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 FSSPX : De la liberté religieuse.

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AuteurMessage
Raphaël



Masculin Messages : 2334
Inscription : 14/02/2010

MessageSujet: FSSPX : De la liberté religieuse.   Lun 16 Avr 2012, 13:12

Vu sur le Salon Beige :
Spoiler:
 


http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2012/04/la-fsspx-montre-davantage-de-respect-pour-lautorit%C3%A9-de-vatican-ii-que-la-plupart-des-ordres-religieu.html
Citation :

"La doctrine de la liberté religieuse,
telle qu’elle exprimée au n. 2 de la déclaration 'Dignitatis humanæ',
contredit les enseignements de Grégoire XVI dans 'Mirari vos' et ceux
de Pie IX dans 'Quanta cura', ainsi que ceux de Léon XIII dans
'Immortale Dei' et ceux de Pie XI dans 'Quas primas'."



Voilà ce que dit Vatican II à propos de la liberté religieuse :



Vatican II a écrit:

2. Objet et fondement de la liberté religieuse


Ce Concile du Vatican déclare que la personne humaine a droit à la liberté
religieuse. Cette liberté consiste en ce que tous les hommes doivent être
exempts de toute contrainte de la part tant des individus que des groupes
sociaux et de quelque pouvoir humain que ce soit, de telle sorte qu’en matière
religieuse nul ne soit forcé d’agir contre sa conscience ni empêché d’agir,
dans de justes limites,
selon sa conscience, en privé comme en public, seul ou
associé à d’autres. Il déclare, en outre, que le droit à la liberté religieuse
a son fondement réel dans la dignité même de la personne humaine telle que
l’ont fait connaître la Parole de Dieu et la raison elle-même [2]. Ce droit de
la personne humaine à la liberté religieuse dans l’ordre juridique de la
société doit être reconnu de telle manière qu’il constitue un droit civil.


En
vertu de leur dignité, tous les hommes, parce qu’ils sont des personnes,
c’est-à-dire doués de raison et de volonté libre, et, par suite, pourvus d’une
responsabilité personnelle, sont pressés, par leur nature même, et tenus, par
obligation morale, à chercher la vérité, celle tout d’abord qui concerne la
religion. Ils sont tenus aussi à adhérer à la vérité dès qu’ils la connaissent
et à régler toute leur vie selon les exigences de cette vérité.
Or, à cette
obligation, les hommes ne peuvent satisfaire, d’une manière conforme à leur
propre nature, que s’ils jouissent, outre de la liberté psychologique, de
l’exemption de toute contrainte extérieure. Ce n’est donc pas sur une
disposition subjective de la personne, mais sur sa nature même, qu’est fondé
le droit à la liberté religieuse. C’est pourquoi le droit à cette exemption de
toute contrainte persiste en ceux-là mêmes qui ne satisfont pas à l’obligation
de chercher la vérité et d’y adhérer ; son exercice ne peut être entravé, dès
lors que demeure sauf un ordre public juste.



http://www.vatican.va/archive/hist_councils/ii_vatican_council/documents/vat-ii_decl_19651207_dignitatis-humanae_fr.html

Voilà ce que dit Mirari vos :
Mirari vos a écrit:


[...]

" La terre est vraiment dans le deuil ; elle se
dissout, infectée par ses habitants ; ils ont en effet
transgressé les lois, changé la justice et rompu
le pacte éternel " (
ISAI.
XXIV, 5
). Nous vous parlons, vénérables
Frères, de maux que vous voyez de vos yeux, et sur lesquels
par conséquent nous versons des larmes communes. La perversité,
la science sans pudeur, la licence sans frein s'agitent pleines
d'ardeur et d'insolence ; la sainteté des mystères
n'excite plus que le mépris, et la majesté du culte
divin, si nécessaire à la foi et si salutaire aux
hommes, est devenue, pour les esprits pervers, un objet de blâme,
de profanation, de dérision sacrilège.



[...]



Ce serait donc un attentat, une dérogation
formelle au respect que méritent les lois ecclésiastiques,
de blâmer, par une liberté insensée d'opinion,
la discipline que l'Église a consacrée, qui règle
l'administration des choses saintes et la conduite des fidèles,
qui détermine les droits de l'Église et les obligations
de ses ministres, de la dire ennemie des principes certains du
droit naturel, incapable d'agir par son imperfection même,
ou soumise à l'autorité civile.




(Certains auront du mal avec ce passage, notamment ceux qui estiment que l'état laïque, c'est-à-dire rejetant toute religion, et par définition de religion athée, ne doit pas être Catholique, et doit exister dans le déni de l'existence de Dieu, de la réalité évangélique et dans l'insoumission au Saint Siège. Le vrai respect de la religion prôné par la laïcité, c'est l'Église qui l'a.)


(Il faudra se souvenir de ce passage pour ceux qui défendent la liberté d'expression au mépris de la dignité Divine de Jésus, tels les spectacles blasphématoires. Encycliques, mes amours... I love you )

Parenthèses à part, quels sont les contradictions dénoncées par la Fraternité Sacerdotales de Saint Pie X ?

Vatican II parle de liberté physique, disant qu'aucun individu ne doit être sujet à une contrainte religieuse par un individu, ni par un groupe d'individus, ni par tout un gouvernement. La liberté psychologique également, puisqu'on ne harcèle pas les personnes pour qu'elles se convertissent. Cela relève du bon sens. Signalons au passage que les chrétiens seraient les plus grand bénéficiaires de ce dogme si tout les homme venaient à l'appliquer.
La liberté religieuse permet donc le respect du culte des autres religions, quelles qu'elles soient, dans de justes limites. Ces limites n'étant pas définies par le concile Vat II, nous pouvons en avoir une fourchette en interrogeant un peu l'Esprit-saint :
- L'imposition de loi religieuses absurdes à tous telles que le port obligatoire de la burqua, est à proscrire,
- La prolifération de cultes appelant très clairement à la haine, à la persécution des chrétiens tels que l'islam radical ou le satanisme est à proscrire,
- L'interdiction de conversion sous peine de mort proscrit par le Coran est à proscrire...

Bref, la liste est longue ; et on se rend finalement compte que le Concile laisse toute la marge de manœuvre à l'Esprit Saint pour décider de ce qui doit être fait dans le respect de la liberté individuelle du domaine religieux
qui n'est pas l'indifférence religieuse.

Et soulignons aussi que ce même dogme indique très clairement que chaque homme est tenu de chercher la Vérité, c'est à dire Jésus le Christ, tel que l'Église Catholique Romaine nous l'enseigne, et de s'y tenir dès qu'il l'a trouvé.



Que nous dit Mirari Vos ?



Certes, où serait la liberté si on laissait parler les uns et qu'on contraignait à se taire les autres ? Aussi, ce n'est pas dans cet esprit qu'a parlé Grégoire XVI. Il parle d'abord des ministres ecclésiastiques qui se cachent derrière la liberté d'expression pour répandre leurs idées en pleine contradiction avec Rome, jetant ainsi aux orties leur voeu d'obéissance.

On pourrait cependant retenir une chose de cet enseignement pour l'appliquer à la liberté de la personne : La liberté ne doit en aucun cas permettre à l'individu d'émettre volontairement et impunément des mensonges pour vendre sa soupe. Gardons à l'esprit ce qu'a dit un jour Himmler : "Criez un mensonge assez fort et assez longtemps, et tout le monde le tiendra pour vrai".
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