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 Mercredi des Cendres et carême

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MessageSujet: Mercredi des Cendres et carême   Lun 20 Fév 2012, 21:39

Qu’est-ce que le mercredi des Cendres ?

Qu’est-ce que le mercredi des Cendres ? Une célébration comme une autre ? Pourquoi un mercredi ? Quelle est la symbolique des cendres ?

Le mercredi des Cendres marque l’entrée officielle en Carême et dans le cycle pascal. Il peut tomber n’importe quel mercredi entre le 4 février et le 10 mars, en fonction de la date de Pâques.

Les Cendres

Les cendres qui proviennent des rameaux de l’année précédente, brûlés pour l’occasion, sont déposées sur le front des fidèles. Cette coutume de se couvrir la tête de cendres - et à l’origine de se revêtir aussi d’un sac - est une ancienne pratique pénitentielle qui remonte au peuple hébreu (Jon 3,5-9 ; Jr 6,26 ; 25, 34 ; Mt 11,21).

Du commencement du christianisme au VIIè siècle

Aux commencements du christianisme, ce rite des cendres n’était pas directement associé au début du Carême. Vers l’an 300, il fut adopté par certaines Églises locales et intégré au rite d’excommunication temporaire ou de renvoi des pécheurs publics de la communauté. Ces personnes s’étaient rendues coupables de péchés ou de scandales « majeurs » : apostasie, hérésie, meurtre et adultère (considérés comme des péchés « capitaux »).

Au VIIe siècle environ, cette coutume donna lieu, dans certaines églises, à un rite public du mercredi des Cendres. Les pécheurs confessaient d’abord leurs péchés en privé. Puis ils étaient présentés à l’évêque et mis publiquement au rang des pénitents. Ils devaient se préparer pour recevoir l’absolution donnée le Jeudi saint. Après une imposition des mains et des cendres, ils étaient renvoyés de la communauté comme Adam et Eve l’avaient été du paradis. Bien sûr, on leur rappelait que la mort est la conséquence du péché : « Oui, tu es poussière et à cette poussière tu retourneras » (Gn 3,19). Les pénitents vivaient en marge de leur famille et du reste de la communauté chrétienne pendant les quarante jours du Carême (d’où l’expression de « quarantaine »).

Le « sac » qu’ils avaient revêtu et la cendre dont ils étaient couverts permettaient de les reconnaître lors des assemblées ou, le plus souvent, aux portes de l’église où ils étaient relégués. Cette pratique pénitentielle impliquait généralement de s’abstenir de viande, d’alcool, de bain. Il était également interdit de se faire couper les cheveux, de se raser, d’avoir des relations sexuelles et de gérer ses affaires. Selon les diocèses, il arrivait que certaines pénitences durent plusieurs années, voire toute la vie.

Au Moyen Age

Au cours du Moyen Âge, c’est la dimension personnelle du péché, plutôt que son caractère public, qui fut objet d’insistance. Par conséquent, les traditions associées au mercredi des Cendres furent appliquées à tous les adultes de la paroisse, mais sous une forme mitigée. Au XIe siècle, les pratiques en usage étaient fort semblables à celles que nous connaissons aujourd’hui. Depuis quelques années, il existe une alternative à la formule traditionnelle pour l’imposition des cendres. Elle met en valeur un aspect beaucoup plus positif du Carême : « Convertissez-vous et croyez à l’Évangile » (Me 1,15).

Dans les Églises de Bretagne insulaire et d’Irlande, une nouvelle modalité pénitentielle se développa, entre le VIe et le VIIIe siècle, sous l’influence des moines celtes. Il s’agissait d’une forme de pénitence personnelle et privée pour des péchés moins graves que ceux évoqués ci-dessus. Cette pratique, plus que le rite du mercredi des Cendres, allait contribuer à faire évoluer les modalités du sacrement de la réconciliation.

