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 De la Charité

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ancien-mahométan

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MessageSujet: De la Charité    21/6/2012, 14:34



A l’égard des Catholiques intégraux qui estiment avec juste raison que
seule la Vérité a des droits et notamment celui de régner sans partage
sur les âmes et la société humaine tout entière, les modernistes n’ont
que deux mots à la bouche : celui d’“intégriste” – péjoratif à
leurs yeux et qu’ils emploient comme si s’était une insulte tandis que
c’est un compliment dont nous sommes fiers ; et celui de “Charité” – derrière lequel ils pensent (vainement) se réfugier.

Ce qui vient d’être dit du premier, “intégriste”, suffit amplement. Ne nous attardons pas.

Pour le second, nos malheureux modernistes n’en connaissent pas le sens et ils confondent “Charité” avec philanthropie.

Ils s’imaginent en effet que, lorsqu’on est condescendant avec son
prochain, lui permettant notamment de conserver ses erreurs et en étant
respectueux d’icelles (le respect de ce que pense autrui même dans
l’erreur est aujourd’hui un véritable dogme humaniste et démocratique),
que l’aime ce prochain tout simplement parce que c’est un être humain
comme soi, on est charitable, on pratique éminemment la “Charité”, alors qu’il ne s’agit que de simple philanthropie.

Car la Charité, véritable s’entend, le mot n’étend mis ni entre guillemets ni en
italiques, ne consiste nullement ni surtout exclusivement à aimer son
prochain parce que celui-ci est notre semblable : cela, même les païens
savent le faire, tandis que la Charité est une vertu “théologale”, c’est-à-dire éminemment chrétienne et plus précisément catholique.

La Charité, en effet, est :
Premièrement, l’Amour de Dieu souverainement aimable parce qu’infiniment Bon ; et,
Secondement,
et seulement conséquemment à l’Amour de Dieu, l’amour du prochain, non
pas n’importe comment mais comme soi-même – nous y reviendrons – et pour l’Amour de Dieu.

Nous sommes loin, nous commençons à le voir, de la prétendue “Charité” des modernistes…

L’acte de Charité nous fait en effet dire : « Mon
Dieu, je vous aime de tout mon cœur et par-dessus toute chose, parce
que vous êtes infiniment Bon et infiniment aimable, et j’aime mon
prochain comme moi-même pour l’Amour de Vous !
»

« comme moi-même », c’est-à-dire que je veux pour mon prochain le même bien que je
désire pour moi-même : le bien suprême, le Bien éternel, le salut
éternel, Dieu Lui-même !

Or, ce que je dois faire pour moi-même
en vue d’obtenir mon salut éternel, bien suprême, en vue d’atteindre
Dieu, je dois le vouloir faire faire à mon prochain. C’est-à-dire que si
je dois couper mes vices nécessairement consécutifs à la chute
originelle de nos premiers parents et amender ma vie pour obtenir mon
salut éternel et atteindre Dieu, je dois le vouloir de la même façon
pour mon prochain… Et cela, par Charité, pour cette Charité qui trouve là son parfait accomplissement.

D’où il suit que, si pour atteindre ce but absolument nécessaire, je dois châtier mes vices par Charité pour moi-même et pour l’Amour de Dieu, il est également parfois, sinon souvent, de faire de même avec le prochain :

Un excellent auteur ecclésiastique, Don Felix SARDÀ Y SALNANY, Prêtre espagnol du XIXème siècle, dans un livre loué par Rome dans un Décret du 10 janvier 1887, Le libéralisme est un péché, a très bien exprimé la chose.

C’est pourquoi nous irons chercher directement ce qu’il en a dit.

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ancien-mahométan

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MessageSujet: Re: De la Charité    21/6/2012, 14:38

Don Felix SARDÀ Y SALNANY, dans les chapitres suivants, a écrit:



XXI
De la saine intransigeance catholique opposée à la fausse charité libérale.

Intransigeance ! intransigeance ! J'entends une partie de mes lecteurs plus ou moins entachés de libéralisme pousser ces cris après la lecture du chapitre précédent. Quelle manière peu chrétienne de résoudre la question !
disent-ils. Les libéraux sont-ils, oui ou non, notre prochain comme les
autres hommes ? Avec de pareilles idées où irions-nous ? Est-il possible
de recommander avec une semblable impudence le mépris de la charité !
"Nous y voilà enfin !" nous écrierons-nous à notre tour. Ah ! on nous jette perpétuellement à la face notre prétendu manque de charité.
Eh bien ! puisqu'il en est ainsi, nous allons répondre nettement à ce
reproche qui est pour plusieurs en ce sujet, le grand cheval de
bataille. S'il ne l'est pas, du moins sert-il de parapet à nos ennemis,
et, comme le dit très spirituellement un auteur, oblige-t-il gentiment
la charité à servir de barricade contre la vérité.
Mais d'abord que signifie le mot charité ?

La théologie catholique nous en donne la définition par l'organe le plus
autorisé de la propagande populaire, le catéchisme, si plein de sagesse
et de philosophie. Cette définition la voici : La charité
est une vertu surnaturelle qui nous incline à aimer Dieu par-dessus
toute chose et le prochain comme nous-mêmes pour l'amour de Dieu.
.
Ainsi, après Dieu, nous devons aimer le prochain comme nous-mêmes, et
cela, non d'une manière quelconque, mais pour l'amour de Dieu et par
obéissance à sa loi. Et maintenant, qu'est-ce qu'aimer ? Amare est velle bonum, répond la philosophie, "Aimer, c'est vouloir le bien à celui qu'on aime". A qui la charité commande-t-elle de vouloir le bien ? Au prochain ! c'est-à-dire non à tel ou tel homme seulement, mais à tous les hommes. Et quel est ce bien qu'il faut vouloir pour qu'il en résulte le véritable amour ?
Premièrement, le bien suprême, qui est le bien surnaturel ;
immédiatement après, les biens de l'ordre naturel, qui ne sont pas
incompatibles avec lui. Tout ceci se résume dans la phrase : "pour
l'amour de Dieu" et mille autres dont le sens est le même.
Il suit de là qu'on peut aimer le prochain, bien et beaucoup, en lui déplaisant, en le contrariant, en lui causant un préjudice matériel et même en certaines occasions en le privant de la vie. Tout se réduit, en somme, à
examiner si dans le cas où on lui déplaît, où on le contrarie, où on
l'humilie, on le fait, oui ou non, pour son bien propre, pour le bien de
quelqu'un dont les droits sont supérieurs aux siens, ou simplement pour
le plus grand service de Dieu.

1° Pour son bien. - S'il est démontré qu'en déplaisant au prochain, en l'offensant, on agit pour son bien, il est évident qu'on l'aime, même dans les contrariétés et les dégoûts qu'on lui impose. Par exemple : on aime le malade en le brûlant avec le cautère ou en lui coupant le membre gangrené ; on aime le méchant en le corrigeant par la répression ou le châtiment, etc., etc. Tout cela est charité, et charité parfaite.

2° Pour le bien d'un autre dont les droits sont supérieurs. - Il est
souvent nécessaire de déplaire à une personne, non pour son propre bien,
mais pour délivrer autrui du mal qu'elle lui cause. C'est alors une
obligation de charité que de défendre l'attaqué contre l'injuste violence de l'agresseur ; et on peut faire à l'agresseur autant de mal que l'exige la défense de l'attaqué. C'est ce qui arrive lorsqu'on tue un brigand aux prises avec un voyageur. En ce cas, tuer l'injuste agresseur, le blesser, le réduire
de toute autre manière à l'impuissance, c'est faire acte de véritable charité.

3° Pour le service dû à Dieu. - Le bien de tous les biens est la gloire
divine, de même que Dieu est pour tout homme le prochain de tous les
prochains. Par conséquent, l'amour dû à l'homme en tant que prochain
doit toujours être subordonné à celui que nous devons tous à notre
commun Seigneur. Pour Son amour donc et pour Son service (si c'est
nécessaire) il faut déplaire aux hommes, les blesser et même (toujours
si c'est nécessaire) les tuer. Remarquez bien toute l'importance des
parenthèses (s'il est nécessaire) : elles indiquent clairement le seul
cas où le service de Dieu exige de tels sacrifices. De même que dans une
guerre juste les hommes se blessent et se tuent pour le service de la
patrie, ainsi peuvent-ils se blesser et se tuer pour le service de Dieu.
De même encore que l'on peut, en conformité avec la loi, exécuter des
hommes à cause de leurs infractions au code humain, on a le droit, dans
une société catholiquement organisée, de faire justice des hommes
coupables d'infractions au code divin, dans ceux de ses articles
obligatoires au for extérieur. Ainsi se trouve justifiée, soit dit en
passant, l'Inquisition tant maudite. Tous ces actes (bien entendu quand
ils sont justes et nécessaires) sont des actes vertueux et peuvent être
commandés par la charité.

Le libéralisme moderne ne l'entend pas ainsi, ce en quoi il a tort. De là vient qu'il se fait et donne une notion fausse de la charité
à ses adeptes. Par ses apostrophes et ses accusations banales
d'intolérance et d'intransigeance sans cesse renouvelées, il déconcerte
même des catholiques très fermes. Notre formule, à nous, est pourtant
bien claire et bien concrète. La voici : la souveraine intransigeance
catholique n'est autre que la souveraine charité catholique. Cette charité
s'exerce relativement au prochain, quand dans son propre intérêt, elle
le confond, l'humilie, l'offense et le châtie. Elle s'exerce
relativement à un tiers, quand pour le délivrer de l'erreur et de sa
contagion, elle en démasque les auteurs et les fauteurs, les appelant de
leur vrai nom, méchants, pervers ; les vouant à l'horreur, au mépris,
les dénonçant à l'exécration commune, et si cela est possible au zèle de
l'autorité sociale chargée de les réprimer et de les punir. Elle
s'exerce enfin relativement à Dieu, quand pour Sa gloire et Son service,
il devient nécessaire d'imposer silence à toutes les considérations
humaines, de franchir toutes les bornes, de fouler aux pieds tout
respect humain, de blesser tous les intérêts, d'exposer sa propre vie et
toutes les vies dont le sacrifice serait nécessaire à l'obtention d'une
aussi haute fin. Tout cela est pure intransigeance dans le véritable
amour et, par conséquent, souveraine charité. Les types de cette intransigeance sont les héros les plus sublimes de la charité,
comme l'entend la vraie religion. Et parce que de nos jours il y a peu
d'intransigeants véritables, il y a aussi peu de gens véritablement
charitables. La charité libérale, à la mode actuellement, est condescendante, affectueuse, tendre même, dans la forme, mais au fond elle n'est que le mépris essentiel des biens véritables de l'homme, des suprêmes intérêts de la vérité et de Dieu.
(A suivre)

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Renaud

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MessageSujet: Re: De la Charité    21/6/2012, 19:34

Il est clairement dit dans le texte qu'une société catholique a le droit de donner la mort à un homme au nom de la charité.

Or, la charité est une vertu qui concerne les individus et non les sociétés, civiles ou religieuses.
Jésus n'a jamais indiqué comment devait se comporter les sociétés civiles ou religieuse car ce n'est pas son problème.
Jésus parle à l'homme.

