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 Poèmes sur Dieu

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bigsam68

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MessageSujet: Poèmes sur Dieu   19/7/2012, 16:03

"Il existe un poète aux odes insondées,
Plus vaste que les cieux, plus grand que l'infini ;
Son cœur est l'océan où naissent les idées,
L'univers à genoux chante son nom béni.

Son regard rajeunit les croyances ridées ;
Il sculpte au cœur humain l'espoir dans le granit,
Il calme de la mer les vagues débordées ;
Aigle impossible, il a l'immensité pour nid.

Sa plume est le soleil ; son poème, le monde ;
Les monts et les forêts que la tempête émonde,
Les océans profonds que tord le vent du flux,

Sont les notes sans fin de sa vaste harmonie ;
L'homme est l'écho complet de son œuvre infinie.
Ce poète, c'est Dieu ; mais on ne le lit plus."

Etienne Eggis, écrivain et poète suisse (1830-1867)


Si vous connaissez des poèmes sur Dieu n'hésitez pas à les partager thumleft

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"Jésus-Christ est un Dieu dont on s'approche sans orgueil et sous lequel on s'abaisse sans désespoir" (Blaise Pascal)
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MessageSujet: Re: Poèmes sur Dieu   19/7/2012, 17:09

thumleft
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Poisson

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MessageSujet: Re: Poèmes sur Dieu   19/7/2012, 17:39

Quand la nuit est là,
quand la lumière n'a pas de nom
en dehors de la foi,
Dieu de toute aurore,
avec ton Fils en agonie,
nous voulons te bénir encore.

Quand la blessure est là,
quand la vie n'a pas de nom
en dehors de ta volonté,
Dieu affrontant toute mort
avec le Fils blessé à jamais,
nous voulons Te glorifier encore.

Quand la lutte est là,
quand la victoire n'a pas de nom
en dehors de l'amour,
Dieu toujours plus fort,
avec le Fils héritier de nos morts,
nous voulons t'adorer encore.

Christian de Chergé (1937 – 1996)
Prieur du monastère trappiste de Tibhirine, assassiné avec sept de ses frères le 21/05/1996.

_________________
« L’Église comme un navire en pleine mer est secouée mais ne sombre pas. Le Christ est son pilote, la Croix est son mât, les deux gouvernails sont les deux Testaments… et les marins se tiennent à bâbord et à tribord, ce sont les anges qui montent la garde ! »
Hippolyte de Rome Antéchrist, 59
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MessageSujet: Re: Poèmes sur Dieu   19/7/2012, 17:44

En hommage à la très sainte Vierge :

Révérence


Verse le ciel sombre
Au fond de mon âme,
Un puits de pénombre
Constellé d'étoiles,
Ainsi qu'une dame ;

Une source bleue
Couleur d'étincelles,
Un zeste juteux
Fruité d'une ombrelle
Ainsi qu'une opale.

Voilà le présent,
Nature éthérée,
Sans marques du temps
Ci-bas arrêté ;
Et sans une larme...

O rivière d'argent
Sur la nébuleuse
Du trône charmant,
Voici la gracieuse :
Notre noble Dame...
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bigsam68

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MessageSujet: Re: Poèmes sur Dieu   19/7/2012, 18:30

Très beau poème cher "Doumé" mais il est précisé des poèmes sur Dieu il y a un risque de confusion car la Vierge Marie n'est pas Dieu Mr. Green

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"Jésus-Christ est un Dieu dont on s'approche sans orgueil et sous lequel on s'abaisse sans désespoir" (Blaise Pascal)
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mahasaraswati



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MessageSujet: Re: Poèmes sur Dieu   24/7/2012, 13:47

QUE L'AMOUR SOIT TON BOUCLIER


J
e veux te révéler le sens de cette vie

Aimer et être aimer

Car ton Père céleste est AMOUR

Car ta Mère la terre est AMOUR

Car le Fils de l'homme est AMOUR

C'est par l'AMOUR que les trois ne font qu'UN

Aime d'abord, et tu sera aimé, lAmour te couvrira de ses bénédictions

Que l'AMOUR soit ton bouclier
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Guillaume C

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MessageSujet: Re: Poèmes sur Dieu   5/2/2016, 19:30

Ode à Sainte Agathe (que nous fêtons aujourd'hui) :


Sainte Agathe (5 février)
Martyre à Catane (Sicile), sous l’empereur romain Dèce – 251


Spoiler:
 

O noble sainte Agathe ! Âme privilégiée
Qui gardâtes la foi et la virginité,
Nous vous prions bien fort : pour que vous protégiez
Des chrétiens les vertus, qui font leur dignité.

Vous avez résisté aux avances d’un juge,
Alors que dix ribaudes vous faisaient souffrir.
En Dieu fûtes cachée ; et nul en ce refuge
Ne put de votre fleur la pureté flétrir.

« Je suis, il est bien vrai, d’un illustre lignage,
Mais c’est la foi du Christ qui fait la vraie noblesse.
Je veux à Mon Sauveur rendre un pieux témoignage.
Je suis femme ; l’Esprit aidera ma faiblesse ! »

Quintianus, irrité par ce noble langage,
La livra aux tourments, aux lames, au chevalet
Puis, dans son impuissance à briser son courage,
Fit arracher ses seins par de cruels valets.

De cette chaste bouche ne sort nulle plainte
Si ce n’est de pitié pour Quintanius, amer.
« N’as-tu, cruel tyran, ni piété ni crainte,
Pour mutiler ce que tu suças dans ta mère ? »

Au matin, de nouveau citée à comparaître,
Elle avait recouvré sa santé, ses mamelles.
« L’Apôtre en ma geôle daigna de nuit paraître.
Par Dieu je fus guérie, à Dieu serai fidèle. »

Dans les débris et les charbons, elle est roulée.
Un tremblement de terre alors secoue la ville.
Deux morts dans le palais ! La muraille écroulée !
Que fait le gouverneur face à ce grand péril ?

Ramenée en sa geôle Agathe y expira
Rendant grâces à Dieu de l’avoir gardé pure
« De la prison bientôt mon âme s’en ira
Pour trouver auprès du Christ un asile sûr. »

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" Heureux vous qui êtes pauvres, car le royaume de Dieu est à vous !" (Notre Seigneur Jésus-Christ in Luc VI, 20)
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Guillaume C

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MessageSujet: Re: Poèmes sur Dieu   14/4/2016, 13:36

Ode aux ss. Jean, Antoine et Eustache, (fête : le 14 avril)
Martyrs a Vilna (Lituanie), sous le grand-duc Algirdas ou Olgierd - 1342




Lituanie ! pays de plaines verdoyantes
Jadis rougies par le sang fécond des martyrs
Jean, Antoine et Eustache, aux vertus éclatantes.
Pieusement honorons leur glorieux souvenir !


Rassemblés en haut d’une butte fortifiée
Le grand-duc Olgierd et tous ses chevaliers
Rallumaient à l’honneur de leurs vaines idoles
Le feu sacré, auprès des viandes qu’on immole.

Le démoniaque rituel à peine achevé
Cette troupe se disperse dans Kernavė (1)
Pour y faire ripaille jusque tard dans la nuit.
Et le soleil se lève d’un radieux vendredi.

Les boyards repus et saouls maintenant somnolent.
Deux serviteurs d’Olgierd sont pourtant là qui veillent.
Ils n’ont voulu attiser le feu de l’idole.
Mais le prince retors dans l’ombre les surveille.

