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 L'arianisme

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Abenader



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MessageSujet: L'arianisme   Mar 03 Avr 2012, 00:18

Dom Ch. Poulet, OSB, Histoire de l'Eglise a écrit:
I. Origine et définition de l'arianisme. — Dès la fin du IIIe siècle, voici en Orient deux écoles théologiques rivales : aux Alexandrins idéalistes s'opposent les Antiochiens réalistes. En exégèse, les Alexandrins cultivent surtout le sens allégorique, les Antiochiens le sens littéral ; en dogmatique, les Alexandrins sont attirés par l'essence divine, l'unité divine et ils laissent les personnes au second plan ; au contraire, les Antiochiens envisagent surtout dans la Trinité les personnes et leur distinction, et dans le Christ la nature humaine. Simple différence de points de vue, en soi justifiables de part et d'autre : malheureusement, en s'opposant et pour s'opposer, les tenants des deux écoles allaient outrer leurs théories et glisser parfois à l'hérésie. Dans les milieux antiochiens couvait le subordinatianisme, d'après lequel le Verbe est inférieur à Dieu.

Le prêtre Lucien répandit cette erreur ; il se rétracta sans doute et mourut martyr, mais l'hérésie lui survécut éparpillée en Asie dans toute une école, celle des « collucianistes » à laquelle appartiennent les futurs coryphées de l'arianisme : Eusèbe de Nicomédie, Maris de Chalcédoine, Léonce d'Antioche.

____________________________

I. Histoire de l'arianisme. — Sources : Les historiens Eusèbe, Socrate, Sozomène, Théodoret, Gélase de Cizique, saint Epiphane, Philostorge, Sulpice-Sévère ; les œuvres historico-dogmatiques des Pères du IVe siècle, surtout saint Athanase, saint Hilaire, les Cappadociens, Didyme, saint Jérôme, saint Ambroise. — Travaux : DE BROGLIE : L'Eglise et l'Empire romain au IVe siècle, 1867. — NEWMAN, The arians of fourth century. 4e édit., London, 1876. — KÖLLING, Geschichte der arianischen Haeresie. Gütersloh, 1874-1883. — GWATKIN, Studies of arianism, Cambridge, 2e édit., 1900 ; The arian controversy. London, 1889. — SNELLMAN, Der Anfang des arianischen Streites. Helsingfors, 1904. — ROGALA, Die Aufaenge des arianischen Streites untersucht, Paderborn, 1907. — P. BATTIFFOL, La paix constantinienne et le catholicisme. — LE BACHELET, art. arianisme dans Dict. Théol. — F. CAVALLERA art. Arianisme dans Dict. d'Hist.
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MessageSujet: Re: L'arianisme   Mar 03 Avr 2012, 00:19

Dom CH. Poulet, OSB, Histoire de l'Eglise a écrit:
I. Origine et définition de l'arianisme. (suite)— Un prêtre alexandrin, Arius allait reprendre cette erreur subordinatienne, mais en l'appuyant sur une base philosophique, et en l'agrandissant aux proportions d'un système complet. Arius part d'un principe qu'il croit intangible : le Père, être transcendant et unique, est incapable de se communiquer autrement que par voie de création : car toute génération supposerait qu'il est composé, divisible, muable et, en définitive, corporel. En conséquence de cette incommunicabilité absolue, le Père seul possède la divinité, le Fils se trouve relégué au second plan, le mystère de la Trinité est supprimé.

Mais si le Fils ne s'appelle, pas Dieu, comment le définir? Arius fait alors intervenir une théorie du Logos, d'après laquelle il y a en Dieu des idées forces, intermédiaires de son action sur le monde : l'ensemble de ces puissances constituent le Verbe ou Logos. Dieu n'a pu créer le monde directement : car sa perfection lui interdit d'entrer en rapport avec la matière ; mais il le fait par l'intermédiaire du Logos-démiurge. Ainsi expliquait-on par une théorie philosophique ce problème de la création que les sectes gnostiques avaient indéfiniment subtilisé à l'aide de séries bizarres d'éons.

Une explication subordinatienne de la Trinité, une explication démiurgique de la création, tel apparaît l'Arianisme. De là, les conséquences suivantes : le Fils n'est ni égal, ni consubstantiel au Père ; mais, être intermédiaire entre Dieu et les créatures, il demeure placé au-dessus d'elles, non point éternel sans doute, mais créé avant le temps et avant les siècles (ἀχρόυως). Le Verbe n'en reste pas moins changeant et faillible ; si, en réalité, il persiste invinciblement dans le bien, ce n'est que par un libre effort de sa volonté, conquérant ainsi à coup d'actions vertueuses les honneurs extérieurs de la divinité, et aussi notre rédemption ; car ce Logos, qui ne peut opérer une œuvre théandrique, nous sauve par son influence morale, par la puissance de son exemple.
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MessageSujet: Re: L'arianisme   Mar 03 Avr 2012, 00:21

Dom Ch. Poulet, OSB, Histoire de l'Eglise a écrit:
I. Origine et définition de l'arianisme. (fin)— Une telle erreur ruinait avant tout la divinité du Fils et, conséquemment, celle du Saint-Esprit, en les réduisant au rôle de créatures éminentes. Mais elle contenait aussi en germe presque toutes les hérésies subséquentes : au point de vue christologique, Arius admettait que le Logos avait pris un corps, mais un corps sans âme, car pourquoi une âme humaine là où réside le Logos, pourquoi deux esprits dans un même corps ? avant la lettre, c'était l'apollinarisme, donc le monophysisme. Par contre, l'idée d'une divinisation progressive du Christ ouvre la porte au nestorianisme ; enfin la théorie d'une rédemption qui s'opérerait par le seul exemple du Seigneur annonçait le Pélaganisme.

Destructeur du dogme, l'Arianisme n'était pas moins dangereux par sa méthode ; ses docteurs excellaient à s'embusquer derrière des sous-entendus, des équivoques, des formules vagues. « Doués d'une extrême abondance de paroles et d'une érudition fallacieuse, ils s'entendaient admirablement à manier les âmes mobiles et superficielles comme l'étaient en grande partie toutes celles qui avaient, respiré l'air de l'hellénisme. Ils les flattaient en les appelant à participer à l'élaboration de la théologie. Leur succès fut grand dans tous les milieux mondains. C'était faire preuve de culture intellectuelle que de professer l'Arianisme. »

Aussi l'erreur se propagea-t-elle rapidement. Déposé par l'évêque Alexandre, Arius en appelle à l'opinion. De mœurs graves, rompu à la dialectique, il put rallier à lui ignorants et savants : nombre de vierges, et aussi tout un populaire pour lequel il eût l'habileté de composer des chants. En 320, Alexandre convoquait un synode où se réunirent plus de cent évêques égyptiens et lybiens ; Arius condamné, dut s'exiler.

