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 L'interrogation d'un jeune converti face au clergé de la génération 68

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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: L'interrogation d'un jeune converti face au clergé de la génération 68   Jeu 01 Nov 2012, 15:27

Citation :
Cher Arnaud,

Par où commencer ? Notre dernier échange remonte, si j'ai bonne mémoire, au moins de mai. Mon discernement est au point mort.

Et toi, comment vas-tu ?

Ma situation actuelle implique un isolement qui n'est pas tous les jours facile à vivre, et ce d'autant moins que je ne parviens pas, malgré de nombreuses initiatives, à consolider mes liens avec les membres de l'Eglise visible quels qu'ils soient. Peut-être Dieu veut-Il me dire quelque chose ? En tous cas, je sens que le fossé qui me sépare des fidèles inscrits dans la mouvance de Vatican II se creuse de plus en plus. Je crois comprendre pourquoi maintenant : le lien qui unit l'eglise visible à l'Eglise invisible devient si ténu qu'il est à craindre qu'il ne soit bientôt rompu. L'achèvement du processus de sécularisation est sans doute à l'origine de ce malaise. En tous cas, quand je parle d'eschatologie autour de moi, je suscite au mieux une défiance relative, et au pire une franche hostilité. Cela m'attriste, car j'ai de plus en plus la conviction qu'il est quasi impossible d'évangéliser les gens quand on a une sensibilité religieuse comme la mienne. Dans un Occident où même les catholiques sont dans leur grande majorité prisonniers d'une certaine idée du bonheur humain et obnubilés par la doctrine sociale de l'Eglise (qui se réduit de nos jours à un socialisme à peine spiritualisé, qui n'évoque plus guère la vie après la mort), comment faire pour travailler les hommes au coeur et annoncer la vie éternelle promise par le Christ ? Comment partager ce don que Dieu m'a fait, et éviter ainsi d'être comme le mauvais serviteur de la parabole des talents ?

Le fait est que je reste souvent sur ma faim quand je vois comment les membres de la hiérarchie de l'Eglise évoque la foi et les rapports que l'institution doit avoir avec le monde. J'en viens parfois à me demander s'ils ont encore le feu sacré, tant les homélies de bon nombre d'entre eux sont plates et mièvres, à force d'insister à ce point sur les délices de la charité fraternelle et de gommer les aspérités de la Croix. Ainsi, insatisfait dans mon désir d'aller au fond des choses, j'en viens à me former à l'Ecole d'auteurs du XIXe siècles voire d'avant cette époque (Cardinal Pie, Mgr Gaume, Bloy, Péguy, Bernanos, Grignion de Montfort, Saint Jean de la Croix ...). Je crois donc que je prends des positions de plus en plus traditionalistes, que j'assume. Décidément, le catholicisme rugueux et grave d'autrefois, qui n'en oubliait pas pour autant d'être doux et ne proposait pas une sainteté à bon marché, est le seul que je puisse supporter. Pour autant, je ne me dissimule pas qu'il sera très difficile d'évangéliser mes frères. Si tu trouves que mes paroles laissent transparaître de l'orgueil, n'hésite pas à me flanquer une correction fraternelle en bonne et due forme .

A ce propos, j'ai suivi de très loin le synode des évêques sur la nouvelle évangélisation qui a pris fin il y a quelques jours. J'ai parcouru les documents produits par ce rassemblement et je ne sais trop quelles conclusions il faut en tirer. Quel est donc ton avis là-dessus ?

Bien à toi dans le Christ et très bonne fête de la Toussaint !

William

_________________
Arnaud


Dernière édition par Arnaud Dumouch le Jeu 01 Nov 2012, 19:51, édité 1 fois
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petero



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MessageSujet: Re: L'interrogation d'un jeune converti face au clergé de la génération 68   Jeu 01 Nov 2012, 19:02

Arnaud Dumouch a écrit:
Citation :
Cher Arnaud,

Par où commencer ? Notre dernier échange remonte, si j'ai bonne mémoire, au moins de mai. Mon discernement est au point mort.

Et toi, comment vas-tu ?

Ma situation actuelle implique un isolement qui n'est pas tous les jours facile à vivre, et ce d'autant moins que je ne parviens pas, malgré de nombreuses initiatives, à consolider mes liens avec les membres de l'Eglise visible quels qu'ils soient. Peut-être Dieu veut-Il me dire quelque chose ? En tous cas, je sens que le fossé qui me sépare des fidèles inscrits dans la mouvance de Vatican II se creuse de plus en plus. Je crois comprendre pourquoi maintenant : le lien qui unit l'eglise visible à l'Eglise invisible devient si ténu qu'il est à craindre qu'il ne soit bientôt rompu. L'achèvement du processus de sécularisation est sans doute à l'origine de ce malaise. En tous cas, quand je parle d'eschatologie autour de moi, je suscite au mieux une défiance relative, et au pire une franche hostilité. Cela m'attriste, car j'ai de plus en plus la conviction qu'il est quasi impossible d'évangéliser les gens quand on a une sensibilité religieuse comme la mienne. Dans un Occident où même les catholiques sont dans leur grande majorité prisonniers d'une certaine idée du bonheur humain et obnubilés par la doctrine sociale de l'Eglise (qui se réduit de nos jours à un socialisme à peine spiritualisé, qui n'évoque plus guère la vie après la mort), comment faire pour travailler les hommes au coeur et annoncer la vie éternelle promise par le Christ ? Comment partager ce don que Dieu m'a fait, et éviter ainsi d'être comme le mauvais serviteur de la parabole des talents ?