Olgierd fit venir les deux frères à sa table
Les viandes immolées avaient été servies
« Mangez-en, dit le prince, vous m’en verrez ravi.
A tous ceux qui m’honorent je me montre affable. »

Jean et Antoine conjointement répliquèrent :
« Prince, nous ne pouvons, Dieu nous a interdit
De consommer des viandes en ce jour, vendredi,
Où Lui-même sacrifia sa propre chair. »

Le grand-duc n’attendait que ces mots pour sévir.
Il a reconnu en ces hommes des chrétiens.
Leur ardente ferveur a suscité son ire :
« Qu’ils soient jetés en geôle, traités comme des chiens ! »

Une année a passé ; souffrances et tourments
Ont eu raison du courage de l’aîné, Jean.
Il avise Olgierd, du fond de sa prison,
Qu’il veut lui obéir. Lamentable abandon !

Et Jean fut élargi, et obtint en retour
Pour son apostasie, mille honneurs à la cour
Ayant conservé quelque affection pour son frère
Il obtint d’Olgierd qu’on le fît de geôle extraire.

Antoine, élargi, ne daigna cependant pas
Montrer reconnaissance à son frère apostat.
Le prince s’employait à le faire revenir
Aux pratiques païennes : « Jamais ! Plutôt mourir ! »

A la cour d’Olgierd, on fut alors surpris
De voir le preux Antoine, sans timidité,
Préférer la prison à l’infidélité.
Jean au contraire fut l’objet d’un grand mépris.

La crainte et le regret sourdement se font jour
En ce cœur dans lequel Dieu met tout son amour.
Ayant su qu’un saint prêtre en cachette à Vilna,
Venait offrir la messe, un jour il l’aborda.

Jean porta au tribunal de la pénitence
Tous ses péchés, jusqu’à recouvrer l’innocence.
Antoine, apprenant le retour de l’apostat,
L’encourage à en faire publiquement état.

Jean glorieusement répara le scandale
De sa chute passée ; devant toute la cour
Déplorant d’avoir pour des délices d’un jour
Abandonné Jésus, il s’en dit le vassal.

Assailli par la foule, frappé, mis aux fers,
Jean rejoint en prison son ardent petit frère.
Celui-ci, qui vient d’être condamné à mort,
Apporte à son ainé un puissant réconfort.

« Tu me suivras bien vite au Ciel, la vraie patrie,
Si tu restes fidèle aux grâces qui t’habitent.
Souviens-toi qu’en voulant y poser des limites
Tu es très bas descendu dans l’idolâtrie. »

Les deux saints tels des scélérats furent pendus.
L’exemple de leurs vertus ne fut point perdu.
Un jeune officier qui se nommait Kuglas
Reçut le saint baptême et prit pour nom Eustache.

Huit mois après Antoine et Jean, le noble Eustache
Finissait sur le gibet une vie sans tache.
Son crime ? Avoir refusé de raser sa tête
En l’honneur des idoles, au jour de leur fête.


Voici poindre l’aurore et l’heure de Dieu sonne.
Le fils d’Olgierd épouse Edwige de Pologne
Et fait de son Etat, terre de missionnaires,
Le bastion avancé de la chaire de Pierre.



(1) Kernavė : la première capitale connue du Grand-Duché de Lituanie (fin du XIIIème siècle – début du XIVème siècle)

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Guillaume C

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MessageSujet: Re: Poèmes sur Dieu   13/5/2016, 12:26

<STRONG>Saint Boniface (14 mai)
Martyr à Tarse (Cilicie), sous l’empereur romain Dioclétien – 290</STRONG>



<IMG SRC="https://s1.qwant.com/thumbr/?u=http%3A%2F%2Fi44.servimg.com%2Fu%2Ff44%2F11%2F64%2F82%2F51%2Fsaint176.jpg">


Souffrir un dur martyre est un léger fardeau
Pour qui aime l’Agneau immolé au Calvaire
Âme impure, crains-tu d’essuyer un revers ?
Dieu t’enverra sa grâce, il te fait ce cadeau.

Sais-tu qu’en Cilicie, en la ville de Tarse,
Les honneurs sont rendus au martyr Boniface ?
Intendant d’Aglaé, noble dame romaine,
Adonnée aux plaisirs et rejetant les peines,

Longtemps il eut avec elle un honteux commerce.
Mais de Dieu la miséricorde s’exerce.
La grâce les toucha : « Lors il nous faut mourir
A ce monde, pour faire un sincère repentir.

- Et où puiserons-nous les forces nécessaires
Pour nous tenir dans cette voie de la vertu ?
- De nombreux saints ont dans l’arène combattu :
Rendons-leur les honneurs, leur appui nous est cher !

Faisons-nous des amis des iniques richesses
En donnant aux martyrs de dignes sépultures !
Je te confie mon or, partage mes largesses !
A l’Est tu trouveras des saints, ardents et purs. »

Le saint prit le chemin, fermement résolu
A se laver ainsi de sa vie dissolue.
Il trouve à Tarse des confesseurs, des émules :
Ils sont vingt que la palme du martyre stimule.

« Dieu est grand, s'écrie-t-il, qui met sur mon chemin
Des héros qui endurent un sort inhumain !
Serviteurs de Jésus, priez pour moi pécheur,
Qu’à votre égal je sois un digne confesseur !

Nos corps, qui sont du Saint-Esprit le digne temple
Méritent certes mieux que le sinistre exemple
D’une vie dépravée ; qu’ils soient donc déchirés
Par le  fer ! Ils seront des anges honorés. »

Ayant tout entendu, le gouverneur manda
Boniface auquel un officier demanda
Son nom : « Je suis chrétien, Jésus Christ est mon maître
Devant une plus digne cour je veux paraitre ».

Le voulant à un autre discours amener,
Cet inique magistrat le fit malmener.
Pendu la tête en bas, tel un autre saint Pierre,
Le saint doit endurer les étrilles de fer.

Soumis à des tourments toujours plus douloureux,
La bouche mutilée de notre bienheureux,
Ne se meut que pour louer et prier Jésus Christ :
« Qu’en digne athlète j’aille au bout de cette piste ! »

Affermi, consolé par tous les saints martyrs,
Le saint peut goûter les fruits de son repentir :
Le concert de louange et d’ « Amen ! » entonnés,
Excite l’émotion de la foule étonnée.

« Nos idoles vaincues par de vils domestiques !
Leur Dieu est donc plus fort ; éclatant son prestige !
Croyons donc en Jésus, de Dieu le Fils unique,
Et brisons des démons jusqu’au moindre vestige ! »

La foule vers l’autel accourt pour culbuter
Des Gentils les totems ; le juge, molesté,
Fuit devant le tumulte ; et ferme en ses desseins,
Il fait paraître à huis clos devant lui le saint.

Dans une ardente fournaise précipité,
Il en est retiré, tel Sidrach, par son ange.
Le gouverneur, lassé, le fait décapiter ;
La terre est secouée : Dieu son serviteur venge.

Un ange nuitamment parut à Aglaé
Pour le glorieux combat du saint lui révéler.
Si tôt levée, elle vit ses anciens valets
Qui transportaient un corps en linges emballé.

