettre fin au carnage.

Il n’est pas ici question, pour les médias français appliquant cette association sémiologique corrompue, de pardonner, de comprendre, de fermer les yeux sur ou même de justifier ou d’encourager les assassinats collectifs palestiniens mais bien d’affirmer, en se trompant volontairement de guerre, que "faute d’assouvir ce besoin primaire de liquider", c’est dans Fanon, littéralement, "le colonisateur – lisez les Israéliens – le colonisé – voir Palestinien - encourre le risque de rester à jamais prisonnier de son oppression intérieure".

Nul doute non plus, que la caractérisation abusive du conflit israélo-palestinien en guerre de décolonisation ait pour finalité sournoise la légitimation de la destruction d’Israël (l’oppresseur colonial). Que peut d’ailleurs entendre ce bon Sylvan Shalom à ce processus de diabolisation-destruction, lorsqu’il vient plaider en France pour des mesures "plus fermes contre les actes antisémites" ? Dépassé par la dynamique retorse et perfide que nous dénonçons, n’est même pas le terme qui convient à Shalom ; il faudrait dire "hors d’état de la saisir", tout en invoquant que, dans leur naïveté optimiste, ni les Israéliens ni la plupart des juifs, ne sont capables d’envisager qu’une si grande multitude de pseudo intellectuels instrumente de concert une si grande dose de méchanceté antisémite. C’est, qu’en vérité, cette imposture intellectuelle, aux métastases gouvernementales et médiatiques, donnant le feu vert au massacre de cinq millions et demi d’Israéliens juifs, constitue un acte antijuif objectivement plus dévastateur que de mettre le feu à un centre pour personnes âgées israélites à la rue Popincourt, après que les criminels se soient assurés qu’il était inoccupé.


A suivre…

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MessageSujet: Re: Pravda en action   Dim 02 Sep 2007, 15:48

Citation :
Une explication… 6ème partie et conclusion (info # 012908/4)

Par Stéphane Juffa
Sunday 29 August [11:06:00 BST]

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... Celle, par exemple, de signifier à Edwy Plenel que l’exercice de l’incitation à l’antisémitisme ne fait pas partie de la liberté d’informer...


Certains "ex" diront – d’ailleurs ils me l’ont déjà dit – que j’exagère dans l’étendue de mon accusation, que leur objectif se limite à la restitution des terres occupées et qu’ils ne soutiennent pas l’idée de la destruction politique d’Israël. Je veux bien les croire mais je constate qu’ils jouent avec une réaction nucléaire en chaîne, lorsqu’ils appellent colonies les implantations, identifiant le problème, territorial par essence, au processus historique mondial de la décolonisation. Ces "ex" repoussent d’ailleurs l’accusation d’antisémitisme, lorsqu’ils ne se présentent pas carrément comme des philosémites. Et la justification de cette bonne conscience à bon compte me fut donnée, sans rire, par quelques uns d’entre eux. Elle est cocasse mais elle vaut que nous la partagions : "Ils sont aussi persuadés que les autres "ex" que l’Etat d’Israël est une émanation de type colonial et qu’en principe il devrait disparaître mais – et c’est ce qui les fait penser qu’ils sont philosémites – de par leur sympathie pour le peuple juif, ou par égard pour ce qu’il a souffert durant la seconde guerre mondiale ou, souvent, parce qu’ils sont eux-mêmes un petit peu juifs et un petit peu honteux, ils sont disposés à nous laisser exister sur la portion pré-67 de la Palestine".

Colonie, vous avez dit colonie ?
(Pour mémoire : la toute première immigration sioniste [Sion, Héb. Tsyon, autre nom de Jérusalem] eut lieu en 1882 !)



Du balcon de la Moukata de Ramallah, le vieux cannibale se frotte les mains en imaginant la scène de ces discussions. Ce qu’il cherche, lui et depuis qu’il a lancé son Intifada, c’est la caractérisation du conflit en guerre coloniale et la légitimité infinie que cette catégorisation confère aux Palestiniens de se débarrasser d’Israël. Il se fout bien des bémols maladroits, issus de la mansuétude pour Israël de quelques "ex" français atypiques. Il sait que dès que la caractérisation est posée, il n’a plus besoin d’eux et d’ailleurs, les finasseries des "ex" en matière de l’adaptabilité des théories de Fanon ne dépassent jamais les discussions d’alcôves et partant, n’ont aucun effet populaire sur la légitimation de notre prochain génocide [1]. Il sait, le vieil ogre, que lorsqu’il appelle les arabes à sacrifier deux millions de Shahyd pour libérer Jérusalem, aucun d’entre ceux qui l’écoutent n’imagine "que l’on s’arrêtera après avoir libéré la partie est de Yéroushalaym-Al Quds". Il sait que, lorsqu’il appelle à libérer la Palestine, aucun arabe n’entend qu’il ne faut "libérer QUE les territoires jordaniens occupés par les Israéliens à l’issue de la Guerre des six jours".


Gush Halav, Haute Galilée, du 7ème siècle avant notre ère, au 5ème après.
Vestiges du village juif, portant des inscriptions hébraïques. (photo Haïm Sokol)
Le berceau de la nation juive ou une Wakf (colonie) coranique ?
Historiquement, la question ne se pose pas !


S’il fallait compter sur l’intervention des "ex" cacochymes et néanmoins philosémites pour signifier aux Shahyd d’Arafat "dans quelles limites territoriales ils sont autorisés à faire valoir leur sauvagerie incontrôlable" il vaudrait mieux confier directement au raïs les clés de tous nos autobus, de tous nos supermarchés et de tous nos restaurants…

Et pour acquérir la certitude de ce que leur activisme linguistique est antisémite en matière de leur association coloniale, rien ne vaut de considérer les autres professions de foi des "ex", patrons de médias. On retombe alors, lourdement, sur les manipulations photographiques de l’Obs, le faux assassinat d’enfant propagé par FR2 et sur l’affaire Morin-Nahoum. Ce sont autant de doubles preuves de la haine extraordinaire que ces gens nourrissent à notre endroit. On ne peut qu’en déduire que ce qui devrait guider la démarche de notre ministre des affaires étrangères en France, pour enrayer, en urgence, la propagation de cette peste, ce devrait être d’exiger la révision du procès Morin-Plenel ainsi que la prise de sanctions exemplaires par le gouvernement français à l’égard de leurs juges. Car, dans une société dans laquelle il est jugé licite d’écrire que nous sommes "un peuple méprisant et prenant plaisir à humilier", tout effort visant à endiguer la violence antijuive est bien évidemment voué à l’échec. N’importe quel lycéen à la tête bien faite comprendrait l’incompatibilité de ces antithèses ; il semble pourtant que Jacques Chirac, son ministre de l’intérieur et Sylvan Shalom ne possèdent, sur ce sujet, même pas l’entendement d’un lycéen… La lutte contre l’antisémitisme a cependant un prix, des exigences. Celle, par exemple, de signifier à Edwy Plenel que l’exercice de l’incitation à l’antisémitisme ne fait pas partie de la liberté d’informer.

Il est encore temps pour les responsables politiques tricolores d’agir contre la peste. Tout juste temps ! Il faut ainsi commencer par extirper le vocabulaire anticolonialiste des médias contrôlés par l’Etat. Leur faire abandonner les expressions "colonies" pour implantations, "colons", pour habitants des implantations, "mouvements palestiniens radicaux" pour organisations terroristes – exactement comme le préconisent les décisions prises par l’Union Européenne à propos du Hamas, du Jihad islamique, des Tanzim et du Hezbollah, qu’il suffit d’appliquer – et "activistes" et "militants" pour terroristes (jusqu’à plus ample informé, le membre d’une organisation terroriste est lui-même un terroriste). Ca n’est qu’ainsi que l’on verrait la courbe des actes antijuifs s’infléchir, mais je vous assure qu’elle s’infléchirait.

Sinon, on va poster un CRS devant chaque institution israélite, procurer un bipeur de détresse à chaque juif et on finira par leur faire porter à nouveau une étoile de shérif, fluo cette fois, pour qu’elle se voie la nuit, afin de les rendre plus repérables par la police française lorsqu’elle devra les protéger. Et là, je vous assure, au contraire, que l’antijuivisme continuera à se développer et encore, de façon exponentielle.

A la centaine d’"ex" qui ont cru bon de pétitionner dans le Monde, afin de protester contre la plainte déposée par les communautaristes sharoniens de France-Israël et d’Avocats sans frontières contre Nahoum, je n’ai rien de plus à dire que ce que j’ai déjà écrit dans cet article.

J’apprécie, enfin, d’avoir pu démontrer l’inanité de l’association des dogmes anticolonialistes au conflit israélo-palestinien sans avoir eu à critiquer les œuvres de Fanon et de Sartre elles-mêmes. Elles combattaient une réalité qui avait cours voilà cinquante ans et plus. Une réalité qui venait de coûter la vie à des millions de colonisés dans l’empire français. Près d’un million pour la seule Algérie, par centaines de milles d’authentiques colonisés, au Vietnam, à Madagascar, en Nouvelle Calédonie et, en plus ou moins grand nombre, dans presque dans toutes les autres colonies françaises.

Il y avait beaucoup de courage et de bon sens, à affirmer alors que le soldat d’un empire, qui défend une propriété qui n’est pas la sienne, contre le droit des gens à disposer librement d’eux-mêmes et de leurs terres, sans lien traditionnel, familial, religieux ou historique avec le pays qu’il participe à piller, est forcément tenté d’employer des méthodes inhumaines, immorales, engendrant des assassinats massifs, la répression et la torture. C’est pour ces raisons que "Damnés de la terre" fut envoyé aux Enfers dès sa publication.

Colonies, vous avez dit colonies II (situation en 2004)



Au XXIème siècle, la terre natale de Frantz Fanon, la Martinique, est encore sous domination coloniale française… Tout en participant, par leur silence, à empêcher ces hommes de "retrouver leur liberté intérieure", de l’Océan indien à l’Amérique du sud, les barons au double discours d’un monumental égarement collectif, deux fois raciste, s’activent, chaque jour, à préparer les âmes à la perte de la nôtre. A parler de "la mort d’un bébé-colon de trois ans", cela suffit pour nous accuser tous, j’espère que vous l’aurez compris en parvenant à la fin de cet article. Les mots tuent mieux que les armes et avant elles, ça n’est pas une galéjade. Les "erreurs" de vocabulaire, de "ponctuation", les fausses accusations d’infanticide, les légendes de photos rétromimétiques, la sacralisation des actes de tyrans anthropophages, la victoire du racisme anthologique au tribunal de Nanterre, ne sont ni techniques, ni maladroites, ni anodines. Elles sont, au contraire, la peste de Camus et la partie visible du ressuscitement de l’antidreyfusisme. Ils disent toujours et toujours pour rien : "A mort les juifs !" et ils continuent à se prendre pour des justes…

Gracias a la vida de m’avoir fait différent d’eux en tout, libre sur ma terre.

Fin.


Notes [1] "Tuer des civils constitue un crime contre l’humanité. Tuer des civils avec l’intention de détruire tout ou partie d’un groupe national, ethnique ou religieux constitue un crime de génocide. Inciter de manière publique à commettre ces actes constitue le même crime, en droit pénal international. Ces concepts ont été créés par l’accord de Londres de 1945, par le tribunal international de Nuremberg (1945), par le tribunal militaire international de Tokyo (1946) et par la convention de 1948 relative à la prévention et à la répression du génocide. Ces concepts se trouvent intégrés dans le droit national de la plupart des démocraties." in "Le dossier Arafat", de Karin Calvo-Goller et Michel A. Calvo, docteurs en droit international, Editions Albin-Michel (2004).

http://www.menapress.com/article.php?sid=922
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MessageSujet: Re: Pravda en action   Ven 11 Jan 2008, 22:39

Citation :
NOS MEDIAS VENERENT LES FARC. ET C’EST A VOMIR.

Miguel Garroté

http://www.monde-info.blogspot.com


A propos du Président colombien Alvaro Uribe ; et à propos de sa politique vis-à-vis des Forces Armées Révolutionnaires de Colombie, désormais connues, dans le monde entier, sous l’appellation des FARC ; à propos de tout cela, qui est informé ? Qui est notamment informé du fait qu’en 1983, le père du Président colombien Alvaro Uribe, a été assassiné, par ces terroristes, communistes et narcotrafiquants, que sont les FARC ? Et qui est notamment informé du fait que le Président colombien Alvaro Uribe a lui-même survécu, en 2002, par miracle, à un attentat des FARC ? Qui est informé de tout cela ? Personne. En tous les cas, personne n’a été informé de cela par TF1, France 2 , France 3, Arte, Euronews et consorts.

Le Président colombien Alvaro Uribe a été démocratiquement et massivement élu en 2002. Le Président colombien Alvaro Uribe a été démocratiquement et massivement réélu en 2006. Le Président colombien Alvaro Uribe a dit et répété qu’il n’a pas été élu et réélu pour négocier avec les FARC mais pour délivrer la Colombie des FARC. Le Président colombien Alvaro Uribe a dit et répété qu’il a été élu pour délivrer la Colombie des FARC qui sont des terroristes, communistes et narcotrafiquants.

Or, sa politique déterminée face aux terroristes, communistes et narcotrafiquants, des FARC vaut au Président colombien Alvaro Uribe tantôt les reproches tantôt la censure de TF1, France 2 , France 3, Arte, Euronews et consorts. Car TF1, France 2 , France 3, Arte, Euronews et consorts ont pour le président dictateur socialiste vénézuélien Hugo Chavez et pour les terroristes, communistes et narcotrafiquants, des FARC une certaine vénération. Alors que le Président colombien Alvaro Uribe, lui, est démocrate et catholique. Depuis l’accès démocratique au pouvoir du Président colombien Alvaro Uribe, les enlèvements perpétrés par les terroristes, communistes et narcotrafiquants, des FARC ont diminués de 80%. Personne n’a été informé de cela par TF1, France 2 , France 3, Arte, Euronews et consorts.

On peut légitimement douter que les terroristes, communistes et narcotrafiquants, des FARC ne libèrent les quelques mille otages qu’ils retiennent, encore et toujours, en captivité. Car si les FARC libéraient les quelques mille otages qu’ils retiennent en captivité, y compris la désormais médiatique Madame Ingrid Betancourt, TF1, France 2, France 3, Arte, Euronews et consorts ne feraient plus de publicité, quotidienne et gratuite, aux terroristes, communistes et narcotrafiquants, des FARC, à leur patron, Manuel Marulanda, 77 ans et au président dictateur socialiste vénézuélien Hugo Chavez.