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II. Doctrine d'Arius. — Sources : 1° Ses propres écrits : Lettre à Eusèbe de Nicomédie, dans Saint Epiphane, Haer, LXIX, 6. et dans Théodoret, Hist. eccl., I. 4 ; lettre à Alexandre d'Alexandrie, dans Saint Athanase, De synodis, 16, et dans Saint Epiphane, Hær, LXIX, 7. s: Fragments de La Thalie. dans Saint Athanase. Contra arianos, Or, 1. 5, 6, 9; De synodis, 15 ; profession de foi d'Arius à Constantin dans Socrate. Hist. eccl., I, 26. dans Somozène, Hist. eccl., II. 27, citations textuelles par saint Athanase, Epist. encycl, ad episcop. Aegypti, 12 et De sententia Dionysii, 23.— 2° L'exposé de la doctrine d'Arius, par saint Alexandre. Epistula encyclica, 3, reproduit par Socrate, Hist. eccl., I. 6. — 3° En général, les historiens Socrate, Somozène, Philostorge, etc.
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MessageSujet: Re: L'arianisme   Mar 03 Avr 2012, 00:21

Dom Ch. Poulet a écrit:
2. Nicée (325). — Mais il conservait l'appui de tous les « collucianistes ». A leur tête se trouvait Eusèbe, évêque de Nicomédie. Arius se retira chez lui, et y rédigea un poème théologique appelé Thalie, en vue de propager ses erreurs. Sans en comprendre la portée, l'empereur Constantin intervint dans la querelle : il écrivit en même temps à Alexandre et à Arius, les blâmant de troubler ainsi la paix de l'Eglise ; en vain, Osius de Cordoue, porteur du message, essaya-t-il de résoudre le conflit doctrinal. Alors, voyant l'agitation augmenter, Constantin parla d'un concile général ; il se réunit à Nicée en 325, sous la protection impériale, et sous la présidence effective du légat pontifical Osius de Cordoue, à qui étaient adjoints deux prêtres romains, Vitus et Vincent.

Les débats montrèrent qu'il y avait dans l'Assemblée, non pas deux partis, mais trois. D'abord, une majorité soucieuse d'orthodoxie et impatiente de condamner Arius; en face d'elle, une minorité infime de 22 membres, partisans de l'hérésiarque : puis, entre deux, un tiers parti dont le but était de sauver Arius en adoucissant ses formules. Le chef de celle faction remuante se nommait Eusèbe de Nicomédie, l'un des personnages les plus habiles et les plus astucieux de son temps ; Eusèbe de Césarée y avait aussi une place comme théologien; d'où le nom d'eusébien donné à ce tiers parti. Les deux Eusèbe proposèrent chacun un credo assez vague pour ne rien décider ; on finit par en admettre un très précis où l'on inséra ces deux expressions concernant le Fils: έχ τῆς οὐσίας τοῠ πατρός et όμοούσιος τῶ πατρι, consubstantialis Patri.

La victoire théologique était complète. L'homoousios brise l'hérésie arienne en signifiant que le Fils a même être intime que le Père. Si l'on décompose le mot, on voit, en effet, que le terme ὸυσια désigne dans le Père ce qu'il y a de fondamental et d'essentiel s'opposant aux caractères individuels ; or, cette ὸυσια est la même numériquement (ὄμος) dans le Père et dans le Fils. Nul danger, d'ailleurs, que le mot ait une saveur sabellienne : car, selon la remarque faite plus tard par saint Basile, « une chose, n'est jamais consubstantielle à elle-même, mais toujours à une autre » ; ainsi l'homoousios implique-t-il unité quant à la nature et distinction quant aux personnes.

Après quelques résistances, l'adhésion fut donnée par tous les évêques présents, et l'on put croire que le concile de Nicée avait rendu la paix religieuse. Constantin, d'ailleurs, se posait en défenseur intransigeant du Nicœnum ; comme Eusèbe de Nicomédie, Théognis de Nicée et Maris de Chalcédoine continuaient à intriguer, il les exila en Gaule
.
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MessageSujet: Re: L'arianisme   Mar 03 Avr 2012, 00:22

Citation :
3. La réaction anti-nicéenne, 1ère phase : Les procès et les exils de saint Athanase. — Cependant, une réaction anti-nicéenne devait bientôt éclater. Cédant aux instances de sa sœur Constantia, l'empereur graciait, en 328, Eusèbe de Nicomédie et Théognis, puis, en 329, sur le gage, d'une profession de foi équivoque, Arius lui-même. Dès lors, les évêques de cour intriguent pour obtenir l'éloignement des prélats orthodoxes : par l'effet des calomnies, Eustathe d'Antioche, Asclépias de Gaza, Eutrope d'Andrinople sont exilés.

Mais un adversaire de grande envergure va s'opposer aux Eusébiens : le nouvel évêque d'Alexandrie, Athanase ; il aborde la lutte avec des convictions ardentes et, une ténacité inébranlable. Ne se sent-il pas, d'ailleurs, soutenu par tout l'épiscopat égyptien, ainsi que par l'innombrable armée des moines du désert? Contre lui se déchaîne toute la fureur du parti eusébien, parce qu'il refuse de laisser Arius entrer dans Alexandrie : on l'accuse notamment d'avoir fait assassiner l'évêque Arsène et couper sa main pour s'en servir dans des opérations magiques. Après avoir refusé de paraître à l'assemblée de Césarée, préparée pour sa perte, il se rend à celle de Tyr avec une cinquantaine d'évêques égyptiens : là, nouvelles calomnies attaquant même sa vertu ; après un semblant d'enquête, il est déposé. Voulant se disculper auprès de l'empereur, il se rend à Constantinople ; mais les eusébiens l'accusent d'avoir voulu arrêter le transport des blés égyptiens; trop crédule, Constantin l'exile à Trêves (335). Cependant lorsqu'Arius après avoir paru dans Alexandrie est conduit en triomphe à Constantinople, il tombe frappé d'apoplexie ; le peuple y reconnaît le juste châtiment de Dieu (336).

L'année suivante, Constantin mourait à son tour. Ce prince avait rendu à l'Eglise les plus grands services ; longtemps resté catéchumène, il se fit baptiser au moment de mourir. Toutefois, « le catholicisme a le droit de lui tenir rigueur d'avoir traité comme inexistante la primauté de Rome, de s'être laissé endoctriner par l'oligarchie arienne, et d'avoir toléré que cette oligarchie s'instituât comme si elle avait quelque titre à parler au nom du catholicisme et à le régenter avec l'appui du prince ». Byzance, où il avait transporté son gouvernement, allait devenir la capitale d'une religion d''Etat.

Après 337, Athanase rentre à Alexandrie où il est reçu avec enthousiasme. Le parti eusébien recommence ses agissements ; en dépit d'un concile provincial d'Alexandrie, qui rétorque toutes les calomnies contre Athanase le siège patriarcal est livré à un intrus, Grégoire de Cappadoce ; on l’y établit de force. Mais la situation est changée : des deux fils de Constantin, l'aîné Constant, qui détient l'Occident, se pose en catholique : c'est dire que le pape et non plus l'empereur sera l'arbitre des discussions.

