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 Très belle et profonde homélie de l'abbé de Tanouärn pour la nouvelle année "de tous les dangers"

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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Très belle et profonde homélie de l'abbé de Tanouärn pour la nouvelle année "de tous les dangers"   Mer 04 Jan 2012, 15:33

Le capitalisme: Libéral? Ultralibéral? Régulé?

Publié le 4/01/2012

Près d’un demi-siècle de chômage de masse sans rémission met à nouveau en cause le capitalisme. Des flots d’exposés contradictoires et d’invectives ont conditionné les esprits de beaucoup, une brève réflexion objective est tentée ici.

Par Roland Verhille (*)

L’économie est faite des activités de l’humain visant à produire les biens et services désirés. Le capitalisme est l’ensemble des mécanismes spontanés commandant ces activités fondés sur la propriété privée et la liberté individuelle. C’est la volonté de l’humain d’améliorer sans cesse ses conditions matérielles d’existence qui est la source de son énergie.

L’organisation des activités économiques (systèmes économiques)

Le capitalisme, c’est une organisation des activités économiques humaines dans laquelle les biens et services consommés sont issus d’unités de production librement créées. La spécialisation est le moyen recherché d’améliorer leur productivité. Cela nécessite de créer les équipements nécessaires (outil de production), et de se procurer les divers moyens de production (dits « facteurs de production ») auprès d’autres unités de production et de la population voulant travailler. Cela nécessite en même temps de disposer des ressources au moyen desquelles acquérir ces divers moyens de production. Il s’écoule un temps plus ou moins long entre l’acquisition des moyens de production et l’achèvement des produits pendant lequel l’entreprise doit disposer d’un capital financier pour payer ses acquisitions. Par la suite, l’échange des produits contre remise de ressources nouvelles reconstitue les ressources précédemment employées. Les unités de production visent à une activité permanente, et sont ainsi le siège de cycles de production se répétant sans cesse, alimentés en ressources nouvelles compensant celles dépensées par la cession des produits échangés contre la fourniture de nouvelles ressources. Ces innombrables transactions encore appelées « échanges » constituent « les marchés ».

Ce processus s’est progressivement développé depuis que l’humain a voulu ne plus dépendre de la cueillette, de la chasse et de la pêche pour subvenir à ses besoins. Il s’est d’abord lancé dans l’agriculture et l’élevage, accompagnés d’un développement de l’artisanat, le tout générant des échanges de plus en plus fournis. C’est seulement depuis l’invention de la monnaie par Crésus (vers 680 av. J.-C.) que ces échanges ont été énormément facilités. Le capitalisme est, depuis, devenu pleinement et de plus en plus une économie d’échanges où la monnaie circule. Il y a compétition entre les producteurs entre eux pour leurs acquisitions et l’écoulement de leurs produits, les consommateurs bénéficiant du libre choix de leurs achats. C’est la concurrence. La réunion des ressources monétaires nécessaires de plus en plus importantes pour assurer le fonctionnement des centres de production a suscité l’intervention d’intermédiaires, les banques, qui les recherchent et les fournissent aux centres de production. La pure spéculation financière jonglant avec de la monnaie est étrangère au capitalisme.

Le statut de l’humain s’activant dans ces centres de production a beaucoup évolué. On sait avec certitude que chez les Sumériens, à partir de 4 000 Av. J-.C., ces centres étaient formés par des familles qui s’établissaient en villages pour cultiver la terre aux alentours. L’activité et l’autorité y étaient familiales. Des artisans indépendants se sont de plus en plus agglutinés autour de ces villages. À partir de 3 000 Av. J-.C. où l’État est apparu (les royautés) ayant dit que la terre appartenait aux Dieux qui auraient chargé les Rois de l’administrer, l’esclavage est apparu. Les Romains l’ont aussi pratiqué. Faute d’efficacité suffisante, l’esclavage a progressivement laissé place au servage au moyen âge. Puis, surtout avec la naissance de la grande industrie, le salariat est devenu prédominant.

Ce capitalisme repoussé par endroits par certains a été remplacé par un capitalisme d’État (communiste, socialiste, ou autre). Il n’est pas d’exemple où il ait pu prospérer.

Le capitalisme contesté

Les débuts de l’industrialisation en Angleterre, aux États-Unis et en Europe ont soumis les salariés à de pénibles conditions de travail. De plus, la nécessité de dégager d’importantes ressources pour financer les énormes indispensables investissements a fort limité la croissance des revenus des employés. Le tout a suscité de vives réprobations, des conflits, et toute une culture contestant ce capitalisme dit exploiter les salariés. La vive croissance économique et l’élévation du niveau de vie n’ont pas suffi à surmonter pareilles réactions. D’une acquisition des revenus issus de la production opérée automatiquement par les « forces du marché », on en est venu à la régler par le jeu des « forces sociales » mêlées aux « forces politiques ». De plus en plus, les « forces du marché » subissent des contraintes publiques menant progressivement au réglage du fonctionnement de l’économie par l’autorité publique, marché et régulation publique coexistant. S’y ajoute l’effet d’un prélèvement étatique croissant sur les revenus d’activité pour financer autre chose que de la production, dont lors de conflits entre États de massives destructions. Le capitalisme est ainsi dénaturé.

Et encore, de nos jours, les énormes écarts de niveau de développement entre les populations des différentes régions du monde, qui ont existé de tout temps, causent des déséquilibres économiques générateurs d’instabilité. Dans la course au développement, l’élimination des obstacles aux échanges entreprise de longue date laisse croire à une croissance des pays en cours de développement s’opérant au détriment des pays développés. Il en découle une vive contestation de « la mondialisation ».

Une surabondante littérature analyse cette situation, délivre ses appréciations et ses conseils, et inspire plus ou moins la « classe politique ». Les vues divergentes ou même opposées relatives aux politiques appliquées sont plus marquées d’idéologie que de connaissance objective. Presque toutes celles les plus répandues persistent à imputer au système capitaliste des maux rédhibitoires et à en appeler à sa meilleure régulation. Le remarquable est pourtant l’échec évident du foisonnement de régulations depuis pas loin d’un demi-siècle caractérisé par un chômage de masse sans rémission au pays le plus régulé, la France, et par la succession de crises financières dévastatrices s’abattant sur telle ou telle partie du monde et maintenant sur le monde entier. Ces charges ont plus trait à tout ce qui dénature le capitalisme qu’à ce système.

Il est également évident que toute régulation vise à restreindre la liberté des individus d’agir selon leur propre volonté. Comme il est évident que toute allocation de ressources par la puissance publique réduit l’autonomie des individus devenant dépendants de décisions étatiques quant à la conduite de leur existence. Il y a bien dans cette accusation du capitalisme peu de considération pour la liberté individuelle acquise et maintenue par tant de sang versé, ainsi que pour les mérites des uns et des autres, sous couvert d’une justice et d’une égalité de moins en moins réalisées. Prévaut là-dessus la place sans cesse grandissante de la puissance publique nécessitant le prélèvement d’une part grandissante des revenus de tous. La conséquence est la limitation croissante des possibilités d’action des individus découlant de la privation d’une part croissante de leurs ressources anesthésiant ainsi le dynamisme des individus.

Conclusion

Le travail de sape du capitalisme plus de dix fois millénaire ne laisse pas de surprendre dans des sociétés où les humains, après avoir perdu leur liberté individuelle il y a cinq millénaires, l’ont reconquise il y a seulement un peu plus de deux siècles. Cette contestation consiste en fin de compte à nier les qualités individuelles des humains et vise à en revenir à l’emprise totale sur eux d’autorités étatiques en les privant du moyen d’assurer eux-mêmes leur autonomie par leur travail.