Notons à cet égard que TF1, France 2, France 3, Arte, Euronews et consorts ont ovationné le président dictateur socialiste vénézuélien Hugo Chavez et aussi, un peu, les terroristes, communistes et narcotrafiquants, des FARC. Les chaînes de télévision les ont ovationné du seul fait qu’ils ont monnayé deux otages (sur un millier) contre de la publicité, quotidienne et gratuite. Bien entendu, je me félicite que deux femmes (sur un millier d’otages) aient été libérées après tant d’années. Mais cela ne change rien au fait que les terroristes, communistes et narcotrafiquants, des FARC vivent du trafic de narcotiques, du racket et de l’argent qui leur est secrètement versé en échange des otages que, parfois, ils libèrent.

Notons, à ce propos, que les terroristes, communistes et narcotrafiquants, des FARC ont essayé de nous faire croire, qu’ils comptaient libérer l’enfant de Clara Rojas, conçu par elle en captivité avec son gardien, alors que cet enfant n’était plus otage des FARC et vivait dans une famille d’accueil sous un faux nom.

La libération de deux femmes (sur un millier d’otages) par les terroristes, communistes et narcotrafiquants, des Farc, libération effectuée le jeudi 10 janvier, avec la complicité et la publicité du président dictateur socialiste vénézuélien Hugo Chavez, cette libération est une opération d’intoxication. Encore une fois, je me félicite que deux femmes (sur un millier d’otages) aient été libérées. Mais cette libération est néanmoins une opération d’intoxication. Une opération d’intoxication visant à faire passer le Président catholique colombien Alvaro Uribe, démocratiquement, massivement élu et réélu, pour un réac et un salaud.

La libération de deux femmes (sur un millier d’otages) est une opération d’intoxication visant à faire passer le président dictateur socialiste vénézuélien Hugo Chavez pour un humaniste. L’objectif de l’opération d’intoxication (menée par les terroristes, communistes et narcotrafiquants, des Farc et par le président dictateur socialiste vénézuélien Hugo Chavez) est de neutraliser le Président catholique colombien Alvaro Uribe, démocratiquement, massivement élu et réélu. L’objectif de cette opération d’intoxication est de déstabiliser la Colombie, une démocratie présidée par un catholique épris de liberté.

Cette opération d’intoxication a atteint ses objectifs. Elle a atteint ses objectifs grâce à TF1, France 2, France 3, Arte, Euronews et consorts. Elle a atteint ses objectifs parce que ces chaînes de télévision, ainsi que les radios et les journaux, ont joué leur rôle, complice et maisoixantehuitard, de courroie de transmission.

Ces chaînes de télévision, ainsi que les radios et les journaux, ont joué leur rôle, complice et maisoixantehuitard, de courroie de transmission, au service d’un grimaçant cynocéphale : le babouin totalitaire de Caracas. Et au service de terroristes amazoniens : les farcophages paludéens. Le peuple colombien, démocrate et catholique, saura s’en souvenir. Je constate, aussi, que les médias défavorisent la Colombie comme ils défavorisent Israël et les USA. Et qu’ils accordent leurs faveurs aux FARC comme ils accordent leurs faveurs au Hamas et au Hezbollah. Un pur hasard ?


http://leblogdrzz.over-blog.com/article-15548876.html
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MessageSujet: Re: Pravda en action   Mar 26 Fév 2008, 00:36

Citation :
Rachel Corrie n’est pas morte en protégeant une maison palestinienne de la destruction

Ce texte nous a été recommandé par Naomi Ragen, écrivaine, qui vit à Jérusalem depuis 1971 [1]. Toujours en veille pour détecter et signaler les désinformations et calomnies dont notre peuple et son Etat juif font les frais, elle a repéré une importante mise au point sur les circonstances de la mort de Rachel Corrie [2], qui avait servi de prétexte à une de ces campagnes de diabolisation d’Israël, dont la propagande palestinienne et ses complices européens sont prodigues. Elle accompagne son envoi du message suivant : « Il s’avère que non seulement le mythe de Mohammed al-Dura est une pure invention, mais que l’idée reçue concernant une autre "martyre", l’activiste marxiste américaine, Rachel Corrie, est aussi une pure fiction. Oui, Virginia, le média grand public a été pris en flagrant délit de mensonge. Rachel Corrie n’est pas morte en protégeant une maison sur le point d’être démolie par un bulldozer israélien. Elle est morte en protégeant un tunnel d’infiltration d’armes, comme le montre clairement la vidéo accessible ici [3]. Aussi, la prochaine fois que le "New York Times" vous raconte quelque chose, soyez sceptique. » On verra, ici et ailleurs, les conséquences que je crois devoir tirer de cette mise au point et de l’attitude, désinvolte, sceptique, voire railleuse, de la journaliste qui interviewe le témoin. (Menahem Macina).

23/02/08

Sur le site IsraelMatsav.blogspot

Titre original : " "How Rachel Corrie really died (Hint: Not protecting a house)".

Traduction française : Menahem Macina.



Le 16 mars 2003, Rachel Corrie, militante de ISM, était tuée par un bulldozer israélien, modèle D9, à Rafah, dans la bande de Gaza. Rafah se trouve dans le corridor qui figure à gauche de la carte ci-contre, entre Gaza et l’Egypte. On se souvient peut-être que c’est l’endroit où la frontière entre Gaza et l’Egypte a été enfoncée, il y a juste quelques semaines. A l’époque, ISM avait prétendu que Corrie protégeait une maison 'palestinienne' :

Selon des témoins, Rachel Corrie, 23 ans, de Olympia, Washington, tentait d’empêcher le bulldozer de détruire une bâtisse du camp de réfugiés de Rafah, quand elle fut écrasée. Elle avait été emmenée à l’hôpital de Najar à Rafah, où elle était décédée, dit le Dr Ali Moussa, administrateur de l’hôpital.

Corrie était membre de l’International Solidarity Movement [Mouvement de Solidarité Internationale] [4]. Joseph Smith, 21 ans, de Kansas City, dans le Missouri, qui était sur les lieux avec Corrie, avait dit que le conducteur du bulldozer, un soldat de Tsahal, assis à l’avant du véhicule, pouvait clairement voir Corrie.

Contrairement au récit de Smith, le capitaine Jacob Dallal, du bureau de la porte-parole de Tsahal, affirma que la mort de Corrie était un accident. Le Département d’Etat américain ne fit aucun commentaire dans l’immédiat. Dans une série de 3 vidéos, d’environ 9 minutes chacune, Becky Johnson et Lee Kaplan discréditent le mythe selon lequel Corrie protégeait une maison. En fait comme l’indique le blog Smooth Tone, et comme on le voit dans la vidéo ci-après, Corrie se tenait dans une tranchée, à un endroit où l’on ne pouvait pas la voir, pour protéger l’entrée d’un tunnel d’infiltration d’armes.

Les rushes authentiques provenant de l’armée israélienne montrent les véritables circonstances dans lesquelles mourut l’anarchiste éprise des terroristes : dans une tranchée qui lui venait aux genoux, au milieu d'un terrain à l’air libre. La flèche qui se trouve à gauche de la photo désigne le tracteur, la flèche de droite montre Rachel Corrie agenouillée. Pour voir les rushes de la scène quelques instants avant la mort accidentelle de Rachel Corrie, visionner la 2ème partie de la vidéo, référencée plus bas), la scène fatale dure approximativement 49 secondes sur la vidéo.


Prise de vue de Tsahal


J’ai visionné les trois parties de cette vidéo, et à ceux d’entre vous qui veulent faire de même, je peux dire que cela vaut le temps qu’ils y passeront. Mais ce que j’ai remarqué, c’est que la vidéo n° 1 comporte le plus d’images ; la vidéo n° 2 en a 40% de moins, et la n° 3, 50% de moins. La vidéo n° 2 est – à mon humble avis – la plus importante. Aussi, je la référence, ci-après. Quand vous aurez terminé de la visionner, je vous recommande de suivre les liens aux vidéos 1 et 3. Je vous recommande également de vous rendre sur le site Smooth Stone, parce qu’il montre comment l'ISM a fait usage de clichés truqués pour donner l’image [fausse] de Corrie devant une maison, au lieu de celle [réelle] où elle est dans la tranchée.

L’emplacement de la vidéo n° 1 est ici, celui de la vidéo n° 3, ici.

Ceux qui visionneront ce matériau remarqueront qu’à la fin de la vidéo n° 3, Lee Kaplan déclare que sa conviction est que les médecins 'palestiniens' qui se sont occupés de Corrie, l’ont laissée mourir, afin que les 'Palestiniens' aient leur 'martyre' 'internationale'. A l’époque, Charles Johnson écrivit ce qui suit, sous un cliché montrant des 'Palestiniens' organisant un simulacre de funérailles pour Corrie [5]:


Fausses funérailles de Rachel Corrie



« Voyez combien de versions différentes de cette histoire on peut trouver ; elle a été mortellement écrasée en protégeant une maison ; on l’a écrasée deux fois ; elle a été écrasée par la chute d’un mur en essayant d’empêcher un bulldozer d’arracher un massif d’arbustes ; etc., etc., etc. Pitoyable. Et voyez comme tous les médias occidentaux ont eu le coup de foudre pour cette scorie [le jeu de mots est involontaire ! Note du traducteur].

C’était il y cinq ans, et je ne suis pas sûr que même Charles se soit aperçu alors que l’ISM avait truqué les photographies.

Il est dommage que Tsahal ait attendu si longtemps pour rendre publique la vidéo [6].

-----------------------------

Notes du traducteur


[1] Ceux qui lisent l’anglais sont invités à visiter les pages de Naomi Ragen. Ils ne seront pas déçus.

[2] Sur cette activiste pacifiste pro-palestinienne, voir l’article "Rachel Corrie", de Vikipedia en français ; l’article en anglais est beaucoup plus substantiel. Sur l'exploitation propagandiste de cette affaire, voir : Tom Gross "Pour une Rachel Corrie morte par accident combien de Rachel assassinées dont nul ne parle" ; "Rachel Corrie est morte victime de son imprudence" ; D. Bedein, Mort accidentelle transformée en homicide de Tsahal.
[3] "How Rachel Corrie really died (Hint: Not protecting a house)".
[4] "L'International Solidarity Movement (ISM) est une organisation non-gouvernementale et non violente palestinienne fondée en 2001 par l'activiste palestinien Ghassan Andoni et l'activiste israélienne Neta Golan. La palestino-américaine Huwaida Arraf, et Adam Shapiro, un juif américain ont rejoint le mouvement en 2002. L'organisation regroupe également des pacifistes palestiniens et internationaux qui travaillent ensemble pour promouvoir la lutte pour la liberté en Palestine et pour la fin de l’occupation israélienne de la Bande de Gaza et de la Cisjordanie. L'organisation travaille en coordination avec des associations palestiniennes, israéliennes et internationales." D’après Wikipedia en français. Notice beaucoup plus détaillée dans Wikipedia en anglais ; voir aussi la charte de l’IMS par l’organisation elle-même.

[5] A quoi on peut ajouter que l’auteur de ce 'post' écrivait également, avec une ironie cinglante : « Je me demande où ils ont trouvé ce drapeau américain [qui recouvre la civière sans cadavre] : je croyais qu’ils les avaient tous brûlés. »

[6] Même regret pour l’énorme décalage entre la mort présumée de l’enfant Al-Dura, et les aveux tardifs du directeur du Bureau de Presse du gouvernement, affirmant que Tsahal ne s’était pas tu sur cette affaire. Voir : Uzi Barouch, "L’Etat d’Israël reconnaît : Le reportage sur la mort de Al-Dura a été mis en scène" ; et aussi: "L’armée ne s’est pas tue sur l’affaire al-Dura - Rappel d’un article d’Amnon Lord".

Jusqu'à ce jour la calomnie meutrière de Rachel Corrie
continue sa course dans les médias.

On en trouve de multiples versions sur le net.
Je me limiterai à deux d'entre elles, en français :


8 avril 2003, sur le site d’Europalestine : "Pourquoi il est important que nous nous mobilisions en mémoire de Rachel Corrie").
15 juillet 2007, sur le site Les Ogres Bruxellois : "Rachel Corrie : Une Juste", dont on appréciera, à sa juste valeur de poison, cet extrait :
"Rachel se tenait devant la maison d’une famille avec laquelle elle avait des liens étroits. Elle y avait dormi plusieurs nuits et ces trois mois, différents américains ou européens y restaient chaque nuit. Rachel était nettement visible pour le conducteur du bulldozer. Il n’y a aucune possibilité pour qu’il ne l’ait pas vue. Elle portait une veste orange fluo. Nous étions huit au total sur les lieux, quatre Américains et quatre Britanniques. Il y avait deux bulldozers et un tank. Notre groupe s’était déployé parce que les bulldozers attaquaient une grande surface qui comprenait trois maisons toujours occupées par des familles. Rachel se tenait là, seule, parce qu’elle s’était occupée de cette famille et parce qu’elle pensait avoir raison. Les destructions de ces maisons par les bulldozers étaient et sont illégales. Alors qu’il s’approchait de plus en plus de Rachel, le bulldozer a commencé à pousser la terre sous ses pieds. Elle avançait péniblement pour rester sur le dessus du monticule qui grossissait rapidement. A un moment elle s’est retrouvée assez haut, presque sur la pelle. Assez près pour que le conducteur la regarde dans les yeux. Elle a alors commencé à s’enfoncer, avalée dans le monticule de terre sous la pelle du bulldozer. Il ne s’est pas arrêté ou n’a même pas ralenti. Il a continué à avancer, sa pelle au niveau du sol, jusqu’à ce qu’il lui passe entièrement dessus. Alors il s’est mis en marche arrière, la pelle toujours au niveau du sol, et lui est repassé dessus."