Le pape Jules (337-352) prend en main le procès de l'évêque d'Alexandrie ; il le convoque ainsi que ses adversaires à un concile de Rome. Conscients de leur infériorité, les eusébiens se récusent sous prétexte d'impossibilité matérielle causée par la guerre des Perses. Athanase paraît au concile muni des pièces justificatives qui émanent de procès-verbaux d'enquêtes officielles, ou de témoignages de ses évêques et de ses prêtres : il est justifié. Le pape Jules en informe les eusébiens, se plaignant d'ailleurs que le patriarche d'Alexandrie ait été condamné en Orient sans consulter l'évêque de Rome, « comme c'est l'usage ».
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MessageSujet: Re: L'arianisme   Mar 03 Avr 2012, 00:22

Citation :
3. La réaction anti-nicéenne, 1ère phase : Les procès et les exils de saint Athanase. (suite)— Dans un concile tenu à l'automne de 341 à l'occasion de la dédicace de la basilique d'Antioche (in encœniis), l'épiscopat oriental riposte, d'une part en confirmant la possession du siège d'Alexandrie à l'intrus Grégoire, d'autre part en cherchant une formule à substituer à l'homoousios nicéen accusé de n'être pas scripturaire ; dans leur indécision, les eusébiens formulèrent en quelques mois quatre symboles différents. Sur ces entrefaites, installé évêque de Constantinople depuis 339, Eusèbe de Nicomédie, chef de l'opposition, mourait.

Une telle attitude de l'épiscopat oriental était l'indice grave de tendances schismatiques : on eût dit qu'existaient maintenant deux chrétientés, l'une obéissant au César de Constantinople, l'autre soumise à l'évêque de Rome. Pour y remédier, l'empereur d'Occident, Constant, réunit un grand concile à Sardique (Sophia de Bulgarie).

En cette ville située aux confins des deux empires, Orientaux et Occidentaux devaient débattre ensemble deux questions brûlantes : 1º le jugement d'Athanase, 2° le formulaire de la vraie foi.

Préoccupé alors d'une guerre, avec les Perses, l'empereur d'Orient Constance n'osa s'opposer au désir de son frère, ce qui n'empêcha pas les Orientaux de persister à Sardique dans leur intransigeance schismatique. Dès le début, ils posèrent comme postulat que la condamnation d'Athanase était définitive et irréformable. Comme les Pères passaient outre à ces prétentions, les eusébiens se retirèrent à Philippopolis en Thrace, sous la protection de leur empereur ; de là, ils lancèrent une véritable encyclique où ils condamnaient non seulement Athanase, mais tous ceux qui l'ont reçu à leur communion, et au premier chef « Jules de la ville de Rome, auteur et cause de tous les maux, principem et ducem malorum ».

Cependant les Pères de Sardique avaient tenu régulièrement leur concile : après examen, nouvelle proclamation de l'innocence d'Athanase, déposition du patriarche intrus, excommunication des chefs eusébiens. Au point de vue doctrinal, rejetant le projet d'un formulaire explicatif, le concile s'en tint sagement au Nicœnum. Enfin, il osa demander aux empereurs « qu'aucun juge dont la compétence ne doit s'étendre qu'aux choses publiques, ne prétende juger les clercs, mais que chacun puisse à l'abri de toute persécution professer la foi catholique ».

Les décisions de Sardique ne furent point admises dans les Etats de Constance, et lorsqu'à la mort, de son frère (35o), il devint maître de l'Empire, l'hérésie monta avec lui sur le trône : selon le vieux concept romain, il prétendait agir en pontife suprême, et tout le domaine ecclésiastique devait relever de sa souveraineté, de « son éternité », comme il disait ; si après Sardique, il a laissé Athanase rentrer dans Alexandrie, c'est non en vertu des décisions conciliaires, mais « par la volonté de Dieu et notre sentence ». Il se laisse entièrement circonvenir par les évêques orientaux qui, dès 351, s'assemblent à Sirmium de Pannonie, résidence impériale. Après avoir composé une profession de loi imprécise (1re formule de Sirmium), ils se procurèrent la joie de condamner Photin, disciple de Marcel d'Ancyre, nicéen ardent, compromis par des expressions qui avaient une saveur sabellienne.

____________________________

I. Saint Athanase. — Sources : MIGNE, P. G., 25-28. — Ouvrages : Outre les écrits généraux sur l'arianisme, MOELLER, Athanase le Grand, 3 vol., trad. franc., 1840. — BÖHRINGER, Alhanasius und Arius, Stuttgart, 1874. — FIALON, Saint Athanase, 1897. — ROBERTSON, Select writings and letters of Ath., Oxford, 1892. — A. STUELCKEN, Athanasiana, Leipzig, 1899. — F. CAVALLERA, Saint Athanase, Coll. La pensée chrétienne, 1908. — G. BARDY, Saint Athanase, coll. Les Saints, 1921. — X. LE BACHELET, art. Athanase et art. Cyrille de Jérusalem dans Dict, de Th. VACANT.
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MessageSujet: Re: L'arianisme   Mar 03 Avr 2012, 00:23

Citation :
3. La réaction anti-nicéenne, 1ère phase : Les procès et les exils de saint Athanase. (fin)— En effet, dans le système de Marcel d'Ancyre on ne voyait pas assez que le Verbe est une personne. D après lui, monade indivisible, Dieu s'est déployé de trois manières différentes : d'abord par la création du monde, puis en pénétrant la nature humaine par l'incarnation, enfin à la Pentecôte en produisant l'Esprit-Saint : ainsi la monade s'est-elle dilatée en Trinité. Dès 335, les homoiousiens avaient condamné Marcel à Constantinople et à leur prière Eusèbe de Césarée réfuta son erreur dans le Contra Marcellum et le De ecclesiastica theologia. Encore son modalisme n'était-il pas si apparent : défendu par le concile de Sardique, par le pape Jules I et par Saint Athanase au moins jusqu'en 344, Marcel d'Ancyre fut compromis à nouveau par son compatriote et disciple Photin. D'après celui-ci, le Verbe n'est d'abord que la Raison impersonnelle de Dieu, puis par une seconde extension il devient le Fils de Dieu, qui en pénétrant de sa divine influence l'humanité de Jésus l'élève à la filiation adoptive. En condamnant Photin à Sirmium, les eusébiens espéraient jeter du même coup le discrédit non seulement sur Marcel d'Ancyre, mais sur tout le parti nicéen qui trop longtemps avait soutenu Marcel sans exiger de lui au préalable une répudiation explicite des erreurs à lui imputées.

Si habile que fût celle diversion, les deux colonnes de l'orthodoxie restaient toujours debout : l'évêque de Rome et l'évêque d'Alexandrie. Ne pourrait-on obtenir du premier la condamnation du second ? Constance, convoqua le concile d'Arles. Comme l'épiscopat des Gaules qui s'y rendit était attaché à la foi de Nicée, l'empereur y interdit toute discussion dogmatique ; mais par l'intermédiaire des évêques orientaux Ursace et Valens « deux vieux routiers de l'arianisme » il exigea que tout se réduisit au procès d'Athanase ; le prince publia un édit d'après lequel les prélats qui ne souscriraient pas sa condamnation seraient exilés. Paulin de Trêves excepté, tous cédèrent, même les deux légats du pape Libère.

