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 Israël : Retour aux frontières de 1967 selon Obama

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MessageSujet: Re: Israël : Retour aux frontières de 1967 selon Obama   Sam 17 Nov 2012, 10:30

prinu très au fait de l'actualité, nous dira si les catholiques, en Israël, sont en danger.

Quant à notre histoire de France, la Révolution a spolié, l'Eglise, et massacré le clergé, des religieux et religieuses.

Pour un pays catholique, c'était aussi stupide.
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aroll



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MessageSujet: Re: Israël : Retour aux frontières de 1967 selon Obama   Sam 17 Nov 2012, 13:25

Bonjour.
doris60 a écrit:
prinu très au fait de l'actualité, nous dira si les catholiques, en Israël, sont en danger.

Quant à notre histoire de France, la Révolution a spolié, l'Eglise, et massacré le clergé, des religieux et religieuses.

Pour un pays catholique, c'était aussi stupide.
Ça peut parfois arriver.........
http://www.israel-infos.net/Jerusalem--Nouvelle-profanation-anti-chretienne-9133.html
Mais cela n'empêche que dans l'ensemble, il vaut bien mieux, pour un chrétien, vivre en Israel que dans un pays arabe.

À part cela, il est ÉVIDENT que l' agresseur est ici palestinien, et que le droit d'Israel à se défendre est absolu.
Néanmoins, je ne saurais trop conseiller à Prinu de modérer ses propos lorsqu'il parle des palestiniens, il a des expressions (ils sont pires que tout, inhumains, etc..) qui risque de mener tout droit à une attitude envers eux TOUS (donc même les enfants) qui s'apparentera à ce qu'ils ont eu eux même à subir il y a 70 ans.
Bref, prinu, tes messages sont trop souvent haineux et aussi un tantinet inéquitables.... Parce que ce qui suit est aussi une réalité, et l'honnêteté est de ne pas la nier.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Massacre_de_Deir_Yassin
http://fr.wikipedia.org/wiki/Massacre_de_Qibya
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2012/08/31/israel-secoue-par-le-lynchage-d-un-palestinien-a-jerusalem_1752696_3218.html
Et il y en a d'autres, beaucoup d'autres.
Bien sûr aucune commune mesure avec le terrorisme arabe, mais ne pas cacher/nier ces faits c'est essentiel pour être crédible. Et se faire passer pour un saint sans tache, exclusivement toujours victime jette la suspicion.


Amicalement, Alain
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MessageSujet: Re: Israël : Retour aux frontières de 1967 selon Obama   Sam 17 Nov 2012, 13:33



Très bien parlé, aroll Very Happy !

Je pense que prinu va en tenir compte et modérer lui-même ses propos, afin que les nôtres se calquent sur les siens. Very Happy

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RFCD



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MessageSujet: Re: Israël : Retour aux frontières de 1967 selon Obama   Sam 17 Nov 2012, 13:40


Chers Amis,

D’abord, merci à Arrol pour sa position équilibrée et juste.

Premièrement:

Et sur ce point je réagis en tant que ministre ordonné et, bien entendu, dans le plus grand respect des opinions des uns et des autres:
Je suis choqué que la modération laisse la photo d'un homme se faisant tuer et lapider par d'autres!

(Photo mise par Prinu).

En aucun cas je ne saurais me faire complice de cette forme de voyeurisme pervers et..., je m'étonne de trouver ce genre de photo qui ne saurait, en aucun cas, être un vecteur de paix sur un cite chrétien.

Si rien n'est fait à ce sujet: je me retirerai et avec tristesse.

Deuxièmement:

A titre personnel cette fois-ci, je suis partisan d'une démarche non violente telle que la pratique le grand chef d'orchestre Daniel Baremboïm qui est juif et qui une fois par an réussit à faire jouer ensemble des musiciens Juifs et Palestiniens.

Sa démarche courageuse lui vaut la critique, hélas, de beaucoup.

Je crois à la vertu évangélique de cette façon de faire et je pense que c’est dans cette démarche humble, petite et pauvre que peut se construire l’avenir car cela ressemble au Christ sur la croix, démuni de tout.

Troisièmement:

Dans cette situation le Christ est attaqué de tous les côtés alors qu'Il nous appelle à la paix,
pouvons nous, sur ce Forum, prier ensemble et pour la paix sans se déchirer à coups d’INDIGNATIONS SÉLECTIVES et d'invectives violentes? Pour l'Eglise qui souffre!

Pourquoi je vous dis cela :

Parce que (c’est mon avis), ce Forum accomplit un ministère d’Eglise important dans un esprit catholique, à savoir : l’information au service de l’Eglise; l’accueil de non catholiques, le partage d’idées différentes, et rappels référentiels au Magistère quant c’est nécessaire.Etc..

Bien cordialement,

RFCD




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r.



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MessageSujet: Re: Israël : Retour aux frontières de 1967 selon Obama   Sam 17 Nov 2012, 13:43

doris60 a écrit:
prinu très au fait de l'actualité

... Ah oui ? LOL (PRINU : "le Liban a accepte de construire un mur de separation avec la bande de gaza, afin de filtrer le traffic d'armes entre le Liban et la bande de gaza.")

Citation :
nous dira si les catholiques, en Israël, sont en danger
.

... Ah oui LOL Il n'était même pas au courant de "LE MUR QUI ISOLERA CHRETIENS ET COMMUNAUTES RELIGIEUSES CATHOLIQUES DE BETHLEEM"

Et PRIMU s'est bien gardé de vous dire ça :

PATRIARCAT LATIN DE JERUSALEM :

[b]LA FACTURE D’EAU QUI MENACE LE SAINT-SÉPULCRE DE FERMER SES PORTES


Citation :
Le président de la Coalition nationale chrétienne en Terre Sainte, DIMITRI DILIANI, un Palestinien grec-orthodoxe, a déclaré à l’AFP que cette affaire de facture d’eau n’était pas le seul problème. Selon lui c’est une manière de faire pression sur les Églises et pour ISRAËL d’imposer de nouvelles mesures touchant au plus sacré des sites chrétiens.

CONDAMNATION DES TENTATIVES DE L’ARMÉE ISRAÉLIENNE DE RECRUTER DES CHRÉTIENS
PALESTINIENS


ÉGLISE ORTHODOXE ROUMAINE SAINT-GEORGES LES CHRÉTIENS À NOUVEAU PRIS POUR CIBLE À JÉRUSALEM

DES EXTRÉMISTES JUIFS PROFANENT LE COUVENT FRANCISCAIN DU MONT SION À JÉRUSALEM

LATROUN : GRAFFITIS ANTI-CHRÉTIENS, LE PATRIARCAT INDIGNÉ

LA LIGUE ANTI-DIFFAMATION EXHORTE LES GRANDS RABBINS À DÉNONCER LES CRACHATS EN DIRECTION DES CHRÉTIENS

Citation :
ENSEIGNEMENT DU MÉPRIS DES CHRÉTIENS DANS CERTAINES ÉCOLES JUIVES

Les évêques catholiques de Terre sainte ont appelé à «un changement du système éducatif dans certaines écoles (israéliennes) où sont enseignés le mépris et l'intolérance» à l'égard des non juifs. . (PATRIARCAT DE JERUSALEM)

Effectivement :


Émission "Jeunesse" TV israélienne : un singe crucifié

Pour toutes ces raisons :
2012 PAS DE RECONNAISSANCE DE L'OCCUPATION DE JÉRUSALEM, CONFIRMENT LES ÉVÊQUES DE TERRE SAINTE

Citation :
DORIS Quant à notre histoire de France, la Révolution a spolié, l'Eglise, et massacré le clergé, des religieux et religieuses.
Pour un pays catholique, c'était aussi stupide

.... C'est donc une raison suffiante pour accepter que les chrétiens continuent à être spoliés par ISRAEL


KTO "spoliation des chrétiens par ISRAEL"

Ouvrez donc les yeux et arrêtez de vous faire complice des propagandes[/b]


Dernière édition par r. le Sam 17 Nov 2012, 14:10, édité 2 fois
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Jésus Christ est mon pote



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MessageSujet: Re: Israël : Retour aux frontières de 1967 selon Obama   Sam 17 Nov 2012, 13:44

RFCD a écrit:
En aucun cas je ne saurais me faire complice de cette forme de voyeurisme pervers et..., je m'étonne de trouver ce genre de photo qui ne saurait, en aucun cas, être un vecteur de paix sur un cite chrétien

Vous êtes en train de prêcher des vertus au mensonge par omission.
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prinu



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MessageSujet: Re: Israël : Retour aux frontières de 1967 selon Obama   Sam 17 Nov 2012, 14:27

voilà une belle désinformation.
si c'est de ce mur a bethleem qu'il s'agit.
en effet, son but n'est absolument pas de séparer des chrétiens, loin de là. ca, c'est ce quye les palestinistes inventent.
le but de ce mur est de proteger une population juive du terrorisme, qui est juste à coté:
le Gush etzion.
ces civils sont attaqués par les palestiniens, ne peuvent p^lus ni marcher tarnquillement, ni aller au travail tranquillement, et ont peur chaque jour..
ce mur sera prolongé pour également SAUVER LA VIE des habitants de Maale Adoumim, également attaqués, à l'est de Jérusalem.

Bien sur, les palestinistes, en inventant de fausses raison, ont pour but de faire la discorde entre juifs et chrétiens.
effectivement,

si il ya eu demande REELLE du vatican pour le tracé global de la barriére anti-terroristes, LE MUR De La VIE, il y a discorde pour ce troncon là, plus tardif.

Et alors ? La vie des gens menacés ets plus importante que les désagrément d'un passage de controle, tant pis, LA VIE AVANT TOUT.

Ce troncon avait été interrompu depuis 5 an, justement pour tenter un accord, et voir comment aider au mieux la population chrétienne.
pas d'accord, tant pis !

Leqs graffitis antichrétiens sont écrits par des bandes d'arabes qui veulent faire porter le chapeau aux juifs, en les dessinant prés des communautés juives, exprés. les juifs les éffacent dés qu'ils les découvrent, et courrent dérriére les jeunes arabes qui les écrivent.

Enfin, il ya un chantage arebe fait au chrétiens, persécutés à gaza: on leur laisse la vie sauve a bethléém, ou déja presque tout les chretiens ont FUIS , tellement ils étaient atatqués par les palestiniens, on leur laisse la vie saquve uniquement s'ils font de s discours hostiles aux israéliens, ou parlent de sopilations inventée, alors on laisse les chrétiens SURVIVRE, c'est un grand guignol utile pour la propagande.








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prinu



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MessageSujet: Re: Israël : Retour aux frontières de 1967 selon Obama   Sam 17 Nov 2012, 14:29

L'egypte a décidé de construire un mur d'ACIER entre l'egypte et la bande de gaza.
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r.



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MessageSujet: Re: Israël : Retour aux frontières de 1967 selon Obama   Sam 17 Nov 2012, 14:35

prinu a écrit:
voilà une belle désinformation.
si c'est de ce mur a bethleem qu'il s'agit.
en effet, son but n'est absolument pas de séparer des chrétiens, loin de là. ca, c'est ce quye les palestinistes inventent.
le but de ce mur est de proteger une population juive du terrorisme, qui est juste à coté:
le Gush etzion.

Mais oui, bien sur :evil: Non, ce n'est pas les palestiniens mais le le PATRIARCAT DE JERUSALEM

PATRIARCAT DE JERUSALEM qui dit ailleurs

Citation :
Le président de la Coalition nationale chrétienne en Terre Sainte, DIMITRI DILIANI, un Palestinien grec-orthodoxe, a déclaré à l’AFP que cette affaire de facture d’eau n’était pas le seul problème. Selon lui c’est une manière de faire pression sur les Églises et pour ISRAËL d’imposer de nouvelles mesures touchant au plus sacré des sites chrétiens.

Citation :
Leqs graffitis antichrétiens sont écrits par des bandes d'arabes qui veulent faire porter le chapeau aux juifs
Mais oui, bien sur, plus c'est gros plus ça passe. ISRAEL n'est pas à un mensonge près, lui qui affirmait

Citation :
DANNY TIRZA, un ex-colonel de l’armée israélienne, affirme pour sa part s’être rendu personnellement au VATICAN pour négocier les détails d’un accord sur le passage du mur de séparation et qu’il aurait montré des plans au sous-secrétaire d’Etat du VATICAN.

«Je lui a montré tous les plans et il en a signé certains»,

a déclaré le colonel TIRZA, cité par le quotidien israélien «THE JERUSALEM POST» du mercredi 24 octobre 2012.

... C'est vrai que "mentir à un goy n'est pas un péché" dit le TALMUD

... Après, les musulmans, ce sont les chrétiens qui sont la cible d'ISRAEL. Ca s'arrêtera où ?


Dernière édition par r. le Sam 17 Nov 2012, 14:47, édité 1 fois
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prinu



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MessageSujet: Re: Israël : Retour aux frontières de 1967 selon Obama   Sam 17 Nov 2012, 14:45

la population chrétienne, persécutée par les musulmans palestiniens, a été divisée par DIX.

regardez:




l'islam fait fuir les chrétiens de Jérusalem



Rendez vous compte également que des francais fuient des quartiers des grandes villes de France, à cause de l'islam. je ne dit là rien de haineux, ca se constate, simplement.
A tel point que des touristes étrangers amoureux de la france, y renoncent pour trouver d'autres lieux touristiques . ce n'est pas du racisme, c'est pour marcher tranquillement. simplement.
les touristes évitent l'indonésie pour la meme raison: les islamistes y ont massacrés tout les non musulmans, (seul Bali a résisté.; grace a la protection américaine) les massacres ont été terribles dans les iles: hommes, femmes, enfants, tous massacrés..
impossible a un touriste désormais de marcher tranquillement sans etre agressé par des dizaines de jeunes qui volent les sacs, toute la journée: les touristes abregent leur destination au bout de 24 heures, alors qu'ils avaient payé pour une semaine.

Des touristes visitant paris ou Marseille, abregent leurs séjours pour les memes raisons, disent des touristes qui en parlent dans les salles d'attente des aéroports.
je ne dit rien de haineux, je dit ce que les gens disent. je n'invente rien.
se proteger, la sécurité, ce n'est pas forcément de la haine ni du racisme de vouloir etre tranquille.
Les chrétiens vivabnt a coté de palestiniens musulamns, ne vivent plus. ils survivent.

Et Mr abbas a déclaré avant l'été, à la télévision, , que quand il y aura un état palestinien, aucun chrétien n'aura le droit d'y vivre.




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prinu



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MessageSujet: Re: Israël : Retour aux frontières de 1967 selon Obama   Sam 17 Nov 2012, 14:46

GAZA: encore des chtrétiens tués et égorgés à cause de leur foi en christ:

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prinu



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MessageSujet: Re: Israël : Retour aux frontières de 1967 selon Obama   Sam 17 Nov 2012, 14:47

Le hamas persécute les chrétiens palestiniens:
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prinu



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MessageSujet: Re: Israël : Retour aux frontières de 1967 selon Obama   Sam 17 Nov 2012, 14:50

chrétiens coptes:


la réalité des chrétiens , par un pére copte

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prinu



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MessageSujet: Re: Israël : Retour aux frontières de 1967 selon Obama   Sam 17 Nov 2012, 14:54

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prinu



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MessageSujet: Re: Israël : Retour aux frontières de 1967 selon Obama   Sam 17 Nov 2012, 14:54

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prinu



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MessageSujet: Re: Israël : Retour aux frontières de 1967 selon Obama   Sam 17 Nov 2012, 14:54

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r.



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MessageSujet: Re: Israël : Retour aux frontières de 1967 selon Obama   Sam 17 Nov 2012, 14:54

.... Mais oui, continuez de noyer le poisson sous vos flots de propagandes débiles de plus en plus contestés

Citation :
Et alors ? La vie des gens menacés ets plus importante que les désagrément d'un passage de controle, tant pis, LA VIE AVANT TOUT

.... et celle des chrétiens... vous vous en foutez ?
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prinu



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MessageSujet: Re: Israël : Retour aux frontières de 1967 selon Obama   Sam 17 Nov 2012, 14:57

non, ce que vous appelez contestation, c'est de nier des faits, et l'histoire.

alors voici les faits, tiré d'une encyclopédie:

Les débuts d'Israël : l'histoire biblique
• Vers -1950 avant J.-C.: Abraham et ses tribus font route d'Our vers Harran et s'installent près d'Hébron.
• Vers -1700 : Joseph et certains clans hébreux passent en Égypte.
• Vers -1390 : Les Israélites sont asservis en Égypte.
• Vers -1250 : L'exode d'Égypte.
Depuis, et jusqu'à nos jours, les juifs prononcent la prière contenant « l'an prochain à Jérusalem » durant les repas rappelant l'esclavage en Égypte.
• -1230 : Josué, les israëlites vivent en Palestine.
• -1200 : Les Philistins (peuples de la mer) envahissent les côtes.
• -1010 à -970 : David, roi de Juda et d'Israël.
• -972 à -933 : Salomon, roi de Juda et d'Israël.
Salomon construit le premier Temple juif de Jérusalem (dit Temple de Salomon) : sa construction dura sept ans, sous la forme rectangulaire de 50 m sur 30 m environ. L'ami de Salomon, le Roi de Tyr, Himram (actuel Liban) fournit les ouvriers. (Description (http://www.bibliorama.com/atl as/atlas_html/AT_archeo_temple .htm))
• -933 : Séparations en deux royaumes juifs : Israël et Juda.

Les conflits
• -721 : La Samarie est envahie par les Assyriens.
Domination babylonienne :
• -620 : Daniel est déporté à Babylone.
• -598 : Nabuchodonosor s'empare de Jérusalem. Exil à Babylone.
• -593 : Vocation du prophète Ezéchiel.
-587 : Destruction du Temple juif de Jérusalem.
-538 : Édit de Cyrus permettant aux exilés de rentrer à Jérusalem.
-521 à -515 : Mission d'Esdras. Reconstruction du Temple juif.
Vers -330 Conquête de la Palestine par les armées d'Alexandre le Grand.
-167 Révolte des Maccabées devant les provocations d'Antiochus IV en Judée.
-63 : Pompée s'empare de Jérusalem.
-40 les Romains désignent Hérode roi de Judée.
+7 ou +6 : Naissance de Jésus.
+70 Prise de Jérusalem par l'empereur Titus.
+70 : Destruction définitive du Temple. Les synagogues prennent le relais et deviennent lieux de prière et d'étude.
132 à 135 : Simon Bar Kokhba se révolte devant l'empereur Hadrien et refonde un État juif, détruit en 135 par les Romains.
395 L'empire romain est divisé en empire d'occident et empire d'Orient (ou de Byzance). Le régime clément laisse les juifs autonomes en Palestine.
613 à 636 : La Palestine est envahie par les Perses sassanides.
636 Le calife Omar s'empare de Jérusalem. Jérusalem devient lieu saint pour les juifs, les musulmans et les chrétiens.
15 juillet 1099 : Les croisés s'emparent de Jérusalem et fondent le Royaume latin de Jérusalem. Durant 200 ans, chrétiens et musulmans se disputent la Palestine, les juifs sont décimés.
1291 Domination des Mamelouks.
1517 Domination des Turcs ottomans jusqu'en 1917. Les Ottomans laissent les juifs se réinstaller en Palestine, fuyant les persécutions (notamment d'Espagne).
1799 Napoléon Bonaparte, empereur des Français, durant sa campagne d'Égypte fait une déclaration éloquente reconnaissant la propriété de la terre sainte (Palestine) au peuple juif. Extrait du discours : « La France vous propose de prendre l’héritage de vos pères ». Il écrit aux dirigeants du monde pour leur expliquer qu’il faut faire le nécessaire pour que les juifs s’installent en Israël.
Déclaration de Napoléon Bonaparte:
"Proclamation à la nation Juive Quartier général Jérusalem, 1er floréal, an VII de la République Française (20 avril 1799) Bonaparte, commandant en chef des armées de la République Française en Afrique et en Asie, aux héritiers légitimes de la Palestine : Israélites, nation unique que les conquêtes et la tyrannie ont pu, pendant des milliers d'années, priver de leur terre ancestrale, mais ni de leur nom, ni de leur existence nationale ! Les observateurs attentifs et impartiaux du destin des nations, même s'ils n'ont pas les dons prophétiques d'Israël et de Joël, se sont rendu compte de la justesse des prédictions des grands prophètes qui, à la veille de la destruction de Sion, ont prédit que les enfants du Seigneur reviendraient dans leur patrie avec des chansons et dans la joie et que la tristesse et que les soupirs s'enfuiraient à jamais. (Isaie 35.10) Debout dans la joie, les exilés ! Cette guerre sans exemple dans toute l'histoire, a été engagée pour sa propre défense par une nation, de qui les terres héréditaires étaient considérées par ses ennemis comme une proie offerte à dépecer. Maintenant cette nation se venge de deux mille ans d'ignominie. Bien que l'époque et les circonstances semblent peu favorables à l'affirmation ou même à l'expression de vos demandes, cette guerre vous offre aujourd'hui, contrairement à toute attente, le patrimoine israélien. La Providence m'a envoyé ici avec une jeune armée, guidée par la justice et accompagnée par la victoire. Mon quartier général est à Jérusalem et dans quelques jours je serais à Damas, dont la proximité n'est plus à craindre pour la ville de David. Héritiers légitimes de la Palestine. La Grande Nation qui ne trafique pas les hommes et les pays selon la façon de ceux qui ont vendu vos ancêtres à tous les peuples (Joël 4.6) ne vous appelle pas à conquérir votre patrimoine. Non, elle vous demande de prendre seulement ce qu'elle a déjà conquis avec son appui et son autorisation de rester maître de cette terre et de la garder malgré tous les adversaires. Levez-vous ! Montrez que toute la puissance de vos oppresseurs n'a pu anéantir le courage des descendants de ces héros qui auraient fait honneur à Sparte et à Rome (Maccabée 12.15). Montrez que deux mille ans d'esclavage n'ont pas réussi à étouffer ce courage. Hâtez-vous! C'est le moment qui ne reviendra peut-être pas d'ici mille ans, de réclamer la restauration de vos droits civils, de votre place parmi les peuples du monde. Vous avez le droit à une existence politique en tant que nation parmi les autres nations. Vous avez le droit d'adorer librement le Seigneur selon votre religion. (Joël 4.20)"
Le 16 août 1800, Napoléon déclara: "Si je gouvernais une nation juive, je rétablirais le temple de Salomon.".
En 1854, selon le compte-rendu publié dans le New York Tribune, les Juifs représentaient les deux tiers de la population de Jérusalem. Quelle est la source de cette statistique ? Un journaliste, envoyé spécial au Moyen-Orient pour le Tribune. Il s'appelait Karl Marx.


1862 Moses Hess écrit « Rome et Jérusalem ». 1880: Premières revendications d'autonomie arabe pour la Syrie et le Liban; la Palestine n'est à cette époque qu'une expression géographique et forme la région Sud de la « grande Syrie »; la population juive est estimée à 24 000.
1881 Eliezer Ben Yehuda s'installe à Jérusalem ; il renouvelle l'usage de l'hébreu. Les pogroms en Russie provoquent un désastre dans les régions où les Juifs sont autorisés à résider. Début de la Première Alyah (départ pour vivre en Palestine).
Fondation de l'organisation Bilou (Beith Israël Lekhou Vena'ale), premier mouvement haloutsique (pionnier) en Ukraine. Dans son livre Autoémancipation, Leon Pinsker défend l'idée de la création d'un État juif. Première Alyah : des Juifs venus du Yémen, de Russie et de Roumanie viennent s'installer en Palestine.
1883 Le Baron Edmond de Rothschild commence à soutenir financièrement les localités juives d'Eretz Israël.
1884 Fondation du mouvement des Hovevei Tsion (Amants de Sion) à Kattowicz en Pologne.
1890-91 Arrivée d'une grande vague d'Alyah en provenance de Russie. Theodor Herzl, journaliste hongrois, publie en 1896 L'État Juif, à la suite de l'affaire Dreyfus (Théodore Herzl assiste à la cérémonie de sa dégradation) et organise en 1897 le Congrès de Bâle(29-31 août) qui marque le début du sionisme organisé, mouvement visant à créer un foyer national juif. 1897 création de la première organisation juive ouvrière marxiste, le Bund. Congrès sioniste de Bâle Herzl le 29 août. 1896: la population de Jérusalem devient à majorité juive.
1898 visite de l'Empereur Guillaume II en terre sainte qui concrétise l'alliance Turquie-Allemagne. Création de la Banque coloniale Juive destinée à financer l'achat de terre en Palestine.
1901 Création du Keren Kayemeth LeIsraël (K.K.L.), base du domaine foncier public israélien.
1903 Pogroms (massacres) de juifs de Kishinev. Le gouvernement britannique propose à Herzl de lui donner l'Ouganda pour y créer un foyer juif.
1904 Mort de Théodore Herzl à Vienne. La Seconde Alyah est précipitée par les grands pogroms antisémites de 1902 à 1905. Création du Va'ad Halashon (Comité de la langue hébraïque). Création à Paris de la Ligue de la Patrie Arabe, comprenant l'Arabie, la Mésopotamie, la Syrie et la Palestine.
1905 Le septième Congrès Sioniste à Bâle, décide de repousser définitivement la proposition de l'Ouganda, ainsi que toute alternative à la Palestine.
1906 David Green (Ben Gurion) arrive en Israël. Fondation du premier lycée hébraïque à Jaffa. Fondation de l'École des Arts Bezalel à Jérusalem
1909 Fondation de Tel Aviv au nord de jaffa, première ville entièrement juive en Palestine. Premier Kibboutz à Diagana.
1914-1918
Première guerre mondiale : les Britanniques et leurs alliés combattent contre l'Allemagne et l'Empire ottoman.
1915 En janvier, les troupes britanniques pénètrent dans l'empire. Les anglais autorisent en avril la création d'une unité juive palestinienne de transport, la Zion Mule Corps. 32 personnalités arabes sont pendues par les Turcs. En juillet, début de la correspondance secrète entre Hussein, chérif de la Mecque et Mac Mahon, en vue d'établir un royaume arabe indépendant après la guerre. Le 24 octobre, Londres décide de « reconnaître et de soutenir l'indépendance des arabes dans toute les régions situées dans les limites revendiquées par le chérif de la Mecque », exceptés les lieux saints de Palestine, des districts de Mersine ainsi que de l'actuel Liban.
1916: le 5 juin Hussein déclenche la révolte arabe contre les Turcs et se proclame roi des arabes le 29 octobre. Son fils Faysal combat aux cotés de l'officier anglais Lawrence contre l'empire ottoman. Il rentre à Akaba en juillet 1917 et à Damas en octobre 1918.
1917
2 novembre : la Déclaration Balfour (adressée au Baron de Rothschild en Angleterre). 7 novembre : début de la révolution russe. 10 décembre : conquête de la Palestine par l'armée britannique. Jaffa tombe aux mains des Anglais en novembre, le 9 décembre Jérusalem capitule et le général Allenby entre à Jérusalem. Fin de la domination ottomane sur la ville sainte.
Avant la Première Guerre mondiale, la Palestine, en tant que région, recouvre l'actuel État d'Israël, la Bande de Gaza, la Cisjordanie, une partie du Golan et le Royaume de Jordanie. Elle fait partie de l'Empire Ottoman [1] (http://www.monde-diplomatique .fr/cartes/procheorient1914). À la fin de la guerre, le Royaume-Uni en obtient le contrôle par le Traité de Paix de Versailles signé en 1919.