-----------------------------


© IsraelMatsav.blogspot

Mis en ligne le 25 février 2008, par M. Macina, sur le site upjf.org


http://www.upjf.org/

(nombreux liens dans l'article original Idea )
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MessageSujet: Re: Pravda en action   Mar 04 Mar 2008, 15:07

Citation :
Des comptes macabres

Par Claude Bensoussan pour Guysen International News

Lundi 3 mars 2008 à 22:18



« Les derniers décès portent à 6.192 le nombre de personnes tuées dans les violences israélo-palestiniennes depuis 2000, pour la plupart des Palestiniens, selon un bilan établi par l'…. » 28.02.2008.
Ou encore «L'armée israélienne a mené une série de frappes meurtrières à Gaza en riposte à ces tirs, tuant depuis mercredi trente Palestiniens, dont six enfants ».
Et aujourd’hui, « Sur le terrain, quatre Palestiniens, dont deux enfants de 5 et 6 ans, ont été blessés dans de nouveaux raids aériens israéliens dans la bande de Gaza, selon des sources médicales ».



Si un César devait être attribué à une agence de presse, il ne fait aucun doute que l’… emporterait celui des meilleures prises de vue partisanes. Un second César lui serait décerné pour la tenue de son livre comptable.

Une prouesse. Du jamais vu. Du grand spectacle. Magique.

Il fut un temps, où la bêtise et le cynisme le disputaient au mensonge. Et bien les temps n’ont pas changé.
C’est toujours pareil. Au niveau de cette agence de presse il n’y a pas « rupture » dans la continuité.

Je vous parle d’un temps que les jeunes de vingt ans doivent forcément connaître. C’était hier.
Voilà une agence qui savait faire des additions. Un exemple : « Ce chiffre porte le nombre de tués à 4563 dont 3658 palestiniens et 997 israéliens ». Outre que le nombre de victimes israéliennes est resté volontairement bloqué sous la barre du fatidique et ô combien symbolique 1000, faites le total vous arriverez à 4655 !!! Il était temps que Xavier Darcos remette le calcul mental à l’honneur au primaire…

Les sources de l’agence sont presque toujours médicales quand il s’agit des « palestiniens » et systématiquement militaires lorsqu’elles concernent les israéliens. Cela ne vous semble pas louche ? A moi si. Quand on connaît le niveau de la médecine du côté de Gaza, il y a de quoi se poser des questions. L’honnêteté ne l’étouffe pas notre ….

Il ne suffit pas d’être au pays des miracles pour avaler n’importe quelle couleuvre. Ainsi les processions mortuaires, les ambulances bourrées de terroristes ont laissé de sacrés souvenirs aux internautes qui les ont visionnées la première fois. On y voyait le macchabé tomber de son brancard et y remonter vite fait bien fait alors que les spectateurs alentour détalaient comme des lapins. Des acteurs d’opérette ou une médecine qui déclare morts les vivants ?...

Le cynisme maintenant et son corollaire, la désinformation d’Etat.

Car c’en est une, puisque l’…, si elle est autonome depuis 40 ans, son premier client reste l’Etat français avec 40% de son chiffre d’affaire. pour la fourniture d'information aux organes gouvernementaux, principalement les ministères, les préfectures et les ambassades.( Source Wikipedia).

Ainsi du cynisme, notre agence en a à revendre. L’expression « pour la plupart palestiniens » laisse à penser que le nombre de victimes israéliennes est insignifiant, passe en pertes et profits, en tous cas loin des 20% réels si on se base sur les calculs mêmes de l’…. Et ce n’est pas tout. Vous remarquerez, systématiquement, et je dis bien systématiquement, qu’à chaque décompte de morts, figurent un, deux ou plusieurs enfants comme si l’information principale n’était pas le raid de représailles aux tirs de roquettes mais la macabre mort d’enfants. Ou de civils. Bien qu’il soit particulièrement pénible d’avoir à faire de telles statistiques, nous n’avons jamais lu que lors des attentats en Israël quand les islamikazes se font exploser parmi les civils et uniquement des civils, les enfants juifs y figurent en information principale.

Le cynisme et la bêtise…

Le monde entier le sait : quand Israël bombarde, il y a toujours des civils tués. C’est une évidence. Israël ne tue quasiment que des civils. Même si ces civils en keffieh ou bandeau vert, s’amusent de temps en temps, pour l’Aïd ou l’Achoura, à Ramdan* ou à Chaaban*, à allumer des feux d’artifice ou faire exploser de gros pétards.

Et ces civils, comme par hasard, vaquent à leurs occupations : les uns font leur marché, les autres jouent aux cartes ou fument paisiblement leur narguilé. Les enfants sont toujours dans leur salle de classe, et jours fériés ou pas , pique-niquent avec leurs parents sur une plage ou dans la verte campagne gazaouite.

Trenquils quoi…

Catastrophe humanitaire oblige…Parce que tout le monde aura remarqué que dans une région où l’on nous annonce depuis des années qu’elle est au bord de la catastrophe humanitaire, les gens ont le loisir de pique- niquer. Ils manquent de tout, des denrées de base, sucre, farine et électricité, mais ils pique-niquent. Et ne manquent pas de vrais et faux dollars pour fabriquer des bombes…

Et pendant ce temps là, M.A de l’…, photographe attitré, se désole pour un palestinien qui constate les dégâts dans son bureau, non loin du Syndicat du Travail à Gaza, visé par des roquettes le 29 février.



Terrible armée d’Israël qui s’en prend aux bureaux syndicaux…

La catastrophe humanitaire est telle, que des milliers de « palestiniens » manifestent à l’appel du Hamas, « contre les attaques israéliennes meurtrières ». Parce que vous comprenez, les attaques aux Qassams ne sont pas meurtrières elles. Du moins pas suffisamment semble dire le commentaire. On aurait bien aimé qu’elles le soient. Mais deux ou trois morts israéliens ne sont pas significatifs. Et en plus anonymes. Car l’…, proche, très proche des familles des victimes, connaît le nom, le prénom, l’âge er l’adresse de ses victimes. Ainsi ce matin, faisant appel à ses témoins dignes de foi, ses chefs de service médicaux dignes de foi et ses habitants dignes de foi, le communiqué suivant :

« L'armée a mené depuis avant l'aube au moins dix raids aériens contre le camp de Jabaliya et le quartier voisin d'Al-Touffah, dans la ville de Gaza, ont précisé les témoins. Selon le chef des urgences à Gaza, Mouawiya Hassanein, au moins 12 Palestiniens, six civils y compris trois enfants, et six activistes islamistes, ont péri dans l'explosion d'un "grand nombre" de roquettes tirés par les appareils israéliens. Parmi les six civils morts figurent deux enfants, Jacqueline Abou Chbak, 12 ans, et son frère Iyad, 11 ans, tués dans la chute d'une roquette sur leur maison, ont précisé des habitants. Une jeune fille de 17 ans fait partie également des victimes civiles. »

Nous avons eu droit à Mohamed Al Dura. Voici Jacqueline et Iyad Abou Chbak maintenant. Il est permis de se poser des questions quand à la réalité de ces morts. Je parle bien entendu du nombre de civils. Depuis septembre 2000, tous les moyens sont bons pour discréditer Israël. Les mises en scène succèdent aux mises en scène et les chiffres aux chiffres.



Terrible photo n’est-ce pas ? Comment ne pas déplorer la mort d’un enfant ? Qui en est le principal responsable sinon le Hamas et les groupes djihadistes qui envoient des roquettes sur Sdérot et Ashkelon dans le seul but de tuer des civils ? Uniquement des civils. Mais observez bien la mise en scène d’enfants tenant une fleur, instrumentalisés pour susciter la compassion. En attendant d’être de futures chairs à canon.

N’est-ce pas une mère qui déclarait voilà peu : « Notre meilleure arme contre Israël ce sont nos enfants. Israël les tue, mais nous en feront beaucoup d’autres qui se battront pour le Hezbollah ou le Hamas. » ?

N’est-ce pas Golda Meir qui disait : « Le jour où les arabes auront plus d’amour pour leurs enfants que de haine pour les juifs, alors ce jour là, la paix sera possible. »

En attendant, place à la comédie. A coups de photos et truquages de reportages.

Il n’y a pas d’électricité à Gaza ? Suffisamment pour fabriquer des roquettes n’est-ce pas ? Il n’y a pas d’électricité au point que les réunions du Hamas se font dans une immense salle à la lueur de bougies posées devant chaque futur ciblé, alors que dehors il fait jour mais que les baies vitrées ont leur rideaux tirés…Il n’y a pas d’électricité, et les manifestants, bougies toujours à la main, défilent alors que les lampadaires de rues sont aveuglants. Cela avait échappé au photographe de l’……

Quand des hommes politiques, français ou autres, affichent des préoccupations humanitaires pour les seuls « palestiniens » ou libanais, et laissent leurs médias d’Etat calomnier Israël, ils se conduisent en imposteurs.

« La France est dans le camp de l’injustice », s’écriait en 1967, déjà, René Cassin, prix Nobel de la Paix. Elle est aussi dans le camp de la sottise, du mensonge et de la lâcheté.

Quand un Abou Mazen, ce matin, déclare que « la riposte israélienne est plus qu’un holocauste », et que pas un homme politique ne se lève pour le faire taire et lui faire rendre gorge, il y a là rien qu’une « banalisation du mal ». Plus rien ne nous étonne de la part du criminel de Maalot, celui qui dégaina le premier son pistolet sur des lycéens sans défense. Ce négationniste de la première heure, bien avant Faurisson, se pose en donneur de leçons. Quand on a soutenu une thèse faisant état de quelques milliers de morts au maximum durant la Shoa, on peut alors effectivement franchir le pas et qualifier la riposte israélienne de « plus qu’un holocauste ».

Terrible décompte macabre.

Doit-on répondre à cette banalisation de la Shoa ? Sûrement. Parce qu’il n’est pas innocent que la Voix de la France, le reprenne toute la journée comme un leitmotiv. Voici l’intitulé : « la violence continue à Gaza, malgré les appels à la cessation des raids meurtriers d’Israël, par Mahmoud Abbas qui a jugé que cette offensive israélienne est plus qu’un holocauste ».

Non ce n’est pas innocent. Si répéter un mensonge ne le rend pas une vérité, il en restera malgré tout, quelque chose. Mais en fait, qu’est-ce que « plus qu’un holocauste » ? L’expédition punitive turque au Kurdistan irakien avec ses 350 morts en quelques jours, dont 70 civils parmi lesquels 13 enfants alors que le PKK ne s’attaque pratiquement jamais à des civils ? Ou les bombardements aveugles de l’OTAN en Afghanistan contre les talibans avec leurs bavures innombrables, dont des villages entiers dévastés, villages, faut-il le dire, habités exclusivement par des civils ?

Ou -ah oui j’oubliais, mais où ai-je la tête ? - la répression en Tchétchénie, dont plus personne ne parle puisque Poutine est l’homme de l’année 2007 et qu’il ne reste plus de tchétchène valide ?....300.000 morts au bas mot, sans compter les centaines de milliers de réfugiés dont aucune ONG ne s’occupe ? On ne condamne la Russie que du bout des lèvres, intérêts économiques énormes en jeu obligent.

Et le Liban, tiens le Liban, et son immense carnage à Nahr El Bared ? Il ne reste plus un seul activiste- j’aime ce mot autant que France News dans ce cas là …- du Fatah El Islam.

Occis du premier au dernier…

Et bien sûr le Darfour, ai-je besoin de rappeler ses millions de morts ?

Puisque le terroriste Mazen parle d’holocauste, j’aimerais qu’il nous dise ce qu’il pense du massacre, il n’y a pas d’autre expression, je n’ose dire holocauste, du massacre disais-je, de 300 de ses partisans en une journée, par ses amis du Hamas lors de la prise du pouvoir par cette organisation terroriste à Gaza l’an passé. Comme je le précisais dans un de mes précédents articles, les images des exécutions sont insupportables. A bout portant, de bas en haut et de haut en bas, et on repasse une seconde fois pour être sûr que plus personne ne gigote…

Mais enfin, que sait-il lui de l’holocauste, puisqu’il n’y a pas eu d’holocauste du peuple juif et qu’il est le premier à le nier ?

Le Hamas fait retomber sur sa tête, l’endoctrinement à la haine de tous ceux qui ont voté pour lui. Il serait donc permis aux « palestiniens » de danser dans les rues en distribuant des douceurs à chaque fois qu’une roquette emportait la vie de l’un de mes frères à Sdérot ?

Faudra t-il qu’Israël compte ses morts durant des mois pour en arriver enfin au compte qui est bon et au mot le plus long, pour que l’on reparle d’holocauste ? Plutôt en finir avec le Hamas, puis avec Mazen et sa clique de négationnistes.

Radio Paris ment, Radio Paris ment, Radio Paris est le Hamastan ?...

Abou Mazen un modéré ? S’afficher encore avec ce « modéré » c’est cracher à la figure de tout le peuple juif.

En 1953, après un raid de représailles particulièrement violent effectué par l'unité 101 contre des fedayins qui s'en prenaient aux civils israéliens sans défense, David Ben Gourion dit à Ariel Sharon : « Peu importe ce que dira le reste du monde d'Israël, peu importe ce qu'on dira d'Israël partout ailleurs . La seule chose qui importe, c'est que nous puissions survivre ici. Et tant qu'il ne sera pas clair qu'il y a un prix pour chaque vie juive, on ne pourra pas le faire ».

Cela ne plaît pas à l’… ? Et alors ? En Israël, des innocents paient le prix fort à un terrorisme aveugle. Et nos innocents aussi portent un nom. Roni Yéhiya, 47 ans et père de quatre enfants, se rendait à l’Université Sapir de Sdérot lorsqu’il a été fauché par un éclat de roquette « artisanale ».

Ocher Touitou, 8 ans, amputé par la grâce d’une roquette « artisanale ». Et tous les autres qui ne figurent pas sur les papiers des agences de presse

Israël n’en fait pas des martyrs pour … et autre Reuters.

Accourrez avec toutes les télés et journaux d’Europe, pour nous envoyer des clichés de poupées et autres jouets laissés à l’abandon par un bébé (non colon…) touché par malheur, après un tir israélien. Jouez sur les amoncellements de gravats laissés par les bombes et comptez et recomptez les pierres pour compléter votre décompte, vous ne serez pas loin du million de cailloux victimes de ces salauds de soldats de Tsahal !

Profitez-en, les places sont gratuites dans une démocratie qui vous laisse vos cartes de presse. Votre temps est compté lui aussi. Le mensonge ne paiera plus longtemps !

