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 La méthode de Freud aurait-elle des limites ?

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AuteurMessage
Sanctus Germanus



Masculin Messages : 680
Inscription : 19/01/2012

MessageSujet: La méthode de Freud aurait-elle des limites ?   Dim 08 Juil 2012, 01:28

Bonjour,

Jésus a dit: vous avez pour père le Diable. Quand je regarde la description de Dieu le Père qu'a fait Freud, il fait fausse route.
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MessageSujet: Re: La méthode de Freud aurait-elle des limites ?   Dim 08 Juil 2012, 02:02

Sanctus Germanus a écrit:
Bonjour,

Quand je regarde la description de Dieu le Père qu'a fait Freud, il fait fausse route.


Sanctus Germanus, sans approuver la théorie entière de Freud...peut-être vous serait-il favorable de prendre une petite pause?

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Sanctus Germanus



Masculin Messages : 680
Inscription : 19/01/2012

MessageSujet: Re: La méthode de Freud aurait-elle des limites ?   Dim 08 Juil 2012, 03:00

C'est possible qu'avec la quantité en informations disponible que je puisse m'épuiser.

Merci de votre suggestion, elle est bienvenue.

Si le travail de cet homme s'adresse à des familles incestueuses et qu'ici dans mon village rien de tout cela n'existe, je n'ai rien à faire là-bas.

J'espère ne pas nuire au travail de soutien qu'il tente d'apporter aux familles.

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Invité
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MessageSujet: Re: La méthode de Freud aurait-elle des limites ?   Dim 08 Juil 2012, 03:09

Sanctus Germanus a écrit:
C'est possible qu'avec la quantité en informations disponible que je puisse m'épuiser.

Merci de votre suggestion, elle est bienvenue.

[/img]

Bien sûr vous ne nuisez en rien...
Non, je m'inquiétais seulement de vous. Smile


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Oculus



Masculin Messages : 2561
Inscription : 02/08/2007

MessageSujet: Re: La méthode de Freud aurait-elle des limites ?   Dim 08 Juil 2012, 10:23

Se coucher tard ..................................................
............................................................................ NUIT !!!!!

Raymond Devos I don't want that
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Renaud



Masculin Messages : 2405
Inscription : 17/07/2011

MessageSujet: Re: La méthode de Freud aurait-elle des limites ?   Dim 08 Juil 2012, 16:28

Sanctus Germanus a écrit:
Bonjour,
Jésus a dit: vous avez pour père le Diable. Quand je regarde la description de Dieu le Père qu'a fait Freud, il fait fausse route. C'est Satan le Diable qu'il a vu, le père du

mensonge.

Bonjour Sanctus, vous touchez là aux limites de la psychanalyse.
Freud et Jung ont butés sur le problème du bien et du mal et n'ont pu dépasser ce dualisme.

On comprend que ce dualisme n'est pas facile à dépasser même pour un chrétien.

Freud voit la religion comme un besoin de "réparer" le monde, de retrouver un paradis perdu, de sublimer le désir toute puissance-infantile en projetant cette tout-puissance sur un dieu en lequel on pourrait prendre part.

La science serait alors la juste vue de la petitesse de l'homme et la juste résignation à la mort.
La science psychanalytique viendrait déconstruire les illusions : dogmes et doctrines qui ne seraient que fanatisme, névrose collective apportant une solution à la névrose individuelle.

C'est au fond une juste critique de toute religion hypocrite et fanatique.
La religion qui se constitue en système de pensée rigide et fermé sur lui-même est dénoncée à juste titre comme paranoïaque.
La phase scientifique est donc l'étape nécessaire pour dépasser une vision religieuse dogmatique ayant réponse à tout.
L'homme doit faire face à la mort sans béquilles mythologiques.
L'homme doit renoncer au principe de plaisir, renoncer à chercher une satisfaction toujours illusoire dans l'objet, dans le monde.
Renonciation qui prend appui sur l'expérience, sur des vérités qui se construisent et non sur une loi religieuse extérieure.
La vérité n'est plus donnée par la religion mais elle est à construire et restera toujours fragmentaire, multiple et personnelle.

Je trouve que cette critique de la religion est constructive car elle empêche désormais de porter toute doctrine à l'absolu.
Voilà pourquoi les traditionalistes et intégristes ont tellement horreur de la psychanalyse.