Pour aujourd’hui

Comme toute fête de l’année au calendrier chrétien, le mercredi des cendres se situe en référence à la fête des fêtes qu’est Pâques qui célèbre le passage de la mort à la résurrection de notre Seigneur Jésus Christ. Fête tellement importante qu’elle est célébrée durant cinquante jours (de là vient le mot Pentecôte), et qu’elle est précédée d’une préparation de quarante jours (d’où vient le mot Carême). Cette préparation est un temps de cheminement spirituel, tout entier orienté vers Pâques, pour ceux qui se préparent à être baptisés à la veillée pascale et pour tous les fidèles. Il est marqué par le jeûne (privation), la prière et le partage (charité, solidarité), et pas seulement comme pratique à observer - d’ailleurs le plus discrètement possible (voir Matthieu 6, 5-18 "Quand vous jeûnez, ne prenez pas un air abattu… mais parfume-toi la tête et lave-toi le visage ; ainsi, ton jeûne ne sera pas connu des hommes") - mais véritable démarche spirituelle. La durée de quarante jours est d’ailleurs à mettre en relation avec les 40 jours de Jésus au désert précédant sa vie publique, eux-mêmes en relation symbolique avec les quarante ans de traversée du désert par les Hébreux avant l’entrée en Terre promise.

C’est pour tenir les quarante jours de jeûne et de privation, en dehors des dimanches qui sont toujours jour de fête et de résurrection - même en temps de Carême - que le début de celui-ci fut avancé au mercredi. La cendre évoque la faiblesse de l’homme (cf. Genèse 3, 19 "Souviens-toi que tu es poussière…"), elle évoque aussi le péché et la fragilité de l’homme (cf. Sagesse 15, 10 ; Ézéchiel 28, 18 ; Malachie 3, 21) et son regret du péché (cf. Judith 4, 11-15 ; Ézéchiel 27, 30). Pour les chrétiens, l’imposition des cendres est avant tout, un rite pénitentiel dont la signification est portée par la phrase que prononce le prêtre en faisant le geste : "Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle." (Marc 1, 15).

Source : Guide des traditions et coutumes catholiques, pp 138-140



Mercredi des Cendres : entrée en Carême le 22 février


Méditation +André cardinal Vingt-Trois


« Venir recevoir les cendres, c’est prendre notre place dans la file des pécheurs et nous engager avec eux dans le chemin de la conversion. Nous n’avons pas trop de ces quarante jours pour nous laisser conduire à la racine du péché.

Nous ne sommes pas pécheurs simplement parce que nous avons accumulé des fautes ; nous sommes pécheurs parce que notre cœur s’est détourné de Dieu. Ce mouvement radical est la cause et l’explication des différentes fautes que nous pouvons commettre. Leur liste se renouvellera toujours, si nous n’acceptons pas d’attaquer le péché à sa racine, si nous n’acceptons pas la conversion radicale à la foi en Dieu.

S’il nous est possible de nous reconnaître pécheurs et d’entrer dans un chemin de conversion, c’est parce que la miséricorde divine nous permet de voir le mal en nous comme nous le voyons hors de nous. Ce que nous apercevons de la miséricorde de Dieu est cela même qui nous permet de reconnaître l’action du mauvais en ce monde parce que nous la voyons dans la lumière de la victoire du Christ. C’est parce que nous croyons que Dieu est un Dieu de tendresse et de miséricorde, parce que nous savons que le Christ a donné sa vie pour nous délivrer du péché, que nous pouvons oser regarder en face le péché de notre cœur.

On dit souvent que notre société a perdu le sens du péché. Peut-être faudrait-il expliquer un peu plus que la perte du sens du péché n’est que la conséquence de la perte du sens de la miséricorde. Si notre société est incapable d’identifier et de nommer le péché, c’est qu’elle a oublié être sous la main miséricordieuse d’un Père dont le souci permanent est d’accorder son pardon et de réconcilier les hommes avec lui.