Le fait est que je reste souvent sur ma faim quand je vois comment les membres de la hiérarchie de l'Eglise évoque la foi et les rapports que l'institution doit avoir avec le monde. J'en viens parfois à me demander s'ils ont encore le feu sacré, tant les homélies de bon nombre d'entre eux sont plates et mièvres, à force d'insister à ce point sur les délices de la charité fraternelle et de gommer les aspérités de la Croix. Ainsi, insatisfait dans mon désir d'aller au fond des choses, j'en viens à me former à l'Ecole d'auteurs du XIXe siècles voire d'avant cette époque (Cardinal Pie, Mgr Gaume, Bloy, Péguy, Bernanos, Grignion de Montfort, Saint Jean de la Croix ...). Je crois donc que je prends des positions de plus en plus traditionalistes, que j'assume. Décidément, le catholicisme rugueux et grave d'autrefois, qui n'en oubliait pas pour autant d'être doux et ne proposait pas une sainteté à bon marché, est le seul que je puisse supporter. Pour autant, je ne me dissimule pas qu'il sera très difficile d'évangéliser mes frères. Si tu trouves que mes paroles laissent transparaître de l'orgueil, n'hésite pas à me flanquer une correction fraternelle en bonne et due forme .

A ce propos, j'ai suivi de très loin le synode des évêques sur la nouvelle évangélisation qui a pris fin il y a quelques jours. J'ai parcouru les documents produits par ce rassemblement et je ne sais trop quelles conclusions il faut en tirer. Quel est donc ton avis là-dessus ?

Bien à toi dans le Christ et très bonne fête de la Toussaint !

William

Cher Arnaud,

Le titre du sujet est : "l'interrogation des jeunes convertis, face ...." et tu nous cite la lettre d'1 jeune. Ne crois-tu pas qu'il vaudrait mieux mettre "l'interrogation d'un jeune converti", plutôt que "des jeunes convertis" ; car je ne suis pas certain que tous les jeunes convertis pensent la même chose que ce jeune qui t'a écrit.
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Rose



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MessageSujet: Re: L'interrogation d'un jeune converti face au clergé de la génération 68   Jeu 01 Nov 2012, 19:17

Citation :
Le titre du sujet est : "l'interrogation des jeunes convertis, face ...." et tu nous cite la lettre d'1 jeune. Ne crois-tu pas qu'il vaudrait mieux mettre "l'interrogation d'un jeune converti", plutôt que "des jeunes convertis" ; car je ne suis pas certain que tous les jeunes convertis pensent la même chose que ce jeune qui t'a écrit.

Personnellement je la partage, et tous les jeunes Catholiques autour de moi y tendent avec des degrés.
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sacrecoeur94



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MessageSujet: Premier échange   Jeu 01 Nov 2012, 20:07

Salut à tous,

Auteur de la lettre qu'Arnaud a mise en ligne sur ce forum, je redoutais les premières réactions. Il est vrai que le ton de tout ça n'est pas très diplomate, mais il faut y voir moins de l'agressivité que de l'affolement devant le déficit grave de transmission de la foi et d'évangélisation dont souffre la frange "progressiste" de l'Eglise.

Pour éviter tout malentendu, je tiens à préciser que si je penche parfois du côté du traditionalisme, je ne suis pas pour autant ce qu'on pourrait appeler bien improprement un "intégriste". J'ai horreur de mélanger religion et politique d'une part, et de l'autre je ne suis pas un fanatique des thèses de Maurras et compagnie, bien au contraire.

Bien à vous dans la foi en Christ,

William
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Arnaud Dumouch
Administrateur


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MessageSujet: Re: L'interrogation d'un jeune converti face au clergé de la génération 68   Jeu 01 Nov 2012, 20:10

Cher William, Votre description est parfaite ! Tenez bon. Le renouveau arrive. Et on aura besoin de vous pour former tous les jeunes qui se précipiteront dans l'Eglise pour chercher Dieu et l'espérance théologale !

Vous êtes déjà philosophe. Devenez théologien, dans la fidélité au Magistère et aux grands docteurs de l'Eglise ! Very Happy

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Arnaud
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Chrysostome



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MessageSujet: Re: L'interrogation d'un jeune converti face au clergé de la génération 68   Jeu 01 Nov 2012, 20:42

sacrecoeur94 a écrit:
Salut à tous,

Auteur de la lettre qu'Arnaud a mise en ligne sur ce forum, je redoutais les premières réactions. Il est vrai que le ton de tout ça n'est pas très diplomate, mais il faut y voir moins de l'agressivité que de l'affolement devant le déficit grave de transmission de la foi et d'évangélisation dont souffre la frange "progressiste" de l'Eglise.