Cependant, cette critique s'adresse à la caricature du christianisme et non à sa vérité.

L'erreur de la psychanalyse freudienne est de comprendre la vie sous le seul angle matérialiste.
Ce n'est pas une vue fausse mais une vue incomplète.
La vie de la matière est indissociable de la vie de l'esprit et la matière n'est pas cause de l'esprit sans que l'esprit ne soit cause de la matière.
La causalité est réciproque.

La vérité du christianisme n'est pas le bien absolu de Dieu qui s'opposerait au mal, c'est l'amour de Dieu qui ne s'oppose pas au mal.
C'est le Christ qui est transpercé par le mal sans s'y opposer et qui meurt pour nous en délivrer.
L'épreuve du mal, de la souffrance n'est pas niée mais acceptée jusqu'au bout, jusqu'à la mort.
La puissance de Dieu n'est pas de détruire le pécheur mais de lui donner la vie éternelle.
Or la vie éternelle passe par la mort et par conséquent la puissance de Dieu est vue comme la puissance du mal par celui qui n'a pas foi en Dieu.

Or, l'essence de Dieu est don de soi, mort de soi pour que l'autre vive, acte de néantisation de soi et non pas néant en soi.
La création de l'univers n'est pas un caprice de Dieu mais l'effet du don de lui-même par Dieu, c'est Dieu qui meurt pour qu'existe un autre que lui.
Dieu est le Père car il donne sa vie pour le Fils, créant ainsi un autre lui-même qui donne à son tour sa vie, à la fois à son Père et à nous.
Donnant sa vie à son Père le Fils est le Verbe qui nous donne vie.
Donnant sa vie pour nous le Fils est le sauveur qui nous donne la Vie éternelle.
La Vie éternelle est pour le chrétien don de sa vie pour le Christ et non immortalité illusoire.

L'immortalité illusoire, le mensonge, est la volonté de satan de vivre pour lui-même, de désirer la vie éternelle pour lui-même.
Satan n'a pas d'être et n'a que le néant de la volonté mauvaise de l'homme.
L'être n'est que dans le don de soi, la mort à soi-même qui donne la vie éternelle à l'autre, la mort biologique qui permet la vie d'un autre qui connaitra la vie éternelle.
La vie éternelle n'est pas dans un autre monde, elle est dans ce monde l'acte de don de soi, seul acte réel.
Tout acte de don est éternel et réalise dans ce monde le Royaume de Dieu.
Le Royaume de Dieu est de toute éternité en Dieu la vérité de ce monde qui n'a un commencement et une fin que dans notre esprit limité et divisé.
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Invité
Invité



MessageSujet: La Vie en abondance   Lun 09 Juil 2012, 00:31

Renaud a écrit:
Sanctus Germanus a écrit:
Bonjour,
Jésus a dit: vous avez pour père le Diable. Quand je regarde la description de Dieu le Père qu'a fait Freud, il fait fausse route. C'est Satan le Diable qu'il a vu, le père du

mensonge.

Bonjour Sanctus, vous touchez là aux limites de la psychanalyse.
Freud et Jung ont butés sur le problème du bien et du mal et n'ont pu dépasser ce dualisme.

On comprend que ce dualisme n'est pas facile à dépasser même pour un chrétien.

Freud voit la religion comme un besoin de "réparer" le monde, de retrouver un paradis perdu, de sublimer le désir toute puissance-infantile en projetant cette tout-puissance sur un dieu en lequel on pourrait prendre part.

La science serait alors la juste vue de la petitesse de l'homme et la juste résignation à la mort.
La science psychanalytique viendrait déconstruire les illusions : dogmes et doctrines qui ne seraient que fanatisme, névrose collective apportant une solution à la névrose individuelle.

C'est au fond une juste critique de toute religion hypocrite et fanatique.
La religion qui se constitue en système de pensée rigide et fermé sur lui-même est dénoncée à juste titre comme paranoïaque.
La phase scientifique est donc l'étape nécessaire pour dépasser une vision religieuse dogmatique ayant réponse à tout.
L'homme doit faire face à la mort sans béquilles mythologiques.
L'homme doit renoncer au principe de plaisir, renoncer à chercher une satisfaction toujours illusoire dans l'objet, dans le monde.
Renonciation qui prend appui sur l'expérience, sur des vérités qui se construisent et non sur une loi religieuse extérieure.
La vérité n'est plus donnée par la religion mais elle est à construire et restera toujours fragmentaire, multiple et personnelle.