1918 Offensive générale des alliés sur le littoral de la Palestine puis occupation totale du pays et administration militaire directe par la Grande-Bretagne. Fondation du journal juif « Haaretz ».
1919 Rencontre entre l'Emir Fayçal et Haïm Weizmann le 3 janvier; la possibilité d'une coopération judéo-arabe apparaît.
1920 Le fils du chérif de la Mecque, Faysal, est chassé de Syrie par la France, et le royaume arabe indépendant promis par les britanniques ne verra pas le jour. Nomination du premier haut-commissaire de la Palestine: Herbert Samuel. Au sein du Yishouv, élection au mois d'avril au suffrage universel d'une assemblée de députés (Asséfath Ha'Nivharim) de 314 membres, représentant vingt partis différents. 29 février : Joseph Trumpeldor, tombe héroïquement en défendant Tel Haï, en Haute-Galilée. Mandat britannique sur la Palestine ; Sir Herbert Samuel est nommé haut-commissaire du Mandat. Fondation de la Histadrouth (Confédération Générale du Travail).
1920-1921 Hamin Al Husseini (Hadj Muhammad Amin al-Husseini) devient Mufti de Jérusalem grâce aux Anglais. Premiers troubles judéo-arabes : pogroms antijuifs à Jaffa. Fondation de la Haganah (organisation d'auto-défense juive).
La Grande-Bretagne, qui s'est déclarée favorable à l'établissement en Palestine d'un foyer national pour le peuple juif, par la Déclaration Balfour [2] (http://www.monde-diplomatique .fr/cahier/proche-orient/balfo ur-fr) en 1917, se voit conférer en 1922 un mandat sur la Palestine [3] (http://www.monde-diplomatique .fr/cahier/proche-orient/manda t-fr) par la Société des Nations.
1924-1932 Quatrième Alyah (principalement en provenance de Pologne). 1925 soulèvement Syrien contre la France. 1928 création du mouvement des frères musulmans en Egypte. 1929 création de l'Agence juive chargée de l'immigration des juifs en Palestine. Le 23 août, harangue du Mufti à Jérusalem. Nouveaux troubles antijuifs ; massacres de juifs à Hébron puis à Safed : 133 juifs tués, 339 blessés.
1930 Publication du second Livre Blanc britannique, limitant pour la première fois l'immigration des Juifs en Palestine.
1931 Estimation de la population juive en Palestine: 174 000. 1932 Fondation du quotidien Jérusalem Post. 1933 Adolf Hitler accède au pouvoir en Allemagne. Début de la Cinquième Alyah, principalement en provenance d'Allemagne et des territoires contrôlés par les Allemands.
1934 Début de la Hapa'alah : l'entreprise d'immigration illégale de réfugiés juifs dont le nombre dépasse les quotas imposés par les Anglais. 1935 Le 15 septembre, les lois anti-juives de Nuremberg sont proclamées en Allemagne. Estimation de la population juive en Palestine: 335 000. 1936 À partir du mois d'avril, la « révolte arabe » déclenche des troubles sanglants, supervisés par le grand mufti de Jérusalem, Haj Amin al Husseini. Réaction efficace de la Haganah.
1936-1939 Entreprise d'implantations Homa Oumigdal (murailles et tour). 51 nouvelles localités seront ainsi créées, chacune en une nuit.
1937 La Commission Peel recommande le partage de la Palestine entre Juifs et Arabes. Le gouvernement britannique accepte le principe de cette recommandation.
1939 3 mai : le troisième Livre Blanc (de MacDonald) limite gravement le quota d'immigration des Juifs en Palestine. 1er septembre : début de la seconde guerre mondiale. « Nous ferons la guerre comme s'il n'y avait pas de Livre Blanc, et nous combattrons le Livre Blanc comme si la guerre n'existait pas », déclare Ben Gourion.
20 janvier : en Allemagne la Conférence de Wannsee décide de la Solution finale pour l'extermination du peuple juif (un tiers du peuple juif sera détruit pendant la guerre). Février: naufrage du bateau Struma contenant 767 réfugiés juifs qui s'étaient vus refuser l'entrée en Palestine.
1940 premières actions de l'Irgoun contre la puissance mandataire, puis arrêt de ses actions au déclenchement de la seconde guerre mondiale. certains leaders arabes, comme le Mufti de Jérusalem, vont du coté allemand, la Syrie d'abord vichyste passe du coté des forces françaises libres.
1941 En novembre, à Berlin, le grand Mufti musulman de Jérusalem Haj Amin al Husseini (qui fut aussi officier dans l’armée ottomane durant le génocide arménien) rencontre Adolf Hitler, Himmler et von Ribbendrop. Il réclame à Hitler la construction de camps d'extermination pour juifs dans les pays arabes et l'envoi de troupes allemandes. Hitler refuse et lui répond « ces juifs sont les vôtres ». Le grand Mufti financera des troupes SS de choc spécialisées dans le massacre des juifs, dans les pays de l'est.
Selon un témoin du procès de Nuremberg, le Mufti palestinien aurait même rendu visite personnellement à Adolf Eichmann à l'intérieur du camp d'extermination d'Auschwitz, et « incité les gardes faisant fonctionner les chambres à gaz à travailler avec plus d'ardeur ».
1943-44 Les parachutistes juifs-palestiniens de l'armée britannique tentent de renouer le contact avec les Juifs des pays occupés; sept d'entre eux y laisseront leur vie.
1944 La Brigade juive de Palestine (30 000 combattants) participe à la guerre, comme partie intégrante de l'armée britannique.
1945-46 Réunion temporaire de la Haganah, du Etzel et du Le'hi.
1946 Les immigrants juifs illégaux sont déportés par les Anglais dans des camps de personnes déplacées à l'île de Chypre. 22 juillet : l' Irgoun (le Etzel ) fait sauter l'aile droite de l'Hotel King David à Jérusalem (qui abritait l'état-major du Mandat britannique). La Transjordanie acquiert son indépendance et devient le Royaume Hachémite de Jordanie.
1947 Juillet : le bateau Exodus est expulsé des côtes de Palestine vers l'Europe, portant à son bord 4 500 survivants de la Shoah.
En 1947, le gouvernement britannique remet son mandat aux Nations unies. L'Assemblée Générale de l'ONU adopte le 29 novembre 1947 (résolution 181 (http://www.yale.edu/lawweb/av alon/un/res181.htm)) un plan de partage de la Palestine [4] (http://www.monde-diplomatique .fr/cartes/procheorient1949) en deux états, l'un arabe, et l'autre juif — Jérusalem ayant un statut particulier sous l'égide de l'ONU. Le projet est soviéto-américain, il passe en commission le 25 novembre et est ratifié le 29. La convergence entre les deux puissances (russes et américains) en conflit fait sensation.
Discours du représentant soviétique Semyon Tsarapkin : « Les arguments historiques et juridiques ne peuvent pas et ne doivent pas être décisifs dans le règlement de la question palestinienne. Le problème a pour base essentielle le droit des populations juives et arabes de Palestine à décider de leur sort. Les souffrances subies par les Juifs au cours de la dernière guerre doivent constituer un élément important dans la décision de l'Assemblée. Les Juifs luttent pour un état qui leur soit propre, et il serait injuste de leur refuser le droit d'atteindre cet objectif » (journal Le Monde, 12-13 octobre 1947).
L'U.R.S.S. a appuyé la création d'Israël en pensant créer aussi un nouvel état communiste : l'État hébreu s'appuyait sur une idéologie philosophique sioniste libertaire (qui lutta contre les impérialismes ottoman, britannique puis plus tard soviétique) proche des idéologies socialistes et des méthodes collectivistes soviétiques, en créant des collectivités semblables aux kolkhozes russes (coopératives agricoles de production qui avait la jouissance de la terre qu'elle occupait et la propriété collective des moyens de production), ou tout est mis en commun au service de la communauté.
En Israël ce sont à la campagne des collectivités appelées Kvoutza, modernisées ensuite par le Kibboutz et le Mochav, coexistants avec un secteur privé. Les terrains ont été achetés petit à petit légalement, à prix d'or, par les Fonds Nationaux Juifs (Keren Kayemet), le Yichouv et la Palestinian Jewish Colonization Association. Par ces dons du monde entier, venant surtout des quêtes dans les milieux ouvriers, et de donateurs comme la famille du Baron de Rothschild en Angleterre, la superficie cultivée par les juifs s'élèvera de 20 400 hectares en 1897 à 180 230 ha un demi-siècle plus tard, et le nombre de colonies passa de 27 à 300. Tel Aviv dépasse les 150 000 habitants en 1936.
Régénérer le peuple juif par le travail, tel est l'idéal du mouvement sioniste, en particulier de sa tendance socialiste, très influente parmi les immigrants provenant de l'ex-empire tsariste.
Pourtant, tandis que Moscou chante ses louanges, David Ben Gourion déclare à l'ambassadeur américain MacDonald, nommé par Truman : « Israël salue le soutien russe aux Nations unies, mais ne tolérera pas de domination russe. Non seulement Israël est occidental dans son orientation, mais notre peuple est démocrate et réalise qu'il ne peut devenir fort et rester libre qu'à travers la coopération avec les États-Unis. Seul l'occident lui-même, en humiliant Israël et en l'abandonnant aux Nations Unies et ailleurs, pourrait s'aliéner notre peuple » (Dans Arnold Kramer, Soviet Policy on Palestine 1947-1948, Journal of Palestine Studies, Vol. 2, Numéro 2, hiver 1973).
Le partage et la création des deux états, Israël et la Palestine, est votée par 33 voix contre 13 avec 10 abstentions.
Ont voté pour : États-Unis d'Amérique, Australie, Belgique, Bolivie, Brésil, Biélorussie, Canada, Costarica, Danemark, République dominicaine, Équateur, France, Guatemala, Haïti, Islande, Libéria, Luxembourg, Pays-Bas, Nouvelle-Zélande, Nicaragua, Norvège, Panama, Paraguay, Pérou, Philippines, Pologne, Suède, Tchécoslovaquie, Ukraine, Union Sud-Africaine, U.R.S.S., Uruguay et Venezuela.
Ont voté contre : Afghanistan, Arabie saoudite, Cuba, Égypte, Grèce, Inde, Iran, Irak, Liban, Pakistan, Syrie, Turquie, Yémen.
Se sont abstenus : Argentine, Chili, Chine, Colombie, Salvador, Éthiopie, Honduras, Mexique, Royaume-Uni, Yougoslavie.
Un coup d'État au Siam empêcha la délégation de ce pays de prendre part au vote.
Ont pour mission de veiller à la transition sur le terrain : Bolivie, Danemark, Panama, Philippines et Tchécoslovaquie.
Les Juifs, qui représentent alors 32 % de la population et possèdent 6,58% des terres, obtiennent 54% des terres, qui incluent, outre la côte méditerranéenne, le désert du Néguev (donc 40 % de désert dans les 54 % octroyés aux 32 % de juifs). Israël accepte sans condition le partage de 54 % des terres et la création de la Palestine comme voisin d'Israël devant l'ONU, les autorités arabes rejetèrent ce plan.
Le 14 mai 1948, l'État d'Israël est proclamé [5] (http://www.mfa.gov.il/mfa/go. asp?MFAH0o4o0) dans les territoires prévus par l'ONU.
Peu après, une coalition arabe (libanaise, syrienne, irakienne, égyptienne et jordanienne) attaque le nouvel état. En gagnant cette guerre, Israël conquiert 26 % supplémentaires (par rapport au Plan de Partage, soit 81 % au total) des territoires du mandat britannique. Le conflit créa 750 000 réfugiés palestiniens et 600 000 réfugiés juifs.
Avant le conflit, il y avait plus de 870 000 juifs vivants dans les pays arabes, certaines communautés depuis plus de 2 500 ans. Durant le conflit entre 1947 et 1948, ces Juifs furent l'objet de persécutions et leurs biens furent confisqués. Il y eut des pogroms (massacres) anti-juifs à Aden, en Égypte, en Libye, en Syrie et en Iraq. 600 000 juifs durent se réfugier en Israël.
Toutefois, durant cet « échange de déplacés » les immigrants juifs devinrent des citoyens israéliens à part entière, tandis qu'une partie des immigrés arabes fut maintenue dans leur statut précaire de « réfugiés » par les dirigeants des pays ou ils s'étaient installés.

Le problème des réfugiés palestiniens :
Le gouvernement israélien avait demandé aux Palestiniens de rester chez eux et avaient affirmé qu'ils auraient les droits civiques complets en Israël.
« La somme des preuves essentielles actuellement à notre disposition, indique que l’évacuation de la Palestine est due à l’exhortation des chefs militaires ou politiques des États arabes eux-mêmes. » (Analyse de l’institut des affaires publiques (Washington))
Entretien avec Nahrnoud Darwich, poète palestinien, réalisé par Farouk Nardam-Bey et Elias Sanbar (Revue d’Etudes palestiniennes, No 10, Hiver l984)
« Pour mes parents, notre séjour au Liban était temporaire ; nous y étions en visite ou même en villégiature. On avait à l’époque commandé aux Palestiniens de quitter leur patrie pour ne point gêner le déroulement des opérations militaires arabes qui devaient durer quelques jours et nous permettre de réintégrer rapidement nos maisons. Mes parents découvrirent bien vite que ces promesses n’étaient que rêves… »
Extrait du Bulletin du REMP (Groupe de recherches pour les problèmes des migrations européennes Janvier-mars 1957) à La Haye (pp 10-il) :
« Dès les premiers mois de 1948, la Ligue arabe publiait des instructions demandant aux gens de chercher refuge temporairement dans les pays voisins, pour revenir plus tard à leurs domiciles dans le sillage des armées arabes victorieuses et recueillir leur part des biens juifs abandonnés. »
Témoignage égyptien. (El -Yom, journal du Caire 12.4.1963):
« Le 15 mai 1948 arriva.., et le dernier soldat britannique quitta la Palestine. Ce même jour, le mufti de Jérusalem demanda aux Arabes de Palestine de quitter le pays, de quitter Haïfa, Jaffa et les autres villes.., car les armées arabes étaient sur le point de pénétrer dans le pays et de se battre à leur place, contre les bandes juives pour les chasser de Palestine. »
Extrait des Mémoires de Haled alAzrn (1973), Premier Ministre de Syrie en 1948 et 1949, paru à Beyrouth :
« [La raison de l’échec arabe en 1948 fut] l'appel des gouvernements arabes aux habitants de la Palestine, pour qu’ils se rendent dans les pays voisins... C’est nous qui les avions encouragés à partir... Nous avons amené la destruction sur un million de réfugiés arabes, en les incitant et en les adjurant de quitter leurs terres, leurs foyers, leur travail et leurs commerces. »
Extrait de « Ma'al Nas” (Avec le peuple 1956): livre de Mahmoud Seif-e-Din Irani, paru à Amman (Jordan Publishing House) :
« Soudain, les habitants de Jaffa commencèrent à abandonner leur ville... Nous étions tous trop optimistes, nous avons quitté le pays de notre libre choix, croyant que nous partions pour une courte visite, des vacances et que nous retournerions peu après, comme si rien ne s’était passé. »
30 mai 1955, témoignage arabe palestinien (Falastin, quotidien jordanien):
« Nous, les réfugiés, avons le droit de dire aux membres du Conseil de la Ligue arabe: nous avons quitté notre patrie sur la foi de fausses promesses faites par des dirigeants malhonnêtes des Etats arabes. Ils nous ont promis que notre absence ne durerait pas plus de deux semaines, qu’elle serait une sorte de promenade, après quoi nous reviendrions ».
Extrait d’un livre (1955 ) de Edouard Attiya, secrétaire du bureau de la Ligue arabe à Londres, de 1941 à 1950, The Arabs paru à Londres (p 183) :
« Cet exode en masse est particulièrement dû à la croyance qu’avaient les Arabes, encouragés en cela par les vantardises et par les déclarations inconscientes de certains chefs arabes, selon lesquelles la défaite des Juifs par les armées des États arabes était l’affaire de quelques semaines et qu’elle permettrait aux Arabes palestiniens de rentrer dans leur pays et d’en reprendre possession ».
Extrait de Sirr al Nakhba (Le secret du désastre 1955), livre de Nimr al Hawari, ancien commandant de l’organisation paramilitaire Nedjada, paru à Nazareth :
« Les chefs brandirent leurs sabres, prononcèrent des discours enflammés et rédigèrent des articles retentissants. Nous fracasserons le pays à coups de canon, tonna le Premier Ministre d’Irak nous détruirons tout endroit où les Juifs chercheront un abri. Les Arabes devront conduire leurs femmes et leurs enfants dans des régions plus sûres en attendant que les combats se soient apaisés, »
Déclaration du Premier Ministre d’Irak (Presse de Baghdad 15 mars 1948): « Nous écraserons le pays avec nos fusils et nous détruirons tout lieu où les Juifs chercheront refuge. Les Arabes devront emmener leurs femmes et leurs enfants à l’abri pendant le danger, après quoi toute la Palestine sera à eux. »
L’appel radiophonique au départ volontaire immédiat a été confirmé par de nombreux réfugiés palestiniens. Les récits palestiniens et la presse d'époque confirmant tous le départ volontaire originel sans expulsion, ne peuvent être réfutés; d'ou la destruction de nombreux documents et d'archives par les pays arabes voulant créer le mythe officiel d'une expulsion des palestiniens, à des fins politiques.


1948-1952 Immigration en masse de Juifs vers Israël, en provenance des pays arabes et d'Europe. Opérations »Tapis volant" (au Yémen), « Ezra et Néhémie » (en Irak).
1950 Vote de la Loi du Retour.
En 1956, la Crise du canal de Suez fait suite à la nationalisation du canal de Suez par l'Égypte. La France, le Royaume-Uni et Israël concluent un accord secret à Sèvres pour prendre le contrôle du canal. En octobre 1956, l'invasion israélienne du Sinaï est suivie par le débarquement des forces britanniques et françaises à Port Saïd [6] (http://www.monde-diplomatique .fr/cartes/procheorient1956). L'Assemblée Générale de l'ONU impose un cessez-le-feu et britanniques, français et israéliens laissent le canal aux Casques Bleus en 1957.
1956-1962 Décolonisation française en Afrique du Nord : Immigration massive en provenance du Maroc, de Tunisie, d'Algérie. Création des villes de développement en Israël.
1959 Juin : premières manifestations de Juifs originaires d'Afrique du Nord contre les disparités sociales, dans le quartier de Wadi Salib à Haïfa.
1960-1962 Capture d'Adolf Eichmann en Argentine : il est amené en Israël pour y être jugé, puis condamné à mort et exécuté (le 31 mai 1962).
1962 Fin de l'embargo tacite imposé à Israël par le gouvernement des États-Unis.
1963 David Ben Gourion se retire de la vie politique et va s'installer au kiboutz Sdei Boker dans le Neguev.
1964 Fondation de l'O.L.P. (0rganisation pour la Libération de la Palestine) qui décide de l'intensification de la lutte contre Israël.
1965 Grave crise économique en Israël : chômage, problèmes sociaux et Yeridah ("descente" ) du pays.
1966 L'écrivain israélien Shmuel Yossef Agnon reçoit le Prix Nobel de Littérature.
1967 Guerre des Six-Jours. « Réunification » de Jérusalem.
L'Égypte obtient le retrait des troupes de l'ONU en mai 1967, remilitarise le Sinaï et ferme le Détroit de Tiran, passage-clef du transport maritime israélien. Le 5 juin 1967, devant l'imminence d'une attaque arabe préparée et les bombardements Syriens réguliers depuis le plateau du Golan depuis début 1967, Israël lance une offensive préventive éclair contre l'Egypte, menée par le général Moshe Dayan (voir : Guerre des Six Jours) et appelle la Jordanie à rester neutre.
La Jordanie refuse et attaque Israël avec l'artillerie lourde sur Jérusalem-ouest et la région de Tel aviv. Le 8 juin Israël vainc l'armée jordanienne et conquiert la Judée et la Samarie.
Les Syriens continuent de bombarder les habitations, les vergers et les silos agricoles israéliens depuis le plateau du Golan ; en réponse le 9 juin, Israël attaque les Syriens sur le Golan.
Les aviations égyptiennes, jordaniennes et syriennes sont détruites en une journée. Au terme d'une guerre-éclair de six jours, Israël conquiert la Cisjordanie, la bande de Gaza, le Golan (y compris la zone des fermes de Chebaa), la péninsule du Sinaï et Jérusalem-Est. [7] (http://www.monde-diplomatique .fr/cartes/procheorient1967).
La surface supplémentaire prise joue ainsi le rôle de zone tampon sécuritaire en cas de nouvelle attaque arabe, la plus faible largeur du pays pouvant être franchie par un avion en quelques instants seulement.
Avant, la plus faible largeur d'Israël était de 14 kilomètres, d'où le besoin sécuritaire devant cette vulnérabilité encore d'actualité : une attaque aérienne contre Israël prend entre six minutes (depuis l'Arabie saoudite) et dix minutes pour atteindre Jérusalem.
1968 Début de l'Alyah en provenance d'U.R.S.S. et début d'une série de procès antijuifs spectaculaires intentés en Russie, contre les « refuzniks » ou « prisonniers de Sion »
1969 Début de la guerre d'usure le long du Canal de Suez. Yasser Arafat (né le 24 août 1929 au Caire en Égypte, décédé le 11 novembre 2004 à Clamart en France) leader de l'OLP.
1969-1972 Les passagers juifs et israéliens des lignes aériennes deviennent la cible du terrorisme de l'air. 1969 Décembre, au sommet arabe, Nasser refuse une nouvelle guerre israélo-arabe. 1970 Septembre Noir : la guerre éclate entre les Palestiniens et les Jordaniens. La poussée palestinienne (les Fedayin) menace le trône hachémite : tentative d'assassinat du roi Hussein de Jordanie. Offensive de l'armée jordanienne contre les bases palestiniennes à Amman et Irbid du 17 au 27. Combats syro-jordaniens. Accord d'Amman le 13 octobre signé entre Yasser Arafat et le roi Hussein.
1972 4 septembre : 11 athlètes israéliens sont assassinés aux Jeux Olympiques de Munich. Les jeux ne s'arrêtent pas pour autant.
Le 6 octobre 1973, jour de la fête juive de Kippour (période de prière et de jeune), l'Égypte et la Syrie attaquent conjointement Israël (voir : Guerre de Kippour) dans le but de reconquérir les territoires perdus pendant la Guerre des Six Jours. Pendant que les troupes et les hélicoptères égyptiens traversaient le Canal de Suez, l'armée syrienne lança une attaque simultanée sur le Plateau du Golan (Le Plateau du Golan contrôle le Lac de Tibériade et toutes les ressources en eau du nord d'Israël).
L'armée israélienne est mise en difficulté, mais repousse les assaillants en quelques jours grâce à un ravitaillement en munitions, par un pont aérien américain. L'ONU impose un cessez-le-feu le 22 octobre 1973, les combats cessent le 25 octobre [8] (http://www.monde-diplomatique .fr/cartes/procheorient1973). Suite à leur défaite, les pays arabes augmentent le prix du pétrole et cessent leurs exportations vers les pays ayant soutenu Israël, c'est le début du choc pétrolier de 1973.
1973 6-24 octobre: guerre de Yom Kipour - lourdes pertes israéliennes (plus de 2 500 morts, des milliers de blessés).
1975 17 octobre : l'Assemblée générale de l'O.N.U. vote une résolution assimilant le sionisme au racisme. Début de la guerre civile au Liban.
1976 Année record pour l'Alyah en provenance d'URSS. 27 juin - 4 juillet : Opération Entebbe. 47 otages juifs et israéliens, capturés par un commando terroriste à bord d'un avion et fait prisonniers en Ouganda, sont délivrés par un raid de l'Armée de l'Air israélienne.
En novembre 1977, le Président égyptien Anouar el-Sadate met fin à 30 ans d'hostilités avec Israël et prononce un discours à la Knesset dans lequel il propose une paix « juste et durable ». En septembre 1978, le Président américain Jimmy Carter invite le Président Sadate et le Premier ministre israélien Menahem Begin à Camp David pour négocier les accords de paix.
1978 Anouar el-Sadate et Menahem Begin reçoivent le Prix Nobel de la Paix.
Le 26 mars 1979, Anouar el-Sadate et Menahem Begin signent les Accords de Camp David [9] (http://www.monde-diplomatique .fr/cahier/proche-orient/campd avid-fr) qui prévoient le retrait israélien du Sinaï et la reconnaissance de l'État d'Israël par l'Égypte. Conformément au traité, Israël se retirera du Sinaï en avril 1982. Nombreuses manifestations d'extrémistes musulmans dans les capitales européennes contre le traité de Paix, notamment à Bruxelles, avec pour slogans « Begin, Sadate, assassins ».
1981 6 octobre : Assassinat du président Sadate par un extrémiste arabe.
1982 Depuis le Liban, des centaines d'obus sont lancés contre Israël, en Galilée. Le 6 juin 1982, Israël déclenche l'opération « Paix en Galilée » et envahit le Liban pour repousser les forces de l'OLP à plus de 40 km de la frontière israélienne. Le 20 juin, les États-Unis obtiennent un cessez-le-feu comportant l'évacuation de l'OLP en Tunisie.
1982 Massacre de Sabra et Chatilla durant la guerre du Liban. Le vendredi 17 septembre, des militaires israéliens positionnés à proximité des camps de réfugiés palestiniens de Sabra et Chatila sont témoins d'actes de brutalité commis par des Phalangistes chrétiens sur des civils palestiniens.
Dans l'après-midi, le commandant en chef de Tsahal, le général Eytan, rencontre les officiers phalangistes qui l'informent que l'opération dans les camps est achevée et qu'ils quitteront les lieux le lendemain à cinq heures du matin. Au matin du samedi 18 septembre, les Phalangistes sont toujours dans Sabra et Chatila. Le général israélien Yaron exige alors du chef des Phalangistes chrétiens qu'il retire ses hommes immédiatement. Les Phalangistes obéissent, et les derniers d'entre eux quittent les camps à huit heures du matin. Par haut-parleur, l'armée israélienne appelle les habitants palestiniens des camps à sortir de leurs maisons ; ils sont rassemblés dans un stade voisin, où ils reçoivent à boire et à manger. On découvre alors que les Phalangistes ont tués, outre des combattants palestiniens, des civils en grand nombre. Des employés de la Croix-Rouge et des journalistes arrivent sur place et informent le monde entier. Menahem Begin apprend tout cela le samedi au soir, en écoutant la BBC. Il alerte aussitôt Ariel Sharon et Raphaël Eytan, qui lui disent que les tueries ont cessé et que les Phalangistes ont été expulsés des camps. Mais il est trop tard. Il y aurait eu 900 réfugiés palestiniens tués (3 500 selon le journaliste israélien Kapeliouk). L'ordre des meurtres donné aux phalangistes chrétiens libanais a été donné par le libanais Elie (Elias) Hobeika, chef des services de renseignements des forces libanaises, qui devint ministre au Liban et pro-syrien au parlement libanais, sans avoir été inquiété. Il est assassiné devant son domicile de Beyrouth, le 24 janvier 2002. La presse internationale accuse Israël, avant que Le Figaro, Le Monde et des agences de presse ne se rétractent timidement plusieurs semaines plus tard.
1984 Formation d'un gouvernement d'union nationale pour permettre la résolution de la crise économique et la sortie du Liban. Première opération de sauvetage en masse des Juifs d'Éthiopie : Opération Moïse.
1987 Les Palestiniens déclenchent la première Intifada ou « guerre des pierres », en réponse à l'occupation israélienne en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. Ce conflit prendra fin avec les Accords d'Oslo signés à Washington le 13 septembre 1993 par Yitzhak Rabin et Yasser Arafat. Ces accords prévoient la création d'une Autorité Palestinienne et une reconnaissance mutuelle de l'OLP et d'Israël.
1989 Novembre : Chute du Mur de Berlin marquant la fin du Bloc de l'Est, début de l'alyah de masse en provenance d'Union Soviétique et des anciens pays communistes.
1990 Deuxième opération aérienne pour sauver les Juifs d'Éthiopie : Opération Salomon. 2 août: l'Irak annexe le Koweït.
1991 15 janvier : Début de la Première Guerre du Golfe. 30 octobre : Conférence de paix, qui réunit à Madrid, pour la première fois, Israël et les dirigeants des pays arabes. Décembre : Mikhail Gorbatchev annonce la fin de l'Union Soviétique.
1992 Élections législatives en Israël : le Parti Travailliste revient au pouvoir, dirigé par Itzhak Rabin.
1993 13 septembre : signature de la Déclaration de Principes entre Israël et l'O.L.P.
1994 4 mai : Signature de l'accord sur Gaza et Jéricho par Israël et l'O.L.P.. 25 février : 29 fidèles musulmans qui prient au Caveau des Patriarches à Hebron, sont assassinés par le Dr Baroukh Goldstein. 26 octobre : traité de Paix entre Israël et la Jordanie. 12 décembre : Itzhak Rabin, Shimon Peres et Yasser Arafat reçoivent le Prix Nobel de la Paix.
1995 4 novembre: Assassinat du premier ministre Itzhak Rabin par un fanatique juif.
1996 Le Hezbollah envoie des obus sur Israël depuis le Liban sud. Mars : L'opération « Raisins de la colère » lancée contre le Hezbollah au Sud-Liban. 29 Mai : Elections en Israël. Benjamin Netanyahu est élu Premier Ministre.
1997 Janvier : l'Armée israélienne quitte la ville de Hebron qui passe sous autorité palestinienne.
1999 Ehud Barak est élu Premier Ministre.
2000 Septembre, début de la seconde Intifada, Intifada El-Aqsa. Novembre 2000, Ehud Barak approuve un plan de construction d'une « barrière destinée à empêcher le passage de véhicules motorisés » depuis le nord-est de la Cisjordanie jusqu'à la région du Latrun.
Le problème du terrorisme palestinien : Les organisations terroristes les plus actives sont le Hamas, le Hezbollah, les Brigades d'Al Aqsa et le Jihad Islamique qui sont localisés dans la Bande de Gaza et la Judée-Samarie. Les organisations terroristes considèrent les morts civils qui en découlent comme étant des martyrs du jihad islamique. Les organisations terroristes tentent de se procurer des armes interdites par les conventions de Genève. -Voir article (à venir) sur les armes de destruction massive et la disparition croissante d'éléments utilisés dans la construction d'armes nucléaires, bactériologiques ou chimiques-
Le Hamas a créé une infrastructure d’aide sociale, lui faisant gagner ainsi des milliers de supporters. C’est un mouvement politique et terroriste, très répandu et très populaire, à sa tête: Ramadan Abdallah Shalakh. Le Hamas est soutenu financièrement par de nombreuses organisations mondiales, particulièrement en Europe, ainsi que des pays comme l'Iran et la Syrie. Le Jihad Islamique est moins populaire que le Hamas. Il est plus petit, et n’a pas d’activités sociales au programme et aucune aspiration politique. Le Jihad Islamique est très actif à Jénine, Tulkarem et Naplouse (Schrem) en Judée-Samarie. Il travaille en cellule et n’a pas d’infrastructure civile.
2002 14 avril : Suite à la multiplication des attentats terroristes, le gouvernement décide de construire une barrière anti-terroriste à l'intérieur de la Ligne de Séparation, et émit une directive en vue de « commencer immédiatement la construction d'une clôture dans la région de 'Anin... le secteur de Tulkarem et le secteur de Jérusalem ». 14 août : Approbation par le Gouvernement du tracé du Mur, resté secret. Il sera composé en grande partie de barrières électroniques. Novembre : élections primaires (les adhérents d’un parti élisent leur chef) au sein du Likoud et du parti travailliste, en vue des élections de janvier 2003.
2003 Janvier, élections pour la 16e Knesset. Likoud 37 sièges, Travaillistes 19 sièges. Le premier cosmonaute Israëlien, llan RAmon, décède dans la catastrophe de la navette spatiale Colombia.
2004/2005 Plusieurs modifications du tracé du mur de protection anti-terroriste, pour contenter des demandes palestiniennes, européennes et de la haute cour de justice israélienne. 11 novembre 2004 décès de Yasser Arafat, chef de l'OLP (né le 24 août 1929 au Caire en Égypte - mort le 11 novembre 2004 à Clamart en France). Un astronaute israélien rejoint le programme spatial de la Nasa, qui met au point un ambitieux programme de faire atterrir un être humain sur Mars, avec la probabilité qu'Israël participe au programme, d'après l'ambassadeur d'Israël à Washington.
2005 Après la mort de Yasser Arafat, relance du processus de paix par Ariel Sharon et Mahmoud Abbas (Abou Mazen), nouveau président de l'Autorité palestinienne. Ce dernier, élu sur un programme visant à la fin de la violence, établit une trêve avec Israël qui semble respectée par des mouvements terroristes palestiniens, sauf par le Hamas et le Jihad qui s'opposent à Abou Mazen au sein de l'Autorité palestinienne et durant les élections. Ariel Sharon de son côté, œuvre à la décolonisation de Gaza mais se heurte à une opposition au démantèlement des colonies dans son propre parti, le forçant à composer avec la gauche israélienne. Les colonies israéliennes dans les territoires disputés font barrage politique à leur démantèlement et réclament un référendum soutenu par la droite israélienne. Mars : Israël envisage de confier à l'Égypte le contrôle d'une zone tampon à Gaza. « Un accord de principe » sur le déploiement d'une force égyptienne de 750 hommes le long des huit kilomètres de la zone tampon, dite du « couloir de Philadelphie », a été conclu à Charm el-Cheikh en Égypte entre le président égyptien Hosni Moubarak et le ministre israélien de la Défense Shaoul Mofaz.