Pour éviter tout malentendu, je tiens à préciser que si je penche parfois du côté du traditionalisme, je ne suis pas pour autant ce qu'on pourrait appeler bien improprement un "intégriste". J'ai horreur de mélanger religion et politique d'une part, et de l'autre je ne suis pas un fanatique des thèses de Maurras et compagnie, bien au contraire.

Bien à vous dans la foi en Christ,

William

Bienvenue ! :hello:
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petero



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MessageSujet: Re: L'interrogation d'un jeune converti face au clergé de la génération 68   Jeu 01 Nov 2012, 20:48

William a écrit:
Décidément, le catholicisme rugueux et grave d'autrefois, qui n'en oubliait pas pour autant d'être doux et ne proposait pas une sainteté à bon marché, est le seul que je puisse supporter.

Cher William, bienvenu sur ce forum.

Qu'est-ce que vous entendez par "sainteté à bon marché" ? En général, quelque chose de bon marché, c'est quelque chose pas cher payé. Depuis quand la sainteté se paie ? J'ai comme l'impression que pour vous, la véritable sainteté, on doit la gagner à la sueur de son front ; on doit la mériter ; on doit souffrir.

Du temps de Thérèse, le temps que vous semblez regretter, ce temps où le catholicisme était rude et grave, effectivement, la sainteté elle était faite pour les forts, les héros ; elle n'était pas faite pour les petits, les simples, le faibles comme la petite Thérèse. La sainteté, on pensait la gagnait à la sueur de son front, en se faisant souffrir. On confondait alors "sainteté" et "perfection morale".

Quand Dieu nous invite à être parfait comme Dieu est parfait, de quel perfection s'agit-il ? Il s'agit de la perfection dans l'Amour ; de la sainteté dans l'Amour, car c'est dans l'Amour que Dieu nous veut saint et immaculé.

Sainte Thérèse, tout en respectant le chemin pris par ses pères, disait que ce chemin rude et grave, elle ne se s'entait pas la force de le gravir ; et pourtant elle était dévorée intérieurement par le désir d'être sainte et elle va chercher un chemin qu'elle puisse emprunter ; un chemin bien droit, tout simple et ce chemin elle va le trouver. En effet, elle va découvrir que c'est dans l'Amour que l'on a pour Lui et pour notre prochain, que Dieu nous veut parfait. Elle va donc chercher à grandir dans l'Amour de Dieu et du prochain, dans la Charité et pas en suivant un chemin rude et grave. Et elle va souffrir encore plus que ceux qui prônaient le sacrifice et les mortifications, car à l'image de Jésus elle va beaucoup aimer ; et c'est parce qu'elle a beaucoup aimé qu'elle a communié à la passion de Jésus.

Quand on suit Jésus sur le chemin de l'Amour jusqu'au don total de soi à Dieu et à ses frères, alors on trouve la croix sur notre chemin. Pas besoin de la chercher. Un jour le diable se charge de nous la poser sur les épaules pour nous décourager sur le chemin de l'Amour.

L'Eglise n'a pas à proposer la sainteté ; elle doit nous inviter à suivre Jésus sur le Chemin de l'Amour, de la Charité. Et c'est en suivant Jésus sur ce Chemin de l'Amour que la sainteté dans l'Amour nous sera donné gratuitement. Cela ne veut pas dire que l'on aura pas d'effort à faire, car s'il est un chemin qui soit plus difficile que les autres, c'est bien le chemin de l'Amour. Porter un silice sur soi pour souffrir en vu d'expier ses péchés, c'est plus facile à faire que d'aimer ses ennemis, de faire du bien à ceux qui nous persécutent.

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sacrecoeur94



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MessageSujet: Quelques éclaircissements   Jeu 01 Nov 2012, 22:32

Bonsoir Petero,

Ce que vous dites n'est en effet qu'une impression, car la sainteté n'est effectivement pas quelque chose qui se négocie à la force du poignet. Il est également juste que Dieu nous envoie des épreuves au temps qu'Il a marqué et qu'à ce titre nous ne devons pas les rechercher nous-mêmes. Rassurez-vous donc, car je ne suis pas janséniste pour deux sous. Que vous sembliez le penser me chagrine d'ailleurs.