« Dame, disent ces gens, c’est un bien grand miracle
Que Dieu a permis ! Nous étions à prier
Qu’on nous donnât des nouvelles d’un fils du diable,
Et l’on voit tout l’Orient ses vertus crier ! »

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MessageSujet: Re: Poèmes sur Dieu   14/5/2016, 16:01

Bonjour Guillaume C

Parcours ce lien et sans doute y trouveras-tu de l'attention. Smile

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Oculus

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MessageSujet: Re: Poèmes sur Dieu   16/5/2016, 15:00


"O Toi l'au-delà de tout" de saint Grégoire de Nazianze



O Toi l'au-delà de tout,
comment t'appeler d'un autre nom ?
Quelle hymne peut te chanter ?
aucun mot ne t'exprime.
Quel esprit te saisir ?
nulle intelligence ne te conçoit.
Seul, tu es ineffable ;
tout ce qui se dit est sorti de toi.
Seul, tu es inconnaissable ;
tout ce qui se pense est sorti de toi.
Tous les êtres te célèbrent,
ceux qui parlent et ceux qui sont muets.
Tous les êtres te rendent hommage,
ceux qui pensent comme ceux qui ne pensent pas.
L'universel désir, le gémissement de tous
aspire vers toi
Tout ce qui existe te prie
et vers toi tout être qui sait lire ton univers
fait monter un hymne de silence.
Tout ce qui demeure, demeure en toi seul.
Le mouvement de l'univers déferle en toi.
De tous les êtres tu es la fin,
tu es unique.
Tu es chacun et tu n'es aucun.
Tu n'es pas un être seul, tu n'es pas l'ensemble :
Tu as tous les noms,
comment t'appellerai-je ?
Toi le seul qu'on ne peut nommer ;
quel esprit céleste pourra pénétrer les nuées
qui voilent le ciel lui-même ?
Aie pitié, ô Toi, l'au-delà de tout ;
comment t'appeler d'un autre nom ?
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Enlui



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MessageSujet: Re: Poèmes sur Dieu   16/5/2016, 16:58

Bonjour Guillaume C et Oculus.
J'ai raté de mettre le lien que je proposais :http://docteurangelique.forumactif.com/t7030-lettre-a-jesus?highlight=lettre
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Guillaume C

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MessageSujet: Re: Poèmes sur Dieu   10/8/2017, 18:59

Sainte Philomène (fête : le 11 août)

Martyre à Rome (Italie), sous l’empereur romain Dioclétien – Fin du IIIe siècle.



Spoiler:
 


Philomène !
Chère petite sainte !
La paix soit avec toi !

Tu nous mènes,
Nous fais franchir l’enceinte
Du Seigneur, Roi des rois !



Soeur Marie Louise de Jésus
Se recueillait en sa cellule
Devant une belle statue.
Voix dans la nuit ! Elle recule.

« Ces suaves paroles,
Qui dans l’obscur résonnent…
Suis-je devenue folle ?
L’heure de ma mort sonne…

- Marie Louise, ce tendre écho
Que tu entends sans ne rien voir
C’est la sainte de Mugnano
Qui te raconte son histoire. »



Et la suave voix poursuit :
« Dieu en la Grèce m’a fait naitre.
Mon père était roi, puissant maître
Mais en son âme : complète nuit !

Tant d’holocaustes aux faux dieux
N’ont pu lui obtenir des cieux
Cet enfant que son cœur désire
De Rome un docteur va venir…

" Votre patience en cette épreuve
Sera par Dieu récompensée.
Vous obtiendrez postérité
Qui ira le Ciel habiter
Si les faux dieux vous délaissez.
À vin nouveau, outre neuve. "

Un an après, ma noble mère
Me mit au monde en son domaine :
" Gloire à Jésus, la vraie lumière !
Elle aura pour nom Philomène. "

Un jour (j’avais treize ans à peine),
Ma famille quitta Athènes
Pour rencontrer Dioclétien
Le bourreau du peuple chrétien !

Ce prince en sa chair animé
D’un vice étrange mais commun
Aux hommes qu’excite Asmodée  
Demande à mon père ma main !

Mes géniteurs voulant complaire
Au plus puissant roi de la terre,
Me supplièrent : " Philomène !
Consens donc à ce noble hymen ! "

- J’ai fait à Jésus mon Epoux
Vœu de rester fidèle en tout.
Dieu daigne lui-même élever
Un rempart pour ma pureté ! "

Mes faibles parents me livrèrent
A Dioclétien, à sa colère.
Pour affaiblir ma volonté
Il me fit en prison jeter.

Enchaînée en l’étroite geôle,
Je dus chaque jour soutenir
Les assauts répétés de ce sire.
Dieu ne permit pas un tel viol !

Je fus ainsi trente-sept jours
Tourmentée en la sombre tour.
Puis parut une belle dame :
Marie vint consoler mon âme !

" Mon enfant, ton nom de baptême
Est un signe que Jésus t’aime
Il est ton Epoux, ta Lumière ;
Moi, je suis l’Aurore, et ta Mère !

Il te faudra trois jours souffrir
Pour triompher par ton martyre.
Je te recommande aux bons soins
De Saint Gabriel, mon gardien ! "

Le jour fixé enfin arrive :
" Que de ses habits on la prive ! "
Ma chair est toute lacérée
De fouets aux lanières acérées !

Remise en prison pour mourir,
Deux anges vinrent m’y guérir.
L'empereur en colère enjoint
Aux archers de hâter ma fin.

Vois-tu, Marie-Louise, les flèches
Et l’ancre peintes sur ma tombe ?
Dieu ne voulut que je succombe
Ni à ces traits, ni même aux flots
Où je fus jetée, l’ancre au dos.
Je sortis des eaux toute sèche.

Ravi par de si grands miracles,
Le peuple louait le Tout-puissant
" Gloire à ce Jésus admirable
Qui protège si noble enfant ! "

L'empereur, craignant que le culte
Des faux dieux ne fût mis en doute
Fit trancher, en haut d’une butte
Ma tête, en ce dixième d’août.

Sur mon tombeau, quelqu’un peignit
A côté de l’ancre et du dard
Un lys, figurant ce don rare :
La pureté, de Dieu bénie.

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Violette7
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MessageSujet: Re: Poèmes sur Dieu   10/8/2017, 19:29

Je pense qu'il y a une erreur sur la date : le 11août, nous fêtons Sainte Claire et non Sainte Philomène.
Mais ce poème est très beau !
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Théodéric



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MessageSujet: Re: Poèmes sur Dieu   11/8/2017, 00:36

Que Vive mon Âme a Te louer
et que ma Joie soit Ton Nom

Comme un enfant abandonné
comme un enfant tout enjoué
comme un enfant ne connaissant que la main de son Père
je Chante je Chante la Joie d'être ton enfant !

puisque tu as voulu m'Aimer
au risque de beaucoup souffrir d'amour
puisque ta Sagesse Est Folie
accorde moi un peu de ta folie
que je ne craigne pas d'Aimer a en souffrir
et de vivre a en mourir

plus le jour avance
plus je découvre le mot enfance
ne plus savoir que tes bras de Roi Papa
ouvert pour moi sur cette Croix qui me faisait tant peur
un Dieu de douleur où tu donc Dieu de Bonheur ?
car aujourd’hui tant j'ai peur de te donner mon cœur

mais Toi si Haut descendu si bas pour moi
du haut de Ta croix tu disais pour moi a Papa
"pardonne le lui il ne sais pas ce qu'il fait !"
et tu as bouleversé mon cœur
en appelant sur moi le Bonheur  

et tu m'as tendu ta main percé pour la posé sur ton coté
j'ai senti battre Ton Cœur si débordant d'Amour
que depuis je ne connais que ce Jour
où la Croix devenez Vie pour moi
où l'Amour a Crucifié ma peur  
Là où j’entends Dieu mon Père qui pleure ,,, d'Amour
en attendant notre retour d'enfants perdus loin de Sa Lumière
mais déjà par ce Trou en Ton Cœur je vis ébloui de Ta Vie
Mon Dieu Mon Père Dieu de Mon Salut Jésus Christ
tu m'as rendu La Joie , enfant par l'Innocence de Ton Fils
que Vive mon Âme a te Louer
Que Vive mon Âme a répandre la Paix
a répandre la Joie l'Amour d'on tu m'as comblé !!


