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 Entretien avec le Patriarche de Moscou 1 Mai 2006

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christianc



Masculin Messages : 480
Inscription : 24/04/2006

MessageSujet: Entretien avec le Patriarche de Moscou 1 Mai 2006   Jeu 08 Juin 2006, 07:40

ndt, je viens de trouver ceci sur le site de l'Eglise Russe Hors Frontières, et je trouve cette approche intéressante, cette discussion du statut de l'Eglise Orthodoxe Russe , celle qui était Hors Frontière, et la position vis à vis du COE. Les groupes de l'intérieur et de l'extérieur ayant vécu une situation difficile et conflictuelles, il est positif de voir une volonté de réconciliation à l'oeuvre. (Même si la problématique peut apparaitre comme étant Russo/Russe , le fonds touche à la question profonde de la réconciliation entre chrétiens).


http://www.russianorthodoxchurch.ws/synod/2006/5interviewpa.html

Entretien avec le Patriarche Alexis II

1. Votre Sainteté : Quelle est votre opinion au sujet du chemin parcouru par l'Eglise Russe Hors frontières au 20eme siècle ? Quel était la signification pour le clergé et les fidèles du Patriarcat de Moscou de le mission et du service de l'Eglise Russe Hors Frontière pendant les années soviétiques ? Que représente l'Eglise Orthodoxe Russe Hors de Russie pour vous personnellement ?

L'Eglise Russe Hors Frontières a préservé en exil les valeurs spirituelles de la tradition Orthodoxe de la mère-patrie.

Elle les a préservées intactes, quoique nous sachions que ce n'était pas facile. Car ils avaient perdu leur Patrie, ils avaient perdu ceux qui leurs étaient chers, ils avaient perdu toute possibilité de contact avec ceux qui étaient restés de l'autre coté de la frontière, ils avaient souffert de l'instabilité et de la pauvreté de la vie de l'émigré, un environnement hétérodoxe et quelquefois hostile, au milieu duquel il était difficile de vivre les traditions orthodoxes de leurs ancêtres.


Les trésors spirituels de l'Orthodoxie ont été non seulement préservés mais accru par l'émigration Russe, les meilleurs de ceux qui voyaient leur vie en Occident comme une mission donnée par Die. Grace à celci, nous voyons parmi les membres de l'Eglise Orthodoxe Russe Hors de Russie aujourd'hui des "clergymen" et des laïcs qui n'ont pas de racines russes , mais qui aiment la Russie et prient pour elle.

La Littérature religieuse publiée par l'Eglise Russe à Hors Frontière a fait son chemin en Russie en quantité limité même pendant la période du "rideau de fer". Ceci nous était d'une très grande aide. Des temps différents venaient et l'héritage de la Diaspora a été republié en Russie dans d'énormes proportions. - "La Loi de Dieu " du protoprêtre Seraphim Slobodskoyest utilisé par des centaines de milliers, sinon des millions, d'enfants du catéchisme, pendant que des jeunes gens utilisent ce livre dans leur préparation au séminaire.

D'autres oeuvres d'écrivains de l'Eglise Hors Frontière - de l'Archevêque Averky (Taushev), du "Protopresbyter" Michel Pomasansky - sont une partie du cursus d'études des écoles religieuse du Patriarcat de Moscou.

On peut le dure ainsi : nous voyons l'Eglise Russe Hors Frontières comme la chair de la chair de notre peuple, une part indissociable de l'Eglise Russe, tragiquement séparé de nous par les horribles évènement du 20eme siècle; la révolution, la guerre civile, la violence des défieurs-de-dieu qui ont causé la souffrance et la mort de millions de personnes.

Nous avons toujous cru cette division temporaire, parce que nous sommes de la même foi, nous avons les mêmes choses saintes et sites consacrés, et la même Patrie où que nous enfants puissent vivre.

Bien sûr, il y a eu de l'amertume, quelquefois des mots durs ou insultants sont donver l'étranger et qui visaient ceux qui combattaient pour la préservation de l'Eglise sous un gouvernement sans-dieu. C'était douloureux pour nous, nous savions que nous étions mal compris par ceux qui ne vivaient pas dans de telles difficulté - et qu'ile ne souhaitaient pas nous comprendre.

Bien sûr il y a eu des mots durs qui venaient de notre part. Je pense que nous ne devrions plus le rappeler maintenant, mais comme l'Apôtre l'a esnseigné nous devrions 'oublier ce qui est derrière nous et tendre vers de qui est en avant'.(Phil 3:13).