—-
Sur le web

(*) Roland Verhille est un ancien directeur financier de grandes entreprises, s’étant préparé à ces tâches à l’Université (droit, économie, comptabilité) puis pendant neuf ans en cabinet d’expertise comptable de dimension internationale. Auteur de publications sur les comptabilités commerciales et nationales.

http://www.contrepoints.org/2012/01/04/63164-le-capitalisme-liberal-ultraliberal-regule
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MessageSujet: Re: Très belle et profonde homélie de l'abbé de Tanouärn pour la nouvelle année "de tous les dangers"   Mer 04 Jan 2012, 15:33

Citation :
Philippe Fabry a écrit:
Karl a écrit:
Citation :


Courtisé ne signifie pas automatiquement influençé; il y a des moments ds l'histoire où l'état doit reprendre la main; exple: Roosevelt et le New deal...
L'état-stratège appelé par Marine Le Pen n'est pas autre chose qu'une force capable de faire marche arrière quand on est sur la mauvaise voie, de remettre du bon sens là où il s'est perdu...

Le New Deal n'a pas fonctionné, contrairement à ce qu'on raconte en France dans les manuels scolaires.
Ce qui a sorti les USA du marasme, c'est l'économie de guerre et, après la guerre, la réouverture des marchés européens qui s'étaient fermés dans les années 30.


Admettons pour le New deal... il y a d'autres exples: quand c'est le bazar ds la cour de récréation il faut bien que le maitre siffle la fin de la partie et que les élèves repartent en rangs en classe.
Le New deal n'était pê qu'un emplâtre mais qui a fait gagné du temps et a pê permis à bcp d'américains de survivre.
Admettons qu'En France l'arsenal de la lutte anti-chômage ne fonctionne pas parce qu'il n'est pas considéré comme autre chose que temporaire.
Que nous manque-t-il alors? Une économie de guerre?
Pour ma part je crois plutôt que nous manquons de courage politique. Celui de refuser un libre-échangisme (avec la Chine...) sans contrepartie, celui de refuser une union monétaire européenne qui ne convient pas à notre économie, voilà tout.
Entre autres...
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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Très belle et profonde homélie de l'abbé de Tanouärn pour la nouvelle année "de tous les dangers"   Mer 04 Jan 2012, 15:35

Pour la défense du capitalisme

Publié le 15/10/2011

C’est une lecture obligatoire pour ceux qui veulent défendre le capitalisme contre ses détracteurs : The Morality of Capitalism (Edited by Tom G. Palmer), Jameson Books, INC, 2011. Avec un sous-titre révélateur : « Ce que les enseignants ne vous diront jamais ».

Une recension de Bogdan Calinescu
Article publié en collaboration avec l’aleps

L’infatigable Tom G. Palmer, Vice-président d’Atlas Foundation et Senior Fellow au Cato Institute, a distribué ce petit livre dans le cadre de l’Université d’été de la Nouvelle Économie qui s’est tenue à Aix-en-Provence fin août. C’est un ouvrage d’une centaine de pages dans lequel on puise des arguments pour réfuter les centaines, voire les milliers de livres qui paraissent tous les ans et qui attaquent le capitalisme.

Il ne s’agit pas seulement du capitalisme en économie mais aussi de celui en philosophie, histoire et littérature. Ce système, il ne faut pas l’oublier, est le seul qui crée des richesses et qui favorise l’innovation. C’est ce qu’écrivent toutes les personnalités réunies dans ce livre parmi lesquelles Mario Vargas Llosa, Vernon Smith, David Kelley, Leonid V. Nikonov et bien d’autres. Et c’est ce que dit aussi l’entrepreneur John Mackey dans l’entretien qu’il accorde à Tom Palmer. Pour lui, le « business » et le capitalisme sont dans la nature humaine. « L’entrepreneuriat crée les richesses », affirme Mackey dont l’entreprise a comme devise le « capitalisme conscient » opposé au capitalisme « immoral », celui des subventions et des aides publiques.

En 2008, lorsque la crise battait son plein, les décideurs politiques français avaient soutenu que pour résoudre les problèmes économiques il fallait surtout « moraliser le capitalisme ». D’après eux, la crise est due à un excès de libéralisme et à une absence de réglementations dans un monde laissé aux mains des financiers sans scrupules. Aujourd’hui, on commence à comprendre que la crise est surtout une crise de l’État providence et que sans réforme économique sévère, la faillite guette les États endettés. Ce qu’il nous faut pour s’en sortir, c’est bien plus de capitalisme et moins d’étatisme. Et c’est bien l’État qui devrait être contrôlé et moralisé !

Le capitalisme est bien le seul qui fonctionne. Il ne faut pas l’oublier. Est-ce un hasard ? Non, il correspond à la nature des êtres humains et permet leur épanouissement. Les grands progrès de la science et de la médecine, l’essor économique ont été d’une ampleur incomparable dans le monde occidental. Nous avons une espérance de vie qui n’a cessé de s’améliorer, des conditions de vie et de travail que nos parents n’osaient même pas imaginer, une santé qui nous permet de faire des activités jusqu’à un âge très reculé. De même, malgré le pessimisme ambiant, notre pouvoir d’achat n’a jamais été aussi important, nous permettant de voyager n’importe où sur le globe, d’acheter des produits technologiques et des voitures équipées.

Plus important encore, à l’heure actuelle, il n’existe pas d’autre système capable de remplacer avantageusement le capitalisme et le marché. D’ailleurs, est-il souhaitable d’en trouver un ? Lorsqu’on a essayé d’implanter un autre système, la fin a souvent été dramatique humainement et économiquement. L’interventionnisme étatique ne fonctionne qu’à très court terme. À long terme, seul le capitalisme crée de la richesse.

Chez les communistes, le coupable est celui qui par malheur s’est enrichi, le capitaliste, le koulak, le bourgeois. Ceux qui veulent « tuer » le capitalisme sont pour la plupart ceux qui sont restés orphelins en 1990 à la mort du communisme. Grâce à une acrobatie idéologique impressionnante, ils ont réussi à faire croire que l’économie libérale était un échec et que celle de type marxiste représentait l’avenir. Leur « grande parade », pour reprendre le titre du livre de Jean-François Revel, a marché : c’est le capitalisme qui a échoué et non pas le socialisme. Ce petit ouvrage remet les pendules à l’heure.

http://www.contrepoints.org/2011/10/15/50577-pour-la-defense-du-capitalisme
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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Très belle et profonde homélie de l'abbé de Tanouärn pour la nouvelle année "de tous les dangers"   Mer 04 Jan 2012, 15:47

Karl a écrit:

Admettons pour le New deal... il y a d'autres exples: quand c'est le bazar ds la cour de récréation il faut bien que le maitre siffle la fin de la partie et que les élèves repartent en rangs en classe.

Vous considérez donc que l'action libre des hommes c'est comme une cour de récréation de garnements, et que l'Etat doit mettre tout le monde en rang pour tout arranger ? Cela promet...


Le New deal n'était pê qu'un emplâtre mais qui a fait gagné du temps et a pê permis à bcp d'américains de survivre.

Et de survivre à quoi ? A la crise de 1929. Et pourquoi la crise de 1929 a-t-elle eu cette ampleur ? Parce que l'Etat a bidouillé la monnaie comme réponse à la crise, empêchant le système de s'arranger tout seul. Si l'Etat américain n'avait rien fait en 1929, les choses n'auraient pas pris la même tournure. L'Etat n'est pas la solution, c'est le problème.
Notez que jusqu'en 1913, l'Amérique n'avait pas de politique monétaire puisqu'elle n'avait pas de banque centrale. De 1830 à 1913, la monnaie aux USA était émise par les banques privées. On ne garde pas de cette période un souvenir catastrophique, au contraire.


Admettons qu'En France l'arsenal de la lutte anti-chômage ne fonctionne pas parce qu'il n'est pas considéré comme autre chose que temporaire.
Que nous manque-t-il alors? Une économie de guerre?

Non, il nous manque du libéralisme. Vous n'avez pas lu l'article que j'ai posté juste au-dessus sur la lutte contre le chômage ? Ce que doit faire l'Etat pour lutter contre le chômage, c'est supprimer tout son arsenal de lutte anti-chômage.