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Guillaume C

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MessageSujet: Re: Poèmes sur Dieu   22/9/2017, 12:50

Saint Maurice et ses compagnons (fête : le 22 septembre)

Martyrs à Agaune - Saint-Maurice (Suisse), sous l'empereur romain Maximien - 286

Spoiler:
 

Ils étaient six cent et six mille,
Venus d’une cité du Nil.
Ils étaient pieux, vaillants guerriers,
Prompts à combattre, prêts à prier.

Saint Maurice et ses compagnons,
Pour Jésus, pour Son Très Saint Nom,
Résistèrent à César même,
A ceux servant sous ses emblèmes.
C’est leur plus illustre victoire,
Et c’est là leur plus grande gloire.

César, alors, voulait mater
Une révolte née en Gaule.
Ses légions s’étaient transportées,
Franchissant des Alpes les cols.

En son campement d’Octodure ,
Au pied du massif du Mont-Blanc,
Ce tyran inflexible et dur
Ordonne à ses laquais tremblants :

« Portez aux troupes ce message :
César commande aux centurions
Et à ses hommes de tous âges,
D’offrir aux dieux des libations. »

Les preux soldats d’Egypte alors,
Préférant à l’apostasie la mort,
Prennent du Jura la route,
Et marchant sous le soleil d’août,
Par des sentiers tortueux,
Atteignent le Rhône impétueux.

César, enflammé de colère,
Ordonne à tous ses légionnaires
D’enserrer Maurice et ses hommes
En l’étroit défilé d’Agaune.

Les légats de César enjoignent
Aux Thébains d’obéir aux ordres.
Mais ceux-ci n’en veulent démordre
Et de leur sainte Foi témoignent :

« Nous sommes les soldats de César,
Prêts à nous battre pour l’empire.
Mais ne nous voulons déserter,
Ni remettre, ni rejeter
Le drapeau de Dieu, notre sire,
Pour plier à un ordre barbare. »

Ce noble discours de Maurice
Se répandant dans la région,
César ordonne à la milice :
« Que soit décimée  la légion! »

Les noms de six cents légionnaires
Sont tirés au sort pour mourir.
L’enseigne de Maurice, Exupère
Harangue les futurs martyrs :

« Ne résistez point par le fer
Mais par l’amour et la prière.
Jésus, le divin agnel,
Vous aide à mériter le Ciel. »

Des loups furieux alors se portent
Sur les saints soldats désarmés.
Aussi nombreux qu’une cohorte,
Ils sont sans un cri décimés.

La plaine arrosée d’un pur sang,
Le vaillant Maurice, à cheval,
Exhorte en digne général
Ses soldats à former leurs rangs :

« Pieux soldats du Christ, courage !
Montrez à ces loups pleins de rage
Qu’une armée de chrétiens en ordre
Vaut mille romaines cohortes,
Par son esprit de sacrifice,
Sa loyauté, à Dieu, au Fils ! »

César, instruit de ce discours,
Ordonne : « Qu’au lever du jour,
On égorge sur cette plaine
Six cents de la légion thébaine. »

Six cents preux chrétiens, en silence
A nouveau d’un corps sans défense,
Font pieusement l’holocauste.
Leur sang arrose l’herbe haute.

Maximien, trépignant de rage,
Dépêche à Agaune son héraut
Pour le restant de nos héros
Menacer d’un complet carnage.

Maurice, qui bien tard a veillé,
Couvert de sang et de sueur,
Au messager émerveillé,
Dit avec une sainte ardeur :

« Héraut, tu diras à César :
Les soldats de la légion thébaine
Qui ont cent fois versé leur sang
Pour Rome, au nom du Tout-Puissant,
Ne ménageront pas leurs peines,
Dieu leur donne au Ciel victoire. »

Roulent les tambours en la plaine !
Marchent les cohortes de haine !

Elles s’en vont par le pilum
Faucher les vies de ces saints hommes
Pour que, quittant ce corps mortel,
Leurs âmes montent droit au Ciel.

Les trompettes de la mort sonnent.
Un sang pur rougit l’eau du Rhône.

Maurice, uni aux légions d’Anges,
Invoquez le Dieu des armées,
Afin qu’il protège et qu’il venge,
Les catholiques désarmés !

Vous qui à la jeune bergère
Benoîte, sur un mont solitaire
Fîtes entendre votre voix ,
Gardez le Laus et la Savoie !

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MessageSujet: Re: Poèmes sur Dieu   23/9/2017, 22:00

Saint Gérard Sagredo (fête : le 24 septembre)

Martyr à Pest - 1046

Spoiler:
 

De la sainte Vierge Marie, reine des anges,
Quel chrétien dignement chantera les louanges ?
Dans le peuple de Dieu, les vrais dévots sont rares.
Au Ciel tous la chérissent, et parmi eux Gérard.

Saint Gérard fut comme la Vierge immaculée
Tout rempli de grâces et de vertus immenses.
Il prit l’habit de religion dès son enfance,
Ne voulant devant nul sacrifice reculer.

Par amour pour Jésus, il fit un jour le vœu
D’aller en pèlerin démuni visiter
La terre où le Fils daigna se manifester.
En chemin, une voix lui dit : "Là, je te veux".

Gérard était alors arrivé dans les terres
Du saint roi Etienne, qui régnait en Hongrie.
Le roi fut édifié de la vie si austère
Menée dans un désert par l’ascète amaigri.

Il voulut qu’à son fils Émeric, le saint moine
Enseignât l’Evangile et les vertus idoines.
La maison de Hongrie est bénie d’un tel choix :
En odeur de sainteté meurt le fils du roi .

Le roi éleva au rang d’évêque Gérard
Pour prêcher aux païens non loin de Temesvar.
On vit lors la nation idolâtre jadis
Vénérer la Sainte Vierge, adorer son Fils.

Gérard toujours louait, dans ses prédications,
Les gloires de Marie, qu’il nommait "Notre-Dame".
Il l’aima d’autant plus dans les tribulations
Qu’il eut à subir quand Etienne eut rendu l’âme.

Hélas ! Etienne eut de bien tristes successeurs !
Après Pierre on élut Aba, cruel seigneur.
La Hongrie dévastée par mille mercenaires
Est en proie à des fléaux tels ceux de l'enfer !

Aba vint à Chonad de Gérard requérir
Qu'il posât sur son chef le diadème des rois :
"Il n'est pas grand seigneur, c'est un oiseau de proie,
Dit Gérard, ses forfaits offensent Notre Sire !"

D'indignes prélats l'imposteur couronnèrent
Puis tous vers la maison du saint se dirigèrent
Mille artifices furent par eux employés;
Aucun d'eux néanmoins ne put le faire ployer.