Accourrez Libé, Nouvel Obs, La Croix et Marianne, pour vomir votre objectivité dans les fosses à purin de vos rédactions. Allez crier aussi à l’holocauste avec un grand « H » !

Décompte macabre pour des comptes macabres.

Lorsque les arabes voient le ciel leur tomber sur la tête après qu’ils aient fomenté des attentats ou lancé des missiles, ils crient au génocide. C’est une constante depuis soixante ans. Et je pense que çà l’était déjà au temps de Mohamed. Ne fut-il pas le premier à réclamer une houdna, une trêve, pour mieux reprendre ses forces et réattaquer, en en faisant depuis une arme de guerre ?

Cette fois-ci, ne leur laissez pas imposer leurs conditions. Si vous avez « intériorisé » les leçons de 2006 avec le Hezbollah, comme vous dites Olmert, et malgré les erreurs commises depuis, le moment est venu de le prouver. Cette fois-ci, le peuple ne vous le pardonnerait pas. Les mosquées, les écoles et les hôpitaux regorgent d’armes et de munitions de plus en plus sophistiquées. Otez leur l’envie de recommencer.

En première ligne face au terrorisme islamique, en première ligne maintenant face à Al Qaïda, faites fi des rodomontades européennes. On connaît leurs sympathies ciblées et leur compassion hypocrite et élective. Israël ne peut compter que sur lui-même pour survivre.

Et sur la Main Invisible…


___________________________________

• Ramdan et Chaaban : mois qui se suivent dans le calendrier musulman.
• Les pointillés de l’article sont volontaires…


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MessageSujet: Re: Pravda en action   Sam 15 Mar 2008, 12:25

Citation :
Pour le 60e anniversaire, "Le Point" insulte Israël

Michel Garroté, Le blog drzz, le mardi 11 mars 2008

Comme on peut être ingénu, parfois... Approchant du 60e anniversaire de l'Etat hébreu, il était naturel que je m'intéresse à tout ce qui était publié sur ce pays magnifique que j'ai eu le bonheur de visiter en mars 2007. Ma grande naïveté a été de croire qu'en cette année phare, les journalistes français allaient faire preuve d'un minimum de respect, de celui qui est exigé pour n'importe quel pays ou peuplade étrangère.

Mais voilà. L'élite française est antisémite et elle l'assume plus ou moins bien. Officiellement, elle se dit "antisioniste" mais, comme l'a noté justement Martin Luther King, la haine frénétique à l'encontre d'Israël n'a aucune base rationnelle ; elle prend pour cible l'étoile du drapeau, et non le drapeau lui-même.

Quelle ne fut pas ma déception, immense, en découvrant le dernier numéro du "Point". J'avais pris soin d'acheter un magazine de droite, supposant que la vague Sarkozy avait calmé les idéologues plus haineux. Je pensais sincèrement lire un dossier décent sur Israël sexagénaire. Même pas élogieux - la France est gravement atteinte mentalement, je le sais - mais juste décent. Respectueux. Normal.

Eh bien non... Les "30 pages historiques" (sic) représentent certainement le plus gros travail de propagande que j'aie pu lire depuis longtemps. Très longtemps.

L’histoire d’Israël… selon les Arabes

La naissance d'Israël ? "Le Point" commence sans ambiguité : "un coup de poignard dans le flanc du Proche-Orient". Je n'irais pas jusqu'à dire qu'il s'agit là d'une reprise au mot près des discours d'Ahmadinejad, mais je le pense. A la décharge du journaliste, ce "récit historique" se fonde sur le dernier chef-d'oeuvre de Charles Enderlin, metteur en scène d'Al-Dura et grand amoureux de la vérité devant l'Eternel. Pensez donc : un Juif détestant son pays d'adoption plus que n'importe quel idéologue étranger ne saurait être meilleur interprète en cette année anniversaire.

Pour illustrer la chronologie des victoires militaires du petit Etat juif et de ses dirigeants, "le Point" cite quelques personnalités... ennemies. Nasser, d'abord : "l'impérialisme a essayé par tous les moyens possibles de porter atteinte à notre nationalisme arabe. Il a essayé de nous disperser et de nous séparer et, pour cela, il a créé Israël, oeuvre de l'impérialisme". Vous avez compris : l'Etat hébreu est une conspiration des grandes puissances. Plus loin, deuxième et dernière citation qui domine la ligne du temps, celle du général De Gaulle décrivant les Juifs comme "un peuple d'élite, sûr de lui-même et dominateur", une belle tirade antisémite, rendue telle quelle, qui résume la nouvelle politique arabe de la France. Plus clair que ça, tu meurs. Même le sous-titre de l'article reprend au mot les slogans islamistes : les "armées arabes humiliées". Suivez mon regard…

La Terre… pas si promise que ça

Quatre pages et autant d'insultes. Ainsi commence le dossier anniversaire du premier magazine français "d'information" (sic). Mais le pire reste à venir. Une journaliste aborde la question de "la Terre promise" et, par là, du sionisme. Quelques citations bibliques rappellent la judéité d'Israël, mais la journaliste ajoute aussitôt une mise en garde piochée dans la Bible : "si vous vous abstenez d'opprimer l'étranger, l'orphelin et la veuve, je vous laisserai résider ici, dans le pays que j'ai donné à vos ancêtres, de siècle en siècle". Vous saisissez ? Pour enfoncer le clou, la plume du "Point" cite le professeur juif Victor Klemperer qui compare le sionisme au nazisme, et salue cette écoeurante comparaison d'un tonitruant point d'exclamation.

Mais le travail de sape n'est pas terminé. Comme le billet est consacré à la "Terre promise", la journaliste le conclut en citant les travaux d'Israël Finkelstein, un spécialiste israélien qui prétend que l’importance du royaume de Juda n’équivaudrait pas « l’Erets Israël » voulue par les sionistes. Les thèses de Finkelstein sont rejetées par ses collègues archéologues, mais cela "Le Point" n'en dit mot. Au contraire. Sa journaliste utilise cette source spécieuse pour noter, triomphalement : « Israël, fruit de la propagande ? », question rhétorique niant toute légitimité à un Etat plus légitime que la France.

Ah, si Israël était marxiste...

Dans un encart en bas à gauche, on relève discrètement les prouesses intellectuelles de l’Etat juif. Sa puissance économique semble déconcerter la journaliste, qui se garde bien de préciser que 4.7% de croissance en 2007 pour un pays en guerre est un exploit historique qui rejette la France en fond de classement. Non, elle griffone, en bonne socialiste, que « le mythe de l’Israël égalitaire s’effondre ». CQFD. Tout est mal en ce pays, même ce qui va bien.

Même hypocrisie à propos de Tsahal. L’armée israélienne, n-2 de la planète, est présentée comme une institution en faillite, et l’article salue un professeur d’université antimilitariste ayant renvoyé de sa classe un étudiant en uniforme… Précisons que le journaliste, tout comme le reste du magazine, nie toute dimension religieuse à Tsahal. Après tout, si on se réfère aux premières pages, « Le Point » nous explique que les Juifs sont venus pour de fausses raisons construire une société ratée qui se disloque... Joyeux anniversaire quand même.

Et quel grand écart à propos des kibboutz ! Un journal de droite qui regrette le collectivisme, dans quel pays peut-on constater pareille stupidité sinon en France ? Ces Israéliens n'ont aucune qualité, je vous dis. Israël serait, en plus « libéral » ! Tare suprême !

Dis-mois si tu es artiste et tu me diras qui je suis

Place aux témoins. Comme d’habitude dans une publication française ne sont cités que les artistes et écrivains de gauche ou d’extrême gauche débitant des banalités à faire sourire un dépressif.

Plus loin, deux pleines pages sont consacrées à une pacifiste illuminée qui pose en photo avec une Palestinienne voilée. Quel est l’intérêt de connaître l’avis d’une personne à ce point déconnectée de la réalité ? Nul. Mais ce n’est pas l’avis du « Point » qui nous rend ses simagrées.

L’An prochain à... ?

L’apothéose nous vient avec les illustrations du dossier. Les photos de Tel Aviv sont d’une laideur rare. SDF grimaçant, plage prise sous une mauvaise lumière, métalleux affalés à même le sol dans le centre commercial Dizengoff, punk allumé devant une place floue… les douze photographies censées représenter cette merveilleuse ville qu’est Tel Aviv font penser à une banlieue du Tiers-Monde. Rien, absolument rien n’est fait pour présenter un visage séduisant de l’Etat juif.

Le plus hallucinant est l’absence totale de photos de Jérusalem ! Si l’on excepte celle de la pacifiste israélienne, où l’arrière-plan de la vieille ville n’est pas visible, il n’y a pas une seule représentation de la capitale. Le Mur des Lamentations ? Les synagogues ? Ce qui a motivé et motive encore les Juifs à revenir chez eux, toute la dimension spirituelle et culturelle d’Israël est niée. A croire « Le Point », les Juifs ont débarqué sur cette terre comme les Français en Guadeloupe. Même l'article consacré aux Juifs orthodoxes est illustré par une photographie d'un père et son fils... à la plage !

Cette absence est volontaire, bien entendu. « Le Point » ne souhaite absolument pas fêter le 60e anniversaire d’un pays magnifique, seule divine lumière au cœur d’un monde des ombres. Il veut insulter un peuple qui ose se tenir debout quand la France s'agenouille. Il veut délégitimer l'existence d'Israël au plus fort de la crise iranienne.

Les Juifs de France devraient s’alarmer de cet antisémitisme latent qui ravage leur pays, car il prédit un futur bien sombre, pour eux comme pour le seul Etat juif de la planète.

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MessageSujet: Re: Pravda en action   Mer 19 Mar 2008, 10:33

La neutralité n'a plus aucune chance , apparemment . D'un côté comme de l'autre , il faudrait approuver totalement et sans réserve ... Plus inquiétant encore : d'un sondage à l'autre , les motivations religieuses ( très minoritaires à l'origine ) grimpent
régulièrement dans les deux camps . Comme les deux religions sont fondées sur l'apologie de la guerre sainte , l'issue ne peut être qu'apocalyptique ...
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MessageSujet: Re: Pravda en action   Mer 19 Mar 2008, 14:23

De Benny Ziffer. : « De la religion du courage de penser pas comme un troupeau »…
Benny Ziffer, rédacteur en chef du supplément littéraire d'«Haaretz»…
De ce courage qui a déserté nos politiciens et tout particulièrement celui qui est à la tête de l’Etat…

Code:
Le judaïsme n'est plus la religion dominante en Israël. Auschwitz y
devient le centre de gravité autour duquel s'organisent des pensées
telles que : soyons forts et sans pitié pour que cela ne se répète pas.

Il n'y a pas longtemps, au milieu d'une réunion chez des amis de jeunesse, je me suis retrouvé embarqué dans une discussion tendue avec mes hôtes (à un moment donné, on aurait dit qu'ils allaient me chasser de chez eux) au sujet des voyages des jeunes gens visitant les camps d'extermination en Pologne. Je soutenais qu'il y avait quelque chose de
parfaitement tordu dans cette volonté d'instiller dans l'esprit des jeunes Israéliens le doux venin de l'éternelle victimisation et de faire tenir pour eux le monde des valeurs sur quelque chose d'aussi négatif et d'aussi absolu dans sa négativité que les camps d'extermination nazis.

Aux yeux de mes hôtes, dont les fils avaient fait le voyage en Pologne et s'en enorgueillissaient comme un musulman qui tirerait vanité d'avoir fait le pèlerinage à La Mecque, l'opinion que j'exprimais entre les quatre murs de leur maison relevait de l'hérésie, pas moins. Je leur paraissais égaler en ma cruauté les pires négateurs du génocide. J'avais secrètement pitié d'eux et de leurs pareils pour qui on ne peut opposer
à leur monde spirituel aucun centre de gravité autre qu'Auschwitz autour duquel s'organisent leurs pensées. Comme par exemple que nous devons être forts pour qu'Auschwitz ne se répète pas. Et qu'il est préférable
de cesser d'être trop critiques avec nous-mêmes car c'est la haine de soi qui a conduit (selon eux) à l'affaiblissement du peuple juif et à la possibilité d'Auschwitz. Et que nous cessions d'avoir pitié des Palestiniens dont l'objectif est tout entier dans notre anéantissement.
A vrai dire, je repère dans bon nombre de réactions de colère publiées sur mon blog (1) les traces de cet attachement fanatique à la religion d'Auschwitz qui est devenue, dans une large mesure, la religion dominante en Israël, beaucoup plus que le judaïsme.

Un jour, je n'ai pas eu de chance et, à cause de la grève générale décrétée alors par Amir Peretz et qui paralysait le pays et empêchait également l'entrée dans le pays et la sortie du pays par voie aérienne, j'ai été bloqué pendant trois jours à l'aéroport de Londres jusqu'à ce que British Airways me trouve une solution originale : me faire prendre le vol de Varsovie, car à partir de là, m'a-t-on soufflé à l'oreille dans le plus grand secret, les vols pour Israël partent comme d'habitude
parce qu'il s'agit des vols empruntés par les jeunes gens de retour de leur pèlerinage à Auschwitz. La religion d'Auschwitz, m'est-il alors apparu sans laisser le moindre doute, contrebalance tous les Commandements de la grève, même aux yeux de ce Staline à moustache de Peretz.

J'ai bien évidemment accepté cet arrangement et je me suis retrouvé dans un avion de la compagnie polonaise "Lot" en route pour Israël, à côté d'un rescapé du génocide qui m'a raconté comment, en 1939, il avait vu son père brûler à Auschwitz (cette année-là, l'ennemi lui-même n'avait
pas encore rêvé Auschwitz) et au milieu d'un groupe d'une centaine de jeunes gens excités, qui n'arrêtaient pas de crier et de chanter en battant le rythme dans les mains, et de tourmenter les hôtesses polonaises avec des demandes bizarres. Quelques vieilles dames, apparemment des rescapées, dirigeaient tout ce vacarme, en stimulant les
jeunes garçons et les jeunes filles : "Oui, oui ! Joli ! Regardez-les !"