Refusant de sanctionner la sentence, celui-ci en appela à un nouveau concile qui se réunit à Milan (printemps 355). Là, en présence d'une majorité orthodoxe, on renouvela lu tactique employée à Arles. « Et comme les prélats se récriaient, rapporte Athanase, incontinent l'empereur leur répliqua : Ma volonté à moi est un canon ; les évêques de Syrie ne font pas tant de façons quand je parle ; obéissez ou l'exil ». Il alla même jusqu'à tirer son glaive devant eux et à les menacer. Terrorisés, la plupart cédèrent. Il y eut pourtant de nobles exceptions : Hilaire, Lucifer de Cagliari, Eusèbe de Verceil, Denis de Milan, Osius de Cordoue. La plus éclatante des protestations fut celle du pape Libère : « Tu as trois jours pour te décider, lui dit Constance — Trois jours ne changeront pas ma décision, réplique-t-il ; exile moi où tu voudras ». On le relégua à Bérée, en Thrace. Ordre fut donné d'arrêter Athanase : cerné avec son peuple par cinq mille soldats dans l'église de Théognis (9 février 356), il parvint à s'enfuir, et grâce à la connivence des moines put se cacher au désert. On installa à sa place l'arien Georges de Cappadoce (307).

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I. Marcel d'Ancyre. — Sources : Les fragments de son ouvrage : Liber de subjectione Domini, réunis dans Eusebius Werke, Bd IV, édit. E. Klostermann, Leipsig, 1906, pp. 185-215 ; EUSEBE, Contra Marcellum et De ecclesiastica theologia ; SAINT EPIPHANE, Hær, LXXII. — Travaux: Th. ZAHN, Marcellus von Ancyra, Gotha, 1867 ; F. LOOFS, Die Trinitätslehre Marcells c. Aacyra und ihr Verhättnis zur älteren Tradition, dans Comptes rendus de l'Académie de Berlin, 1902 ; TIXERONT, Histoire des dogmes, t. II, p. 38.
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MessageSujet: Re: L'arianisme   Mar 03 Avr 2012, 00:23

Citation :
4. Deuxième phase : la lutte doctrinale et les formulaires de Sirmium.— Heureusement, unis pour l'attaque, les anti-nicéens se dissocièrent dans le triomphe, formant trois partis à tendances opposées.

A l'extrême gauche, les Ariens purs sous la direction d'Aetius, Eunomius et Eudoxius de Constantinople. Adeptes de l'arianisme primitif, ils professaient la doctrine hétérousiate, et déclaraient que le Fils est dissemblable en tout du Père (αγομοιος), d'où leur nom d'anoméens et d'hétérousiates (εξ ετερας ουσιας).

A l'opposé, le groupe homoiousien. Il se prétendait orthodoxe, mais affirmait sa défiance à l'égard de l'homoousios, terme nouveau, non scripturaire, et qu'il disait imprégné d'une saveur sabellienne ; il offrait de lui substituer l'homoiousios, qui signifie seulement « semblable en nature » au Père. Par prévention contre l'homoousios, on vit plusieurs bons évêques s'y ranger : Saint Cyrille de Jérusalem lui appartint longtemps ; nul doute cependant que l'imprécision de l'homoiousios ne permit aux plus avancés de sous-entendre une certaine subordination du Fils en opposant la similitude de substance (homoiousios) à l'identité de substance (homoousios).

Entre ces deux groupes flottait un parti de cour, prêt à toutes les palinodies. Ses adhérents patronnaient une formule tellement vague qu'elle pouvait rallier tous les anti-nicéens et en maintenir la concentration. L'homoios reconnaissait seulement que le Fils est semblable au Père ce qu'un arien pur eut pu accepter à la rigueur lato sensu. On les appela donc Homéens, ou encore Acaciens, du nom de leur leader Acace de Césarée.

En résumé, trois tenues définissent les partis : homoousios, de même substance que le Père, homoiousios, de substance semblable à celle du Père ; homoios, semblable au Père.

__________________________

I. Ariens purs. — Sources: 1º 47 propositions d'Aetius, dans Saint Epiphane, Hær, LXXVI, Il ; 2° L ΕχΟεσις πἰστεως d'Eunomius présenté à Théodose, dans les notes de Valois à Socrate, Hist. eccl. V, 10; 3º L'Apologétique, du même auteur (P. G. (XXX. 835); 4º Les traités contre Eunomius de saint Basile et de saint Grégoire de Nysse, et saint Epiphane, Hær. LXXVI.
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MessageSujet: Re: L'arianisme   Mar 03 Avr 2012, 00:24

Citation :
4. Deuxième phase : la lutte doctrinale et les formulaires de Sirmium. (suite)— Sous la protection de Constance, les Ariens purs semblèrent d'abord l'emporter: au synode de Sirmium, tenu en 357, on lança un symbole qui prohibant l'homoousios et l'homoiousios adoptait un subordinatianisme provocant : « Il est hors de doute, décrétait-on, que le Père est plus grand ; il surpasse le Fils en honneur, en dignité, en gloire, et par son nom même de Père » (2e formule de Sirmium). L'arianisme pur allait-il donc devenir doctrine d'Etat ? La nomination d'un anoméen déclaré, Eudoxe, au siège d'Antioche, fortifia cette présomption.

D'où, protestations véhémentes. Vers Pâques 358, Basile d'Ancyre réunit chez lui un concile où dans un long manifeste le groupe semi-arien déclarait que le Fils est semblable au Père en substance (όμοιος αχτ ᾽ οὑσιαν ); sous l'indignation causée par les blasphèmes du parti extrême, les modérés semblaient s'orienter vers l'orthodoxie. Basile se rendit auprès de Constance, parvint à le retourner ; et bientôt sur l'ordre de l'empereur un nouveau concile se tint à Sirmium qui assura le triomphe des semi-ariens (3me formule de Sirmium).

Cependant pour l'emporter définitivement, ne fallait-il pas gagner les consubstantialistes occidentaux, et surtout l'évêque de Rome : « Si nous avons gagné Libère, disaient les unionistes, nous aurons vite fait de soumettre les autres ». En conséquence, l'exilé de Thrace fut amené à Sirmium. Il semble bien qu'il se rallia à la condamnation de ceux qui se servaient du consubstantiel pour introduire, le Sabellianisme ; par contre, de Basile et de son groupe, il réclama, comme gage, l'anathème contre ceux qui disent que le Fils n'est pas semblable au Père quant à la substance et en tout. A peu près au même moment, Hilaire de Poitiers patronait une attitude analogue et par cette tactique on espérait rallier toutes les bonnes volontés. Excès d'optimisme, à coup sûr.

« Les hommes de conciliation sont exposés à prêter à leurs adversaires une bonne volonté qu'ils n'ont pas : Saint Hilaire, Libère, ont dû être victimes de cette noble illusion... De ce qu'un homoousien comme Hilaire est sincèrement d'accord avec un homéousien comme Basile d'Ancyre pour condamner l'anoméisme, il ne s'ensuit pas que l'anoméisme soit tout l'arianisme, et que les homéousiens ne soient pas un peu ariens ». (Mgr. Batiffol). Il n'eût donc pas fallu sacrifier l'homoousios, seul terme assez précis pour enlever tout échappatoire, à l'hérésie. Mais en cela se borne toute la faute de Libère : rien de plus qu'une généreuse erreur de tactique. L'accueil enthousiaste que lit paraître à son retour la population romaine prouve assez qu'il n'a pas failli. Ajoutons que toute sa conduite avant et après Sirmium répond de son orthodoxie.