"Aba, méchant seigneur, le sang par vous versé
Crie vengeance vers Dieu et Lui dit "C''est assez !"
Vous serez tôt frappé par une mort soudaine
Si ne vous repentez en cette quarantaine.

Hélas! Combien l'orgueil aveugle l'ambitieux !
Oui, vous serez devant le tribunal de Dieu
Dans trois ans convoqué. Mais quels malheurs encore
Frapperont la Hongrie, et ce jusqu'à ma mort !"

C'est l'Esprit du Seigneur qui l'avait inspiré
En moins de mille jours on vit le peuple armé
Déposer le tyran, et Pierre acclamer,
Et Aba sous la main du bourreau expirer.

Versatile est ce peuple : il veut la liberté,
Mais c'est pour embrasser de honteuses passions !
Il voudrait un roi qui donne la permission
D'adorer les idoles: "Elisons Léventé !"

Léventé avec André et Béla, ses frères
Souscrit au pacte honteux que lui présentèrent
Des gens sans foi ni loi, plus soucieux de plaisir
Et qui ne craignaient pas de Notre Seigneur l'ire.

Occire les chrétiens, abattre leurs églises,
Sacrifier aux démons, n'en faire qu'à sa guise :
Tel était le programme qui leur fut un soir
Présenté par Vatha, idolâtre notoire.

Dans la noble cité d'Albe sont retranchés
Les fidèles du roi, de la loi, de la Foi.
Leur moral est atteint, est tout près de flancher
Seuls Gérard et les siens portent sans peur la croix.

Ils étaient trois évêques qui sans peur suivirent
Gérard quand ce dernier voulut à Dieu s'offrir
Ils s'appelaient Buldi, Benetha et Byskrik
Leur projet: combattre pour un Roi pacifique.

De nuit embarqués en une frèle nacelle
Ils allaient affronter, seuls, la horde cruelle,
Laquelle, à Pest, sous les ordres de Léventé,
Commettait les plus odieuses atrocités.

Gérard voulut à Giod fortifier leur courage
En célébrant avec eux le saint sacrifice :
"Enfants de Jésus-Christ, soyez de digne fils !
Et rendez à Marie le plus grand des hommages !

Nous serons aujourd'hui offerts en libation :
Soyons de vraies victimes de propitiation.
Mes enfants! Des poignards de l'infâme Vatha,
Un seul survivra : et ce sera Benetha."

Il advint tout ce que Gérard avait prédit.
La sainte procession, sous une pluie de pierres
S'avance vers ces impies, récitant des prières :
"Seigneur, pardonnez-leur ! Qu'ils ne soient point maudits !"

Les cailloux qu'on lançait contre le saint prélat
Paraissaient ne lui causer aucune offense.
Enfin Vatha vint le percer d'un coup de lance :
C'est en louant Marie que Gérard expira.

Le duc André, venu avec toute sa troupe,
Mit un terme aux actions de la sinistre horde
Délivra Benetha de la pression du groupe,
Et rétablit dans le pays la Foi et l'ordre.

Pour avoir gardé ferme la Foi durant l'émeute,
Votre nom, Gérard, est l'objet d'un culte ancien.
Votre mérite est grand d'avoir fait de la meute
Des enfants d'Attila un grand peuple chrétien.

Avec l'aide de Dieu, sous votre patronage,
Nous voulons comme vous rendre un digne hommage
A Marie Notre Dame, et pour le christianisme,
Briser net les assauts d'un nouveau paganisme !

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MessageSujet: Re: Poèmes sur Dieu   19/10/2017, 08:32

Saints Isaac Jogues, René Goupil, Jean de La Lande (fête: le 19 Octobre)

Martyrs à Ossernenon (aujourd’hui Auriesville, Etat de New York), 1642-1646





Ils sont venus d’Anjou, de Dieppe, d’Orléans
Pour planter la Croix sur un nouveau continent.
Ni la houleuse mer, ni les rudes hivers,
Ne les firent ployer, ni ne les dissuadèrent
D’accomplir leur mission en terre d’Amérique
Et de verser leur sang au nom du Fils unique.

Le Père Isaac Jogues, avec vingt Hurons,
Voyageait en canot tout près de Trois-Rivières.
Hélas ! Un groupe d’Iroquois les capturèrent.
Le brave Jésuite, fidèle à sa mission,
Refusa de suivre les fuyards dans les bois :
Avec René Goupil, il embrassa la croix.

Tels des chiens enragés, les Iroquois se ruent
Sur les deux prisonniers, et puis à pleines dents
Leur arrachent ongles et doigts cruellement,
Les battent et les jettent sur la terre nue.

Tous deux sont réduits en un cruel esclavage,
Sans que leur zèle ne s’en trouve diminué,
Soignant et baptisant ennemis et sauvages,
Ne craignant point d’être frappés et conspués.

Un jour qu’en l’honneur de la Vierge, pieusement,
Il disait son chapelet en une cabane,
René vit un enfant y entrer prestement.
Dans un grand zèle et amour pour cette jeune âme,
Il lui fit un grand signe de croix sur le corps.
C’était trop pour les sauvages voués aux idoles :
Saisissant une hache, ils l’envoient à la mort.
Le saint nom de Jésus aux lèvres, il s’immole.

Le Père Isaac Jogues un jour échappa
A la vigilance de ses sauvages gardiens.
Sur un navire hollandais il s’embarqua
Et s’en alla en France retrouver les siens.
Très édifié par le récit de ses prouesses,
Le pape lui permit de célébrer la messe.

Le Père cependant n’aspirait à rien d’autre
Qu’à connaître en ce monde le sort d’un apôtre.
Il repartit bientôt pour le pays des croix,
Décidé à prêcher l’Evangile et la Foi.

A peine deux ans après son retour, le saint
Fut chargé de négocier avec les sauvages
Une paix mettant fin aux inhumains ravages
Exercés au Nord par ces hordes de païens.
Avec l’oblat Jean de la Lande, il repartit
Prêt à donner sa vie au nom de Jésus Christ.
Les Iroquois, affaiblis par une disette,
Accablèrent le Père Jogues et l’accusèrent :
« Ce chien a par ses sorts provoqué la colère
Des dieux. Il mérite qu’on lui fende la tête ! »

Ils l’emmènent au village d’Ossernenon
Avec Jean de la Lande, son dernier fidèle.
Ces barbares usent en vain couteaux et bâtons.
De ses nombreuses plaies, le sang à flots ruisselle.
Enfin, n’ayant pu lui faire renier la foi, un Mohawk
Fendit sa noble tête par un tomahawk.

Jean de la Lande subit les plus lourds supplices.
Pour la cause de Dieu, il s’offre en sacrifice
Et meurt en vrai héros. Aujourd’hui, ce laïc
Est un modèle pour les jeunes d’Amérique.

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MessageSujet: Re: Poèmes sur Dieu   21/10/2017, 11:39

Ursule et ses compagnes (fête : le 21 octobre)

Martyres à Cologne (Allemagne), sous les troupes d'Attila, roi des Huns – 451





Une troupe de vierges a ravi l’Allemagne
C’est la phalange d’Ursule et de ses compagnes
Elles rehaussent du sexe dévot l’honneur.
Pour celles qui les imitent, éternel bonheur !

Ursule était fille du roi de Cornouailles
Sa beauté, sa douceur, sa piété sans faille,
Etaient connus, chantés dans toute l’Angleterre
Une ambassade un jour arriva par la mer.