Pour ma part je crois plutôt que nous manquons de courage politique. Celui de refuser un libre-échangisme (avec la Chine...) sans contrepartie, celui de refuser une union monétaire européenne qui ne convient pas à notre économie, voilà tout.
Entre autres...

Ce dont on manque, c'est de liberté. Si on en avait plus, on serait plus compétitifs, et la Chine serait beaucoup moins problématique.

_________________
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MessageSujet: Re: Très belle et profonde homélie de l'abbé de Tanouärn pour la nouvelle année "de tous les dangers"   Mer 04 Jan 2012, 16:05

[quote][quote="Philippe Fabry"]
Karl a écrit:

Je suis assez d'accord pour considérer dans le mondialisme hasardeux et irresponsable -qui n'a plus grand chose à voir avec le libéralisme de Tocqueville qui est le vôtre, cher Philippe

En fait mon libéralisme n'est pas celui de Tocqueville.
Il y a trois sortes de libéralisme :

Philippe Nemo a écrit:
4. Les trois libéralismes
Si christianisme et libéralisme semblent à certains égards incompatibles, c’est,
croyons-nous, par l’effet d’une illusion d’optique, due à ce qu’il y a en fait plusieurs niveaux
de profondeur du libéralisme. Nous en distinguerons trois.
- Il y a un libéralisme superficiel qui considère la liberté comme une valeur en soi. La
liberté vaudrait par elle-même et ne serait subordonnée à rien d’autre. Ce libéralisme-là est
donc prêt à sacrifier à la liberté toutes les autres valeurs.

- Il y a un niveau plus profond, où l’on n’attache du prix à la liberté qu’en tant qu’elle
permet le progrès intellectuel, politique et économique. La liberté n’est donc plus une fin en
soi, mais un moyen en vue d’une fin autre qu’elle, le progrès.
- Enfin, il y a un libéralisme pour lequel le progrès lui-même n’est qu’un moyen en
vue de fins éthiques et eschatologiques supérieures. S’il faut le progrès, c’est pour faire ce que
Dieu nous commande, nourrir les pauvres, guérir les malades, hâter la venue des temps
messianiques. S’il faut la liberté pour qu’il y ait le progrès, on désirera ardemment la liberté.
Mais on la désirera comme moyen d’un moyen pour obtenir la seule fin qui compte par ellemême,
l’exercice de la charité. Le corollaire est que, si l’on connaissait d’autres moyens, on
sacrifierait éventuellement la liberté. Mais il se trouve qu’on n’en connaît pas : tous les efforts
de la raison et de l’intelligence montrent que, si l’on veut secourir l’homme qui souffre, on
doit provoquer le progrès, et que si l’on veut le progrès, il faut promouvoir la liberté sous
toutes ses formes. C’est pour cette raison intellectuellement contraignante qu’on prône le
libéralisme. Celui-ci est alors intimement lié à une vision élargie de la société et de l’homme.
Il n’est pas seulement une théorie scientifique, il est une philosophie.


Celui de Tocqueville est le premier, le mien le troisième.



Si Tocqueville célèbre la démocratie américaine c'est parce qu'elle est une société d'hommes libres permettant leur épanouissement, épanouissement que "permet le progrès intellectuel, politique et économique".
Le "libéralisme superficiel qui considère la liberté comme une valeur en soi" de Nemo, c'est celui des révolutionnaires girondins ("La liberté [qui] vaudrait par elle-même et ne serait subordonnée à rien d’autre").
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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Très belle et profonde homélie de l'abbé de Tanouärn pour la nouvelle année "de tous les dangers"   Mer 04 Jan 2012, 16:10

Karl a écrit:

Si Tocqueville célèbre la démocratie américaine c'est parce qu'elle est une société d'hommes libres permettant leur épanouissement, épanouissement que "permet le progrès intellectuel, politique et économique".
Le "libéralisme superficiel qui considère la liberté comme une valeur en soi" de Nemo, c'est celui des révolutionnaires girondins ("La liberté [qui] vaudrait par elle-même et ne serait subordonnée à rien d’autre").

Tocqueville est assez loin de célébrer la démocratie américaine, qu'il considère comme un égalitarisme nivelant par le bas.

Au reste, je laisse Philippe Nemo vous répondre :

Citation :
a) La liberté pour elle-même

Le libéralisme de premier niveau est représenté par des pensées comme celles de
Montesquieu ou de Tocqueville. Ces auteurs aiment la liberté pour elle-même, et ils croient
d’ailleurs, en tant qu’aristocrates, qu’eux seuls l’aiment. Ils ne croient pas que le peuple
aimera jamais la liberté, parce qu’ils voient que, jusqu’à présent, le peuple a été servile.

Ils ne pensent pas que l’histoire pourrait changer cet état de choses, que – comme le pensait déjà
Cicéron, au nom de la seule morale stoïcienne ! – de bonnes institutions sont capables de
bonifier les hommes, de leur donner le goût, l’habitude, la faculté d’être libres.
Tous deux ont écrit à ce sujet des phrases à la fois très dures et très naïves.

Montesquieu a dit que la liberté était née « dans les forêts germaniques », parce qu’il
entendait dire dans les salons que ses semblables descendaient des conquérants francs.
Tocqueville, de même, a écrit que les aristocrates sont ataviquement attachés à la liberté,
parce qu’ils ont de tout temps été des maîtres.

En toute cohérence, ces deux auteurs ont donc combattu l’absolutisme qui rognait en effet sur les libertés de l’aristocratie. Mais leur idéal, à
tous deux, était le retour à la société féodale. Ils étaient prêts, derechef, à sacrifier le progrès,
a fortiori la charité.

Il faudrait chercher longtemps entre les lignes écrites par ces auteurs pour
y trouver quelque encouragement au soulagement des misères du plus grand nombre, ainsi
qu’au progrès scientifique et économique

_________________
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MessageSujet: Re: Très belle et profonde homélie de l'abbé de Tanouärn pour la nouvelle année "de tous les dangers"   Mer 04 Jan 2012, 16:20

[quote="Philippe Fabry"][quote="Karl"]
Admettons pour le New deal... il y a d'autres exples: quand c'est le bazar ds la cour de récréation il faut bien que le maitre siffle la fin de la partie et que les élèves repartent en rangs en classe.

Vous considérez donc que l'action libre des hommes c'est comme une cour de récréation de garnements, et que l'Etat doit mettre tout le monde en rang pour tout arranger ? Cela promet...


Vous caricaturez... (J'en suis vexé).
Cela arrive, quand il y a crise et que les hommes ne savent pas réagir autrement que par le chacun pour soi, dommageable pour les plus faibles, -ce que votre vision (la 3ème n'est-ce pas) du libéralisme récuse comme manquement à son postulat de "fins éthiques et eschatologiques supérieures".
Je connais peu l'histoire US des années post 1929 et l'interventionnisme monétaire de l'état US, mais ça n'a pas du être une partie de plaisir pour les américains moyens et moins que moyens, si vous avez lu Les raisins de la colère et visionné les films de Capra, de Chaplin...
Pouvait-on attendre des banques qui avaient mis sur la paille tout un peuple, qu'elles se mettent à le nourrir?Il me semble qu'il y a dans toute crise économique une dimension humaine, subjective -la confiance fait défaut, et c'est cette confiance qu'il faut restaurer pour que la machine reprenne.


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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Très belle et profonde homélie de l'abbé de Tanouärn pour la nouvelle année "de tous les dangers"   Mer 04 Jan 2012, 16:24

Karl a écrit:

Le New Deal n'a pas fonctionné, contrairement à ce qu'on raconte en France dans les manuels scolaires.
Ce qui a sorti les USA du marasme, c'est l'économie de guerre et, après la guerre, la réouverture des marchés européens qui s'étaient fermés dans les années 30.


Admettons pour le New deal...

Est-ce que le keynésianisme a fonctionné durant la Grande Dépression ?