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prinu



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MessageSujet: Re: Israël : Retour aux frontières de 1967 selon Obama   Sam 17 Nov 2012, 14:59

puisque le sujet a été déplacé, peut on mettre ici l'intégralité, il ya eu trop de mssages importants mis auparavant, avec des élements trés important, et seentiels de chaques parties, merci (il y a 21 pages je crois) merci;
pour continuer les gentils débats, avec les bases précédentes.
pour éviter de Re mettre tout, ca sera plus simple.
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prinu



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MessageSujet: Re: Israël : Retour aux frontières de 1967 selon Obama   Sam 17 Nov 2012, 15:02

Pour comprendre le présent drame israélo-palestinien, il faut se référer aux sources mêmes de l'origine du peuple Juif. Autrement c'est l'incompréhension, la dérive totale avec les conséquences qu'on connaît présentement au Proche-Orient. Remontons le temps ensemble, et essayons de comprendre.

L'origine du peuple Juif est inscrite dans la Bible, ce livre unique dont les sources remontent au Xe siècle avant J.C., et qui désigne les patriarches Abraham, Isaac et Jacob comme les ancêtres du peuple Juif. Ces derniers vécurent aux environs du 19e siècle avant J.C. et appartenaient à un clan de bergers nomades originaires de Mésopotamie, une région de l'Asie entre le Tigre et l'Euphrate.

Il est écrit dans la Bible qu'ils croyaient en un dieu unique, et que Dieu contracta une alliance avec les patriarches et promit la terre d'Israël en héritage à son peuple. Dieu dit à Jacob : « on ne t'appellera plus Jacob mais Israël car tu as été fort contre Dieu et contre les hommes tu l'emporteras ». Plus tard, le nom d'Israël fut donné au pays.



Les douze tribus d'Israël

Selon la Bible, les douze fils de Jacob seraient les ancêtres des douze tribus ou enfants d'Israël. Poussés par la famine qui sévissait en Terre d'Israël, Jacob et ses enfants se rendirent en Égypte. Certains chercheurs soutiennent que les familles des fils de Jacob, surnommées Israël par Dieu dans la Bible, résidèrent dans le Pays de Goshen en Égypte pendant les 18e et 17e siècle avant notre ère.

L'historiographie biblique a chargé le récit de la sortie d'Égypte et la traversée du désert par les Hébreux d'un aspect national : l'exode, l'errance sous la conduite d'un chef national et la conquête de Canaan sont décrits comme les actions d'un peuple homogène. Cette description est en contradiction avec de nombreux récits bibliques d'incidents isolés et avec la description de l'organisation tribale des Hébreux à cette époque.

Cependant, on peut logiquement supposer que la longue période d'errance contribua à cristalliser l'ossature tribale et que les conditions qui régnaient durant le parcours des Hébreux déterminèrent la taille des unités tribales et leurs structures.

Dans la conscience collective du peuple Juif, la constitution des tribus d'Israël en une nation il y a 3 200 ans fut le commencement de l'histoire nationale juive, liée à l'Exode d'Égypte, qui mettait fin à l'exil et au retour du peuple libéré de l'oppression étrangère dans la Terre Promise où il conquit l'indépendance nationale.

C'est à cette époque que la première partie de la bible fut écrite, la Thorah (Loi) qui comporte cinq livres : la Genèse, l'Exode, le Lévitique, les Nombres et le Deutéronome (le Pentateuque). Selon la croyance juive, la Torah fut donnée à Moïse sur le mont Sinaï. La Torah constitue la Loi écrite, par opposition à la Loi orale.

Au 12e siècle avant notre ère, les tribus d'Israël s'installèrent sur les deux rives du Jourdain. Commença alors la période des juges qui dura deux siècles. La fonction du gouvernement était fondée sur le principe de l'autonomie tribale qui accordait aux chefs, au niveau tribal et même national, le rôle essentiel de l'exercice du pouvoir judiciaire. Déborah, Gédéon et Samson sont parmi les juges les plus célèbres.

C'est ainsi qu'on serait en droit de considérer la prise en possession de Canaan par les tribus hébraïques, éveillées à la conscience spontanée de leur unité et de leur destinée commune, comme la première immigration du Peuple Juif en Terre d'Israël, menant à la création d'un État Juif.

Au 11e siècle avant notre ère, le premier roi d'Israël fut Saul (1020-1004 avant J. C.), suivi de David, qui fonda la dynastie royale d'Israël qui devait régner quatre siècles, jusqu'à la conquête babylonienne. David consolida les bases du royaume d'Israël et fit de Jérusalem sa capitale, 1 000 ans avant J.C. La construction du premier Temple de Jérusalem est entreprise par Salomon en 960 avant J.C.



Conquête par Babylone

En 597, Nabuchodonosor, roi de Babylone, fait la conquête du royaume de Juda. Il amène captif à Babylone le jeune roi Joachim (598-597 avant J.C.), le 19e roi de Judée. Il proclame l'oncle du jeune roi, Matanias, sous le nom de Sédécias, roi de Judée (597-586 avant J.C.).

En 589 avant notre ère, Judée se rebelle encore une fois contre Babylone. Nabuchodonosor envahit le pays, l'aide égyptienne arrive trop tard et, en 586, Jérusalem est conquise ; ses fortifications et ses riches demeures détruites, le Temple est brûlé et la majorité du peuple juif déportée. Le royaume de Judée est mis à bas.



Conquête par les Perses

Après la défaite de l'empire babylonien par les Perses en 539 avant J.C., la Terre d'Israël tomba sous domination perse. Cyrus II, roi de Perse (558-528 avant J.C.) accorde aux Juifs en 538 le droit de retourner en Terre d'Israël et d'y reconstruire le deuxième Temple de Jérusalem. Durant quatre siècles, le peuple Juif vécu de manière autonome sur la Terre d'Israël, sous tutelle perse d'abord et, à partir de 332 avant J.C., sous tutelle hellène, après la victoire d'Alexandre le Grand sur l'armée perse.

En 168 avant J.C., le souverain hellène de Syrie, Antiochus Épiphane IV, fit quelques tentatives en vue de limiter l'autonomie juive et substituer l'idolâtrie à la foi monothéiste. Les Juifs levèrent l'étendard de la révolte, menée par la famille des Asmonéens, et recouvrèrent une indépendance totale pour Israël.



Conquête romaine

En 168 avant J.C., le royaume d'Israël fut gouverné par les dynasties asmonéenne et hérodienne, jusqu'à la conquête romaine en 63 avant J.C., avec une brève période asmonéenne de 40 à 37 avant J.C. ; Hérode I le Grand fut roi des Juifs de 40 à 5 avant J.C, suivi d'Hérode Antipas de 4 avant J.C. à 39 après J.C., d'Hérode Agrippa I de 41 à 44 après J. C., et d'Hérode Agrippa II de 50 à 93 après J. C. Ce dernier assista les romains à la prise de Jérusalem par Titus en 70 après J. C.



Destruction du second temple de Jérusalem

C'est en l'an 70 de notre ère que l'historien juif Flavius Josèphe, né à Jérusalem (37 à 100 après J. C.), auteur des « Antiquités judaïques et des guerres des Juifs », livre VI : 10 :1, situe la chute de Jérusalem et la destruction du second Temple par Titus, fils de l'empereur Vespasien. Le second Temple est brûlé, tous les objets du culte sont amenés à Rome, accompagnés du peuple Juif captif, portant la menorah et les objets du Temple, comme on peut encore le voir aujourd'hui à Rome sur l'Arc de Triomphe de Titus.

Rome décida d'exiler en Hispanie (Espagne) les captifs Juifs amenés à Rome par Titus, le lieu le plus éloigné à l'ouest de l'empire romain. Ils agirent comme l'avaient fait avant eux les autres conquérants d'Israël, dans le but d'empêcher les Juifs de revenir dans leur pays se réorganiser militairement et politiquement, et pour briser leur courage et diminuer leur sentiment d'identité nationale.

Lorsque les captifs juifs arrivèrent de Rome en Hispanie, ils furent accueillis par leurs frères déjà installés dans le pays depuis la destruction du premier Temple, qui s'empressèrent de les libérer du joug de l'esclavage romain auquel ils étaient soumis.



Tarshish (Hispanie) mille ans avant J.C.

Les Juifs déjà installés dans la péninsule Ibérique depuis mille ans avant Jésus Christ étaient sans doute venus dans le pays avec les Phéniciens bien avant la destruction du premier Temple. D'ailleurs, encore aujourd'hui, les noms de quelques villes d'Espagne indiquent clairement une origine juive. Il s'agit de Toledo, Maqueda, Escalona, Joppes et Aceca. Tous ces noms sont à consonances hébraïques. Toledo vient de Toledoth, c'est-à-dire la ville des générations. Le guide officiel actuel de la ville de Tolède mentionne toujours cette origine hébraïque de la ville.

On pense que les membres des tribus d'Israël s'étaient établis dans l'actuelle province de Tolède bien avant l'époque de la destruction du Premier Temple. Aceca dérive de Azeca (1) en Israël ; Escalona dérive d'Ascalon en Israël, la tribu de Siméon ; Maqueda provient de Maceda, la tribu de Juda ; Joppes de Joppe (Jaffa), la tribu de Dan. Une série d'autres noms de villes, tels que Layos et Noves, sont aussi probablement d'origine juive. Ils furent sans doute donnés en souvenir des anciennes cités d'Israël. Toutes ces villes de l'Espagne actuelle, ont été fondées par les membres des tribus d'Israël.

(1) En 1935, on a trouvé dans les ruines de la ville biblique de Lakihs, en Palestine, une collection de lettres écrites sur des tablettes d'argile, dont l'écriture remonte autour de 588 avant J.C., rédigées par le commandant militaire de la ville forteresse de Lakihs en Judée. Ces lettres confirment des évènements qui se sont déroulés durant le court règne du roi Joachim I, 18e roi de Judée. Ces écritures nomment plusieurs personnages bibliques, entre autres le prophète Jérémie. Dans la quatrième lettre, on raconte que les villes de Lakihs et Azeca, deux villes fortifiées de Judée, étaient assiégées par les troupes de Nabuchodonosor, et que la ville de Azeca était déjà tombée dans ses mains. Ces faits historiques confirment le récit biblique du prophète Jérémie 34 : 6-7.
Salomon, fils et successeur de David, roi d'Israël de 970 à 931 avant J.C., avait fait construire une flotte de navires avec lesquels il faisait le commerce avec tous les pays connus dans l'antiquité, y compris Tarshish (Hispanie) où des membres des tribus d'Israël étaient déjà installés, et où le roi Salomon envoyait ses représentants collecter les impôts.

Ces faits sont confirmés au tout début du Judéo-chrisianisme par les juifs d'Hispanie qui se rendaient encore régulièrement à Jérusalem en pèlerinage.

À l'époque de l'apôtre Paul, entre 5 et 15-67 de notre ère, lorsqu'il allait de synagogue en synagogue pour prêcher la nouvelle religion de Jésus, il souligna dans ses écrits la nécessité d'aller évangéliser les Juifs d'Hispanie, nommés Sefardim. Ce nom vient de Sefarad, mot par lequel la Bible désigne le pays à l'Ouest de la Méditerranée : aujourd'hui l'Espagne. Le prophète Obadia parle lui aussi de cette partie de l'Empire romain sous ce nom d'Hispanie.

Pendant les persécutions au Moyen Âge, les Juifs espagnols firent valoir auprès des souverains espagnols, pour leur défense, qu'ils vivaient déjà en Espagne avant la destruction du premier Temple et qu'ils appartenaient à la tribu de Juda.

Les Wisigoths, des vandales et beaucoup d'autres peuples arrivèrent en Espagne bien après les Juifs et les romains. Les Israélites survécurent à tous les envahisseurs de l'Espagne car ces derniers se mélangèrent bientôt à la population locale et se fondirent en elle.

Les Juifs souffrirent, furent persécutés, composèrent avec les conquérants et, à l'époque des premiers documents officiels, ils sont là. Ils vivent parmi les Maures musulmans et les Espagnols catholiques, divisés en plusieurs royaumes. Des historiens arabes du 9e siècle appellent Grenade et Tarragone des « villes juives ». L'Espagne musulmane avait alors la plus forte population juive d'Europe.

Ce furent les Juifs qui infirmèrent le principe selon lequel chaque immigrant devrait se fondre peu à peu dans son nouveau milieu et, de ce fait, perdre son identité. L'histoire des émigrations et des immigrations est plus ou moins celle de l'humanité. Lorsqu'on étudie l'histoire des peuples, on voit que normalement les immigrants s'assimilent à leur entourage, qu'ils abandonnent progressivement ce qu'ils avaient emporté avec eux. Ils font cela pour des raisons de sécurité, d'opportunité, et pour éviter de nouvelles difficultés. Ils se délestent de leur passé.

Pas les Juifs. Eux, ils gardèrent une grande partie de leur héritage culturel. À ce point de vue, ils constituent donc une exception dans l'histoire de l'humanité. C'est d'ailleurs cela qui, avec le temps, leur valut d'être constamment tracassés, persécutés.

Malgré la persécution des Juifs espagnols commencée en 612 sous le roi wisigoth Sisebut, l'Espagne abrita jusqu'en 1492 la plus importante population juive d'Europe. Même de nos jours, il demeure que l'Espagne est un pays pour lequel il est difficile de parler du caractère autochtone, de « l'aborigénéité » de groupes ethniques, car tout dépend de la date que l'on prend comme point de départ. Quelle que soit celle que l'on choisit, ce sont les Juifs qui sont autochtones en Espagne.

Comme on vient de le voir, ce qualificatif d'autochtone, que les antisémites des temps modernes se décernent si volontiers afin de pouvoir étiqueter les juifs comme des étrangers, ne s'applique pas aux Espagnols.



Révolte de Bar Kokhba ; Israël rebaptisée Palaestina par les romains

Mais les Juifs d'Israël n'avaient pas tous été exilés en 70 de notre ère. Ceux qui restaient tentèrent une ultime révolte contre l'agresseur romain afin de retrouver la liberté. C'est la révolte de Bar Kokhba (132-135), qui fut étouffée cruellement sous Hadrien. Les Juifs furent obligés de se soumettre de nouveau à Rome. Mais cette fois les romains voulurent mettre fin à jamais à toute velléité de renaissance juive en Terre d'Israël. Ils rebaptisèrent la Terre d'Israël d'un nom nouveau : Palaestina ou Falastina (Palestine), et détruisirent complètement les murailles de Jérusalem ainsi que toute la ville. En place et lieu, ils construisirent un petit bourg carré qu'ils appelèrent Aelia Capitolina. Puis Hadrien compléta son œuvre en faisant construire un temple à Jupiter sur l'emplacement du second Temple.

À la suite de cette révolte, la Judée est cette fois-ci pratiquement vidée de ses habitants, et la province de Judée sera connue sous le nom de « Syrie-Palestine ». À la suite de ces changements, les Juifs se concentrent en Galilée, autour de rabbins et de savants établis à Safed, Tibériade et Zippori, où ils poursuivent la rédaction du Talmud et de la Mishna.

Ce fut le creux de la vague pour Jérusalem durant les deux siècles qui allaient suivre. Le nom de Jérusalem demeura effacé jusqu'en l'an 326 de notre ère, lorsque l'empereur Constantin et sa mère Hélène se convertirent au Christianisme et vinrent en pèlerinage en Terre Sainte. Ils redonnèrent le nom biblique à la ville de Jérusalem et érigèrent des autels commémorant des événements de la vie de Jésus. On construisit de nombreuses églises à Jérusalem, et Jérusalem devint le centre de pèlerinage des chrétiens. La ville de David devient la ville de Jésus.

En 351 de notre ère, les Juifs font une nouvelle tentative de révolte pour retrouver leur liberté.



Domination de Byzance sur la Terre d'Israël (395-636)

Durant cette période d'occupation de la Terre d'Israël, les Juifs étaient présents à Jérusalem et sur tout l'ensemble du territoire de la Palestine. La population juive était redevenue particulièrement dense en Galilée, dans certaines partie de la plaine côtière et en Judée.

Selon le Talmud, rédigé à cette époque, plus de quatre cents localités juives, des villages pour la plupart, sont dénombrés sut la Terre d'Israël. La communauté juive vivait surtout d'agriculture alors que ses chefs élaboraient et consolidaient le mode de vie juive par l'éducation, l'enseignements général et universitaire.

Les œuvres majeures de cette époque furent la rédaction de la Michna (l'enseignement) achevée au 2e siècle, ainsi que le Talmud (ensemble de leçons incluant les commentaires et les discussions des amoraïms (1) sur la Michna) de Jérusalem, achevé entre le 4e et le 5e siècle de notre ère.

(1) Amoraïm : du mot araméen omer, celui qui explique, qui parle en public. À l'origine, le terme désignait celui qui présentait ou traduisait pour le public les paroles d'un Sage.
En 614 de notre ère, les Juifs tentèrent encore une fois de se révolter contre Byzance. Pour ce faire, les Juifs d'Israël s'allient aux Perses. Ils réussissent même à s'emparer de ce qui reste de Jérusalem. Mais la conquête arabe, qui commence en 634, met fin à tout espoir de renaissance nationale.



Domination arabe de 636-1071 (435 ans)

En 638 après J.C., les troupes du calife Omar occupèrent la ville de Jérusalem, après un long siège. La victoire assurée, ils partagèrent la Terre d'Israël en deux districts militaires séparés par le Jourdain : Filastin (Palestine) et Urdun (Jordanie).

Puis, les conquérants arabes musulmans autorisent les populations juive et chrétienne à rester. C'était là un acte de tolérance mais qui, en fait, reflétait le dogme fondamental de l'Islam, dogme toujours en vigueur, selon lequel Juifs et Chrétiens sont des individus de classe inférieure ayant un statut spécial de dhimmi (protégés). Cet acte apportait aux populations Juive et chrétienne la sécurité physique ainsi que les libertés économique et religieuse, mais aussi une source de dégradation avilissante.

Ce statut de dhimmi obligeait les Chrétiens comme les Juifs à payer un impôt spécial par tête, à être bannis de l'administration publique, à se voir interdire de construire de nouvelles synagogues et églises, et d'employer des travailleurs musulmans.

La domination arabe sur Jérusalem et sur tout le pays d'Israël se caractérisa par l'insécurité et l'agitation. Ce sont les califes Omayyades (660 à 750 de notre ère) qui, de Damas, gouvernèrent les premiers la Terre d'Israël, qui était devenue une province du vaste empire musulman. Jérusalem n'a jamais fait office pour eux ni de capitale ni de centre culturel.

Les Arabes bâtirent une seule ville sur la Terre d'Israël, la ville de Ramla (Ramleth). Au 8e siècle, cette ville est désignée comme centre provincial du pays, et le transfert de la capitale impériale de Damas à Bagdad éloigna encore Jérusalem des centres du pouvoir et de l'activité culturelle.

Abd al-Malik construisit le Dôme du Rocher à Jérusalem entre 691 et 692. C'était davantage un monument qu'une mosquée ; son fils Al Walid fit construire la mosquée d'El-Aksa entre 705 et 715 de notre ère.

Sous le calife Al-Aziz (976 à 996), Chrétiens et Juifs jouirent à Jérusalem d'une liberté considérable. Mais sous son successeur, Al-Hakim (996 à 1021 de notre ère) dit le « Calife fou », les pèlerinages à Jérusalem furent interdits, tandis que synagogues et églises furent détruites, y compris le Saint-Sépulcre.

En raison de la faiblesse du gouvernement fatimide aux 10e et 11e siècles, diverses tribus, dont des Bédouins et des Seldjousks (tribu turque) contrôlent une partie de la Palestine et attaquent ses habitants. La population juive de Jérusalem décline ; les pèlerinages sont suspendus et l'afflux des contributions cesse. À la fin de la domination arabe, il n'y a plus que quelque milliers de Juifs en Palestine.



Conquête de Jérusalem par les Turcs seldjouks en 1071

Les Turcs seldjouks s'emparent de Jérusalem, pillent la ville et persécutent Chrétiens et Juifs.



Conquête et domination de Jérusalem par les Croisés de 1099 à 1291

L'interdiction des pèlerinages et la destruction des synagogues et des églises à Jérusalem en l'an 1009, sous le règne du calife arabe Al-Hakim, dit le fou (996-1021), provoqua en Occident une telle indignation, qu'elle fut à l'origine des Croisades.

Jérusalem est alors conquise en 1099 par 15 000 Croisés. Ils pillèrent Jérusalem et massacrèrent indistinctement Juifs et Musulmans. Les Croisés vendirent Juifs et Musulmans comme esclaves en Europe.

Une ordonnance des Croisés interdit tout établissement juif ou musulman à Jérusalem. En vue de renforcer le peuplement chrétien de la ville de Jérusalem, l'ancien quartier juif fut remis à des tribus de Chrétiens de Transjordanie.

En 1149, les Croisés reconstruisent l'église du Saint-Sépulcre suivant le plan de la Croix, et de nombreuses traditions chrétiennes liées à la vie de Jésus furent établies, notamment celle de la Via dolorosa. De nombreux temples musulmans furent aussi transformés en églises, comme le Dôme du Rocher, appelé par les Croisés le Temple du Seigneur.

À partir de 1110, les Croisés changent de politique envers la population locale et, avec le temps, les Juifs sont autorisés à s'installer dans toutes les villes de ce royaume chrétien, à l'exception de Jérusalem, qu'ils peuvent visiter seulement.

Plus tard, le roi chrétien de Jérusalem accorde aux Juifs le monopole de la teinture des tissus. Quelques Juifs peuvent même résider à Jérusalem. Mais la plupart des communautés juives qui se trouvent dans le royaume franc de Jérusalem sont concentrées dans les villes de la côte : Tyr, Acre, Césarée et Ascalon, centre commercial important. Les villes de l'intérieur ne comptent que peu de Juifs.

Les Croisés, dont le nombre n'a jamais dépassé 30 000, n'ont pas contribué à changer le caractère de la population. Les deux siècles de lutte entre Chrétiens et Musulmans pour la conquête de la Palestine n'ont eu qu'une conséquence : l'appauvrirent de la population juive qui y habitait.

À l'époque des Croisés, il n'existe pas de nom pour désigner la Terre d'Israël. Le pays était divisé en trois districts administratifs : Safed, Gaza et Damas.

En 1260, une invasion mongole provoque la fuite des habitants de Jérusalem. Lorsque les Mamelouks, une dynastie qui régnait sur l'Égypte et la Syrie entre 1250 et 1517, parvinrent à battre les Mongols à Ein-Harod en 1291, Jérusalem et tout le pays passent sous leur contrôle jusqu'à la conquête ottomane en 1516.



