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 Confession

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Cécile



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MessageSujet: Re: Confession   Mar 06 Fév 2007, 21:15

Je trouve un peu gênant ce procédé de "citation fictive" qui consiste à faire dire à quelqu'un ce qu'il est supposé penser, ou aurait pu penser...

Je crois qu'il serait bon de signaler que ce n'est pas une citation authentique.
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jo zecat
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MessageSujet: Re: Confession   Mar 06 Fév 2007, 21:17

Arnaud Dumouch a écrit:
jo zecat a écrit:
Donc, j'en conclus que ce n'est pas la peine de se confesser....puisque pour tout à chacun, le problème est le pardon et qu'on est pardonné dans les deux cas.....salut

Les sacrements sont donc inutiles



Analogie de la pensée de Jo: Very Happy
Citation :
Donc, j'en conclus que, dans la vie du couple, ce n'est pas prendre le temps pour demander pardon à son époux. Une lettre, mise avec un aimant sur le frigo suffit....puisque pour tout à chacun, le problème est le pardon et qu'on est pardonné dans les deux cas.....salut

La parole longue, les explications, les larmes, les baisers physiques sont donc inutiles
Mr.Red

Je trouve tes analogies avec la vie de couple, tellement répétives qu'elles sont usées, fatigantes et qu'elles finissent par paupériser la vie avec la grace
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Confession   Mar 06 Fév 2007, 22:12

jo zecat a écrit:


Je trouve tes analogies avec la vie de couple, tellement répétives qu'elles sont usées, fatigantes et qu'elles finissent par paupériser la vie avec la grace

C'est justement parce que vous ne pratiquez pas l'analogie que vous en arriver à chosifier les sacrements, les transformant, en aide qu'ils sont pour la vie de la grâce, en un piège excluant de la grâce.

Citation :
Si on reconnaît que c'est Jésus qui a institué ce sacrement, c'est qu'il a jugé bon que son pardon passe par un prêtre.

Le pardon ne passe pas par un prêtre. Le prêtre devient sacramentellement Jésus qui pardonne les péchés :
Citation :
"Je te pardonne tous tes péchés".

Dans tous les sacrement institués par Jésus, il y a une chose de commune: LA GRÂCE EST SENSIBLEMENT SIGNIFIEE. Et elle passe ainsi.

Mais dire comme cela que que Jésus a jugé bon que son pardon passe par un prêtre, en sous-entendant que le pardon ne passera jamais sans le prêtre, serait très en dehors de l'intention de Jésus et de son Eglise. Encore une fois, ce serait tomber dans cette propention à réifier la grâce dans les seuls sacrements.
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lagaillette



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MessageSujet: Re: Confession   Mar 06 Fév 2007, 22:16

Code:
La confession à Dieu dans sa prière, à un prêtre par le sacrement, ou face au Christ à l'heure de la mort portent essentiellement le même fruit: la réconciliation avec Dieu.

dit Arnaud.

La confession directe à Dieu peut donc produire le fruit de la réconciliation avec Dieu ; et si ce fruit peut se produire au cas où on se trouve « à l’heure de la mort », on ne voit pas pourquoi il ne pourrait pas se produire dans les cas plus « ordinaires », comme le pensent nos frères protestants.

On rejoint alors ce que je disais :

Code:
Finalement, je crois que la grâce du sacrement peut passer aussi bien par la confession directe à Dieu que par la confession à un prêtre.

Jo en conclut :

Code:
Donc, pourquoi se confesser si ça a le même fruit ?

En effet, bien des gens ne se confessent jamais, ni ne vont à la messe, et ne s’en portent pas forcément plus mal.

Devrait-on alors en conclure que la confession, et, en général, les sacrements, ne servent à rien ?

Je dirais que c’est comme pour les médicaments : certains patients auront besoin de tel type de médicaments ; pour d’autres, ce sera un autre type de médicament. Pourquoi faudrait-il faire passer tout le monde dans le même moule ?

J’ai bien noté, Cécile, les différences que tu indiques entre la confession à un prêtre et la confession directe à Dieu :

Code:
- l'exercice "actif" de l'humilité.
- la grâce du sacrement.
- le fait d'avoir à formuler en paroles claires fait prendre conscience de ses péchés sans se trouver d'excuses.
- la certitude d'être réconciliée avec Dieu.

En fait, je pense que c’est le « troisièmement » qui distingue essentiellement la conception catholique et la conception protestante de la réconciliation avec Dieu : le fait de « verbaliser », (comme en dit en langage « psy « ), ce qui ne va pas en nous et dans nos rapports avec les autres.

Et c’est cette fonction de « catharsis » qu’assurait la confession catholique qui a été reprise, « laïcisée », si on peut dire, par les thérapies « psy ».

Bien sûr, pour ceux qui croient en Dieu, il reste essentiel que cette « purgation » se fasse dans un cadre, et en des termes religieux : « humilité », « sacrement », « péché », « réconciliation avec Dieu ».
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Confession   Mar 06 Fév 2007, 22:26

Citation :
[quote="lagaillette"]
Code:
La confession à Dieu dans sa prière, à un prêtre par le sacrement, ou face au Christ à l'heure de la mort portent essentiellement le même fruit: la réconciliation avec Dieu.

dit Arnaud.

La confession directe à Dieu peut donc produire le fruit de la réconciliation avec Dieu ; et si ce fruit peut se produire au cas où on se trouve « à l’heure de la mort », on ne voit pas pourquoi il ne pourrait pas se produire dans les cas plus « ordinaires », comme le pensent nos frères protestants.

Oui, la confession directe à Dieu produit évidemment une vraie réconciliation. Mais les protestants, en se coupant complètement de la grâce sacramentelle SENSIBLE, PALPABLE, CONCRETE et ADAPTEE A LA NATURE HUMAINE CORPS ET AME, finissent souvent par oublier le caractère solennel et important de cette réconciliation avec Dieu. autrement dit, ils se coupent d'une aide fort utile et c'est dommage. Leur religion en devient élitiste et très intellectualisante.


Citation :
Devrait-on alors en conclure que la confession, et, en général, les sacrements, ne servent à rien ?

Entre servir à TOUT (sous peine de ne jamais être pardonné) et ne srervir à rien, qui dans ce site, à part Clotilde, comprend qu'il servent comme un super moyen qui concrétise, solennise le pardon avec Dieu. affraid


Citation :
Je dirais que c’est comme pour les médicaments : certains patients auront besoin de tel type de médicaments ; pour d’autres, ce sera un autre type de médicament. Pourquoi faudrait-il faire passer tout le monde dans le même moule ?

Je dirais que, dans la vie de l'amour (au risque d'épuiser totalement Jo Mr. Green ) il existe effectivement divers moyens de se réconcilier après une faute.