Le New Deal est le nom donné par le président américain Franklin Roosevelt à sa politique interventionniste mise en place pour lutter contre les effets de la Grande Dépression aux États-Unis. Ce programme s’est déroulé entre 1933 et 1938, avec pour objectif de relancer l’économieL’oeuvre principale de John Maynard Keynes, Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie, n’a été publiée qu’en 1936. Elle n’a donc pas eu d’influence sur les politiques appliquées durant la Grande Dépression de 1929-1938. Cependant, même si elle n’existait pas encore, la « recette » que Keynes publiera en 1936 a été appliquée presqu’à la lettre par les politiciens de l’époque, soit les présidents Hoover et Roosevelt.

Les politiques keynésiennes prescrivent que durant les récessions, le gouvernement doit augmenter ses dépenses pour relancer l’économie et la création de monnaie doit être effectuée pour tenter de faire baisser les taux d’intérêt. Or, c’est exactement ce qui a été fait durant la Grande Dépression.

Entre les années fiscales 1930 et 1932, sous la présidence de Hoover, les dépenses du gouvernement ont augmenté de +42%. L’administration Hoover a créé trente nouveaux départements gouvernementaux et a embauché 3.000 bureaucrates.[1] C’est aussi Hoover qui a fait adopter la loi Smoot-Hawley, qui augmentait les tarifs douaniers de 20% à 60% et qui a eu comme impact extrêmement négatif sur le commerce international. Pour payer toutes ces dépenses, le taux d’imposition marginal le plus élevé a été augmenté à 63% en 1932.

L’autre grave erreur de Hoover a été de passer une loi pour empêcher les employeurs de baisser les salaires. Or entre 1929 et 1933, les prix à la consommation ont baissé de 25% alors que les salaires n’ont baissé que de 15%, ce qui a eu un impact très néfaste sur la rentabilité des entreprises, qui ont dû faire des mises à pied massives pour éviter la faillite. Les augmentations du salaire minimum ont aussi contribué à ce phénomène durant la Grande Dépression.

L’élection du président Roosevelt en 1932 a assuré la continuité des politiques irresponsables de Hoover. L’économiste Murray Rothbard a d’ailleurs qualifié ces deux présidents de « jumeaux idéologiques ». Selon un des conseillers de Roosevelt, du nom de Rexford Guy Tugwell, le New Deal proposé par Roosevelt était une extrapolation des programmes précédemment initiés par Hoover.[2]

En 1934, les dépenses avaient augmenté de +97% par rapport à 1930. En 1936, l’année où le second New Deal a été mis en place, les dépenses du gouvernement avaient augmenté de +148% par rapport à 1930. Pour financer ces dépenses et réduire le déficit, Roosevelt a mis en place des augmentations d’impôts qui ont fait monter le taux marginal d’imposition à 90%. C’est par ailleurs Roosevelt qui après avoir forcé les citoyens à vendre leur or au gouvernement en échange de billets, a dévalué ces mêmes billets de 40%, empochant un profit substantiel.



En 1933, Roosevelt a fait adopter le National Recovery Act (NRA). Cette loi a eu comme effet de grandement réduire la concurrence entre les entreprises d’une même industrie. Elle règlementait les prix, les salaires de même que les heures de travail. Des policiers contrôlaient son application et emprisonnaient les travailleurs qui dépassaient le nombre d’heures de travail autorisé ou qui vendaient un bien ou service à un prix inférieur à celui décrété par le NRA. Selon certains économistes, le NRA a fait augmenter les coûts des entreprises de 40%. Dans les 5 mois précédent la mise en place de cette loi, l’économie semblait prendre du mieux, l’emploi étant en hausse de 23%. Cependant, dans les 6 mois suivant l’adoption du NRA, la production industrielle a chuté de 25%. Cette loi a été jugée anticonstitutionnelle par la cour suprême en 1935.

La création de monnaie a été très élevée durant la Grande Dépression. Entre octobre 1929 (le mois du crash) et octobre 1936, la base monétaire a augmenté de +65%. Le taux d’escompte de la Federal Reserve a quant à lui chuté de près de 5% à presque 1%.



On peut donc dire que la recette keynésienne a été appliquée durant la Grande Dépression. Est-ce que cela a fonctionné ? Vraiment pas ! Malgré ces mesures, le taux de chômage a continué d’augmenter pour atteindre 25% en 1933. Il est par la suite demeuré au-dessus de 15% presque tout le temps et ce jusqu’à la Seconde Guerre Mondiale. Le New Deal fut donc un échec, d’autant plus qu’après toutes ces dépenses, le taux d’endettement du gouvernement était passé d’environ 18% du PIB à 42%, le résultat habituel des politiques keynésiennes.



http://www.contrepoints.org/2010/12/23/9613-pourquoi-y-a-t-il-des-cycles-economiques-et-des-recessions-4

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MessageSujet: Re: Très belle et profonde homélie de l'abbé de Tanouärn pour la nouvelle année "de tous les dangers"   Mer 04 Jan 2012, 16:27

Karl a écrit:

Vous caricaturez... (J'en suis vexé).

Non, je pousse le raisonnement.

Cela arrive, quand il y a crise et que les hommes ne savent pas réagir autrement que par le chacun pour soi, dommageable pour les plus faibles, -ce que votre vision (la 3ème n'est-ce pas) du libéralisme récuse comme manquement à son postulat de "fins éthiques et eschatologiques supérieures".
Je connais peu l'histoire US des années post 1929 et l'interventionnisme monétaire de l'état US, mais ça n'a pas du être une partie de plaisir pour les américains moyens et moins que moyens, si vous avez lu Les raisins de la colère et visionné les films de Capra, de Chaplin...
Pouvait-on attendre des banques qui avaient mis sur la paille tout un peuple, qu'elles se mettent à le nourrir?Il me semble qu'il y a dans toute crise économique une dimension humaine, subjective -la confiance fait défaut, et c'est cette confiance qu'il faut restaurer pour que la machine reprenne.

Ce ne sont pas les banques qui ont mis sur la paille tout un peuple ! Tout ce peuple américain de 1929 était gavé de crédits qu'il avait librement consentis pour consommer, de la même manière qu'aujourd'hui tout le monde est responsable de la crise, parce que tout le monde a bien profité de la vie à crédit. Ce n'est pas honorer la dignité des individus que de leur dire qu'ils ne sont pas en faute, qu'ils se sont fait avoir par des méchants banquiers. Non, chacun est responsable de sa mauvaise gestion.
Durant les années 1920, la toute jeune Réserve Fédérale (créée en 1913, rappel) a créé de la monnaie à tour de bras pour faire baisser les taux et stimuler le crédit... c'est-à-dire exactement ce qu'a fait la Fed entre 2000 et 2008, et qu'elle fait encore aujourd'hui.
Donc c'est la faute de l'Etat qui vicie le capitalisme en y introduisant des mécanismes pervers.


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MessageSujet: Re: Très belle et profonde homélie de l'abbé de Tanouärn pour la nouvelle année "de tous les dangers"   Mer 04 Jan 2012, 16:47

[quote]
Philippe Fabry a écrit:
Karl a écrit:

Si Tocqueville célèbre la démocratie américaine c'est parce qu'elle est une société d'hommes libres permettant leur épanouissement, épanouissement que "permet le progrès intellectuel, politique et économique".
Le "libéralisme superficiel qui considère la liberté comme une valeur en soi" de Nemo, c'est celui des révolutionnaires girondins ("La liberté [qui] vaudrait par elle-même et ne serait subordonnée à rien d’autre").

Tocqueville est assez loin de célébrer la démocratie américaine, qu'il considère comme un égalitarisme nivelant par le bas.


La démocratie pê mais pas le libéralisme US, qui permet l'épanouissement humain...
Vous niez également que que Le "libéralisme superficiel qui considère la liberté comme une valeur en soi" de Nemo, soit celui des révolutionnaires girondins?