Je trouve que cette critique de la religion est constructive car elle empêche désormais de porter toute doctrine à l'absolu.
Voilà pourquoi les traditionalistes et intégristes ont tellement horreur de la psychanalyse.

Cependant, cette critique s'adresse à la caricature du christianisme et non à sa vérité.

L'erreur de la psychanalyse freudienne est de comprendre la vie sous le seul angle matérialiste.
Ce n'est pas une vue fausse mais une vue incomplète.
La vie de la matière est indissociable de la vie de l'esprit et la matière n'est pas cause de l'esprit sans que l'esprit ne soit cause de la matière.
La causalité est réciproque.

La vérité du christianisme n'est pas le bien absolu de Dieu qui s'opposerait au mal, c'est l'amour de Dieu qui ne s'oppose pas au mal.
C'est le Christ qui est transpercé par le mal sans s'y opposer et qui meurt pour nous en délivrer.
L'épreuve du mal, de la souffrance n'est pas niée mais acceptée jusqu'au bout, jusqu'à la mort.
La puissance de Dieu n'est pas de détruire le pécheur mais de lui donner la vie éternelle.
Or la vie éternelle passe par la mort et par conséquent la puissance de Dieu est vue comme la puissance du mal par celui qui n'a pas foi en Dieu.

Or, l'essence de Dieu est don de soi, mort de soi pour que l'autre vive, acte de néantisation de soi et non pas néant en soi.
La création de l'univers n'est pas un caprice de Dieu mais l'effet du don de lui-même par Dieu, c'est Dieu qui meurt pour qu'existe un autre que lui.
Dieu est le Père car il donne sa vie pour le Fils, créant ainsi un autre lui-même qui donne à son tour sa vie, à la fois à son Père et à nous.
Donnant sa vie à son Père le Fils est le Verbe qui nous donne vie.
Donnant sa vie pour nous le Fils est le sauveur qui nous donne la Vie éternelle.
La Vie éternelle est pour le chrétien don de sa vie pour le Christ et non immortalité illusoire.

L'immortalité illusoire, le mensonge, est la volonté de satan de vivre pour lui-même, de désirer la vie éternelle pour lui-même.
Satan n'a pas d'être et n'a que le néant de la volonté mauvaise de l'homme.
L'être n'est que dans le don de soi, la mort à soi-même qui donne la vie éternelle à l'autre, la mort biologique qui permet la vie d'un autre qui connaitra la vie éternelle.
La vie éternelle n'est pas dans un autre monde, elle est dans ce monde l'acte de don de soi, seul acte réel.
Tout acte de don est éternel et réalise dans ce monde le Royaume de Dieu.
Le Royaume de Dieu est de toute éternité en Dieu la vérité de ce monde qui n'a un commencement et une fin que dans notre esprit limité et divisé.

Belle théorie Renaud. Un peu psycho-pop, mais j'y vois plusieurs réalités bien dites.

Petit bémol cependant, il est dangereux de prôner la "néantisation du soi", la "mort du soi". Bien sûr la définition du soi peut varier et c'est là que ça se joue vraiment.
Mais prenant en compte que le Soi est l'être primordial, le don de Soi ne devrait pas être synonyme de mort à Soi. Si le don de Soi porte fruit, il reçoit la Vie en abondance par le fait-même.

La nature du bien et du mal est ce qui a confondu l'Homme et qui nous a fait "chuté"*. C'est que dans ce qui lui a été dicté comme étant "le bien", il peut s'y glisser de bonne oeuvres et de mauvaises oeuvres. Et dans ce qui lui a été dicté comme "le mal", il peut s'y glisser également de bonne oeuvres et de mauvaises oeuvres.
À cause de cela, on ne distingue que très difficilement (sinon pas du tout) ce qui porte fruit de ce qui est oeuvre morte.
Tout acte de don ne réalise pas nécessairement le Royaume de Dieu.