Il ne sert à rien d’exhorter les gens à se reconnaître pécheurs si d’abord on ne leur annonce pas la bonne nouvelle du salut et si on ne leur donne pas la possibilité de faire face à la mort parce qu’ils sont déjà dans le Ressuscité. »








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MessageSujet: Re: Mercredi des Cendres et carême   Lun 20 Fév 2012, 21:41

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MessageSujet: Re: Mercredi des Cendres et carême   Lun 20 Fév 2012, 21:44

Merci Simon, chacun lira ce qu'il veut. Si mon post est trop long, tu le supprimes sunny

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MessageSujet: Re: Mercredi des Cendres et carême   Lun 20 Fév 2012, 21:46

Non, il n'est pas trop long, au contraire. C'est un bon résumé de ce qu'est le Carême. Thumright
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RFCD



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MessageSujet: Re: Mercredi des Cendres et carême   Mar 21 Fév 2012, 13:51


Pour ceux qui sont à Paris:

CONFÉRENCES À NOTRE DAME DE PARIS
à 16h30 , les dimanches :
26 février : « Ethique chrétienne et vie en société »
4 mars : « Nouveau modèle de développe-ment, nouveau mode de vie ? »
11 mars : « La finance est-elle éthique ? »
18 mars : « J’étais un étranger, et vous m’avez accueilli »
25 mars : « Logement: quelles réponses durables à la crise ? »
1er avril : « Solidarité : réalisme et esprit »
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Chrysostome



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MessageSujet: Re: Mercredi des Cendres et carême   Mer 22 Fév 2012, 13:45

Commentaire du jour :

Saint Grégoire le Grand (v. 540-604), pape et docteur de l'Église
Homélies sur les évangiles, n° 16, 5 (trad. Le Barroux rev.)


Quarante jours pour grandir dans l'amour de Dieu et de notre prochain

Nous entamons aujourd'hui les saints quarante jours du carême, et il nous faut examiner attentivement pourquoi cette abstinence est observée pendant quarante jours. Moïse, pour recevoir la Loi une seconde fois, a jeûné quarante jours (Gn 34,28). Élie, dans le désert, s'est abstenu de manger quarante jours (1R 19,8 ). Le Créateur des hommes lui-même, venant parmi les hommes, n'a pas pris pas la moindre nourriture pendant quarante jours (Mt 4,2). Efforçons-nous, nous aussi, autant que cela nous est possible, de refréner notre corps par l'abstinence en ce temps annuel des saints quarante jours..., afin de devenir, selon le mot de Paul, « une hostie vivante » (Rm 12,1). L'homme est une offrande à la fois vivante et immolée (cf Ap 5,6) lorsque, sans quitter cette vie, il fait cependant mourir en lui les désirs de ce monde.

C'est la satisfaction de la chair qui nous a entraînés au péché (Gn 3,6) ; que la chair mortifiée nous ramène au pardon. L'auteur de notre mort, Adam, a transgressé les préceptes de vie en mangeant le fruit défendu de l'arbre. Il faut donc que nous qui sommes déchus des joies du Paradis par le fait de la nourriture, nous nous efforcions de les reconquérir par l'abstinence.

Mais que personne ne s'imagine que seule cette abstinence nous suffise. Le Seigneur dit par la bouche du prophète : « Le jeûne que je préfère ne consiste-t-il pas plutôt en ceci ? Partager ton pain avec l'affamé, recevoir chez toi les pauvres et les vagabonds, habiller celui que tu vois sans vêtement, et ne pas mépriser ton semblable » (Is 58,6-7). Voilà le jeûne que Dieu approuve... : un jeûne réalisé dans l'amour du prochain et imprégné de bonté. Prodigue donc aux autres ce que tu retires à toi-même; ainsi, ta pénitence corporelle soulagera le bien-être corporel de ton prochain qui est dans le besoin.

http://levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=commentary&localdate=20120222
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BoANo1



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MessageSujet: Re: Mercredi des Cendres et carême   Mer 22 Fév 2012, 17:40

Simon1976 a écrit:
http://qe.catholique.org/le-careme/894-tout-sur-le-careme

Very Happy cheers cheers Thumright thumleft prière Merci
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MessageSujet: Re: Mercredi des Cendres et carême   Mer 22 Fév 2012, 19:23

Gregorios III invite les jeunes au silence

Lettre de carême du patriarche melkite


ROME, mardi 21 février 2012 (ZENIT.org) – Le patriarche Gregorios III invite les jeunes à découvrir le silence, à l’occasion du carême, indique un communiqué du patriarcat grec melkite catholique d’Antioche et de tout l’Orient, d’Alexandrie et de Jérusalem.