La conquête ottomane de 1516 à 1917

Les Ottomans, comme tous les conquérants étrangers, n'eurent pas non plus de nom pour désigner la Terre d'Israël. Ils divisèrent le territoire en cinq districts administratifs, qu'ils relièrent à la province de Damas. Soliman II le Magnifique, sultan ottoman entre 1537 et 1541, fait réparer et reconstruire les remparts et les portes de Jérusalem et restaure la citadelle de David. Puis, il fait construire des fontaines publiques pour assurer l'approvisionnement en eau de la ville.

À ce moment là, l'empire ottoman comptait 24 provinces (Vilayets). Les Juifs et les Chrétiens étaient soumis à de lourde taxes (capitation) ; cependant ils étaient libres de gérer les affaires de leur communauté.



1492 : expulsion des Juifs d'Espagne

En 1492, les Juifs exilés d'Espagne, et un peu plus tard les Juifs du Portugal, transitent par Livourne, en Italie, pour ensuite se disperser à travers l'Empire ottoman : à Tunis aussi bien qu'à Smyrne (Izmir), à Salonique et à Alep, où ils sont connus sous le nom de « Frankos », ou « Juifs Francs » (même signification pour le patronyme Franco en Espagne).

Après un long et périlleux voyage, de nombreux Juifs exilés d'Espagne parviennent à atteindre la Palestine, renforçant ainsi les communautés déjà existantes de Jérusalem, Tibériade, Gaza, Hébron et particulièrement Safed. Au 16e siècle, Safed devient un centre économique et culturel Juif important en Palestine ; sa communauté juive est estimée à l'époque à 15 000 membres. La proximité de Damas et de Beyrouth permet aux habitants de Safed d'échanger avec les habitants de ces deux villes du grain, des vêtements et des ustensiles pour la maison, alors que la soie et la laine qu'ils exportent passent par le port de Salonique.

Vers 1563, les Juifs fondent la première imprimerie du Proche-Orient et prennent l'hébreu pour langue nationale

L'arrivée de ces Juifs d'Espagne en Palestine n'est pas sans provoquer des frictions intercommunautaires. C'est que leur arrivée influe sur les anciennes communautés juives romaniotes restées en Israël depuis l'occupation romaine et byzantine. Les Sépharades amènent avec eux leurs coutumes, leur langue (le judéo-espagnol ou ladino), un habillement différent, des prières et des règles communautaires (takkanot).

À cette époque, la population juive de Palestine comprenait des Juifs connus sous le nom de romaniotes, qui étaient les descendants des Juifs resté en Terre d'Israël depuis l'époque de Byzance, des exilés juifs espagnols, et des immigrants Ashkénazes, Juifs venus d'Europe centrale. La population Juive en Israël a pu prospérer jusqu'à la fin du 16e siècle. Après la mort de Soliman le Magnifique en 1566, la Palestine est laissée à l'abandon durant plus des trois siècles.

Les successeurs de Soliman le Magnifique font régner en Palestine la corruption à tous les niveaux de l'administration et de l'armée. Vers la fin du 16e siècle, Safed et la Galilée périclitent et les Juifs restés sur place se regroupent à Jérusalem, Hébron et Gaza.

À cette situation, suit un profond déclin de la population en Palestine dû à l'absence de droits et d'une politique socio-économique, ainsi qu'à la décentralisation de la perception des impôts. Les collecteurs locaux d'impôts ont intérêt à extorquer les taux les plus élevés afin d'en tirer de larges profits ; dès lors, de nombreux villageois abandonnent la terre aux nomades, les besoins des villes en marchandises agricoles ne sont plus satisfaits, le commerce décline et la population des centres urbains finit par décroître rapidement. C'est l'époque où la plupart des Juifs en Israël doivent être aidés par la « halouka », argent envoyé par la Diaspora. Malgré ces difficultés, le retour des Juifs en Terre d'Israël (Palestine) ne s'arrête pas.

En 1700, Rabbi Judah he-Hassid conduit un groupe de 1 500 juifs de Pologne à Jérusalem. En 1777, le Hassid Rabbi Menahen Mendel, de Vitebsk en Biélorussie, s'établit à Jérusalem avec 300 de ses disciples venant d'Ukraine, de Lithuanie et de Roumanie.

Incapables de payer les lourds impôts exigés par les Turcs, les Ashkennazim se voient interdire de séjourner à Jérusalem. La plupart vont s'installer dans les trois autres villes saintes d'Israël : Safed, Tibériade et Hébron. Mais certains d'entre eux parviennent à demeurer à Jérusalem, déguisés en Sefardim, vêtus à l'orientale. Ce n'est qu'un siècle plus tard, dans les années 1820, que la communauté ashkenaze réussit à se réinstaller à Jérusalem.

C'est à partir du 18e et du 19e siècle, sous le régime ottoman, que s'instaure dans toutes les régions de la Palestine un régime fondé sur l'insécurité et l'oppression. Cette époque est caractérisée par des infiltrations de tribus arabes qui se livrent au pillage, et par des luttes intestines au niveau des alliances locales.

Par conséquent, le nombre de villages est réduit environ de moitié. La population de la Palestine connaît un certain déclin au début du 19e siècle ; elle ne compte probablement pas plus de 250 000 personnes. Elle est formée de communautés et nationalités différentes, dont moins de 200 000 Arabes, pour la plupart nomades et sans aucune idée de patrie.

Les conditions générales de vie en Palestine allant en s'aggravant au début du 19e siècle, la population totale avait diminué à 54 000, dont 10 000 Juifs.

Pour comprendre les causes de cette baisse de la population juive en Palestine au début du 19e siècle, on peut se rapporter à une série de constats qu'un jeune Juif roumain du nom de Israël Joseph Benjamin (Benjamin II) fit d'un voyage en Palestine à cette époque :

Source : Cinq années de voyage en Orient, Paris,1856.
1 - L'autorité de l'État ottoman, autorité non juive, ne comporte pas de droit de décision pour les Juifs, mais uniquement des obligations d'exécution.

2 - Les Juifs ne jouissent d'aucune garantie légale. La Loi est remplacée par les ordres des Pachas et des Cheiks. Seul avantage pour les Juifs de Jérusalem : la présence des Consuls européens, à partir de 1838 seulement.

3 - Le taux des impôts n'est jamais fixé publiquement, mais établi arbitrairement par les Cheiks ; la perception des impôts se fait avec une rapacité inouïe.

4 - Aucune protection de la propriété ; les Juifs ne peuvent pas se plaindre d'avoir été victimes d'un vol ou d'un pillage ni en indiquer l'auteur qui se vengerait cruellement.

5 - Leur vie est aussi à la merci du caprice du premier venu.

6 - Une misère extrême et générale ronge la population juive de Palestine, comme le faisait autrefois la lèpre. Privés des ressources qu'offrent l'agriculture et le commerce, ces infortunés ne vivent que des offrandes de leurs confrères de la Diaspora.



Amélioration du statut légal et politique des Juifs dans l'Empire ottoman

C'est seulement en 1839 qu'a commencé à s'améliorer dans l'Empire ottoman le statut légal et politique des Juifs, avec la publication d'un firman (décret royal) annulant la capitation. Avec l'engagement grandissant des puissances occidentales dans l'Empire ottoman, les Juifs parviennent à obtenir, au milieu du 19e siècle, un statut d'égalité civile et légale avec le reste de la population. Il en résulte de meilleures conditions de vie qui font, en 1840, augmenter la population de la Palestine à 70 000, dont 10 000 juifs.

Grâce aux activités politiques de personnalités telles que Sir Moïse Montefiore d'Angleterre qui, en 1840, alla plaider à Istanbul devant le Sultan pour mettre un terme à une accusation de meurtre rituel à Damas, et Adolphe Crémieux, en France ; grâce aussi à la contribution d'organismes comme l'Alliance israélite universelle française et l'Agoudat Ahim anglaise, les Juifs obtiennent un statut d'égalité dans l'Empire ottman.

C'est seulement en 1838 que s'établi le consulat de Grande-Bretagne à Jérusalem, suivi cinq ans plus tard par les consulats de France et de Prusse, puis par ceux d'Autriche et d'Espagne.

En 1845, la population de Jérusalem comptait 15 510 habitants, dont 7 120 Juifs, 5 000 Arabes musulmans et 3 390 Chrétiens.

En 1865, le Consulat britannique à Jérusalem indiquait que la population de Jérusalem était de 18 000 habitants, dont 9 000 Juifs.

De 1865 à 1914, la population de Jérusalem passe à 80 000 habitants, dont 50 000 Juifs, soit près des deux tiers de la population de la ville.

Dès la fin du 19e siècle, Jérusalem comptait déjà 60 quartiers juifs dont les habitants arrivaient d'Irak, du Yémen, de Perse, de Bukhara, du Kurdistan, de Georgie, de Daghestan, d'Alep, de Damas, d'Égypte, d'Europe orientale, d'Angleterre et des États Unis.



Témoignages de Palestine

En 1867, l'écrivain Mark Twain visita la Palestine. Il décrit une région désolée dont le sol est suffisamment riche mais abandonné aux mauvaises herbes - une morne et silencieuse étendue. La désolation présente est telle que l'imagination la plus fertile ne pourrait gratifier ce paysage d'un semblant de vie ou de mouvement. Nous n'avons pas vu un seul être humain sur notre trajet. À peine ça et là un arbre ou un caroubier. Même l'olivier et le cactus, derniers amis des sols pauvres, semblent avoir déserté ce pays. Aucun peuple ne l'a considérée comme sa terre, son pays. Elle n'est plus qu'une province lointaine, pauvre et perdue, livrée à des nomades. Les forêts ont disparues, les villes tombent en ruine et pendant des siècles pas une ville nouvelle n'y sera construite. Par qui et pour qui le serait-elle ?

Source : Les innocents à l'étranger.


En 1913, le rapport de la Commission Royale sur la Palestine du gouvernement britannique indique :

« La route menant de Gaza aux régions du Nord n'est qu'une piste tout juste bonne pour les transports à dos de chameau ou d'âne. Aucun oranger n'y pousse et l'on n'y voit aucun vignoble ou verger avant le village de Yabna (Yavné). Les maisons ne sont que des cases sans fenêtre. Les charrues sont en bois. Les conditions sanitaires des villages sont affreuses. Il n'y a pas d'écoles. La côte Ouest est presque désertique. Il y a peu de villages dans cette région. »

Des siècles d'occupations étrangères avait fait de la Terre d'Israël (Palestine) une terre faiblement peuplée, peu cultivée et négligée, parsemée de collines rongées par les sables de déserts hostiles et de marais où sévissait la malaria. Son système séculaire d'irrigation désagrégé, ses forêts disparues.



En 1931, Lewis French, nommé directeur du développement de la Palestine par le gouvernement britannique écrit :

« Le pays est peuplé de fellahin vivant dans des bâtisses de boue séchée et souffrant d'une malaria endémique. De grandes parties du pays ne sont pas du tout cultivées. Les fellahin sont sans cesse soumis au pillage de leurs voisins nomades, les bédouins. »

Vers 1870, 70 000 immigrants Juifs viennent en Palestine pendant la première alyah, mais seulement la moitié supporte les conditions extrêmement difficiles qui les attend et y reste. La majorité de ces derniers se dirige vers les villes de Jaffa, Haïfa et les nouveaux faubourgs de Jérusalem. Seule une minorité, comprenant les membres du mouvement Bilou, symbole de la première alyah, associé à l'idée du retour en Palestine et du retour à l'activité agricole, fonde de nouvelles colonies.

C'est le baron Edmond de Rotschild (1845-1934) qui va leur apporter secours. Il envoie des experts en agriculture qui introduisent de nouvelles cultures (thé, coton et tabac), qui les aide à améliorer leurs méthodes de travail et de gestion et à établir une base d'exploitation agricole sur les plantations d'agrumes dans les moshavot.



1891 : première opposition des Arabes de Palestine

Cent dignitaires arabes représentant la minorité arabe de Jérusalem envoient une pétition aux autorités turques pour leur demander d'interdire l'immigration juive et la vente de terres aux Juifs.



1904-1914, deuxième alyah en Israël

Cette nouvelle vague d'immigrants est composée de Juifs ayant quitté la Russie après les pogroms de 1903 et 1905. Tout comme leurs prédécesseurs, la plupart se dirigent vers les villes, mais une minorité cherche à créer en Palestine une société idéale qui intégrerait les idées de renaissance nationale et de révolution sociale selon les principes sionistes et socialistes.



Le nationalisme arabe au Proche-Orient

L'impact des mouvements nationalistes européens au début du 20e siècle s'étend jusqu'aux intellectuels arabes du Moyen-Orient, de sorte qu'au moment où un nouveau nationalisme Juif se manifeste en Europe, en Orient se développe un nationalisme arabe.

En prenant pieds en Palestine, le sionisme vise à restaurer la patrie que l'on avait retirée aux Juifs, alors que les nationalistes arabes voient dans l'établissement sioniste un corps étranger faisant obstacle à l'unité arabe.

Avant la Première guerre mondiale, deux différents groupes prennaient place dans le mouvement nationaliste arabe. Un courant était favorable à l'autodétermination à l'intérieur de l'Empire ottoman, tandis que l'autre voyait une nation arabe indépendante. Règle générale, les Arabes demeurant en Palestine qui montraient un intérêt pour le nationalisme arabe étaient dans le courant pro-ottoman.



1897, appel lancé aux Juifs par Théodor Herzl

Le premier Congrès Sioniste réuni à Bâle approuve la création de l'Organisation Sioniste Mondiale, Sion désigne selon la tradition, Jérusalem et la Terre d'Israël.



La propriété des terres en Palestine, 1914-1918

Les terres de Palestine ruinées par des siècles de négligence étaient faiblement exploitées par des paysans misérables au service de grands propriétaires turcs. Ces derniers possédaient environ 30 % du territoire de la Palestine, 70 % du territoire restant appartenait au Sultan de Turquie (terres domaniales).



Conquête de la Palestine par les Anglais en septembre 1918

Le général Allenby chasse les Turcs de Jérusalem et de la Galilée ; la Palestine se trouve dans les mains de l'Angleterre. La défunte Société des Nations confie le manda aux vainqueurs pour gouverner le pays.

La Première guerre mondiale change les données. L'effondrement de l'Empire ottoman et la promesse britannique d'accorder la Syrie au hachémite Fayçal favorise les partisans de la Grande Syrie, principe d'une nation arabe indépendante. Les Arabes de Palestine tiennent, en 1919, un premier congrès où ils définissent la Palestine comme la Syrie du sud.



En 1920, l'alyah des juifs des pays musulmans

À travers les générations, les Juifs des pays musulmans ont toujours exprimé leur attachement à la Terre d'Israël, dans leurs prières et coutumes, dans la poésie et la chanson, dans les pèlerinages (la Zi'ara), dans le paiement d'une taxe telle que la donation de Jérusalem, et même par l'alya d'environ 50 000 d'entre eux.



Pour les premiers pionniers du retour en Israël

Les premiers pioniers juifs d'Israël n'avaient aucune intention de chasser les descendants des Musulmans arabes qui avaient envahi la Palestine en 638, sans autre droit que celui de leurs armes. Ils pensaient seulement y trouver, eux aussi, leur patrie. Car, s'il est une terre au monde où les Juifs peuvent se considérer chez eux, c'est bien la Judée, qui porte leur nom.



Création de l'État de Jordanie, 25 mai 1923

En décembre 1920, le nouveau roi d'Irak, Abdallah, se dirige vers la frontière de Transjordanie : son intention affichée est de rassembler des forces pour combattre les Français qui viennent d'envahir la Syrie. Les Anglais le persuadent de renoncer à son projet et de céder le trône d'Irak à son frère Fayçal, chassé de Syrie : ils lui proposent l'émirat de Transjordanie.

C'est ainsi, sans consulter ni les Juifs ni les Arabes de Palestine, que la Grande-Bretagne a amputé 95 000 kilomètre carrés - sur les 120 000 du territoire palestinien placé sous Mandat, soit toute la région à l'est du Jourdain. Ce territoire à été administré par la Grande-Bretagne comme territoire sous mandat jusqu'en 1946.

En 1949, l'émirat de Transjordanie devient le royaume Hachémite de Jordanie, un État véritablement reconnu comme partie intégrante du Proche-Orient.

Par la création de ce royaume de Jordanie, la Palestine historique est amputée d'environ 80 % de son territoire original à l'est du Jourdain. C'est ainsi que ce territoire se trouve exclu arbitrairement du Foyer national juif par l'Angleterre.



Distribution illégale des terres

Contrairement aux termes du mandat, l'Angleterre distribua des terres fertiles à des nomades bédouins arabes qui ne les cultivèrent même pas et se bornèrent à les vendre à des immigrants juifs à des prix exorbitants. Devant cet état de chose, les Juifs allèrent de déception en déception, perdirent confiance, mais se réjouirent quand même d'avoir pris pieds sur la terre de leurs ancêtres.



La violence en Palestine, février 1920

Après la chute du régime de Faycal à Damas sous les attaques des troupes françaises, l'idée de la Palestine comme région de la Syrie du sud est abandonnée. Les Arabes locaux commencent à se définir comme Palestiniens, tournant leurs efforts vers le rejet du Foyer national juif et vers l'instauration d'un gouvernement arabe palestinien représentatif.

Les notables, les grands féodaux arabes de Jérusalem, réveillent et attisent dans la masse le ferment nationaliste. Apparaît alors le plus acharné, un démagogue arabe de Jérusalem, Hadj-Amin-el-Husseini. Il est le principal responsable de l'agitation qui, dès février 1920, saisi la foule arabe.

Les colonies juives de Haute-Galilée, Tel-Haï, Kfar Guiladi, Metoulla, sont attaquées par des arabes armés de couteaux. Il a dix morts. À Jérusalem, à l'occasion de la Pâque, les Arabes attaquent les Juifs à coups de pierres, de matraques, de couteaux, pillent maisons et magasins.

Cent quatre-vingt Juifs sont blessés, plusieurs à mort. Jabotinski est trouvé coupable d'avoir organisé la défense des Juifs sauvagement attaqués.

Dans un but d'apaisement, le gouvernement britannique nomme Haut-commissaire, Sir Herbert Samuel, un israélite anglais. Arrivé le 1er juillet 1920, il proclame une amnistie générale, Jabotinski est libéré, mais aussi Had-Amin-el-Husseini qui devient, en 1921, Grand Mufti de Jérusalem, chef suprême des Arabes de Palestine.

Les Britanniques proposent à plusieurs reprises de créer une Agence arabe ou encore un Conseil législatif où les Arabes auraient eu la majorité ; loin de saisir ces occasions, le Grand Mufti et son entourage les repoussent avec fureur. Ils n'acceptaient pas de composer avec les Juifs. Leur objectif est clairement exprimé dès ce moment là : la liquidation de la présence juive en Palestine à la fin du Mandat britannique, et la création immédiate d'un État palestinien purement arabe.

Devant le refus britannique d'accéder aux demandes arabes, le défilé juif du 1er mai 1921 à Jaffa est attaqué par des contre-manifestants arabes, et à Tel-Aviv, on tue des Juifs sans défenses, tel le poète Haïm Brenner et sa famille.

Tandis qu'on laisse armes et munitions aux Arabes, tout Juif porteur d'un revolver est arrêté. La police palestinienne, en majorité arabe et anglaise, ferme les yeux sur les méfaits organisés par des chefs religieux musulmans arabes.

Les Britanniques finissent par se rendre aux demandes arabes, ils limitent l'immigration juive en Palestine. Les Arabes, qui croyaient pouvoir atteindre par la violence leur principal objectif : l'abolition du Foyer national juif, sont déçus. Leurs leaders, perplexes quant à l'utilité de la violence, se tournent pour une courte période vers la lutte politique.



Soulèvement sanglant contre les Juifs en 1929

De Jérusalem, un soulèvement sanglant déferle sur tout le pays avec une ampleur et une violence sans précédent. Il met fin à la mixité dans les quartiers judéo-arabes et les Juifs de Naplouse (Sheshem), Jénine et Gaza abandonnent ces villes. À Hébron, le 23 août 1929, selon le témoignage de Sir John Chancellor, on déplore « des meurtres sauvages perpétrés sur des membres sans défense de la communauté juive, sans égard pour l'âge ou le sexe et accompagnés d'actes de férocité indicibles, incendies des fermes et des maisons, dans les villes et les campagnes, pillage et destruction des biens ».



Publication d'un Livre blanc, octobre 1930

La réponse de l'administration britannique à tous ces crimes fut la publication d'un Livre blanc qui limitait l'immigration juive en Palestine et, d'autre part, décidait de mesure draconiennes qui devaient empêcher les Juifs de s'armer pour leur défense.



Création de mouvements clandestins de résistance juive

Pour les juifs, il ne leur restait qu'à organiser clandestinement leur résistance. C'est à quoi répond la création de la Hagana de Jabotinsky, à quoi s'ajouteront les organisations parallèles de l'Irgoun et du groupe Stern.



Les Juifs d'Europe essaient de se réfugier en Palestine

Jusqu'ici, malgré une situation explosive, les communautés juive et arabe collaboraient tant bien que mal. Sous le mandat britannique, elles avaient quand même un certain nombre de points et de problèmes communs. Cependant, à partir de 1935, les pays arabes voisins manifestèrent une violente opposition à l'immigration clandestine des Juifs, immigration qui était surtout provoquée par les persécutions nazies. Dès ce moment, un antagonisme commence à naître entre les deux communautés.

En 1936, les Arabes se constituent en groupe de guérilla, avec le soutien des pays arabes voisins, et s'en prennent aussi bien aux colonies juives qu'aux Britanniques présents en Palestine.



L'Angleterre propose une solution de règlement

La Grande-Bretagne tentait à présent de résoudre le conflit qui allait en s'aggravant. Elle chargea une commission d'étude du problème qui recommanda, de 1936 à 1938, de partager ce qui restait du territoire de la Palestine (c'est à dire à peine 30 % du territoire de la Palestine historique) en un État arabe et un État Juif avec une enclave britannique. Les dirigeant de la communauté juive en acceptèrent le principe comme base de discussion.

Les Arabes accueillirent la proposition par un refus net et la repoussèrent. Les Arabes, ne trouvant pas d'issue pour faire annuler en entier les promesses de l'Angleterre aux Juifs, se tournèrent vers l'Allemagne et furent par la suite soutenus par le gouvernement nazi dans l'exécution de leurs crimes contre les Juifs.

Le dirigeant incontesté de la communauté arabe palestinienne était le Mufti de Jérusalem, Haj Amin el-Husseini, qui s'empressa de se joindre aux nazis et vécut à Berlin auprès d'Hitler durant toute la deuxième Guerre mondiale.

Tandis que David Shaltiel, parti chercher des armes en Europe, se fait coffrer par la Gestapo et envoyer à Dachau et Buchenwald jusqu'au 18 mars 1939, le Grand Mufti de Jérusalem se fait ravitailler en armes par Hitler. Exilé par les Anglais, en juillet 1937, il continue son action à Bagdad où l'accueille Nouri-Saïd.

En 1941, le Grand Mufti de Jérusalem épouse la cause des nazis et se réfugie à Berlin auprès d'Hitler auquel il offre la collaboration d'une brigade de Waffen SS arabes. Accompagné d'Eichmann, il visite les chambres à gaz d'Auschwitz et encourage la solution finale à la question juive.

Alors que la persécution des Juifs fait rage en Allemagne, en Autriche et en Tchécoslovaquie, les Arabes de Palestine continuent de se livrer à de sauvages agressions contre les Juifs. Le 4 octobre 1938, 19 Juifs sont brûlés ou poignardés à Tibériade. La synagogue est incendiée.

À cela, l'Administration britannique répond par un nouveau Livre blanc, le 17 mai 1939, qui limite pour cinq ans l'immigration juive.

(Source : Michel Riquet, L'équivoque palestinienne)


Population palestinienne entre 1922 et 1945

Elle avait plus que quintuplé. La majorité des terres marécageuses et sablonneuses qui appartenaient aux Arabes avaient été achetées par les immigrants juifs à des prix très élevés.



Après la défaite des nazis en Europe en 1945

Le retour en Palestine de certains chef arabes qui avaient résidé durant la guerre en Allemagne fut néfaste aux Juifs. Ces nationaliste nazifiés continuèrent d'attiser la haine antisémite.



Influence de la communauté juive sur la population arabe de Palestine

Si de 1919 à 1948 la population juive de Palestine s'est accrue de 483 000 personnes, la population arabe a elle aussi augmenté de 558 085 personnes. Mais la natalité n'est pas le seul facteur de cet accroissement, alors que la mortalité infantile est de 150 pour mille naissances.



Avant 1922, la population arabe était en baisse

C'est seulement après 1922 que les Arabes commencèrent à affluer de Syrie, d'Irak, du Liban, de Transjordanie et d'Égypte. On trouve encore aujourd'hui, sur la rive Ouest, la preuve de ces immigrations. Ainsi deux des familles les plus importantes de la région sont les clans Djaabari et Masri. Or le nom de Djaabari est le nom d'un village d'Irak, et Masri est le nom arabe d'Égypte.



En 1943, la population non juive de Palestine avait augmenté de 75 %

Comme le fait remarquer un rapport de l'UNRWA : après 1931, les emplois et, d'une façon générale, le développement de l'industrie plus rapide en Palestine que dans les pays arabes voisins, ont attiré de nombreux ressortissants de ces pays, bien souvent sans que les autorités britanniques aient enregistré leur entrée sur le territoire. C'est ainsi qu'en 1922, la population de la Palestine sous mandat britannique qui était de 752 048 personnes, passe au 31 décembre 1943 à : 502 912 Juifs, 131 281 Chrétiens et 394 522 Arabes, pour une population totale de 1 676 571 personnes.

Pendant cette même période, les Arabes bénéficient d'un libre accès en Palestine mais l'immigration juive est limitée, puis interdite par les Arabes et les Britanniques Les Juifs auraient pu constituer une majorité en Palestine si on leur avait permis d'entrer, comme le prévoyait le mandat accordé aux Britanniques par la défunte Société des Nations. Il en fut autrement, et des millions de Juifs ne purent immigrer dans leur patrie, la Palestine, et furent exterminés par les nazis. L'Holocauste nazi empêcha qu'une majorité juive soit constituée en Palestine.



Les conséquences bénéfiques de l'augmentation de la population juive en Palestine

L'augmentation de la population juive en Palestine est loin d'avoir d'entraîné un appauvrissement du pays. Elle y apporta une richesse et une augmentation de l'emploi telles que les Arabes des pays voisins y sont venus travailler et s'y fixer.

C'est ce que tenait à souligner, dans une déclaration à la BBC le 23 mai 1939, Lloyd George : « l'immigration juive a élevé le niveau de vie des Arabes en Palestine. Leurs salaires ont triplés. Leur hygiène s'est améliorée grâce aux institutions médicales et aux aménagements sanitaires réalisés par les Juifs ».

En de nombreuses régions, l'eau est abondamment fournie pour l'irrigation, l'énergie électrique et les besoins domestiques. La malaria disparaît grâce à l'assèchement des marais. Grâce à l'exemple juif également, les méthodes primitives de culture se transforment petit à petit. Aucun Arabe n'est exproprié de sa terre contre son gré. Les Juifs achètent des marais infestés par la malaria, ainsi que des collines pierreuses, en les payant à leurs propriétaires arabes à des prix exorbitants. Ensuite, ils drainent ces marécages, irriguent les déserts, les fertilisent et les ensemencent jusqu'à ce que la terre de Canaan, où coulait jadis le lait et le miel, apparaisse à nouveau.



Résolution 181 de l'ONU, 31 août 1947

Le 31 août 1947, le Comité spécial de l'ONU pour la Palestine (UNSCOP) recommanda la fin du mandat britannique et « le partage de la Palestine en deux États indépendants, l'un arabe et l'autre juif, destinés à être liés par une union économique avec un statut international pour Jérusalem ». Les Juifs acceptent les recommandations de la résolution 181. Les Arabes de Palestine et les gouvernements de tous les États arabes, refusent d'accepter les recommandations de la résolution 181, et font savoir qu'ils s'opposeront par la force à l'application de ces recommandations.