L'Eglise n'est pas une association caritative et n'a pas vocation à exercer la charité, en particulier celle qui consisterait à donner la mort.
Si l'Eglise souhaitait avoir une action caritative, elle aurait le devoir de le faire dans le respect des lois divines il me semble.
La loi divine dit : tu ne tueras point.
Comment l'Eglise en tant qu'institution pourrait-t-elle faire le contraire de ce qu'elle dit au chrétien?

La raison pour laquelle vous souhaitez une société civile soumise à votre "religion" est de rétablir la peine de mort et de l'appliquer pour des infractions religieuses.
Vous avez indiqué sur un autre sujet que vous souhaitez que soient brûlés des hérétiques.

Comment comptez vous tuer les hérétiques, avec une machine?
Pensez vous que cela supprime la responsabilité des hommes?

Quand vous répandez la haine envers les musulmans sur ce forum, avez vous pensé à votre responsabilité pour les meurtres qui seront commis au nom de cette haine?
Croyez vous qu'il suffit de ne pas se salir les mains pour être innocent des meurtres?

Je vous demande à nouveau, est-ce au nom de la charité du Christ, au nom du Christ que vous souhaitez que des hérétiques soient brûlés?
Au nom de qui parlez vous?

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Mister be

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MessageSujet: Re: De la Charité    21/6/2012, 20:45

Au nom de la Charité,de D.ieu ou pour notre bien...que d'atrocités n'avons-nous pas commises?

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Marcher selon l'Esprit de la lettre,c'est suivre un Judaisme sans messie ou un Christianisme sans racine?
Moi j'ai choisi Juif pour les racines messianique pour son messie!
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petero

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MessageSujet: Re: De la Charité    21/6/2012, 21:09

ancien-mahométan a écrit:
D’où il suit que, si pour atteindre ce but absolument nécessaire, je dois châtier mes vices par Charité pour moi-même et pour l’Amour de Dieu, il est également parfois, sinon souvent, de faire de même avec le prochain

Et que voulez-vous faire avec votre prochain, par charité ? Châtier ses vices, je ne vois pas comment ? Où plutôt le châtier lui, à cause des vices dont il ne se débarrasse pas ?

Châtier cela veut dire "punir" ou "infliger une correction".

Notre modèle c'est Jésus, c'est Lui qu'il faut imiter. Des pharisiens qui veulent châtier la femme prise en flagrant délit d'adultère en réclamant que la Loi soit appliquée et donc qu'elle soit lapidée et Jésus qui lui dit : "va, je ne te condamne pas", lesquels ont fait le plus preuve de Charité ?

C'est Jésus en ne condamnant pas cette femme, en ne lui infligeant aucune punition, en lui pardonnant tout simplement, en faisant miséricorde. "Pardonnez soixante dix sept fois sept fois, nous dit Jésus" ; à aucun moment il ne nous demande de châtier le pécheur.

De qui êtes-vous disciple, l'ami Mahométan, du Christ Jésus où de Mohamed qui lui, demande au nom d'Allah, de châtier les pécheurs, de lapider les femmes adultères, de couper la main des voleurs, etc ... Vous n'imitez pas Jésus, mais encore Mohamed ou bien encore les pharisiens qui étaient intraitable avec ceux qui n'appliquaient pas la Loi.

La charité dont vous vous réclamez pour châtier, c'est pas la Charité qui brûle dans le Coeur de Jésus et que son Esprit répand en nos coeurs. Voici ce que dit St Paul à propos de cette Charité :

13 4 La charité est longanime; la charité est serviable; elle n'est pas envieuse; la charité ne fanfaronne pas, ne se gonfle pas;
13 5 elle ne fait rien d'inconvenant, ne cherche pas son intérêt, ne s'irrite pas, ne tient pas compte du mal;
13 6 elle ne se réjouit pas de l'injustice, mais elle met sa joie dans la vérité.
13 7 Elle excuse tout, croit tout, espère tout, supporte tout. (1ère Corinthiens)


Celui qui aime avec la Charité que l'Esprit Saint répand en son coeur, il excuse tout, c'est à dire qu'il ne va pas tenir rigueur à celui qui aura péché, même gravement, ce qui ne veut pas dire excuser le péché lui-même. Ce qui veut dire que celui qui aime d'un tel amour, il imite Jésus qui ne punit pas les pécheurs ; qui leur fait miséricorde.

Jésus, il condamne la femme adultère à ne plus pécher : "va et ne pèche plus", voilà ce que doit faire cette femme pour remercier Jésus de lui avoir pardonné son péché.

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Mister be

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MessageSujet: Re: De la Charité    21/6/2012, 21:53

petero a écrit:
ancien-mahométan a écrit:
D’où il suit que, si pour atteindre ce but absolument nécessaire, je dois châtier mes vices par Charité pour moi-même et pour l’Amour de Dieu, il est également parfois, sinon souvent, de faire de même avec le prochain

Et que voulez-vous faire avec votre prochain, par charité ? Châtier ses vices, je ne vois pas comment ? Où plutôt le châtier lui, à cause des vices dont il ne se débarrasse pas ?

Châtier cela veut dire "punir" ou "infliger une correction".

Notre modèle c'est Jésus, c'est Lui qu'il faut imiter. Des pharisiens qui veulent châtier la femme prise en flagrant délit d'adultère en réclamant que la Loi soit appliquée et donc qu'elle soit lapidée et Jésus qui lui dit : "va, je ne te condamne pas", lesquels ont fait le plus preuve de Charité ?

C'est Jésus en ne condamnant pas cette femme, en ne lui infligeant aucune punition, en lui pardonnant tout simplement, en faisant miséricorde. "Pardonnez soixante dix sept fois sept fois, nous dit Jésus" ; à aucun moment il ne nous demande de châtier le pécheur.

De qui êtes-vous disciple, l'ami Mahométan, du Christ Jésus où de Mohamed qui lui, demande au nom d'Allah, de châtier les pécheurs, de lapider les femmes adultères, de couper la main des voleurs, etc ... Vous n'imitez pas Jésus, mais encore Mohamed ou bien encore les pharisiens qui étaient intraitable avec ceux qui n'appliquaient pas la Loi.

La charité dont vous vous réclamez pour châtier, c'est pas la Charité qui brûle dans le Coeur de Jésus et que son Esprit répand en nos coeurs. Voici ce que dit St Paul à propos de cette Charité :

13 4 La charité est longanime; la charité est serviable; elle n'est pas envieuse; la charité ne fanfaronne pas, ne se gonfle pas;
13 5 elle ne fait rien d'inconvenant, ne cherche pas son intérêt, ne s'irrite pas, ne tient pas compte du mal;
13 6 elle ne se réjouit pas de l'injustice, mais elle met sa joie dans la vérité.
13 7 Elle excuse tout, croit tout, espère tout, supporte tout. (1ère Corinthiens)


Celui qui aime avec la Charité que l'Esprit Saint répand en son coeur, il excuse tout, c'est à dire qu'il ne va pas tenir rigueur à celui qui aura péché, même gravement, ce qui ne veut pas dire excuser le péché lui-même. Ce qui veut dire que celui qui aime d'un tel amour, il imite Jésus qui ne punit pas les pécheurs ; qui leur fait miséricorde.

Jésus, il condamne la femme adultère à ne plus pécher : "va et ne pèche plus", voilà ce que doit faire cette femme pour remercier Jésus de lui avoir pardonné son péché.

Thumright

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outreneuve

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MessageSujet: Re: De la Charité    21/6/2012, 22:29

A.M,

Il évoque les pestilences de l'inquisition, ce don Felix.
Et donc, tu cautionnes la torture et même le meurtre "charitable", (si c'est nécessaire....)

Tu as eu un gros chagrin et tu voudrais punir le monde entier tout en étant revêtu de l'immunité théocratique ?
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Scrogneugneu



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MessageSujet: Re: De la Charité    21/6/2012, 22:43

Oui ex-maho a une mentalité torquemadienne,

Heureusement, Dieu aime beaucoup ex-maho.

C'est pourquoi, Il ne permettra jamais qu'il ait le pouvoir sur des hommes.
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Renaud

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MessageSujet: Re: De la Charité    21/6/2012, 23:32

outreneuve a écrit:
A.M,
Il évoque les pestilences de l'inquisition, ce don Felix.
Et donc, tu cautionnes la torture et même le meurtre "charitable", (si c'est nécessaire....)

Tu as eu un gros chagrin et tu voudrais punir le monde entier tout en étant revêtu de l'immunité théocratique ?
Et oui, le désir de meurtre est la chose la plus banale du monde depuis qu'il y a des pères et des fils.
Que le fils aime le père voila qui n'est pas banal, et même divin.

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ancien-mahométan

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MessageSujet: Re: De la Charité    22/6/2012, 08:59

Citation :


XXII
De la charité dans ce qu'on appelle les formes de la polémique,
et si les libéraux ont raison en ce point contre les apologistes chrétiens
.

Ce n'est pas là toutefois le terrain sur lequel le libéralisme tient avant
tout à livrer bataille, il sait trop bien que dans la discussion des
principes, il aurait à subir une irrémédiable défaite. Il préfère
accuser sans cesse les catholiques de mettre peu de charité
dans les formes de leur propagande. C'est même là-dessus, comme nous
l'avons dit, que certains catholiques, bons au fond, mais entachés de
libéralisme, essaient ordinairement de prendre pied contre nous.
Voyons ce qu'il y a à dire sur ce chef. Catholiques, nous avons raison en ce
point comme en tous les autres ; tandis que les libéraux n'en ont pas
seulement l'ombre. Arrêtons-nous pour nous en convaincre aux
considérations suivantes.

1° Le catholique peut traiter ouvertement
son adversaire de libéral, s'il l'est en effet, personne ne mettra cela
en doute. Si un auteur, un journaliste, un député fait montre de
libéralisme et ne cache pas ses préférences libérales, comment peut-on
lui faire injure en l'appelant libéral ? Si palam res est, repetitio injuria non est
: "dire ce que tout le monde sait n'est pas une injure". A plus forte
raison, dire du prochain ce qu'il en dit lui-même à chaque instant, ne
peut justement l'offenser. Combien de libéraux cependant, surtout dans
le groupe des paisibles et des modérés, regardent comme injurieuses les
expressions de libéral et d'ami des libéraux que leur adresse un
adversaire catholique.
2° Étant donné que le libéralisme est une
chose mauvaise, appeler mauvais les défenseurs publics et conscients du
libéralisme, n'est pas un manque de charité.
C'est en substance, appliquer au cas présent la loi de justice en usage dans
tous les siècles. Nous, catholiques d'aujourd'hui, nous n'innovons rien à
cet égard. Nous nous en tenons à la pratique constante de l'antiquité.
Les propagateurs et les fauteurs d'hérésies ont de tout temps été
appelés hérétiques comme leurs auteurs. Et comme l'hérésie a toujours
été considérée dans l'Eglise comme un mal des plus graves, l'EgIise a
toujours appelé mauvais et méchants ses fauteurs et ses propagateurs.
Parcourez la collection des auteurs ecclésiastiques, vous y verrez
comment les apôtres ont traité les premiers hérésiarques, comment les
saints Pères, les controversistes modernes et l'Église elle-même dans
son langage officiel, les ont imités. Il n'y a donc aucune faute contre
la charité à nommer le mal mal, méchants les auteurs, fauteurs et disciples du mal ; iniquité,
scélératesse, perversité, l'ensemble de leurs actes, paroles et écrits.
Le loup a toujours été appelé loup tout court, et jamais en l'appelant
ainsi on n'a cru faire tort au troupeau et à son maître.