Ce sont les envoyés d’un général romain
Qui d’Ursule désirait obtenir la main.
Voulant fonder une colonie en Bretagne,
Il requiert qu’à Ursule d’autres femmes se joignent.

Ursule était pourtant lors déjà engagée
Ayant le doux Jésus choisi pour fiancé.
Ne pouvant balancer, elle put obtenir
Qu’on lui laissât du moins ses compagnes choisir.

Le bateau met les voiles et vogue sur la Manche
Mais un vent le déroute ; aux bouches de la Canche
Il accoste. De là, un ange guide Ursule
Et ses compagnes, qu’une noble foi stimule.

Les voici à Cologne, et l’ange dit aux vierges :
« Dieu veut que vous fondiez ici, auprès des berges,
Un ordre de moniales, prêtes à sceller
Dans le sang leur alliance avec Dieu révélé.

Avant, il vous faut le Saint-Père requérir
Pour qu’il daigne lui-même cette œuvre bénir. »
Et ces femmes à pied s’en vinrent jusqu’à Rome
Présenter leurs hommages au vicaire du Dieu-Homme.

Ayant reçu du pape la bénédiction,
Depuis Bâle elles vont en une embarcation
Pour remonter le Rhin impétueux et puissant
Prêtes à faire à Dieu l’offrande de leur sang.

La cousine d’Ursule, la fougueuse Aurélie,
A Strasbourg expirait de longue maladie.
Elle fit à Dieu de ses douleurs offrande,
Pour qu’à ses sœurs il en épargnât de plus grandes.

La nacelle aborde de Cologne le port
Au moment où les Huns en assiègent le fort.
Oui, Dieu a suscité cette barbare horde,
Pour les pécheurs, afin qu’ils crient : « Miséricorde ! »

La légion virginale, assemblée près du mât,
Rejette des barbares les offres indécentes ;
Le cantique que ces femmes pieusement chantent,
Fait reculer les Huns ; mieux, il les désarma.

Attila, craignant que ce chœur de onze vierges,
N’inflige à son armée une prompte déroute
Ordonne à ses archers postés sur l’autre berge,
De tirer sur l’esquif, du mat jusqu’à la soute.

Et ces loups assoiffés du sang de nos martyres
Ont lancé leurs dards acérés sur le navire.
Un sang clair s’est mêlé aux eaux troubles du Rhin :
Les nobles vierges ont rejoint leur Souverain !

L’histoire d’Ursule a des siècles reçu créance.
Et plus tard sainte Angèle, par pieuse révérence,
Mit sous son patronage la noble compagnie
Qui sous Marie Guyart  le Québec atteignit.

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MessageSujet: Re: Poèmes sur Dieu   4/12/2017, 18:59

Sainte Barbe (4 décembre)

Martyre à Nicomédie sous l’empereur romain Sévère Alexandre – 235





Dans le chœur des fiancées du Grand Roi,
Une Vierge sage s’est distinguée.
C’est Barbe ! Qui épousa la croix
Et de sa lumière fut irriguée.

Elle gagna une couronne de roses
Qu’elle montra à Benoîte, du Laus.
Mais laissons cette martyre glorieuse
Nous raconter sa lutte victorieuse :

« Née en Bithynie, de Maître Dioscore,
Riche, illustre, mais un démon au corps,
J’étais louée pour ma vive beauté.
Mon père, craignant les assiduités
De certains visiteurs, me fit mener
A l’écart, dans un palais éloigné.

Dans cette prison dorée, je pouvais
Etudier la sagesse des Anciens.
Et mon esprit peu à peu s’élevait,
Voulant connaître le Souverain Bien.

Je connus la philosophie chrétienne
En un livre où il était fait mention
« Du Christ et de la secte d’Origène ».
Et j’appris l’injuste crucifixion
De Jésus Christ, qui pour vaincre la haine,
Daigna expirer entre deux larrons.

Et je pensai alors : « Mon Dieu, mon Roi,
C’est Jésus, ce Juif pendu sur la croix ! »

Je fis alors dépêcher un message
Au philosophe Origène, ce sage,
Lui disant ma volonté d’être instruite
Des saints enseignements de Jésus Christ.

Ce docteur envoya Valentinien
M’éclairer sur les mystères chrétiens.
Par l’eau jaillie par miracle d’un vase
Je reçus le saint baptême et la grâce.

Mon père, retenu par l’empereur,
Passa me voir ; pour mon plus grand malheur,
Il voulait m’engager dans un mariage
Avec quelque garçon de haut lignage.

Je fus troublée, presque pusillanime.
Mais l’Esprit-Saint mon courage ranime:
« Je ne ferai jamais cette douleur
A Jésus, l’Epoux que chérit mon cœur. »

Mon père alors, au seul nom de « Jésus »,
Fut frappé comme d’un coup de massue.
Il vit alors les idoles en morceau,
La croix gravée en place de son sceau.

Mû par une rage froide, Dioscore
M’enjoignit d’expliquer mon attitude :
« Adoreriez-vous Jésus, ce Juif mort ?
Est-ce là tout le fruit de vos études ? »

Malgré la peur,  mon âme s’élevait
Au Seigneur Jésus. Et je retrouvai
Grâce à Dieu un puissant courage
Pour affronter de mon père la rage.

« Père, je suis chrétienne pour jamais.
Vos dieux étaient des hommes qui dormaient.
Mon Dieu est Tout-Puissant et immortel,
Il me prépare une gloire éternelle. »

Tout était dit ; mon père, ce faux sage,
Est confondu, montre son vrai visage :
Longtemps l’esprit de Bélial l’a conduit,
Au désespoir il est céans réduit.

« Tu n’es plus ma fille ! Je te renie ! »
Rugit Dioscore, et le glaive à la main,
Il me veut tuer - dessein inhumain !
Pour avoir dit « oui » à ce Dieu honni.

Ne voulant que mon père se rendît
Coupable d’un tel crime, je m’enfuis.
A ma prière, un rocher se fendit,
Pour me livrer passage dans la nuit.

Un vent vif  me porte au sommet du mont.
Mais mon furieux père, en proie au démon,
Méprisant de Dieu les évidents signes,
Hardi grimpeur, escalade la cime.

De mon refuge je suis arrachée ;
Il me traîne par les cheveux, me bat.
Mon ange gardien sur moi s’est penché
Il m’assure, et du soutien de Dieu,
Et de celui des saints qui sont aux cieux,
Pour me préparer aux futurs combats.

Un père dénaturé m’abandonne
Au pouvoir d’un juge inique, Marcien :
« Toute entière ma fille s’adonne  
Au Christ et à sa religion de chiens.
Cette insolente, à son père rebelle,
A outragé la déesse Cybèle ! »

Par la douceur et les cajoleries,
Marcien veut changer mes sentiments.
Il obtient, pour seul résultat, ce cri :
« Jamais, pour des délices d’un moment,
Jamais je ne trahirai mon amant,
Jamais je ne renierai Jésus Christ ! »

A ces mots, le gouver¬neur irrité
Expose à de terribles cruautés
Mon corps virginal ; le méchant ordonne :
« Que trente-neuf coups de fouet on lui donne ! »

Dans les tourments, mon âme était ravie
Sachant la gloire qui m’attend aux cieux.
Un flambeau dans la nuit : voilà mon Dieu !
Qui apparaît pour me redonner vie.