Pour me souvenir de ma propore attitude envers l'Eglise Orthodoxe Russe Hors de Russie, je me tourne vers ma mémoire. Mon enfance et ma jeunesse se déroulaient en Estonie. Ainsi le vie de l'Emigration Russe , ses espoirts et ses troubles, ses services envers l'Eglise et la Russie, la croix qu'elle portait, ses souffrance, ses exploits, mais aussi la pauvreté, les privations et les erreurs - ce n'était pas juste des ouï-dire pour moi.

Comme enfant je servais comme Enfant de Choeur avec Fr Alexander Kiselev qui a exercé une grande influence sous mon développement spirituel.

J'ai voyagé avec lui et avec mon père, le Protoprêtre Mikhaïl, parmi les camps de prisonniers militaires en Estonie.

Mon père servait et je l'aidais à au service de l'autel et je lisais.
C'étaient des années tragiques et inoubliables.

Ainsi Fr Alexander, m'a donné une sorte de fardeau spirituel envers l'Eglise Hors Frontière, depuis des années, cas son image est depuis toujours restée dans mon âme. De nombreuses années après, ce fut une grande joie de rencontrer Fr Alexander and Matushka Kallista à Moscou, de leur apporter l'hospitalité au Monastère de Donskoy dont je suis abbé.

Nous avons parlé pendant des heures avec ce très éminent pasteur Russe, du devenir de l'Eglise, de la prochaine réunification de l'Eglise Hors Frontières et de l'Eglise dans la Mère Patrie.

Beaucoup de ce que Fr Alexander a dit à propos de l'Eglise hors Frontières, le bon et le mauvais est en train d'advenir aujourd'hui. Puisse ce merveilleux "petit père" Russe demeurer dans le Royaume des Cieux.

2. Selon vous, est il nécessaire de procéder à une évaluation canonqiue de l'Eglise Russe Hors de Russie ? Qui est autorisé à procéder à une telle évaluation.

Il est bien sûr important et nécessaire de procéder à un examen détaillé et dépassioné de l'histoire de l'Eglise Orthodoxe Russe Hors de Russie. Elle doit être analysée d'un point de vue canonique. Mais il est important de comprendre que c'est difficile, quand on s'occupe de tous les phénomènes et les figures de histoire, d'en arriver à une totale unanimité.
La vérité entière réside seulement dans le jugement de Dieu.

Mais nous voyons maintenant que pour chaque argument avancé par quelques historieus, d'autres proposent une contre-argumentation ou une interprétation différente des mêmes évênements historiques. A cet égard un accord intégral n'est pas prêt d'être trouvé, que ce soit en Russie ou dans la Diaspora.


On pourrait se demander : Avons nous une approbation finale, et exhaustive, par example, de la période Synodale de l'histoire de l'Eglise Russe ? Ou par exemple de l'action du patriarche Nikon.

Mais procéder à un jugement canonique de l'itinéraire de la Diaspora Russe au 20ème siècles est encore plus difficile : pas assez d'années ne ses sont écoulées, pas assez de faits n'ont été établis, et de loin

Les conditions dans lesquelles l'Eglise s'est elle même trouvés, la plus brutale des persécutions dansla Mère Patrie et l'exil forcé de millions de croyants, était de bien des manières, sans précédent.

Le saint Martyr Metropolitan Kyrill en son temps nous a averti contre toutes les tentatives d'imposer un littéralisle canonique. Il écrivait en 1920 : "La vie de l'Eglise de ces dernières années se développe et s'organise à l'opposé du sens littéral des canons".
C'est pourquoi, par exemple, notre Eglise a glorifié comme saints ceux qui ont accepté les actions du Patriarche Sergius aussi bien que ceux qui ne l'ont pas fait et qui étaient suspendus par lui, aussi longtemps qu'il ya avait une preuve de sainteté dans leur vie, de leur "podvig" Nous connaissons de tels exemples dans l'histoire de l'église ancienne.

Peut être pour l'Eglise Hors Frontière, maintenant, alors que la période d'athéisme de la Russie se termine, est il important de regarder en arrière et de faire comprendre plus profondément la valeur du chemin parcouru.


Mais juger du point de vue de l'expérience de l'Eglise en Russie , j'ose dire qu'un tel processus n'arrive pas en un clin d'oeil.