Mais TOUJOURS TOUJOURS, il y a ces quatre phases qui se réalisent, selon les âges, avec plus ou moins de passion, plus ou moins d'explicitation : explication, contrition, volonté de changer, réparation. C'est d'ailleurs dans le rituel même du sacrement et c'est significatif.


N'avez vous pas cette expérience, en tant que vieux routier de l'amour ?

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Arnaud
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Clotilde
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MessageSujet: Re: Confession   Mar 06 Fév 2007, 22:52

Cécile a écrit:
Evidemment, si un catholique, sachant qu'ils apportent la grâce, les méprisaient totalement, il ne recevrait plus la grâce.
Mais à l'inverse, il est évident que par sa grâce et dans le coeur à coeur de la vie spirituelle, Dieu devance les sacrements. C'est ce que Arnaud a écrit un peu plus haut.

oui, mais pas dans le sens où tu le suggères, il ne s'agit pas de mépriser un peu les sacrement mais de ne pas les mépriser du tout..!

Citation :

Si on reconnaît que c'est Jésus qui a institué ce sacrement, c'est qu'il a jugé bon que son pardon passe par un prêtre.

oui, je ne dis pas le contraire. Mais ça ne réponds pas à ma question.

;)
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lagaillette



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MessageSujet: Re: Confession   Mar 06 Fév 2007, 22:52

Code:
TOUJOURS TOUJOURS, il y a ces quatre phases qui se réalisent, selon les âges, avec plus ou moins de passion, plus ou moins d'explicitation : explication, contrition, volonté de changer, réparation. C'est d'ailleurs dans le rituel même du sacrement et c'est significatif.


N'avez vous pas cette expérience, en tant que vieux routier de l'amour ?

En « vieux routier de l’amour », je n’ai jamais décortiqué ainsi les phases des relations avec les personnes que j’ai connues. Je sais que je leur ai fait du mal, et je n’aime pas faire du mal aux personnes que j’aime (et j’aime tout le monde) : quand on a pu « verbaliser » les malentendus qui ont pu les faire souffrir, ça s’est arrangé et nos relations en sont sorties grandies ; dans le cas contraire, ça a tourné plus ou moins mal. Mais j’ai bon espoir que le mal que j’ai fait sera réparé par Celui qui saura le faire, alors que, moi, je reste impuissant à réparer ce mal.

Voilà ma philosophie de l’amour, du bien et du mal.
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MessageSujet: Re: Confession   Mar 06 Fév 2007, 22:56

Cécile a écrit:
Je trouve un peu gênant ce procédé de "citation fictive" qui consiste à faire dire à quelqu'un ce qu'il est supposé penser, ou aurait pu penser...

même sans citation fictive ou sans analogie on en arrive aussi à faire dire à quelqu'un ce qu'il n'a pas dit, tout simplement parce qu'on reformule ce qu'il a dit de la façon dont on l'a compris, par exempe: les sacrements ne servent à rien...Idea

Citation :
Je crois qu'il serait bon de signaler que ce n'est pas une citation authentique.

oui, c'est ce qu'à fait Arnaud, il a écrit juste avant : "analogie de la pensée de Jo".
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Confession   Mar 06 Fév 2007, 23:05

lagaillette a écrit:



N'avez vous pas cette expérience, en tant que vieux routier de l'amour ?[/code]

En « vieux routier de l’amour », je n’ai jamais décortiqué ainsi les phases des relations avec les personnes que j’ai connues. Je sais que je leur ai fait du mal, et je n’aime pas faire du mal aux personnes que j’aime (et j’aime tout le monde) : quand on a pu « verbaliser » les malentendus qui ont pu les faire souffrir, ça s’est arrangé et nos relations en sont sorties grandies ; dans le cas contraire, ça a tourné plus ou moins mal. Mais j’ai bon espoir que le mal que j’ai fait sera réparé par Celui qui saura le faire, alors que, moi, je reste impuissant à réparer ce mal.

Voilà ma philosophie de l’amour, du bien et du mal.

Parce que vous avez vécu, vous comprenez, je pense, ma pensée.

Vous savez que les formes du pardon mutuel sont utiles, importantes mais jamais absolues.

Ce qui compte, c'est le but: la RECONCILIATION, LA REPRISE DU DIALOGUE.

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Arnaud
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MessageSujet: Re: Confession   Mer 07 Fév 2007, 06:10

Mais dire comme cela que que Jésus a jugé bon que son pardon passe par un prêtre, en sous-entendant que le pardon ne passera jamais sans le prêtre, serait très en dehors de l'intention de Jésus et de son Eglise. Encore une fois, ce serait tomber dans cette propention à réifier la grâce dans les seuls sacrements.
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Arnaud

Je ne sous-entends rien.

Il est évident que quelqu'un qui ne peut pas accéder au sacrement de réconciliation, peut être pardonné si son regret est sincère.
Pour beaucoup "aller à confesse" est une corvée, dont on se débarasse aisément en disant qu'on se confesse directement à Dieu. Et cette attitude est confortée par le peu de temps dont disposent les prêtres.

La première raison qui me pousse à "profiter" de ce sacrement, n'est pas de recevoir une grâce (pour ma part, je vis plutôt dans la sécheresse), mais de vivre l'obéissance à Dieu et à l'Eglise. Pour "réifier" la grâce, il faudrait qu'elle soit sensible ...
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Cécile



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MessageSujet: Re: Confession   Mer 07 Fév 2007, 06:24

Entre servir à TOUT (sous peine de ne jamais être pardonné) et ne srervir à rien, qui dans ce site, à part Clotilde, comprend qu'il servent comme un super moyen qui concrétise, solennise le pardon avec Dieu. affraid

Qui a dit qu'ils servaient à tout ?

Si demander pardon à Dieu "en direct" est égal au sacrement, à quoi bon le sacrement...
Si, pour ce qui est de l'Eucharistie, vous pensez que l'oraison est plus importante, à quoi bon l'Eucharistie ?

Pour moi tout est important, et accorder une place à tel sacrement ou à telle pratique, n'éliminent pas les autres. Et rien n'interdit d'utiliser les "super-moyens" de manière habituelle plutôt qu'occasionnelle.
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Cécile



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MessageSujet: Re: Confession   Mer 07 Fév 2007, 06:32

Sinon, pourrais-tu répondre à cette question: le pardon de Dieu, la capacité qu'a Dieu à pardonner, est-ce que cela dépend du prêtre?
_________________

La capacité qu'a Dieu à pardonner ne dépend pas du prêtre, évidemment.