Sa lettre de carême, en date du 19 février, a en effet pour thème cette invitation du Christ: « Entre dans ta pièce la plus retirée, ferme la porte à clef » (Mt 6,6).

Pour le patriarche, il est particulièrement important « d'éduquer la jeunesse et de l'inviter au silence, au calme, surtout dans les sorties et activités des jeunes. Diminuer le volume des chants dans les réunions et les activités paroissiales. »

Le patriarche lance aussi un appel pour que le carême 2012 soit un « temps de prières et d’intercessions » : « Dans les situations actuelles tragiques de nos pays arabes, surtout en Syrie, Nous invitons nos prêtres et nos fidèles à faire de ce temps du Carême un temps de prières et d'intercessions, de pénitence, à l'intention de la paix, de la solidarité, de l'unité, de la concorde, du dialogue et du respect entre tous les citoyens. Que Dieu protège nos pays arabes, surtout la Syrie! Plaise au Sauveur que ce temps du Carême nous mène vers les vraies voies de la résurrection et de la paix ! »

Le patriarche demande à chacun de « prendre le temps d’une retraite », oui « d’une recollection » pour « retrouver Dieu dans le silence du cœur. Il souligne que « la Divine Liturgie appelle au silence et au recueillement » : « Que fasse silence toute chair mortelle » (Samedi-Saint, tropaire).

Gregorios III invite aussi « à intensifier, pendant le temps du grand Carême, la lectio divina de la Parole de Dieu, en privé et dans les groupes, les réunions pastorales diverses, et au partage évangélique à la suite de la lecture », comme l’ont souligné deux propositions (nn. 2 et 3) du synode pour le Moyen Orient.

Enfin le patriarche rappelle que les prières du temps de Carême constituent un guide « sur les voies de la pénitence corporelle par le jeûne, l'abstinence et la mortification, et sur les voies de la pénitence (metanoia) spirituelle, selon ce que nous inspire la conscience illuminée par l'Esprit Saint ». Ces pratiques visent, rappelle-t-il, « à la sanctification ».

http://www.zenit.org/article-30217?l=french
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Chrysostome



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MessageSujet: Re: Mercredi des Cendres et carême   Jeu 23 Fév 2012, 00:01

MERCREDI DES CENDRES
Entrée en Carême

Voici le temps favorable,
Voici le Jour du Salut ;
Venez, adorons le Seigneur

Jésus appelle à la conversion. Cet appel est une partie essentielle de l'annonce du Royaume : « Les temps sont accomplis et le Royaume de Dieu est tout proche ; repentez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle » (Mc 1,15). Dans la prédication de l'Église cet appel s'adresse d'abord à ceux qui ne connaissent pas encore le Christ et son Évangile. Aussi, le Baptême est-il le lieu principal de la conversion première et fondamentale. C'est par la foi en la Bonne Nouvelle et par le Baptême (cf. Ac 2, 38) que l'on renonce au mal et qu'on acquiert le salut, c'est-à-dire la rémission de tous les péchés et le don de la vie nouvelle.

Or, l'appel du Christ à la conversion continue à retentir dans la vie des chrétiens. Cette seconde conversion est une tâche ininterrompue pour toute l'Église qui « enferme des pécheurs dans son propre sein » et qui « est donc à la fois sainte et appelée à se purifier, et qui poursuit constamment son effort de pénitence et de renouvellement » (LG 8). Cet effort de conversion n'est pas seulement une œuvre humaine. Elle est le mouvement du « cœur contrit » (Ps 51, 19) attiré et mû par la grâce (cf. Jn 6, 44 ; 12, 32) à répondre à l'amour miséricordieux de Dieu qui nous a aimés le premier (cf. 1 Jn 4, 10). (...)