__________________________

I. Libère. — Sources : SAINT ATHANASE, Historia arianorum ad monachos : Apologia contra arianos, 89 ; SAINT HILAIRE: Contra Consrantium, II ; SAINT JEROME, Chronique, 380-385; De viris illustribus, 89. Les Lettres de Libère dont l'authenticité est discutée dan-saint Hilaire. Fragm. VI, 5-11. Sur la bonne réputation de Libère, voir la lettre, d'Anastase Ier à Venerius de Milan, écrite en 400-401, édition critique par J. van den GHEYN, dans Rev. hist, et litt. relig., t. IV (1899), pp. 1-12. — Ouvrages: BATIFFOL, La paix constantinienne. pp. 465-481, 488-494. 515-521. — DOM CHAPMAN, The contested letters of pope Liberius. Rev. bénédictine, t. XXVII, 1910. — Mgr DUCHESNE, Libère et Fortunatien, dans Mélanges arch. et hist., t. XXVIII, pp. 31-78. 1908. — SALTET, Les lettres du pape Libère de 357, dans Bull. litt. eccl., 1907. pp. 270-289 ; La formation de la légende des papes Libère et Félix, ibid., 1905, pp. 232-236. — DOM WILMART, La question du pape Libère, Rev. bénédictine, t. XXV, 1908. pp. 360-367. — ZEILLER, La question du pape Libère, dans Bull. anc. litt, et arch, chrét., t. III. pp. 1-32, 1913. — A. D'ALES, art. Libère, dans Dict. d'Apologétique. — ZEILLER. Les origines chrétiennes dans les provinces danubiennes de l'Empire romain, Bibl. Ecoles françaises d'Athènes et de Rome, fasc. CX1I, 1918.
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MessageSujet: Re: L'arianisme   Mar 03 Avr 2012, 00:24

Citation :
4. Deuxième phase : la lutte doctrinale et les formulaires de Sirmium. (fin)— Il ne manquait plus à Basile d'Ancyre que la confirmation d'un concile œcuménique qui d'une part condamnerait l'arianisme pur, et d'autre part rejetant l'homoousios suspect adopterait une formule homoiousienne de transaction. Il obtint de Constance la réunion des évêques à Nicée.

Mais soudain, à la veille même du triomphe, la confiance impériale s'éloigna. Profitant de sa situation, Basile avait fait exiler les chefs du parti arien : Eudoxe, Aetius et Eunomius. Les évêques politiques représentèrent à Constance combien ces mesures de rigueur compromettaient la cause de l'entente, à quel point Basile était encore un intransigeant, et qu'il fallait baser l'accord sur une formule plus vague capable de satisfaire tous les pacifiques. Un nouveau credo fut donc encore rédigé dans la nuit du 23 mai 359 : la 4me formule de Sirmium. On se bornait à y décréter l'homéisme, autrement dit le Fils semblable au Père suivant les Ecritures (ὄμοιος χατἁ Υραφάς). Sur une si large formule, on espérait rallier l'univers chrétien ; dans ce but on convoqua les Occidentaux à Rimini au bord de l'Adriatique, et les Orientaux à Séleucie en Isaurie.

Dans les deux assemblées, il se trouva une majorité homéousienne ; mais contre elle, on renouvela les mêmes procédés jadis employés à Arles et à Milan pour obtenir la condamnation d'Athanase. A Rimini, grâce à une pression éhontée, le préfet Taurus emporte l'acquiescement ; à Séleucie, groupés autour de Basile d'Ancyre, les protestataires restent indomptables. Cependant les décisions des deux assemblées doivent être portées à l'empereur ; voyant les députés de Rimini faire leur soumission, ceux de Séleucie cèdent à leur tour sous la menace de l'exil. Un concile tenu à Constantinople en janvier 36o consacra ces résultats, et l'unité sembla faite sur la formule homéenne. On réalisait ainsi « une orthodoxie de trompe l'œil » qui jusqu'à l'avènement de Théodore sera soutenue en Orient par tout « un épiscopat politiquant ». Afin que nul ne s'y trompât, Basile d'Ancyre et Cyrille de Jérusalem fuient déposés tandis qu'on installait les chefs de l'arianisme, Eudoxius et Eunomius, l'un à Constantinople, l'autre à Cyzique. Suivant l'expression de saint Jérôme « l'Univers s'étonna d'être arien ». La surprise fut de courte durée : survenue l'année suivante (361), la mort de Constance marque, en effet, le début du retour à l'orthodoxie.
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MessageSujet: Re: L'arianisme   Mar 03 Avr 2012, 00:25

Citation :
5. Les champions de l'orthodoxie : saint Athanase et saint Hilaire. — D'ailleurs, durant celle période de crise aiguë, le catholicisme trouva des défenseurs : en Orient, saint Athanase ; en Occident, Libère, saint Hilaire de Poitiers, Lucifer de Cagliari.

Forcé de s'exiler au désert en 357, Athanase ne resta pas inactif ; les quatre ans qu'il passa dans la solitude marquent le point saillant de son apostolat doctrinal ; à cette époque se rattachent ses grandes œuvres polémiques : l'Ad Constantium, le De Fuga sua et l'Historia Arianorum composée pour les moines.

Adressée à l'empereur, en réalité destinée à toute la chrétienté l'Apologia ad Constantium est un plaidoyer hardi où Athanase multiplie les affirmations de son loyalisme, et où il stigmatise les procédés des Ariens d'Alexandrie, qui sont allés jusqu'à faire fouetter dans les hermetaria les vierges consacrées.

Dans l'Apologia de fuga sua, Athanase réfute un nouveau reproche. Ecrits au plus fort de la lutte (357-358), ces écrits nous font connaître la qualité des agents de l'arianisme, et leurs procédés.

L'Historia Arianorum est la maîtresse pièce de celle littérature de protestation : Athanase ne craint plus de s'en prendre à Constance lui-même qu'il appelle l'Antéchrist. « Qui voudrait croire, s'écrie-t-il, que des eunuques dont on ne ferait pas ses domestiques disposent aujourd'hui des choses ecclésiastiques? »
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MessageSujet: Re: L'arianisme   Mar 03 Avr 2012, 00:25

Citation :
5. Les champions de l'orthodoxie : saint Athanase et saint Hilaire. (suite)—Selon l'opinion des mauristes, c'est encore durant son exil de 357 qu'Athanase fil paraître son ouvrage capital : Orationes I-III contra Arianos. Il y défend la définition de Nicée contre les Ariens : le premier et le deuxième discours répondent aux objections ; dans le troisième, Athanase montre comment le Fils et le Père sont un, non pas moralement, mais physiquement ; il y établit aussi très nettement la distinction fondamentale existant entre l'humanité et la divinité du Christ ; distinction qui réfute les objections ariennes sur les infirmités et l'ignorance attribuées parfois au Christ dans l'Ecriture. Non seulement le fond de l'arianisme, mais le principe des erreurs christologiques du Ve siècle se trouvent là réfutés.