3° Si la propagande du bien et la nécessité d'attaquer le mal exigent l'emploi de
termes un peu durs contre les erreurs et ses coryphées reconnus, cet
emploi n'a rien de contraire à la charité.
C'est là un corollaire ou une conséquence du principe ci-dessus
démontré. Il faut rendre le mal détestable et odieux. Or, on n'obtient
pas ce résultat sans montrer les dangers du mal, sans dire combien il
est pervers, haïssable et méprisable. L'art oratoire chrétien de tous
les siècles autorise l'emploi des figures de rhétorique les plus
violentes contre l'impiété. Dans les écrits des grands athlètes du
christianisme, l'usage de l'ironie, de l'imprécation, de l'exécration,
des épithètes écrasantes est continuel. Ici l'unique loi doit être
l'opportunité et la vérité.

Il existe encore une autre justification de cet usage.
La propagande et l'apologétique populaires (elles sont toujours populaires
quand elles sont religieuses) ne peuvent garder les formes élégantes et
tempérées de l'académie et de l'école. Pour convaincre le peuple il
faut parler à son cœur et à son imagination qui ne peuvent être touchés
que par un langage coloré, brûlant, passionné. Être passionné n'est pas
répréhensible quand on l'est par la sainte ardeur de la vérité.

Les prétendues violences du journalisme ultramontain moderne le cèdent non
seulement de beaucoup à celles du journalisme libéral, mais elles sont
encore justifiées par chaque page des œuvres de nos grands polémistes
catholiques des meilleures époques, ce qui est facile à vérifier.
Saint Jean-Baptiste commença par appeler les Pharisiens : "race de vipères".
Jésus-Christ Notre-Seigneur leur lance les épithètes "d'hypocrites, de
sépulcres blanchis, de génération perverse et adultère" sans croire pour
cela souiller la sainteté de Sa très bénigne prédication. Saint Paul
disait des schismatiques de Crète qu'ils étaient des "menteurs, de
mauvaises bêtes, des ventrus fainéants". Le même apôtre appelle Elymas
le magicien "séducteur, homme rempli de fraude et de fourberie, fils du
diable, ennemi de toute vérité et de toute justice".

Si nous ouvrons la collection des œuvres des Pères, nous rencontrons partout des traits
de cette nature. Ils les employèrent sans hésiter, à chaque pas, dans
leur éternelle polémique avec les hérétiques. Bornons-nous à citer
quelques-uns des principaux. Saint Jérôme discutant avec l'hérétique
Vigilance lui jette à la face son ancienne profession de cabaretier.
"Dès ta première enfance, lui dit-il, tu appris autre chose que la
théologie et tu te livras à d'autres études. Vérifier à la fois Ia
valeur des monnaies et celle des textes de l'Ecriture, déguster les vins
et posséder le sens des prophètes et des apôtres ne sont certainement
pas des choses dont le même homme puisse se tirer à son honneur". Il est
facile de se rendre compte de la prédilection du saint controversiste
pour cette manière de discréditer son adversaire. Dans une autre
occasion, s'attaquant au même Vigilance qui niait l'excellence de la
virginité et du jeûne, il lui demande avec son enjouement ordinaire s'il
parle ainsi : "Pour ne point porter atteinte au débit de son cabaret".

Grand Dieu ! quels cris aurait jetés un critique libéral, si un de nos
controversistes avait écrit de la sorte contre un hérétique du jour !
Que dirons-nous de saint Jean Chrysostome ? Sa fameuse invective contre
Eutrope n'est comparable, au point de vue du caractère personnel et
agressif, qu'aux plus cruelles invectives de Cicéron contre Catilina ou
contre Verrès ? Le doux saint Bernard n'était certainement pas de miel
lorsqu'il s'agissait des ennemis de la foi. S'adressant à Arnaud de
Brescia, le grand agitateur libéral de son temps, il le nomme en toutes
lettres "séducteur, vase d'injures, scorpion, loup cruel".

Le pacifique saint Thomas d'Aquin oublie le calme de ses froids syllogismes
pour lancer contre son adversaire Guilhaume de Saint-Amour et ses
disciples les violentes apostrophes qui suivent. "Ennemis de Dieu
ministres du diable, membres de l'antéchrist, ignorants, pervers,
réprouvés". Jamais l'illustre Louis Veuillot n'en a tant dit ! Le
séraphique saint Bonaventure si plein de douceur se sert contre Gérald
des épithètes "d'impudent, de calomniateur, d'esprit de malice, d'impie,
d'impudique, d'ignorant, d'imposteur, de malfaiteur, de perfide et
d'insensé". Dans les temps modernes nous voyons apparaître la ravissante
figure de saint François de Sales que sa délicatesse exquise et son
admirable mansuétude ont fait appeler la vivante image du Sauveur.

Croyez-vous qu'il eut des égards pour les hérétiques de son époque et de
son pays ? Allons donc ! il leur pardonna leurs injures, il les combla
de bienfaits, alla jusqu'à sauver la vie de ceux qui avaient attenté à
la sienne, jusqu'à dire à un de ses adversaires : "Si vous m'arrachiez
un œil, je ne laisserais pas avec l'autre de vous regarder comme un
frère" ; mais avec les ennemis de la foi, il ne gardait aucun
tempérament, aucune considération. Interrogé par un catholique désireux
de savoir s'il était permis de mal parler d'un hérétique qui répandait
de mauvaises doctrines, il répondit : "Oui, vous le pouvez à la
condition de vous en tenir à l'exacte vérité, à ce que vous savez de sa
mauvaise conduite, présentant ce qui est douteux comme douteux et selon
le degré plus ou moins grand du doute que vous aurez à cet égard".
Dans son Introduction à la vie dévote,
livre si précieux et si populaire, il s'exprime plus clairement encore :
"les ennemis déclarés de Dieu et de l'Église, dit-il à Philotée,
doivent être blâmés et censurés avec toute la force possible. La charité oblige à crier au loup, quand un loup s'est glissé au milieu du troupeau et même en quelque lieu qu'on le rencontre".

Sera-t-il donc nécessaire que nous fassions un cours pratique de rhétorique et de
critique littéraire à l'usage de nos ennemis ? En somme, nous venons de
dire tout ce qu'il y a de vrai dans la question tant rabattue des
formes agressives usitées par les écrivains ultramontains, c'est-à-dire
en langue vulgaire par les véritables catholiques. La charité
nous défend de faire à autrui ce que raisonnablement nous ne voudrions
pas qu'on nous fît à nous-mêmes. Remarquez bien l'adverbe
raisonnablement, il renferme toute l'essence de la question.
La différence essentielle qui existe entre notre manière de voir et celle
des libéraux à ce sujet, consiste en ce qu'ils considèrent les apôtres
de l'erreur comme de simples citoyens libres, usant de leur plein droit
lorsqu'ils opinent en matière de religion autrement que nous. Par suite
ils se croient tenus de respecter l'opinion de chacun et de n'y
contredire que dans les termes d'une discussion libre.

Nous autres, au contraire, nous voyons en eux les ennemis déclarés de la foi que nous
sommes obligés de défendre. Nous ne voyons pas dans leurs erreurs des
opinions libres, mais des hérésies formelles et coupables, ainsi que
nous l'enseigne la loi de Dieu. C'est donc avec raison qu'un grand
historien catholique a dit aux ennemis du catholicisme : "Vous vous
rendez infâmes par vos actes et j'achèverai de vous couvrir d'infamie
par mes écrits". En cette même façon la loi des Douze Tables ordonnait
aux viriles générations des premiers temps de Rome : "Adversus hostem æterna auctoritas esto", ce qui peut se traduire ainsi "à l'ennemi, point de quartier".

(A suivre)

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RenéMatheux



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MessageSujet: Re: De la Charité    22/6/2012, 14:28

Mister be a écrit:
Au nom de la Charité,de D.ieu ou pour notre bien...que d'atrocités n'avons-nous pas commises?
Parles pour toi!
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ancien-mahométan

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MessageSujet: Re: De la Charité    23/6/2012, 10:41

Citation :


XXIII
Convient-il en combattant l'erreur de combattre et de discréditer la personne qui la soutient ?

"Passe encore la guerre contre les doctrines abstraites, diront quelques-uns.
Mais convient-il de combattre l'erreur, si évidente qu'elle soit, en
s'abattant et s'acharnant sur la personne de ceux qui la soutiennent ?"
Voici notre réponse. Oui, très souvent il convient et non seulement il
convient, mais encore il est indispensable et méritoire devant Dieu et
devant la société, qu'il en soit ainsi. Cette affirmation ressort de ce
qui a été précédemment exposé, néanmoins nous voulons la traiter ici ex
professo tant est grande son importance.

L'accusation de commettre des personnalités n'est point ménagée aux apologistes catholiques, et,
lorsque les libéraux entachés de libéralisme ont jeté cette accusation à
la tête d'un des nôtres, il leur semble qu'il ne reste plus rien à
apurer pour sa condamnation.

Ils se trompent cependant, oui, en
vérité, ils se trompent. Il faut combattre et discréditer les idées
malsaines, et de plus il faut en inspirer la haine, le mépris et
l'horreur à la multitude qu'elles cherchent à séduire et à embaucher.
De même que les idées ne se soutiennent en aucun cas par elles-mêmes,
elles ne se répandent ni ne se propagent de leur seul fait ; elles ne
pourraient, réduites à elles seules, produire tout le mal dont souffre
la société. Elles sont semblables aux flèches et aux balles qui ne
causeraient de blessure à personne, si on ne les lançait avec l'arc ou
le fusil.

C'est donc à l'archer et au fusilier que doit s'en prendre
d'abord celui qui veut mettre fin à leur tir meurtrier. Toute autre
façon de guerroyer sera libérale, tant qu'on voudra, mais elle n'aura
pas le sens commun.

Les auteurs et les propagateurs de doctrines
hérétiques sont des soldats aux armes chargées de projectiles
empoisonnés. Leurs armes sont le livre, le journal, le discours public,
l'influence personnelle. Suffit-il de se porter à droite ou à gauche
pour éviter les coups ? Non, la première chose à faire, la plus
efficace, c'est de démonter le tireur. Ainsi donc il convient d'enlever
toute autorité et tout crédit au livre, au journal et au discours de
l'ennemi, mais il convient aussi, en certains cas, d'en faire autant
pour sa personne, oui pour sa personne qui est incontestablement
l'élément principal du combat, comme l'artilleur est l'élément principal
de l'artillerie. et non la bombe, la poudre et le canon. Il est donc
licite en certains cas de révéler au public ses infamies, de ridiculiser
ses habitudes, de traîner son nom dans la boue. Oui, lecteur, cela est
permis, permis en prose, en vers, en caricature, sur un ton sérieux ou
badin, par tous les moyens et procédés que l'avenir pourra inventer. Il
importe seulement de ne pas mettre le mensonge au service de la justice.
Cela non, sous aucun prétexte il ne peut-être porté atteinte à la
vérité, même d'un iota. Mais, sans sortir de ses strictes limites on
peut se souvenir de cette parole de Crétineau-Joly et la mettre à profit
: La vérité est la seule charité permise à l'histoire, on pourrait même ajouter : et à la défense religieuse et sociale.

