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 L'Annonciation

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Espérance
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Féminin Messages : 15777
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MessageSujet: L'Annonciation   Lun 26 Mar 2012, 11:15


Evangile de la Liturgie ( Luc I, 24-38)

Quelque temps après, Elisabeth, sa femme, devint enceinte. Elle se cacha pendant cinq mois, disant: C'est la grâce que le Seigneur m'a faite, quand il a jeté les yeux sur moi pour ôter mon opprobre parmi les hommes.
Au sixième mois, l'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, auprès d'une vierge fiancée à un homme de la maison de David, nommé Joseph. Le nom de la vierge était Marie.

L'ange entra chez elle, et dit: Je te salue, toi à qui une grâce a été faite; le Seigneur est avec toi. Troublée par cette parole, Marie se demandait ce que pouvait signifier une telle salutation.

L'ange lui dit: Ne crains point, Marie; car tu as trouvé grâce devant Dieu. Et voici, tu deviendras enceinte, et tu enfanteras un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand et sera appelé Fils du Très-Haut, et le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père. Il régnera sur la maison de Jacob éternellement, et son règne n'aura point de fin.

Marie dit à l'ange: Comment cela se fera-t-il, puisque je ne connais point d'homme ?

L'ange lui répondit: Le Saint-Esprit viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te couvrira de son ombre. C'est pourquoi le saint enfant qui naîtra de toi sera appelé Fils de Dieu.

Voici, Elisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils en sa vieillesse, et celle qui était appelée stérile est dans son sixième mois. Car rien n'est impossible à Dieu.

Marie dit: Je suis la servante du Seigneur; qu'il me soit fait selon ta parole! Et l'ange la quitta.

Méditation du Père Lev Gillet

La plus grande des fêtes qui se rencontre en cette période de l' année est assurément la fête de l'Annonciation de la maternité divine faite par l' ange Gabriel à la Théotokos, la très sainte Vierge Marie. Une phrase des chants des matines résume toute la signification de cette fête : «Le mystère éternel est révélé aujourd'hui; le Fils de Dieu devient Fils de l'homme...». L'épître aux Hébreux, lue à la liturgie (2:11-2:18), insiste sur ce que, du fait de l'Incarnation, «le sanctificateur et les sanctifiés ont tous même origine .C' est pourquoi il ne rougit pas de les nommer frères». L'évangile relate la révélation que Gabriel, à Nazareth, fit à Marie. La réaction de Marie, «comment cela se fera-t-il ?», n'est pas l'expression d'un doute, et en cela elle diffère de la réaction de Zacharie, lorsque la naissance de Jean lui fut prédite. Marie pose simplement une question respectueuse; et, quand l'ange explique que le Saint-Esprit descendra sur elle et la couvrira de son ombre, Marie répond, avec l'humilité et l'obéissance qui caractérisent toute sa personne : «Je suis la servante du Seigneur, qu'il me soit fait selon ta parole».
La fête de l' Annonciation a en quelque sorte deux faces. L'une d'elles est tournée vers la Très Sainte Mère de Dieu. Elle concerne sa gloire et notre piété envers Marie. La déclaration de cette gloire et l'expression de cette piété trouvent leur forme parfaite dans la première phrase du message de l' ange : «Réjouis-Toi, comblée de grâce, le Seigneur est avec Toi». Nous ne pouvons mieux nous adresser à la Sainte Vierge qu' en répétant cette phrase avec vénération et tendresse. L'autre face du mystère de l'Annonciation est tournée vers les hommes. Dans la vie de tout chrétien, il doit y avoir des Annonciations divines à des moments où Dieu nous fait connaître sa volonté et son dessein à notre égard. Mais toutes ces Annonciations doivent s'unir et se fondre dans une Annonciation essentielle : l' Annonce que Jésus peut naître en nous, peut naître de nous - non point dans le sens où il fut conçu et mis au monde par la Vierge Marie, car il s' agit là d'un miracle unique et inégalable, mais dans le sens d'une prise de possession toute spirituelle et en même temps très réelle de notre personne par le Sauveur. Et puis rappelons-nous que toute Annonciation authentique est aussitôt suivie d'une Visitation : la faveur divine étendue sur nous doit immédiatement provoquer de notre part une démarche, une parole ou un acte de charité envers nos frères. Voilà pourquoi l' évangile des matines de l' Annonciation est le récit de la visite faite par Marie à Elisabeth. La Mère de Dieu, aussitôt après son entretien avec Gabriel, va porter la grâce à sa cousine et faire rayonner cette grâce sur Elisabeth et Jean.