Cela étant, j'ai parfois entendu des gens d'Eglise soutenir que la Croix n'était pas le centre de la prédication chrétienne (comme si l'on pouvait arriver à la résurrection dans la Gloire par d'autres voix) ou que le Diable n'avait de consistance que symbolique. Autant de petites confidences qui m'incitent à penser qu'une bonne partie de l'Eglise visible ne croit plus vraiment en ce qu'Elle raconte. On ne parle quasi plus que de la charité fraternelle qui doit unir les croyants aux croyants, ainsi qu'aux croyants d'autres religions et aux non-croyants ; mais on passe un peu vite sur le chemin tant intérieur qu'extérieur qu'il faut parcourir avant de parvenir à cet état de communion fraternelle. Vous me citez la petite Thérèse pour étayer votre propos et vous avez raison en un sens, mais attention à ne pas oublier qu'elle a souffert un véritable martyre dans la maladie et la tentation contre la foi avant d'atteindre à cet abandon total par Amour que vous évoquez. Aussi et surtout, il faut prendre garde à ne pas oublier que Thérèse a reçu de Dieu une nature délicate qui lui a permis de comprendre aisément la signification de l'esprit d'enfance. De ce point de vue, la vocation de Thérèse est mariale : elle n'a pas eu, comme le Christ le recommande à ses apôtres, à devenir comme un petit enfant pour entrer dans le Royaume de Dieu, car le péché originel a eu tellement peu d'empire sur son âme durant sa vie qu'elle a pu atteindre très vite à la sainteté.

Tel n'est pas, me semble-t-il, le cas de l'homme contemporain en règle générale, chez qui un désir insatiable d'amour peut voisiner avec un endurcissement inouï. Thérèse était une âme pure et innocente par rapport à notre humanité, qui est davantage gangrénée qu'elle ne le croit par la dureté de coeur consécutive au péché originel. Le problème de notre époque, c'est qu'elle n'est pas assez lucide vis-à-vis d'elle-même, et donc qu'elle ne peut pas prétendre avoir vraiment confiance en Dieu. Thérèse est à utiliser en fin de parcours et non au début, autrement on risque de faire tous les contre-sens possible sur la teneur de son message. Pour ma part, je préfère commencer par un saint comme Grignion de Montfort qui, sans être une brute épaisse, marque davantage que le chemin de la sainteté est difficile aux âmes charnelles que nous sommes.

Voilà ! Vous m'avez donné à réfléchir en tous cas et j'espère que vous ne me tiendrez pas pour un infréquentable Very Happy

Bien à vous en Christ,

William
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petero



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MessageSujet: Re: L'interrogation d'un jeune converti face au clergé de la génération 68   Jeu 01 Nov 2012, 23:24

sacrecoeur94 a écrit:
Bonsoir Petero,

Ce que vous dites n'est en effet qu'une impression, car la sainteté n'est effectivement pas quelque chose qui se négocie à la force du poignet. Il est également juste que Dieu nous envoie des épreuves au temps qu'Il a marqué et qu'à ce titre nous ne devons pas les rechercher nous-mêmes. Rassurez-vous donc, car je ne suis pas janséniste pour deux sous. Que vous sembliez le penser me chagrine d'ailleurs.

Cela étant, j'ai parfois entendu des gens d'Eglise soutenir que la Croix n'était pas le centre de la prédication chrétienne (comme si l'on pouvait arriver à la résurrection dans la Gloire par d'autres voix) ou que le Diable n'avait de consistance que symbolique. Autant de petites confidences qui m'incitent à penser qu'une bonne partie de l'Eglise visible ne croit plus vraiment en ce qu'Elle raconte. On ne parle quasi plus que de la charité fraternelle qui doit unir les croyants aux croyants, ainsi qu'aux croyants d'autres religions et aux non-croyants ; mais on passe un peu vite sur le chemin tant intérieur qu'extérieur qu'il faut parcourir avant de parvenir à cet état de communion fraternelle. Vous me citez la petite Thérèse pour étayer votre propos et vous avez raison en un sens, mais attention à ne pas oublier qu'elle a souffert un véritable martyre dans la maladie et la tentation contre la foi avant d'atteindre à cet abandon total par Amour que vous évoquez. Aussi et surtout, il faut prendre garde à ne pas oublier que Thérèse a reçu de Dieu une nature délicate qui lui a permis de comprendre aisément la signification de l'esprit d'enfance. De ce point de vue, la vocation de Thérèse est mariale : elle n'a pas eu, comme le Christ le recommande à ses apôtres, à devenir comme un petit enfant pour entrer dans le Royaume de Dieu, car le péché originel a eu tellement peu d'empire sur son âme durant sa vie qu'elle a pu atteindre très vite à la sainteté.

Tel n'est pas, me semble-t-il, le cas de l'homme contemporain en règle générale, chez qui un désir insatiable d'amour peut voisiner avec un endurcissement inouï. Thérèse était une âme pure et innocente par rapport à notre humanité, qui est davantage gangrénée qu'elle ne le croit par la dureté de coeur consécutive au péché originel. Le problème de notre époque, c'est qu'elle n'est pas assez lucide vis-à-vis d'elle-même, et donc qu'elle ne peut pas prétendre avoir vraiment confiance en Dieu. Thérèse est à utiliser en fin de parcours et non au début, autrement on risque de faire tous les contre-sens possible sur la teneur de son message. Pour ma part, je préfère commencer par un saint comme Grignion de Montfort qui, sans être une brute épaisse, marque davantage que le chemin de la sainteté est difficile aux âmes charnelles que nous sommes.