Marcien, surpris de cette guérison,
L’attribue au pouvoir de ses démons.
« Non, lui dis-je, vos dieux sont sans force.
Simples figures tirées de l’écorce ! »

Une noble dame nommée Julienne,
Voyant mon zèle en les tourments les pires,
Déclara lors tenir la foi chrétienne
Et fut ma compagne dans mon martyre.

Mon barbare bourreau ordonne alors
Qu’on arrache de mon corps les mamelles :
« Qu’en cet état on traîne la pucelle !
Qu’on la promène nue jusqu’au port ! »

Cette dernière atteinte à ma pudeur
Me causa une plus vive douleur
Que n’avaient fait les tenailles de fer.
Mais cet assaut des princes de l’enfer

Echoua, car aussitôt par bonheur
Un halo de lumière m’environne
Il éblouit de nombreuses personnes
Et il éveille la foi dans les cœurs.

Marcien, rempli de rage frénétique,
Et craignant que la foule empathique
Ne se détache du culte des dieux
Ordonne : « qu’on l’extraie de ces bas lieux !
Qu’elle soit mise à mort sur la montagne !
Qu’on tranche la tête à sa compagne ! »

Ayant entendu ces dernières paroles,
Dioscore, animé d’un violent soubresaut,
Demande à être mon dernier bourreau.
Marcien agrée cette requête folle.

Avant de recevoir le fatal coup,
Je prie le Seigneur Jésus, mon Epoux,
Pour tous ceux qui feront de moi mémoire :
« Que tous ils accèdent à Votre gloire ! »

Et voici mes derniers mots sur la terre :
« Seigneur, je remets mon âme en vos mains »,
Alors que d’un coup de hache, mon père,
Exécutait son macabre dessein.

A son retour, l’infâme Dioscore
Était frappé d’une funeste mort :
Dans un ciel sans nuage, un éclair
Tue promptement ce dénaturé père. »

Sainte Barbe, vierge chérie du Ciel,
Invoquée contre une funeste mort,
Préservez-nous de la fin de Dioscore !

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MessageSujet: Re: Poèmes sur Dieu   10/12/2017, 15:53

Sainte Eulalie (10 décembre)

Martyre à Merida (Espagne), sous l’empereur romain Dioclétien – 304




Longue vie à l‘Espagne où tant de sages vierges
Pour l'amour de l‘Epoux ont allumé leur cierge !
Sous Dioclès, certaines ont donné leur vie :
Merida vit mourir la très sainte Eulalie.

De sang noble, elle voulut un seul titre porter :
Celui du don à Dieu, dans la virginité.
Elle n‘avait que douze ans quand parut une loi,
enjoignant aux chrétiens d'abjurer la vraie Foi.

Sa mère qui voulait l’éloigner de ces maux
La mit sous bonne garde en un lointain hameau.
Enflammée par l'Esprit à chercher le martyre
Et aidée par Julie, Eulalie put s’enfuir.

Marchant toute la nuit, à l‘aube elles arrivent
les pieds ensanglantés, mais leur Foi toujours vive.
Eulalie hardiment alla se présenter
Au préfet, le blâmant pour son impiété.

« J'ai déjà bien vécu, malgré mon tout jeune âge,
Sur cette terre où l’âme vit en esclavage.
Mon coeur pour son Epoux est tout prêt de brûler.
Menaces et tourments ne peuvent m‘ébranler. »

Les fouets, l'huile, la chaux, le plomb fondu, les torches
N’ont pu faire céder cette enfant qu‘on écorche.
Sa virginale chair est toute déchirée ;
Elle veut par amour ce supplice endurer.

Traînée par les cheveux, on la mène au bûcher.
Sa parole inspirée fait alors trébucher
Le préfet : « Contemplez, lui dit-elle, ma face,
et après ça songez si Dieu vous fera grâce. »

Sa bouche ouverte défie la flamme montante :
Son désir satisfait, elle meurt contente.
Voyez cette colombe envolée vers le ciel !
C’est l’âme d’Eulalie : gloire au Dieu éternel !

Son corps immaculé fut recouvert de neige
comme marque d’honneur à l‘immortelle vierge.
Ainsi, les chrétiens purent l'ensevelir :
Allons à Oviedo méditer son martyre !

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MessageSujet: Re: Poèmes sur Dieu   3/6/2018, 19:11

Les bienheureux martyrs de l'Ouganda (fête : le 3 juin)

Martyr sous le roi Mwanga II - 1886
Spoiler:
 

Ils ont vaincu, les martyrs noirs de l’Ouganda !
Ils ont ravi la glorieuse couronne !
Ils étaient vingt pages du roi Mwanga.
Leur Foi et leur vaillance nous étonnent.

Le premier d’entre eux, Joseph Moukassa,
Avait dénoncé l’immoralité
Du roi, de sa cour et de ses sorciers.
Sur un bûcher ardent il trépassa.

Cependant, enflammés de charité,
Les chrétiens sans peur se réunissaient.
Onze pages à la vie du Christ naissaient.
Tous formaient une joyeuse cité.

Au seuil de la chambre du roi Mwanga,
Enseignés par le page Charles Lwanga,
La multitude des catéchumènes
Admirait Jésus instituant la Cène.

Le félon ministre du pauvre roi
Dénonça ceux qui avaient la vraie Foi :
« Des rebelles, prêts à vous détrôner,
A vous réduire, à vous découronner. »

Le prince passant un jour en revue
Les pages, du regard les fusilla.
Tout furieux, ce despote s’écria :
« Sectateurs de Jésus, hors de ma vue ! »

Ce fut une grande déconvenue
Pour le roi, de voir que sur dix-huit pages
Plus de quinze, encore à la fleur de l’âge,
Attendaient de Jésus-Christ la venue.

Il y avait Denis, le néophyte.
Il connaissait des chrétiens tous les rites.
Le roi Mwanga, si transporté de rage,
Egorgea avec sa lance le page.

Il y avait Honorat, le majordome.
Il s’avance vers le roi et se nomme :
« Je suis chrétien » dit-il hardiment.
On le fait mutiler atrocement.

Il y avait Jacques Buzabaliawo
Vaillant soldat, mais surtout très dévot.
« Ce chien voulut jadis me convertir !
Dit Mwanga. Qu’on le fasse donc périr ! »
« Adieu ! dit Jacques sans s’émouvoir.
Au Jugement nous allons nous revoir. »

Il y avait aussi Pontien Ngondwe
Qui priait, les yeux vers le Ciel levés.
Lui aussi fut amené en prison
Pour être ensuite égorgé sans raison.

« Qu’on lie ces insolents avec des cordes !
Et qu’à Namugongo on les conduise! »
Tous sont remplis d’une joie qui déborde,
D’une foi ardente que rien n’épuise.

La marche commence dans la savane.
Les bourreaux et les sorciers se pavanent.
Les martyrs avancent d’un joyeux pas
Se bousculant vers leur propre trépas.

A jeûn, le cou serré dans une cangue,
Les saints, dont la soif dessèche la langue,
Prient et chantent le jour comme la nuit :
Bientôt leur zèle portera son fruit.

Soudain, un enfant vers la foule accourt.
« C’est Mbaga ! » : le fils du chef des bourreaux
Il vient partager le sort des héros.
Son père, à tout sentiment humain sourd,
L’emmena à l’écart près d’un taillis
Et d’un coup de massue net l’abattit.