Texte extrait du livre "L'an de grâce du Seigneur" du Père Lev Gillet
("Un moine de l'Eglise d'orient") aux éditions du Cerf

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Chrysostome



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MessageSujet: Re: L'Annonciation   Lun 26 Mar 2012, 13:13

L'ANNONCIATION DU SEIGNEUR
Solennité

L'Annonciation de la Sainte Vierge et l'Incarnation de Jésus-Christ, base de notre sainte religion, ne forment, pour ainsi dire, qu'un seul et inséparable mystère. Depuis plus de quatre mille ans, la terre attendait le Sauveur promis ; l'heure de la délivrance a sonné enfin : voici le Rédempteur ! Une scène d'une grandeur toute mystérieuse se passe dans les splendeurs du Ciel ; la sainte et adorable Trinité tient conseil.

Pour réparer l'injure infinie faite à la Divinité par le péché, il faut une réparation infinie et par conséquent divine : le Fils de Dieu descendra de son trône éternel, Il prendra une chair humaine et sera tout ensemble Dieu et homme.

Le message céleste est confié à l'Archange Gabriel. Où trouvera-t-il celle qui, d'après les plans divins, doit donner naissance au Sauveur du monde ? Sera-ce dans un grand empire ? Non, mais dans la petite province de Galilée, perdue au milieu de l'immense empire romain. Ne convient-il du moins de prendre sur un trône celle qui doit devenir la Mère de son Dieu ? Non : il y a dans la petite ville de Nazareth une humble et pauvre maison où habite une jeune vierge inconnue ; son nom est Marie ; elle est la chaste épouse d'un ouvrier, le chaste Joseph.

En ce moment, elle prie à genoux, et soupire peut-être après la venue du Messie promis. L'Ange soudain paraît devant elle : « Je te salue, pleine de grâce, dit-il, le Seigneur est avec toi, tu es bénie entre toutes les femmes ! »

Marie se trouble, à ces étonnantes paroles. L'ange ranime aussitôt la confiance de la timide vierge : « Ne crains rien, Marie, ajoute-t-il, tu as trouvé grâce devant Dieu ; tu concevras et tu enfanteras un Fils, à qui tu donneras le nom de Jésus ; Il sera grand, et on l'appellera le Fils du Très-Haut, et son règne n'aura pas de fin. »

Quelle promesse, quel honneur et quel bonheur ! Mais comment s'opérera cette merveille en celle qui a voué à Dieu sa virginité ? La réponse est facile à l'envoyé du Ciel : « L'Esprit-Saint descendra en toi, et la vertu du Très-Haut te couvrira de Son ombre. » Marie n'a plus qu'à prononcer le Fiat qui va faire tressaillir la terre d'espérance : « Voici la servante du Seigneur, qu'il me soit fait selon ta parole. »

À cet instant béni, le mystère s'accomplit, le Verbe se fait chair, et Marie pourra entonner bientôt le cantique de la reconnaissance : « Mon âme glorifie le Seigneur, et mon cœur exulte en Dieu mon Sauveur ! À cause des grandes choses que Dieu a opérées en moi, toutes les nations m'appelleront bienheureuse ! »


Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

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Chrysostome



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MessageSujet: Re: L'Annonciation   Lun 26 Mar 2012, 13:17

Commentaire du jour :

Saint Yves de Chartres (v. 1040-1116), évêque
Discours 15 ; PL 162, 583 (trad. Delhougne, les Pères commentent, p. 483)


« Rien n'est impossible à Dieu »

Nous fêtons aujourd'hui l'admirable conception de Jésus par la Vierge. Nous célébrons le commencement de notre rédemption et annonçons le dessein de Dieu, formé avec bonté et puissance. Car si le Seigneur de l'univers était venu à la recherche de ses serviteurs en fuite pour les juger et non pour leur montrer sa bonté, il ne se serait jamais revêtu de cette fragile enveloppe de limon (Gn 2,7) dans laquelle il a pu souffrir avec nous et pour nous.

Aux païens cela paraît, pour reprendre les paroles de saint Paul, de la faiblesse et de la folie (1Co 1,23.25), car ils se fondent sur les raisonnements de la vaine philosophie et forment des jugements sur le Créateur d'après les lois de la création. Est-il plus grande œuvre de puissance que de faire concevoir la Vierge, à l'encontre des lois de la nature ? Et, après avoir pris notre chair, de ramener une nature mortelle à la gloire de l'immortalité en passant par la mort ? C'est pourquoi l'apôtre dit : « La faiblesse de Dieu est plus forte que l'homme » (v. 25)...

