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 La femme et son ministère de compassion

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Clotilde
Invité



MessageSujet: La femme et son ministère de compassion   Dim 28 Mai 2006, 02:04

Un texte du Père Daniel-Ange (...mon gourou... Mr. Green )

L'onction de Béthanie ne peut-elle être vue comme une sorte de consécration d'un ministère féminin de prophétie et de compassion? Marie y fait ce qu'elle seule pouvait faire, le propre de sa fonction en tant que femme (Mt 14,8 ) et cela doit être continué dans le monde entier, comme accompagnant la proclamation des Béatitudes par les Apôtres: mémorial de l'Amour humilié lavant les pieds de ses disciples. Les deux lavements des pieds sont inséparables (Jn 12,3: 13,5), l'un prophétique, davantage laissé au femmes, l'autre ministériel, davantage demandé aux apôtres. L,un avec le baume de la compassion, l'autre avec l'eau des sacrements. Au corps ils offrirent le Sang répandu. Elles répandront sur le Corps l'Amour offert.

En Luc 10;41, le Seigneur approuve la même Marie de délaisser les multiples diaconies pour se consacrer au ministère essentiel de l'écoute de cette arole, pour l'annnce de laquelle les Apôtres à leur tour délaisseront "le service des tables" (Ac 6,2)

En n'instituant aucune femme comme Apôtre, le Christ s'est démarqué des traditions religieuses de son temps qui, hors du judaïsme, avaient des prêtresses. Mais par ailleurs, il a délibérément rompu avec les habitudes juives en donnant aux femmes une place capitale dans la perception première du message (Lc 1;42 - Jn 2;5 - Jn 11;27) comme dans sa transmission prophétique (Jn 4;42 - Jean 20;17). Marie de Magdala est "l'apôtre des Apôtres" et Marie "la bouche silencieuse des Apôtres", comme le chante la liturgie d'Orient. Le Christ a aussi souligné leur rôle de compassion à l'égard de sa personne (Lc 8;3 - 23;49). Serait-ce "le service des femmes à l'entrée de la Tente du rendez-vous" (Ex 38;8 )?

N'est-ce donc pas à la femme que revient en priorité un charisme de compassion qui devrait être reconnu et exercé das l'Église comme un véritable ministère? Dans la primitive Église les diaconesses (Rm 16;1 1Tm 3;11) assuraient avant tout un service de prière et de compassion envers pauvres et malades, ainsi qu'un rôle liturgique pour le baptême des femmes.

Le prêtre agit au Nom du Christ et donc du Père dont il devient le signe vivant. Dans un tout autre ordre, la femme tient la place de Marie dont elle devient comme une présence: toute relative à celle du Christ. De même que l'Esprit anime de l'intérieur l'institution fondée par le Christ et lui rend sans cesse témoignage, ainsi la femme a comme un rôle "d'inspiration" du ministère de la Parole et "d'intériorisation" du misnistère sacerdotal. "La diaconesse, vous l'honorez comme l'image du Saint Esprit. Les prêtres vous représenteront les Apôtres" (cf Didascalie des Apôtres ch 16) Faire accéder les femmes au sacerdoce ministériel serait autant une défiguration de celui-ci (portant atteinte à l'icône du Christ-Prêtre, et donc au visage du Père) qu'une négation du charisme propre à la femme, la déchoir de son rôle irremplaçable dans l'Église. A vouloir niveler les différences, on détruit la complémentarité même des ministères, on dilue la communion dans l'uniformité.

Marie - celle de Nazareth - demeure le signe humble et éternel de cette maternité dans l'Esprit, dont le parfum a embaumé toute la maison du Roi, telle une myrrhe de choix, tels les plants de roses (Si 24;14 - Ct 1;12)
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Arnaud Dumouch
Administrateur


Masculin Messages : 80841
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MessageSujet: Re: La femme et son ministère de compassion   Dim 28 Mai 2006, 07:41

Chère Clotilde,

Voilà un fil qui manifeste une des grâces COMPLEMENTAIRES des femmes, spécifiques à leur nature (du moins très souvent, PAS TOUJOURS Laughing ), et attestée par la Bible:
Citation :
"Dieu prit un côte d'Adam et en fit la femme".

La "côte" dir saint Augustin, c'est-à-dire la partie la plus proche du coeur.