Enveloppés dans des claies de roseaux,
Leurs corps livrés aux flammes du bûcher,
Et Charles a la force de lâcher :
« Tu me brûles, mais c’est comme de l’eau ! »

Plus haut que le crépitement des flammes,
Que les bruits des sorciers et du tamtam,
S’élèvent les prières des pieux Noirs,
Disant un « Notre Père » plein d’espoir.

Dans le brasier fumant leur voix s’est tue.
On ne voit que les restes des corps nus.
Mais au Ciel les trompettes retentissent :
La Vierge les couronne avec son Fils.
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MessageSujet: Re: Poèmes sur Dieu   15/6/2018, 16:31

Saint Guy ou Vite et ses compagnons (fête : le 15 juin)

Martyrs à Rome (Italie), sous l’empereur romain Dioclétien – 303




Bienheureux qui a pu dès sa plus tendre enfance
Du lait de la sainte doctrine être sevré !
Bienheureux qui a pu dès son jeune âge œuvrer
A la gloire de Dieu, conservant l’innocence !

A un saint de Sicile il revient le mérite
D’avoir dès ses douze ans souffert pour la vraie foi
Contre la volonté, et d‘un père, et d‘un roi ;
Honneurs à cet enfant, gloire soit à Saint Vite !

Vite naquit d’un père aux idoles voué
Qui fit sans le savoir la volonté de Dieu
En le confiant aux soins de deux chrétiens dévoués
Saints Modeste et Crescence, éclairés, droits et pieux.

L’enfant fut tôt instruit par son saint précepteur
Des mystères divins ; il voulut de bonne heure
Être plongé dans l’eau de la sacrée fontaine :
A l'insu de son père il reçut le baptême.

Rapidement on vit l’Esprit saint opérer
En ce vertueux enfant de prodigieux effets :
Des fous furent par lui du démon délivrés.
Chacun put lors de Vite louer les hauts faits.

Un suppôt de Satan du nom de Valérien
Fut comme gouverneur choisi par Dioclétien
Pour se faire en Sicile bourreau des chrétiens,
Opprimer leur Eglise et la réduire à rien !

Valérien, informé des charismes de Vite
Manda auprès de lui Maître Hylas, son père :
„Ton fils est un athée  ; daigne t’employer, vite !
A le faire sacrifier ; en dépend ta carrière.“

Hylas, trop attaché à de vaines richesses,
S’employa à gagner à ses tristes raisons
Son fils ; ses baisers, ses larmes et ses bassesses
Ne peuvent de l’enfant changer les convictions.

„Le Dieu que nous louons est un roi crucifié
Et nous nous faisons gloire d’imiter sa vie.
Père, Il vous recevrait en Ses sacrés parvis
Si en Son grand amour vous daigniez vous confier.“

La parole de Dieu ne peut germer, hélas !
Dans le cœur aveuglé et endurci d’Hylas.
Ce père indigne livra Vite au gouverneur
Qui croyait de l’enfant triompher par la peur.

„Enfant ! seras-tu donc longtemps si effronté
Pour ensemble ton roi et ton père affronter ?
- Dieu, qui est mon seigneur et mon père du Ciel,
M’offrira en retour récompense éternelle.“

Ne pouvant se tenir, le préfet ordonna
Que des coups de bâton et de fouet l’on donnât
A Vite dont le corps ne fut plus qu’une plaie.
Mais Dieu protège Ses enfants comme il Lui plait.

La main de Valérien, et les bras des bourreaux,
soudain perdent leur force et sont tout desséchés.
„Ce n’est pas par magie, mais c’est pour vos péchés
Que vous devez, dit Vite, endurer tous ces maux.

Le Christ notre Seigneur est le vrai médecin :
Restituer la santé aux pécheurs endurcis
Est son plus grand désir – il brûle dans son sein
Au nom de Jésus Christ, préfet, soyez guéri !“

La prière de Vite est si tôt exaucée ;
Mais le méchant préfet, trop heureux de tenir
Sous sa main cet enfant du Ciel favorisé,
Le renvoie à son père, aux fins de l’avilir.

Plongé bien malgré lui dans mille vains délices,
Vite jour et nuit baignait son lit de larmes.
Sa chambre un soir s'emplit de lumière et de lys ;
Les serviteurs d’Hylas vinrent donner l’alarme.

Près du saint se tenaient douze splendides anges.
Hylas, à peine entré, fut par l’un d’eux frappé :
Ses yeux sont aveuglés ; Dieu l’a voulu châtier.
Vite lui rend la vue, sans que son coeur ne change.

Misérable celui qui par l‘esprit de lucre
Est mu, car aux appels de Dieu il reste sourd !
Voué à la haine de son père par nature,
Notre saint doit quitter ce sinistre vautour.

Saints Modeste et Crescence, inspirés par un ange,
Prirent Vite et l’emmenèrent en Italie.
Au bord du Silaro , ils se sont établis ;
Un aigle y apporte du pain, afin qu’ils mangent.

Au fil des guérisons par nos saints opérées,
Leur renommée grandit, s’étendant jusqu‘à Rome
Dioclétien voulut qu’on amenât le jeune homme
Afin qu’il pût son fils d‘un démon libérer.

L'enfant imposa ses mains sur le possédé,
Et le démon si tôt dut le terrain céder.
L’empereur, hébété, endurci dans le vice,
Croit en flattant le saint l’avoir à son service.

„Un si brillant sujet, aux actions si notables,
Mérite qu’on l’élève aux honneurs de l‘empire.
Loger dans mon palais, et manger à ma table ;
Tout cela t’est offert...mais pourquoi ce soupir ?“

„Prince, répondit Vite, à quelle gloire, hélas !
Pensez-vous m’élever, moi qui n’aspire plus
Qu’à régner dans le Ciel ? Ce Dieu, qui m’a tant plu,
Veut que ses seuls désirs et volontés, je fasse.

Les honneurs dont vous me voulez, prince, combler,
Sont tels une fumée qui obscurcit le ciel.
Les biens que Dieu promet sont, pour eux, éternels.
Me confiant en Jésus, je ne suis point troublé. “

„Enfant ! dit l’empereur, renonce à ces croyances
Tu t’es laissé charmer par Modeste et Crescence.
Sache donc que ces chiens dès demain vont mourir !“
„Prince, épargnez-les donc, je veux pour eux souffrir.“

Vite et ses compagnons, tous recouverts de fange,
Sont jetés, enchaînés en un étroit cachot.
Il en sort un parfum répandu par des anges.
L’empereur les fait jeter dans un four de chaux.

Dans le brasier ardent, saint Vite et ses compères
Chantent mille louanges à Dieu, Notre Père.
On doit les en tirer pour aux lions les jeter.
Ces fauves affamés sont par nos saints domptés.

Leurs membres étendus sur un lit de torture
Sont brisés, mais les peines que nos saints endurent
Du Ciel excite l’ire ; le temple aux idoles
Est frappé par la foudre et détruit jusqu’au sol.

L’ange gardien de Vite, Modeste et Crescence
Les mène en Lucanie, où leur gloire eut naissance.
„L’heure est bientôt sonnée où votre récompense
Vous sera décernée ; Dieu le veut, Il y pense.“

Il ne restait plus à nos saints qu’à bénir
Le Seigneur des seigneurs, auquel seul gloire est due.
Ils furent aux ides de juin à son empire
Appelés ; que nul de leurs hauts faits ne soit tu !

_________________
" Heureux vous qui êtes pauvres, car le royaume de Dieu est à vous !" (Notre Seigneur Jésus-Christ in Luc VI, 20)
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