Citation :
En toute cohérence, ces deux auteurs ont donc combattu l’absolutisme qui rognait en effet sur les libertés de l’aristocratie. Mais leur idéal, à
tous deux, était le retour à la société féodale. Ils étaient prêts, derechef, à sacrifier le progrès,
a fortiori la charité.

La société féodale? n'est-elle pas née de l'insécurité? Et qu'est-ce qui rend moins libre que l'insécurité? Dans la société féodale il n'y avait pas les aristos et le peuple mais toute une hiérarchie de "fieffés" au-dessus du peuple taillable et corvéable; et un fieffé avait autant de devoirs envers son suzerain que de droits sur ses terres et ses hommes.
Nemo confond aristocratie et féodalisme. Personne n'était vraiment "libre" dans la société féodale. Comment eût-elle pu apparaitre comme un idéal pour un aristocrate épris de liberté?
Je veux bien que P. Nemo s'efforce de concilier libéralisme et christianisme mais pas au moyen de tels contresens.



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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Très belle et profonde homélie de l'abbé de Tanouärn pour la nouvelle année "de tous les dangers"   Mer 04 Jan 2012, 16:52

[quote="Karl"]
Citation :
Philippe Fabry a écrit:
Karl a écrit:

Si Tocqueville célèbre la démocratie américaine c'est parce qu'elle est une société d'hommes libres permettant leur épanouissement, épanouissement que "permet le progrès intellectuel, politique et économique".
Le "libéralisme superficiel qui considère la liberté comme une valeur en soi" de Nemo, c'est celui des révolutionnaires girondins ("La liberté [qui] vaudrait par elle-même et ne serait subordonnée à rien d’autre").

Tocqueville est assez loin de célébrer la démocratie américaine, qu'il considère comme un égalitarisme nivelant par le bas.


La démocratie pê mais pas le libéralisme US, qui permet l'épanouissement humain...
Vous niez également que que Le "libéralisme superficiel qui considère la liberté comme une valeur en soi" de Nemo, soit celui des révolutionnaires girondins?

Non, je ne le nie pas.



Citation :
En toute cohérence, ces deux auteurs ont donc combattu l’absolutisme qui rognait en effet sur les libertés de l’aristocratie. Mais leur idéal, à
tous deux, était le retour à la société féodale. Ils étaient prêts, derechef, à sacrifier le progrès,
a fortiori la charité.

La société féodale? n'est-elle pas née de l'insécurité? Et qu'est-ce qui rend moins libre que l'insécurité? Dans la société féodale il n'y avait pas les aristos et le peuple mais toute une hiérarchie de "fieffés" au-dessus du peuple taillable et corvéable; et un fieffé avait autant de devoirs envers son suzerain que de droits sur ses terres et ses hommes.
Nemo confond aristocratie et féodalisme. Personne n'était vraiment "libre" dans la société féodale. Comment eût-elle pu apparaitre comme un idéal pour un aristocrate épris de liberté?

Vous prenez encore une fois le problème dans le mauvais sens : cet idéal s'entend dans le cadre de l'absolutisme qui avait réduit à rien la puissance féodale, justement. La noblesse était, sous l'absolutisme, "tenue en laisse", et pour cela le temps de la féodalité lui paraissait un passé plus libre.



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MessageSujet: Re: Très belle et profonde homélie de l'abbé de Tanouärn pour la nouvelle année "de tous les dangers"   Mer 04 Jan 2012, 20:08

Très intéressants , vos divers plaidoyers pour le capitalisme , cher Philippe .

Je ne les conteste pas . Ce qui m'effraie , c'est la folie actuelle de l'ultra-capitalisme , qui ne cherche plus qu'à concentrer toute la richesse et tout le pouvoir en quelques mains , par
addiction ludique . Des traders ont fait perdre à leur banque , en une nuit , l'équivalent de
ce que cette banque avait patiemment gagné en forçant les acteurs sociaux à supprimer des milliers d' " emplois " ( scandale récent de l'UBS , par exemple ) .
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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Très belle et profonde homélie de l'abbé de Tanouärn pour la nouvelle année "de tous les dangers"   Mer 04 Jan 2012, 22:20

boulo a écrit:
Très intéressants , vos divers plaidoyers pour le capitalisme , cher Philippe .

Je ne les conteste pas . Ce qui m'effraie , c'est la folie actuelle de l'ultra-capitalisme , qui ne cherche plus qu'à concentrer toute la richesse et tout le pouvoir en quelques mains , par
addiction ludique . Des traders ont fait perdre à leur banque , en une nuit , l'équivalent de
ce que cette banque avait patiemment gagné en forçant les acteurs sociaux à supprimer des milliers d' " emplois " ( scandale récent de l'UBS , par exemple ) .

Les traders ne sont qu'un problème nettement marginal.
Ce qu'il faut considérer c'est que tout système a ses imperfections et ses scandales, mais nul n'en génère moins pour une efficacité telle et aussi universellement profitable que le capitalisme.

Aujourd'hui, on dit que les inégalités croissent entre riches et pauvres. C'est vrai mais incomplet. Dit comme ça la situation paraît purement scandaleuse.
Or on doit dire aussi que les pauvres sont de moins en moins pauvres, et que toute la partie du monde convertie au capitalisme voit un accroissement de son niveau de vie. Les pauvres des pays capitalistes s'enrichissent !

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MessageSujet: Re: Très belle et profonde homélie de l'abbé de Tanouärn pour la nouvelle année "de tous les dangers"   Mer 04 Jan 2012, 23:12

et oui. mais pour les gauchos la pauvreté est relative à la richesse des autres, donc ils s'en fichent d'être objectivement plus riches en absolu, leur oeil n'est pas rassasié.

Ils oublient aussi, avec cette frange de libéraux qui haïssent l'Etat, qu'en tant que citoyen, on possède tous une partie du bien public, de qualité donc, si la communauté nationale est prospère.

et pourtant ça permet de jouir d'une quantité de biens, matériels ou non, sans les posséder (Un peu comme le Pape qui ne possède rien au Vatican, mais qui a un superbe apart). D'où l'intérêt de ne pas pénaliser l'entreprenariat par des impôts stupides et inefficaces, juste pour satisfaire le pauvre qui veut dépouiller le riche.
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MessageSujet: Re: Très belle et profonde homélie de l'abbé de Tanouärn pour la nouvelle année "de tous les dangers"   Jeu 05 Jan 2012, 03:01

Arnaud Dumouch a écrit:


L'économie par nature recherche l'argent en premier.

C'est quoi, cette personification théorique de l'économie qui ne veut que l'argent ?

Citation :
La force sauvage du capital doit simplement être tempérée par les syndicat et par l'Etat.

Sii le capitalisme est une force sauvage, l'état c'est quoi ? Une force de civilisation ? Et pourquoi pas le contraire : le monde capitaliste civilisé du contrat volontaire, contre l'univers violent de l'étatisme sauvage ?

Citation :
Le capitalisme tempéré ne peut faire faillite dans la totalité du monde. Ca voudrait dire que l'espèce humaine a disparu !

C'est pas le capitalisme tempéré (concept farfelu) qui va sauver le monde, mais le capitalisme tout court peut contribuer à un monde meilleur, à condition de ne pas en attendre quelque chose de précis à l'avance. Le capitalisme s'est complètement réinventé à plusieurs reprises dans l'Histoire humaine, il s'est à nouveau auto-dépassé ces 30 dernières années grâce à des gens comme Ronald Rigane, et des grandes innovations de rupture qui ont permius d'entrer dans un nouveau paradigme, une recomposition complète de l'ordre du monde.
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MessageSujet: Re: Très belle et profonde homélie de l'abbé de Tanouärn pour la nouvelle année "de tous les dangers"   Jeu 05 Jan 2012, 03:05

julia a écrit:
Pédant que vous êtes, vous en oubliez que c'est lui qui a ses doctorats, est un brillant enseignant, et essayiste et journaliste.