Et il ajoute:

Et non le pied, pour être soumise... Mr. Green

_________________
Arnaud
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Clotilde
Invité



MessageSujet: Re: La femme et son ministère de compassion   Mar 30 Mai 2006, 02:16

Quelques réflexions perso que j'avais posté en son temps sur un autre forum qui soulevait la question du sacerdoce des femmes, suivi d'un article de La Croix.

Le sacerdoce des femmes, voilà un sujet qui, il y a quelques années, me questionnait beaucoup aussi et sur lequel je trouvais l'Église bien "arriérée", mais j'ai changé de regard depuis que j'ai rencontré le Christ.

Le rôle et la fonction de la femme dans l'Église ne doivent-ils être qu'une copie du rôle et de la fonction de l'homme..? Le rôle et la fonction de la femme dans l'Église doit-il forcément passer par la prêtrise pour être reconnu au même titre que le rôle et la fonction de l'homme...? Ce sont les questions auxquelles on arrive aprés lecture des messages qui réclament le sacerdoce pour les femmes selon un principe d'égalité de droit.

J'ai bien le désir d'être reconnu en ce qui concerne ma place, mon rôle et ma fonction en tant que femme dans l'Église, mais sans pour autant que ce soit sous la forme d'un doublon avec la place, le rôle et la fonction de l'homme. Donc, je trouve cela vexant, à quelque part, que ma place, mon rôle, ma fonction au sein de l'Église, ne puisse pas être reconnu à part égale avec l'homme si je n'ai pas forcément accés à la prêtrise.


Je crois que les femmes seraient capables d'assumer le ministère de la prêtrise, tout simplement parce que la femme n'est pas inférieure à l'homme mais elle est son égal. Mais la question ne se pose pas à ce niveau, pourtant c'est souvent sous cet angle qu'elle est considérée par ceux qui réclament le sacerdoce pour les femmes. On peut d'ailleur le voir dans l'article de La Croix çi-dessous: il y est fait mention "d'un droit". Or, être prêtre n'est pas un droit, mais une mission. Donc la question est plutôt: est-ce la mission des femmes que d'être prêtre comme les hommes, à l'identique des hommes..?

De nos jours, dans l'élan du courant de pensée de la société, on cherche à tout prix à gommer les différences parce qu'on y voient là des inégalités. Or, la différence n'est pas l'inégalité, mais la complémentarité. Suis-je inférieure ou supérieure à une chinoise parce que je suis différente d'elle non seulement dans mon apparence, bien que j'aurais des caractéristiques communes, mais aussi dans ma culture et mon histoire..?

Il en va de même pour les appels adressés à l'homme et à la femme: leurs vocations sont différentes, même si certaines ont des caractéristiques en commum, mais l'une n'est pas pour autant supérieure à l'autre et inversement.


Je crois que le fait que la femme ne soit pas appelée à la prétrise ne lui donne pas un rôle inférieur à celui de l'homme...il n'y a qu'à s'arrêter sur le rôle primordial de Marie dans l'histoire du salut de tous, pour le comprendre. Mais ce sentiment ou cette perception d'infériorité que l'on croit percevoir dans le fait que la femme ne soit pas ordonnée prêtre, vient de la tendance à "supérioriser" le rôle de l'homme en tant que prêtre. Faut-il pour retrouver un équilibre dans les rôles respectifs et propres de l'homme et de la femme dans la vie de l'Église, que certaines femmes en viennent à imiter le rôle qu'ont certains hommes (en l'occurence les prêtres)..?


Peut-être serait-il bon de retrouver ou de découvrir quel est le rôle de la femme dans la vie de l'Église en méditant sur la vie de Marie, la mère du Seigneur?

Répondre "OUI, Seigneur me voici" c'est exactement ce que Marie a fait de façon exemplaire et parfaite. Nous avons donc là, nous les femmes, l'exemple par excellence de la disponibilité de coeur et de volonté qu'il est possible d'avoir et à laquelle nous sommes invitées, donc appelées, afin d'être "servante du Seigneur", au même titre que les hommes, mais pas forcément sous la même forme.

Marie n'a pas été appelée par le Seigneur Jésus en vue de la prétrise comme les 12 l'ont été. Cependant Marie était elle aussi une disciple, elle avait sa place, et son rôle fut primordial dans l'histoire du Salut et la vie de l'Église.

Le Christ a appelé et nommé des hommes, et lui-même a pris chair dans la forme corporelle d'un homme. Au moment de la consécration des saintes espèces, c'est le Seigneur Jésus qui passe par le corps du prêtre pour se donner par le pain et le vin que ce dernier consacre tel que Jésus lui-même l'a fait.