En ce qui concerne l'attitude de la Diaspora envers l'Eglise dans la Mère Patrie : je suis convaincu que nous ne devons pas nous juger les uns les autres, ni même les génération entières de nos pères et de nos prédécesseurs, mais dans l'esprit du Christ et d'une responsabilité conjointe, trouver le chemin vers l'unité et vers un témoignage commun.

3. Quelle est - aujourd'hui - l'attitude du Patriarcat de Moscow envers la"Déclaration " du Metropolitan Sergius et de ses conséquences ? Comment voyez vous les relations entre l'église et l'état aujourd'hui?


L'Eglise Orhodoxe Russe a parlé plus d'une fois à ce sujet, l'Epitre du Metropolitan Sergius de 1927; j'en ai aussi beucoup parlé, plus d'une fois, pendant les années ou c'était un vrai problème pour nous en Russie, quand nous pouvions enfin dire à haute voix ce qui nous intéressait.

Je ne souhaite pas répéter sans fin ce qui a déjà été dit. Il me suffit de dire
"Grâce à Dieu que la vie actuelle de l'Eglise ne soit plus guidée par ce document de coercition"

La position du patriarcat de Moscou sur ses relations envers l'état, été développée dans "Base de Conception Sociale de l'Eglise Orthodoxe Russe". Les clarifications ultérieures demandées par nos frères sépaés sont fournis dansles documents adoptés par le Patriarcat de Moscou et par l'Eglise Orthodoxe Russe Hors Frontière. Ces textes ont maintenant été publiés?

De manière pratique, nous sone graduellement plus capable d'appréhender l'apporche de l'Eglise dans ses relations avec le gouvernement et la sociée, décrites dans les "Bases de Conception Sociale."

La foi Orthodoxe n'est jamais morte en Russie, même pendant les années de la violence de l'athéisme d'état. Maintenant le pays se redresse sous nos yeux, et il revient de plus en plus à ses anciennes traditions Orthodoxes.

Et nous trouvons aussi du soutien sur ce point de la part des représentants du gouvernement, parmi lesquels il y a de plus en plus de croyants.

Source :

http://www.russianorthodoxchurch.ws/synod/eng2006/5eninterviewpa.html


Dernière édition par le Jeu 08 Juin 2006, 07:45, édité 1 fois
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christianc



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MessageSujet: Re: Entretien avec le Patriarche de Moscou 1 Mai 2006   Jeu 08 Juin 2006, 07:40

4.Quelle est l'opinion du Patriarcat de Moscou au sujet de la "théorie des branches " et de la prière commune avec les hététodoxes ? Le retrait du Patriarcat de Moscou du Conseil Oecuménique des Eglises est il possible ? Les "Accords de Balamand" sont ils effectifs aujourd'hui?


La soi-disant "théorie des Branches n'a jamais été acceptée par l'Eglise Orthodoxe Russe , qui la rejette comme une idée qui contredit l'esprit de l'enseignement Orthodoxe.

Nous rejetons catégoriquement l'admissibilié de célébrations eucharistiques avec des non-orthodoxes. De la même manière, assister aux services des autres confessions est autorisable dans certaines circonstance, comme ce l'était dans la Russie Pré-Révolutionnaire, dans l'Eglise Hors Frontière, du moin jusque dans les années 1960. Et maintenant le COE n'oblige pas nos délégués à participer aux prières communes dans ses assemblées.



Mais cela ne signifie pas que cela ne vaut pas pas la peine de se rencontrer, que tout contact avec des chrétiens non orthodoxes doivent être évité, il y a des nombreuses questions qui doivent être décidées ensemble...



Bien sûr les plus sincères aspirations des premiers participants au mouvement oecuménique, dont certains sont des représentants éminent de l'Eglise Orthodoxe Russe Hors Frontières, ce sont évanouies, dont l'idée que par le contact mutuel il serait facile d'attirer des chrétiens non rthodoxes dans l'Eglise. Notre expérience de toutes ces années de contact s interchrétiens nous a conduit à des conclusions troublantes.

Les valeurs libérales portées par un groupe de communautés protestantes ont bloqué les concepts chrétiens de moralité et on conduit à ébranler les normes de la Sainte Ecriture et de la Tradition.



Tout ceci n'a servi qu'à une chose, à clore tout contact ultérieur avec ces communauté. Néanmoins, sous les assauts croissants du libéralisme, écoutent nons positions, que nous confessons clairement et fermement et les voient avec respect.