Mais le prêtre peut refuser l'absolution dans certains cas. On ne court pas ce risque en se confessant directement.
Si le prêtre refuse le pardon, je crois que Dieu ne pardonne pas non plus.
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Confession   Mer 07 Fév 2007, 06:57

Citation :
Si demander pardon à Dieu "en direct" est égal au sacrement, à quoi bon le sacrement...
Si, pour ce qui est de l'Eucharistie, vous pensez que l'oraison est plus importante, à quoi bon l'Eucharistie ?

Où ai je dit que c'était "la même chose". Cherchez cette citation de moi.

J'ai dit que le pardon était donné dans les deux cas, mais que le sacrement adaptait ce mode du pardon à notre nature humaine.

Ce n'est pas la même chose. J'ai utilisé plein d'analogie pour le prouver dans l'amour humain.

_________________
Arnaud
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MessageSujet: Re: Confession   Mer 07 Fév 2007, 13:55

Le pardon est le pardon. Dieu est amour avec ou sans sacrement.

Je n'ai pas dit non plus que c'était "la même chose", mais que c'était "égal".
C'est en tous cas ce que je comprends en vous lisant. Comment peut-on être sûr d'être pardonné dans le rapport direct à Dieu ? C'est possible pour les petites fautes, mais d'autres exigent réparation. Et on n'est pas forcément le mieux placé pour estimer cette réparation... je parle pour ceux à qui Dieu ne se manifeste pas en clair.

Par ailleurs les comparaisons avec la vie de couple ne sont pas pour moi convaincantes. Dieu est parfait, dans un couple humain, nul ne l'est...
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Confession   Mer 07 Fév 2007, 15:23

Citation :
Comment peut-on être sûr d'être pardonné dans le rapport direct à Dieu ?

Par la certitude de la foi en l'amour de Dieu. Il devance le moindre repentir. Il fait ce qu'il dit :

Citation :
Matthieu 18, 21 Alors Pierre, s'avançant, lui dit: "Seigneur, combien de fois mon frère pourra-t-il pécher contre moi et devrai-je lui pardonner? Irai-je jusqu'à sept fois?"
Matthieu 18, 22 Jésus lui dit: "Je ne te dis pas jusqu'à sept fois, mais jusqu'à 77 fois.
Matthieu 18, 23 "A ce propos, il en va du Royaume des Cieux comme d'un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs.
Matthieu 18, 24 L'opération commencée, on lui en amena un qui devait 10.000 talents.
Matthieu 18, 25 Cet homme n'ayant pas de quoi rendre, le maître donna l'ordre de le vendre, avec sa femme, ses enfants et tous ses biens, et d'éteindre ainsi la dette.
Matthieu 18, 26 Le serviteur alors se jeta à ses pieds et il s'y tenait prosterné en disant: Consens-moi un délai, et je te rendrai tout.
Matthieu 18, 27 Apitoyé, le maître de ce serviteur le relâcha et lui fit remise de sa dette.
Matthieu 18, 28 En sortant, ce serviteur rencontra un de ses compagnons, qui lui devait cent deniers; il le prit à la gorge et le serrait à l'étrangler, en lui disant: Rends tout ce que tu dois.
Matthieu 18, 29 Son compagnon alors se jeta à ses pieds et il le suppliait en disant: Consens-moi un délai, et je te rendrai.
Matthieu 18, 30 Mais l'autre n'y consentit pas; au contraire, il s'en alla le faire jeter en prison, en attendant qu'il eût remboursé son dû.
Matthieu 18, 31 Voyant ce qui s'était passé, ses compagnons en furent navrés, et ils allèrent raconter toute l'affaire à leur maître.
Matthieu 18, 32 Alors celui-ci le fit venir et lui dit: Serviteur méchant, toute cette somme que tu me devais, je t'en ai fait remise, parce que tu m'as supplié;
Matthieu 18, 33 ne devais-tu pas, toi aussi, avoir pitié de ton compagnon comme moi j'ai eu pitié de toi?
Matthieu 18, 34 Et dans son courroux son maître le livra aux tortionnaires, jusqu'à ce qu'il eût remboursé tout son dû.
Matthieu 18, 35 C'est ainsi que vous traitera aussi mon Père céleste, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère du fond du coeur."


Si Dieu parle comme cela, c'est qu'il PARDONNE.

Citation :
Par ailleurs les comparaisons avec la vie de couple ne sont pas pour moi convaincantes. Dieu est parfait, dans un couple humain, nul ne l'est...


C'est une analogie. Mais, selon saint Paul, C'eST UNE GRANDE ANALOGIE, celui de l'âme et de Dieu.

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Arnaud
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jo zecat
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MessageSujet: Re: Confession   Mer 07 Fév 2007, 15:53

Arnaud Dumouch a écrit:
Citation :
Comment peut-on être sûr d'être pardonné dans le rapport direct à Dieu ?

Par la certitude de la foi en l'amour de Dieu. Il devance le moindre repentir. Il fait ce qu'il dit :



Si Dieu parle comme cela, c'est qu'il PARDONNE.

..... confused ....Alors, s'il pardonne....un question à 10 sous : pourquoi ne trouve-t-on pas de saints (ou l'équivalent) chez ceux qui ne se confessent pas à un prêtre ?




REVUE DE PRESSE : Pourquoi se confesser à un prêtre et non pas directement à Dieu ?
Dans la presse catholique...

Sainte Rita. Article de Monseigneur Bruno Forte intitulé : "Le sacrement du pardon" (février 2007)


Voici un article qui donne des points de repère extrêmement intéressants pour comprendre l'importance de la confession individuelle.

Extrait : Ici vous me demandez : pourquoi faut-il confesser ses péchés à un prêtre et ne peut-on pas le faire à Dieu directement ? Il est sûr que c'est toujours à Dieu que l'on s'adresse quand on confesse ses péchés. Mais qu'il soit nécessaire de le faire également devant un prêtre, Dieu lui-même nous le fait comprendre. En choisissant d'envoyer son Fils dans notre chair, il montre qu'il veut nous rencontrer en un contact direct passant par les signes et les langages de notre condition humaine. Tout comme lui est sorti de lui-même par amour pour nous pour entrer en contact avec nous par sa chair, nous sommes appelés à sortir de nous-mêmes pour son amour et à aller avec humilité et foi vers qui peut, par la parole et le geste, nous accorder le pardon en son nom.
Seule l'absolution des péchés que te donne le prêtre dans le sacrement peut t'assurer la certitude intérieure d'être vraiment pardonné et écouté par le Père qui est aux cieux, parce que le Christ a confié au ministère de l'Eglise le pouvoir de lier et de délier, d'exclure de la communauté de l'alliance et d'y admettre (cf. Mt 18,17). C'est lui, le ressuscité de la mort, qui a dit aux apôtres : "Recevez le Saint esprit; les péchés seront remis à qui vous les remettrez et ils seront retenus à qui vous les retiendrez" (cf. Jn 20, 22s). Par cela, se confesser à un prêtre est tout autre chose que de le faire dans le secret du cœur, exposé qu'il est à tous les doutes et toutes les ambiguïtés qui remplissent la vie et l'histoire. Livré à toi-même, tu ne sauras jamais si c'est la grâce de Dieu qui t'a touché ou ton émotion, si c'est toi-même qui t'es pardonné ou si c'est lui qui l'a fait, par la voie qu'il a choisie.
Absous par celui que le Seigneur a choisi et envoyé comme ministre du pardon, tu pourras expérimenter la liberté que seul donne Dieu, et tu verras que se confesser est source de paix.
-
Il est vivant. Article intitulé : "Le combat spirituel" (N°125)
Le magazine "Il est vivant" interview le père Jean-Claude Sagne pour savoir comment fonctionne la tentation et comment la combattre.