Aujourd'hui le sein de la Vierge devient la porte du ciel par laquelle Dieu descend chez les hommes pour les faire monter au ciel.

http://www.evangelizo.org/main.php?language=FR&module=commentary&localdate=20120326
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Espérance
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MessageSujet: Re: L'Annonciation   Lun 26 Mar 2012, 13:18

Merci Simon pour cette jolie image de l'Annonciation et ces commentaires. I love you

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Chrysostome



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MessageSujet: Re: L'Annonciation   Lun 26 Mar 2012, 13:20

I love you
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Chrysostome



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MessageSujet: Re: L'Annonciation   Lun 26 Mar 2012, 22:42

L'Annonciation dans l'iconographie chrétienne

Un thème populaire dès l'époque paléochrétienne


Britta Dörre

Rome, lundi 26 mars 2012 (ZENIT.org) – L’Annonciation, dont c'est aujourd'hui la fête, est un des thèmes les plus représentés dans l’art chrétien. L’événement, raconté par l’évangéliste saint Luc (1, 26-38), décrit le commencement de l’histoire du salut, ou l’incarnation du Fils de Dieu, cœur de la foi chrétienne.

Voici ce qui est écrit dans l’évangile de Luc : « et le nom de la vierge était Marie. Il entra et lui dit : ‘Réjouis-toi, comblée de grâce, le Seigneur est avec toi’. A cette parole elle fut toute troublée, et elle se demandait ce que signifiait cette salutation. Et l’ange lui dit : ‘Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu’ ».

Dans la tradition iconographique, l’archange Gabriel est généralement représenté à gauche, et Marie à droite, comme cela apparaît pour la première fois sur la couverture en ivoire d’un évangéliaire (Vème siècle), probablement originaire de Ravenne, conservé aujourd’hui au musée de la cathédrale de Milan.

Un exemple paléochrétien de la scène de l’Annonciation est donné dans une fresque conservée dans la catacombe de Priscille, à Rome, et datée de la première moitié du IIIème siècle.

Dès les premières représentations, l’ange est représenté comme une figure anthropomorphe. Marie, elle, lorsqu’elle reçoit l’annonce, est représentée en général assise sur un trône et filant la pourpre. Elle est aussi enveloppée dans le maphorion, le manteau de couleur rouge pourpre.

Au Moyen-âge, la scène se passe dans un cadre architectural comme on le voit par exemple dans l’évangéliaire de l’empereur Otto III (980-1002) à Aix-la-Chapelle, en Allemagne : l’annonce est située en effet dans la scénographie architectonique d’une église.

Vers l’an 1000, on note en outre une tentative de représenter graphiquement la conversation entre Marie et l’ange. Le caractère expressif de la scène est souligné par les gestes et les regards. Sous l’influence de la mystique mariale de saint Bernard de Clairvaux (1090-1153), on met l’accent sur l’attention au dialogue, à l’expressivité et à la charge émotionnelle.

A l’époque du haut moyen âge, et du moyen âge tardif, on cherche ensuite à représenter la médiation entre la sphère céleste et la sphère terrestre. Le fond doré, qui symbolise la sphère céleste, est complété ou même remplacé par des intérieurs richement détaillés avec des objets de la vie quotidienne.

La scène de l’Annonciation se déroule donc, désormais, dans un environnement concret et tangible. A la Renaissance, la découverte de la perspective est complète et la représentation illusionniste perfectionnée ; on y intègre ensuite des monuments antiques.

La médiation entre le terrestre et le céleste se déroule à travers un faisceau de lumière, normalement orienté vers Marie ou vers son oreille. L’Esprit-Saint, sous la forme d’une colombe, se trouve dans le rayon de lumière ou au-dessus de la tête de la Vierge. L’Annonciation du peintre rhénan Stephan Lochner (1410-1451), sur l’autel des Rois Mages de la cathédrale de Cologne (Allemagne), en est un exemple.

Sur cette peinture, Marie apparaît comme la Reine des Anges (Regina Angelorum), dans une position surélevée par rapport à l’ange qui tient à la main, en général, un sceptre, un lys ou un rameau d’olivier et qui fait le geste de l’Annonciation.

Un ruban avec une inscription complète souvent la scène. L’expression de Marie varie, de la frayeur causée par l’apparition de l’ange, qui lui annonce la nouvelle, à la soumission, fermant parfois même les yeux. Ce dernier exemple est représenté dans l’Annonciation du polyptique Orsini, de Simone Martini (1284-1344), conservée au musée royal des beaux-arts d’Anvers (Belgique), où la Vierge de l’annonciation est représentée les yeux baissés.

Traduction d’Hélène Ginabat

http://www.zenit.org/article-30476?l=french
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