Les Pères que nous avons déjà cités fournissent la preuve de cette thèse.
Les titres mêmes de leurs ouvrages disent hautement que dans leurs
luttes avec les hérésies, leurs premiers coups furent dirigés contre les
hérésiarques. Les œuvres de saint Augustin portent presque toutes en
tête le nom de l'auteur de l'hérésie qu'elles combattent : Contra
Fortunatum manichœum ; Adversus Adamanctum ; Contra Felicem ; Contra
Secundinum ; Quis fuerit Petilianus ; De gestis Pelagii ; Quis fuerit
Julianus, etc.
De telle sorte que la majeure partie de la polémique
du grand Docteur fut personnelle, agressive, biographique, pour ainsi
dire, autant que doctrinale, luttant corps à corps avec l'hérétique non
moins qu'avec l'hérésie. Ce que nous disons de saint Augustin, nous
pourrions le dire de tous les saints Pères.

D'où le libéralisme a-t-il donc tiré l'obligation nouvelle de ne combattre l'erreur qu'en
faisant abstraction des personnes et en leur prodiguant des sourires et
des flatteries ? Qu'ils s'en tiennent là-dessus à la tradition
chrétienne et qu'ils nous laissent, nous les Ultramontains, défendre la
foi comme elle a toujours été défendue dans l'Église de Dieu. Que l'épée
du polémiste catholique blesse, qu'elle blesse, qu'elle aille droit au
cœur ! C'est là l'unique manière réelle et efficace de combattre.

(A suivre)

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MessageSujet: Re: De la Charité    24/6/2012, 12:53

Citation :



XXIV
Réponse à une objection, grave à première vue, contre la doctrine des deux chapitres précédents.

Une très grave difficulté, à première vue, peut être opposée par nos
adversaires à la doctrine établie dans les deux chapitres précédents. Il
nous paraît bon avant d'aller plus loin de débarrasser notre chemin des
scrupules ou autres obstacles de ce genre qui en rendraient difficile
le parcours.

Le Pape, dit-on, et c'est certain, a recommandé
plusieurs fois aux journalistes catholiques la douceur, la modération,
le respect de la charité dans les formes de la polémique. Il veut qu'on évite les manières
agressives, les épithètes dénigrantes et les personnalités injurieuses.
Or, ajoutera-t-on, la doctrine que vous veniez d'exposer est
diamétralement contraire aux recommandations pontificales.

Avec l'aide de Dieu, nous allons démontrer qu'il n'y a pas de contradiction
entre nos indications et les sages conseils du Pape. Il nous sera même
fort heureusement très aisé d'en donner la preuve évidente.
A qui s'est adressé notre saint Père le Pape dans ses exhortations répétées ?

Toujours à la presse catholique, toujours aux journalistes catholiques, et en
les supposant dignes de ce nom. Par conséquent, il est de la dernière
évidence que le saint Père en donnant ces conseils de modération et de
douceur s'adressait à des catholiques traitant, avec d'autres
catholiques, des questions libres, et non à des catholiques soutenant
contre des anti-catholiques déclarés le rude combat de la foi. Il est
hors de doute que le saint Père n'a point fait allusion aux incessantes
batailles entre catholiques et libéraux, car par cela même que le
catholicisme est la vérité et le libéralisme l'hérésie, les combats
livrés entre leurs représentants doivent être appelés en bonne logique
batailles entre catholiques et hérétiques.

Il est bien certain que le Pape a voulu que ses conseils n'eussent d'applications que dans nos
querelles de famille, malheureusement trop fréquentes, et qu'il n'a pas
prétendu nous faire lutter contre les éternels ennemis de l'Eglise et de
la foi, avec des armes épointées, émoussées, suffisantes tout au plus
dans les joutes et les tournois. En conséquence, aucune contradiction
n'existe entre la doctrine que nous avons exposée et celle contenue dans
les Brefs et Allocutions de Sa Sainteté, attendu que en bonne logique
l'opposition doit être ejusdem, de eodem et secundum idem, ce qui
n'a pas lieu ici. Et comment pourrait-on interpréter exactement la
parole du Pape d'une autre manière ? C'est une règle de saine exégèse
qu'un passage des saintes lettres doit se prendre au sens littéral,
toutes les fois que le sens n'est pas en opposition avec le contexte ;
on ne recourt au sens libre ou figuré, que lorsque cette opposition se
présente. Entre cette règle et celle que l'on doit suivre dans
l'interprétation des documents pontificaux il existe une grande
analogie. Peut-on supposer le Pape en contradiction avec toute la
tradition catholique depuis Jésus-Christ jusqu'à nos jours ?

Est-il admissible que le style et les procédés des plus célèbres apologistes et
controversistes de l'Eglise, depuis saint Paul jusqu'à saint François
de Sales soient condamnés d'un trait de plume ? Il est évident que non ;
car, s'il fallait entendre les conseils de calme et de modération
donnés par le Pape dans le sens que leur prête pour le besoin de sa
cause le critérium libéral, il serait non moins évident que oui. Par
suite, la seule conclusion admissible, c'est que les conseils du Pape,
que tout bon catholique doit considérer comme des ordres, ne s'adressent
pas aux polémiques entre catholiques et ennemis du catholicisme, tels
que les libéraux, mais aux polémiques entre bons catholiques en désaccord.

Non, de par le sens commun lui-même, il ne peut en être
autrement. Jamais dans aucun combat le capitaine n'a défendu à ses
soldats de blesser trop gravement leurs adversaires ; jamais il ne leur a
recommandé d'user envers eux de douceur et de leur prodiguer des égards
et des attentions.

La guerre est la guerre, et jamais elle ne se fit
autrement qu'en causant du dommage. Celui-là passerait pour traître,
qui au milieu de la mêlée parcourrait les rangs des combattants en
criant : "Prenez garde de déplaire à l'ennemi ! Attention ! ne le
frappez pas au cœur !"Que dire de plus ? Le Pape Pie IX nous a donné
lui-même l'explication authentique de ses saintes paroles et nous a
fait voir de quelle manière ses conseils de modération et de douceur
doivent s'appliquer. Dans une circonstance mémorable, il appelle démons
les sectaires de la commune et pires que ces démons les sectaires du
catholicisme libéral. Cette phrase tombée des lèvres si pleines de
mansuétude du Pape, fit le tour du monde et resta gravée sur le front du
libéralisme comme un stigmate d'éternelle exécration.

Qui donc craindra maintenant de pousser trop loin la dureté des qualificatifs ?

Les paroles de l'Encyclique Cum multa
dont l'impiété libérale a tant abusé contre les plus fermes
catholiques, sont les paroles mêmes par lesquelles notre saint Père le
Pape Léon XIII engage les catholiques qui écrivent, à éviter le ton de
la violence dans la défense des droits sacrés de l'Eglise et à recourir
de préférence aux armes plus dignes de la modération, de telle sorte que
le poids des raisons plutôt que l'âpreté et la violence du style,
donnent la victoire à l'écrivain. Il est manifeste que le saint Père
n'entend parler ici que des polémiques entre catholiques et catholiques
sur les meilleurs moyens de servir leur cause commune, et nullement de
soumettre à cette règle les polémiques des catholiques avec les ennemis
déclarés du catholicisme, tels que le sont les sectaires formels et
conscients du libéralisme.

La preuve en saute aux yeux de quiconque jette un regard sur le texte du passage cité de cette admirable Encyclique.

Le Pape la termine en exhortant à la plus grande union les Associations et
les individus catholiques, et après avoir fait valoir les avantages de
cette union si désirable il signale comme le plus efficace moyen de la
conserver, la modération de langage dont nous venons de parler.
Voici d'ailleurs, déduit de ce qui précède, un argument sans réplique.
Le Pape recommande la douceur dans le langage aux écrivains catholiques,
afin qu'elle les aide à conserver la paix et l'union mutuelles. Cette
paix et cette mutuelle union, le Pape ne peut, évidemment, la vouloir
qu'entre catholiques et catholiques, et non entre catholiques et ennemis
du catholicisme. Donc, la modération et la douceur, que le Pape
recommande aux écrivains catholiques, se rapporte uniquement aux
polémiques des catholiques avec les catholiques et nullement à celles
des catholiques avec les sectaires de l'erreur libérale.

Plus clairement : Le Pape demande cette modération et ce calme comme moyen de parvenir à
l'union comme fin. Ce moyen, par conséquent, doit recevoir son caractère
propre de la fin même à laquelle il est ordonné. Or, cette fin est
purement l'union. Entre qui ? Entre catholiques et ennemis du
catholicisme ? Ce serait absurde (quia absurdum). Elle ne peut
avoir sa raison d'être qu'entre catholiques et catholiques, elle ne
regarde que ces derniers, ne peut pas s'entendre d'une autre sphère ni
s'y appliquer.

(A suivre)

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MessageSujet: Re: De la Charité    25/6/2012, 11:33

Citation :



XXV
Confirmation de ce qui vient d'être dit par un article très consciencieux de la Civiltà Cattolica.

Nous doutons fort qu'il soit possible d'échapper à l'argument qui suit,
parce que, en vérité, il ne laisse aucune porte de sortie. Toutefois,
comme la question est de la plus haute importance et que, en ces
derniers temps, elle a été l'objet d'une ardente controverse, notre
autorité personnelle est trop minime pour trancher cette question par un
jugement définitif et nous demandons à nos lecteurs la permission de
reproduire, en faveur de notre doctrine, un suffrage de plus grand
poids, pour ne pas dire d'une compétence aussi incontestable
qu'incontestée : celui de la Civiltà Cattolica, le premier
journal religieux du monde, non qu'il soit officiel dans sa rédaction,
mais parce qu'il l'est dans son origine. Il fut, en effet, fondé par un
Bref spécial de Pie IX et confié par lui aux Pères de la Compagnie de
Jésus.

Ce journal dont les articles, sous une forme tantôt sérieuse,
tantôt satirique, ne laissent pas un instant de repos au libéralisme
italien, s'est vu maintes fois reprocher son manque de charité par les libéraux. En réponse à ces pharisaïques homélies sur la mesure et la charité, la Civiltà Cattolica
publia un ravissant article aussi plein d'humour que de profonde
philosophie. Nous allons le reproduire pour la consolation de nos
libéraux et la désillusion de tant de pauvres catholiques entachés de
libéralisme, qui, faisant chorus avec eux, se scandalisent à toute heure
de notre soi-disant manque de modération et l'anathématisent à tout
propos. Cet article a pour titre : "Un peu de charité !" Le voici :
"De Maistre dit que l'Eglise et les Papes n'ont jamais demandé pour leur
cause rien de plus que la vérité et la justice. Tout au contraire, les
libéraux, par le fait sans doute de la respectueuse horreur qu'ils
professent tout naturellement pour la vérité et surtout pour la justice,
nous demandent à toute heure : la charité.