Mais on peut avoir 3 doctorats en droit canon et être politiquement incorrect, et tout de même dire des choses complètement farfelues en économie ... plus généralement j'ai constaté qu'il y a un blocage chez un certain nombre de catholiques sur ces questions là, et quand je dis ça je ne parle pas seulement des catholiques intégraux comme Julieng ou Chrisprols qui parlent comme des communistes.
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MessageSujet: Re: Très belle et profonde homélie de l'abbé de Tanouärn pour la nouvelle année "de tous les dangers"   Jeu 05 Jan 2012, 03:17

Sur le problème du chômage, voici ce que dit le meilleur économiste Français.

Les obstacles à l'emploi


Le chômage français présente une particulairité très frappante, à savoir qu'il a constamment augmenté au cours des vingt-dernières années (en dehors d'un certain palier au cours des années 1986-90), contrairement à la situation de la plupart des autres pays, où l'on constate une plus grande variabilité du taux de chômage. Ceci signifie très probablement que ce chômage n'est pas fondamentalement de nature conjoncturelle - même si les fluctuations de l'activité économique et le taux d'intérêt ont pu jouer un rôle au cours des années récentes - mais de nature structurelle. Ce sont donc ces causes structurelles qu'il convient de rechercher si l'on souhaite pouvoir mettre un terme à la croissance, apparemment inexorable, du chômage ou même pouvoir le réduire. Pour nous, sa cause essentielle, en dehors des rigidités institutionnelles sur le marché du travail, provient du système des prélèvements obligatoires. Mais pour s'en convaincre il convient d'abandonner une approche globale, généralement utilisée en France, comme nous le rappelons tout d'abord, et de s'interroger sur la détermination des incitations productives. Nous serons alors à même de présenter des propositions pour résoudre le problème du chômage et pour critiquer les solutions qui sont fréquemment appliquées ou suggérées .

Remarques liminaires sur l'analyse du chômage en France

Le chômage peut se définir comme l'écart entre le niveau effectif de l'emploi et un certain niveau d'emploi que l'on peut appeler le plein-emploi. Or, les économistes savent bien que l'on ne peut pas définir le plein-emploi de manière univoque (celui-ci dépendant en particulier du salaire réel) ni par conséquent mesurer le niveau du chômage de manière indiscutable. Mais on peut dire qu'il y a du chômage si, pour les conditions existantes, la demande de services de travail est inférieure à l'offre de services de travail. Il est généralement admis en France que le retour au plein emploi n'est pas possible sans une croissance "suffisante" et l'on ajoute d'ailleurs qu'il existerait des caractéristique spécifiques de la France (non explicables) telles que la croissance serait particulièrement peu créatrice d'emplois. Seule un croissance très forte permettrait donc le retour au plein-emploi. Cette vision est erronée. Elle repose en effet sur une conception non-économique du problème de l'emploi, car elle suppose implicitement une relation de type technique entre productioi et emploi : il existerait une sorte de coefficient technique fixe entre le niveau de la production et la quantité de main-d'oeuvre nécessaire pour obtenir ce niveau de production. Or le problème de l'emploi est un problème économique, c'est-à-dire un problème humain. La question qu'il convient de se poser consiste à savoir pour quelles raisons des offreurs de travail (demandeurs d'emploi) et des demandeurs de travail ne se rencontrent pas et n'arrivent pas à signer un contrat de travail. Quels comportements permettent d'expliquer pourquoi des hommes et des femmes qui ont les capacités et l'âge de travailler ne travaillent pas ? Ce peut être parce qu'ils ne désirent pas travailler (chômage volontaire), ce peut être parce qu'on ne désire pas les embaucher (chômage involontaire). Et la réalité est sans doute souvent un mélange des deux types d'explications, à savoir qu'un accord n'est pas réalisé entre un travailleur potentiel et un employeur potentiel parce que l'un et l'autre ne sont pas suffisamment satisfaits de ce que l'autre propose. Pour chaque individu, les déterminants de l'offre ou de la demande de travail peuvent être extrêmement nombreux (intérêt du travail, proximité du lieu de travail par rapport au domicile, prestige du travail, etc.). Mais il existe un élément commun à tous : la rémunération du travail. Pour simplifier le raisonnement, nous allons donc d'abord prendre en considération le seul salaire direct (en supposant, par exemple, que c'est la responsabilité propre du salarié que de choisir et de payer tel ou tel montant d'assurance-maladie, d'assurance-chômage ou de cotisations de retraite, contrairement au système actuel).

Un économiste explique nécessairement le fonctionnement du marché du travail comme il le fait pour le fonctionnement de n'importe quel marché, parce qu'il part de l'hypothèse fondamentale que les problèmes économiques résultent des choix conscients d'êtres rationnels. Or, on ne peut pas parler de marché sans parler de prix, le prix du travail portant un nom spécifique, à savoir le salaire. Si, à un moment donné du temps, il y a chômage, c'est-à dire que, pour les conditions de salaire existantes, l'offre de travail est supérieure à la demande de travail, c'est que le salaire réel est trop élevé par rapport à la productivité (marginale) du travail : dans un certain nombre d'activités, le rendement obtenu par l'emploi d'un salarié supplémentaire est inférieur au coût de ce salarié.

De ce point de vue, par conséquent, il existe un lien très étroit entre l'emploi et le salaire réel, mais il n'existe aucune relation entre l'emploi et la croissance. Ainsi, dans une économie sans croissance, c'est-a-dire, en particulier, une économie où la productivité du travail reste constante, le plein emploi est assuré, à condition, bien sûr, que le salaire réel ne soit pas trop élevé par rapport à la productivité du travail. Or, imaginons que dans une économie sans croissance on impose un salaire minimum dont le niveau soit supérieur à la productivité marginale d'une partie de ceux qui sont effectivement employés. Ces salariés seront mis au chômage, l'accroissement de pouvoir d'achat de ceux qui conservent un emploi se faisant donc aux dépens de ceux qui perdent le leur.

Passons maintenant à l'hypothèse où il y a croissance. Celle-ci résulte nécessairement de processus par lesquels les hommes innovent. Ils modifient les processus de production, ils proposent de nouveaux biens qui satisfont les besoins de manière plus efficace, etc. En termes simples on peur dire que la croissance implique nécessairement une augmentation de la productivité des facteurs de production "primaires" : une même quantité de travail permet d'obtenir une plus grande quantité de biens.

Ce sont donc les processus d'innovation qui déterminent à la fois la croissance de la productivité des facteurs de production et le taux de croissance global. Quant à la croissance du salaire réel, elle est déterminée par la croissance de la productivité du travail. Comme dans le modèle stationnaire examiné ci-dessus, il n'existe aucune relation entre le taux de croissance global et le niveau de l'emploi. Si le salaire réel n'augmente pas "trop" vite par rapport aux progrès de la productivité du travail aucun chômage n'apparaît. Si le chômage se développe (ou si la croissance est incapable d'alléger le chômage) c'est que l'adaptation du salaire réel se fait mal, par exemple parce qu'il existe une détermination exogène du salaire réel ou d'une partie de celui-ci. L'exemple du salaire minimum peut être à nouveau cité. Si, comme cela a été le cas pour la France, le pouvoir politique décide arbitrairement une croissance du salaire minimum réel plus rapide que la croissance de la productivité du travail non qualifié, il en résulte évidemment du chômage (une grande partie du chômage des jeunes s'explique probablement ainsi).