Comme déjà chez les prophètes, l'appel de Jésus à la conversion et à la pénitence ne vise pas d'abord des œuvres extérieures, « le sac et la cendre », les jeûnes et les mortifications, mais la conversion du cœur, la pénitence intérieure. Sans elle, les œuvres de pénitence restent stériles et mensongères ; par contre, la conversion intérieure pousse à l'expression de cette attitude en des signes visibles, des gestes et des œuvres de pénitence (cf. Jl 2, 12-13 ; Is 1, 16-17 ; Mt 6, 1-6. 16-18).

La pénitence intérieure est une réorientation radicale de toute la vie, un retour, une conversion vers Dieu de tout notre cœur, une cessation du péché, une aversion du mal, avec une répugnance envers les mauvaises actions que nous avons commises. En même temps, elle comporte le désir et la résolution de changer de vie avec l'espérance de la miséricorde divine et la confiance en l'aide de sa grâce. Cette conversion du cœur est accompagnée d'une douleur et d'une tristesse salutaires que les Pères ont appelées animi cruciatus (affliction de l'esprit), compunctio cordis (repentir du cœur) (cf. Cc. Trente : DS 1677-1678 ; 1705 ; Catech. R. 2, 5, 4).

Le cœur de l'homme est lourd et endurci. Il faut que Dieu donne à l'homme un cœur nouveau (cf. Ez 36, 26-27). La conversion est d'abord une œuvre de la grâce de Dieu qui fait revenir nos cœurs à lui : « Convertis-nous, Seigneur, et nous serons convertis » (Lm 5, 21). Dieu nous donne la force de commencer à nouveau. C'est en découvrant la grandeur de l'amour de Dieu que notre cœur est ébranlé par l'horreur et le poids du péché et qu'il commence à craindre d'offenser Dieu par le péché et d'être séparé de lui. Le cœur humain se convertit en regardant vers Celui que nos péchés ont transpercé (cf. Jn 19, 37 ; Za 12, 10) :

Ayons les yeux fixés sur le sang du Christ et comprenons combien il est précieux à son Père car, répandu pour notre salut, il a ménagé au monde entier la grâce du repentir (S. Clément de Rome, Cor. 7,4). (...)

La pénitence intérieure du chrétien peut avoir des expressions très variées. L'Écriture et les Pères insistent surtout sur trois formes : le jeûne, la prière, l'aumône (cf. Tb 12, 8 ; Mt 6, 1-18), qui expriment la conversion par rapport à soi-même, par rapport à Dieu et par rapport aux autres. À côté de la purification radicale opérée par le Baptême ou par le martyre, ils citent, comme moyen d'obtenir le pardon des péchés, les efforts accomplis pour se réconcilier avec son prochain, les larmes de pénitence, le souci du salut du prochain (cf. Jc 5, 20) l'intercession des saints et la pratique de la charité « qui couvre une multitude de péchés » (1 P 4, 8).

La conversion se réalise dans la vie quotidienne par des gestes de réconciliation, par le souci des pauvres, l'exercice et la défense de la justice et du droit (cf. Am 5, 24 ; Is 1, 17), par l'aveu des fautes aux frères, la correction fraternelle, la révision de vie, l'examen de conscience, la direction spirituelle, l'acceptation des souffrances, l'endurance de la persécution à cause de la justice. Prendre sa croix, chaque jour, et suivre Jésus est le chemin le plus sûr de la pénitence (cf. Lc 9, 23). »

Catéchisme de l'Église catholique §1427-1428 ; 1430-1432 ; 1434-1435 - Copyright © Libreria Editrice Vaticana

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« Ô Dieu qui scrutes les reins et les cœurs, tu pénètres les secrets de ma pensée. Devant toi est à découvert ce que tu as semé dans mon âme et qui peut t'être offert ; tu connais aussi ce que moi-même ou l'homme ennemi avons répandu. Ce que tu as semé, nourris-le, fais-le croître jusqu'à son achèvement. De même que je n'ai rien pu commencer de bon sans toi, de même je ne puis l'achever loin de toi. Ne me juge pas, ô Dieu de miséricorde, d'après ce qui te déplaît en moi, mais ôte de moi ce que tu n'y as pas mis. Je ne puis me corriger moi-même sans toi. » (Saint Anselme de Cantorbéry - † 1109)