"Il y a plus de douze ans que, pour notre part, nous assistons à ce curieux
spectacle donné par les libéraux italiens. Ils ne cessent pas un moment
de mendier avec des larmes notre charité.
Ils en deviennent insupportables, ils en perdent toute pudeur, les bras
en croix, en prose, en vers, dans leurs brochures, dans leurs journaux,
dans leurs lettres publiques et privées, anonymes et pseudonymes,
directement ou indirectement, ils nous supplient d'exercer envers eux la
charité pour l'amour de Dieu. Ils nous conjurent de ne plus nous permettre de faire rire le
prochain à leurs dépens, et de ne pas nous livrer à un examen aussi
détaillé, aussi minutieux de leurs sublimes écrits ; de ne point nous
opiniâtrer à mettre en lumière leurs glorieux exploits ; de fermer nos
yeux et nos oreilles à leurs bévues, à leurs solécismes, à leurs
mensonges, à leurs calomnies, à leurs mystifications, en un mot de les
laisser vivre en paix.

"En définitive, la charité est la charité ! Que les libéraux n'en aient point, c'est si naturel qu'on peut très bien se l'expliquer, mais que les écrivains comme ceux de la Civiltà Cattolica
n'en fassent point usage, voilà certes bien une autre affaire. De tous
temps les libéraux ont abhorré la mendicité publique jusqu'au point de
l'interdire en beaucoup de pays sous peine de prison ; aussi est-ce par
un juste châtiment de Dieu, qu'ils se voient réduits à devenir mendiants
publics, demandant au nom du ciel, tout comme ces coquins de
réactionnaires... un peu de charité !...

"Les libéraux ont imité, par cette édifiante conversion à l'amour de la
mendicité, une autre conversion non moins célèbre et non moins
édifiante, celle d'un riche avare à la vertu de l'aumône. Le dit avare
assistant une fois au sermon entendit une exhortation très chaleureuse à
la pratique de l'aumône et en fut tellement ému qu'il se tint pour
véritablement converti. En vérité il était si extraordinairement touché
du sermon qu'il disait au sortir de l'église : Il est impossible que ces bons chrétiens qui l'ont entendu ne me donnent pas désormais de temps en temps quelque chose par charité.

Il en est ainsi de nos stupéfiants libérâtres. Après savoir démontré
(chacun dans la mesure de ses moyens) par leurs actes et leurs écrits,
qu'ils ont pour la charité un amour égal à celui que le diable professe pour l'eau bénite, quand
ils entendent parler d'elle, ils se souviennent tout à coup qu'il existe
de par le monde une chose qui s'appelle la vertu de charité
et pourrait bien en certaines occasions leur être profitable. Aussitôt
ils se montrent éperdument épris d'amour pour elle et vont la demandant à
grands cris au Pape, aux évêques, au clergé, aux religieux, aux
journalistes, à tous... même aux rédacteurs de la Civiltà Cattolica ! Il est curieux de suivre toutes les bonnes raisons qu'ils font valoir en leur faveur !

"A les en croire, ils ne tiennent pas du tout ce langage dans leur intérêt
propre. Grand Dieu non ! S'ils parlent ainsi, c'est dans l'intérêt de
notre très sainte religion, qu'ils portent dans la plus intime de leur
cœur et qui a tant à souffrir de notre manière si peu charitable de la
défendre ! Ils parlent dans l'intérêt des réactionnaires eux-mêmes et
spécialement (qui le croirait ?) dans notre intérêt propre, dans
l'intérêt des rédacteurs de la Civiltà Cattolica !

"Quelle nécessité vous pousse à entrer dans ces querelles ? nous disent-ils d'un
ton confidentiel. N'avez-vous pas assez d'hostilités à supporter ?
Soyez tolérants et vos adversaires le seront avec vous. Que gagnez-vous à
faire ce triste métier de chien passant sa vie à aboyer au voleur ? Si à
la fin vous êtes battus, roués de coups, à qui vous en prendre, sinon à
vous-mêmes et à cet indomptable acharnement que vous avez à chercher
les horions ?

"Manière de raisonner sage et désintéressée dont le
seul défaut est de ressembler singulièrement à celle que le commissaire
de police recommande à Renzo TramagIino, dans le roman des Fiancés,
lorsqu'il essaie de le conduire en prison par la persuasion, craignant,
s'il use de la force, que le jeune homme ne fasse résistance.
Croyez-moi, disait-il à Renzo, j'ai l'habitude de ces sortes d'affaires ;
marchez tout doucement et tout droit, sans vous retourner d'un côté ni
de l'autre, et sans qu'on vous remarque. Ainsi, personne ne fera
attention à nous, personne ne se doutera de rien et vous conserverez
votre honneur intact.

Mais ici Manzoni fait observer que Renzo
n'ajoutait foi à aucune de ces belles rai- sons. Il ne pouvait croire ni
au grand intérêt que le commissaire prenait de son honneur et de sa
réputation, ni à la sincérité des intentions qu'il avait de le servir et
dont il faisait montre. Le seul résultat de ces exhortations fut donc
de le confirmer dans le dessein de tenir une conduite tout opposée à
celle qu'on lui conseillait.

Ce dessein, pour parler d'or, nous
sommes fort tentés de le former aussi ; car en vérité, nous ne parvenons
pas à nous persuader que le mal, petit ou grand, que nous pouvons
causer à la religion, importe peu ou prou aux libéraux, ni qu'ils se
donnent tant de peine dans notre intérêt. Nous sommes persuadés au
contraire que si les libéraux croyaient véritablement notre manière
d'agir préjudiciable à la religion ou à nous-mêmes, ils se garderaient
non seulement de nous en avertir, mais encore nous y encourageraient par
leurs applaudissements. Nous nous figurons même que le zèle dont ils
font parade à notre égard, et les prières réitérées de modifier notre
style qu'ils nous adressent, sont le signe le plus clair que la religion
n'a rien à souffrir ici de nos procédés, et de plus que nos écrits ont
quelques lecteurs, ce qui ne laisse pas d'être toujours pour l'écrivain
une petite consolation.

Quant à notre intérêt et au principe utilitaire,
quoique les libéraux aient toujours passé avec juste raison pour
maîtres en ce dernier et qu'ils aient la réputation méritée de l'avoir
appliqué en toute occasion bien plus à leur profit qu'au nôtre, il faut
qu'ils nous permettent de croire, ainsi que nous l'avons cru jusqu'à ce
jour, qu'en toute controverse sur notre manière d'écrire contre eux,
nous ne sommes pas les plus à plaindre, ni la religion non plus.
"Par conséquent, étant donné, d'une part, que nous avons manifesté notre
humble opinion, et de l'autre, que les raisons que nous pourrions
appeler intrinsèques et indépendantes du principe utilitaire, alléguées
par les libéraux en leur faveur et contre notre manière d'écrire, ont
été maintes fois réfutées dans les séries antérieures de la Civiltà Cattolica,
que nous reste à faire ici ?

Rien autre, que congédier poliment ces
mendiants de nouvelle espèce, en leur conseillant de faire à l'avenir
leur métier d'avocat dans leur propre cause plus habilement que ne le
faisaient les sbires du dix-septième siècle avec Renzo.
"Mais parce que plusieurs d'entre deux continuent à mendier, et qu'ils ont récemment publié à Pérouse un opuscule intitulé : Qu'est-ce que le parti dit catholique ? qu'ils l'ont consacré tout entier à demander à la Civiltà Cattolica un peu de charité,
il ne sera pas inutile, en commençant cette cinquième série, d'opposer
une fois de plus aux antiques objections les antiques réponses. Ce sera
là, par le fait, une grands charité, non assurément celle que les libéraux implorent de nous, mais une autre fort méritoire : la charité de les écouter avec patience pour la centième fois.
"Du reste, le ton humble et plaintif avec lequel, depuis un certain temps, ils nous prient de leur faire l'aumône d'un peu de charité, ne mérite pas moins".

(A suivre)

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Scrogneugneu



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MessageSujet: Re: De la Charité    25/6/2012, 12:27

Renaud a écrit:
outreneuve a écrit:
A.M,
Il évoque les pestilences de l'inquisition, ce don Felix.
Et donc, tu cautionnes la torture et même le meurtre "charitable", (si c'est nécessaire....)

Tu as eu un gros chagrin et tu voudrais punir le monde entier tout en étant revêtu de l'immunité théocratique ?
Et oui, le désir de meurtre est la chose la plus banale du monde depuis qu'il y a des pères et des fils.
Que le fils aime le père voila qui n'est pas banal, et même divin.
tuer les idoles de la génération de ses parents, voilà une belle activité constructive !
cheers
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Renaud

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MessageSujet: Re: De la Charité    25/6/2012, 15:09

Plait-il Scrogneugneu? N'embrouillez pas les choses avec l'ironie car votre pensée me parait déjà des plus étranges.

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MessageSujet: Re: De la Charité    25/6/2012, 17:51

Renaud a écrit:
Plait-il Scrogneugneu? N'embrouillez pas les choses avec l'ironie car votre pensée me parait déjà des plus étranges.
Bonjour Renaud,
Je rappelle que vous n'avez apporté aucune réponse à mes demandes plusieurs fois réïtérés
d'apporter vos preuves... il s'agit de diffamation... vous êtes de mauvaise foi...
Je ne sais pas si vous avez des problèmes d'ordre psychiques ou pas mais ce qui est certain c'est que vous avez des problèmes...
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Renaud

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MessageSujet: Re: De la Charité    25/6/2012, 18:01

Arrêtez votre cinéma Eric, des preuves de quoi à quelle soit-disant diffamation?

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petero

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MessageSujet: Re: De la Charité    25/6/2012, 22:42

Et si nous revenions au sujet : "de la Charité".

La Charité c'est l'Amour que nous sommes appelés à reproduire, à redonner au Père et à nos frères. Lorsque Ste Thérèse de l'Enfant Jésus qui est "docteur de la Charité" sur l'image de la Ste Face de Tours qu'elle portait sur elle, avait écrit : "fais que je te ressemble Jésus" ; elle parlait de cette ressemblance d'Amour. Jésus désire comme imprimer en nous son Amour, l'Amour divin. L'image que l'on doit retrouver en nous, que le père désire retrouver en nous, la divine empreinte de Jésus ou la marque du St Esprit de Dieu, c'est l'image de l'Amour que le Père et le Fils, au coeur de la Trinité, s'échangent.

Témoigner de l'Amour de Dieu, c'est reproduire cet Amour par toute notre vie ; toute notre vie est appelé à signifier cet Amour de Dieu, cette Charité que l'Esprit Saint répand en nos coeurs pour que nous donnions à goûter cet Amour, à tous ceux qui nous rencontrent.
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ancien-mahométan

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MessageSujet: Re: De la Charité    26/6/2012, 11:45

Citation :
XXVI
Continuation de la belle et écrasante citation de la Civiltà Cattolica.