Voilà ! Vous m'avez donné à réfléchir en tous cas et j'espère que vous ne me tiendrez pas pour un infréquentable Very Happy

Bien à vous en Christ,

Cher William,

Il faut parfois être un peu provocateur pour pousser nos interlocuteurs à aller plus en profondeur dans l'expression de leur foi. Vous me rassurez en me disant que vous n'êtes pas janséniste.

Je suis de ceux qui ne mettent pas la croix au centre de la prédication chrétienne, mais qui mettent plutôt l'amour de Jésus. La croix ne fait que nous révéler l'amour de Jésus ; tout comme la passion que Thérèse nous révèle son grand amour pour Jésus et pour les pécheurs. C'est celui qui aime, souvenez-vous de ce que dit St Paul, qui peut tout supporter, qui peut suivre Jésus jusqu'à la croix. Il nous faut donc commencer par nous livrer à l'Amour de Jésus, à nous livrer à Jésus sans réserve pour comprendre son Amour infini, pour faire l'expérience de son Amour infini.

Thérèse n'est donc pas à prendre en fin de parcours, mais en début de parcours et moi, c'est au début de mon parcours qu'elle est venue me chercher. Et c'est après m'avoir fait découvrir qu'il fallait commencer par se livrer à l'Amour, s'abandonner à l'Amour qu'elle m'a conduit à Thérèse d'avila, Jean de la Croix.

La petite voie d'enfance c'est bien la voie où l'on commence par s'abandonner entre les mains de Dieu, tout comme l'enfant s'abandonne entre les mains de ses parents en qui il met toute sa confiance, à cause de sa faiblesse et de son indigence.

Contrairement à ce que vous semblez croire,Thérèse n'a pas attendu l'épreuve de la maladie et de la nuit de la foi pour s'abandonner totalement à Jésus. Thérèse dès qu'elle est entrée au Carmel, s'est livré totalement à Jésus en composant son acte d'offrande à l'Amour miséricordieux ; et c'est parce qu'elle s'est livré sans réserve que Jésus l'a associé au mystère de la Rédemption en l'invitant à manger à la table des pécheurs. On peut même dire qu'elle s'était déjà livrée à Jésus, le jour de sa première communion.

C'est parce que Thérèse était déjà toute livrée à l'Amour, à Jésus, qu'elle a pu traverser ce martyre et ces tentations contre la Foi ; car Thérèse s'est appuyé durant ces épreuves terribles, sur son Amour pour Jésus et sur l'Amour de Jésus pour elle.

Regardez les martyrs, s'ils ont tenu, c'est aussi à cause de leur grand amour pour Jésus ; c'est parce qu'ils s'étaient déjà livré à Jésus, à son Amour.

Comprenez-vous ce que je veux dire ?

Je vous rassure, il n'y a pas pour moi de personne qui soient infréquentable. Même le plus grand pécheur est fréquentable et a droit à notre amour.

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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: L'interrogation d'un jeune converti face au clergé de la génération 68   Ven 02 Nov 2012, 07:19

Cher William, La qualité de vos réponses me réjouit et m'oblige à insister pour vous encourager à continuer à vous préparer par votre formation. Ne vous découragez pas. L'heure viendra de la "pèche miraculeuse" et de la renaissance de l'Eglise en Occident.

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Arnaud
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sacrecoeur94



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MessageSujet: Re: L'interrogation d'un jeune converti face au clergé de la génération 68   Ven 02 Nov 2012, 11:06

Bonjour à tous,

Pour Arnaud : Ne vous en faites pas pour ma préparation. Pour l'instant, je procède modestement en lisant la Bible mais je compte bien m'attaquer aux grands théologiens et aux mystiques ensuite. D'ailleurs, faut-il commencer par les mystiques ou par les théologiens, d'après vous.

A Petero : C'est un plaisir de vous répondre ! Une fois de plus, je constate que nos points de vue respectifs ne sont pas si opposés. Vous mentionnez le mouvement d'offrande à l'Amour miséricordieux que Thérèse et bien d'autres avant elle ont fait, et avec raison. Il est vrai que c'est en ayant leur regard fixé sur le Christ que les martyres ont pu accueillir dans l'Amour des souffrances qui, dans la perspective du Monde, paraissent terrible. Ceci dit, quand je considère l'état du Monde à l'heure présente, et la situation dans laquelle l'Eglise se débat, je me dis qu'on parle trop de l'abandon à la Miséricorde dont parle Thérèse pour vraiment comprendre le décentrement qu'il implique. Combien de croyants (dont moi) disent avoir une pleine confiance dans le Seigneur, qui ne mesurent pas l'intensité des souffrances que cela implique ? Pour mieux dire, si la souffrance n'est peut-être pas d'abord la voie qui conduit à l'abandon à la divine Miséricorde, elle en est la preuve et l'épreuve.