Mais il est maintenant nécessaire de ne plus limiter le raisonnement à la seule considération du salaire direct. En effet, ce qui intéresse l'employeur c'est le coût global du travail. (la distinction entre les cotisations du salarié et les cotisations de l'employeur étant, de ce point de vue, purement illusoire). Dans la mesure où la croissance du salaire indirect n'est pas compensée Par une baisse suffisante du salaire direct (réel) de manière à maintenir les coûts du travail dans la limite de la croissance de la productivité, il y a chômage. Mais nous verrons ci-dessous que, même dans le cas où la baisse du salaire direct compense exactement l'augmentation du salaire indirect, le système d'ilicitations en est modifié et le chômage augmente. Les relations qui existent entre croissance, amélioration de la productivité, salaire réel et emploi paraissent donc claires. Mais examinons pourtant ce qu'en dit le rapport Choisir l'emploi du Commissariat général au Plan (janvier 1993). D'après ce rapport, il existerait une relation entre le niveau de l'emploi et le taux de croissance global, pour des raisons qui ne sont pas explicitées. Mais, d'après ce même rapport, pour une croissance donnée du revenu global, le croissance de l'emploi serait d'autant plus forte que la productivité du travail serait plus faible. Autrement dit, me raisonnement implicite du rapport du commissariat au Plan serait le suivant : l'amélioration de la productivité signifie que l'on produit une unité de produit avec moins de travail. La croissance détruirait donc d'autant plus d'emplois que la productivité du travail augmenterait plus vite. On aboutit alors à cette conclusion difficile à accepter que la diminution du chômage impliquerait une croissance forte accompagnée d'une faible amélioration de la productivité du travail.

L'idée très généralement admise en France selon laquelle la croissance française serait peu productrice d'emplois provient d'une erreur méthodologique grave, à savoir que l'on se contente du simple examen de séries statistiques choisies "au hasard" sans théorie sous-jacente : on constate que, dans les années récentes, il y a eu une certaine croissance du revenu global et simultanément une augmentation du chômage. On en déduit que la croissance française - pour quelque raison mystérieuse - est peu créatrice d'emplois. Par ailleurs, l'illusion statistique se traduit par l'observation d'une "trop" forte augmentation de la productivité du travail pour permettre le financement de la croissance - en partie exogène - du cooût réel du travail. Ceci impliquerait une accumulation du capital plus rapide, donc une épargne plus forte, et un taux d'innovation plus élevé, c'est-à-dire une politique économique exactement inverse de celle qui a été pratiquée au cours des années récentes et de celle qui est préconisée par le rapport Choisir l'emploi : la seule véritable solution consisterait à supprimer les mesures désincitatives à l'égard de ceux qui épargnent, qui innovent et qui travaillent. Mais il est incohérent de vouloir à la fois une augmentation rapide du salaire direct et des prélèvements obligatoires, une faible augmentation de la productivité du travail et un taux de chômage faible.

Que se passe-t-il en réalité dans le modèle "de type français", c'est-à-dire celui où la croissance du coût du travail est largement indépendante des progrès de productivité ? Comme toujours seule une vue micro-économique peut noux éclairer. Tous les entrepreneurs ont en effet une série de projets impliquant une plus ou moins grande amélioration de la productivité. On peut d'ailleurs noter au passage que le but d'un entrepreneur est à juste titre d'économiser du travail, c'est-à-dire d'obtenir un produit donné en utilisant le moins possible de travail et, plus généralement, de facteurs de production. C'est parce que, depuis des décennies ou des siècles les entrepreneurs ont eu pour but de détruire des emplois que nos sociétés modernes sont prospères et qu'elles peuvent offrir au plus grand nombre de très nombreux emplois à des conditions de rémunération exceptionnelles. Lorsqu'on augmente de manière exogène le coût du travail, on fait comme si le travail était plus rare qu'il ne l'est en réalité. On incite donc les entrepreneurs à retenir seulement ceux de leurs projets qui économisent beaucoup de travail et à abandonner les projets pour lesquels l'amélioration anticipée de la productivité du travail est la plus faible. Si les travailleurs ainsi "économisés" dans les entreprises les plus performantes ne trouvent pas à s'y recaser parce que l'élargissement de la production n'y est pas suffisant, ils ne trouvent pas d'emplois dans les autres entreprises où l'amélioration de la productivité est trop faible par rapport à l'augmentation du coût du travail.

Autrement dit, ce n'est pas parce que l'on a recours à des techniques impliquant une substitution "excessive" de capital au travail qu'il y a du chômage, mais le fait que l'on impose une augmentation "excessive" du coût du travail a la conséquence suivante : parmi tous les projets qui pourraient, sinon être réalisés, seuls sont séléctionnés ceux qui impliquent la plus forte substitution de capital au travail. L'augmentation exogène du coût réel du travail fait donc naître une illusion statistique : au lieu d'attribuer la montée du chômage à l'augmentation du coût réel du travail, on l'attribue à l'amélioration de la productivité. Les projets des entreprises pour lesquels l'augmentation de productivité n'est pas suffisante pour compenser l'augmentation du coût réel du travail - ou pour compenser la faiblesse des incitations productives et le coût du risque de production - ne sont tout simplement pas réalisés : il n'y a pas une substitution "excessive" (et non expliquée) du capital au travail, mais il se trouve simplement qu'on ne voit plus les projets à faible substitution, car ils ne sont pas décidés.


La croissance des prélèvements obligatoires, cause essentielle du chômage


Le véritable problème du chômage en France ne réside donc pas dans une mytérieuse alchimie par laquelle la « croissance ne produirait pas suffisament d'emplois », par exemple parce que la productivité augmenterait trop vite. Il réside dans le fait que tout le système des incitations productives est bouleversé par les mécanismes de l'interventionnisme étatique. Ainsi, si un employeur potentiel demande des services de travail, c'est dans la mesure où le profit qu'il peut espérer, par exemple en embauchant un travailleur supplémentaire, n'est pas nul, c'est-à-dire que le coût du travail n'est pas supérieur à la productivité marginale (après impôts) de ce salarié. On peut alors montrer que l'un des facteurs explicatifs essentiels de la baisse régulière de la demande de services de travail en France est constitué par la croissance continue des prélèvements obligatoires au cours des années récentes. La cascade des prélèvements qui frappent toute création de richesses (T.V.A., cotisations sociales, taxe professionnelle, impôt sur le revenu, etc.) est telle que la plus grande partie du bénéfice potentiel de l'employeur qui serait dû à l'embauche d'un travailleur supplémentaire est transférée à la puissance publique. Dans certains cas il ne reste au producteur que 10 à 20 % de la valeur qu'il a créée par ses efforts. L'incitation à embaucher des travailleurs supplémentaires en est donc considérablement réduite. La croissance des réglementations (qu'elles concernent directement l'emploi de la main-d'oeuvre ou qu'elle concerne plus généralement l'activité de l'entreprise) joue un rôle similaire en diminuant la rentabilité de l'effort de création de valeur et en accroissant le risque de l'activité productive (crainte de réglementations futures, difficultés d'interprétation de réglementations complexes). Or, il est un personnage trop généralement oublié, l'entrepreneur. Pour que des emplois soient créés il faut pourtant que des entrepreneurs soient incités à les créer. Si l'on veut bien voir que l'ensemble du système français décourage l'entrepreneur, punit la création de richesses et l'effort productif, on comprend mieux l'importance du chômage.

Il ne faut pas oublier par ailleurs que l'entrepreneur - ou, plus précisément, le propriétaire de l'entreprise, c'est-à-dire le capitaliste - a un rôle essentiel qui consiste à prendre le risque en charge. Or, aux risques normaux de l'activité économique - dont une partie est d'ailleurs réduite à notre époque par le fait qu'un nombre croissant de risques peuvent être assurés - s'ajoute le risque qu'une réglementation nouvelle ou une augmentation d'impôts réduise la rentabilité de l'activité entrepreneuriale et ce risque-là, contrairement au précédent, n'est pas assurable! Le caractère particulièrement progressif et désincitatif du système français de prélèvements obligatoires doit donc être placé en tête de la liste des obstacles à l'emploi. Et il est vain d'attendre une amélioration notable de la situation de l'emploi sans une réforme radicale des prélèvements obligatoires.

Un phénomène du même genre se produit du côté de l'offre de services de travail. L'augmentation des cotisations sociales, par exemple, est supportée par les travailleurs et par les propriétaires d'entreprises dans des proportions qu'il est impossible de déterminer de manière générale, mais qui n'en est pas moins incontestable.