Quand j'étais au collège, la religion d'Auschwitz ne gouvernait pas encore les esprits - quel bonheur ! A la fin de la 11e, nous avons fait le voyage de Paris, en prenant le "Théodore Herzl" qui a d'abord jeté l'ancre à Gênes puis à Marseille. Notre guide était le professeur Preis, que j'ai eu par la suite comme professeur à l'université et à qui je dois de m'avoir fait connaître le roman français du tournant du XIXe siècle et en particulier le chef-d'oeuvre de Joris Karl Huysmans, "A
rebours" , et qui nous a ouvert les yeux pour la première fois sur la culture occidentale. Je me souviens de notre arrêt bouche bée devant le tableau du couronnement de Napoléon dans la grande galerie du Louvre. Je rends grâce à Dieu de ce que la première religion dans laquelle j'ai été plongé ait été la religion de l'Art et du Beau, et pas la religion de la
Mort et de la Haine.

Je pense dès lors que nous n'avons rien à trouver à Auschwitz,
qu'Auschwitz n'est pas à nous, et que ceux qui ont besoin de le visiter, ce sont les descendants de ceux qui y ont commis les horreurs qu'ils y ont commises, et pas leurs victimes. Et qu'il y a d'autres voies pour se souvenir de ce douloureux chapitre du passé sans faire de cette mémoire
une religion fanatique qui brûle tout ce qui l'entoure. Je n'ai pas autorisé mes enfants à aller en Pologne dans le cadre de ces visites organisées. J'ai néanmoins visité avec eux plusieurs camps en Allemagne, comme Dachau, et un petit camp en Bavière, le camp de Flossenbürg, dont l'entrée se trouve juste en bordure des maisons du village de Flossenbürg. Cela nous a appris le degré d'indifférence et d'insensibilité dont est capable le genre humain.

Dans le camp de Flossenbürg a été emprisonné un des héros de la résistance antinazie, le pasteur Dietrich Bonhoffer, qui a été exécuté peu de temps avant la fin de la guerre. Et nous avons ainsi eu une leçon sur la grandeur d'âme de quelques Allemands en ces temps d'horreurs.
Ensuite, à Berlin, nous avons visité la cathédrale Sainte-Edwige, en bordure de la Bebelplatz, cette place connue pour avoir été le lieu d'un autodafé de livres par les nazis en 1933. Dans la crypte de la cathédrale est enterré le prêtre Bernhard Lichtenberg qui avait pris l'habitude, à partir de la Nuit de Cristal, le 9 novembre, de dire, soir après soir, une prière publique pour les Juifs persécutés. En 1941, il est dénoncé auprès des autorités et il est emprisonné. A la fin de cette
détention, une fois établi que cela ne l'avait pas fait revenir de son égarement, il a été envoyé au camp de concentration de Dachau et il est mort pendant le trajet. En 1966, l'Eglise catholique l'a reconnu officiellement comme martyr et l'a béatifié.

Voilà en substance la religion dans laquelle j'ai élevé mes enfants : la religion du courage de penser, pas comme un troupeau.
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MessageSujet: Re: Pravda en action   Jeu 01 Mai 2008, 01:45

Citation :
Déclarations gravement christianophobes - réagissons !

30 April 2008


“Le Soir” publie avec complaisance les propos gravement christianophobes de l’entarteur Noël Godin

Le journal “Le Soir” du lundi 28 avril consacre une pleine page de son cahier culturel à l’entarteur Noël Godin. Alors que celui-ci voit rééditer son “Anthologie de la subversion carabinée”, le quotidien vespéral l’interroge notamment sur ses souvenirs de mai 68. L’article est intitulé “Un anar groucho-marxiste”.

Noël Godin y déclare : “Je me sens extrêmement proche des anarchistes de la guerre d’Espagne, qui brûlaient les églises et les couvents.”

Cette déclaration relève de la christianophobie la plus scandaleuse ! Remplacez le mot “églises” par “synagogues” ou “mosquées” et on ne compterait déjà plus le nombre d’officines déposant plainte contre ce lamentable personnage.

On notera à cet égard la complaisance du journal “Le Soir” qui ne sourcille pas le moins du monde devant la violence d’une telle déclaration.

Devant cette publication complaisante d’une déclaration gravement christianophobe, je vous invite à protester énergiquement auprès de la rédaction du journal “Le Soir”, 100 rue Royale à 1000 Bruxelles, téléphone : 02.225.54.32, fax : 02.225.59.14, redaction@lesoir.be, internet@lesoir.be, forum@lesoir.be

Réagissons !

Alain Escada,
président de Belgique et Chrétienté
http://belgiqueetchretiente.hautetfort.com/

http://fr.novopress.info/?p=11334


Citation :

4 cadavres d'enfants palestiniens en pleine page: "Le Soir" belge diabolise Israël



C'est toujours le même procédé, qui a fait ses preuves: montrer l'horreur, en jouant sur le voyeurisme morbide de beaucoup de lecteurs. Puis, faire comprendre, mine de rien, que ces innocents sont victimes d'Israël. Ce que le titre ne dit pas, est explicité dans le texte qui suit. Résultat assuré: scandalisé, le lecteur condamnera sans appel ces "brutes israéliennes" qui ne respectent rien, pas même d'innocents enfants. On voudra bien me pardonner de reproduire ici la photo abominable que "Le Soir" jette en pâture à ses lecteurs. Dans notre tradition, on n'expose pas les dépouilles des morts, car "l'homme a été créé à l'image de Dieu", et les cadavres la profanent. Mais il fallait montrer jusqu'à quels abîmes de mépris de la dignité humaine certains journalistes peuvent descendre pour servir leurs convictions politiques et/ou se concilier les bonnes grâces des tueurs. (Menahem Macina).


28/04/08



© Le Soir du 29 avril 2008, p. 17

Déconstruction de cet article basé sur un communiqué de l'AFP.

1. On commence par affirmer la culpabilité israélienne, en se prévalant de l'"indication" d'un médecin de l'hôpital local :

Les quatre enfants tués lundi – âgés de un, trois, quatre et cinq ans – ont été victimes d’un tir d’obus de char contre leur maison, a indiqué un médecin de l’hôpital de Beit Lahya.

2. On ajoute à l'horreur en précisant, toujours sur les dires du médecin palestinien, que la mère a eu le même sort :

Leur mère, Miassar Abou Maateq, 40 ans, grièvement blessée dans l’explosion, est décédée à l’hôpital, a précisé le médecin.

3. Ensuite, seulement, on mentionne, sur la foi d'"une "source" au sein du "groupe armé", la présence, sur les lieux, d'un "combattant" du Jihad Islamique, comme s'il avait eu la malchance de se trouver au mauvais endroit au mauvais moment...

La sixième victime est un combattant du Jihad islamique, a déclaré une source au sein du groupe armé.

4. En outre, pour faire bonne mesure, on "ajoute" une autre victime : un "Palestinien", dont la mort a eu lieu ailleurs ("au nord de la bande de Gaza"); on se garde bien de préciser pourquoi il a été tué. Sans doute un autre civil qui, lui aussi, a eu la malchance de se trouver au mauvais endroit au mauvais moment...

En début de soirée, un septième Palestinien a été tué dans le nord de la bande de Gaza, par des tirs de soldats israéliens, selon un responsable des services d’urgence palestiniens.

5. Puis, on donne les versions contradictoires des circonstances de l'incident dramatique :

Une source de sécurité palestinienne a expliqué que des combats entre membres du Jihad islamique et armée israélienne s’étaient produits dans le secteur de la maison familiale, près de la frontière entre le nord de la bande de Gaza et Israël.

L’armée a précisé avoir attaqué des tireurs palestiniens ayant tenté de s’approcher de la frontière, soulignant que les combattants palestiniens avaient tiré des roquettes antichars et des obus de mortier.

6. Enfin, on évoque brièvement la version israélienne de la mort accidentelle des victimes civiles, dont 4 enfants:

Un porte-parole militaire a affirmé que la mort des cinq civils palestiniens avait été provoquée par des explosifs manipulés par des activistes palestiniens.

7. Mais comme il n'est pas question de laisser planer un doute sur la culpabilité israélienne, suit un bref retour en arrière sur le 'précieux' témoignage du père. Au cas où un impudent oserait mettre en doute le communiqué du Hamas, les paroles d'un époux et d'un père éploré constituent un témoignage irréfutable, d'autant qu'il est recueilli dans une cour dont le sol est "recouvert de sang", et qu'il se termine par la mention, aussi "gore" que la photo, des "lambeaux de chair" de la femme et des enfants", qui "déjeunaient"...

Selon le père des quatre enfants, ces derniers mangeaient dans la cour avec leur mère quand un obus a explosé contre la porte d’entrée.

« Je suis sorti de la maison quelques instants pour aller chercher un de mes enfants et j’ai entendu une explosion », a indiqué Ahmed Abou Maateq, 70 ans, dans la cour de son domicile, dont le sol était recouvert de sang.

« Ma femme et mes enfants déjeunaient. Quand je suis revenu, je n’ai trouvé que des lambeaux de chair », a-t-il ajouté.

8. Et ce n'est certainement pas un hasard si cette dépêche complaisante fait mention des menaces du Hamas, et de son rappel des victimes, "en majorité des Palestiniens", des "violences" qui n'ont pas cessé depuis le début des pourparlers d'Annapolis:

Le Hamas a appelé dans un communiqué sa branche armée et les autres groupes armés à répondre à ce crime et poursuivre leur préparation à l’affrontement.

Au moins 444 personnes, en majorité des Palestiniens, ont été tuées dans les violences depuis que les pourparlers israélo-palestiniens ont été relancés dans la foulée de la conférence d’Annapolis...

9. Et voici le bouquet final que Le Soir reprend à son compte - c'est, en effet, sur cette phrase que se termine ce monument de 'collaboration' grossière entre un média occidental et la propagande du Hamas :

Le Premier ministre du Hamas, Ismaïl Haniyeh, a condamné par communiqué

« le massacre qui révèle le vrai visage de l’occupant israélien criminel et de ses tentatives constantes de détruire les efforts régionaux et internationaux pour lever le siège et faire cesser les attaques ».

La propagande islamique, en général, et celle du Hamas en particulier, peuvent se réjouir de voir relayé sur une page d'un média grand public francophone, ce message de haine, illustré par des photos indécentes (*), qu'on lit habituellement dans la presse islamique en langue arabe.

(*) En voici deux exemples (que je dois à l'obligeance de P. Lachaus), entre des centaines d'autres :



© Arab European League




© Quibla.net

Analyse : Menahem Macina

© upjf.org, avec AFP et Le Soir


Mis en ligne le 29 avril 2008, par M. Macina, sur le site upjf.org

http://www.upjf.org/actualitees-upjf/article-14070-145-7-4-cadavres-enfants-palestiniens-en-pleine-page-soir-belge-diabolise-israel.html
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MessageSujet: Re: Pravda en action   Jeu 01 Mai 2008, 01:55

Citation :
Le métier de journaliste, un poignard sous la gorge (info # 012104/8 )

Par Stéphane Juffa

Monday 21 April [14:43:00 BST]

© Metula News Agency



Difficile de faire plus grave, dans notre métier, que de faire dire, itérativement, à quelqu’un – a fortiori à un porte-parole institutionnel – ce qu’il n’a jamais dit

Phénomène inquiétant dans la lutte contre l’antisémitisme et le racisme en Francophonie : de plus en plus de personnes honnêtes, de bonne foi et de bonne compagnie sont persuadées qu’Israël conduit une forme de génocide dans la bande de Gaza. Et si ce n’est pas une Shoah palestinienne au sens strict, cette multitude de consommateurs d’informations est certaine que l’Etat hébreu s’essaye à affamer, tourmenter et priver la population palestinienne de la Bande du minimum vital, sans autre motivation que sa haine des Arabes et des Goys [1].

Nous sommes indéniablement en présence de l’un des plus formidables retournements de responsabilités de l’histoire moderne. Le génocidaire désigné, non seulement ne pratiquant pas d’assassinats collectifs à Gaza, mais, de plus, exposant sa propre population aux coups de l’agresseur, en raison de son souci compulsif de ne s’en prendre qu’aux responsables avérés des actes de terrorisme gratuits contre la population civile israélienne.

En face, les soi-disant victimes : des organisations fondamentalistes de l’islam, rejetant, par principe, toute idée de paix au Moyen-Orient, et concentrant toute leur énergie et leur ingéniosité à générer des assassinats massifs de civils juifs. Des civils demeurant dans des villes tout ce qu’il y a de plus paisibles, ainsi que dans des villages communistes. Rien à voir avec les habitants des implantations établies dans les territoires qui se trouvaient sous domination jordanienne avant la Guerre des Six jours.

L’opinion publique est ainsi l’otage d’une intoxication médiatique durable, dont la répétitivité crée une haine raciste tenace, qui menace la paix civile en France et en Francophonie. On y vit, en effet, dans le risque permanent de voir des individus isolés, sensibilisés par ce pseudo holocauste, poussés par le récit médiatique frelaté du génocide des Gazaouis, s’en prendre à des Israélites ou rejoindre les antennes européennes de la Djihad mondiale.

A qui la faute ? En premier lieu, assurément, à ces officines de nouvelles, installées à Jérusalem, qui inondent les media de comptes-rendus spécieux, rehaussé par un vocabulaire grossièrement aligné sur la Propagandastaffel des néonazis de l’islam djihadiste. Un abécédaire qui transgresse aussi bien l’usage correct de la langue française au profit des intérêts du Hamas, que la relation journalistique des aléas du conflit israélo-intégriste.

Aux avant-postes de ces falsificateurs de l’information, on trouve l’agence semi-officielle française AFP, qui ne tente plus rien pour prodiguer à ses clients de métropole un récit équilibré et crédible des événements de Gaza. A la tête du bureau de l’Agence France Presse de Jérusalem officie Patrick Anidjar, un Juif français, maintes fois placé devant ses responsabilités par la Ména, en termes confraternels et sans faire l’économie des détails sur la dangerosité extraordinaire qu’il véhicule.

Mais Anidjar ne tient pas à se placer en porte-à-faux d’un système qui fonctionne à la satisfaction de ses chefs ; c’est un faible, un lâche et un opportuniste. Il laisse le champ net à l’idéologue anti-Israël de son équipe, Juif lui aussi, Israélien de surplus, qui s’est vanté à la cantonade, lors des dernières élections pour la Knesset, d’avoir voté pour une liste arabe antisioniste. Certains des rouages de la désinformation agissent par dépit ou par intérêt alimentaire, Marius Schattner, quant à lui, trafique l’information en provenance de Gaza par engouement idéologique.