Extrait :.
La tentation vient toujours du dehors et du dedans. Du dehors : ce peut être le monde dans lequel on vit, la société de consommation dont l'esprit du mal peut se servir. Du dedans : car l'action d'un esprit ne se fait pas comme une rencontre entre deux personnes humaines. Il nous sollicite en se plaçant en nous, à la frontière entre le cœur profond et tout le monde de la mémoire, de l'imagination, de l'affectivité. Ceci dit, il est difficile de faire la part des choses parce que la tentation passe par des chemins humains. Elle est intérieure au cheminement de nos pensées, de nos images et de nos désirs. S'il y a des fautes dont nous sommes les seuls responsables, n'oublions pas que notre responsabilité est toujours engagée face à la tentation : nous disons oui ou non ! Lorsqu'une faute est grave ou répétée, c'est comme une porte ouverte à l'action de l'Adversaire. Ce qui nous renvoie aussi à notre responsabilité : ne ménageons-nous pas des brèches par où l'adversaire peut faire intrusion ? Ignace de Loyola compare le diable à un capitaine qui fait le tour de la ville qu'il assiège et il essaie d'attaquer au point faible des remparts ! Une vigilance ne doit pas se démentir : une vigilance est une vigilance. Le fait est que l'adversaire attaque souvent dans les moments et sur les points de faiblesse : moments de fatigue en fin de journée, la nuit, moments de moindre conscience. On comprend alors l'importance de commencer et de finir la journée dans la prière et l'écoute de la Parole de Dieu. Il faut prendre conscience que dans une vie spirituelle il ne doit y avoir ni interstice ni relâche, mais une attention spirituelle de tous les instants.
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Confession   Mer 07 Fév 2007, 16:29

Citation :
....Alors, s'il pardonne....un question à 10 sous : pourquoi ne trouve-t-on pas de saints (ou l'équivalent) chez ceux qui ne se confessent pas à un prêtre ?

TOUS les saints sans exception se confessent à Dieu, dans le coeur à coeur de leur prière, dès qu'ils ont péché. C'est le b a ba de la vie spirituelle !

Et ils se confessent sacramentellement aussi, quelquefois BEAUCOUP (les saints à partir du XVII° siècle), quelque fois rarement (jusqu'au IX° siècle, Charles de Foucault etc.)

Pour ce qui est du retours à l'eucharistie après un péché mortel, voici quelle est la discipline de l'Eglise:

1° Se confesser à Dieu.
2° s'engager à se confesser sacramentellement dès qu'on le pourra.
3° Ne pas communier sacramentellement, sauf si on s'engage à se confesser sacramentellement dès qu'on le pourra.


Le principe théologique:
La confession à Dieu fait revivre la vie d'amour pour Dieu.

De même:

La confession sacramentelle rétablit la possibilité de la vie sacramentelle. Cette économie sacramentelle a en effet comme but, entre autre, de signifier de manière visible la vie spirituelle.

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Arnaud
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MessageSujet: Re: Confession   Mer 07 Fév 2007, 16:40

Arnaud Dumouch a écrit:
Citation :
....Alors, s'il pardonne....un question à 10 sous : pourquoi ne trouve-t-on pas de saints (ou l'équivalent) chez ceux qui ne se confessent pas à un prêtre ?

TOUS les saints sans exception se confessent à Dieu, dans le coeur à coeur de leur prière, dès qu'ils ont péché. C'est le b a ba de la vie spirituelle !

Et ils se confessent sacramentellement aussi, quelquefois BEAUCOUP (les saints à partir du XVII° siècle), quelque fois rarement (jusqu'au IX° siècle, Charles de Foucault etc.)

Tu me parles de MATHUSALEM.....et d'une évidence : la préparation de la confession dans le coeur à coeur de leur prière........Je te parle de maintenant (disons depuis la révolution)

Citation :
....Alors, s'il pardonne....un question à 10 sous : pourquoi ne trouve-t-on pas de saints (ou l'équivalent) chez ceux qui ne se confessent pas à un prêtre ?
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jo zecat
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MessageSujet: Re: Confession   Mer 07 Fév 2007, 17:08

PS: et que fais-tu de ce que dit monseigneur BRUNO FORTE (tu n'as pas répondu) :


Citation :
Il est sûr que c'est toujours à Dieu que l'on s'adresse quand on confesse ses péchés. Mais qu'il soit nécessaire de le faire également devant un prêtre, Dieu lui-même nous le fait comprendre. En choisissant d'envoyer son Fils dans notre chair, il montre qu'il veut nous rencontrer en un contact direct passant par les signes et les langages de notre condition humaine. Tout comme lui est sorti de lui-même par amour pour nous pour entrer en contact avec nous par sa chair, nous sommes appelés à sortir de nous-mêmes pour son amour et à aller avec humilité et foi vers qui peut, par la parole et le geste, nous accorder le pardon en son nom.
Seule l'absolution des péchés que te donne le prêtre dans le sacrement peut t'assurer la certitude intérieure d'être vraiment pardonné et écouté par le Père qui est aux cieux, parce que le Christ a confié au ministère de l'Eglise le pouvoir de lier et de délier, d'exclure de la communauté de l'alliance et d'y admettre (cf. Mt 18,17). C'est lui, le ressuscité de la mort, qui a dit aux apôtres : "Recevez le Saint esprit; les péchés seront remis à qui vous les remettrez et ils seront retenus à qui vous les retiendrez" (cf. Jn 20, 22s). Par cela, se confesser à un prêtre est tout autre chose que de le faire dans le secret du cœur, exposé qu'il est à tous les doutes et toutes les ambiguïtés qui remplissent la vie et l'histoire. Livré à toi-même, tu ne sauras jamais si c'est la grâce de Dieu qui t'a touché ou ton émotion, si c'est toi-même qui t'es pardonné ou si c'est lui qui l'a fait, par la voie qu'il a choisie.