Le fameux article de la Civiltà Cattolica et notre très opportune citation continuent en ces termes :
"Si les libéraux nous demandent la véritable charité, qui leur convienne, la seule que nous puissions et devions leur accorder comme rédacteurs de la Civiltà Cattolica,
nous sommes si loin de vouloir la leur refuser, que nous croyons même
la leur avoir abondamment prodiguée jusqu'à cette heure, sinon dans la
mesure de leur indigence, du moins dans celle de nos ressources.
"Les libéraux commettent un intolérable abus de parole en disant que nous n'usons pas de charité envers eux. La charité, une dans son principe, est multiple et variée dans ses œuvres. Bien
souvent, le père qui frappe rudement son enfant, use envers lui d'autant
de charité que celui qui le couvre de baisers.

Il se peut même le plus souvent que la charité
du père qui baise son fils, soit inférieure à celle du père qui le
châtie. Nous frappons les libéraux, ce n'est pas niable, et nous les
frappons très souvent (de simples paroles, cela va sans dire), mais qui
pourra conclure de ce fait que nous ne les aimons point, que nous
n'avons pour eux aucune charité ? Ce reproche s'adresserait plus justement à ceux qui, malgré les prescriptions de la charité, interprètent mal les intentions du prochain. En ce qui nous concerne, tout ce que les libéraux pourront dire, c'est que notre charité envers eux n'est pas la charité qu'ils désirent, mais ce n'en est pas moins de la charité, et même une grande charité.

Par ailleurs ce sont eux qui nous demandent la charité; c'est nous qui la leur donnons gratis, ils feraient donc très sagement de se rappeler ce vieux proverbe : "A cheval donné, ne regarde
pas si la bride est dorée". "La charité
qu'ils voudraient de nous, ce serait de les louer, de les admirer, de
les appuyer, ou tout au moins de les laisser agir à leur guise. Nous, au
contraire, nous ne voulons leur faire que la charité
de les interpeller, de les reprendre, de les exciter par mille moyens à
sortir de leur mauvaise voie. Quand ils disent un mensonge, sèment une
calomnie ou pillent les biens d'autrui, les libéraux voudraient nous
voir cacher ces petits péchés véniels et bien d'autres avec, sous le
manteau de la charité.

Nous autres, au contraire, nous les apostrophons en face de voleurs,
d'imposteurs, de calomniateurs, exerçant ainsi envers eux la plus
exquise de toutes les charités, celle qui consiste à ne point flatter et
à ne point tromper les personnes auxquelles on veut du bien. Quand il
leur échappe quelque distraction grammaticale, orthographique,
syntaxique, ou simplement logique, ils nous prient de fermer les yeux
sur elles ; ils pleurent, ils geignent et, si nous les en avertissons en
public, ils se plaignent de notre manque de charité.

Nous au contraire, nous accomplissons à leur intention une bonne œuvre,
en les obligeant à palper de leurs propres mains une chose qu'ils ne
devraient pas ignorer, à savoir : que non seulement ils ne sont pas des
maîtres, comme ils se le figurent, mais encore qu'ils sont à peine de
médiocres écoliers. Par ce moyen nous contribuons, dans la mesure de nos
forces, à la culture des beaux-arts en Italie, et à l'exercice de
l'humilité chrétienne dans le cœur des libéraux qui en ont, comme on
sait, le plus grand besoin.

"Messieurs les libéraux voudraient surtout être toujours pris très au sérieux, estimés, révérés, courtisés et traités comme des personnages importants. Ils se résigneraient bien à
ce qu'on les réfute, mais à condition que ce soit chapeau bas, échine
courbée, la tête humblement et respectueusement inclinée. De là viennent
leurs plaintes, lorsque parfois on les chansonne, c'est-à-dire quand on
se moque d'eux. D'eux ! les pères de la Patrie, les vrais Italiens,
l'Italie même ! comme ils ont coutume de s'appeler en abrégé ! A qui la
faute, si ces prétentions sont tellement ridicules qu'elles feraient
rire aux éclats Héraclite lui-même ?

"Eh bien ! franchement, faut-il pour leur plaire que nous passions notre vie à étouffer la plus
naturelle envie de rire ? Nous laisser rire, quand il nous est
impossible de faire autrement, est aussi une œuvre de miséricorde, que
les libéraux devraient nous octroyer de plein gré, d'autant qu'il ne
leur en coûte rien. Le premier venu comprendra sans peine que faire rire
honnêtement aux dépens du vice et de l'homme vicieux est une chose fort
bonne en soi, du moins si l'on en croit le dicton castigat ridendo mores ou encore ridendo dicere verum, quid vetat ?

de même faire rire quelquefois nos lecteurs aux dépens des libéraux,
est, envers lesdits lecteurs, une véritable œuvre de miséricorde et de charité.
Ils ne peuvent pas être toujours sérieux et avoir l'esprit tendu en
lisant leur journal. Enfin tout bien compté, les libéraux eux-mêmes
gagnent beaucoup à être pour les autres un objet de risée : de cette
manière le public finit par savoir que tous leurs actes ne sont pas
aussi horribles et aussi épouvantables qu'ils peuvent le paraître,
attendu que le rire n'est ordinairement provoqué que par les difformités
inoffensives.

"Ne nous sauront-ils jamais gré de l'air innocent sous
lequel nous nous efforçons de présenter quelques-unes de leurs
friponneries ? Comment ne s'aperçoivent-ils pas qu'aucun moyen de les en
corriger ne vaudrait ce rire et ce joyeux badinage ? Grâce à leur
concours tous ceux auxquels nous présentons les susdites sottises ou
fourberies, sous leur véritable jour, s'empressent de les saluer par
leur nom propre. Comment ne comprennent-ils pas qu'ils n'ont en ce cas
aucun droit à nous reprocher de manquer envers eux, si peu que ce soit,
aux préceptes de la charité ?

"S'ils avaient lu la vie de leur grand Victor Alfieri, écrite par lui-même,
ils sauraient que, pendant son enfance, sa mère désireuse de le bien
élever, avait coutume, lorsqu'elle le prenait en faute, de l'envoyer à
la messe avec son bonnet de nuit. Ce châtiment, qui se bornait à le
rendre quelque peu ridicule, l'affligea tellement une fois, que pendant
trois mois il se conduisit de la façon la plus irréprochable.

"Après cette correction, dit-il, au premier symptôme de caprice, à la première
sottise, ma mère me menaçait de l'abhorré bonnet de nuit, et
immédiatement je rentrais en tremblant dans la ligne du devoir. Plus
tard, étant tombé un jour dans une petite faute, pour l'excuser, je dis à
ma mère un énorme mensonge, et je fus de nouveau condamné à porter en
public le bonnet de nuit. L'heure arriva ; ma tête fut coiffée dudit
bonnet, je pleurai, je criai en vain. Mon précepteur me prit par le
bras, un domestique me poussa par derrière, et il me fallut sortir".

Il eut beau crier, pleurer, implorer la charité de sa mère : sa mère qui, voulait son bien, resta inexorable. Quel en fut le résultat? "Il fut - continue Alfieri, - que pendant bien
longtemps je n'osais faire le moindre mensonge, et qui sait, si ce n'est
pas à ce bienheureux bonnet de nuit que je dois d'être devenu un des
hommes les plus ennemis de ce vice ?" Dans ces dernières paroles perce
le pharisien, qui se croit toujours meilleur que les autres hommes. Mais
nous, qui devons supposer que tous les libéraux tiennent en haute
estime les nobles sentiments de leur grand Alfieri, pourquoi
n'espérerions-nous pas les corriger du vice honteux de dire des
mensonges, ou du moins les empêcher d'en imprimer en les envoyant avec
le bonnet de nuit malgré leurs cris, leurs trépignements et leurs appels
à la charité... non à la messe, ce qui est impossible, mais faire un tour à travers l'Italie.
Et cela, non chaque fois qu'il leur échappe un mensonge, ce serait trop
fréquent, mais au moins, lorsqu'ils en impriment un millier d'un seul
coup ?

"Que les libéraux cessent donc de se plaindre de notre manque de charité ! Qu'ils disent plutôt, s'ils y tiennent, que la charité dont nous les gratifions, ne trouve pas auprès d'eux un bon accueil.
Nous le savions déjà, mais ceci prouverait simplement que, vu leur goût
dépravé, ils ont besoin d'être traités avec la sage charité
dont usent les chirurgiens envers leurs malades, et les médecins
d'aliénés envers leurs clients, ou bien encore de celle des bonnes mères
envers leurs enfants menteurs.

"Mais quand même il serait vrai que nous ne traitons pas les libéraux avec charité et qu'ils n'ont sous ce rapport à nous savoir gré de rien, ils n'auraient, pour cela, aucun droit de se plaindre de nous.
"On ne peut pas faire la charité à tout le monde ! Nos ressources sont très bornées ; nous faisons la charité selon nos moyens, préférant, comme c'est notre devoir, l'exercer envers ceux à qui la loi de charité bien ordonnée nous commande d'accorder la préférence.

"Nous disons, nous (qu'on le comprenne bien), que nous faisons aux libéraux toute la charité
qui nous est possible et nous croyons l'avoir démontré. Mais, en fût-il
autrement, nous le répétons avec insistance, les libéraux n'auraient
pas à nous fatiguer de leurs plaintes.

"Voici une comparaison qui s'applique exactement à notre cas. Un assassin saisit un pauvre
innocent, et va lui enfoncer le poignard dont il est armé dans la gorge.
Par hasard passe un quidam qui tient à la main un solide bâton ; il en
administre sur la tète de l'assassin un rude coup, l'étourdit, le
garrotte, le livre à la justice, arrache ainsi, grâce à sa bonne étoile,
un homme innocent à la mort et délivre la société d'un malfaiteur.
"Ce troisième individu a-t-il en rien failli à la charité ? Oui, affirmera l'assassin, qui se ressent encore du coup reçu. Il dira peut-être que contrairement à ce qui s'appelle norma inculpatæ tutelæ
le coup a dépassé, par sa violence, les règles d'une légitime défense ;
que, moins fort, il aurait bien suffi. Mais, à l'exception de
l'assassin, tout le monde louera le passant, et dira qu'il a fait non
seulement un acte de courage mais aussi de charité.

Non point en faveur de l'assassin, bien entendu, mais de sa victime. Si
pour sauver celle-ci, le passant a ouvert le crâne de celui-là, sans
prendre le temps de mesurer scrupuleusement la force du coup, ce n'a pas
été certainement par défaut de charité ; le cas était si pressant qu'il était impossible d'user de charité envers l'un sans donner à l'autre une bonne volée. Avait-il le temps de s'arrêter à des subtilités, sur le plus ou le moins d’inculpatæ tutelæ ?

"Appliquons la parabole. On publie, par exemple, une brochure calomniatrice,
outrageante, scandaleuse, contre l'Eglise, contre le Pape, contre le
clergé, contre une chose bonne, n'importe laquelle. Beaucoup se
persuadent que cette brochure contient la pure vérité, attendu que son
auteur, quel qu'il soit du reste, est un écrivain célèbre, distingué,
honorable. S'il se lève alors quelqu'un pour défendre les calomniés et
soustraire les lecteurs naïfs à l'erreur, distribuant quelques volées de
bois vert à l'auteur éhonté : Aura-t-il pour ce fait, manqué à la charité ?