Position de la Grande-Bretagne sur la résolution 181 de l'ONU

La Grande-Bretagne déclare qu'elle n'appuierait pas l'application de la résolution 181 des Nations Unies et refuse l'entrée en Palestine à une autre commission de l'ONU. Elle borne sa responsabilité au maintien de la loi et de l'ordre jusqu'à la fin de son mandat. Les Britanniques sont neutres en principe, mais en fait Bevin et le Foreign Office soutiennent l'annexion par Amman de la partie arabe du plan de partage.



En septembre 1947, rien n'est joué lorsque se réunit l'Assemblée générale de l'ONU

Les dix pays arabes et musulmans membres de l'ONU n'ont qu'à rallier neuf autres pays pour éviter qu'une majorité des deux tiers n'entérine le partage de la Palestine. Les délégués du Yshouv (terme qui désigne l'ensemble des Juifs installés en Palestine entre 1882 et 1948) font porter tous leurs efforts diplomatiques sur les pays d'Amérique du Sud. En cela, ils sont puissamment aidés par les personnalités marquantes suivantes :

. Jorge Garcia Branados, guatémaltèque membre de l'UNSCOP,
. Ossvaldo Aranha, brésilien, président de l'Assemblée générale de l'ONU,
. Harry S.Truman, président des États-Unis, qui joua un rôle décisif.



Le 29 novembre 1947, l'ONU adopte le plan de partage de la Palestine (Résolution 181)

Le plan de partage est adopté par 33 voix pour, 13 contres et 10 abstentions.

On voté pour : Australie, Belgique, Bolivie, Brésil, Biélorussie, Canada, Costa Rica, Tchécoslovaquie, Danemark, République Dominicaine, Équateur, France, Guatemala, Haïti, Islande, Liberia, Luxembourg, Hollande, Nouvelle-Zélande, Nicaragua, Norvège, Panama, Paraguay, Pérou, Philippines, Pologne, Suède, Ukraine, Afrique du Sud, Uruguay, URSS, États Unis, Venezuela.

On voté contre : Afghanistan, Cuba, Égypte, Grèce, Inde, Irak, Liban, Pakistan, Arabie Saoudite, Syrie, Turquie, Yemen.

Se sont abstenus : Argentine, Chili, Chine, Colombie, El Salvador, Éthiopie, Honduras, Mexique, Angleterre, Yougoslavie.

Immédiatement après l'adoption de la résolution 181, les États arabes, du haut de la tribune de l'ONU, proférèrent la menace de briser par la force le plan de partage de la Palestine.



Le 30 novembre 1947, le lendemain de l'adoption du vote de la Résolution 181 des Nations Unies

L'Agence juive confirme son acceptation de la décision prise par les Nations Unies. Les gouvernements arabes et les dirigeants arabes palestiniens, furieux, refusent d'accepter la résolution. En riposte, le Haut comité arabe de Palestine proclame la grève générale et un autobus juif est attaqué sur la route de Jérusalem.



Deux mois avant la déclaration de l'indépendance du jeune État d'Israël

L'Angleterre avait commencé à mettre tout en oeuvre pour faciliter l'invasion du futur État d'Israël par les armées de la Ligue arabe, dont celle de Kawoukji, qu'elle introduit clandestinement dans le pays deux mois avant son retrait officiel, alors que la flotte de guerre anglaise envoyée par Londres maintenait le blocage de la Palestine pour empêcher des armes de parvenir au futur État d'Israël.

La réplique à ce blocus fut un pont aérien établi par le gouvernement soviétique, organisé à partir de la Tchécoslovaquie, qui achemina armes et matériels militaires au jeune futur État d'Israël, qui en avait un besoin urgent pour assumer sa défense.



L'État d'Israël premd forme le 17 avril 1948

Un Conseil national formé de 37 membres qui viennent des comités exécutifs de l'Assemblée du Yshouv et de l'Agence juive est crée. Il choisit 13 de ses membres pour former l'Exécutif national.

Ces deux institutions mettent rapidement en place des services gouvernementaux de justice, de police, de poste, d'impôts, de santé et d'aide sociale. Elle ratifient le texte définitif de la Déclaration d'indépendance préparé par Ben Gourion et approuvent le nom du nouvel État : Israël.



Déclaration de l'indépendance d'Israël

Le 14 mai 1948, le Conseil national proclame la naissance de l'État d'Israël en accord avec le plan de partage de la Palestine, Résolution 181 de l'ONU. La Proclamation de l'indépendance d'Israël se présente formellement sous la forme d'un document de près de 700 mots (en hébreu) contresigné par les 37 membres du « Conseil du Peuple » qui se transformait en organe législatif provisoire sous la dénomination du Conseil provisoire de l'État.



Reconnaissance de l'État d'Israël

Le 15 mai 1948, les États-Unis reconnaissent l'État d'Israël de facto et, deux jours plus tard, l'URSS reconnaît de jure le nouvel État. L'adoption de la Résolution 181 par l'Assemblée générale de L'ONU, le 29 novembre 1947, avait ouvert la porte à cette étape.



Le 15 mai 1948, fin de la domination étrangère sur la Terre d'Israël

Les troupes britanniques évacuent le pays le 15 mai 1948. Leur départ met fin à 1 800 ans de domination étrangère sur la Terre d'Israël.

Mais avant de partir, les Britanniques font encore plus pour faciliter la tâche aux armée arabes qui s'apprêtaient à envahir et détruire le jeune État d'Israël : ils transfèrent leurs bases militaires avec tout leur équipement aux arabes, et placent le général anglais Glubb Pacha à la tête de la Légion arabe de Transjordanie pour la commander, et des officiers britanniques pour l'encadrer.



Le 15 mai 1948, invasion du territoire d'Israël

Le 15 mai 1948, à l'aube, quelques heures à peine après la proclamation de l'indépendance d'Israël, les armées de l'Égypte, de la Syrie, du Liban et de l'Irak, ainsi que la Légion arabe de Transjordanie commandée par le général anglais Glubb Pacha et des officiers britanniques, appuyées par des contingents de l'Arabie Séoudite, envahissent le jeune État d'Israël. Le but de l'invasion fut défini par le Secrétaire général de la Ligue arabe du temps, Azzam Pacha, en ces termes :

« Cette guerre sera une guerre d'extermination et de massacre. On en parlera comme des massacres mongols et des Croisades ». BBC, 15 mai 1948.



Le 7 janvier 1949, accord d'Armistice de Rhodes, cessez-le-feu, et conséquences de l'agression arabe

Le 11 septembre 1948, l'Assemblée générale de l'ONU adoptait une résolution appelant les parties à négocier la paix et créait une Commission de réconciliation en Palestine, qui comprenait les États-Unis, la France et la Turquie. Toutes les délégations arabes votèrent contre cette résolution.

Les États arabes mirent comme préalable aux négociations l'acceptation par Israël du partage voté en 1947 par l'ONU, qu'ils avaient pourtant eux-mêmes rejeté à l'époque. Le but de cette manœuvre était évidemment de faire apparaître les Arabes comme les défenseurs du droit international.

L'opinion internationale accepta mal ce tour de passe-passe, qualifié de « doctrine de la guerre à responsabilité limitée ». Selon cette théorie, un agresseur peut rejeter une décision de compromis votée par l'ONU, puis « jouer à la guerre » dans la certitude que s'il perd, il peut demander que le compromis initial soit rétabli.

Le 7 janvier 1949, le cessez-le-feu est imposé sous la pression conjointe des Anglais et des Américains. L'Égypte accepte de négocier la fin des combats. Le 24 février 1949, Israéliens et Égyptiens signent à Rhodes, sous l'égide de l'ONU, un accord d'armistice.

Cet accord règle dans l'immédiat les questions militaires et ouvre la voie à des négociations de paix. Israël tient tous les territoires qui lui avaient été attribués par l'ONU, ainsi que la Galilée occidentale, la partie juive de Jérusalem et le corridor de Jérusalem, soit une superficie d'un tiers supérieure au partage de l'ONU.

L'Accord d'armistice garantit à chacune des parties le droit à la sécurité et prohibe le recours effectif ou intentionnel à la force. L'accord prévoit également que les signataires arabes empêcheraient des troupes irrégulières d'attaquer, à partir de leur territoire, les forces israéliennes, et que l'application de l'armistice serait sous contrôle des observateurs de l'ONU.

Des accords semblables sont signés avec le Liban le 23 mars 1949, la Transjordanie le 3 avril 1949, et la Syrie le 20 juillet 1949.



La guerre du Sinaï en 1956

De 1949 à 1956, les relations israélo-arabes sont été théoriquement régies par les accords d'Armistice de Rhodes.

Mais ces accords furent interprété différemment à Jérusalem et dans les capitales arabes. Les Israéliens les considéraient comme un premier pas vers la paix, tandis que les Arabes y voyaient un intermède, et déclaraient qu'ils étaient toujours en état de guerre.

Le 26 juillet 1956, du fait de « l'état de belligérance », l'Égypte se considéra autorisée à fermer le canal de Suez aux navires israéliens.

Le 1er septembre 1956, le Conseil de Sécurité de l'ONU statua que l'Égypte ne pouvait pas demeurer en état de belligérance et lui donna l'ordre d'ouvrir le canal au trafic israélien.

L'Égypte refusa. Elle ajouta l'installation de batteries à Charm-El-Cheikh et empêcha les navires israéliens de passer à travers le détroit de Tiran. De plus, l'Égypte organisa des opérations de feddayin (commandos terroristes) au coeur même du territoire israélien.

L'article III de l'Armistice de Rhodes contenait au paragraphe 2 une clause selon laquelle « les forces paramilitaires de chacune des parties, y compris d'éventuelles forces non régulières, ne commettront pas d'acte militaire ou hostile contre les forces militaires ou paramilitaires de l'autre partie, où contre des civils du territoire sous contrôle de cette partie ».

Le paragraphe 3 du même article établissait qu'aucun acte de guerre ou acte d'hostilité ne serait conduit à partir de territoires contrôlés par l'une des parties engagées dans cet accord, contre l'autre partie.

Pendant les six années durant lesquelles cet état de belligérance régnait, Israël dénombrait 1 843 cas de vol à main armée et de brigandage, 1 339 cas d'accrochage avec des forces égyptiennes, 345 cas d'incursions à partir des territoires sous contrôle égyptien, 172 cas de sabotage perpétrés par des unités militaires égyptiennes ou des feddayin en territoire israélien. Au total : 172 cas de sabotage causant de lourdes pertes, soit 364 Israéliens blessés et101 tués. Pendant la seule année de 1956, ces agression égyptiennes ont entraîné la mort de 28 Israéliens et causé 127 blessés ».

En 1955, l'Égypte commença à importer des armes du bloc soviétique. En 1956, le président égyptien Nasser nationalisa le canal de Suez. En octobre 1956, Nasser fit alliance avec la Jordanie et intensifia les attaques de feddayin contre Israël. C'est alors seulement qu'Israël organisa des opérations défensives contre l'Égypte et procéda à l'occupation de Gaza et du Sinaï.

« Ignorer tout ces raids égyptiens et traiter Israël comme s'il était l'agresseur et l'Égypte comme si elle était l'innocente victime, est une faute grave en politique, indéfendable dans son principe et en fait entièrement irréaliste et impraticable. »

Les États-Unis rejoignirent cependant l'Union soviétique dans une attitude hostile à Israël. Le président Eisenhower contraignit, par des pressions diverses, les Israéliens à évacuer Gaza et le Sinaï en 1957. En contrepartie, il promit à Jérusalem que le canal de Suez serait ouvert et que la libre circulation dans le golfe d'Akaba et en mer Rouge serait garantie par Washington et par l'ONU.

Cette promesse devait être réduite à néant lors de la crise de mai 1967, qui mena à la Guerre de six jours.



La Guerre des six jours : 5 juin 1967

C'est en février 1966 que les pays arabes ont commencé à déployer un dispositif militaire contre Israël en vue d'une agression.

Le président égyptien Nasser, à la suite d'un échec militaire au Yémen, et devant une situation économique interne qui s'aggravait, fit un discours très amer dirigé contre les État-Unis, l'Arabie Saoudite et Israël. La même semaine, un groupe d'officiers affiliés à l'aile gauche du parti nationaliste Baas prit le pouvoir en Syrie. Damas lança aussitôt une nouvelle campagne de terrorisme contre Israël.

Les Soviétiques exploitèrent ces faits nouveaux. Il accordèrent une aide militaire et économique accrue à la Syrie afin de menacer les intérêts pétroliers occidentaux en Irak, de mettre en danger le régime pro-occidental du roi Hussein de Jordanie, et de harceler les Israéliens.

Le Kremlin continua à soutenir Nasser sur les plans militaire, diplomatique et économique, afin de consolider l'influence soviétique en mer Rouge et de renverser le régime pro-occidental du roi Fayçal d'Arabie Saoudite.

Toute nouvelle crise au Proche-Orient provoquée par l'Égypte ou la Syrie, permettait aux Soviétiques d'introduire leur flotte en Méditerranée : mer jusqu'alors réservée à la VIe flotte américaine.

Durant cette période, les attaques terroristes contre Israël s'intensifièrent. On passa de 35 attaques en 1965 à 41 en 1966, et à 37 dans les quatre premiers mois de 1967. En outre, l'armée syrienne bombardait, avec son artillerie, les villages israéliens de Galilée à partir des hauteurs du Golan.

Israël déposa des plaintes au Conseil de Sécurité de l'ONU, mais les Soviétiques protégèrent systématiquement les Syriens en usant de leur droit de veto.

En août 1966, des hauteurs du Golan, les Syriens ouvrirent le feu contre des tracteurs israéliens sur les bords du lac de Tibériade. Les avions israéliens abattirent 6 Migs syriens.

Le 15 mai 1967, jour du 19e anniversaire de l'indépendance d'Israël, les forces égyptiennes pénétrèrent dans le Sinaï, contrairement aux accords de démilitarisation de 1957. Le 17 mai 1967, la radio du Caire, la « Voix des Arabes », proclamait : « Toute l'Égypte est dorénavant prête à une guerre totale qui mettra fin à l'État d'Israël ».

Les troupes de l'Égypte occupent Cham-el-Cheikh, verrou du golfe d'Akab

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MessageSujet: Re: Israël : Retour aux frontières de 1967 selon Obama   Sam 17 Nov 2012, 15:05

UN MUSULMAN EN PAYS JUIF

Article de Tashbih Sayed, rédacteur en chef de Pakistan Today et Muslim World TodayPublié par Muslim World Today le 2/12/05

Lorsque j'ai embarqué sur le vol LY008 d'El Al pour Tel Aviv, le 14/11/05, avec ma femme Kiran, j'avais l'esprit préoccupé par le programme et les choses que je devais faire ou voir sur place. Je voulais m'organiser pour sentir dès ma première visite en Israël cet esprit qui a fait que ce peuple n'a pas succombé aux forces du mal qui se sont acharnées contre lui pendant des millénaires. Je ne voulais pas enquêter sur les sacrifices consentis, mais sur les fondements de cette détermination à vivre en paix.
Je souhaitais m'entretenir de beaucoup de choses avec les Israéliens, dont la plus importante pour moi, "à quoi était due leur répugnance à intervenir auprès des médias qui persistent encore à les vilipender". La presse couvre en général les événements avec précision, et quand il s'agit d'Israël, elle ignore toutes les règles d'éthique journalistique. Je n'arrive toujours pas à comprendre pourquoi les Israéliens sont réticents à se défendre efficacement contre cette presse négative.
Ce parti pris systématique des médias me rappelle la presse allemande au temps des nazis, installée par Joseph Goebbels, le ministre de la propagande d'Hitler. Cette presse reprenait toutes les histoires lourdes de haine contre les Juifs. Tout autant que la presse allemande qui refusait de rapporter la vérité sur les atrocités et les horreurs des camps de la mort en Europe, disant qu'on "exagérait les choses", les médias aujourd'hui ignorent aussi le terrorisme arabe.
Je voulais voir s'il y avait une quelconque vérité dans ces allégations qu'Israël était un état non démocratique pratiquant l'apartheid et la discrimination. Je savais qu'un véritable Etat Juif ne pouvait pas ne pas être démocratique, du fait que les concepts de la démocratie ont toujours fait partie de la pensée juive, dérivant directement de la Torah. Ainsi dans le préambule de la Déclaration d'Indépendance (américaine), quand Jefferson écrivit que tous les hommes étaient égaux, qu'ils étaient dotés par le Créateur de droits inaliénables, parmi lesquels la vie, la liberté, la recherche du bonheur, il se référait directement à la Torah. Celle-ci dit que tous les hommes ont été créés à l'image de Dieu. J'étais persuadé que ce pays ne pouvait pas être raciste ou discriminatoire (dans son fondement), du fait qu'il avait été créé sur la base d'une alliance entre Dieu et les Hébreux. Dans cette alliance, les deux parties acceptaient les obligations et les devoirs, soulignant le fait que le pouvoir était établi par consentement mutuel, plutôt que par la tyrannie du partenaire le plus puissant.
Cette vision de l'Etat d'Israël était confirmée à l'entrée, lorsque j'ai dû remplir un formulaire avant l'atterrissage où on ne me demandait pas ma religion, comme c'est le cas au Pakistan. Et contrairement à l'Arabie Saoudite, personne ne m'a demandé un certificat prouvant ma religion. Alors que l'avion s'apprêtait à atterrir je continuais à lister les griefs habituels brandis contre ce pays par ses ennemis:
- Les Israéliens vivent en permanence dans la peur
- Israël n'est pas un état démocratique
- Les citoyens arabes musulmans n'ont pas les même droits

Les Israéliens vivent en permanence dans la peur

De Tel Aviv à Tibériade, de Jérusalem à Jezreel, du Golan à la frontière de Gaza, je n'ai rencontré aucune preuve de la peur. En fait les gens se sentent tellement en sécurité qu'aucun magasin, station d'essence, marché ou résidence où nous sommes allés et où on savait que nous étions des Musulmans, n'ont pris la peine de nous fouiller ou de nous interroger (2). Quand nous sommes allés avec Kiran dans la rue piétonne Ben Yéhouda à Jérusalem, un vendredi après midi, elle était pleine de gens de tous âges, avec de la musique et des jeunes qui s'amusaient et ne s'inquiétaient pas à regarder autour d'eux. Les touristes faisaient leurs emplettes et la foule vibrait au son de la musique.
Je ne pouvais m'empêcher de comparer ce sentiment de sécurité avec l'environnement des pays musulmans. D'Indonésie à l'Iran, d'Afghanistan à l'Arabie les gens ne sont sûrs de rien. À Islamabad ou à Karachi, j'étais prévenu de ne pas faire de gros achats en public, car ceci encouragerait les voleurs à me suivre. En Israël, je n'ai pas entendu pendant mon séjour d'histoires de viol, de hold-up ou de crime d'honneur.

Israël n'est pas un état démocratique

Comme Musulman, je suis très sensible à l'absence de liberté et de démocratie dans toute société. Et il faut vraiment être un fervent antisémite pour dire qu'Israël n'est pas une démocratie. En Israël, sur le plan électoral, il y a la démocratie parfaite, la proportionnelle, ce qui nécessite la formation de coalitions pour gouverner et ceci pose aussi des problèmes.
Nous avons passé le premier jour à Césarée où nous avons été introduits à la démocratie israélienne. L'air était rempli de discussions et de débats. La nouvelle du départ d'Ariel Sharon du Likoud et de la formation d'un nouveau parti remplissait les halls de l'hôtel et soulignait la nécessité de former de nouvelles coalitions. Le but d'une société libre et démocratique est de parvenir à des compromis satisfaisants, mais parfois le résultat est moins que satisfaisant pour la majorité. La recherche constante d'un équilibre fragile est l'assurance que les droits des minorités ne seront pas bafoués. Le système semble meilleur que celui des Américains, qui est l'image du pouvoir d'intérêts particuliers. Aux Etats-Unis, la démocratie concerne un certain nombre, en Israël c'est la démocratie de chacun.
J'ai essayé en vain de trouver un état musulman qui ait une vraie démocratie et où les minorités religieuses aient les mêmes droits que les Musulmans. La carte de l'univers musulman est remplie de rois, de despotes, de dictateurs, d'autocrates religieux, de faux démocrates et la persécution des minorités est inhérente à la société islamique. En Israël, les citoyens arabes sont protégés par les principes du pays et jouissent pleinement de leurs droits et privilèges. Quand les premières élections ont eu lieu à la Knesset en 1949, les Arabes israéliens avaient les mêmes droits d'élire et d'être élus que les Juifs.
Aujourd'hui les Arabes jouissent pleinement de droits civils et politiques qui leur permettent de participer à vie de la société israélienne. Les Arabes sont présents et actifs à la Knesset, aux Affaires étrangères et dans le système judiciaire (4).
La foi israélienne dans la démocratie explique le refus de répondre au terrorisme islamiste par la violence. Je suis conscient que les faiblesses humaines puissent entraîner la colère et la violence, malgré toutes les bonnes intentions. Mais ici je n'ai trouvé aucun acte de vengeance contre des citoyens Arabes. En tant que Musulman et vu mon expérience du comportement humain, je m'attendais au pire, car finalement l'Islam radical avait déclaré une guerre de terreur contre les non-Musulmans, sans aucun grief fondé. Et j'avoue qu'il faut une retenue surhumaine pour ne pas répondre de la même manière à ces atroces offenses que sont les actes terroristes.
Dans les sociétés musulmanes les minorités n'ont jamais eu le bénéfice du doute et la haine et les explosions de violence contre elles sont la norme, plutôt qu'une exception. Étant Musulman, mais non wahabi, j'ai moi-même subi cette barbarie et j'ai vu des Chrétiens, des Hindous et d'autres minorités persécutées sous de faux prétextes. J'ai pensé que si en Arabie Saoudite, un instituteur wahabi peut être condamné à 40 mois de prison et 750 coups de fouet pour avoir loué des Juifs, il n'était pas déraisonnable que les Israéliens punissent des Palestiniens qui jettent des pierres sur des gens en train de prier au Mur Occidental, ou qui incendient la tombe de Joseph (5).
Malgré des provocations quotidiennes, les Israéliens ont réussi à ne pas s'abaisser au niveau de dépravation de leurs ennemis arabes. Dans le monde musulman, on est habitué aux violences quotidiennes qui se déclenchent contre des minorités religieuses. Il y a seulement deux jours, un musulman a incendié au Pakistan les portes d'une église, réagissant à la fausse rumeur qu'un Chrétien avait profané le livre sacré du Coran. On a cassé l'autel de marbre de l'Eglise du Saint Esprit et brisé les vitraux des fenêtres. On a incendié une résidence chrétienne et l'école de filles voisine St Antoine… Pendant des jours, les religieux wahabi ont appelé leurs coreligionnaires à défendre la foi en semant la terreur parmi les Chrétiens.
Je me demande si un jour un Israélien ne prendrait pas exemple sur les wahabi et ce qu'ils font en Irak et ailleurs, enlevant des gens, les torturant et les décapitant. Tout récemment le corps d'un chauffeur hindou Maniappan Raman Kutty a été trouvé la gorge tranchée, au sud de l'Afghanistan, sans autre motif que sa foi. Mais l'histoire d'Israël ne confirme en aucune manière mes craintes. Bien qu'ils aient subi les actes terroristes les plus barbares, les Juifs ne se sont pas vengés. Et je me demande encore si cette première visite dans ce pays me permettra de percer le mystère qui fait qu'Israël accepte de rester la cible de la terreur islamique, sans réagir plus violemment.

Les citoyens arabes musulmans n'ont pas les même droits
En Galilée, je ne pouvais pas rater la vue de ces minarets qui permettent de repérer les villages arabes parsemant les collines. Le dôme imposant des mosquées est la preuve de la liberté dont jouissent les Musulmans dans un état Juif. De grandes villas, une activité de construction largement répandue, de grosses cylindrées montrent la prospérité et l'aisance dans lesquelles vivent les Arabes israéliens sous l'étoile de David.
Sur mon chemin entre la cité de David et l'hôtel Royal Prima à Jérusalem, j'ai demandé à mon chauffeur palestinien s'il avait l'intention d'aller habiter sous l'Autorité Palestinienne. Il m'a répondu qu'il n'avait jamais songé habiter en dehors d'Israël. Cette réponse détruit le mythe propagé par les antisémites selon lequel les Arabes ne sont pas heureux parmi les Juifs.
Un autre arabe israélien m'a précisé que les Arabes avaient les mêmes droits de vote que les Juifs. Israël est un des rares pays au Moyen Orient où une femme arabe peut voter et elle y jouit des mêmes droits que les hommes, élire et être élue par exemple. La femme musulmane est éminemment libre en Israël où la polygamie est interdite, de même que les mariages d'enfants ou la mutilation sexuelle des femmes. J'ai constaté aussi qu'il n'y avait pas de crimes d'honneur, que le statut de la femme est enviable, que le niveau d'hygiène et de santé est le plus élevé dans la région, que les hôpitaux étaient ouverts pour tous les Arabes comme pour les Juifs.
La langue arabe est une langue officielle et marque le niveau de tolérance de l'état Juif. Les rues sont indiquées aussi bien en arabe qu'en hébreu et la politique officielle est de promouvoir la culture et les traditions de la minorité arabe, aussi bien dans le système éducatif que dans la vie quotidienne. La presse arabe d'Israël est la plus vigoureuse et la plus indépendante au Moyen Orient; il y a 20 périodiques qui publient ce qu'ils pensent, subissant seulement la censure militaire, comme la presse juive. Il y a des programmes arabes quotidiens aussi bien à la radio qu'à la télévision. La langue arabe est enseignée dans les écoles secondaires et 350 000 enfants arabes sont dans des écoles israéliennes.. À la naissance du pays il y avait une seule école secondaire. Aujourd'hui il y en a des centaines. Les universités israéliennes sont réputées comme centres d'enseignement de l'histoire et de la littérature arabe au Moyen Orient.
Habituée aux contraintes qu'un non wahabi subit lorsqu'il veut pratiquer sa religion en Arabie Saoudite, ma femme Kiran ne pouvait qu'être surprise devant la liberté de culte dans les différents lieux visités. Toutes les communautés religieuses jouissent de la protection de l'état, exercent leur culte librement et pratiquent leurs propres jours de repos hebdomadaires et de fête.
80 000 druzes vivent dans 22 villages au nord d'Israël et leur religion n'est pas accessible aux autres, constituant une entité religieuse, culturelle et sociale à part. Mais le concept druze de "taqiya" fait que cette communauté est loyale au gouvernement du pays où elle réside. Ce qui fait que les Druzes peuvent servir dans les forces armées du pays.
Chaque communauté religieuse a ses conseils et ses cours de justice, ayant une totale compétence sur les affaires religieuses, les sujets de statut personnel, comme le mariage ou le divorce. Les lieux saints de toutes les religions sont administrés par leurs propres autorités et protégés par le gouvernement.
Un journaliste hindou m'a parlé de ce que représentait pour lui l'ouverture de la société israélienne, où 20 % des citoyens ne sont pas Juifs, avec 1,2 million d'Arabes Musulmans, 140 000 Chrétiens et 100 000 Druzes. J'ai appris que les Bédouins pouvaient s'engager dans les paras et que des Arabes se sont portés volontaires pour le service armé.

Les dimensions des résidences arabes israéliens et le niveau élevé du taux de construction dans les villes arabes montrent que la propagande disant qu'Israël empêche les Arabes de construire est discriminatoire. J'ai appris qu'au début du 20ème siècle le Congrès sioniste Mondial avait créé le Fonds National Juif pour acheter des terres en Palestine. 92 % du territoire israélien appartient à l'Etat et ne peut être vendu à quiconque, Juif ou Arabe. De même, le Waqf arabe possède la terre pour le bénéfice des Arabes Musulmans. La terre gérée par l'Etat peut être louée à quiconque, quelle que soit sa religion ou son sexe.
J'ai demandé à 3 Israéliens arabes s'ils avaient subi une quelconque discrimination face à l'emploi. J'ai eu la même réponse: normalement il n'y en a pas, mais quand des Juifs Israéliens meurent dans les attentats-suicide, les Juifs sont réticents à traiter avec des Arabes. Mais cela ne dure qu'un moment.
Ma 1ère visite ici a conforté ma conviction qu'Israël était un État vital pour la stabilité de la région. De plus elle m'a convaincu que l'existence de cet État allait un jour persuader ses voisins musulmans de revoir leur conception théologique.