Question Question Question Question Question
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Clotilde
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MessageSujet: Re: Confession   Mer 07 Fév 2007, 17:40

jo zecat a écrit:
Tu me parles de MATHUSALEM.....et d'une évidence : la préparation de la confession dans le coeur à coeur de leur prière........Je te parle de maintenant (disons depuis la révolution)

mais maintenant c'est pareil Jo...!

Citation :
TOUS les saints sans exception se confessent à Dieu, dans le coeur à coeur de leur prière, dès qu'ils ont péché. C'est le b a ba de la vie spirituelle !

et faire cela ne veut pas dire qu'il ne faille pas aussi concrétiser cette démarche par la confession sacramentelle.
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Confession   Mer 07 Fév 2007, 17:57

Clotilde a écrit:


Citation :
TOUS les saints sans exception se confessent à Dieu, dans le coeur à coeur de leur prière, dès qu'ils ont péché. C'est le b a ba de la vie spirituelle !

et faire cela ne veut pas dire qu'il ne faille pas aussi concrétiser cette démarche par la confession sacramentelle.

Tout est dit,

Chère Jo, si vous ne vous confessez pas IMMEDIATEMENT à Dieu dès que vous prenez conscience d'un péché grave, si vous attendez la confession sacramentelle qui viendra, vous allez FORMALISER votre vie spirituelle. Or la vie spirituelle est spontanée, vivante, actuelle:

Ne JAMAIS s'endormir sans s'être réconcilé avec Dieu (ne jamais d'endormir sans se réconcilier avec son époux).

Quant au texte de Mgr Forte, pas de problème excellent.

Mais comprenez bien l'expression: "Il est nécessaire de se confesser à un prêtre".

Saint Thomas commente (IIa pars, les sacrements) :

Citation :
Il existe plusieurs niveaux de nécessité.

Se confesser et se réconcilier est de nécessité ABSOLUE après un péché mortel. L'amor ne revient pas sans réconciliation.

Se confesser à un prêtre est une nécessité de moyen, comme un ascenseur (ça c'est mon exemple) est nécessaire pour monter un immeuble de 20 étages (ce qui ne supprime pas l'escalier).

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Arnaud
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MessageSujet: Re: Confession   Mer 07 Fév 2007, 19:12

Donc si je n'ai pas fait de péché mortel, pas besoin de me confesser à un prêtre....

Mais comment savoir si je ne suis pas tellement aveuglée que je ne me vois pas de pêché grave ? Je connais ainsi plusieurs personnes catholiques qui, même au seuil de la mort, et bien que non confessées depuis de nombreuses années, ne se voyaient pas de péché !

Oubliez-vous qu'une des graces du sacrement de réconciliation c'est de nous éclairer et éclairer notre foi ?
Quelle valeur a, dans le cas de ces personnes, l'eucharistie qu'elles ont consommé ?

Citation :
Il fut également Président Délégué de la Sixième Assemblée (1983) qui a eu pour thème la réconciliation et la pénitence dans la mission de l'Eglise. Dans son intervention aux travaux, il avait réitéré les dispositions pastorales promulguées par la Congrégation pour la Doctrine de la Foi concernant le Sacrement de la réconciliation et il avait approfondi, en particulier, les thèmes liés à deux questions qui étaient apparues plusieurs fois au cours des travaux de l'assemblée; celle concernant l'obligation de confesser les péchés graves déjà absous lors de l'absolution générale et celle concernant la confession personnelle comme élément essentiel du Sacrement.......

[Jean-Paul II lui envoya un message dans lequel, soulignant que son jubilé coïncidait avec la solennité liturgique des saints Pierre et Paul, il lui rappela à travers des paroles en quelque sorte "prophétiques", que "en Pierre se trouve le principe d'unité, fondé sur la foi solide comme le roc du Prince des Apôtres, en Paul l'exigence intrinsèque de l'Evangile d'appeler chaque homme et chaque peuple à l'obéissance de la foi.....

Combien de fois abusons-nous du Saint-Sacrement de sa présence, dans quel coeur vide et mauvais entre-t-il souvent! Combien de fois ne célébrons-nous que nous-mêmes, et ne prenons-nous même pas conscience de sa présence! Combien de fois sa Parole est-elle déformée et galvaudée! Quel manque de foi dans de très nombreuses théories, combien de paroles creuses! Que de souillures dans l'Eglise, et particulièrement parmi ceux qui, dans le sacerdoce, devraient lui appartenir totalement! Combien d'orgueil et d'autosuffisance!". "Souvent, Seigneur - telle a été la prière qui a jailli de son coeur -, ton Eglise nous semble une barque prête à couler, une barque qui prend l'eau de toute part. Et dans ton champ, nous voyons plus d'ivraie que de bon grain. Les vêtements et le visage si sales de ton Eglise nous effraient. Mais c'est nous-mêmes qui les salissons! C'est nous-mêmes qui te trahissons chaque fois, après toutes nos belles paroles et nos beaux gestes. Prends pitié de ton Eglise...


BIOGRAPHIE DU PAPE BENOÎT XVI
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MessageSujet: Re: Confession   Mer 07 Fév 2007, 19:39

Dans le tas de ceux qui se confessent souvent : il faut aussi noter ceux qui ont "la maladie des scrupules" qui se confessent pour un rien.

Ceux qui abusent de la miséricorde de Dieu et recommencent toujours.....

Le Sacrement de Réconciliation, j'en conviens est très important.

Mais aller confesser toutes les semaines un péché pour lequel on ne fait aucun effort valable c'est nul pour moi.

Donc en conclusion : ceux qui se confessent le plus souvent ne sont pas toujours les meilleurs aux yeux de Notre Seigneur.

Ils peuvent devenir nos pires juges.

Mais j'espère que ceux-ci font partie d'une minorité.

Jésus dit à la femme adultère : Vas et ne pèche plus !
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Clotilde
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MessageSujet: Re: Confession   Mer 07 Fév 2007, 19:46

Thumright et tu démontres-là, chère Elise, que le sacrement seul n'est pas en lui-même suffisant même s'il est important, sinon ce serait un peu facile... What a Face
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MessageSujet: Re: Confession   Mer 07 Fév 2007, 20:06

Clotilde a écrit:
Thumright et tu démontres-là, chère Elise, que le sacrement seul n'est pas en lui-même suffisant même s'il est important, sinon ce serait un peu facile... What a Face

Exactement, Chère Clotilde c'est ce que je voulais exprimer Thumright
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Cécile



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MessageSujet: Re: Confession   Mer 07 Fév 2007, 20:18

Que peut bien être un sacrement "insuffisant" ?