Pour le salut de la poursuite de ce témoignage difficile, pour que les vues de l'Eglise Orthodoxe dans les évènements de ce monde soit entendues, nous ressentons le besoin d'être présents au COE.

Nous avons gagné dans la bataille de procédure nécessaire pour adopter les décisions dans cet organisme, et maintenant personne ne peut s'exprimer au nom de tous le Conseil si l'Eglise Orthodoxe n'est pas d'accord. Mais si certaines tendances circonstancielles négatives croissent, nous ne rejetons pas la possibilité de nous retirer du COE.

En quoi l'Accord de Balamand est il concerné ? C'était un document de travail produit par une commission mixtre de théologies, destines, avent tout à freiner l'activité prosélyte des Uniates. A ce texte n'a jamais été accordé la moindre importance domatique. Malheureusement ce texte n' a jamais prouvé sa capacité à être un obstacle pour les Catholiques qui imposent l'uniatisme et continuent leur expansion vers l'Est.


5. Comment voyez vous la future Organisation de l'Eglise Russe Hors Frontières, son statut et ses relations avec le Patriarcat de Moscou ? Comment, selon l'opinion de Votre Sainteté devraient se développer les relations entre les diocèses et les paroisses du Patriarcat de Moscou à l'Etranger et de l'Eglise Russe Hors Frontières quand elles sont situés sur le même territoir ? Que doit on faire en de telles circonstances quand les pratiques pastorales de coïncident pas complètement de part et d'autre ?


La Structure et l'organisation de l'Eglise Russe Hors Frontières, c'est notre compréhension, restera identique à ce qu'elle est aujourd'hui avec son propre Conseil des Evêques, son propre Synode et ses propres organes administratifs.

Si l'Eglise Russe à l'Etranger, souhaite y changer quelque chose, c'est un autre problème, maisc ette question ne devrait pas nous être adressées à nous seuls.

Nous prévoyons la préservation de tous les diocèses, paroisses et monastères historiques de l'Eglise Russe Hors Frontièrs - comme une entité autonome d'une seule Eglise Locale Russe. L'Eglise Orthodoxe Russe Hors Frontières s'est définie ainsi depuis des décennies, seulement ce statut était considéré comme temporaire 'jusqu'à la chute du régime sans-dieu de la Russie'

Maintenant que toutes les conditions historiques sont réulnises des relations normales entre l'Eglise à l'Etranger et le Patriarcat de Moscou peuvent être rétablies. C'est ce qui sera défini par un "Acte de Communion Canonique".

Bien sûr, le rétablissement de la communion et de l'unité suppose que quelques normes ecclésio-légales prescrites par les saints canons soient appliquées.

Si les évêques de l'Eglise Russe à l'Etranger deviennent membres du Conseil des Eveques du Patriarcat de Moscou, alors naturellement, la confirmation de leurs élections par le Saint Synode du Patriarche comme désigné de manière canonique sera requis, quoique les élections actuelles vont se dérouler comme auparavant _ par le Conseil des évêques de l'Eglise Russe Hors Frontières. La même règle s'applique à l'élection du Premier Hiérarque.

La situation où des diocèses parallèles de l'Eglise Russe Frontièrs et ceux qui sont directement rattaché au Patriarcat de Moscou , existent sur le même territoire ne peut être considérée comme pleinement normale et canonique.

Mais comme elles s'est développée au cours d'une histoire très longue, elle ne peut être artificiellement modifiée en une courte période de temps.
Encore que nous espèrons que dans le futur, la coopération ,la concélébration et les contacts mutuels vont se développer plus avant et que la vie elle-même va nous amener au point où ces diocèses et paroisses vont fusionner.

Mais à la fois le calendrier et les formes d'une telle unité sont difficile à déterminer maintenant : laissons ceci à la Divine Providence.

"L'existence en Parallèle" mais en avant la question de la coopération entre archipasteurs et pasteurs. Nous espérons que cette interaction va se développer dans la paix et dans l'amour fraternel.

Des rencontres locales et régulières seront nécessaires, et nous n'avons aucun doute au sujet de leur réussite. Nous sommes d'abord motivés par le désir du salut et le bénéfice de notre troupeau.

Le Patriarcat de Moscou et l'Eglise Russe Hors Frontières ont développé des différences dans la pratique d'église dans de nombreux secteurs d'une importance secondaire.