Un parcours dans le désert israélien m'a fait percevoir d'autres aspects de la vie. Les prophètes ne sont pas seuls à faire des miracles. Des gens confiants en eux-mêmes peuvent arriver à réaliser des choses incroyables. Des hectares de dunes de sable ont été transformés en terre, la plus fertile qui soit, où pousse blé, coton, tournesol, pois chiche, cacahuètes, mangues, avocats, agrumes, papayes, bananes et n'importe quel autre fruit ou légume. Israël a démontré pourquoi Dieu lui a promis cette terre.
La terre est constamment décrite dans la Torah comme "bonne", "terre où coule le lait et le miel. Mais le désert trouvé par les premiers arrivants ne correspondait pas à cette description, car des siècles de conquête ont rendu la terre stérile et inhabitable. En quelques décennies, les Juifs ont pris le contrôle de la terre pour la rendre à l'image de la description biblique. Malgré le manque d'espace, l'agriculture subvient à 75% des besoins. Un dur labeur, l'innovation et la foi dans la liberté ont permis que le miracle se réalise. Dieu a créé cette terre, et c'est Israël qui la rend vivante et l'empêche de mourir.

Notes de la traduction
(1) sauf pendant une courte période en 2004 où, pour des raisons qui nous échappent encore, les questions posées étaient vraiment indiscrètes.
(2) ce n'est pas le cas de certains restaurants, grands magasins, lieux publics…
(3) pourtant on en parle, la mafia locale utilise même des moyens terroristes, tels que le déclenchement de bombes à distance.
(4) Néanmoins d'un côté il y a exemption du service militaire pour les Arabes Israéliens ce qui est un avantage, et d'un autre côté, il y a abus de droit dans de nombreux domaines, par exemple la construction de maisons, qui se fait souvent sans permis, ce qui est un autre avantage.
(5) on peut se demander si ce courageux instituteur pourra accomplir sa peine de prison après les 750 coups de fouet!
(6) d'après notre expérience, on dirait même que certains d'entre eux vivent d'une manière opulente et protégée, comme "des coqs en pattes".



Saviez vous que le mouvement terroriste palestinien de georges Habbache, avait créé au Liban des fours crématoires et des chambres de tortures pour les chrétiens Libanais et les résistants libanais aux palestiniens ?
Source : jean-pierre Haddad, dans son livre « lecombat du Liban », éditeur Henri Conchon, 1976.

Ceci avant que les forces syrio-palestiniennes n'envahissent le Liban.


A l'époque Israel avait menacé le la syrie si la l'armée Syrienne franchissait ses frontiéres vers le Liban. Pour détourner cette menace, la Syrie et les palestiniens islamistes ont créés le Hezbollah, qui a réussi a fagociter le pauvre Liban .. vaincu par les palestiniens.

La syrie est un pays occupé. les palestiniens ont sacrifiés tout le Liban , et tout le peuple libanais afin de pouvoir attaquer Israel, ce qui a détruit le pauvre Liban malgré lui.

Les israéliens ont besoin d'un Liban fort et souverain.
Israel est sans doute le meilleur allié du peuple libanais, et le plus sincére.
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MessageSujet: Re: Israël : Retour aux frontières de 1967 selon Obama   Sam 17 Nov 2012, 15:06

Le chimerique "peuple palestinien"

Les Palestiniens désignent aujourd'hui un peuple arabophone établi principalement dans la région géographique du proche-orient ( Gaza, Cisjordanie, Royaume de Jordanie, Liban, Syrie...), et qui compte également une diaspora palestinienne dispersée dans le monde arabo-musulman, particulièrement en Jordanie, ainsi que dans différents pays du monde.

L'appellation "peuple palestinien", telle qu'on la concoit aujourd'hui, a ete creee " de toutes pieces" et progressivement depuis le début du XXe siècle; elle s'est essentiellement précisée au cours du conflit israélo-arabe, à mesure que celui-ci se poursuivait sous la forme d'un conflit israélo-palestinien.

Jusqu'aux alentours de 1968, le terme de "Palestiniens" était encore communément utilisé pour désigner tous ceux qui habitaient la Palestine du mandat britannique avant l'immigration du "nouveau Yichouv juif" au XXe siècle ainsi que leurs descendants, quelles que soient leurs origines juives, arabes ou autres et quelles que soient leurs religions. Toutefois, après la création de l'État d'Israël en 1948, la plupart des Juifs de la "Terre d'Israël" cessèrent progressivement de se définir comme "Palestiniens". Ce terme s'est précisé pour exclure progressivement toutes les populations juives vivant dans le territoire de l'ancien mandat britannique, à mesure que les revendications nationalistes des Arabes de Palestine se sont exprimées. Les Arabes de nationalité israélienne en particulier, tout en soutenant les revendications des arabes se considerant comme appartenant au "peuple palestinien", refusent d'etre rattaches au futur "Etat Palestinien"; cela avait ete propose dans le cadre d'un echange de population et de territoires comme par exemple la region d'Oum el Fakhem en Israel dite "region du Triangle" (en Hebreu "Hameshulash" ) contre certains territoires proches de "La Ligne Verte" conquis lors de la Guerre des Six Jours....

Bien avant l'apparition des premiers Israélites (vers -1200), la florissante Palestine de l'Âge du bronze est habitée par une population principalement sédentaire, les Cananéens, dans les grandes cités et les campagnes qui les entourent (organisation en Cités-états). Le royaume d'Omri, premier royaume centralisé (capitale Samarie), comporte une population biculturelle, israélite d'une part et cananéenne d'autre part. Avec les invasions des peuples de la Mer apparaît dans les régions côtières une nouvelle composante de populations diverses, dont la plus connue est les Pelesets. La linguistique a forgé le mot Palestiniens à partir de Pelesets (Philistins), mais, ces Pelesets étant restés dans les régions côtières, il est plus logique de voire dans les Cananéens les ancêtres lointains des Palestiniens.

Dans le contexte de la civilisation arabo-musulmane, la Palestine était une région portant ce nom et intégrée administrativement à l'empire ottoman, avant de devenir mandat britannique consécutivement à sa disparition au début du XXe siècle. Les brassages de populations ayant vécu en Palestine furent multiples.... Certains voyageurs européens en Palestine (comme Mark Twain en 1867) rapportèrent des témoignages d'une région largement sous-peuplée. Selon cette approche défendue notamment par le professeur Alan Dershowitz, les immigrations juives du XIXe et du début du XXe siècle favorisèrent l'arrivée et l'installation de nouvelles populations arabes des régions voisines vers la Palestine...

Le développement du nationalisme arabe s'est affirmé dans toute la région principalement sous les effets conjugués de la fin de l'empire ottoman et d'une réaction au colonialisme européen.

Les premiers projets d'instauration d'« État palestinien » furent rejetés par les Arabes de Palestine qui se considéraient majoritairement comme une sous-partie de la Syrie jusqu'en 1920. Des conflits entre nationalistes palestiniens et différents groupes nationalistes pan-arabes se poursuivirent pendant le mandat britannique sur la Palestine. Ces derniers perdirent progressivement de leur importance. En 1937, il n'y avait plus qu'un seul groupe qui exprimait le souhait de se fondre dans une super-entité arabe. Le port du Keffieh par les nationalistes palestiniens s'est imposé pendant le mandat britannique.....

L'expression d'un pan-arabisme des Arabes de Palestine a continué à s'exprimer officiellement de temps en temps dans la bouche de certains leaders arabes comme Zuhayr Muhsin, dirigeant d'une faction palestinienne pro-syrienne et représentant à l'OLP, qui affirmait en 1977 qu'il n'y avait « aucune différence entre les Arabes de Syrie, de Palestine ou du Liban » et que ça n'était que pour des « raisons politiques que nous insistons sur l'identité palestinienne ». De telles opinions se sont aussi exprimées en Jordanie où le pouvoir minimisait les différences entre Palestiniens et Jordaniens, pour des raisons de politique intérieure. Toutefois, la plupart des organisations orientaient leur « combat » dans le sens d'un nationalisme palestinien qui a continué à se développer.

La majorité des Palestiniens résident aujourd'hui dans les frontières de la Palestine sous mandat britannique qui incluait la Jordanie actuelle. Moins d'un tiers (2.294.000) vit en exil, plus des 3/4 d'entre eux dans des pays non arabes. Il est très difficile de tenir des statistiques sur la population palestinienne à travers le monde. Elle varie suivant les tendances politiques qui ont interet a augmenter ou a minimiser le nombre exacte de cette population d'origine si diverse.

Par exemple une des sources a établi les estimations suivantes en 2001 pour ce qu'elle appelle "population palestinienne", un coktail de populations de diverses origines :

Pays Population

Cisjordanie 2,300,000
Gaza 1,400,000
Jordanie 2,398,000
Liban 388,000
Syrie 395,000
Chili 310,000
Arabie saoudite 287,000
États du Golfe 152,000
Égypte 58,000
Autres pays arabes 113,000
continent américain 316,000
Autres pays 275,000

On estime encore que 50 à 80% des habitants de Jordanie sont palestiniens.

La culture de la Palestine est très ancienne et rassemble des apports juifs, chrétiens et musulmans. Il y a aussi depuis 200 ans environ des villages de juifs d'origine russe. Parmi les habitants de la Palestine, il y a encore des Druzes et Circassiens musulmans. L'araméen n'est plus qu'une langue liturgique en Palestine, mais a survécu en Syrie et en Irak, dans de petites communautés. Il y a des communautés de Bédouins dans la vallée de Jéricho ainsi que dans le Néguev (ces derniers ont la citoyenneté israélienne).

La population palestinienne est largement musulmane sunnite avec des minorités chrétiennes et une petite communauté de Samaritains. Les Britanniques avaient recensé en 1922 : 752 048 Palestiniens (au sens de l'époque) dont 589 177 Musulmans, 83 790 Juifs, 71 464 Chrétiens et 7 617 personnes d'autres appartenances.

Une certaine estimation affirme que 3% de la population palestinienne est chrétienne (orthodoxes grecs ou arméniens ; catholiques latins, grecs ; protestants luthériens ou anglicans ; autres rites orientaux); on constate dans ces dernieres annees l'exode de plus en plus important de chretiens a Gaza (sous la pression du Hamas )et meme de certains territoires sous controle de l'autorite palestinienne, comme Betlehem par exemple; il y a environ 300 Samaritains et quelques milliers de Juifs karaïtes.
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MessageSujet: Re: Israël : Retour aux frontières de 1967 selon Obama   Sam 17 Nov 2012, 15:07

MYTHES DU MOYEN-ORIENT - Par Joseph Farah, journaliste Arabe Américain

La situation au Proche-Orient paraît simple pour tout le monde: les Palestiniens veulent une patrie et les Musulmans veulent le contrôle de sites qu’ils considèrent comme étant sacrés. Simple, non ?
Et bien, en tant que journaliste Arabe Américain qui s’est forgé une connaissance approfondie de la situation au Moyen-Orient, à force de commenter jets de pierres et tirs de mortiers, je peux aujourd’hui vous assurer que la justification de la violence et des émeutes ne trouve pas son origine dans la simple revendication palestinienne à une patrie, ni dans la volonté des Musulmans de contrôler des sites qu’ils considèrent sacrés.

Surpris ? Alors comment expliquer qu’avant la guerre des Six Jours en 1967, il n’y eu aucun mouvement sérieux de revendication d’indépendance palestinienne ? “Avant 1967 ?” me direz-vous, “les Israéliens n’occupaient pas la Cisjordanie et la vieille ville de Jérusalem” C’est vrai.
Mais durant la guerre des Six-Jours, ce n’est pas des mains des Palestiniens, ni de Yasser Arafat qu’Israël conquît la Judée, la Samarie et Jérusalem Est. Ces territoires étaient de fait occupés par le Roi Hussein de Jordanie depuis 1948.

A-t-on une seule fois demandé au souverain Hachémite de restituer ces territoires aux Palestiniens ?
Est-ce qu’une seule résolution de l’ONU a vu le jour à ce sujet ? Non et non.
Ne vous demandez-vous pas alors pourquoi tous ces Palestiniens ont soudainement découvert leur identité nationale après qu’Israël ait gagné cette guerre ?

La vérité est que la Palestine est un Mythe !

Le nom Palestine est utilisé pour la première fois en l’an 135 de l’ère actuelle par l’empereur Romain Hadrien, qui, non content d’avoir éradiqué la présence juive en Judée (une présence qui durait depuis plus de 1000 ans !), non content d’avoir détruit leur Temple à Jérusalem, non content d’avoir interdit l’accès du pays aux derniers Juifs, se persuada qu’il fallait annihiler toute trace de civilisation juive dans le pays en le débaptisant au profit d’un nom dérivé des Philistins.
Les Philistins étant ce peuple auquel appartenait Goliath et que les Hébreux parvinrent à vaincre des siècles plus tôt.
Ce baptême était pour les Romains une façon d’ajouter l’insulte à la blessure.
Ils essayèrent également de changer le nom de Jérusalem en “Alea Capitolina”, mais cela ne rencontra pas le même succès.

La Palestine en tant qu’entité autonome n’a jamais existé au cours de l’Histoire. Jamais !
Le pays fut dominé successivement par les Romains, par les croisés Chrétiens, par les Musulmans (qui n’ont d’ailleurs jamais fait de Jérusalem une capitale pendant qu’ils occupaient le pays), par les Ottomans et, brièvement, par les Britanniques au lendemain de la première Guerre Mondiale.
Dès 1917, avec la déclaration Balfour, les Britanniques s’étaient montrés favorables à céder au moins une partie du territoire au peuple Juif afin qu’ils y établissent un Etat souverain.

Il n’existe pas de langue proprement Palestinienne. Ni même de culture spécifiquement Palestinienne.
Il n’y a jamais eu de Palestine dirigée par des Palestiniens. Ces derniers sont des Arabes, et sont indissociables des Jordaniens (la Jordanie étant elle aussi une invention récente, créée de toutes pièces en 1922 par les Britanniques).

Mettez-vous bien en tête que le monde Arabe contrôle 99.9% des terres du Moyen-Orient. Israël ne représente que O,1% de la superficie régionale ! Mais cela est déjà trop pour les Arabes. Ils veulent tout. Et c’est précisément là que se situe le noeud du conflit qui les oppose à Israël. Avidité. Fierté. Jalousie. Convoitise. Toutes les concessions que pourrait faire Israël n’y suffiront pas.

Qu’en est-il des lieux saints de l’Islam ? Il n’y en a tout simplement aucun à Jérusalem.
Cela vous choque ? Vous pouvez l’être. Je suis persuadé que vous n’entendrez jamais cette vérité brutale de la part d’aucun média international. C’est politiquement incorrect.

Je sais que vous me direz : “la Mosquée Al Aqsa et le Dôme du Rocher à Jérusalem représentent le troisième lieu saint de l’Islam”, après la Mecque et Médine. Et bien, sachez que c’est faux !

En réalité, le Coran ne fait aucune mention de Jérusalem.
La Mecque est citée des centaines de fois. Médine est mentionnée un nombre incalculable de fois.
Mais Jérusalem, jamais (inversement, Jérusalem est citée 669 fois dans la Torah !). Il n’existe aucune preuve historique que le prophète Mohamed se soit rendu à Jérusalem. Alors comment Jérusalem est-il devenu le troisième lieu saint de l’Islam ?
Les Musulmans, aujourd’hui, se réfèrent à un vague passage du Coran, la 17ème Sourate, intitulée “le Voyage Nocturne”(1).
Il y ait fait état d’un rêve de Mohammed qui fut transporté de nuit “du temple sacré au temple le plus éloigné dont nous avons béni l’enceinte”.
Au septième siècle, des Musulmans ont identifié les deux temples mentionnés dans ce verset comme étant la Mecque et Jérusalem.
Voilà à quoi tient la connexion si étroite entre l’Islam et Jérusalem - connexion faite de rêve, d’imagination, d’interprétations et de mythe.
Parallèlement, le peuple Juif voit son enracinement à Jérusalem remonter jusqu’à l’époque du patriarche Abraham.

La dernière vague de violence qui sévit en Israël a eu comme origine, dit-on, la visite du chef du Parti Likoud Ariel Sharon sur le Mont du Temple, là où se trouvent les fondations du Temple construit par Salomon. C’est le site le plus saint du judaïsme. Sharon et son entourage y furent accueillis à coups de jets de pierres et d’insultes. Je sais à quoi cela ressemble. J’y étais. Pouvez-vous imaginer ce que ressentent les Juifs lorsqu’ils sont menacés, lapidés et tenus éloignés du lieu le plus saint du judaïsme ?

Alors, me direz-vous, quelle est la solution pour apporter la paix dans ce Moyen-Orient ?
Franchement, je ne pense pas qu’un homme aujourd’hui puisse se prévaloir de détenir une solution durable.
Mais s’il y en a une, elle se doit de commencer par rétablir la Vérité.
La poursuite des mensonges n’apportera que plus de chaos. Continuer à mépriser un droit légitime vieux de 5,000 ans pour les Juifs, de surcroît renforcé par des preuves historiques et archéologiques éclatantes, en les confrontant à de fausses revendications, ne pourra que donner une mauvaise réputation à cette diplomatie de menteurs.

Note (1) Les musulmans s’appuient sur le Coran pour revendiquer Jérusalem, pourtant Jérusalem n’y est pas mentionnée une seule fois. La 17ème sourate contient une allusion floue à une « Mosquée la plus éloignée ». « Loué soit celui qui a conduit pendant la nuit son serviteur de la mosquée inviolable à la mosquée la plus éloignée ».

Mais existe-t-il une base solide qui prouverait qu’il est ici parlé de la mosquée al-Aqsa de Jérusalem ? La réponse est : Non !. Au temps de Mahomet, qui mourut en 632 après Jésus Christ, Jérusalem était une ville chrétienne du royaume byzantin. Elle ne fut conquise que six ans plus tard par le calife Omar. Durant cette période, il n’y avait que des églises dans la ville et sur

le Mont du Temple se trouvait l’église byzantine de Sainte Marie. Vers l’an 711, soit 80 ans après la mort de Mahomet, l’église fut transformée en mosquée et appelée al-Aqsa afin de donner corps à l’incompréhensible sourate 17 du Coran. Mahomet ne pouvait donc pas penser à cette mosquée quand il écrivit le Coran, puisqu’elle n’exista que trois générations après sa mort. D’ailleurs Mahomet n’éprouvait pas de sympathie particulière pour Jérusalem. Il permit à ces fidèles de prier tournés vers Jérusalem pendant quelques mois, pensant ainsi convaincre les juifs de se tourner vers l’islam. La tentative ayant échoué, il prononça le 12 février 624, l’interdiction de prier en direction de Jérusalem. Cette ville ne fut jamais pour les musulmans un lieu saint.

Francis NADIZI, islamologue
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prinu



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MessageSujet: Re: Israël : Retour aux frontières de 1967 selon Obama   Sam 17 Nov 2012, 15:09

Le sujet a été déplacé, mais réduit a trois pages .. on perd les informations et le fil du sujet.

J'ai la copie intégrale des 21 pages mises dans l'ancien sujet, autant tout remettre comme avant, en déplacant les 21 pages, que je passe trois jours a tout remettre ici, ca sera plus rapide.
ou alors remettre les 21 pages d'avant là ou elles étaient, bloquer les réponses, et continuer ici, si vous preferez.



Dernière édition par prinu le Sam 17 Nov 2012, 15:34, édité 1 fois
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prinu



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MessageSujet: Re: Israël : Retour aux frontières de 1967 selon Obama   Sam 17 Nov 2012, 15:26

r. a écrit:
.... Mais oui, continuez de noyer le poisson sous vos flots de propagandes débiles de plus en plus contestés

Citation :
Et alors ? La vie des gens menacés ets plus importante que les désagrément d'un passage de controle, tant pis, LA VIE AVANT TOUT

.... et celle des chrétiens... vous vous en foutez ?

Au contraire: seuls les israéliens protégent la vie des chrétiens dans toute la région, c'est leur seule garantie de liberté et de survivre.

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MessageSujet: Re: Israël : Retour aux frontières de 1967 selon Obama   Sam 17 Nov 2012, 16:11

C'est complètement faux : ils sont les premiers responsables de l'implantation palestinienne au Liban qui a détruit l'équilibre démongraphique en faveur des chrétiens.
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MessageSujet: Re: Israël : Retour aux frontières de 1967 selon Obama   Sam 17 Nov 2012, 16:19

L'INTÉGRALITÉ DU DÉBAT AVEC GILLES PARIS, CHEF DU SERVICE INTERNATIONAL AU MONDE, VENDREDI 16 NOVEMBRE 2012
L'armée israélienne a intensifié vendredi 16 novembre ses préparatifs pour une éventuelle opération terrestre dans la bande de Gaza après trois jours de frappes aériennes sur le territoire palestinien contrôlé par le Hamas, qui n'ont pas mis un terme aux tirs de roquettes.
Pour Gilles Paris, chef du service "International" au Monde et spécialiste du conflit israélo-palestinien, l'opération militaire "Pilier de défense" est "à double-tranchant" et risque "de ressouder un camp arabe divisé". Par ailleurs, "elle détourne de la Syrie, alors que le gouvernement israélien a un intérêt stratégique bien supérieur aux enjeux de Gaza à voir chuter sous l'effet d'une pression, notamment arabe, le principal régime de la région allié à l'Iran".

Vincent BN : Quelle est l'explication des autorités israéliennes pour expliquer l'opération en cours ?

Gilles Paris : Le gouvernement israélien met en avant l'augmentation du nombre de tirs palestiniens sur Israël, tirs qui avaient nettement décru en 2010 et en 2011. Cette augmentation peut être liée aux nouvelles armes dont disposent maintenant les groupes armés palestiniens qui profitent de filières installées dans le Sinaï égyptien, devenu une zone de non-droit. Elle peut aussi découler d'une surenchère entre groupes armés, des groupuscules salafistes ayant notamment émergé au cours des dernières années qui reprochent souvent au Hamas de se comporter comme un auxiliaire des autorités israéliennes afin de conserver le contrôle de Gaza.

Vincent BN : Peut-on penser que l'intensification des opérations militaires israéliennes est liée à la période électorale ? A-t-on déjà vu des cas similaires dans le passé ?

Il y a des précédents. En 1996 et en 2009, quelques semaines avant les élections législatives, des opérations massives ont été lancées par des gouvernements sortants israéliens qui, d'ailleurs, n'en ont tiré aucun bénéfice. La thèse du calcul électoral qui expliquerait l'opération en cours est niée avec énergie par les autorités israéliennes. Il n'en reste pas moins que la coïncidence est troublante.

Une opération de ce type est toujours à double tranchant. Elle témoigne de l'intérêt des autorités vis-à-vis des populations du sud d'Israël qui ont souffert d'une recrudescence des tirs palestiniens. Mais, en même temps, elle expose le pouvoir en place aux critiques si, malgré sa campagne militaire, les tirs ne cessent pas.

Dans un premier temps, le gouvernement peut profiter d'un réflexe d'union nationale, patriotique. Il est cependant mis à l'épreuve si les choses traînent en longueur.

Pierre-Yves : Faut-il voir un lien entre cette violence et la prochaine présentation par la Palestine d'une résolution visant à obtenir un statut aux Nations unies ? Un ultime avertissement d'Israël à Mahmoud Abbas pour le dissuader de "commettre l'irréparable" ?

J'y vois une concomitance et non un lien ; un nouveau pic dans les relations entre le Hamas et Israël, l'Autorité palestinienne en étant une victime colatérale. Fragilisée par une crise sociale en Cisjordanie, elle ne peut qu'être affaiblie tout comme sa démarche à l'ONU par une crise qui met son rival du Hamas au centre du jeu et de l'attention. On le voit notamment avec les visites de responsables égyptiens et tunisiens à Gaza, aujourd'hui et demain.

Ruudboy : Pensez-vous qu'Israël risque cette fois-ci de perdre la bataille des images, puisque les usages des réseaux sociaux sont beaucoup plus affirmés qu'en 2009 ?

Pour l'instant, et contrairement au début de la dernière offensive en date contre Gaza en décembre 2008, l'armée israélienne a procédé à des frappes plutôt ciblées. Que ce soit sur le chef de l'aile militaire du Hamas, Ahmad Jabari, ou sur les endroits susceptibles de servir de cache pour les roquettes et missiles utilisés par les Palestiniens.

Le nombre de victimes palestiniennes est bien moindre que pendant les premiers jours de l'opération "Plomb durci", mais les choses changeraient immanquablement en cas d'incursion terrestre, compte tenu du fait que combattants et civils sont concentrés dans des zones urbaines particulièrement denses.

Inthemood : Pourquoi le Hamas déploie-t-il de tels moyens, jusqu'à viser Tel Aviv et Jérusalem ?

On ne peut avancer que des hypothèses pour l'instant. Le Hamas peut se sentir obligé de réagir de cette manière parce qu'il a perdu une figure centrale de son dispositif militaire et qu'il risque de perdre la face vis-à-vis de groupes armés moins puissants et actifs. On peut s'interroger aussi sur le fait de savoir si l'aide militaire agit avec ou sans le soutien de l'échelon politique, plus soucieux de son statut de gouvernement de fait, de ce quasi-Etat que devient Gaza. Pour l'instant, les déclarations des responsables du Hamas ne permettent pas de trancher d'une manière catégorique.

Ruudboy : Peut-on dire que la fuite en avant du gouvernement israélien par rapport à la question palestinienne risque de mettre en péril la possibilité d'établissement d'un Etat palestinien ?

Il s'agit moins d'une fuite en avant que du retour du problème de Gaza auquel Israël, depuis sa création en 1948, n'a jamais été en mesure d'apporter une réponse, qu'elle soit militaire dès les années 1950, que ce soit l'occupation de 1967 à 2005 ou le blocus décrété après la prise de contrôle du Hamas en juin 2007.

Cette escalade intervient alors qu'il n'existe plus de processus de négociations entre l'Autorité palestinienne et le gouvernement israélien. Les menaces qui pèsent sur la solution des deux Etats découlent plus de cette incapacité à négocier que de l'offensive sur Gaza, Israël n'ayant aucunement l'intention d'en reprendre durablement le contrôle.

Walid : La solution de deux Etats est-elle encore sérieusement envisageable compte tenu de la colonisation accrue de la Cisjordanie ?

C'est l'angle mort de la question palestinienne que masque temporairement l'escalade de Gaza. La colonisation que l'administration américaine a échoué à contenir en 2010 sape les principes de la solution des deux Etats. C'est potentiellement dévastateur pour les Palestiniens comme pour Israël, ce compromis restant, en dépit des sacrifices douloureux qu'il impose des deux côtés, la moins pire des solutions.

Lionel LYON : En quoi la visite du premier ministre égyptien à Gaza pourrait-elle changer la donne actuelle notamment au regard des accords de Camp David et de leur pérennité ?

La visite du premier ministre Hicham Kandil se veut avant tout symbolique pour mieux se démarquer de l'attitude d'Hosni Moubarak pendant l'opération "Plomb durci".

En dépit de la proximité entre le Hamas et les Frères musulmans égyptiens, ces derniers n'ont cependant guère de marge de manœuvre. Le coût politique, diplomatique et économique d'une remise en cause des accords des plans David serait exorbitant. Ils doivent donc ménager leurs intérêts à Gaza, sans rompre avec Israël : ils sont les premiers avocats de la trêve.

Camille : L'Egypte est-elle donc condamnée à observer la situation en la condamnant ou existe-t-il un risque de débordement du conflit ?