"Et maintenant les libéraux ne pourront pas le nier, ils jouent bien plus
souvent le rôle de brigand, que celui de victime. Rien de merveilleux
dès lors à ce qu'ils attrapent quelques horions, et rien d'étrange à ce
qu'ils se plaignent qu'on manque de charité
à leur égard. Toutefois qu'ils tâchent d'être moins bruyants, moins
bravaches et moins matamores ; qu'ils s'accoutument à respecter
l'honneur et les biens d'autrui ; qu'ils ne répandent pas autant de
mensonges ; qu'ils ne vomissent pas autant de calomnies et qu'ils
réfléchissent un peu avant de donner leur avis sur certains sujets.
Qu'ils fassent plus de cas des lois de la logique et de la grammaire,
surtout qu'ils soient honnêtes comme le leur conseillait dernièrement le
baron Ricasoli, sans grand espoir de succès, en dépit de son autorité
et de ses exemples. Alors, ils pourront se plaindre avec quelque raison
si on ne les traite pas avec le respect, dont, comme de celui de la
liberté, ils prétendent avoir le monopole.

"Mais, puisqu'ils agissent aussi mal qu'ils écrivent, puisqu'ils plongent sans cesse leur poignard
dans la gorge de la vérité et de l'innocence, assassins de l'une et de
l'autre par leurs doctrines et par leurs livres, qu'ils prennent leur
mal en patience. Il nous est impossible, en effet, de leur prodiguer
dans nos journaux d'autre charité
que celle, un peu dure qui nous paraît être, malgré leur avis, la plus
propre à les servir et à profiter à la cause des gens de bien.

(A suivre)

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MessageSujet: Re: De la Charité    26/6/2012, 12:43

Renaud a écrit:
Arrêtez votre cinéma Eric, des preuves de quoi à quelle soit-disant diffamation?
un peu de courage cher Renaud, voici vos écrits et mes différentes demandes restées sans réponses... je ne suis pas courtois... les ignorants...

Sujet: la conception de l'amour chez les musulmans et chez les catholiques. Ven 22 Juin 2012, 14:01
Renaud a écrit:
Eric, vous parlez dans votre premier message de ce post de la notion de "minimum de courtoisie".
Dans vos interventions vous pensez exprimer ce minimum de courtoisie et exprimer ce qu'est l'amour chrétien?

vous posez 2 questions en même temps :
- oui je pense être un minimum courtois, montrez-moi, de façon claire et précise et sans aucune ambiguïté, où je ne l'ai pas été... (personne n'est infaillible).

---------------------------------
Sujet: la conception de l'amour chez les musulmans et chez les catholiques. Ven 22 Juin 2012, 17:47
Renaud a écrit:
Vous avez été le premier à répondre à Zlitni et tout ce que vous trouvez à dire c'est de critiquer la façon dont Zlitni aborde le sujet. Ensuite plus loin vous critiquez le Prophète, paix sur lui, et comme vous le reconnaissez, vous ne traitez pas le sujet proposé.

Est-ce là votre façon d'être courtois?

donc d'après vous ne pas être courtois c'est :
- être le premier à répondre : depuis quand la courtoisie signifie ne pas être le premier à répondre ?
- critiquer la façon dont quelqu'un aborde un sujet : c'est quoi cette façon ? j'ai demandé une réponse précise et claire, ce n'est pas le cas...
- critiquer le prophète : est-ce que ce que j'ai dit est vrai ou faux ?

---------------------------

Sujet: A ceux qui insultent l'islam Sam 23 Juin 2012, 10:54
Renaud a écrit:
Certainement Saladin.
Soyez plus indulgent que moi avec les ignorants.

Dans le topic créé par Zlitni, vous m'avez accusé, à tort, de ne pas être courtois. Je vous ai demandé des preuves hier et vous n'en avez apporté aucune . Non seulement vous n'avez pas répondu à mon message de 17:47 mais en plus vous avez continué dans vos accusations non fondées à 19:13
N'est-ce pas de la mauvaise foi...?

----------------------------

Sujet: A ceux qui insultent l'islam Dim 24 Juin 2012, 11:08
Renaud m'a diffamé et n'a pas répondu à mes différentes demandes d'explications réitérés maintes fois...
J'avais posé la question : est-ce de la bonne foi ?
Vu qu'il ne m'a pas répondu, je peux dire avec certitude maintenant : oui, Renaud est de mauvaise foi...

--------------------
Sujet: A ceux qui insultent l'islam Sam 23 Juin 2012, 11:04
Renaud a écrit:
Soyez plus indulgent que moi avec les ignorants.

comme toujours... des accusations sans aucune preuve... il faudrait relever un peu le niveau car jusqu'à présent en matière de connaissance, je n'ai pas vu grand chose... vous avez reconnu vous-même ne pas avoir de connaissance en religion (je peux ressortir le message)
-----------------------------
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Renaud

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MessageSujet: Re: De la Charité    26/6/2012, 20:56

Eric, je vous ai répondu sur le sujet "Que dirait Jésus à un musulman ?" où vous vous êtes également étalé. Allez, je vous réponds un peu plus longuement : Veuillez me pardonner Eric car j'ignorais que demander un minimum de respect était une grave diffamation mais me voilà instruit.
En ce qui concerne la phrase que j'avais adressée à Saladin : "Soyez plus indulgent que moi avec les ignorants", vous vous êtes senti visé par le terme gravement diffamatoire "ignorant", qu'y puis-je?

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ancien-mahométan

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MessageSujet: Re: De la Charité    27/6/2012, 12:48

Citation :

XXVII
Fin de l'opportune et décisive citation de la Civiltà Cattolica.



"Nous avons, poursuit la Civiltà Cattolica, défendu contre les libéraux notre façon spéciale d'écrire, en démontrant sa conformité parfaite avec la charité
qu'ils nous recommandent sans cesse. Et parce que jusqu'à présent nous
nous sommes adressés aux libéraux, personne n'aura été surpris du ton
ironique que nous avons pris avec eux, convaincus comme nous l'étions,
qu'il n'y avait pas excès de cruauté à opposer aux dires et aux actes du
libéralisme ce petit nombre de figures de rhétorique. Toutefois,
puisque nous touchons aujourd'hui à cette question, il ne sera peut-être
pas oiseux, en changeant de style, et en répétant ce que nous avons
écrit en d'autres occasions sur ce sujet, de terminer cet article par
quelques mots adressés sérieusement et avec respect à ceux qui, n'étant
libéraux en aucune façon, se montrent même les adversaires résolus de la
doctrine libérale. Néanmoins ils peuvent croire qu'il n'est jamais
permis, qu'on écrive contre qui que ce soit, de se départir de certaines
formes de respect et de charité, dont à leur avis nos écrits n'auraient pas assez tenu compte, et ils
ont peut-être blâmé l'insuffisante soumission de nos écrits à cette loi.
"Nous voulons répondre à cette censure tant par le respect dû à ces
personnes, que par l'intérêt de notre propre défense.

Or, nous ne pouvons le faire mieux qu'en résumant brièvement ici ce que le P.
Mamachi, de l'ordre des Frères prêcheurs, dit de lui-même dans
l'Introduction au Livre III de son très docte ouvrage intitulé : Du libre droit qu'a l'Église d'acquérir et de posséder des biens temporels.

"Quelques-uns, dit-il, veulent bien s'avouer vaincus par nos raisons,
et nous déclarent toutefois amicalement qu'ils auraient désiré dans les
réponses que nous avons faites à nos adversaires plus de modération.
Nous n'avons pas combattu pour nous, mais pour la cause de
Notre-Seigneur et de Son Eglise, et, si nombreuses qu'aient été les
attaques dirigées contre nous à l'aide de mensonges manifestes et
d'atroces impostures, nous n'avons jamais voulu prendre en main la
défense de notre personne. Si nous avons employé quelques expressions
âpres ou vives en apparence, qu'on ne nous fasse pas l'injure de les
attribuer à un mauvais cœur ou à de la rancune contre les écrivains que
nous combattons ; nous n'avons reçu d'eux aucune injure ; nous n'avons
aucun rapport avec eux ; nous ne les connaissons même pas. C'est le zèle
que nous devons tous avoir pour la cause de Dieu, qui nous a mis dans
la nécessité de crier et de faire retentir notre voix comme la voix de
la trompette.

"Mais, le décorum de l'homme d'honneur ? Les lois de la charité ? Les maximes et les exemples des saints ? Les préceptes des apôtres ? L'esprit de Jésus-Christ ?
"Patience, peu à peu nous y arriverons. Est-il vrai que les hommes dévoyés, aveuglés par l'erreur, aient droit à quelque charité ? Oui, quand il y a espérance fondée de les ramener ainsi à la vérité.
Non, si cet espoir n'est pas fondé et si l'expérience a démontré que
dans le cas où nous garderions le silence et ne découvririons pas au
public le tempérament et l'humeur de celui qui sème l'erreur il
s'ensuivrait un très grand dommage pour les peuples. Il y aurait alors
cruauté à ne pas dénoncer très haut et très librement de tels
propagandistes, à ne point leur jeter en face les épithètes qu'ils
méritent si bien.

"Les saints Pères avaient sans aucun doute une connaissance très nette des lois de la charité chrétienne et c'est pour cela que le docteur angélique saint Thomas d'Aquin, au commencement de son célèbre opuscule : Contre les adversaires de la Religion,
représente Guillaume et ses sectateurs (qui n'étaient certainement pas
encore condamnés par l'Eglise) comme "des ennemis de Dieu, des ministres
du diable, des membres de l'antéchrist, des ennemis du salut du genre
humain, des diffamateurs, des semeurs de blasphèmes, des réprouvés, des
pervers, des ignorants, des émules de Pharaons pires que Jovinien et
Vigilance". Avons-nous donc jamais été aussi loin ?

"Saint Bonaventure, contemporain de saint Thomas, crut lui aussi devoir
reprendre Gérald avec la plus grande dureté, en l'appelant insolent,
calomniateur, fou, impie, triple sot, escroc, empoisonneur, ignorant,
imposteur, malfaiteur, perfide et insensé. Nous est-il arrivé
quelquefois de traiter ainsi nos adversaires ?

"C'est très justement, continue le P. Mamachi, que saint Bernard a été surnommé le Melliflue.
Nous ne nous arrêterons pas à reproduire ici toutes les duretés qu'il
s'est permises contre Abélard ; nous nous contenterons de citer ce qu'il
a écrit contre Arnauld de Brescia, qui ayant déclaré la guerre au
clergé et voulu le priver de ses biens fut un des précurseurs des
politiques de notre temps. Eh bien ! le saint docteur le traite de
"désordonné, de vagabond, d'imposteur, de vase d'ignominie, de scorpion
vomi par Brescla, vu avec horreur à Rome et avec abomination en
Allemagne ; il fut, dit-il, dédaigné du Souverain Pontife, glorifié par
le diable, ouvrier d'iniquité, mangeur de peuple, bouche pleine de
malédictions, semeur de discorde, fabricant de schisme, loup féroce".