Encore une fois, le problème des catholiques de ma génération (et je m'inclus dans le lot), c'est qu'ils disent trop facilement avoir confiance en Dieu alors qu'ils ne savent pas vraiment ce qu'est l'authentique confiance (pour cela, je suis convaincu qu'il faut avoir été éprouvé dans sa chair ou dans son esprit, extérieurement ou intérieurement), ceci parce que, quand ils croient regarder Dieu, ils ne regardent en vérité qu'eux-mêmes. La raison en est que l'abandon à la divine Miséricorde est un mouvement très difficile à faire pour qui est habitué à évoluer dans un cadre de pensée individualiste et une forme de société où l'on incite les gens à gérer leur vie comme des entreprises, afin d'en avoir une parfaite maîtrise. C'est pourquoi je suis convaincu que l'enseignement de Thérèse doit être le couronnement et non le point de départ d'un itinéraire de purification spirituelle, qui ne peut être que douloureux et rempli de tribulations pour les hommes du XXIème siècle que nous sommes. Cela parce que, encore une fois, nous sommes enfoncés jusqu'au cou dans les conséquences du péché originel, alors que Thérèse et les autres saints et martyrs, en vertu de leur mode de vie, l'étaient quand même moins que nous.

Voilà pourquoi, à mon sens, il n'est pas bon pour tout le monde d'en venir trop vite à la petite Thérèse, car tout le monde ne commence pas au même point sur la route qui mène à la sainteté. Certaines âmes ont en effet la tentation de croire prématurément qu'elles sont purifiées ou en voie de l'être, alors que ce n'est pas le cas.

En somme, vous l'aurez compris, j'ai une foi profondément marquée par le sens du péché originel là où la vôtre se fonde davantage sur la Miséricorde et la charité fraternelle.

En vous souhaitant un jour des morts féconds en prières, je demeure,

Bien à vous tous en Christ,

William
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: L'interrogation d'un jeune converti face au clergé de la génération 68   Ven 02 Nov 2012, 11:13

[quote]
sacrecoeur94 a écrit:
Bonjour à tous,

Pour Arnaud : Ne vous en faites pas pour ma préparation. Pour l'instant, je procède modestement en lisant la Bible mais je compte bien m'attaquer aux grands théologiens et aux mystiques ensuite. D'ailleurs, faut-il commencer par les mystiques ou par les théologiens, d'après vous.

Les deux, de manière équilibrée.

Une année dans saint Thomas vaut mieux que toute sa vie dans n'importe quel auteur, disait saint Pie X.

Mais saint Thomas n'est pas sans danger et sans erreur : il peut transformer un chrétien qui ne nourrit pas son coeur en un cerveau glacé. D'où la nécessité de lire en même temps, par exemple, des vies de saints ou sainte Thérèse de Lisieux. Et surtout de vivre avec Marie dans sa prière.

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Arnaud
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MessageSujet: Re: L'interrogation d'un jeune converti face au clergé de la génération 68   Ven 02 Nov 2012, 11:24

Bienvenue William ! Et bonne continuation ! sunny
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petero



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MessageSujet: Re: L'interrogation d'un jeune converti face au clergé de la génération 68   Ven 02 Nov 2012, 20:34

sacrecoeur94 a écrit:
A Petero : C'est un plaisir de vous répondre ! Une fois de plus, je constate que nos points de vue respectifs ne sont pas si opposés. Vous mentionnez le mouvement d'offrande à l'Amour miséricordieux que Thérèse et bien d'autres avant elle ont fait, et avec raison. Il est vrai que c'est en ayant leur regard fixé sur le Christ que les martyres ont pu accueillir dans l'Amour des souffrances qui, dans la perspective du Monde, paraissent terrible. Ceci dit, quand je considère l'état du Monde à l'heure présente, et la situation dans laquelle l'Eglise se débat, je me dis qu'on parle trop de l'abandon à la Miséricorde dont parle Thérèse pour vraiment comprendre le décentrement qu'il implique. Combien de croyants (dont moi) disent avoir une pleine confiance dans le Seigneur, qui ne mesurent pas l'intensité des souffrances que cela implique ? Pour mieux dire, si la souffrance n'est peut-être pas d'abord la voie qui conduit à l'abandon à la divine Miséricorde, elle en est la preuve et l'épreuve.

Cher sacrécoeur,

Quand je me suis livré à Jésus, après que Thérèse de Lisieux soit venu me chercher (voir mon témoignage : sujet : "témoin de Sainte Thérèse), j'avais en mon coeur le désir d'aimer Jésus jusque dans la communion à sa passion. Je me suis offert un Jeudi Saint et 7 mois plus tard, Jésus me révèlait qu'il me faudrait beaucoup souffrit pour réparer toutes les blessures portées contre l'Eglise, contre son Corps Mystique. Je me suis alors vu crucifié sur la croix et j'ai pris peur parce que je n'aimai pas, à cet moment là, souffrir. J'ai repoussé par trois fois le calice et j'ai fini par m'abandonner en me souvenant de mon acte d'offrande fait 7 mois auparavant. Et là je me suis dit que si vraiment Jésus voulait me faire communier à sa passion, qu'il serait là avec moi et qu'il me soutiendrait, qu'il ne me donnerait pas à porter plus que je ne le pourrai. Et j'ai effectivement souffert pendant de longues années ; crucifié que j'ai été par ma famille, par mon épouse et mes enfants et par mon autre famille, l'Eglise.