L'Egypte peut avoir un rôle de médiateur plus efficace qu'en 2008-2009 à un moment où le régime égyptien était à couteaux tirés avec le courant des Frères musulmans. Elle peut aussi témoigner matériellement d'un point de vue humanitaire sa solidarité avec les Palestiniens. Tout porte à croire que les pays arabes divisés sur la question syrienne trouveront avec le conflit de Gaza une excellente opportunité pour gommer ces différences, d'autant que les élections survenues en Tunisie, en Egypte ou le changement de régime libyen jouent incontestablement au profit du Hamas palestinien.

C'est d'ailleurs un paradoxe de l'offensive israélienne. Elle risque de ressouder un camp arabe divisé et elle détourne de la Syrie, alors que le gouvernement israélien a un intérêt stratégique bien supérieur aux enjeux de Gaza à voir chuter sous l'effet d'une pression, notamment arabe (Qatar, Arabie saoudite) le principal régime de la région allié à l'Iran.

Lionel LYON : Qu'en est-il du positionnement de la Ligue arabe dans cette recrudescence de la confrontation directe ? S'est-elle saisie de cet évènement ? Quel rôle peut-elle jouer très directement ?

La Ligue arabe va sans doute faire la preuve à merveille de sa capacité d'indignation. Au-delà, ce dossier, par ce qu'il concerne Gaza, reste du ressort égyptien, quelles que soient les ambitions du Qatar, comme l'a montré la récente visite de l'émir Hamad Ben Khalifa Al-Thani.

Mathilde : Y a-t-il un risque que le Hezbollah libanais réagisse aux attaques israéliennes sur Gaza en envoyant de nouvelles roquettes au nord d'Israël ?

Le Hezbollah aurait tout avantage à tenter de faire oublier la passe délicate dans laquelle le conduit son soutien aveugle au régime de Bachar Al-Assad en rouvrant le front sud, comme il l'avait fait sans doute inintentionnellement en juillet 2006 après une opération israélienne sur Gaza. Il est douteux cependant qu'Hassan Nasrallah redevienne, du fait de la Syrie, le héros arabe qu'avait fait de lui la guerre de l'été 2006.

mb : Est-ce que les frappes d'Israël dans la bande de Gaza peuvent être interprétées comme une anticipation de frappes sur l'Iran ? Le rappel des réservistes, l'opinion publique préparée depuis cet été, l'affaiblissement du Hamas : ceci peut-il être la première phase d'un conflit plus large ?

Le type d'opération sur l'Iran qui pourrait être décidé par le gouvernement israélien n'a strictement rien à voir avec ce qui est en cours à Gaza. Dans le premier cas, il ne pourrait être question que de bombardements aériens, de raids, alors qu'à Gaza l'armée israélienne a pratiquement les coudées franches pour des opérations de courte et de moyenne durée. Le lien entre ces deux fronts, potentiel et réel, est donc loin d'être manifeste.

FRED : L'offensive actuelle peut-elle s'embraser et enflammer tout le Proche-Orient ?

Les dernières opérations israéliennes contre Gaza – et il y en a eu de nombreuses au cours de la décennie écoulée – montrent plutôt le contraire. L'indignation sera générale. Elle pourra être instrumentalisée ici ou là pour détourner l'attention de problèmes domestiques, mais guère plus.

Brahms : Bachar Al-Assad ne pourrait-il pas être tenté de provoquer Israël afin d'apparaître comme le défenseur des Palestiniens et de retrouver de la crédibilité auprès de son peuple ?

Il a fallu attendre l'enracinement de la contestation syrienne pour voir le régime de Damas jouer la carte anti-israélienne, alors que la frontière entre les deux pays a été la plus calme de la région depuis la fin des hostilités en 1973. Le régime syrien, autrefois figure de proue du "front du refus" contre Israël, n'a plus aucun crédit sur le sujet, chacun voyant qu'il ne se concentre plus que sur sa survie.

Marion : Selon vous, la communauté internationale se doit-elle de prendre une position, d'intervenir pour interrompre les violences entre les deux camps ?

La "communauté internationale", si l'on considère qu'elle peut être résumée par le Conseil de sécurité des Nations unies, a été incapable d'adopter une position mercredi à New York. Dans cette affaire, le soutien sans réserve apporté par les Etats-Unis à Israël ne permet guère de mission de bons offices ou de médiation qui aurait un quelconque poids. Il est fort probable qu'on s'en tienne, ici et là, aux appels "à la retenue" et "à la désescalade" habituels et sans aucune portée sur le cours des événements.

Polentzi : Alors que Tel Aviv et Jérusalem sont en état d'alerte, de quel arsenal dispose réellement le Hamas. Et d'où vient-il ?

Matthieu : Selon plusieurs sources, les missiles tirés depuis Gaza et qui ont atteint Tel-Aviv sont de fabrication iranienne. Comment ces missiles ont pénétré dans Gaza ? Par l'Egypte via le Sinaï ?

Les dernières années ont montré qu'en dépit de tous les efforts israéliens et égyptiens les armes pouvaient parvenir aux groupes armés de Gaza grâce à la "zone grise" et le Sinaï. Mais il est incontestable que la désorganisation égyptienne entraînée par le changement de régime a permis de franchir un nouveau pas. Par le passé encore, l'armée israélienne a mené des raids contre des convois d'armes au Soudan, où des bombardements non revendiqués ont été signalés.

Des filières existent donc. Et des roquettes et des missiles dont la portée est supérieure à ceux utilisés précédemment tombent aujourd'hui sur Israël. Si ces missiles longue portée continuent d'être tirés, ce sera le signe que le Hamas joue la carte de l'escalade sans que l'on puisse en définir, pour l'instant, l'objectif. Il prendrait alors un risque sérieux.

JulienG : L'utilisation d'armes proscrites par les différentes conventions sera-t-elle à l'ordre du jour ou les interventions seront-elles restreintes à des troupes au sol ?

Dans les phases d'affrontements entre Palestiniens et Israéliens, l'armement utilisé a généralement été conventionnel, à l'exception des attentats-suicides. C'est d'ailleurs le fait que les civils israéliens comme palestiniens soient les victimes principales qui constitue le plus grand problème. D'un côté comme de l'autre des crimes de guerre peuvent être alors signalés.

JulienG : Même en ce qui concerne l'utilisation du phosphore blanc, arme chimique déjà utilisée pendant l'opération "Plomb durci" et réprouvé par une convention de l'ONU en 1983 ? La communauté internationale avait déjà interpellé Israël sur cette utilisation.

C'est exact, mais l'essentiel des pertes constatées à Gaza à cette occasion a été le produit d'armes conventionnelles. L'exiguïté de Gaza et la tactique des groupes armés de se fondre dans la population multipliant les risques de pertes colatérales.

Daniel : Quels sont les risques d'importation du conflit en France au vu des actes ayant pris pour cible la communauté juive depuis l'opération "Plomb durci" ?

On peut prévoir, malheureusement, que le regain de violence au Proche-Orient s'accompagnera de tensions en France, l'importation de ce conflit ayant été maintes fois démontré par le passé.

Faysal : Quelle pourraient-être les conséquences à long terme de la position constamment fuyante de François Hollande qui, semble-t-il, cherche à tout prix à ne pas se mouiller en exprimant des avis dont l'objectif évident est de ne froisser personne ?

La position française sur le conflit israélo-palestinien n'a guère changé malgré les présidents successifs et des personnalités pourtant très différentes les unes des autres. La France a toujours plaidé pour la création d'un Etat palestinien et pour la sécurité d'Israël. On ne peut cependant que constater que le président Hollande est beaucoup plus timoré que le député Hollande qui, en septembre 2011, cosignait une proposition de résolution déposée à l'Assemblée nationale pour la reconnaissance de la Palestine par les Nations unies.

Zamzam : Ce matin François Hollande mentionnait qu'il ne discute pas avec ceux qu'il ne reconnaît pas (comprendre ici le Hamas). Pourtant qu'on soit ou pas d'accord avec le Hamas, on ne peut contester que celui-ci a été élu démocratiquement. Pourquoi alors François Hollande s'obstine-t-il à refuser de discuter avec le Hamas, qui est concerné au premier chef ?

C'est un paradoxe, la France qui parle désormais ouvertement avec les partis islamistes au pouvoir en Tunisie, en Egypte ou en Libye, continue de boycotter le Hamas en vertu de la position adoptée par les Européens et les parrains occidentaux du "processus de paix" israélo-palestinien après la victoire du Hamas aux élections de janvier 2006.

Cette attitude intransigeante a-t-elle produit des résultats spectaculaires ? Il est permis d'en douter. En privé, en janvier 2008, lorsqu'il était président, Nicolas Sarkozy envisageait d'ouvrir des canaux de discussions avec le Hamas dès lors qu'un accord interpalestinien solide serait intervenu. C'est sans doute parce qu'il mesurait les limites de cette attitude.

Chat modéré par Audrey Garric
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prinu



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MessageSujet: Re: Israël : Retour aux frontières de 1967 selon Obama   Sam 17 Nov 2012, 16:56

C’était, note Ion Mihai Pacepa, ancien chef de la Securitate roumaine, dans son livre The Kremlin Legacy, un jour de 1964, « nous avons été convoqués à une réunion conjointe du KGB, à Moscou ». Le sujet était d’importance : « il s’agissait de redéfinir la lutte contre Israël, considéré comme un allié de l’Occident dans le cadre de la guerre que nous menions contre lui ». La guerre arabe pour la destruction d’Israël n’était pas susceptible d’attirer beaucoup de soutiens dans les « mouvements pour la paix », satellites de l’Union Soviétique. Il fallait la redéfinir. L’époque était aux luttes de libération nationale. Il fut décidé que ce serait une lutte de libération nationale : celle du « peuple palestinien ». L’organisation s’appellerait OLP : Organisation de Libération de la Palestine. Des membres des services syriens et des services égyptiens participaient. Les Syriens ont proposé leur homme pour en prendre la tête, Ahmed Choukairy, et il fut choisi. Les Egyptiens avaient leur candidat : Yasser Arafat. Quand il apparut que Choukairy ne faisait pas l’affaire, il fut décidé de le remplacer par Arafat, et, explique Pacepa, celui-ci fut « façonné » : costume de Che Guevara moyen-oriental, barbe de trois jours de baroudeur. « Il fallait séduire nos militants et nos relais en Europe ».

Quarante et quelques années après, l’opération de séduction apparaît avoir été un net succès. Non seulement la « lutte de libération nationale du peuple palestinien » apparaît comme juste et légitime, mais nul ne met plus en doute l’existence d’un peuple palestinien. Personne n’ose dire que ce peuple a été inventé à des fins de propagande : personne ne semble vouloir s’en souvenir. Personne ne semble vouloir se souvenir de ce que la création du peuple palestinien était un outil de la lutte de l’Union Soviétique contre l’Occident dans les temps de la guerre froide.

Et de fait : la lutte de libération nationale inventée par le KGB a fait du chemin : il y a eu les accords d’Oslo et la création de l’Autorité Palestinienne en Judée-Samarie. Il y a eu l’émergence du Hamas, puis, après la chute de l’Union Soviétique, l’insertion d’une dimension islamiste dans le conflit. Il y a eu surtout, avec Oslo, la reconnaissance par un gouvernement israélien de l’invention du KGB, le « peuple palestinien », invention qui a débouchée sur les idées de « territoires palestiniens », « occupés » par Israël.

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aroll



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MessageSujet: Re: Israël : Retour aux frontières de 1967 selon Obama   Sam 17 Nov 2012, 17:03

prinu a écrit:

Leqs graffitis antichrétiens sont écrits par des bandes d'arabes qui veulent faire porter le chapeau aux juifs, en les dessinant prés des communautés juives, exprés. les juifs les éffacent dés qu'ils les découvrent, et courrent dérriére les jeunes arabes qui les écrivent.
C'est faux! Le lien que j'ai donné est clair à ce sujet, et l'information a été reconnue par les autorités israéliennes; la nier est une autre preuve de ta malhonêteté.
http://www.israel-infos.net/Jerusalem--Nouvelle-profanation-anti-chretienne-9133.html
Tu n'as pas réagi non plus aux autres liens que j'ai donnés sur d'autres erreurs israéliennes. Tu es dans le déni absolu, tu es toi même un extrémiste et tu ne vaux donc pas mieux que les extrémistes du Hamas. Ressaisi toi ton comportement est contraire à l'intérêt d'Israel.

Amicalement, Alain
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prinu



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MessageSujet: Re: Israël : Retour aux frontières de 1967 selon Obama   Sam 17 Nov 2012, 17:11

http://www.alliancefr.com/actualite/desinformat/nazispalestiniens2.htm




Dans ce livre, il est dénoncé l'ouverture de camps de concentration avec chambre de tortures pour uniquement les chrétiens libanais, par les palestiniens du Hezbollah, dans les années 70, durant l'invasion palestinienne du Liban.

Le Liban est encore occupé par les forces étrangéres palestiniennes et syriennes, qui ont fagocité toute la société libanaise, jusqu'a la trogne.

Les palestiniesn sécrifient tout les peuple sarabes pour leur cause égoiste, infondée et destabilisatrice de tout le moyen-orient.
Dans leur but de domination islamiste impérialiste pour la gloire des mollahs iraniens, ils veulent la guerre mondiale, crient ils dans les rues, ouvertement.

et chez nous, ils créent l'antisémitisme afin de pronet l'antisionisme primare, et la destruction d'u seul état juif devant plus de trente états musulmans que personne n'empeche de vivre, mais qui sont impérialistes.
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prinu



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MessageSujet: Re: Israël : Retour aux frontières de 1967 selon Obama   Sam 17 Nov 2012, 17:14

aroll a écrit:
prinu a écrit:

Leqs graffitis antichrétiens sont écrits par des bandes d'arabes qui veulent faire porter le chapeau aux juifs, en les dessinant prés des communautés juives, exprés. les juifs les éffacent dés qu'ils les découvrent, et courrent dérriére les jeunes arabes qui les écrivent.
C'est faux! Le lien que j'ai donné est clair à ce sujet, et l'information a été reconnue par les autorités israéliennes; la nier est une autre preuve de ta malhonêteté.
http://www.israel-infos.net/Jerusalem--Nouvelle-profanation-anti-chretienne-9133.html
Tu n'as pas réagi non plus aux autres liens que j'ai donnés sur d'autres erreurs israéliennes. Tu es dans le déni absolu, tu es toi même un extrémiste et tu ne vaux donc pas mieux que les extrémistes du Hamas. Ressaisi toi ton comportement est contraire à l'intérêt d'Israel.

Amicalement, Alain

NON. s'il ya eu des cas, que la police israélienne a puni, ils sont trés minoritaire, de l'ordre de l'anecdote.
moi je parle de la majorité: ona arrété des musulmans en train de faire des graffitis antichrétien, je confirme. On en a arreté pas mal, masi les enfanst arabes se glissent la nuit et disparaissent vite: les policiers isaréliens courraient dérriére eux, puis nettoyaient les graffitis antichrétiensé crits expréssement en hébreux, sur les églises.

c'est fait pour désunir, bien sur. il faut passer par dessus.


ps: je ne crois meme pas en dieu, alors radical ..
je ne met que des faits vérifiés. chacun tire sa corde, mais je pense que mes vérités sont une goutte d'eau dans un océan d'islamopalestinisme primaire.
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aroll



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MessageSujet: Re: Israël : Retour aux frontières de 1967 selon Obama   Sam 17 Nov 2012, 17:31

prinu a écrit:
aroll a écrit:
prinu a écrit:

Leqs graffitis antichrétiens sont écrits par des bandes d'arabes qui veulent faire porter le chapeau aux juifs, en les dessinant prés des communautés juives, exprés. les juifs les éffacent dés qu'ils les découvrent, et courrent dérriére les jeunes arabes qui les écrivent.
C'est faux! Le lien que j'ai donné est clair à ce sujet, et l'information a été reconnue par les autorités israéliennes; la nier est une autre preuve de ta malhonêteté.
http://www.israel-infos.net/Jerusalem--Nouvelle-profanation-anti-chretienne-9133.html
Tu n'as pas réagi non plus aux autres liens que j'ai donnés sur d'autres erreurs israéliennes. Tu es dans le déni absolu, tu es toi même un extrémiste et tu ne vaux donc pas mieux que les extrémistes du Hamas. Ressaisi toi ton comportement est contraire à l'intérêt d'Israel.

Amicalement, Alain

NON. s'il ya eu des cas, que la police israélienne a puni, ils sont trés minoritaire, de l'ordre de l'anecdote.
Ce genre de graffiti, même peu courant, n'est jamais une anecdote.

prinu a écrit:
moi je parle de la majorité: ona arrété des musulmans en train de faire des graffitis antichrétien, je confirme. On en a arreté pas mal, masi les enfanst arabes se glissent la nuit et disparaissent vite: les policiers isaréliens courraient dérriére eux, puis nettoyaient les graffitis antichrétiensé crits expréssement en hébreux, sur les églises.

c'est fait pour désunir, bien sur. il faut passer par dessus.
Je n'ai jamais dit que les israéliens étaient les seuls à faire ce genre de chose, et tout le monde connaît les difficultés des chrétiens avec les islamistes. Je réagissais simplement à ton message qui sous entendait que SEULS les palestiniens étaient responsables de ces grafittis, et c'est faux, point barre.



prinu a écrit:
ps: je ne crois meme pas en dieu, alors radical ..
Le radicalisme ou l'extrémisme n'est pas réservé à la religion, et lorsque tu dis que les palestiniens sont pires que tout, et inhumains, tu ES extrémiste.

Amicalement, Alain
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prinu



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MessageSujet: Re: Israël : Retour aux frontières de 1967 selon Obama   Sam 17 Nov 2012, 17:34

doris60 a écrit:
prinu très au fait de l'actualité, nous dira si les catholiques, en Israël, sont en danger.

Quant à notre histoire de France, la Révolution a spolié, l'Eglise, et massacré le clergé, des religieux et religieuses.

Pour un pays catholique, c'était aussi stupide.

si les chrétiens sont dans un étau, le danger est essentiellement musulman.

Les chrétiens fuient gaza, fuient là ou sont les musulmans, beaucoup sont parfaitement à l'aise en Israel.. et beaucoup, en ont marre de tout, et vont ailleurs (usa, etc)
cependant, seuls les juifs garantissent la protection des lieux sainst chrétiens, et leur garanti les libertés individuelles.
les sionistes défendent le christianisme, ce sont leurs alliés naturels, et sur le terrain aussi, Tsahal protége les chrétiens. les petites disputes, c'est anecdotique, l faut passer par dessus.

Il ya en Israel des quartiers d'ultra religieux juifs, ou meme un simple touriste juif, non religieux, n'est pas bien accuelli du tout, c'est vrai, mais ca ne représente pas grand monde, la société isarélienne ne les aime pas, et ils sont minoritaires. les laics et les juifs normaux n'y vont pas. la police israélienne les tiends a l'oeil, tout en les protegeant. ils font moins de 3 % ..


l'union judéo chrétienne doit etre solide.
l'union fait la force.

Les palestiniens font souvent des fusillades dans les églises (d'ou les modifications du tracé du mur antiterroriste, pour proteger les batiments chrétiens).

j'ai mis ici deux vidéos de leurs martyrisation par les musulmans palestiniens. c'est édifiant, des chrétiens sont abattus par des musulmans palestiniens, sans raison sinon leur foi, voir vidéo d'une veuve:



Les palestiniens leur font du chantage à la vie, aux catholiques à bethléem: dire du mal d'Israel devant la caméra, ou finir abattu, en plus du grand guignol de propagande a Noel, ou tout le monde fait semblant. ils les gardent pour la propagande; ils sont utilisés .. c'est ca ou etre attaqué..
Dans la future république islamique, ils seront ejectés ou devrons vivre en dhimmis, statut inférieur légal de non-musulman, avec un impot spécial pour vivre, sans aucun droits, ou fuir..
Non, ils ne sont pas heureux parmis les palestiniens, les chrétiens, pas heureux du tout.

Ils ont peur chaque jour, victimes de vexations et de racisme.

Ils sont libres en Israel, Israel a accepté sur son sol, plus de 3000 religions et sectes différentes, qui se sont réfugiés en Israel pour prier librement.
Il y a meme un parti islamique autorisé en Israel (c'est interdit en France, c'est donc plus libre religieusement en Israel)

Tsahal a beaucoup de généraux chrétiens, et meme un général musulman.
Il n'ya pas d'apartheid en Israel.
le seul apartheid est islamique, à gaza.




Dernière édition par prinu le Sam 17 Nov 2012, 18:12, édité 1 fois
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prinu



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MessageSujet: Re: Israël : Retour aux frontières de 1967 selon Obama   Sam 17 Nov 2012, 17:40

[quote="aroll"][quote="prinu"][quote="aroll"]
prinu a écrit:

lorsque tu dis que les palestiniens sont pires que tout, et inhumains, tu ES extrémiste.

Amicalement, Alain

alors, je dirais: la majorité des palestiniens, pas tous.
ils votent islamistes, majoritairement, et se conduisent comme tels, a la grande majorité, effectivement.

la condition cynique envers les femmes, ca ne touche pas DES palestiniens, mais TOUT les palestiniens.
quand des brigades des moeurs tapent sur la tete des femmes qui levent la robe de cinq centimétres pour monter un escalier plus facilement, c'est toute la rue qui attaque la victime.
en ce sens , je globalise, masi ce sont les faits. a vous d'en juger.
es brigades sont partout, et sont parfois composées d e femmes islamistes, les pires, avec des batons et des matraques, à gaza.
la moindre épaule sur la plage, et les coups volent.

La moindre croix, et tu est tapé dans la rue sans que la police palestinienne ne défende la victime.






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prinu



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MessageSujet: Re: Israël : Retour aux frontières de 1967 selon Obama   Sam 17 Nov 2012, 17:49

Pour Noel, un livre: Comment le peuple palestinien fut inventé écrit par David Horowitz, Guy Millière
Vous verrez les informatiosns sous un nouvel angle.


et un DVD, vendu partout, mais parfois a commander:
"Decryptage", aussi dispo sur la mule ;)



De Bensoussan Philippe - Avec Adler Alexandre -
Barak Ehud - Miller Gerard - Remond Alain -
Abderahim Kader

Décryptage - Une analyse des représentations du conflit israélo-palestinien

Pourquoi le regard porté sur le conflit israélo-palestinien
est-il porteur de passions aussi fortes ? Que savons-nous de
la vérité de ce conflit ? Ce que l'on nous en montre ? Quelle
est la mécanique des médias qui instruisent l'opinion ? Deux
ans d'enquête ont été nécessaires à Jacques Tarnero et
Philippe Bensoussan pour réaliser ce film documentaire.

Un DVD indispensable, avec le livre ci-dessus.
egalement a
lire:

La nouvelle judéophobie


La Nouvelle Judéophobie : Pierre André Taguieff
Dans son dernier essai La nouvelle judéophobie, le philosophe et politologue Pierre André Taguieff, qui venait tout juste de commettre un décapant Résister au bougisme, persiste et signe dans son entreprise de résistance à la « pensée unique » et à la « correction politique », lesquelles fonctionnent comme des principes inhibiteurs empêchant, selon lui, de désigner les deux principaux pôles de production idéologique de la nouvelle judéophobie, à savoir l’islamisme radical et les idéologies radicales d’extrême-gauche et tiersmondistes, ces deux pôles ayant désigné comme adversaires principaux premièrement l’Amérique « impérialiste » et deuxièmement son allié sioniste colonialiste, « raciste » et « fasciste ».

« L’antisionisme radical », nouvelle figure de l’antisémitisme

En Occident, explique le philosophe français, si nul n’ose se déclarer clairement anti-juif, de plus en plus nombreux sont en revanche ceux qui affirment haut et fort leur « anti-sionisme », ce terme ayant l’avantage de voiler l’intention judéophobe qui la caractérise le plus souvent, d’autant que la surmédiatisation du conflit israélo-palestinien, dans un sens plutôt pro-palestinien, renforce et légitime considérablement les représentations antisionistes et les stéréotypes négatifs de l’Etat d’Israël. Ainsi de nouveaux motifs d’accusation assimilant Israël et le sionisme à un nouvel « impérialiste raciste », « complice de l’impérialisme américain », et même fascisant », ont conféré une nouvelle légitimité et une nouvelle justification « progressiste » au traditionnel antijudaïsme, inavouable depuis la Shoah, l’Etat démonisé d’Israël ayant pris le relais substitutif du Juif dans le rôle d’incarnation du Mal absolu. Centré sur Israël, la nouvelle judéophobie transcendée par l’antisionisme radical peut à nouveau s’exprimer en dehors de toute culpabilisation ou scrupules puisque, à travers le biais « antisionisme », elle est désormais recouverte de l’habit légitimateur de l’anti-racisme, du gauchisme, de l’anti-fascisme et de l’anti-impérialisme, dont l’islamisme néo-totalitaire constituerait la version théocratique la plus poussée.

De même que les antisémites traditionnels ont théorisé la causalité diabolique du juif, à cause de et par qui venaient tous les malheurs des victimes non-juives, de même les néo-antijuifs « antisionistes » sont parvenus ces dernières années, dans une optique nettement pro-palestinienne, à forger la représentation d’une « causalité diabolique du sionisme international », tenu responsable de l’Intifada, de la colère des Islamistes du monde entier, de la misère des enfants d’Irak et de la Guerre du Golfe et même des attentats du World Trade Center, lesquels « n’auraient pas eu lieu si Israël n’avait pas été injuste » et si la CIA n’avait point « fabriqué les Terroristes d’Al Qaïda ».

Ce nouveau discours judéophobe déguisé en simple « antisionisme » est parvenu à transposer sur l’Etat d’Israël les motifs accusatoires et mythes répulsifs attribués aux Juifs par la propagande antijuive traditionnelle, Israël devenant, à l’échelle des nations, ce que le Juif victime de l’antijudaïsme fut longtemps face aux autres hommes : le paria, le coupable par nature, le « coupable essentiel », bref, la pire des nations, la seule qui soit « coupable d’exister », le « Juif des nations ». C’est ainsi qu’est réapparue ces dix dernières années et plus particulièrement depuis le déclenchement de l’Intifada Al Aqsa, une nouvelle judéophobie fondée sur des représentations diabolisantes, organisées en un système idéologique d’un peuple fantasmé à la fois comme puissance maléfique et comme figure de l’ennemi absolu. « Cette thématique anti-juive est surtout portée aujourd’hui par des propagandistes de toutes les figures de l’Islam politique ou radical, par la mouvance néo-chrétienne humanitaire qui prend la relève du tiers-mondisme révolutionnaire et anti-impérialiste, par une fraction des élites (de gauche ou de droite, libérales ou social-démocrates) prônant le dépassement de l’Etat-nation et prêchant l’utopie messianique de l’entrée dans un monde postnational (l’Etat-nation israélien incarnant une intolérable résistance à l’injonction globaliste), par les nouveaux anti-impérialistes de tradition communiste ou gauchiste (anarcho-trotskystes) qui tendent à réduire à un anti-américanisme simpliste et globalisant leur combat contre la mondialisation « néo-libérale » et bien sûr par le monde arabe tout entier, les régimes dictatoriaux ou réactionnaires-ploutocratiques qui le constituent, en quête de diversions susceptibles de détourner sur des ennemis extérieurs la colère des masses, ayant fait cyniquement de la cause palestinienne la cause des causes, la cause absolue » (pp. 14-15).