Et n’allez surtout pas imaginer que l’on fait dans la dentelle, car nous nous trouvons en pleine guerre des mots. Des mots, non des nuances. Une guerre, non un désaccord passager.

Les pressions sur les agences de nouvelles occidentales afin de faire passer le message du Hamas sont terribles et terriblement explicites. Pour travailler à Gaza, il faut nécessairement passer sous le joug de la Résistance Islamique ; tous les journalistes sur place, y compris ceux qui envoient les news que l’on retrouve sur le Monde ou le Figaro, tremblent littéralement pour leur vie. Accepter de diffuser leurs textes ou leurs photos, ce n’est pas uniquement de l’anti-journalisme, c’est également répandre sciemment le point de vue du Hamas sur les événements de Gaza.

Je n’ai pas écrit "diffuser également" le point de vue du Hamas, ce qui resterait du journalisme, j’écris : ne diffuser que le point de vue du Hamas ! D’ailleurs, il n’y a pas que les fixeurs et les copieurs sous dictée qui subissent la loi des intégristes au péril de leur vie, les hommes de la Résistance Islamique travaillant aussi directement pour les agences occidentales. Et pas à des postes subalternes, évidemment.

L’un de ces hommes est Mohamed Al Baba, dit Mohammed Abed, photographe de l’AFP à Gaza. Il a fait entrer son frère, Eyad, à l’AP au début de l’année, depuis, celui-ci y collabore en exclusivité. Rien de très étonnant, l’affiliation à la Résistance Islamique est souvent une affaire familiale ou clanique. La Ména a intercepté un message de cet Eyad Al Baba, dit Eyad Baba, adressé à un confrère arabe, dont il jugeait la ligne éditoriale contraire aux intérêts du Hamas.

Le texte qui suit me semble suffisamment explicite afin d’illustrer le type de confraternité qui dirige le travail des journalistes à Gaza :


Je suis Eyad Al Baba,


Peut-être ne me connais-tu pas, mais je jure par Dieu que je vais t’exécuter. La montagne ne rencontre pas la montagne mais les hommes rencontrent les hommes. Le destin a semble-t-il décidé de ton sort. Je n’aime pas parler beaucoup, aussi, attends-toi à des actes et pas seulement des mots. Aussi loin que tu puisses fuir, je te retrouverai. Jabari [2], les cousins [3], et tu sais comment on va t’avoir.




Si, après avoir lu cela vous vous étonnez encore que, dans sa dépêche d’hier, l’AFP, par l’une de ses voix à Gaza, Sakher Abu El Oun, préfère appeler "combattants", les quatre terroristes qui s’apprêtaient à tirer des roquettes sur les habitants de Sdérot, c’est que vous êtes un cas perdu pour la désintoxication.

En principe, des combattants sont des personnes qui affrontent d’autres combattants, non des individus armés qui tirent des Qassam sur une ville pour tuer le plus de civils possibles. Jusqu’à plus ample informé, ou à réception d’un message amical d’un photographe de l’Associated Press, les habitants de Sdérot ne sont pas armés.

Idem, dans la même dépêche, quand l’AFP cite l’armée israélienne affirmant que "Des kamikazes du Hamas ont fait exploser deux jeeps près du poste de Kerem Shalom…". Après avoir dûment vérifié avec l’armée, cette dernière nous confirme ne JAMAIS employer le terme "kamikaze" pour désigner ce qu’elle nomme dans ses dépêches des "suicide-bombers" ou des "terroristes suicidaire". Tsahal n’a jamais parlé non plus d’"activistes palestiniens". Il est vrai que les kamikazes s’attaquaient aux porte-avions américains, non aux villages collectivistes, et que les activistes ne participent pas aux actions armées.

Difficile de faire plus grave, dans notre métier, que de faire dire, itérativement, à quelqu’un – a fortiori à un porte-parole institutionnel – ce qu’il n’a jamais dit. Mais devant tant de violence verbale et tant de mépris d’Israël et des Israéliens de la part de l’AFP, nous dénonçons, mais nous ne sommes aucunement surpris.

Dans le même paragraphe, l’Agence France Presse ne se contente pas de se prendre pour le porte-parole de l’armée israélienne, elle assassine, sans état d’âme, les Immortels de l’Académie Française, en établissant une synonymie téméraire entre "kamikazes" et "activistes". Des fois que Brigitte Bardot ou Line Renaud se transformeraient en bombes humaines…

Ce serait si simple, véridique, sinon suffisamment précis d’un point de vue déontologique, d’écrire "membre armé du Hamas", plutôt que militant, activiste, kamikaze et ne je sais quelles autres jean-foutreries antisémites encore. Mais l’AFP a un message à faire passer… le même que celui des frères Al Baba ; Schattner ne se contentera alors de rien de moins que de victimiser les terroristes islamistes.

La collaboration des agences de news, en général, et de l’AFP, en particulier, avec le nazislamisme, leur acceptation de travailler sous la menace permanente et de convoyer les mensonges des assassins est inqualifiable. Elle participe à l’incitation systématique à la haine raciste, nous l’avons déjà écrit.

Mais ces consoeurs, sans consanguinité professionnelle avec la Ména, j’en suis garant, ne sont pas seules responsables : elles profitent de l’incurie automutilatrice des autorités israéliennes. Celles-ci, sous le prétexte de laisser la presse libre, ne font même pas l’effort de lire ce qui s’écrit sur leur sol. On ne saurait confondre liberté d’expression et droit d’inciter à la violence, libéralisme et négligence à protéger l’Etat respectable et sa réputation.

A Jérusalem existe un Bureau gouvernemental de la presse. Il est dirigé par une personne de qualité et d’une haute probité intellectuelle, Daniel Seaman. Dans un pays en guerre permanente de l’information, cette fonction est primordiale, tous les gens sensés le comprennent, et ne se limite pas à la distribution des cartes de presse. Or cela fait sept ans que Seaman occupe ce poste sans avoir été titularisé ; cela le rend fragile face à la critique ; esseulé, sans soutien officiel, face aux officines sulfureuses qui font leur beurre dans la putridité du statut quo.

La hasbara, la contre-propagande officielle israélienne s’époumone à réparer ce qui a été perdu dans le domaine de l’information. C’est aussi efficace que courir après le vent. Le problème, là aussi, se situe en amont.

Non qu’un Seaman fort devrait faire le gendarme. Ni menacer quiconque de quoi que ce soit, Israël n’a pas vocation de califat. Mais il pourrait "inviter les employeurs des frères Al Baba, par exemple, à s’expliquer sur leurs choix sémantiques et leur modus operandi, notamment à Gaza". Et si les choses ne changeaient pas, si l’AFP continuait à s’exprimer en Hamas plutôt qu’en français, et l’AP à employer des tueurs en guise de photographes, le Bureau gouvernemental de la presse saisirait le 1er ministre ou Madame Livni [4] afin que l’Etat d’Israël se protège légalement des faux journalistes, quitte à fermer quelque officine de la haine ou à la transférer chez les sympathiques militants de Gaza.

Mais il est vrai que les ministres sont tellement occupés, et que tout ce qu’ils font est tellement important, qu’ils ne trouvent ni le temps de titulariser Daniel Seaman, ni celui de s’occuper des problèmes de désinformation systématique, qui, manifestement, les dépassent. Ou qui ne les intéressent pas.

Notes :

[1] Goys, les non-Juifs, en argot français. De "goyim", en hébreu, les étrangers.

[2] Pas clair en arabe : semble indiquer qu’Eyad Al Baba se réclame du clan d’Ahmad Al-Jabari, l’un des chefs terroristes les plus sanguinaires dominant à Gaza.

[3] "Les cousins" = les Juifs, en argot palestinien.

[4] Mme Tsipi Livni, Ministre israélienne des Affaires Etrangères.

http://www.menapress.com/article.php?sid=2034
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MessageSujet: Re: Pravda en action   Ven 02 Mai 2008, 22:20

Noël Godin ne ferait pas de mal à une mouche et sortir de son contexte une de ses phrases provocatrices relève du procès d'intention . D'une façon plus générale , le journal bruxellois "Le Soir " est souvent un modèle de neutralité . Mais je comprends que ceux qui aspirent à la guerre , ne puissent pas le supporter .
Il y a au moins un point positif dans la longue diatribe de Stéphane Juffa : il reconnaît explicitement qu'il existe des juifs antisionistes . Le dernier survivant juif du soulèvement du ghetto de Varsovie l'est aussi : il est resté en Pologne et n'a jamais été d'accord avec son compagnon d'armes , qui ne rêvait que de la restauration d'un sionisme puissant . J'espère qu'on ne va pas l'accuser aussi d'anti-sémitisme ...
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MessageSujet: Re: Pravda en action   Ven 02 Mai 2008, 23:13

Ben non, les juifs antisionistes ne sont pas antisémites, mais des traîtres à leur Patrie Idea

Mais je vois que vous avez choisi votre camp :

Celui des fascistes rouges-bruns-verts Idea
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MessageSujet: Re: Pravda en action   Sam 03 Mai 2008, 07:13

Non . Je n'ai pas de camp et je m'efforcerai à rester non aligné , tant que ce sera possible . J'admire ce survivant juif dont je parlais plus haut , qui a pu survivre en Pologne à tous les régimes politiques . Il se concentrait sur son travail de médecin .
Comment aurait-il pu être traître à sa patrie puisqu'elle n'existait pas encore ?
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MessageSujet: Re: Pravda en action   Sam 03 Mai 2008, 23:40

Citation :
Un journal "catholique" vous désinforme sur Israël.

Samedi 3 mai 2008

Merci à M. Macina pour son initiative à ce sujet sur :
http://upjf.org/actualitees-upjf/article-14086-145-7-catholiques-diffamateurs-dun-peuple-dont-ignorent-tout-macina.html

Adressé au journal "catholique" Dimanche Express (Belgique)

Amies et Amis lecteurs, bougez-vous !

Envoyez des mails à ce journal qui vous désinforme !


Date: Sat, 3 May 2008 12:01:18 +0200 (CEST)

De: "miguel garroté"

Objet: votre dernier article sur Israël

À: redaction@dimanche.be, acep@chretiensenpolitique.eu, ce.belgica@catho.kerknet.be, info@catho.be, SIPI@catho.be

Cc: "Menahem Macina" , "UPJF" , "Un Echo Israël" , "resilience" , "Lucien Oulahbib" , "François Celier" , "David Bescond" , "BLOG DRZZ" , "Juif.org"


Madame, Monsieur,

Je vous contacte au sujet de votre dernier article sur Israël intitulé :
"L’État d’Israël fête ses soixante ans. Un anniversaire en demi-teinte",
article paru dans votre édition N° 18 du 4 mai 2008.

Déjà dans votre N° 16, vous aviez lâché, sur Israël, les arguments bateau, qu'un bon catholique, devrait pourtant être en mesure d'éviter, s'il allie foi et raison.

A cet article sur Israël de votre édition N°16, le Père Remaud a réagi avec un texte paru dans Un échos d'Israël; texte repris par M. Macina sur http://upjf.org .

Mais vous récidivez dans votre N° 18, d'où ma présente réaction.

En ma qualité de journaliste catholique, je vous invite à lire les témoignages du Père Remaud (il vit en Israël depuis très longtemps) et du Père Arbez (il se rend régulièrement en Israël) qui tout deux connaissent très bien la situation en Israël.

Toujours en ma qualité de journaliste catholique, je vous invite, dans vos prochaines éditions, à donner - aussi - la parole à ceux d'entre les catholiques qui ont une vision différente d'Israël.

A cet égard, vous pouvez consulter mon blog :
http://monde-info.blogspot.com

ainsi que :
http://leblogdrzz.over-blog.com

Enfin, vous pouvez relire les écrits du philosophe catholique Jacques Maritain.

Comme vous pouvez le constater dans la rubrique "A :" du présent mail, j'en adresse copie, pour information, entre autres, à la Conférence épiscopale de Belgique et à l'ACEP.

Veuillez agréer, Madame, Monsieur, mes salutations distinguées,

Miguel Garroté
Journaliste professionnel rémunéré depuis 1980

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MessageSujet: Re: Pravda en action   Dim 04 Mai 2008, 01:40

Citation :
Les 4 articles 'offerts' à Israël pour ses 60 ans, par l’hebdomadaire catholique "Dimanche-Express"

Suite à l’article précédent consacré à ce sujet [*], sur notre site, j’ai tenu à mettre sous les yeux des internautes l’intégralité des 4 textes qui figurent aux pages 1 à 3 de cet hebdomadaire catholique, afin que chacun(e) d’entre vous puissiez vous faire une idée personnelle de la gravité éventuelle du dommage causé à la réputation d’un Etat déjà si contesté et plongé dans la tourmente depuis près d’une décennie, qui n’a vraiment pas besoin de ce coup bas supplémentaire. Le fait que ce coup soit porté par un média chrétien ne contribuera certainement pas à la cause du dialogue interconfessionnel. Il est difficile de discerner l’intention qui a guidé les auteurs de ce dossier. S’ils sont de bonne foi et pensent, en agissant ainsi, contribuer à la paix entre les deux peuples, le moins qu’on puisse en dire est qu’ils s’y prennent mal. Tel qu’il se présente, ce dossier contribuera sans aucun doute – nolens volens – à l’aggravation du dénigrement permanent et croissant de l’Etat d’Israël et indirectement de tous les Juifs auxquels il est cher. L’ignorance de la réalité géopolitique d’Israël et le préjugé négatif qui entachent les 'analyses' sont affligeants. Pour illustrer la partialité flagrante de ce dossier (outre les passages en rouge, qui seront commentés ultérieurement), il suffira de faire remarquer l’absence de la moindre allusion aux attentats meurtriers dont sont victimes, depuis de longues années, les civils israéliens, et l’impasse totale faite sur les bombardements incessants dont son l’objet certaines villes du Néguev (territoire indiscutablement israélien). A lui seule, ce manque flagrant d’objectivité suffit à déconsidérer les auteurs qui ont offert à l’Etat des Juifs ce cadeau d’anniversaire empoisonné. Dieu les jugera. (Menahem Macina).