Je me suis abandonné avant d'être associé à la passion de Jésus ; tout comme Jésus s'est Lui-même abandonné avant de vivre sa passion, au jardin des oliviers.

sacrecoeur a écrit:
Encore une fois, le problème des catholiques de ma génération (et je m'inclus dans le lot), c'est qu'ils disent trop facilement avoir confiance en Dieu alors qu'ils ne savent pas vraiment ce qu'est l'authentique confiance (pour cela, je suis convaincu qu'il faut avoir été éprouvé dans sa chair ou dans son esprit, extérieurement ou intérieurement), ceci parce que, quand ils croient regarder Dieu, ils ne regardent en vérité qu'eux-mêmes. La raison en est que l'abandon à la divine Miséricorde est un mouvement très difficile à faire pour qui est habitué à évoluer dans un cadre de pensée individualiste et une forme de société où l'on incite les gens à gérer leur vie comme des entreprises, afin d'en avoir une parfaite maîtrise.

Je ne suis pas de ta génération, c'est vrai et peut-être que tu as raison pour les jeunes de ton âge. Il leur ai plus difficile de faire cet acte d'abandon à la Divine miséricorde.

sacrecoeur a écrit:
C'est pourquoi je suis convaincu que l'enseignement de Thérèse doit être le couronnement et non le point de départ d'un itinéraire de purification spirituelle, qui ne peut être que douloureux et rempli de tribulations pour les hommes du XXIème siècle que nous sommes. Cela parce que, encore une fois, nous sommes enfoncés jusqu'au cou dans les conséquences du péché originel, alors que Thérèse et les autres saints et martyrs, en vertu de leur mode de vie, l'étaient quand même moins que nous.

Voilà pourquoi, à mon sens, il n'est pas bon pour tout le monde d'en venir trop vite à la petite Thérèse, car tout le monde ne commence pas au même point sur la route qui mène à la sainteté.

Souvent ce sont les saints eux-mêmes qui viennent nous chercher. Nous ne sommes pas tous appelés à entrer au noviciat de Thérèse Very Happy

sacrécoeur a écrit:
En somme, vous l'aurez compris, j'ai une foi profondément marquée par le sens du péché originel là où la vôtre se fonde davantage sur la Miséricorde et la charité fraternelle.

J'ai été formé par Thérèse qui dit dans un : "moi si j'avais commis, tous les crimes possibles, je garderai toujours la même confiance, car je sais bien que cette multitude d'offense, n'est qu'une goutte d'eau dans un brasier ardent".



Bien à vous tous en Christ,

William[/quote]
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sacrecoeur94



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MessageSujet: Re: L'interrogation d'un jeune converti face au clergé de la génération 68   Ven 02 Nov 2012, 21:16

Bonsoir Petero,

Merci d'avoir partagé avec moi ces moments douloureux de ton propre parcours de foi vécus dans l'Amour du Christ, car tu n'étais pas obligé de te livrer à ce point. Ce que tu dis m'amène à penser que si, pour souffrir beaucoup, il faut aimer beaucoup, la réciproque est tout aussi vraie.

Pour aller plus loin dans la discussion, je te propose d'aller jeter un coup d'oeil à un site consacré au Père Marie-Dominique Molinié. C'était un prêtre qui avait le charisme de la prédication et de l'enseignement. Il a essayé de faire se rejoindre le thomisme et la théologie des saints, et était d'ailleurs un admirateur de la petite Thérèse. Peut-être le connais-tu ? En tous cas, c'est à lui que je dois mon goût pour l'eschatologie. Voici l'adresse de ce site :

http://pere-molinie.com/index_fr.php


J'attends ta réaction ! Dieu te garde !

William
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MessageSujet: Re: L'interrogation d'un jeune converti face au clergé de la génération 68   Ven 02 Nov 2012, 22:10

C'est un dominicain, le Père Molinié ?

Bienvenue, sacrécoeur !
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petero



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MessageSujet: Re: L'interrogation d'un jeune converti face au clergé de la génération 68   Sam 03 Nov 2012, 08:06

sacrecoeur94 a écrit:
Bonsoir Petero,

Merci d'avoir partagé avec moi ces moments douloureux de ton propre parcours de foi vécus dans l'Amour du Christ, car tu n'étais pas obligé de te livrer à ce point. Ce que tu dis m'amène à penser que si, pour souffrir beaucoup, il faut aimer beaucoup, la réciproque est tout aussi vraie.

Pour aller plus loin dans la discussion, je te propose d'aller jeter un coup d'oeil à un site consacré au Père Marie-Dominique Molinié. C'était un prêtre qui avait le charisme de la prédication et de l'enseignement. Il a essayé de faire se rejoindre le thomisme et la théologie des saints, et était d'ailleurs un admirateur de la petite Thérèse. Peut-être le connais-tu ? En tous cas, c'est à lui que je dois mon goût pour l'eschatologie. Voici l'adresse de ce site :

http://pere-molinie.com/index_fr.php


J'attends ta réaction ! Dieu te garde !