Il faut rattacher à cette œuvre les quatre lettres à Sérapion sur le Saint-Esprit. Toujours à la même époque, vers 359, Athanase composait le De synodis, traité qu'il aurait pu intituler : « Des variations de l'Eglise arienne », et où il se donne le malin plaisir de reproduire les multiples professions ariennes, y opposant la foi indéfectible de Nicée.

Tandis qu'Arius basait sa théorie du Logos sur une conception erronée de la création, Athanase part de l'idée de rédemption. Celle-ci n'est, raisonne-t-il, que notre élévation à la filiation divine ; or une telle élévation ne semble possible que si le Verbe est réellement Dieu. « Si le Verbe, dit-il, était lui aussi par participation, il ne pourrait pas diviniser les autres puisque lui-même serait divinisé ». Nul autre qu'une personne divine ne pouvait détruire l'offense infinie faite à Dieu. Athanase appuie ces assertions sur un procédé aussi simple que concluant, le procédé scripturaire : il oppose à la philosophie arienne les témoignages de l'Ecriture en faveur de la consubstantiabilité. Pour l'ampleur du développement doctrinal, pour la richesse et là propos de l'information scripturaire, personne ne le dépasse.
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MessageSujet: Re: L'arianisme   Mar 03 Avr 2012, 00:25

Citation :
5. Les champions de l'orthodoxie : saint Athanase et saint Hilaire. (suite)—A la même époque, paraît saint Hilaire. Né à Poitiers, converti très jeune par la lecture de la Bible, il possède comme Athanase les qualités de l'homme d'action. Cependant ses procédés sont différents ; connaissant la perfidie de la sophistique arienne, il veut la réfuter sur son propre terrain : aussi pénètre-t-il plus avant qu'Athanase dans les questions dogmatiques. Relégué par Constance en Phrygie, il en profita pour composer ses deux œuvres principales : le De Trinitate et le De synodis.

Le De Trinitate en 12 livres est un traité de la divinité du Fils ; peut-être la théologie nicéenne n'a-t-elle rien donné de plus profond.

Dans le De Synodis, Hilaire se propose lui aussi, de renseigner l'épiscopat occidental sur les vicissitudes des synodes et formulaires ariens ; puis, dans une seconde partie, il essaie de ramener à l'orthodoxie le parti semi-arien de Basile d'Ancyre. Lorsque s'établit la suprématie homéenne, il ne craignit pas de protester dans plusieurs requêtes à l'empereur (36o). Son Placet ad Constantium lui valut seulement, au titre de « perturbateur de l'Orient », son renvoi en Gaule. Il y organisa la défense contre l'arianisme, qui fut condamné dans plusieurs conciles provinciaux, entre autres relui de Paris (361). Il voulut ensuite, de concert avec Eusèbe de Verceil, épurer l'Italie ; il eut, à Milan, une conférence contradictoire avec l'évêque semi-arien Auxence, qui le chassa de son territoire (Contra Auxentium). Il termina sa vie à Poitiers, après avoir écrit un Tractatus super psalmos et un Liber mysteriorum, explication des figures messianiques de l'Ancien-Testament.
_____________________

I. Saint Hilaire. Sources : P. L., IX et X ; C. V. LXV. — Travaux : DORMAGEN, Saint Hilaire de Poitiers et l'arianisme. 1864. — P. LARGENT, Saint Hilaire. coll. Les Saints, 1902. — FEDER, dans Stimmen aus Maria Laach, 1911, pp. 30-45. — J. A. QUILLACQ, Quomodo lingua latina usus sit S. Hilarius. 1903. — X. LE BACHELET, art. Hilaire, dans Dict. de Théol. II. JEANNOTTE Le psautier de saint Hilaire de Poitiers. 1917. — L. FEDER, Studien zu Hilarius von Poitiers, 3 vol., Wien, 1910-1912.
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MessageSujet: Re: L'arianisme   Mar 03 Avr 2012, 00:26

Citation :
5. Les champions de l'orthodoxie : saint Athanase et saint Hilaire. (suite)—Parmi les adversaires occidentaux de l'arianisme, citons encore l'Africain Marius Victorinus, païen converti qui écrivit un traité de la Génération du Verbe, quatre livres contre Arius (359), et l'opuscule De homoousio recipiendo (360): ouvrages assez obscurs où la terminologie grecque est transposée en latin, et où le mystère trinitaire est justifié à l'aide de la philosophie néoplatonicienne, « Victorin a formé, à l'usage de l'Occident latin, une nouvelle langue philosophique qui devait être d'un grand secours pour les logiciens et les métaphysiciens du moyen-âge. » (De Labriolle.)

Aussi défendue, l'orthodoxie résistait. Au contraire, le parti homéen ne gardait quelque cohésion que par l'influence de l'empereur. Constance mort, on le vit se scinder nettement : d'une part, les anoméens groupés autour d'Aetius, d'autre part, les ariens mitigés sous les ordres d'Eudoxe, évêque de Constantinople.
___________________________


I. Victorinus. — Sources: P.L., VIII. 1019-1236. — Travaux: KOFFMANE, De Mario Victorino, Breslau, 1880. — P. MONCEAUX, Histoire litt. de l'Afrique chrétienne, III, 1905. - De LABRIOLLE, Hist., litt. lat. ch. p. 346
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MessageSujet: Re: L'arianisme   Mar 03 Avr 2012, 00:26

Citation :
TEXTES ET DOCUMENTS

Exposé des enseignements d'Arius

(ALEXANDRE D'ALEXANDRIE A ALEXANDRE DE CONSTANTINOPLE)

Il n'y a donc plus à hésiter, très chers frères, il faut que je vous manifeste clairement leur perfidie. Ils disent qu'il y eut un temps où le Fils de Dieu n'existait pas, qu'il a commencé d'être alors qu'auparavant il n'était point ; et, quand il est né, il a été produit de la même manière que le sont tous les hommes. Car, disent-ils, Dieu a tout tiré du néant. De la sorte ils comprennent le. Fils de Dieu lui-même dans cette création de tous les êtres intelligents ou sans raison. En conséquence aussi ils déclarent que le Fils de Dieu était une nature soumise aux changements, également capable de faire bien ou mal. Et ayant fait cette hypothèse qu'il a été tiré du néant, ils détruisent l'enseignement des divines Ecritures qui proclament l'immutabilité du Verbe, la divinité de la Sagesse, du Verbe, c'est-à-dire du Christ.