Je pense pour ma part que si le Christ avait appelé les femmes au même rôle que les hommes, Il l'aurait clairement signifié dans ses paroles et dans les gestes qu'Il a posé pendant son passage sur terre. Le Christ a bel et bien appelé les femmes à un rôle qui leur est propre, qui n'est pas une copie ou une immitation de celui de l'homme, mais qui lui est complémentaire.

Marie personnifie le rôle que peut remplir la femme, un rôle qui peut la "combler de grâces", mais dés que l'on affirme que c'est par le rôle de certains hommes (les prêtres) que certaines femmes seraient vraiment comblées, alors cela revient à mettre de côté le rôle qui est propre à la femme et que Marie a pleinement et parfaitement illustrée.

Je crois qu'il y a un discernement à faire de la part de ces femmes qui se disent appelées à la prétrise, un discernement à faire avec l'Esprit Saint, car on sait combien notre esprit seul peut vite se fourvoyer, et en Église. Qu'est-ce que représente pour elles le fait d'être prêtre? Pourquoi ont-elles le sentiment de pas pouvoir répondre à l'appel du Seigneur dans le rôle qui leur est propre? Il y a parfois des blessures qui peuvent être à l'origine d'un tel désir et parfois un manque de docilité à l'Esprit Saint...une blessure de leur feminité comme digne de servir le Seigneur à la même mesure qu'un homme. Je leur souhaite alors de se laisser guérir par le Seigneur et de découvrir toute la grandeur de la mission qui leur est propre en tant que femme et qu'aucun homme ne pourra remplir aussi bien qu'elles..


Je crois aussi que celles et ceux qui souhaitent que les femmes soient ordonnées, font cette demande sur le principe de l'égalité entre l'homme et la femme. Or, l'homme ordonné n'est pas supérieur et inversement la femme qui ne l'est pas n'est pas inférieur dans sa consécration à Dieu par rapport à celle de l'homme.


Homme et femme sont effectivement égaux mais ils ne sont pas identiques, ils n'ont donc pas les mêmes appels ni les mêmes rôles à remplir dans la vie de l'Église. La différence entre leurs rôles et leurs appels respectifs n'implique pas l'infériorité ou la supériorité de l'un par rapport à l'autre, mais la complémentarité.

Je crois qu'il faut voir le rôle de l'homme en tant que prêtre avec un regard nouveau afin de ne plus "supérioriser" son appel, ce qui ferait inévitablement retomber ce sentiment d'infériorité de ces femmes qui voudraient avoir accés au rôle propre à l'homme.


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03-07-2005-La Croix
L'ordination des femmes en questions

Geneviève Beney a été «ordonnée prêtre» samedi 2 juillet, un acte condamné par l’Eglise catholique. Régine du Charlat revient pour «La Croix» sur l’ordination des femmes

Régine du Charlat
Religieuse auxiliatrice, théologienne

- La Croix : Comment recevez-vous ce qui s’est passé à Lyon, samedi, à savoir l’« ordination sacerdotale » d’une femme ?

-Régine du Charlat : Savoir si le ministère ordonné est possible ou non pour les femmes est bien une question qui se pose. Mais je crois que la manière avec laquelle on répond à une question est fondamentale. Or, la manière choisie par Geneviève Beney , ce week-end, à Lyon, me semble irrecevable. D’abord, parce qu’on ne se donne pas à soi-même une mission. C’est l’Église qui donne la mission. Une compétence ne tient pas lieu de mission ! Ensuite, on ne peut faire dire à l’Église ce qu’elle ne dit pas. Même si on peut regretter qu’elle se trompe. De ce point de vue, la formule du cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, expliquant qu’il n’y a « aucune vérité » dans cet acte me convient bien : il est contradictoire de revendiquer une ordination, c’est-à-dire, littéralement, une mission dans un cadre institutionnel donné, et en même temps de refuser de respecter l’organisation de cette institution.

– Oui, mais dans ce cas précis, pour une femme, c’est de toute façon impossible !