William

Merci pour le lien. Je ne connaissais pas ce dominicain. Moi j'ai surtout fréquenté les enseignements du père Marie Eugène de l'Enfant Jésus, auprès de qui Thérèse m'a conduit après m'avoir conduit aux pères Cisterciens, à Thérèse d'Avila et Jean de la Croix.

Je reconnais aussi que je ne suis pas spécialement branché sur l'eschatologie comme l'est Arnaud par exemple. Arnaud parle beaucoup de notre rencontre avec Jésus à l'heure de la mort. Moi je m'intéresse plutôt à notre rencontre avec Jésus, aujourd'hui, alors que nous sommes encore sur terre. Il ne faut pas oublier Jésus qui vient au devant de nous aujourd'hui et qu'il se donne à nous aujourd'hui ; Jésus qui vient avec son Esprit et les saints et l'Eglise, nous éveiller à la Vie dans l'Amour ; qui vient justement nous préparer à ce jour où il nous fera entrer dans la vision béatifique.



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julia



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MessageSujet: Re: L'interrogation d'un jeune converti face au clergé de la génération 68   Mer 07 Nov 2012, 18:34

sacrecoeur94 a écrit:
Salut à tous,

Auteur de la lettre qu'Arnaud a mise en ligne sur ce forum, je redoutais les premières réactions. Il est vrai que le ton de tout ça n'est pas très diplomate, mais il faut y voir moins de l'agressivité que de l'affolement devant le déficit grave de transmission de la foi et d'évangélisation dont souffre la frange "progressiste" de l'Eglise.

Pour éviter tout malentendu, je tiens à préciser que si je penche parfois du côté du traditionalisme, je ne suis pas pour autant ce qu'on pourrait appeler bien improprement un "intégriste". J'ai horreur de mélanger religion et politique d'une part, et de l'autre je ne suis pas un fanatique des thèses de Maurras et compagnie, bien au contraire.

Bien à vous dans la foi en Christ,

William

Bonjour et bienvenue cher William, "Sacré Coeur".

En fait nous sommes nombreux comme toi , convertis depuis plus ou moins longtemps , fou amoureux de l'Eglise de Notre Seigneur Jésus-Christ et aussi sidérés par l'apparente tiédeur qui semble y règner de nos jours...

Tu trouveras dans la Tradition toutes le réponses à tes attentes, attention toutefois à ne pas t'aventurer sur des terres hors de l'Eglise : la FSSP, l'Institut du Christ Roi par exemple, sont très bien , car rattachés à Rome.

Après avoir passé un certain temps dans la Tradition Catholique, dépositaire de trésors capables de mener la barque de Pierre jusqu'au bout, quoi qu'il arrive, tu comprendras mieux le sens véritable des Vérités édictées par Vatican II...tout en gardant intacte la Tradition et sa force.

Et prie le Seigneur pour recevoir LE directeur spirituel qui te guidera vers le destin que Dieu a pour toi.

Loué soit Notre Seigneur Jésus Christ ! Very Happy
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Cécile



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MessageSujet: Re: L'interrogation d'un jeune converti face au clergé de la génération 68   Jeu 08 Nov 2012, 16:27

Bonjour sacrécoeur !

Commencer par la lecture de la Bible est une excellente chose Very Happy

Les Pères de l'Église sont aussi très importants en ceci qu'ils étaient proches (dans le temps) des premiers Chrétiens, voire, pour certains, des témoins oculaires...

Et, plutôt qu'un directeur, je vous souhaite de trouver un accompagnateur spirituel.
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sacrecoeur94



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MessageSujet: Re: L'interrogation d'un jeune converti face au clergé de la génération 68   Ven 09 Nov 2012, 16:18

Cécile et Julia, salut à vous deux !

Merci de vos messages d'encouragement. Ne vous en faites pas pour moi, car j'ai encore toute ma tête même si je suis un fou du Christ Very Happy . Je tiens ainsi à demeurer en pleine communion avec l'Eglise, ce qui implique d'accepter pleinement Vatican II, j'en ai conscience.

Ce qui m'attriste un peu au fond, c'est que j'ignore encore comment être utile à l'Eglise avec les dons d'intelligence et de profondeur que je tiens du Seigneur. C'est qu'il y a de moins en moins de croyants disposés à partager avec moi ce qu'Il me fait sentir. C'est peut-être cela qui me rend parfois un peu rugueux et me fait me tenir à la limite de l'orgueil. Fort heureusement, j'ai déjà un très bon accompagnateur spirituel qui m'aide à garder les pieds sur terre tout en comprenant ma sensibilité religieuse.

Je vais, je crois, aller me renseigner sur la spiritualité dominicaine : sans doute est-ce en elle que je trouverai matière à nourrir l'appel que je ressens à une forme d'apostolat au travers de l'enseignement et à me mettre au service de l'Eglise.

Bien à vous deux en Christ ! Merci de votre gentillesse !

William
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