Par exemple, dans a manière d'accepter ceux qui ont été baptisés dans différentes confessions chrétiennes dans l'Eglise ou à propos des mariages mixtes.

Ceci en fait est de peu d'importance, rien qui ne puisse sérieusement menacer l'unité de l'église. Que les pratiques existantes restent en place, au moins jusqu'à ce que l'Eglise sente la nécessité de changer un mode de pratique ou un autre.

De telles normes de disciplines d'église, et aussi les limites de l'économie ecclésiastique ont souvent changé pendant les siècles d'existence de l'Eglise Russe.

De plus elles diffèrent aujourd'hui entre les différentes Eglises Locales, t même à l'intérieur de quelques Eglises Locales : par exemple au Mont Athos, cette question est traitée de manière autre que dans d'autres endroits qui sont aussi sous la juridiction du Patriarche de Constantinople.

Le Patriarcat de Moscou, dans sa pratique générale, tient aux règles qui ont été créée avant la Révolution par le Saint Synode.

Encore que je suppose que rien n'empêche l'Eglise Russe Hors Frontières de suivre ses pratiques coutumières.

6. Avec le temps on entend parler de craintes, que l'unification n'entraîne la perte d'identité de l'Eglise Russe A l'Etranger. Les évènements de Terre Sainte sont souvent rappelés. Que pensez vous de telles peurs ?


La réponse à cette question peut être trouvée dans les documents qui ont été préparées par nos commissions, jointes et ont déjà été approuvées par les hiérarchies du Patriarcat de Moscou et et de l'Eglise Russe Hors Frontières : l' "acte de Communion Canonique" décrète que "l'Eglise Russe à l'Etranger" est indépendante dans les domaines pastorale, éducatif, administratif,direction, propriété et de droit civil".

Ainsi toutes les propriétés détenues par le ERHF ou leurs paroisses demeurent leurs propriétés sous leur contrôle total.

Quand le réel dialogue a commence entre le Patriarcat de Moscou et l'Eglise Russe Hors Frontières, une des premières décisions prises était d'abandonner toutes les réclamations en matière de propriétés foncièrs qui avaient existé avant le commencement du dialogue et même durant l'opposition.

Nous avons convenu qu'en matière de propriétés foncières, le status-quo serait préservé, à partir du moment ou les conversations auraient commencé.

Le Saint Synode a donné à nos évêques et à nos représentants de l'Eglise Orthodoxe Russe des instructions que dans quelques circonstances, quand il y aurait des problèmes encore non-résolus, ils devraient faire tous leurs efforts pour résoudre pacifiquement cette question.

Aussi longtemps que des vieilles querelles et de vieux conflits sont présents, je sens que cela ne vaut pas la peine d'y revenir encore et encore.

Il nous faut comprendre le contexte historique de ses évènements, c'est très désagréable de se souvenir mais des accusations si dures ont été entendues des deux cotés.

Nous avons même entendu dire qu'à l'étranger ils disaient que l'Eglise de Russie n'avait plus la grâce, et que même si les sacrements étaient accomplis, ils n'étaient valides que dans certaines églises, dans certains cas.

L'ouverture des paroisses par l'Eglise Orthodoxe Hors Frontières en Russie, l'acceptation de membres du clergé suspendus par les évêques du Patriarcat de Moscou, des affirmations que nos hiérarques prêchent des hérésies ouvertement et qu'ainsi toute censure canonique qu'ils imposent ne saurait être prise au sérieux.

C'était hélas l'amosphère dans laquelle il était difficile d'établir des relations normales.


Grâce à Dieu dans ces dernières années, tout a changé. Finallement nous pouvions nous rencontrer face à face. Et nous voir les uns et les autres comme des frères.

En Terre Sainte, nos représentants se saluent les uns et les autres avec amour, et ils discutent des affaires courantes, ils passent des accords de coopération.

Quoique nous n'ayons pas encore établie de communion Eucharistique, nous avons donné des instructions à toutes les églises du Patriarcat de Moscou en Terre Sainte pour que tous les pélerins de l'Eglise Orthodoxe Russe Hors Frontières pourraient si il le souhaitaient servir la Liturgie.

A Jericho les soeurs du Patriarcat de Moscou et de l'Eglise à l'Etranger vivent vraiment comme des soeurs, et nous espérons que cette pratique se répandra plus avant.
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Entretien avec le Patriarche de Moscou 1 Mai 2006
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