– Un geste qui n’est pas possible du dedans a-t-il une utilité si on le fait de l’extérieur ? Je ne crois pas. Surtout, nous sommes quand même dans une Église où les femmes peuvent accéder à des responsabilités. Les femmes actives dans l’Église sont nombreuses ; on les trouve partout, à des postes importants, engagées avec sérieux. La question de l’inégalité homme-femme n’est pas propre à l’Église, même si elle s’y pose, évidemment. Moi-même, j’ai eu à en souffrir ; j’ai dû patienter ; et je crois pouvoir dire que j’ai obtenu cette reconnaissance d’égalité. Ce qui m’a permis de patienter, c’est que j’ai toujours pensé qu’il était important d’apporter une réponse juste aux situations données.

– Femme ministre, c’est complètement exclu ?

– Tout dépend ce que l’on entend par « ministre ». Le mot ministère signifie service. Je peux dire que j’exerce un ministère, mais qui n’est pas un ministère ordonné. Il existe des milliers de femmes, en France, qui exercent un ministère. Le problème, c’est que le mot est utilisé couramment comme se référant à l’ordination.

– On a cependant le sentiment qu’aujourd’hui la réflexion sur le rôle et la place des femmes dans l’Église est bloquée ?

– Je n’ai pas d’idée sur ce qui serait bien ou pas bien, pour les femmes. Mais je crois qu’il y a aujourd’hui tout un chemin à parcourir, pour se poser la question de manière plus juste, et dépassionnée. D’abord, nous devons retravailler la symbolique du masculin et du féminin dans la Bible. Ainsi, lorsque saint Paul parle des hommes et des femmes (« femmes, soyez soumises… » Ep 5, 22), en réalité, il fait jouer le rapport féminin-masculin pour dire quelque chose du rapport de l’Église au Christ, et non de la situation de la femme par rapport à l’homme. Or, nous nous contentons d’une lecture sociologique. Sans explorer ce que cette symbolique biblique peut comporter comme richesse. La féminité dit quelque chose d’important de la foi, et de notre rapport à Dieu. À partir de là, il faudrait pouvoir sereinement réexplorer l’Écriture et la Tradition. Je plaide pour une relecture dépassionnée. On a quand même le droit de réinterpréter le texte biblique en fonction d’une époque. Mais encore une fois, il faut le faire avec justesse.

– Que répondre, cependant, lorsqu’une femme dit qu’elle se sent « appelée » à la prêtrise ?

– Mais un prêtre ne se décide pas de lui-même à être prêtre. Sans doute met-on trop l’accent, aujourd’hui, sur la dimension personnelle de la vocation. Un évêque, parfois, dit non à un candidat à la prêtrise. On peut se sentir appelé, on peut se proposer au sacerdoce, mais on ne peut « se le donner ». « Je ne fais rien de moi-même », dit le Christ lui-même (Jn, 8 ).

– De ce fait, l’Église ne donne-t elle pas le sentiment d’écarter les femmes des responsabilités ?

– Aborder la question du sacerdoce des femmes à partir de l’accès aux responsabilités, c’est confondre les plans. Le prêtre n’est pas celui qui décide de tout. Ce n’est pas un chef d’entreprise. Le ministère ne se définit pas par le pouvoir de décision, il est d’ordre sacramentel. C’est un signe destiné à signifier la présence du Christ. Si les femmes étaient ordonnées un jour, elles n’en acquerraient ni plus ni moins de pouvoir de décision. Je ne suis pas contre le pouvoir, mais ce n’est pas la définition du ministère.

– Refuser ce droit aux femmes, paraît « inaudible » dans notre société…

– Le ministère n’est pas un droit, c’est une mission ! Bien sûr qu’il existe encore un problème pour les femmes, et leur reconnaissance dans l’Église. Mais en ne posant que la question des « femmes prêtres », on isole un signe de l’ensemble. On ignore les cohérences internes à l’Église. Encore une fois, beaucoup de femmes, dans l’Église, sont en situation de responsabilité. Il est vrai que la télévision se contente trop souvent de renvoyer, comme image de l’Église, celle d’évêques place Saint-Pierre. Pourquoi ne parle-t-on pas des femmes à l’œuvre dans l’Église ? Mais cela, sans doute, ce n’est pas médiatique…

Propos recueillis par Isabelle de GAULMYN
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Arnaud Dumouch
Administrateur


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MessageSujet: Re: La femme et son ministère de compassion   Mar 30 Mai 2006, 07:57

Thumright

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Arnaud
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Krystyna
Invité



MessageSujet: Re: La femme et son ministère de compassion   Mar 30 Mai 2006, 09:48

Ben, y a la bonne du curé... Very Happy
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