Seule, la personne qui en fait un mauvais usage est insuffisante.

Si la personne qui se confesse ne manifeste pas de regret, et ne s'engage pas à ne pas retomber dans le même péché, il n'y a pas de pardon, donc pas de sacrement. C'est pourquoi les divorcés-remariés ne peuvent recevoir l'absolution.

Entre se confesser toutes les semaines, et le faire 3 ou 4 fois par an, il y a de la marge !
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Confession   Mer 07 Fév 2007, 20:18

hère Elise,
Bravo, c'est une saine analyse de l'excès possible du sacrement, en cas de péché véniel.

Chère Jo,

Citation :
Donc si je n'ai pas fait de péché mortel, pas besoin de me confesser à un prêtre....

Je vais (pour vous énerver :colere: ) vous répondre avec l'analogie de l'amour humain. :beret:

Faut-il parfois faire le bilan et se demander pardon mutuellement pour les péchés véniels (Ex: trop de temps devant la TV, manques de délicatesse, routine du quotidien) ?

Réponse: Bien sûr que oui, de temps en temps: si ce n'est pas fait, la poussière s'accumule sur la vie de couple. Et comme dit Elise, il ne faut pas le faire TOUT LE TEMPS.

Même chose avec Dieu.

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MessageSujet: Re: Confession   Mer 07 Fév 2007, 21:33

Arnaud, vous me prenez pour une "bille" Confused ....

Je ne vous parle pas de se confesser tout le temps mais jamais, suite à ce que vous disiez concernant le même pardon que ce soit dans la prière ou le sacrement de réconciliation.
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Confession   Mer 07 Fév 2007, 21:38

Ai-je dis qu'il ne fallait pas se confesser sacramentellement?

Au contraire, relisez mon analogie conjugale.

N'ai je pas dis depuis le début que la position de Luther était une erreur ?

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MessageSujet: Re: Confession   Mer 07 Fév 2007, 21:48

Voilà ce que disait le curé d'ARS à propos de l'eucharistie prise quand on ne s'est pas bien confessé :


Mais la plus grande et la plus terrible de toutes les douleurs est de prévoir que l'on profanerait son corps adorable et son sang précieux. O mon Dieu ! O malheur incompréhensible ! des chrétiens peuvent-ils bien se rendre coupables d'un tel crime, dont jamais l'enfer n'a jamais pu inventer de semblable ! Hélas ! saint Paul le déplorait déjà de son temps. Ne pouvant un jour leur faire sentir toute la noirceur de ce crime épouvantable, il leur disait en pleurant amèrement : Quel supplice ne recevrait pas celui qui porterait une main parricide sur le corps d'un Dieu fait homme, qui frapperait ce cœur... Ah ! ce tendre cœur qui nous aime jusqu'à la croix, et qui lui arracherait le sang de ses veines !... Ah ! ce sang adorable versé pour nous, qui nous a sanctifiés dans le saint baptême, qui nous a purifiés dans le sacrement de pénitence... ; il semblerait être impossible de trouver des châtiments assez rigoureux et des chrétiens capables d'un tel crime. Hélas ! s'écrie-t-il, en voilà un encore infiniment plus épouvantable, c'est de recevoir indignement le corps adorable et le sang précieux de Jésus-Christ, c'est le profaner, le souiller, l'avilir ; ce crime est-il possible ?... Ah ! du moins, l'est-il à des chrétiens[2] ? Oui, il y en a de ces monstres d'ingratitude qui portent leur fureur jusqu'à un tel excès ! Oui, M.F., si le bon Dieu, dans ce moment, montrait les communions de tous ceux qui sont ici, à découvert, hélas ! combien qui paraîtraient avec leur sentence de réprobation écrite dans leur conscience criminelle avec le sang d'un Dieu fait homme ! Cette pensée fait frémir, et cependant rien de si commun que ces communions indignes ; combien qui ont la témérité de s'approcher de la Table sainte avec des péchés cachés et déguisés en confession ! Combien qui n'ont pas cette douleur que le bon Dieu demande d'eux ; combien qui ne font pas tous leurs efforts pour se corriger ! combien qui conservent une volonté secrète de retomber dans le péché ! Combien qui n'évitent pas les occasions du péché, pouvant le faire ; combien qui conservent jusqu'à la Table sainte des inimitiés dans leur cœur ! Sondez vos consciences, M.F., et voyez si vous n'avez jamais été dans une de ces dispositions en vous approchant de la sainte communion ; si vous aviez eu ce malheur, M.F., de quels termes pourrais-je donc me servir pour vous en faire sentir toute l'horribilité ? Ah ! s'il m'était permis, j'irais en enfer pour y arracher un infâme et un traître Judas encore tout fumant du sang adorable de Jésus-Christ qu'il a si horriblement profané. Ah ! si vous pouviez entendre les cris et les hurlements qu'il pousse ; ah ! si vous pouviez comprendre les tourments qu'il endure à cause de son sacrilège, vous mourriez de frayeur. Hélas ! que sera-ce donc de ceux qui, peut-être toute leur vie, n'ont fait que des sacrilèges ! des chrétiens qui vont m'entendre et qui sont coupables, pourront-ils bien vivre encore ? Oui, M.F., le sacrilège est le plus grand de tous les crimes, puisqu'il attaque un Dieu et lui donne la mort, et nous attire tous les plus grands malheurs.



I. – Si je parlais à des idolâtres ou même à des hérétiques, je commencerais à leur prouver la réalité de Jésus-Christ dans le sacrement adorable de l'Eucharistie ; mais non, personne n'a le moindre doute là-dessus. Hélas ! il faudrait que pour ceux qui l'approchent en de mauvaises dispositions, Jésus-Christ n'y fût pas ; mais non, il y est aussi bien pour ceux qui osent se présenter avec le péché dans le cœur, que pour ceux qui sont en état de grâce......