*Ceux qui n'admettent pas la chute réfutent la nécessité de la venue du Christ et le placent donc comme une ingérence dans leur processus d'évolution...
Le Christ était dans une position différente de nous, car Sa venue dans ce monde ne procède pas d'une chute. Il a souffert notre propre mort à nous-mêmes justement : cette Vie en abondance donnée et perdue dans la chute.
"Mon Royaume n'est pas de ce Monde." (ce monde qui a chuté avec l'homme)

Il n'y a que Dieu qui donne la Vie éternelle...on fera bien de s'en remettre à LUI en tout, autant que possible. La mort ne devrait donc toucher que ce qui n'est pas l'être primordial, ce qui est extérieur à Soi.

En résumé, vaudrait mieux réaliser l'humilité et la bonté "en Soi" (et non un affichage extérieur); de sorte "que la Vie vienne s'y installer". Ce n'est que dans ces conditions que le don de Soi portera fruit. Là est; et sera notre Royaume.


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Renaud



Masculin Messages : 2405
Inscription : 17/07/2011

MessageSujet: Re: La méthode de Freud aurait-elle des limites ?   Lun 09 Juil 2012, 19:39

Séraphine a écrit:
Petit bémol cependant, il est dangereux de prôner la "néantisation du soi", la "mort du soi". Bien sûr la définition du soi peut varier et c'est là que ça se joue vraiment.
Mais prenant en compte que le Soi est l'être primordial, le don de Soi ne devrait pas être synonyme de mort à Soi. Si le don de Soi porte fruit, il reçoit la Vie en abondance par le fait-même.
Pour l'homme je n'ai pas parlé de "néantisation du soi" mais néantisation de soi et il aurait été plus clair de dire néantisation de soi-même.
Néantisation de soi-même signifie désidentification à ce que je crois être. Il n'y a rien qui soit moi.
Je ne suis pas moi, je suis l'autre. Mais l'autre n'est pas moi. En moi il y a l'autre et ce n'est pas moi. A l'extérieur de moi il y a l'autre et ce n'est pas moi. Ce qui existe c'est la relation d'amour qui est acceptation de l'autre comme différent de moi. Bien que nous ne soyons rien ni moi ni l'autre, nous sommes différents. Car les relations de l'autre ne sont pas les mêmes relations que les miennes.
Mes relations ne sont pas davantage moi-même que ce que je croyais au départ être mon moi "solide", elles ne sont pas à moi.

Constatant que je ne suis rien, même pas un rien et cependant pas un néant, je constate que tout chose est ainsi, sans existence propre. Quand je ne suis rien, rien ne m'est étranger et je peux être tout. Constatant que je peux être tout, je ne dois pas vouloir l'être mais le donner à l'autre car c'est ainsi que Dieu a créé le monde et qu'il est possible qu'existe un autre que soi-même. Connaitre le Soi c'est connaitre l'obligation de le donner, de mourir à soi, sous peine de chuter dans le seul néant. Le Soi n'est donc pas quelque chose que Dieu conserve, c'est ce qu'il donne, tout. Ainsi l'être de Dieu est au delà de lui-même, le don de soi. En Dieu soi et non-soi, être et néant, vie et mort ne sont différents et sont l'Etre de Dieu.

Séraphine a écrit:
(...) Il n'y a que Dieu qui donne la Vie éternelle...on fera bien de s'en remettre à LUI en tout, autant que possible. La mort ne devrait donc toucher que ce qui n'est pas l'être primordial, ce qui est extérieur à Soi.
Rien n'est extérieur à soi. J'ai distingué précédemment Soi en tant que tout et rien en tant qu'absence de tout pour en arriver à Dieu où tout et rien ne se distinguent pas et sont l'Etre de Dieu. C'est le mot "être" que j'ai porté à l'absolu pour parler de Dieu, l'Etre de Dieu au delà de l'être et du non-être. Mais j'aurais tout aussi bien pu porter le Soi à l'absolu en tant qu'incluant le soi et le non-soi. Simple question de vocabulaire. Porter l'Etre à l'absolu n'est pas rejeter hors de l'Etre ce qui ne serait pas l'Etre. Rien n'est hors de l'Etre de Dieu, pas même donc sa mort qui est précisément le don de son Etre. Nous ne savons pas que nous mourrons et renaissons à chaque instant en Dieu et nous avons toute notre vie pour apprendre à mourir pour l'autre comme le fait Dieu. Toute mort à soi-même par amour d'un autre est un acte éternel, le seul acte réel. Ce sont ces actes au cours de notre vie qui font notre éternité en Dieu, à l'imitation du Christ.
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