Oui, Seigneur, convertis-moi ! Fais-moi revenir, Seigneur, que je revienne.
Convertis-moi à ta Présence et apprends-moi à prier.
Convertis-moi à mes frères en humanité et donne-moi de les aimer.
Convertis-moi au plus intime de moi-même, et dis-moi comment t'y trouver pour t'y adorer.

©Evangelizo.org 2001-2011

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MessageSujet: Re: Mercredi des Cendres et carême   Jeu 23 Fév 2012, 08:22

Citation :
: « Entre dans ta pièce la plus retirée, ferme la porte à clef » (Mt 6,6)

Décidément Matthieu me suit partout

Je crois bien que c'est mon Apôtre préférer
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MessageSujet: Re: Mercredi des Cendres et carême   Ven 24 Fév 2012, 16:41

Carême : la cendre, signe de la création et du salut

Benoît XVI préside la messe des Cendres à Sainte-Sabine


ROME, jeudi 23 février 2012 (ZENIT.org) – La cendre est un signe de la création, mais aussi du salut, car, même tributaire du péché originel, la terre a une fonction « médicinale », souligne Benoît XVI pour le mercredi des cendres, hier, 22 février 2012.

Benoît XVI a présidé la première station du Carême, qui a débuté par un temps de prière, dans l’église Saint-Anselme, sur la colline de l’Aventin, à Rome, suivie d’une procession pénitentielle jusqu’à la basilique Sainte-Sabine. Pour cette procession traditionnelle, le pape a emprunté la "mini" papa-mobile qu'il avait déjà utilisée lors de sa visite à Venise.

Dans la basilique Sainte-Sabine, il a ensuite présidé la célébration eucharistique, marquée par le rite de bénédiction et d’imposition des cendres. Il a été le premier à recevoir les cendres, des mains du cardinal Josef Tomko, "titulaire" de Sainte-Sabine.

Dans son homélie, Benoît XVI s’est arrêté sur le signe liturgique de la cendre, un « symbole sacré », qui a une importance rituelle et spirituelle « considérable » : dans la culture juive de l’Ancien Testament, a-t-il fait remarquer, se couvrir la tête de cendre en signe de pénitence était un « geste courant », tandis que pour les chrétiens, c’est un « moment unique » dans l’année.

Signe de la création

La cendre, explique Benoît XVI, est un signe « matériel », un « élément de la nature », qui « amène le cosmos à l’intérieur de la liturgie ». A la différence de l’eau, de l’huile, du pain et du vin, la cendre n’est pas un signe « sacramentel », fait-il observer, mais il est pourtant toujours « lié à la prière et à la sanctification du peuple chrétien ».

Le signe de la cendre se rapporte à la « grande fresque de la création », souligne-t-il : à travers l’image « de la poussière du sol modelée par Dieu », et « animée de son souffle », le récit de la Genèse fait de l’homme une « unité singulière de matière et de souffle divin ».

Benoît XVI fait observer que, toujours dans le livre de la Genèse, le symbole de la poussière « subit une transformation négative », à cause du péché : tandis qu’avant la chute, le sol est « une potentialité totalement bonne », très fertile (Gn 2,9), après la chute et la malédiction divine conséquente, il produira «épines et chardons» et donnera ses fruits par la «souffrance» et la «sueur du visage» de l’homme (Gn 3,17-18).

En réalité, commente le pape, « la terre participe au sort de l’homme » : « à cause du péché d’Adam, le sol, d’où il a été tiré est maudit. »

C’est pourquoi, poursuit-il, la poussière de la terre ne rappelle plus seulement le « geste créateur de Dieu », tout ouvert à la vie, mais il devient « signe d’un inexorable destin de mort » : «tu es poussière et tu retourneras poussière» (Gn 3,19).