Je dis d'abord, M.F., que celui qui a le grand malheur de communier indignement, son crime est encore infiniment plus horrible que celui de Judas qui trahit et vendit son divin Maître, et que celui des juifs qui le crucifièrent ; parce que Judas et les juifs semblaient encore avoir quelque excuse de douter s'il était véritablement le Sauveur. Mais ce chrétien, mais ce malheureux profanateur, peuvent-ils en douter ? Les preuves de sa divinité ne sont-elles pas assez évidentes ? Ne savent-ils pas qu'à sa mort toutes les créatures parurent s'en attendrir, que la nature entière parut s'anéantir en voyant expirer son Créateur ? Sa résurrection ne fut-elle pas manifestée par une infinité de prodiges les plus frappants, qui ne pouvaient laisser aucun doute de sa divinité ? Son ascension ne se fit-elle pas en présence de plus de 500 personnes, qui, presque toutes, ont versé leur sang pour soutenir ces vérités ? Mais le malheureux profanateur n'ignore rien de tout cela, et avec toutes ses connaissances il trahit et vend son Dieu et son Sauveur au démon et le crucifie dans son cœur par le péché. Judas se servit d'un baiser de paix pour le livrer à ses ennemis ; mais l'indigne communiant porte encore plus loin sa cruauté : après avoir menti au Saint-Esprit dans le tribunal de la pénitence en cachant ou déguisant quelque péché, il ose, ce malheureux, aller se placer parmi les fidèles destinés à manger ce pain, avec un respect hypocrite sur le front ! Ah ! non, non, rien ne l'arrête, ce monstre d'ingratitude ; il s'avance et va consommer sa réprobation. En vain, ce tendre Sauveur, le voyant venir à lui, crie-t-il du fond de son tabernacle comme au perfide Judas : « Mon ami, que viens-tu faire ici ? Quoi, mon ami, tu vas trahir ton Dieu et ton Sauveur par un signe de paix[5] ? Arrête, arrête, mon fils ; ah ! de grâce, épargne-moi. » Mais, non, non, ni les remords de sa conscience, ni les tendres reproches que lui fait son Dieu ne peuvent arrêter ses pas criminels. Ah ! il s'avance, il va poignarder son Dieu et son Sauveur ! Oh ciel ! quelle horreur ! pouvez-vous bien soutenir sans trembler ce malheureux meurtrier de votre Créateur ? Ah ! n'est-ce pas là le comble du crime et de l'abomination dans le lieu saint ? Ah ! non, non, jamais l'enfer dans toute sa fureur n'a rien pu inventer de semblable ; non, non, jamais les nations idolâtres n'ont pu inventer rien de semblable en haine du vrai Dieu, si nous le comparons aux outrages qu'un chrétien qui communie indignement fait à Jésus-Christ.

Cependant nous lisons dans l'histoire des exemples qui font frémir. Nous voyons qu'un empereur païen, en haine de Jésus-Christ, plaça des idoles infâmes sur le Calvaire et sur le Saint Sépulcre, et il crut en cela ne pas pouvoir porter plus loin sa fureur envers Jésus-Christ. Hé ! grand Dieu ! y a-t-il quelque chose de comparable avec l'indigne communiant ! Ah ! non, non, ce n'est plus parmi des idoles muettes et insensibles qu'il place son Dieu, mais, hélas ! au milieu de ses passions infâmes et vivantes, qui sont autant de bourreaux qui crucifient son Sauveur ! Hélas ! que dis-je ? ce malheureux unit le Saint des saints à des meurtriers prostitués et le vend à l'iniquité. Oui, ce malheureux plonge son Dieu dans un enfer intense. Peut-on bien concevoir quelque chose de plus épouvantable ? Oui, M.F., nous sommes saisis d'horreur en voyant dans l'histoire les profanations que l'on a faites des saintes Hosties[6]........


O mon Dieu, un chrétien peut-il bien avoir le courage d'aller à la Table sainte en ayant des péchés cachés, ou des péchés dont il ne veut pas se corriger, ou, si vous voulez, qui malgré tant de communions passées ne change pas de vie ? Mon Dieu, que l'homme est aveugle ! Hélas ! ce ne sera qu'au jour du jugement que nous verrons toutes ces abominations. Écoutez saint Paul, parlant aux Corinthiens[13] : « Vous vous présentez, leur disait-il, à la table du Seigneur, avec aussi peu de respect et de religion que si vous vous présentiez à une table profane ; vous allez manger le pain des anges avec aussi peu de décence que si vous mangiez du pain matériel ; pouvez-vous vous étonner si vous êtes accablés de tant de maux ? »........


Non, non, M.F., quelques terreurs que les communions indignes puissent jeter dans le cœur de l'homme par les châtiments épouvantables qu'elles nous attirent, ce n'est encore rien si nous les comparons à ceux que Jésus-Christ exerce sur les âmes ; et ces châtiments sont ordinairement l'endurcissement pendant la vie et le désespoir à l'heure de la mort. Le bon Dieu, en punition de ses abominations, abandonne ce malheureux à son aveuglement ; le démon qui l'a trompé pendant sa vie, ne le lui laisse apercevoir que dans le moment où il prévoit que le bon Dieu l'a abandonné ; il va de crime en crime, de sacrilège en sacrilège, il finit par ne plus y penser, il avale l'iniquité comme l'eau ; enfin, malgré tout le temps et les secours, il meurt dans le sacrilège comme il y a vécu. .....


Que devons-nous conclure, M.F., de tout cela ? Le voici : c'est de faire nos confessions et nos communions comme nous voudrions les avoir faites à l'heure de la mort, lorsque nous paraîtrons devant le tribunal de Jésus-Christ, afin que, faisant toujours bien, nous ayons le ciel pour récompense. C'est ce que je vous souhaite.
http://www.livres-mystiques.com/partieTEXTES/Ars/Sermons/tome4/20indigne.htm


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MessageSujet: Re: Confession   Mer 07 Fév 2007, 21:50

Arnaud Dumouch a écrit:
Ai-je dis qu'il ne fallait pas se confesser sacramentellement?

Au contraire, relisez mon analogie conjugale.

N'ai je pas dis depuis le début que la position de Luther était une erreur ?

Je pense aussi que Luther a tort sur ce point : " Ce que vous lierez sur terre sera lié dans les cieux, ce que vous délierez sur terre sera délié dans les cieux et voici que je te donne les clefs du Royaume dit Jésus à Pierre..."

Par l'intermédiaire du prêtre c'est Dieu qui nous pardonne et oublie nos fautes.

Notre curé a dit un jour : je dois oublier ce qui m'a été dit, si un jour la personne dans une conversation ou l'autre reprend et parle de ce qu'elle a avoué il faudra que lui demande : de quoi parles tu ?

C'est le secret de la confession sunny
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Confession   Mer 07 Fév 2007, 21:58

Absolument: la communion sacramentelle doit être précédée de la confession sacramentelle.

De même que la communion de la charité ne peut exister après un péché grave sans une réconciliation.

Quand faut-il se confesser sacramentellement ? A quelle fréquence?

Je dirais que cela dépend de beaucoup de choses:
- la ferveur de sa charité
- La présence de péchés graves.
- La lucidité sur ces péchés.
- L'état de vie consacrée ou laïque.
- L'âge de la vie spirituelle.

Canoniquement, la loi de l'Eglise demande au moins une confession sacramentelle par an.