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MessageSujet: Re: Pravda en action   Mar 06 Mai 2008, 07:15

Je ne partage pas l'opinion de Menahem Macina . Personnellement , les 4 articles publiés par Dimanche me rendent Israël plus sympathique . Mais il y a des erreurs et des approximations , je le reconnais .
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MessageSujet: Re: Pravda en action   Sam 17 Mai 2008, 01:53

Citation :
"La Libre Belgique" titre: «Israël construction rusée et à l'usure». Protestation du CCOJB

Je ne peux que m’associer à la véhémente réaction du Comité de Coordination des Organisations Juives de Belgique et de son Président, Joël Rubinfeld, à cette prise de position injuste et diabolisante dont les mots du titre masquent mal l’antisémitisme sous-jacent. Il faut noter que cet article a été inspiré par l’émission consacrée par France 3 à la naissance de l’Etat d’Israël [*]. L’auteur y fait d’ailleurs explicitement allusion, mais il n’en a retenu que ce qui, de son point de vue, condamne toute cette entreprise. En témoigne cette phrase qui figure au tout début de l’article stigmatisé : « Si, d'aventure, il vous prenait l'envie de créer un nouvel Etat, sachez qu'il vous faudrait vous armer d'un solide courage physique, n'agir que par ruse, vous constituer un réseau d'amis bien placés à travers le monde, disposer d'une poignée d'agents secrets mercenaires et, surtout, ne jamais négliger la communication. » La dame signataire de l’article fait semblant de ne pas remarquer que toutes les minorités ethniques ont procédé de la sorte, mutatis mutandis (voyez, entre des dizaines d’autres exemples, le Kosovo), et font de même sous nos yeux, aujourd’hui encore (voyez la propagande palestinienne). Comme d’habitude, seul Israël est épinglé. C’est pitoyable, bien sûr, mais, hélas, terriblement efficace auprès de l’opinion publique. (Menahem Macina).

[*] Voir M. Macina, "« Israël: quand le rêve fait l'Histoire», sur France 3: un (presque) sans faute".

16 mai 2008

Sur le site du CCOJB.

Communiqué de presse

Israël dans La Libre Belgique : ruse, usure et lobbying


Le CCOJB est indigné par l'article de Virginie Roussel paru dans l'édition du 14 mai 2008 de La Libre Belgique.

Intitulé "Israël, construction rusée et à l'usure" [1], l'article explique la création de cet Etat par le "lobbying" des pionniers israéliens n'agissant "que par ruse", épaulés par un "réseau d'amis bien placés dans le monde" et des "agents secrets mercenaires", et dont le premier d'entre eux, David Ben Gourion, fit "entasser 4 600 juifs rescapés des camps nazis" sur l'Exodus, à seule fin d'en faire un "formidable coup médiatique".

Le CCOJB dénonce avec force l'esprit pernicieux de cet article et l'utilisation de formules et insinuations perfides qui ravivent les poncifs éculés - ruse, usure, lobby, etc. - de la haine antisémite, délégitiment l'Etat d'Israël et heurtent tous ceux qui, dans notre pays, entretiennent avec cette démocratie, confrontée au terrorisme et promise à l'anéantissement par plusieurs de ses ennemis, un rapport de solidarité et d'empathie.

La Libre Belgique s'était déjà distinguée, dans son édition du 14 janvier 2006, en publiant, suite à l'attaque cérébrale d'Ariel Sharon, une chronique de Juan d'Oultremont [2]. Ce dernier, dans un texte abject, s'en prenait à la "roublardise" du Premier ministre israélien et parlait de

"cette immense quantité de cholestérol [qui] lutte contre la mort", ajoutant que, "dans sa massivité et dans sa présence écoeurante, même le mur de sécurité semble avoir été fait de sa propre chair" [3].

La Rédaction du quotidien présentait, quelques jours plus tard, des excuses pour cette tribune, et promettait de "prendre des dispositions pour que de telles situations ne se produisent plus à l'avenir" [4].

Quelques mois plus tard, La Libre Belgique publiait pourtant, dans son édition du 25 juillet 2006, une "Carte blanche" de Nico Hirtt, dans laquelle l'auteur faisait siens les propos et projets du président iranien Mahmoud Ahmadinejad:

« On s'est offusqué d'entendre le président iranien dire qu'il fallait "rayer Israël de la carte". Ce serait pourtant bien l'unique solution que de voir disparaître - politiquement bien sûr - l'Etat d'Israël » [5].

Le CCOJB exprime sa vive inquiétude face à la répétition de ces appels caractérisés à la haine, qui n'ont pas leur place dans notre pays, a fortiori dans les colonnes d'un grand quotidien national ; et il est soucieux de connaître la suite que la Rédaction de La Libre Belgique entend donner à l'article "Israël, construction rusée et à l'usure".


Joël Rubinfeld

Président



Comité de Coordination des Organisations Juives de Belgique

Avenue Ducpétiaux, 68 · 1060 Bruxelles · Tél. 02 537 16 91 · Fax 02 539 22 95 · www.ccojb.be


Note de la Rédaction d’Upjf.org

[1] Voir l’article sur le site de La Libre Belgique.

[2] Juan d'Oultremont, "On ne se moque pas des gros", La Libre Belgique, 13 janvier 2006.

[3] J’avais sévèrement épinglé cet auteur dans mon article : "La vulgarité c'est comme le mensonge: plus c'est gros, plus ça passe".

[4] Voir mon compte-rendu : "Se moquer d’un mourant? Excuses de « La Libre Belgique » pour une insulte envers Sharon".

[5] Il s’agissait d’une libre opinion, publiée par la Libre Belgique, sous le titre "Moyen Orient : le prix de l’apartheid". Elle fut aussitôt reproduite, avec une joie et un enthousiasme non dissimulés, par des sites et des blogues haïsseurs d’Israël - entre autres : Bellacio, Oulala.net, Michel Collon, ISM (ONG violemment anti-israélienne), etc. L’auteur en était un certain Nico Hirtt, que le site de l’ISM présente en ces termes, en mettant en ligne son brûlot : "enseignant et chercheur membre [sic], est membre fondateur de l'APED (Appel Pour une École Démocratique), rédacteur en chef de la revue trimestrielle « L'école démocratique » et auteur de divers ouvrages sur l'école"; dans son émotion, ISM va même jusqu’à indiquer l'adresse e-mail de cet Ahmadinejad de papier journal (nico.hirtt@skynet.be).

--------------------------------------

Mis en ligne le 16 mai 2008, par M. Macina, sur le site upjf.org

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MessageSujet: Re: Pravda en action   Sam 17 Mai 2008, 02:25

J'ai suivi l'émission consacrée à Israël sur la 3. C'était vraiment très bien, très bien argumenté, sobre.
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MessageSujet: Re: Pravda en action   Dim 18 Mai 2008, 14:28

Citation :
La désinformation du jour : l’AFP, agence militante

Posté le 18 May 2008 | Auteur : bds

On sait que la presse française aime peu Silvio Berlusconi. Cette dépêche de l’AFP ne déroge pas à l’idéologie en associant adroitement une photo “évocatrice” à un article sur la nouvelle politique d’immigration de l’Italie. (via le Salon Beige)


http://www.fdesouche.com/?p=3205


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MessageSujet: Re: Pravda en action   Dim 18 Mai 2008, 17:41

N'exagérons rien . La légende de la photo de l'AFP précise bien que M. Berlusconi salue un député .
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MessageSujet: Re: Pravda en action   Dim 18 Mai 2008, 23:41

En effet, c'est normal Rolling Eyes
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MessageSujet: Re: Pravda en action   Lun 19 Mai 2008, 06:59

C'est le salut de l'empire romain . Tout qui a déjà vu un "peplum" , devine que M. Berlusconi se moque d'un adversaire .
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MessageSujet: Re: Pravda en action   Lun 19 Mai 2008, 15:08

La preuve, par l'exemple ci-dessus, que la manipulation des masses, même grosse comme une maison, est toujours aussi efficace, et a encore de beaux jours devant elle...

Sans vouloir vous offenser, boudo...
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MessageSujet: Re: Pravda en action   Jeu 22 Mai 2008, 17:18

Citation :
La propagande anti-américaine sévit en France


Mercredi 21 mai 2008

Qui en aurait douté, en cette période d'élections présidentielles américaines : La France, raciste envers les américains, a bien entendu (mon Dieu comme ce peuple est prévisible !) sauté sur l'occasion pour étaler une nouvelle fois son anti américanisme aveugle, irréfléchi et viscéral, contre les américains. Par exemple, depuis plusieurs semaines, dans le supermarché où je vais régulièrement, les DVD de Michael Moore sont placés bien en évidence, en tête de gondole. Mais la raison de cet article n'est pas cela ; la raison de cet article, c'est que ce soir, est diffusé sur France 2 le film "Fahrenheit 9/11" de M. Moore.



Or, dans son livre, intitulé "Michael Moore, au-delà du miroir", Guy Millière dénonce, avec beaucoup de précision, les méthodes scandaleuses de M. Moore. Celui-ci ne fabrique que des mensonges en déformant ou tronquant les propos des gens, en plaçant des scènes dans un contexte complètement étranger à leur véritable contexte, etc. Je vous renvoie à l'article sur mon blog, à propos de ce livre de Guy Millière. (post ci-dessous - NDM Idea )
Alors, parce que je ne peux me taire en voyant que ce soir, France 2 diffuse la propagande de Moore, je voudrais revenir un peu plus longuement sur ce livre-vérité de Guy Millière. Je voudrais notamment vous citer des extraits concernant précisément Fahrenheit 9/11, puisque c'est ce film qui est diffusé ce soir. Je voudrais également, par ces extraits, vous inciter à lire ce livre : se contenter de regarder les films de Moore, juste pour flatter son anti-américanisme primaire, ce n'est pas très intelligent quand on sait qu'à côté de ça, les méthodes "Mooriennes" sont dénoncées. Libre à vous, racistes français, de ne pas lire ce livre si ça vous irrite trop, mais au moins, vous saurez qu'il existe une autre réalité que celle présentée par Moore, même si vous ne voulez pas l'admettre.

Extraits de "Michael Moore, au-delà du miroir", de Guy Millière, publié aux éditions du Rocher, concernant le film Fahrenheit 9/11 :

"Moore insère en gros plan un titre censé figurer en une de l'édition du 19 décembre 2001 d'un journal de Bloomington, Illinois, The Pantagraph. Le titre dit : Le dernier comptage en Floride montre que Gore a gagné l'élection. Aucun article du journal concerné n'est jamais paru sous ce titre. On trouve, sous un autre format, une lettre dans le courrier des lecteurs du journal, et la lettre inclut les mots utilisés par Moore, mais c'est une lettre de lecteur. Elle figure, qui plus est, dans l'édition du journal datée du 5 décembre 2001, et non dans celle du 19 décembre. L'avocat de The Pantagraph a écrit à Michael Moore pour protester et lui demander de procéder à des rectifications aux fins de ne pas tromper le public. A ce jour, Moore n'a pas daigné répondre." (p.154)


" Viennent l'intronisation et l'entrée à la Maison-Blanche. Pluie. Musique funèbre. Les Etats-Unis entrent dans les ténèbres : ce n'est pas dit, c'est simplement suggéré. Commentaire : Le jour de l'investiture de Bush, des dizaines de milliers de personnes ont envahi les rues de Washington pour tenter une dernière fois de reprendre ce qu'on leur avait volé... Ils jetèrent des oeufs sur le cortège... dans l'impossibilité de sortir de sa limousine, Bush fut privé de la traditionnelle marche jusqu'à la Maison-Blanche... Aucun président n'avait vécu un jour d'investiture comme celui-ci.

Rectification : Toutes les investitures de présidents républicains ont été accompagnées, depuis quarante ans, de manifestations gauchistes. (...) Pour eux [les gauchistes], George W. Bush n'est pas légitime, Bush père n'était pas légitime, Reagan n'était pas légitime, Nixon ne l'était pas non plus et Johnson lui-même ne l'était guère. Un seul oeuf a été jeté sur le cortège, et Moore procède verbalement à la multiplication des oeufs. (p. 157)

Bush a bel et bien parcouru les dernières centaines de mètres vers la Maison-Blanche à pied, comme le veut la tradition. Et il a salué les milliers de gens venus l'applaudir parce qu'ils avaient voté pour lui. Ceux qui ont vu les images diffusées en direct sur toutes les chaînes de télévision américaines ont pu constater tout cela. Ceux qui ont dû se contenter du montage de Moore ont vu une succession d'images tronquées et ont vu leurs tympans subir une grêle de phrases fausses". (p. 158)

"Douze minutes de film. Nous en sommes à une trentaine de mensonges, d'omissions biaisées et de manquements savamment étudiés" (p. 161).

"Texte du commentaire : Au moment des attentats, monsieur Bush s'apprêtait à rendre visite aux élèves d'une école primaire de Floride. Lorsqu'on l'informa qu'un avion avait percuté l'une des deux tours, monsieur Bush prit la décision de poursuivre sa séance de photos. Quand un avion percuta l'autre tour, le Secrétaire général pénétra dans la salle de classe et dit à monsieur Bush : la nation est attaquée. Ne sachant pas quoi faire, n'ayant personne pour lui dire ce qu'il fallait faire...monsieur Bush resta là assis et poursuivit la lecture de "Ma Biquette" avec les enfants... Près de sept minutes s'écoulèrent. A l'image, Bush apparaît effectivement assis dans la salle de classe de Sarasota, un livre de classe à la main, calme, mais intérieurement inquiet.

Moore ne sait pas ce que le Secrétaire général de la Maison-Blanche a dit à Bush : donc, il invente. Moore ne peut savoir ce que Bush pensait en cet instant : donc il invente toujours, de manière très malveillante. Moore donne à un manuel de lecture le titre de l'un des récits qu'il contient de façon à faire rire l'auditoire, et il invente, donc, ce titre aussi. Ses inventions sont des mensonges, toujours. Moore ne dit pas que les images étaient à la télévision et ne prend pas en compte un seul instant les répercussions qu'une réaction hâtive et inconsidérée du Président auraient pu avoir sur des millions de gens et à l'échelle de la planète, car les images auraient fait le tour du monde.

Moore ne dit pas qu'Ari Fleischer, porte-parole du Président, se tenait derrière les enfants et montrait à Bush une feuille de papier sur laquelle il était écrit en lettre capitales : Ne dites rien pour le moment. Moore ne dit pas non plus que l'institutrice a fait l'éloge du sang-froid de Bush, et la directrice de l'école aussi : Je ne crois pas qu'il aurait été possible de mieux gérer la situation. Le comportement de Bush a eu un effet apaisant et nous a beaucoup aidé à vivre une journée difficile." (p. 163 / 164).