Fonction médicinale

Cependant, souligne Benoît XVI, cette malédiction du sol a une « fonction médicinale » pour l’homme : les «résistances» de la terre, peuvent l’aider à « rester dans ses limites » et à « reconnaître sa propre nature ».

La « fonction médicinale », ajoute-t-il, signifie que « l’intention de Dieu, qui est toujours bénéfique, est plus profonde que la malédiction ». La malédiction « n’est pas due à Dieu », précise-t-il, mais « au péché » : Dieu « ne peut pas éviter de l’infliger », car il respecte « la liberté de l’homme et ses conséquences, même négatives ».

Mais, affirme Benoît XVI, Dieu inscrit même « à l’intérieur de la punition », et « à l’intérieur de la malédiction du sol », une « bonne intention » : quand il dit à l’homme: «tu es poussière et tu retourneras poussière!», il annonce aussi un « chemin de salut », qui passera justement « à travers la terre », à travers cette «poussière», cette «chair» qui sera « assumée par le Verbe ».

Lorsque la parole «Souviens-toi que tu es poussière et que tu retourneras poussière» est reprise dans la liturgie, dans le geste de l’imposition, conclut le pape, il faut la comprendre comme une « invitation à la pénitence, à l’humilité, à garder présent à l’esprit sa propre condition mortelle ». Non pas, précise-t-il, « pour finir dans le désespoir », mais pour accueillir « l’inconcevable proximité de Dieu », qui, « au-delà de la mort, ouvre le passage à la résurrection, au paradis finalement retrouvé ».

Anne Kurian

http://www.zenit.org/article-30244?l=french
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MessageSujet: Re: Mercredi des Cendres et carême   Mer 18 Fév 2015, 14:23

Bonjour,

Prière pour l'entrée en Carême, mercredi des cendres :

Seigneur mon Dieu, donne à mon cœur de te désirer; en te désirant, de te chercher; en te cherchant, de te trouver; en te trouvant, de t’aimer; et en t’aimant, de racheter mes fautes; et une fois rachetées, de ne plus les commettre.

Seigneur mon Dieu, donne à mon cœur la pénitence, à mon esprit le repentir, à mes yeux la source des larmes, et à mes mains la largesse de l’aumône.

Toi qui es mon Roi, éteins en moi les désirs de la chair, et allume le feu de ton amour. Toi qui es mon Rédempteur, chasse de moi l’esprit d’orgueil, et que ta bienveillance m’accorde l’esprit de ton humilité. Toi qui es mon Sauveur, écarte de moi la fureur de la colère, et que ta bonté me concède le bouclier de la patience.

Toi qui es mon Créateur, déracine de mon âme la rancœur, pour y répandre la douceur d’esprit. Donne-moi, Père très bon, une foi solide, une espérance assurée et une charité sans faille.

Toi qui me conduis, écarte de moi la vanité de l’âme, l’inconstance de l’esprit, l’égarement du cœur, les flatteries de la bouche, la fierté du regard.

Ô Dieu de miséricorde, je te le demande par ton Fils bien-aimé, donne-moi de vivre la miséricorde, l’application à la piété, la compassion avec les affligés, et le partage avec les pauvres."

Saint Anselme (1033-1109), Oratio X
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MessageSujet: Re: Mercredi des Cendres et carême   Mer 18 Fév 2015, 15:25

:amen:
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FreedomForKingKong78



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MessageSujet: Re: Mercredi des Cendres et carême   Jeu 19 Fév 2015, 14:57

Bonjour,

L'abbé Amar, de Padre Blog, nous parle du Carême.
"Il n'est pas interdit de manger du chocolat pendant le Carême ... La vraie question est: est ce que je suis libre par rapport au chocolat?"



Le carême , un temps pour "se faire mal" ????
Au contraire !
L'abbé AMAR explique, pour "3 min pour convaincre", comment le carême est un temps idéal pour retrouver ou exercer sa liberté intérieure !
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Mercredi des Cendres et carême
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