Les divorcés remariés peuvent se confesser mais le peuvent recevoir l'absolution sacramentelle, non parce que leur péché serait forcement grave, mais parce qu'ils sont dans un état permanant, à la différence d'un péché beaucoup plus grave, mais ponctuel, comme un crime.

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MessageSujet: Re: Confession   Mer 07 Fév 2007, 23:18

Arnaud, je trouve très suggestif le rapprochement que tu fais entre les relations entre Dieu et l’âme et les relations entre amants.

Je livre ici une petite réflexion que j’ai glanée sur Google :

Code:
FAIRE LA PAIX SUR L’OREILLER
C’est un acte motivé par l’angoisse de rester bloqué dans le conflit et le désir d’en sortir rapidement. Il s’agit de retrouver une complicité non verbale, de se prouver que rien d’irrémédiable ne s’est produit, de redonner un coup de fouet à la relation intime…

Le sentiment d’être au bord de perdre l’autre agit comme un puissant stimulant. Ces réconciliations ne posent pas problème quand elles sont occasionnelles. En revanche, si elles remplacent systématiquement les mots, le risque est de vivre dans une agressivité latente, qui contamine la relation de manière souterraine et finit par exploser en un conflit souvent impossible à résoudre.

Idéalement, avant de se réconcilier sur l’oreiller, il faut prendre le temps d’exprimer ses reproches sans chercher à détruire l’autre, afin que chacun puisse panser ses plaies d’amour-propre.

Mais je n’ai pas l’impression que ce rapprochement entre la réconciliation entre amants et la réconciliation avec Dieu inspire tellement ces dames. Pudeur féminine ?
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MessageSujet: Re: Confession   Jeu 08 Fév 2007, 06:09

Mais je n’ai pas l’impression que ce rapprochement entre la réconciliation entre amants et la réconciliation avec Dieu inspire tellement ces dames. Pudeur féminine ?

Entre amants, généralement les deux ont des torts, tandis que dans notre relation à Dieu, nous sommes seuls fautifs.

Je partage ton point de vue sur "la réconciliation sur l'oreiller"; certains en ont fait un mode de vie, et ne partagent plus que ça. Il m'arrive encore parfois de m'eng... avec mon mari mort depuis 5 ans, et il faut bien que la réconciliation se fasse autrement, dans la prière par exemple.
(En fait, mon principal reproche est qu'il m'ait laissé tomber!)
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Confession   Jeu 08 Fév 2007, 09:45

Chère Cécile, c'est juste une analogie et elle porte uniquement sur la manière d'obtenir le pardon après une faute grave de l'un des deux.

Cher Lagaillette,

La réconciliation sur l'oreiller, à travers la tendresse physique, ne doit être utilisée que pour les fautes VENIELLES qui arrivent dans le couple: c'est une manière de se faire pardonner des indélicatesses jopurnalières, des tensions.

Mais pour une faute MORTELLE (battre saz femme, l'insulter, la mépriser), cet acte de communion est destructeur.

C'est comme communier à la messe sans s'être d'abord réconcilié avec Dieu explicitement (les règles sacramentelles sont extraordinaires de bon sens). saint Paul dit que dans ce cas, on mange sa propre condamnation.

De même, un homme qui se comporterait comme cela détruirait efficacement son couple car la relation physdique serait MENSONGERE.

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MessageSujet: Re: Confession   Jeu 08 Fév 2007, 13:20

Là, je suis d'accord...;)
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Confession   Jeu 08 Fév 2007, 14:23

Cécile a écrit:
Là, je suis d'accord...;)

Si vous vous penchez sur l'analogie Amour conjugal / amour de Dieu, vous verrez qu'elle est plus qu'une analogie: elle est un PARALLELE.

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MessageSujet: Re: Confession   Mar 20 Fév 2007, 06:01

Voici ce qu'en dit le pape :

Redécouvrir la confession c’est redécouvrir l’amour de Dieu, affirme le pape
Il reçoit les pénitenciers des quatre basiliques pontificales de Rome
ROME, Lundi 19 février 2007 (ZENIT.org) – Il est nécessaire que les baptisés redécouvrent le sacrement de la confession afin de pouvoir faire l’expérience de « la puissance rénovatrice et sans mesure de l’amour divin », a affirmé Benoît XVI.

Le pape a reçu ce lundi le cardinal James F. Stafford, pénitencier majeur de la pénitencerie apostolique, les prélats et les fonctionnaires de ce tribunal, ainsi que les pénitenciers des quatre basiliques pontificales de Rome (Saint-Pierre, Saint Paul-hors-les-Murs, Sainte Marie-Majeure, Saint Jean-de-Latran).

« Dans le geste de l’absolution, prononcée au nom et pour le compte de l’Eglise, le confesseur devient l’intermédiaire conscient d’un merveilleux événement de grâce », a expliqué le pape dans son discours en italien.

« Obéissant, avec une docile adhésion au Magistère de l’Eglise, il se fait le ministre de la miséricorde réconfortante de Dieu, met en évidence la réalité du péché et manifeste dans le même temps la puissance rénovatrice et sans mesure de l’amour divin, amour qui redonne la vie », a-t-il ajouté.

La confession devient ainsi, a-t-il expliqué « une renaissance spirituelle, qui transforme le pénitent en une nouvelle créature ».

« Seul Dieu peut opérer ce miracle de grâce, et il l’accomplit à travers les paroles et les gestes du prêtre », a ajouté le pape.

« Faisant l’expérience de la tendresse et du pardon du Seigneur, le pénitent est plus facilement encouragé à reconnaître la gravité du péché, plus déterminé à l’éviter pour demeurer et grandir dans l’amitié renouée avec Lui », a-t-il souligné.

« En vertu de l’ordination presbytérale en effet, le confesseur accomplit un service particulier in persona Christi », a expliqué Benoît XVI.

« Face à une si grande responsabilité, les forces humaines sont assurément inadaptées », a poursuivi le pape qui invite par conséquent les prêtres à faire eux-mêmes l’expérience du pardon de Dieu.

« Nous ne pouvons pas prêcher le pardon et la réconciliation aux autres si nous n’en sommes pas personnellement imprégnés », a-t-il déclaré.

« Le Christ nous a choisis pour être les seuls à pouvoir pardonner les péchés en son nom : il s’agit par conséquent d’un service ecclésial spécifique auquel nous devons accorder la priorité », a-t-il observé.

« Combien de personnes en difficulté cherchent le réconfort et la consolation du Christ ! Combien de pénitents trouvent dans la confession la paix et la joie qu’ils recherchaient depuis longtemps ! » s’est exclamé Benoît XVI.

« Comment ne pas reconnaître qu’également à notre époque, marquée par tant de défis religieux et sociaux, ce Sacrement doit être redécouvert et proposé à nouveau ? », s’est interrogé le pape.
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