Certes, nous pouvons aussi, déclarent ers misérables, devenir fils de Dieu, comme lui-même l'est devenu. Car il est écrit : « J'ai engendré des fils et je les ai élevés ». Et quand on leur objecte ce qui suit dans le texte cité: « Mais ces fils m'ont méprisé », ce qui ne saurait convenir au Sauveur dont la nature est immuable, ils finissent par dépouiller tout sentiment de piété et vous répondent : « Dieu dans sa prescience avait prévu que le Fils ne le mépriserait pas, et c'est pourquoi il l'a choisi entre tous. Non certes qu'il eût par nature quelque prérogative sur les autres fils de Dieu; nul, disent-ils, n'est fils de Dieu par nature. Non certes qu'il eut quelque propriété particulière qui le rapprochât spécialement de Dieu. Mais Dieu l'a choisi, parce que, nature libre, soumise au changement, le Fils eut le souci de la perfection morale et ne se laissa en aucune manière détourner vers le mal. En réalité donc si Pierre ou Paul avaient fait les mêmes efforts, leur filiation ne différerait en rien de la sienne ». Et pour confirmer cette doctrine insensée, ils allèguent ce qui est dit du Christ dans les Psaumes : « Tu as aimé la justice et détesté l'iniquité, c'est pourquoi ton Dieu t'a marqué d'une huile d'allégresse de préférence à tes compagnons ».

(F. AMANN, Le Dogme catholique dans les Pères de l'Eglise, pp. 129-130.)
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MessageSujet: Re: L'arianisme   Mar 03 Avr 2012, 00:26

Avec mes remerciements les plus humbles à mon cher ami Louis.
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MessageSujet: Re: L'arianisme   Mar 03 Avr 2012, 00:51

Ce qui est frappant aussi, c'est que toute l'histoire se résume à un i: celui de homoiousios qui n'est pas dans le homoousios. Un i. Et on se souvient de la parole de NS-JC: pas un iota (i) de la Loi ne passera, je cite de mémoire.
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Petar Klanac



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MessageSujet: Re: L'arianisme   Mar 03 Avr 2012, 01:26

Cher Chris Prols, ce texte démontre que vous vous êtes trompé: « semblable en nature » est condamné, mais pas « de même nature » qui est parfaitement catholique (« homoousios, de même substance »).
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saint Zibou



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MessageSujet: Re: L'arianisme   Mar 03 Avr 2012, 02:23

Petar Klanac a écrit:
Cher Chris Prols, ce texte démontre que vous vous êtes trompé: « semblable en nature » est condamné, mais pas « de même nature » qui est parfaitement catholique (« homoousios, de même substance »).

Il ne faut pas mésestimer l'arianisme, la pire des hérésies qui soit: celle des juifs, gnostiques, russellistes, mahométans, goths, modernistes et j'en passe! Cette hérésie est l'arrêt de mort du Christianisme. C'est pourquoi, tenons-nous en au vocabulaire qui ne passe pas: consubstantiel!
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: L'arianisme   Mar 03 Avr 2012, 06:26


Je vais vous dire, cher saint Zibou :

L'expression "consubstantiel" comme celle "de même nature" est ambiguë et peut conduire à des erreurs tant les mots "substance" et "nature" ont de nombreux sens.

Ce qu'il faut dire, en langage non susceptible d’ambiguïté, c'est que le Père, le Fils et le Saint Esprit ne sont pas des créatures. Ils sont Dieu (de nature divine) et ne forment qu'un seul Dieu.

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Arnaud
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Mister be



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MessageSujet: Re: L'arianisme   Mar 03 Avr 2012, 08:52


prière
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adamev



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MessageSujet: Re: L'arianisme   Mar 03 Avr 2012, 09:59

Mister be a écrit:
Ce qu'il faut dire, en langage non susceptible d’ambiguïté, c'est que le Père, le Fils et le Saint Esprit ne sont pas des créatures. Ils sont Dieu (de nature divine) et ne forment qu'un seul Dieu.

Permettez que j'ajoute un mot.

Ce qu'il faut dire, en langage non susceptible d’ambiguïté, c'est que le Père, le Fils et le Saint Esprit ne sont pas des créatures. Ils sont Dieu (de nature divine) et ne forment ensemble qu'un seul Dieu
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Jonas et le signe



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MessageSujet: Re: L'arianisme   Mar 03 Avr 2012, 10:19


Il leur arrive d'être séparés? Shocked
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Mister be



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MessageSujet: Re: L'arianisme   Mar 03 Avr 2012, 10:43


Non car pour moi ce sont des émanations de D.ieu et pas des personnes distinctes...La Personne de D. se compose en Père,Fils et Esprit que notre esprit veut disséquer pour mieux comprendre mais...je suis hérétique là

C'est ce que je comprends par les termes Elohim ehad et non yahid
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Fée Violine



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MessageSujet: Re: L'arianisme   Mar 03 Avr 2012, 11:25

Mister be a écrit:
La Personne de D. se compose en Père,Fils et Esprit que notre esprit veut disséquer pour mieux comprendre mais...je suis hérétique là
En effet, car Dieu n'est pas composé, il est simple. Il est trop simple pour que nous puissions le comprendre, c'est ça qui est beau dans le mystère de la Trinité! sunny
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Fox77



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MessageSujet: Re: L'arianisme   Mar 03 Avr 2012, 11:27

Pourtant ce sont bien des personnes puisque la bible leurs attributs des propriétés et des fonctions différentes, étant pourtant le Dieu unique, Dieu.
Par exemple, ici, un blasphème (donc contre Dieu) est pardonnable, pas celui contre le Saint Esprit... (mais il y a d'autres exemples)
Mt 12:31 a écrit:
C’est pourquoi je vous dis : Tout péché et tout blasphème sera pardonné aux hommes, mais le blasphème contre l’Esprit ne sera point pardonné.

Citation :
Écoute, Israëla, l'Éternel, notre Dieu, l'Éternel est UN.Chmâ, Israël, Ado-nay Elo-henou, Ado-naï Ehad'
Multiplicité dans l'un: (toute proportion gardé car l'homme et la femme ne sont pas des personne d'une dualité)
Citation :
Ge 2:24 C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et ils deviendront une seule (ehad) chair.
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saint Zibou



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MessageSujet: Re: L'arianisme   Mar 03 Avr 2012, 20:51

Arnaud Dumouch a écrit:

Je vais vous dire, cher saint Zibou :

L'expression "consubstantiel" comme celle "de même nature" est ambiguë et peut conduire à des erreurs tant les mots "substance" et "nature" ont de nombreux sens.

Ce qu'il faut dire, en langage non susceptible d’ambiguïté, c'est que le Père, le Fils et le Saint Esprit ne sont pas des créatures. Ils sont Dieu (de nature divine) et ne forment qu'un seul Dieu.

Cher Arnaldus,

C'est, justement, parce qu'il y a risque d'ambiguïté, qu'il faut en demeurer au vocabulaire rodé, par les siècles!
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: L'arianisme   Mar 03 Avr 2012, 20:56

Rien n'est rodé. Tout dépend de la définition des mots.

Si par exemple vous dites que le Père et le Fils ont la même substance en prenant ce mot dans son sens "philosophie de la matière", c'est faux.

Bref, ne vous bloquez pas sur la traduction du terme "substance" en "nature".

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Arnaud
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saint Zibou



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MessageSujet: Re: L'arianisme   Mar 03 Avr 2012, 20:58

Arnaud Dumouch a écrit:
Rien n'est rodé. Tout dépend de la définition des mots.

Si par exemple vous dites que le Père et le Fils ont la même substance en prenant ce mot dans son sens "philosophie de la matière", c'est faux.