Coupable silence

Ne dissimulant point son inquiétude, Pierre André Taguieff déplore que, depuis l’automne 2000, point de départ de l’Intifada Al Aqsa, jamais dans la même période ne se sont à ce point multipliés les incidents anti-juifs (plusieurs centaines d’agressions de personnes, d’attaques de synagogues, écoles ou centres communautaires, etc), sans provoquer de fermes et publiques condamnations de la part des élites politiques et médiatiques « confortablement installées dans leurs indignations orthodoxes ». Pour Taguieff, spécialiste français incontesté du racisme, qui a mené pendant vingt ans la lutte contre l’extrême-droite xénophobe et antisémite, ce mutisme des autorités publiques est d’autant plus suspect que, lorsque la judéophobie était essentiellement le fait de l’extrême droite, l’indignation allait jusqu'à la démesure à propos d’affaires bien moins graves que celles imputables à la judéophobie d’extrême gauche ou arabo-islamique (Taguieff rappelle l’épisode de Carpentras qui avait mobilisé des centaines de milliers de manifestants. Pour l’auteur, cette dyssimétrie dans l’indignation s’expliquerait par le fait que, en vertu d’un nouveau discours judéophobe plus subtil que le viel antisémitisme racialiste du 19ème siècle, discours fondé sur la diabolisation d’Israël, les Juifs ne feraient plus vraiment partie des catégories de « victimes attitrées », homologuées, perte de statut subi en vertu d’un terrible syllogisme : « Israël est le mal absolu », la figure emblématique du bourreau-raciste ; « les Juifs sont solidaires d’Israël, donc les Juifs sont tous des bourreaux potentiels ». Ils perdent par conséquent leur statut de victimes, cependant que les Arabo-musulmans, qui les agressent jusque dans les banlieues françaises, solidaires des nouvelles victimes essentialisées palestiniennes, sont innocents en tant que « victimes arabo-musulmanes a priori ».

L’antisionisme arabo-islamique : forme la plus poussée de la judéophobie contemporaine

Pour Taguieff, l’Islamisme est devenu sans conteste le principal véhicule de la refanatisation des convictions judéophobes, reconstruites ici sur des bases religieuses nouvelles, dans le cadre d’un choc de civilisations opposant principalement le monde islamique, progressivement fanatisé par l’idéologie islamiste radicale, et l’Occident « judéo-croisé ». Taguieff atteste que « l’islamo-terrorisme conquérant représente la première véritable tentative de mettre en pratique la vision pessimiste et culturaliste des « relations internationales » dont Samuel Huntington a donné le modèle en 1993 » (p 73). A cette vision simplifiée du « choc des civilisations », l’islamo-terrorisme ajoute le programme néo-raciste et foncièrement judéophobe d’une extermination des deux principales figures supposées de la résistance à son entreprise d’islamisation du genre humain : les Juifs et les Américains, dont la variante sont les Chrétiens. Il s’agit là ni plus ni moins d’un programme génocidaire, susceptible de convaincre des millions de Musulmans voire des milliers ou des millions de non-musulmans sensibles aux discours anti-impérialistes et antisionistes contre les Juifs. De même que la solution au « problème juif » fut la solution finale, dans le cadre de l’antisémitisme nazi où régnait encore le stéréotype négatif du « juif apatride et anti-national », de même la nouvelle solution au « problème sioniste » n’est autre qu’une solution finale de l’Etat juif. Rarement formulé aussi clairement en milieu occidental, du fait, tout de même, du traumatisme laissé par le souvenir de la terreur nazie, cette solution finale d’Israël est de plus en plus couramment proposée en milieu arabo-musulman, non seulement chez les Islamistes palestiniens, mais également chez les nationalistes arabes et les Islamistes en général. C’est que depuis la nouvelle Intifada Al Aqsa et les attentats du 11 septembre, paradoxalement, est réapparu le thème central de la « faute de l’Occident », des « responsabilités américaines », et en particulier de « l’erreur du soutien américain à Israël », Etat « raciste » par excellence pratiquant « l’apartheid », donc successeur de l’Afrique du Sud dans les représentations diabolisantes. En conséquence, la solution proposée pour calmer la colère, quelque part « compréhensible », des Islamistes, serait de ne plus soutenir la politique « injuste » de l’Etat juif, voire d’imputer à l’existence même de cet Etat « colonialiste » et « artificiel », la responsabilité du chaos proche et moyen-oriental. Dans les milieux « antisionistes » radicaux, la solution proposée plus ou moins clairement est ni plus ni moins que « l’effacement d’Israël », soit sa destruction.

De Durban aux « idiots utiles » de Ben Laden

Depuis les années 90, nous explique Taguieff, une nouvelle de judéophobie portée et légitimée par l’antisionisme, le tiersmondisme, le nationalisme arabe et l’islamisme, balaie la planète, tandis que les motifs judéophobes se sont considérablement islamisés tout en passant simultanément, en Occident, de l’extrême-droite à la Gauche et l’extrême-gauche, la plus éclatante démonstration de cette réalité récente étant la Conférence mondiale contre le racisme qui s’est tenue à Durban et qui en fait, s’est avéré être une conférence raciste et radicalement et exclusivement antisioniste. L’antiracisme y fut instrumentalisé par les puissances musulmanes du tiers-monde et leurs supporters néo-gauchistes occidentaux à des fins anti-juives et antisionistes. Ceci explique pourquoi un certain nombre d’intellectuels de gauche et d’extrême-gauche radicalement antisionistes ont tenté de trouver des excuses à Ben Laden et relaient ses formules anti-impérialistes. Taguieff rappelle que la surmédiatisation et la posture centrale de la cause palestinienne au sein des mentalités arabo-musulmanes, communistes et néo-gauchistes, ont poussé nombre de militants ou intellectuels de ces mouvances, tel l’ex communiste Roger (raja) Garaudy ou l’ex-catholique de gauche Vincent (Mansour) Monteil à se convertir à l’islam, sans oublier le célèbre terroriste Carlos, qui n’hésite pas, depuis sa prison de la Santé, à lancer des appels à la solidarité avec Oussama Ben Laden, « meilleur continuateur de la lutte anti-sioniste des années 70-80 ». Cette connexion Rouge-Vert est plus actuelle que jamais dans la mesure où le terrorisme antisioniste le plus efficace, tant en Palestine avec le Hamas, le Hezbollah ou le Jihad, que partout dans le monde avec Al Qaïda, est, de loin, le terrorisme islamiste, même si l’on sait fort bien que la cause palestinienne fonctionne essentiellement comme un alibi pour Ben Laden et comme une force mobilisatrice pour ses recrues. Cette constatation pousse l’auteur à émettre un nouveau postulat : toute forme de démonstration de solidarité ou de compréhension avec le terrorisme islamiste ou même toute sympathie à l’égard de l’islamisme, font aujourd’hui partie des plus ordinaires formes directes ou indirectes de judéophobie, l’auteur rappelant le succès du négationnisme en terre arabe et musulmane.

Taguieff voit dans la nouvelle fascination de l’Occident pour l’Islam et même l’islamisme, un mélange d’esprit munichois, de pacifisme à tout prix, un désir de soumission, mais surtout une peur, car depuis l’affaire Rushdie, et a fortiori depuis le 11 septembre, il est incontestable que l’islam fait peur. Taguieff montre que, sur le plan stratégique, Ben Laden n’est pas aussi stupide qu’il pourrait en avoir l’air sous prétexte que les Etats-Unis auraient effectivement les moyens de lui rendre mille fois la monnaie de sa pièce. Son but était en réalité, en exploitant les fortes charges affectives investies dans la cause palestinienne, de provoquer un vaste mouvement de solidarité islamique transnational dans la perspective du projet de jihad mondial et de rétablissement futur du califat. C’est-à-dire la perspective future d’islamisation totale et ultime de l’Humanité. Aussi la stratégie islamiste est-elle double : d’un côté avancer masqué en suscitant la pitié via la rhétorique victimaire et la dénonciation de l’oppression occidentale, de « l’islamophobie » et du sionisme, de l’autre fasciner et soumettre en faisant peur, via les démonstrations de force terroristes.


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prinu



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MessageSujet: Re: Israël : Retour aux frontières de 1967 selon Obama   Sam 17 Nov 2012, 18:08

peut on remettre, au début, en plus de ce qu'on a rajouté, ici, les 19 premiéres pages qui manquent quand on a déplacé le sujet vers ici, merci; pour que rien ne manque, ca en fait, des discussions apssées a la trappe, nottament sur les frontiéres.. il faut remettre en entier, il y a une logique pour chaque opinion arespecter, comprendre les idées de chaque intervenant, etc.
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MessageSujet: Re: Israël : Retour aux frontières de 1967 selon Obama   Sam 17 Nov 2012, 18:16

On s'en fout !

Les discussions ne vous intéressent pas !
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prinu



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MessageSujet: Re: Israël : Retour aux frontières de 1967 selon Obama   Sam 17 Nov 2012, 18:35

Oh, si.
discuter et informer, défendre la vie, c'est un tout.



Le président de la Knesset s'est étonné que le Hamas, mouvement islamiste, ose envoyer des missiles sur Jérusalem, qui est une ville sainte également pour l'islam.

Mais en fait.. Jérusalem n'est pas cité une seule fois dans le Coran, c'est donc un gros pretexte palestinien politique et non pas vraiment religieux, la présence de la mosquée al Aqsa, pour la propagande envers les musulmans trompés dans leur fausse quete infondée et égoiste, bien sur. Efficace.
Une mosquée peut etre trés bien protégée dans un état juif, comme des centaines d'autres mosquées en Israel, librement.
Seuls les juifs protégent tout les lieux saints de tous.
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MessageSujet: Re: Israël : Retour aux frontières de 1967 selon Obama   Sam 17 Nov 2012, 18:39

Je suggère à PRINU un bon antidiarrhéique

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prinu



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MessageSujet: Re: Israël : Retour aux frontières de 1967 selon Obama   Sam 17 Nov 2012, 19:09

Je cherche l'inverse: de quoi aider a évacuer plus facilement: les journaux l'Humanité et leur Une de haine contre Israel, et Le Monde Diplomatique, oui, on en a tous bien besoin. Ca purge, et ca urge.
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prinu



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MessageSujet: Re: Israël : Retour aux frontières de 1967 selon Obama   Sam 17 Nov 2012, 19:31

Le Premier Ministre israélien a discuté aujourd'hui avec les premiers ministres allemand, italien , grec et tchèque , leur demandant ce qu'ils feraient si leur population était sous la menace permanente de missiles terroristes.

Les palestiniens ont envoyés deux cent missiles sur les civils israéliens, avant que Tsahal agisse enfin pour sauver la vie, en ne visant que des cibles terroristes.
quelle retenue, tout autre pays aurait déja rasé gaza..
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MessageSujet: Re: Israël : Retour aux frontières de 1967 selon Obama   Sam 17 Nov 2012, 19:45

Ben voyons ! Comme si humilier des gens était anodin !
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prinu



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MessageSujet: Re: Israël : Retour aux frontières de 1967 selon Obama   Sam 17 Nov 2012, 20:39

Agression palestinienne.
aprés l'attaque palestinienne qui a commencé il y a quatre jours, avec 200 missiles sur les civils israéliens tirés depuis l'entité d'apartheid islamique de Gaza, avant que Tsahal ne réagisse, la résistance israélienne s'organise.
un QG des islamistes terroristes du Hamas a été détruit.

--

Slogans de haine contre Israël et le Premier ministre canadien, banderole noire, drapeaux palestiniens, tunisien et algérien pour une manifestation anti-israélienne d’étudiants de l’université Concordia de Montréal conduite par une étudiante en journalisme férue de désinformation le 15 novembre au soir. Hommage aux valeurs démocratiques et d’ouverture d’Israël, évocation des réalités de la région, liste des crimes de guerre commis par le Hamas contre qui l’État hébreu doit se défendre, volonté de paix ont été les thèmes d’une réunion le lendemain, en pleine lumière, avec pour orateurs l’ancien ministre de la Justice canadien Irwin Cotler, les rabbins Steinmetz et Poupko, et Sarah Firestone de Hillel. Les drapeaux étaient aux couleurs d’Israël, du Canada et du Québec.

Contraste saisissant entre deux manifestations qui ont eu lieu à Montréal, l’une le 15 novembre, l’autre le 16 novembre, en réaction à l’Opération Pilier de Défense déclenchée par Israël en réponse aux dizaines de tirs de roquettes et missiles lancés récemment par le Hamas et d’autres organisations terroristes depuis la Bande de Gaza sur une population civile israélienne de plus d’un million et demie.

Ombre et haine

La manifestation du15 novembre était organisée par le mouvement Solidarity For Palestinian Human Rights, notamment par l’un de ses membres, Sara Shaltony, étudiante en journalisme et sciences politiques de l’Université Concordia. La manifestation réunissait une petite centaine de personnes, des étudiants pour la plupart, avec une majorité d’Arabes. Pourtant les organisateurs osaient un « Montréal est avec Gaza »...

Des drapeaux palestiniens, bien sûr, mais aussi un drapeau tunisien et un drapeau algérien étaient brandis. Pendant la marche au pas de charge, encadré par des motards de la police, sur un petit trajet au centre commerçant de Montréal, bien qu’il se soit agi en principe de soutien aux Gazaouis, des slogans haineux, en anglais et en arabe, ont été répétés par les manifestants suivant l’organisatrice qui les scandait au mégaphone. Alors même qu’une grande partie de la population israélienne s’apprêtait à passer la nuit dans des abris, après qu’une jeune mère de famille et deux autres Israéliens ont été tués par des roquettes terroristes, ces manifestants accusaient Israël de terrorisme, d’apartheid, de racisme, d’occupation, bref tous les clichés habituels, et accusaient le Premier ministre du Canada de complicité [ Stephen Harper et son gouvernement, tout comme les États-Unis ou la France affirment qu’Israël a le droit de se défendre, on le sait ] . Autre slogans : « Viva Palestina » ou « Gaza n’a pas d’armée, ne peut se défendre ou attaquer, c’est un génocide.... » ou encore « Intifada, Intifada »... En avant de la marche une grande banderole noire était déployée en travers de la rue, cachant à demi le peu de manifestants. En lettres blanches « Gaza, je me souviens », en référence, pour la dernière partie, à la devise du Québec et sa fidélité au passé. Ces slogans étaient autant d’incitations à la haine et à la violence.

Un jeune Juif a tenté par deux fois de défendre Israël de l’intérieur du groupe de manifestants. Il n’y parviendra pas, bien entendu. Il lui sera conseillé d’aller manifester pour Israël ailleurs.

La veille une manifestation similaire, avec aussi peu de monde, avait été organisée. On y criait aussi « From the River to the Sea, Palestine will be free »...[ de la rivière / fleuve - du Jourdain - à la mer - Méditerranée – la Palestine sera libre ]. Le journaliste de La Presse l’ayant couverte y remarquait un Juif anti-israélien...

Une étudiante en journalisme adepte de la désinformation, même état d’esprit chez des journalistes confirmés

La page Facebook de Sara Shaltony, l’étudiante en journalisme, meneuse de manifestation, est édifiante. Les vidéos qu’elle y poste relèvent systématiquement de la désinformation. Comme celle avec Ali Abunimah, journaliste palestino-américain qui s’exprime d’un ton précieux depuis Chicago sur Al Jazeera et parle d’un soi-disant « appétit irrationnel de violence de la part d’Israël », qui aurait « provoqué le Hamas » et « n’agit pas pour se défendre ». Il poursuit en évoquant les enfants de Gaza qui, selon lui, et contre toute évidence, « ont tout juste le nombre de calories leur permettant de ne pas mourir de faim... ». Il y a, bien sûr, sur cette Page l’inévitable scène d’un père portant un enfant blessé qui entre dans un hôpital....Oui, mais, est-ce cette photo repiquée d’une séquence vielle de trois semaines tournée en Syrie et recyclée ici ? Bref, nous sommes dans l’obscurité du mensonge et de la haine.

Une autre manifestation, présentée comme étant de soutien au peuple palestinien, est prévue le 18 novembre à partir de l’université Concordia. Cette fois elle devrait faire recette puisqu’elle aura lieu un dimanche à 13 h et on annonce que d’autres groupes apporteront leur soutien à con organisation : la Confédération des Syndicats Nationaux et la Coalition pour la justice et la paix en Palestine qui manifestait devant le consulat d’Israël à Montréal le 16 novembre au soir. On y retrouvait les mêmes banderoles sombres et slogans haineux et les mêmes manifestants pour partie même si, selon Le Journal de Montréal, une organisatrice plus habile déplorait qu’il y ait des victimes des deux côtés. Ajoutant que « les Israéliens sont aussi victimes des décisions de leur propre gouvernement ». Toutefois, dans le reportage, le quotidien fait porter la responsabilité de la situation actuelle sur le seul Israël. On lit, en effet, que ces protestations se font contre « les récentes attaques d’Israël envers la population de Gaza » Un raccourci ne relevant pas de l’information, mais de l’incitation à la colère contre l’État hébreu. D’autant que la journaliste montréalaise ajoute, se faisant accusatrice, « Selon l’AFP, 28 Palestiniens ont péri dans près de 500 raïds Israëliens et trois Israëliens ont été tués par une roquette palestinienne au cours des derniers jours ». Pas un mot des quelques 700 roquettes et missiles tirés au hasard contre la population israélienne à ce jour.

Lumière, véracité de l’analyse et désir de paix

Tonalité bien différente pour la manifestation de soutien à Israël organisée par Hillel Montréal le16 novembre, au milieu de la journée, dans la lumière, devant le consulat d’Israël, sur fond de drapeaux israéliens, québecois et canadiens. Avec quatre orateurs. Sarah Firestone, co-Présidente de Hillel à l’université McGill de Montréal, brillante étudiante en sciences politiques qui soulignait qu’Israël, ce « rêve devenu réalité », et le Canada partagent les mêmes valeurs démocratiques, citant Benyamin Netanyahou qui a dit : « si les Arabes déposent leurs armes aujourd’hui il n’y aurait plus de violence, si les Juifs déposaient leurs armes aujourd’hui ; il n’y aurait plus d’Israël ».


Émotion du rabbin Steinmetz et d’Irwin Cotler, ancien ministre de la Justice du Canada, député libéral de Mont Royal, évoquant des membres de leurs familles respectives qui habitent en Israël et leur font vivre au quotidien la réalité d’un pays soumis à des tirs incessants qui ont atteint aujourd’hui les portes de Tel Aviv et Jérusalem. Le mot paix a été prononcé plusieurs fois pour déplorer, comme le fit Irwin Cotler, que cette paix ait été rendue impossible par le refus palestinien et arabe qui débuta par un rejet du projet de partition de l’ONU, voici près de 65 ans, suivi d’une agression arabe contre le tout jeune État hébreu ayant pour but de le détruire. Si ce partage initial avait été accepté il y aurait aujourd’hui deux États pour deux peuples, soulignait l’ancien ministre. Qui dénonçait et détaillait par ailleurs les crimes de guerre du Hamas tels que les tirs contre des populations civiles, l’utilisation de civils pour cacher leurs infrastructures terroristes et leurs rampes de tirs, ou encore leur charte qui planifie un génocide. Quant au Rabbin Poupko, il notait, entre autres, que si ceux qui manifestent contre Israël étaient réellement soucieux des droits de l’homme comme ils le proclament, alors on les aurait vu défiler contre les massacres perpétrés en Syrie, ce qui n’a pas été et n’est pas le cas. Sur le plan politique, Irwin Cotler rendait hommage au Premier ministre canadien qui soutient Israël et le fait de concert avec l’opposition à laquelle il appartient.

Ce rassemblement s’est terminé avec la Hatikva.

Par ailleurs, et dans le même esprit, dans un éditorial publié dans Le Devoir, le consul général d’Israël à Montréal ; Joël Lion, rappelant qu’Israël a agi en état de légitime défense, déplorant que la plupart des médias le taisent, concluait : « la communauté internationale devrait agir de manière à faire cesser les attaques contre Israël depuis la bande de Gaza sans attendre que nous soyons acculés à agir en dernier recours pour protéger nos citoyens » .





Dernière édition par prinu le Sam 17 Nov 2012, 21:23, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Israël : Retour aux frontières de 1967 selon Obama   Sam 17 Nov 2012, 20:41

Jésus Christ est mon pote a écrit:
Ben voyons ! Comme si humilier des gens était anodin !

Les pauvres petits virus détruits par les méchants médicaments juifs imbus
c'est bien trop humiliant, défendre la vie, la liberté, le pluralisme, le christianisme et la démocratie, non mais quel toupet ce racisme supérieur qui se voit partout.



Dernière édition par prinu le Sam 17 Nov 2012, 21:04, édité 1 fois
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Israël : Retour aux frontières de 1967 selon Obama   Sam 17 Nov 2012, 20:42

prinu a écrit:
La manifestation réunissait une petite centaine de personnes, des étudiants pour la plupart, avec une majorité d’Arabes. Pourtant les organisateurs osaient un « Montréal est avec Gaza »...

Bof ! Seuls les médias donnent du bruit à ceci...

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MessageSujet: Re: Israël : Retour aux frontières de 1967 selon Obama   Sam 17 Nov 2012, 21:14

mmhh .. c'est significatif quand meme de l'opinion.
il y a une majorité de manifs contre Israel ce week end. propagande partout, pour défendre les gentils islamistes, je garde le moral. c'est vivifiant de défendre la liberté d'expression. on sait qu'on a des amis justes. ici aussi. hockey
ca fait chaud au coeur.
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MessageSujet: Re: Israël : Retour aux frontières de 1967 selon Obama   Sam 17 Nov 2012, 22:54

Décallage de l'opinion: l'opinion publique internationale ne voit pas qu'il s'agit d'un conflit mené par des islamistes agresseurs contre une démocratie libertaire, elle ne voit que les civils votant islamistes qui peuvent en patir, et n'est nullement génée par des pertes civiles juives, pour eux c'est secondaire: toutes les valeurs sont renversées par 40 ans de propagande pro-palestinienne trés primaire, avec des mensonges ENORMES, dans les titres mis en avant, la présentation et les faits, mais éfficace par répétition.
CQFD.
L'opinion subit bien un lavage de cerveau par les médias.

La censure anti-israélienne touche les médias.

Anonymous menace Israel et défend le Hamas, bien sur, aux USa les anonymous parlent ouvertement avec des propos antisémites devant les caméras de télévision, munis d'un masque de Guy Fawkes, parcequ'ils sont trop laches pour se montrer tete nue et à visage découvert.

Ils sont présents également en France et se groupent dans des places parisiennes connues.

http://www.guysen.com/tv/index.php

Un QG du Hamas a été détruit.

Les vraies démocraties se soutiennent naturellement , la Maison Blanche soutient l'opération israélienne contre Gaza.

"Nous pensons que les tirs de missiles en provenance de Gaza ont été le facteur déclenchant de ce conflit", a déclaré le conseiller adjoint de sécurité nationale américain, Ben Rhodes, à bord de l'avion présidentiel Air Force One. "Nous estimons que les Israéliens ont le droit de se défendre et qu'ils prendront leurs propres décisions sur la tactique qu'ils vont utiliser".


quand les terroristes islamistes serons visés POUR De BON à Gaza,, il est évident que les médias serons contre Israel.
c'est pas grave !


La population israélienne est confiante et a le courage.

Le Hamas et les autres organisations terroristes de Gaza tire des missiles depuis les maisons de civils dans des zones densément peuplées, ce qui explique qu'Israël touche inexorablement des innocents dans ses raids de riposte. Le Hamas a transformé l'hôpital Shifa en QG.

Le Hamas publie actuellement des informations mensongères sur ses prétendus exploits.
La télévision israélienne montre des vidéos démontrant que les informations du Hamas sont fausses, mais des millions de musulmans, y compris dans les médias européens, de par le monde, apprennent de fausses nouvelles ce soir.
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MessageSujet: Re: Israël : Retour aux frontières de 1967 selon Obama   Sam 17 Nov 2012, 23:01

Les unités de reserves ne sont pas encore en action.

Des chefs palestiniens sont tombés grace à des mouchards voulant éliminer des adversaires politiques.

Le Hamas crie actuellement de fausses victoires a la télévision, retransmis aux tv arabes,
c'est trés bon signe, car une tentative de mentir de la sorte implique une acceptation possible de rendre les armes, avec un "on a gagné" pour sauver la face.
Le hamas souhaite perdre en faisant semblant de gagner, en gagnant un lever du blocus antiterroriste de Gaza.
comme celà ne se fera pas, encore moins désormais, le Hamas va perdre la face.
leur seul victoire est de réussir a faire mettre des populations israéliennes dans des abris.
Or, leur seul moyen de ne pas perdre la face, c'est la désinformation sur tout les plans, relayés par le maximum de médias pro-palestiniens internationaux possibles.
Les hackers palestiniens, russes et iraniens blindent les sites israéliens pouvant montrer les faits rééls.

Les palestiniens viennent de lancer un missile sur Tel-aviv, qui a été détruit.
Pour les palestiniens, c'est le début de la fin.
Il serait opportun de foncer.
Pour moi, montrer que les palestiniens ont toujours été les seuls agresseurs, est le plus important, et là encore, ils sont bel et bien les seuls agresseurs, ils vont donc perdre leur légitimité.

Il n'y aura pas de cessez le feu. Les maires ont déclarés etre contre un cessez-le feu.
La victoire contre le Hamas est en vue. Leur agression a démontrer ce que sont vraiment les palestiniens, à la face du monde: des agresseurs islamistes.
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MessageSujet: Re: Israël : Retour aux frontières de 1967 selon Obama   Sam 17 Nov 2012, 23:48

On remarque que Mr Abbas est a coté de la plaque, le grand absent, silencieux toujours, aucune action.
Il n'a rien dit contre le Hamas, un silence assourdissant. donc il a a soutenu l'agression palestinienne.
Corrumpu, a la tete d'un demi milliard de dollars de fortune personne, il s'octroie un million de dollars de salaire mensuel, du jamais vu dans le monde.
tout les dons de l'ONU partent en fumée et n'aide aucun civil.
Israel serait pret un liberer un ancien adversaire politique de Mr abbas, actuellement en prison israélienne, pour le remplacer.
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MessageSujet: Re: Israël : Retour aux frontières de 1967 selon Obama   Sam 17 Nov 2012, 23:56

Si le Hamas a pris démocratiquement le pouvoir à Gaza (56% des voix aux élections de 2006), c'est parce que l'Israel a passé son temps à humilier le Fatah avec qui la paix avait été signée.

http://www.unhchr.ch/tbs/doc.nsf/(Symbol)/E.C.12.1998.NGO.6.Fr?Opendocument
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MessageSujet: Re: Israël : Retour aux frontières de 1967 selon Obama   Dim 18 Nov 2012, 00:46

La fatah attaquait les civils israeliens, avec du terrorisme, sous arafat, heureusement qu'on les empechait de nuire. ils ont empeches la paix, tout seuls comme des grands.

hitler a été élu démocratiquement, meme crasse.
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MessageSujet: Re: Israël : Retour aux frontières de 1967 selon Obama   Dim 18 Nov 2012, 00:48

Tsahal a éliminé un commandant du Jihad islamique nommé Tamara El-Hamri.
Le Hamas ne supporte pas que le jihad islamique se mette en avant et prétende plus de missiles envoyés sur les israéliens, ca retire son prestige, et diminue son role politique dans la future république islamique palestinienne pronant la chariah que les palestinistes francais acceptent de creer (tirant une balle dans le pied de marianne), il a été vendu dit on.


La solidarité entre les démocraties et les interets occidentaux doit primer.
La france a été sauvé du nazisme par les alliés, et aucun pays n'est a l'abri de l'islamopalestinisme, qui est déja présent en France.

si Israel tombe, l'islamopalestinisme triomphe partout, l'occident chrétien tombe, et l'europe et la france aussi.
Le protectionisme populiste à deux balles, et bien ca vaux deux balles. La moralité est plus importante que l'égoisme.
Le pétainisme pro-palestinien, à la poubelle. Les palestinistes ne feront pas la loi en France.
Les francaises n'auront pas le tchador.


L'interet de la France est de détruire le Hamas, pour creer les conditions d'une paix durable régionale ensuite, et ne pas glorifier l'impérialisme islamique dans le monde ni en France, soutenant ainsi les droits de l'homme.

L'interet de conserver le Hamas, est d'islamiser la France, pour les autres.
Ni plus ni moins.
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MessageSujet: Re: Israël : Retour aux frontières de 1967 selon Obama   Dim 18 Nov 2012, 04:08

Amud Anan. Tsahal est passé en mode P plus, le code de pré-attaque (H-1), supposé être irréversible une fois lance.
cheers
:twisted:

Si la democratie pouvait enfin gagner un point, les islamistes et les palestinistes des banlieues mangeraient leur barbe.
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