"Saint Grégoire le Grand, dans sa réprimande à Jean, évêque de Constantinople,
lui jette à la face son profane et criminel orgueil, sa superbe de
Lucifer, ses sottes paroles, sa vanité, son esprit borné.
"Ce n'est pas autrement que s'exprimèrent saint Fulgence, saint Prosper, saint
Jérôme, le pape saint Sirice, saint Jean Chrysostome, saint Ambroise,
saint Grégoire de Nazianze, saint Basile, saint Hilaire, saint Athanase,
saint Alexandre, évêque d'Alexandrie, les martyrs Corneille et Cyprien,
Justin, Athenagore, Irénée, Polycarpe, Ignace d'Antioche, Clément, tous
les Pères enfin, qui dans les plus beaux temps de l'Église se
distinguèrent par leur héroïque charité.

"Je passerai sous silence les caustiques appliqués par quelques-uns d'entre
eux aux sophistes de leur époque, moins insensés toutefois que ceux de
la nôtre, et agités de passions politiques beaucoup moins ardentes.
"Je citerai seulement quelques passages de saint Augustin. Ce Père a
remarqué que dans la correction les hérétiques sont aussi insolents que
peu endurants.

"Beaucoup d'entre eux, impatients de la correction,
lancent à ceux qui les reprennent les épithètes de tapageurs et de
querelleurs". Il ajoute ensuite : "Que quelques égarés ont besoin d'être
combattus avec une charitable âpreté".

"Voyons à présent, comment il savait mettre en pratique les règles tracées par lui-même.
"Il appelle plusieurs de ces égarés séducteurs, méchants, aveugles, sots,
hommes gonflés d'orgueil et calomniateurs, d'autres imposteurs de la
bouche desquels il ne sort que de monstrueux mensonges, pervers,
mauvaises langues, esprits en délire, bavards stupides, furieux,
frénétiques, esprits de ténèbres, faces éhontées, langues impudentes.

"Il disait à Julien : "Ou bien tu calomnies de propos délibéré, en
inventant ces choses, ou bien tu ne sais pas ce que tu dis, parce que tu
ajoutes foi à des imposteurs". Ailleurs, il le traite de "trompeur, de
menteur, d'esprit faux, de calomniateur et d'imbécile".
"Que nos accusateurs répondent maintenant : avons-nous jamais rien dit de
semblable ? Et même ne sommes-nous pas beaucoup au-dessous ?
"Ces extraits suffisent. Nous n'y avons rien inséré du nôtre, et, pour
abréger, nous avons fait seulement quelques coupures dans le texte du
Père Mamachi, omettant entre autres ses citations des Pères. Pour la
même raison, nous avons omis la partie de sa défense où il cite des
exemples de charitable rudesse tirés de l'Évangile.

"Nos aimables censeurs voudront bien déduire de ces exemples que leur critique, quel
qu'en soit le motif, qu'elle se base sur un principe de morale ou sur
des règles de convenance sociale et littéraire, se trouve pleinement
réfutée par l'exemple de tant de saints, dont quelques-uns furent
d'excellents littérateurs, ou, pour le moins, très discréditée et
réduite à n'avoir qu'une valeur très incertaine.
"Et maintenant, si on veut joindre à l'autorité des exemples, celle des raisons, le
cardinal Pallavicini les expose très clairement et très brièvement au
chapitre Il du livre 1 de son Histoire du Concile de Trente. Dans
ce chapitre, avant de montrer ce que fut Sarpi, à savoir "pervers,
d'une malice notoire, faussaire, félon au premier chef, contempteur de
toute religion, impie et apostat", le savant cardinal dit, entre autres
choses, que "refuser de faire grâce de la vie à un malfaiteur, afin de
sauver un grand nombre d'innocents, est un acte de charité ; de même, c'est charité
que de ne point faire grâce à la réputation d'un impie, afin de sauver
l'honneur d'un grand nombre d'hommes de bien. Toute loi permet, pour
défendre un client contre un faux témoin, de citer en justice et de
prouver ce qui est de nature à le flétrir, de faire contre lui des
révélations qui en d'autres circonstances seraient passibles des peines
les plus graves. Pour ce motif, moi, qui défends ici devant le tribunal
du monde, non un client particulier, mais toute l'Eglise catholique, je
serais un vil prévaricateur si je n'imprimais pas sur le front des
témoins imposteurs, preuves à l'appui, une tache d'infamie qui annule ou
tout au moins affaiblisse leur témoignage.

"L'avocat, qui, pouvant montrer dans l'accusateur de son client un calomniateur, garderait le silence par charité, serait à bon droit tenu pour prévaricateur. Pourquoi donc ne pas convenir qu'on ne viole nullement la charité en dévoilant les hontes de ceux qui persécutent toute innocence ?"
"Ce serait là méconnaître ce que saint François de Sales enseigne dans sa Philothée
à la fin du chapitre XX de la IIème partie. "J'excepte de ceci, dit-il,
les ennemis déclarés de Dieu et de Son Eglise, lesquels doivent être
diffamés autant que possible (bien entendu, sans blesser la vérité) :
c'est une œuvre de grande charité que de crier "au loup" quand il est au milieu du troupeau, ou en tout autre endroit qu'on l'aperçoive".

Voilà comment s'exprime la Civiltà Cattolica
(vol. 1, série V, page 27). Cet article a toute l'autorité que lui
donne son origine si élevée, et si digne de respect, toute la force des
raisons irréfutables qu'il fait valoir et celle enfin des glorieux
témoignages qu'il cite.

En voilà, ce nous semble, plus qu'il n'en
faut pour convaincre quiconque n'est pas libéral, ou misérablement
entaché de Libéralisme.

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MessageSujet: Re: De la Charité    27/6/2012, 16:45

Je demande à ce que Ancien Mahométan cesse de déposer sur ce sujet de long textes. C'est un forum, pas une plate forme.
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MessageSujet: Re: De la Charité    28/6/2012, 11:56

Citation :
Décret de la Sacrée Congrégation de l'Index
Texte original
Ex. secr. sac. Indicis Congr. die 10 januarii 1887.
EXCELLENTISSIME DOMINE,
Sacra
Indicis Congregatio accepit delationem Opusculi cujus titulus El
Liberalismo es pecado, auctore D. Felice Sardà y Salvany, sacerdote
hujus tuae dioecesis, quae delatio repetita fuit una cum altero opusculo
cui titulus El proceso del integrismo, id est, refutacion de los
errores contenidos en el opusclo «El Liberalismo es pecado» ; auctor
hujus secundi opusculi est D. de Pazos canonicus dioecesis Vicensis.
Quapropter
eadem Sancta Congregatio maturo examine perpendit primum et alterurn
opusculum cum factis animadversionibus : sed in primo nil invenit contrà
sanam doctrinam, immo auctor ejusdern D. Felix Sardà laudem meretur eo
quia solidis argurmentis, ordine et claritate expositis, sanam doctrinam
in materia subjecta proponat atque defendat absque cujuscumque personae
offensione.
Verum non idem judicium fuit prolatum super altero
opusculo edito à D. de Pazos, nam aliqua in re correctione indiget, et
insuper approbari non potest modus loquendi injuriosus, quo auctor
utitur magis contra personam D. Sardà, quam contra errores qui
supponuntur in opusculo dicti scriptoris.
Hinc Sacra Congregatio
mandavit ut D. de Pazos monitus a proprio Ordinario, retrahat, quantum
fieri potest, dicti sui opusculi exemplaria, ac in posterum, si aliqua
controversiarum quae oriri possunt fiat discussio se abstineat à
quibuscumque verbis injuriosis contra personas, sicuti vera Christi
charitas docet ; eo vel magis quod dum SSmus. D. N. P. P. Leo XIII valde
commendat ut errores profligentur, tamen non amat neque approbat
injurias in personas, praesertim doctrina et pietate praestantes,
illatas.
Dum haec de mandato S. Indicis Congregationis tibi communico
ad hoc ut praeclaro tuo dioecesano D. Sardà ad animi sui quietem
manifestare possis, omnia fausta ac felicia Domino adprecor et cum omni
observantiae significatione subscribo,
Amplitudinis tuae, Addictissimus famulus,
Fr. Hieronymus Pius Saccheri o. p. S. Ind. Congr. a Secretis.
Illmo. ac Revnd. Domino Jacobo Catala et Albosa, Episcopo Barcinonensi.

Citation :

Décret de la Sacrée Congrégation de l'Index
Traduction
Secr. de la Sac. Cong. de l'Index, 10 janvier 1887.
ExceIlentissime Seigneur,
La
Sacrée-Congrégation de l'Index a reçu la dénonciation qui lui a été
faite de l'opuscule qui a pour titre : Le Libéralisme est un péché, et
pour auteur D. Félix Sarda y Salvany, prêtre de votre diocèse,
dénonciation qui a été renouvelée en même temps qu'on dénonçait un autre
opuscule qui a pour titre : Le procès de l'Intégrisme, c'est-à-dire
Réfutation des erreurs contenues dans l'opuscule : Le libéralisme est un
péché ; l'auteur de ce second opuscule est D. de Pazos, chanoine du
diocèse de Vich.
C'est pourquoi ladite Sacrée-Congrégation a
soigneusement examiné l'un et l'autre opuscule, avec les observations
qu'ils avaient suscitées. Or, dans le premier, non seulement elle n'a
rien trouvé qui soit contraire à la saine doctrine, mais son auteur D.
Félix Sarda mérite d'être loué, parce qu'il impose et défend la saine
doctrine sur le sujet dont il s'agit, par des arguments solides,
développés avec ordre et clarté, sans nulle attaque à qui que ce soit.
Mais
ce n'est pas le même jugement qui a été porté sur l'autre opuscule,
publié par D. de Pazos ; en effet, il a besoin, pour le fond, de
quelques corrections et, en outre, on ne peut approuver la façon de
parler injurieuse dont l'auteur se sert beaucoup plus contre la personne
de D. Sarda que contre les erreurs qu'il suppose exister dans son
opuscule.
Aussi la Sacrée-Congrégation a-t-elle ordonné que D. de
Pazos, averti par son propre ordinaire, retire, autant que faire se
peut, les exemplaires de son susdit opuscule et qu'à l'avenir, s'il
survient quelque discussion au sujet des controverses qui pourraient
surgir, il s'abstienne de toutes paroles injurieuses contre les
personnes selon que le prescrit la vraie charité
chrétienne ; d'autant plus que, si notre Très-Saint Père le Pape Léon
XIII recommande beaucoup de pourchasser les erreurs, il n'aime cependant
ni n'approuve les injures proférées contre les personnes, surtout
lorsque ces personnes sont éminentes par la doctrine et la piété.
En
vous communiquant cela, par ordre de la Sacrée-Congrégation de l'Index,
afin que vous puissiez le faire savoir à votre illustre diocésain D.
Sarda, pour la tranquillité de son esprit, je demande à Dieu pour vous
tout bonheur et toute prospérité, et je me dis, avec le parfait
témoignage de mon respect, de Votre Grandeur, le très dévoué serviteur,
Fr. JÉROME SACCHERI, de l'Ordre des Prêcheurs, Secrétaire de la Sacrée-Congrégation de l'Index.

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