Bref, ne vous bloquez pas sur la traduction du terme "substance" en "nature".

Le mot "substance", en l'occurrence, ici, traite de l'Incréé, l'Illimité, donc l'immatériel. Alors...
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: L'arianisme   Mar 03 Avr 2012, 21:00

Il n'en traite que par analogie de la foi, en appliquant à Dieu une notion que les métaphysiciens ont d'abord appliquée aux êtres créés.

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Arnaud
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saint Zibou



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MessageSujet: Re: L'arianisme   Mar 03 Avr 2012, 21:03

Arnaud Dumouch a écrit:
Il n'en traite que par analogie de la foi, en appliquant à Dieu une notion que les métaphysiciens ont d'abord appliquée aux êtres créés.

C'est pourquoi, le mot "substance" ne peut être entendu, en l'occurrence, au sens matériel...
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Mister be



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MessageSujet: Re: L'arianisme   Mar 03 Avr 2012, 22:52

Fée Violine a écrit:
Mister be a écrit:
La Personne de D. se compose en Père,Fils et Esprit que notre esprit veut disséquer pour mieux comprendre mais...je suis hérétique là
En effet, car Dieu n'est pas composé, il est simple. Il est trop simple pour que nous puissions le comprendre, c'est ça qui est beau dans le mystère de la Trinité! sunny
Je me réfère à ce que dit l'Ecriture, si je suis créé à Son image et à Sa ressemblance,ne formant qu'une personne en trois émanations corps esprit et âme comme le volume d'un objet est composé d'une profondeur,d'une hauteur et d'une largeur...D.est composé du Père,fils et Esprit... Very Happy
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saint Zibou



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MessageSujet: Re: L'arianisme   Mar 03 Avr 2012, 23:10

Mister be a écrit:
Je me réfère à ce que dit l'Ecriture, si je suis créé à Son image et à Sa ressemblance,ne formant qu'une personne en trois émanations corps esprit et âme comme le volume d'un objet est composé d'une profondeur,d'une hauteur et d'une largeur...D.est composé du Père,fils et Esprit... Very Happy

Dieu est Père, Fils et Saint-Esprit. Il n'est pas composé. Il est simple. Il est une relation substantielle. Il est 1 à la puissance exponentielle 3. 3 fois lui-même, qui demeure 1.

Doc1.docx
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Mister be



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MessageSujet: Re: L'arianisme   Mar 03 Avr 2012, 23:25

saint Zibou a écrit:
Mister be a écrit:
Je me réfère à ce que dit l'Ecriture, si je suis créé à Son image et à Sa ressemblance,ne formant qu'une personne en trois émanations corps esprit et âme comme le volume d'un objet est composé d'une profondeur,d'une hauteur et d'une largeur...D.est composé du Père,fils et Esprit... Very Happy

Dieu est Père, Fils et Saint-Esprit. Il n'est pas composé. Il est simple. Il est une relation substantielle. Il est 1 à la puissance exponentielle 3. 3 fois lui-même, qui demeure 1.

Doc1.docx

J'ai toujours eu du mal avec les termes ousia, hypostase,idiotes,hyparxis mais bon je ne suis pas théologien et j'ai une réaction épidermique pour tout ce qui est philo grecque
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Chrysostome



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MessageSujet: Re: L'arianisme   Mer 04 Avr 2012, 00:24

C'est du langage de théologiens. Et ce n'est pas toujours clair, comme en maths ou en physique. confused

Le plus simple est de dire que Dieu est Père, Fils et Saint-Esprit. Quand nous voyons le Fils, nous voyons le Père et l'Esprit Saint est leur amour réciproque. Smile
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SJA



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MessageSujet: Re: L'arianisme   Mer 04 Avr 2012, 09:17

Mister be a écrit:
Fée Violine a écrit:
Mister be a écrit:
La Personne de D. se compose en Père,Fils et Esprit que notre esprit veut disséquer pour mieux comprendre mais...je suis hérétique là
En effet, car Dieu n'est pas composé, il est simple. Il est trop simple pour que nous puissions le comprendre, c'est ça qui est beau dans le mystère de la Trinité! sunny
Je me réfère à ce que dit l'Ecriture, si je suis créé à Son image et à Sa ressemblance,ne formant qu'une personne en trois émanations corps esprit et âme comme le volume d'un objet est composé d'une profondeur,d'une hauteur et d'une largeur...D.est composé du Père,fils et Esprit... Very Happy

Pourtant vous avez raison sur ce point que pour comprendre que la Trinité est la condition nécessaire et suffisante à l'Etre unique il suffit de nous observer nous même.

Nous sommes des trinités (imparfaites). Or nous sommes un seul être (pas réellement "être" car muable).

C'est ce qu'il faudrait dire au musulmans.
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Mister be



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MessageSujet: Re: L'arianisme   Mer 04 Avr 2012, 10:59


Ils ne pourraient comprendre car ils sont restés à l'état de soumission...La maturité spirituelle n'atteint pas la nôtres,constat pas de jugement!
Quand j'étais enfant,je parlais,comprenais...comme un enfant maintenant que je suis adulte,je pense,comprends comme un adulte(Paul de tarse) mais il faut être un enfant avant d'être adulte...soyons indulgent et compréhensif
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Fox77



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MessageSujet: Re: L'arianisme   Mer 04 Avr 2012, 12:00

Mister be a écrit:
Je me réfère à ce que dit l'Ecriture, si je suis créé à Son image et à Sa ressemblance,ne formant qu'une personne en trois émanations corps esprit et âme comme le volume d'un objet est composé d'une profondeur,d'une hauteur et d'une largeur...D.est composé du Père,fils et Esprit... Very Happy

Thumright
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Mister be



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MessageSujet: Re: L'arianisme   Mer 04 Avr 2012, 12:11

Fox77 a écrit:
Mister be a écrit:
Je me réfère à ce que dit l'Ecriture, si je suis créé à Son image et à Sa ressemblance,ne formant qu'une personne en trois émanations corps esprit et âme comme le volume d'un objet est composé d'une profondeur,d'une hauteur et d'une largeur...D.est composé du Père,fils et Esprit... Very Happy

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Fée Violine



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MessageSujet: Re: L'arianisme   Mer 04 Avr 2012, 12:29

Arnaud Dumouch a écrit:
Rien n'est rodé. Tout dépend de la définition des mots.
D'autant plus que le sens des mots change avec le temps, et encore plus en passant d'une langue à l'autre. C'est pourquoi il faut de temps en temps réajuster les mots.
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Chrysostome



Masculin Messages : 28062
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MessageSujet: Re: L'arianisme   Mer 04 Avr 2012, 13:05

Mister be a écrit:

Ils ne pourraient comprendre car ils sont restés à l'état de soumission...La maturité spirituelle n'atteint pas la nôtres,constat pas de jugement!
Quand j'étais enfant,je parlais,comprenais...comme un enfant maintenant que je suis adulte,je pense,comprends comme un adulte(Paul de tarse) mais il faut être un enfant avant d'être adulte...soyons indulgent et compréhensif

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L'arianisme
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