"Moore montre Bush en train de parler du terrorisme pendant une partie de golf. Nous devons arrêter la terreur, dit Bush. Il faut arrêter ces terroristes assassins. Le spectateur pense-t-il que Bush parle du terrorisme qui menace les Etats-Unis ? Sans doute. Et voir Bush passer de la fermeté affichée à sa partie de golf pourrait amener à conclure que Bush n'est pas très inquiet. C'est le genre d'images que vous obtenez quand vous allez interviewer quelqu'un sur un terrain de golf, a noté Christopher Hitchens. Si Moore n'avait pas coupé la question posée à Bush et le début de sa réponse, le spectateur aurait compris qu'un journaliste interrompait Bush et lui demandait de réagir à la nouvelle d'un attentat-suicide qui venait de survenir en Israël. Bush ne parlait pas du danger terroriste menaçant les Etats-Unis. Cela se passait, qui plus est, avant le 11 septembre, donc avant que le terrorisme ne frappe les Etats-Unis et qu'on y parle de menace. (p. 186/187)".


"Scènes de Bagdad en 2003. La vie est belle, tranquille, heureuse. Les enfants s'amusent.
Bush parle du lancement des opérations militaires. Moore montre un bâtiment en feu, sans dire que c'est le ministère de la Défense à Bagdad.
Commentaire de Moore : Le 19 mars 2003, George Bush et l'armée des Etats-Unis envahirent la nation souveraine d'Irak, une nation qui n'avait jamais attaqué les Etats-Unis, une nation qui n'avait jamais menacé d'attaquer les Etats-Unis, une nation qui n'avait jamais assassiné un seul citoyen américain.

Rectifications : La vie n'était pas belle en Irak, et on ne pouvait parler de nation souveraine. L'Irak était une dictature totalitaire brutale au territoire couvert de charniers. Des villages kurdes avaient été gazés au nord, et des milliers de chiites massacrés au sud. Le régime était sous surveillance internationale depuis 1991.

Le régime irakien avait attaqué les Etats-Unis en ce qu'il avait armé et financé ceux qui ont perpétré l'attentat de 1993 contre le World Trade Center, et il avait accordé refuge à l'artificier de l'attentat, Abdul Rahman Yasin. Le régime irakien avait assassiné ou fait assassiner des américains lors de l'invasion du Koweït par l'armée irakienne en 1990. Le régime irakien avait financé des terroristes palestiniens qui ont commis des attentats en Israël et tué des américains. (p. 192)

(...) Le régime irakien avait menacé d'attaquer les Etats-Unis. Ainsi, dans un discours télévisé le 25 novembre 2000, Saddam Hussein avait déclaré : Le peuple arabe n'a pas jusqu'à présent fait son devoir. Il doit prendre pour cible les intérêts américains et sionistes partout, et prendre pour cible aussi ceux qui protègent ces intérêts. (p. 193)
(...) Moore montre de jeunes soldats qui écoutent de la musique en partant au combat. C'est le pied intégral, dit l'un d'entre eux. Un autre répète les mots d'une chanson : Crame, espèce d'enfoiré. Suivent des images d'enfants ensanglantés, mutilés. Moore invente à nouveau, prête aux jeunes soldats des pensées qu'ils n'ont pas, trahit leurs vraies pensées.
Les plans de jeunes soldats qui écoutent de la musique ont été filmés par un documentariste australien, Georges Gittoes. Ce documentariste avait filmé ces plans à de toutes autres fins, pour un film appelé Soundtrack to War. Moore a utilisé les plans sans le consentement de Gittoes. Il les a tronqués. Gittoes a protesté. En vain. Les propos complets des jeunes soldats montrent sans la moindre ambiguïté que, lorsqu'ils parlent d'enfoiré, c'est à Saddam Hussein et à ses sbires massacreurs de Kurdes qu'ils pensent. En prêtant aux jeunes soldats des pensées de massacreurs d'enfants, Moore dépasse là encore le niveau du mensonge et pratique, par falsification, une véritable incitation à la haine, voire une incitation au meurtre envers des soldats tels que ceux qu'il montre. (p. 194).

"Une phrase de soldat : Nous sommes là pour apporter des idéaux de démocratie et de liberté. Les images suivantes montrent une perquisition de nuit dans une maison en Irak, des femmes en pleurs, des gens apeurés. Rien n'est dit sur les raisons de la perquisition. Il s'agit seulement pour Moore de montrer que l'armée américaine parle de liberté, mais pratique l'oppression la plus brutale. La démocratie et la liberté sont, insinue-t-il, de faux prétextes utilisés pour cacher le crime.
Ils nous détestent, je me demande pourquoi, demande un autre soldat. Le spectateur, lui, grâce à Moore, est censé comprendre aisément pourquoi ils détestent les américains.

L'immoralité engendre l'immoralité, dit Moore ; quand un Président commet l'acte immoral d'envoyer des jeunes faire une guerre qui repose sur un mensonge, voilà le résultat.
Les images montrent un homme qui semble mort, et on entend des remarques de soldats américains sur le sexe de cet homme. On pourrait croire qu'il s'agit d'un combattant irakien. On pourrait croire que c'est un comportement immoral de soldats américains. La réalité est que, témoigneront des soldats américains et des journalistes qui ont vécu la scène, c'est un homme ivre mort ramassé sur la voie publique. Une action de police dépourvue d'immoralité se trouve ainsi faussement présentée comme une action militaire immorale. (p. 200).

Pour finir, sachez que ce film sert de propagande aux totalitaires islamistes, à commencer par l'Iran. Au moins, si vous faites une confiance aveugle en ce film, vous saurez dans quel camp vous ranger, comme en 40, oserais-je dire... :

"Ce film arrache son masque au Grand Satan américain, clamera, à propos de Fahrenheit 9/11, l'un des dirigeants de la République islamiste d'Iran, visiblement enthousiaste. Il dit aux peuples musulmans qu'ils ont raison de détester l'Amérique. C'est le devoir de tout musulman de voir le film et d'apprendre la vérité. Dans l'article qu'il a consacré au film, Christopher Hitchens, constatant que Moore cite Orwell et la description du monde totalitaire de 1984 aux fins de décrire les Etats-Unis sous George W. Bush, propose une autre citation d'Orwell qui me semble, effectivement, plus adéquate. Il existe une minorité d'intellectuels dits pacifistes dont la motivation véritable mais inavouée semble être leur haine de la démocratie occidentale et une admiration pour le totalitarisme.
Moore se dit-il pacifiste ? Même pas. Est-ce un intellectuel ? Il ne revendique pas ce titre. La haine pour la démocratie occidentale et l'admiration pour le totalitarisme, en revanche..." (p. 209)

Tout le film, du début à la fin, n'est basé que sur de tels mensonges. Mais Moore n'a pas procédé ainsi uniquement pour Fahrenheit 9/11. Il emploie les mêmes méthodes malhonnêtes pour chacune de ses oeuvres. Guy Millière l'explique très bien dans son livre.


http://leblogdrzz.over-blog.com/article-19767516.html


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MessageSujet: Re: Pravda en action   Jeu 22 Mai 2008, 17:21

Citation :
Le vrai visage de Michaël Moore enfin révélé

Michaël Moore est un personnage abject n'étant capable que de mépris, d'hypocrisie, de trahison, de manipulation. Rien chez lui ne peut donner envie qu'on lui porte le moindre intérêt.

Les 258 pages du livre de Guy Millière, intitulé "Michaël Moore, au-delà du miroir", le prouvent, où M. Millière a fait un travail extraordinaire en disséquant minutieusement, séquence par séquence, les réalisations de Moore, en analysant point par point les écrits de celui dont l'Amérique a honte.

Alors qu'aux Etats-Unis, la plupart des américains méprisent Moore (y compris la gauche américaine), les français lui ont réservé un accueil particulièrement bon. Même les critiques ciné lui ont fait la part belle. Tous ceux qui admirent Moore, en France, ne connaissent pas les réalités des Etats-Unis. Ils préfèrent le croire sur parole, ça leur évite de réfléchir, et surtout ça les conforte dans leur mépris des Etats-Unis : un américain qui traine dans la boue l'Amérique a forcément raison à leurs yeux. Guy Millière, lui, enseigne aux Etats-Unis ; la réalité, il la connait. Il sait que tout est faux et mensonger dans ce que Moore raconte. C'est pour cela que les américains détestent Moore et qu'une majorité de français ignorants l'admirent.

Présentation de l'ouvrage de Guy Millière par l'éditeur : "Quand il ne sait pas, il ment. Quand il ne ment pas, il invente. Quand il n'invente pas, il triche. Il traque les gens pour leur faire dire des choses qu'il truque ensuite. Quand il ne truque pas, il manipule. Il est richissime et se déguise en gueux. Il dit vouloir le bien de l'humanité et n'a que haine pour elle. Tout est fallacieux dans ce qu'il écrit ou filme. Presque plus personne ne se fie à lui, y compris la gauche américaine, qu'il a bernée plus souvent qu'à son tour. Il a été particulièrement bien traité en France : c'est pourquoi il est salubre que, ici, on aille voir au-delà de ce miroir nommé Michaël Moore, et que, comme le fait Guy Millière, patiemment, chirurgicalement, on décortique une bonne fois ce qu'il y a derrière tout cela".

Morceaux choisis :

A propos du film Fahrenheit 9/11 : "Fahrenheit 9/11 est le produit de propagande le plus malhonnête à avoir vu le jour depuis de très nombreuses années. (...) [c'est], à ce jour, le seul produit d'un studio hollywoodien à avoir suscité les éloges dithyrambiques des bien-pensants de toutes les démocraties occidentales, et à avoir été diffusé intensément à des fins de propagande, sur le territoire qu'ils contrôlent, par un groupe terroriste, le Hezbollah, et par un dictateur communiste, Fidel Castro".

"Douze minutes de film. Nous en sommes à une trentaine de mensonges, d'omissions biaisées et de manquement savamment étudiés".

"Une femme appellée Lila Lipscomb, qui avait déjà été montrée par Moore un peu plus tôt dans le film, refait son apparition. Elle se dit patriote, fière d'être américaine, mais elle ajoute qu'elle a ouvert les yeux lorsque son fils, engagé volontaire en Irak, a été tué. Elle lit ce qui a été présenté comme la dernière lettre envoyée d'Irak par son fils : une lettre où il dit qu'il est furieux, qu'il espère que 'ce crétin ne sera pas réélu'. Lila Lipscomb est-elle représentative de toutes les familles de soldats blessés ou morts ? Non. Son discours et sa position sont très minoritaires. Elle est néanmoins la seule à qui Moore donne la parole. La lettre de son fils est-elle représentative de toutes les lettres de soldats ? Non encore".

"On n'évoque guère le sort du peuple irakien, sinon, avec un mépris dédaigneux, pour dire que le pays est un 'bourbier'. On guette avec impatience le jour où le dernier soldat américain quittera l'Irak. Et si cela se produit, si le terrorisme finit par l'emporter, si, sur sa lancée, il se montre à nouveau d'une violence meurtrière plus sanguinaire, on dira que tout ça, c'est, pour l'éternité, la faute de George W. Bush."

"Jamais un film, ses retombées et ses effets secondaires n'avaient à ce point empuanti l'atmosphère de la planète et obscurci la vue de millions d'êtres humains".

Autres extraits : "Embaucher Moore est un luxe coûteux que personne ne semble vouloir se permettre. Et même si un propriétaire de journal atteint d'une crise de masochisme suicidaire avait envisagé de prendre ce genre de décision, il se serait instantanément retrouvé seul dans des bureaux soudain désertés. 'Après ce qui s'est passé chez nous, aucun journaliste n'aurait voulu travailler dans une rédaction où Michaël Moore aurait été présent', déclare une collaboratrice de Mother Jones. Fini la presse écrite, donc, sauf à mener l'aventure en solitaire. Michaël Moore ne peut même pas envisager de rester à San Francisco. Dans une ville de gauche où Mother Jones est une institution, on parle encore du 'comportement de connard' de Michaël Moore, pour citer l'expression employée par un des gérants de la Citylights Bookstore, la plus célèbre librairie de 'contre-culture' de la côte Ouest".

"On voit Michaël Moore 'essayer' de rencontrer Roger Smith et de lui parler, mais Moore 'oublie' de dire qu'il a parlé à Smith avant et pendant la réalisation du film. Il ne montre cette 'impossibilité' de rencontrer Smith que dans des circonstances où rencontrer Smith est effectivement impossible. Soit parce que Moore vient délibérément au mauvais moment et sans le moindre rendez-vous. Soit parce que Moore 'cherche' Smith à un endroit où il est sûr de ne pas le trouver : un club nautique du Michigan, le yacht-club de Grosse-Pointe, où Smith ne s'est jamais rendu de toute sa vie, un club privé dont Smith n'a jamais été membre, un palace New-Yorkais où Smith n'a jamais séjourné".

"Nombre de ceux qui, en Europe, prennent les produits signés Michaël Moore et diffusés depuis l'an 2000 comme vecteurs d'information sont victimes d'intoxication mentale en phase presque terminale".
"Une dénonciation du capitalisme qui montre à elle seule que Moore n'a mis les pieds que très brièvement à l'université et a, depuis, surtout acquis sa piètre culture économique dans les équivalents américains de lutte ouvrière".

"En France, Moore parle de 'système gratuit. Il ne dit pas un mot des prélèvements croissants pour financer ce 'système gratuit'. Il ne dit pas que ce 'système gratuit' connaît un déficit financier abyssal, et suppose qu'une part toujours plus importante des dépenses de santé soit prise en charge par les malades indépendamment du 'système gratuit' que financent les prélèvements. Il ne dit pas non plus que 92% de la population ont recours à des assurances complémentaires mutualistes ou privées auxquelles ils souscrivent volontairement. Il se garde de signaler que ce 'système gratuit' français va de pair avec des pénuries et avec des retards plus ou moins importants d'équipements en technologie de pointe".

Enfin un livre qui rétablit la vérité et démasque la personnalité écoeurante de Michaël Moore !
Michaël Moore, au-delà du miroir, de Guy Millière, Editions du Rocher.

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