Cette remarque est importante pour la raison suivante. Un certain nombre de travaux effectués récemment en France tendent en effet à montrer qu'une augmentation des prélèvements obligatoires est compensée par une diminution correspondante du salaire direct. Ce résultat serait le même que l'augmentation concerne la part censée être payée par les travailleurs ou la part censée être payée par les employeurs, la compensation s'effectuant cependant moins rapidement dans ce dernier cas. L'identité de nature entre les cotisations "travailleurs" et les cotisations "employeurs" est conforme à ce que le raisonnement permet d'affirmer. Mais, en prétendant que l'augmentation des cotisations sociales est parfaitement et rapidement compensée par une diminution équivalente du salaire direct (ou une moindre progression de ces salaires directs), les travaux en question font une affirmation excessive, car on ne sait pas ce qu'aurait été le salaire direct en l'absence de cette augmentation des prélèvements. Or, il y a là un point extrêmement important. En effet, si l'on croit à la thèse de la compensation intégrale, on peut en déduire que l'augmentation des prélèvements obligatoires en particulier des cotisations sociales, a peu de conséquences sur l'emploi. En effet, elle affecterait le structure du coût du travail mais pas son niveau.

Or cette conclusion est logiquement fausse. Et de prétendues "évidences empiriques" qui vont à l'encontre de ce que la logique permet d'affirmer ne peuvent être obtenues que par des méthodes erronées (par exemple le fait de laisser croire que l'on sait ce que serait le salaire direct en l'absence d'une augmentation des prélèvements obligatoires). En effet, le salarié est sensible à son salaire direct, car le niveau de ce salaire détermine le pouvoir d'achat dont il pourra bénéficier. Par contre, le niveau des prestations sociales qu'il obtient est indépendant du montant des cotisations qu'il paie. Il ne lui est donc pas indifférent que le coût de son travail lui revienne sous forme de salaire direct ou de salaire indirect. Si l'on augmente la part du salaire indirect, il y aura certes une pression à la baisse du salaire direct, mais il y aura surtout une moindre incitation des salariés à travailler et des empoyeurs à embaucher. Il en résultera donc une diminution du niveau d'emploi. C'est pourquoi l'on peut dire que l'augmentation du coût du travail due à l'augmentation des cotisations sociales est un obstacle essentiel à l'emploi. Elle réduit à la fois l'incitation à travailler et l'incitation à employer. Bien entendu, l'existence d'allocations-chômage et de revenus de substitution - même si on la considère comme parfaitement justifiée - réduit aussi l'incitation des gens à travailler et accroît donc le chômage. Le problème du chômage en France ne résulte donc pas d'une croissance trop rapide de la productivité du travail dans les services, d'une insuffisance de demande globale, d'une croissance globale trop faible, ou d'une des nombreuses causes que l'on invoque souvent. Le problème du chômage en France résulte du système d'incitations des employeurs et des salariés qui dépend lui-même essentiellement du système des prélèvements obligatoires.

On peut présenter les raisonnements ci-dessus d'une manière plus synthétique. Comme nous l'avons en effet souligné, le salaire naît de l'échange entre deux partenaires et il est la contrepartie des services de travail rendus par le salarié. Un impôt (cotisations sociales ou impôt sur le revenu, par exemple), qui est censé représenter un prélèvement sur une ressource (le salaire) est en réalité un impôt sur l'acte d'échange qui donne naissance au salaire. C'est donc en réalité la création de valeur due à l'échange qui est frappée par l'impôt. Comme on le sait bien à partir de la théorie économique générale, une taxe sur l'échange est supportée par les deux partenaires de l'échange, dans des proportions qui dépendent de leurs caractéristiques propres. C'est le cas avec un droit de douane qui est supporté aussi bien par l'exportateur que par l'importateur. De la même manière, pour le problème qui nous intéresse, un impôt qui est payé du fait de l'existence du paiement d'un salaire est supporté aussi bien par celui qui reçoit le salaire que par celui qui le paie. C'est pourquoi il est erroné de dire, par exemple, que les cotisations sociales représentent uniquement un impôt sur le travail (et les travailleurs). Les cotisations sociales constituent aussi un impôt sur l'activité entrepreneuriale. Et inversement, on pourraît montrer que l'impôt sur le bénéfice des sociétés est peut-être payé en partie par les salariés.

Nous ne savons pas exactement dans quelles proportions chacun des partenaires paie "l'impôt sur l'échange". Mais nous savons une chose avec certitude : plus l'échange est taxé, moins il est désiré. Le système fiscal et social actuel qui punit dans des proportions considérables la création de valeur due à un échange contractuel entre un employeur et un salarié est le phénomène destructeur de l'emploi.

Il est écrit dans le rapport de la Commission sur l'emploi: « Tant que les salariés acceptent les cotisations comme substitut au salaire net, il n'est pas certain que les hausses de cotisation aient un impact sur le coût global du travail à moyen terme ». Passons sur l'idée étrange selon laquelle tous les salariés "accepteraient" les cotisations comme substitut au salaire net, alors qu'ils se trouvent dans un système de monopole obligatoire. personne n'a le moyen d'exprimer son souhait éventuel d'avoir un salaire direct plus élevé et un système de protection différent. Il n'en reste pas moins que ce n'est pas seulement le coût global du travail qui importe, mais sa structure : la substitution d'un salaire indirect à un salaire direct est une cause de chômage, car elle modifie les incitations productives des salariés et de leurs employeurs. A la limite, si le salaire indirect constituait l'intégralité du coût du travail, plus personne ne serait incité à travailler : ce qu'il obtiendrait serait totalement indépendant de ses propres efforts. Ce serait la mise en pratique de la grande utopie marxiste dont il faut reconnaître quelle est déjà largement mise en pratique dans notre pays. On a découvert avec surprise, au cours des années récentes, le total écroulement du système soviétique, pourtant facilement imaginable, puisque le système était presque complètement destructeur des incitations productives. Mais il faudrait maintenant réaliser que la France se trouve exactement sur le même chemin : l'effort productif est peu récompensé et il est d'ailleurs d'autant moins récompensé qu'il est plus productif, la collectivisation des ressources créées par les efforts individuels a progressé de manière continuelle et l'habillage statistique du chômage - qui consiste à appeler stagiaires ou pré-retraités ceux qui sont en réalité des chômeurs - est exactement le parallèle de la technique des sur-effectifs qui permettait de masquer le chômage en Union soviétique, comme dans tant d'autres pays centralisés.

Il apparaît donc que les chiffres du chômage s'expliquent non seulement par l'affaiblissement des incitations des employeurs à embaucher, mais également par le comportement des offreurs de travail. C'est ce que l'on doit accepter d'appeler le "chômage désiré". De même que certains facteurs institutionnels expliquent la croissance exogène du coût du travail et la mauvaise régulation qui en résulte, des facteurs institutionnels expliquent la modification du comportement des offreurs de travail. De manière parfaitement rationnelle, si l'on modifie de manière exogène le prix relatif entre le travail et le non-travail, les individus modifient leur offre de travail. Or, dans le système institutionnel actuel, le gain marginal que l'on obtient en passant d'une situation de non-travail à une situation de travail est peu incitatif dans beaucoup de cas. Aussi justifiées soient-elles, il faut bien reconnaître que les allocations-chômage accroissent le chômage, d'autant plus que les allocataires peuvent avoir recours au travail au noir. Mais l'encouragement au « non-travail » résulte aussi de beaucoup d'autres mesures, par exemple le fait qu'il existe un grand nombre d'allocations fournies indépendamment des efforts faits par les bénéficiaires. Il existe aussi une caractéristique du système d'assurance obligatoire jamais soulignée, mais pourtant importante, à savoir que les cotisations dites de sécurité sociale sont assises sur le revenu. Ainsi, une femme qui ne travaille pas reçoit des prestations du fait que son mari travaille et paie des cotisations et elle est « punie » de choisir une situation de travail parce quelle doit alors payer des cotisations élevées (en même temps que d'éventuels frais de garde pour ses enfants). Il est tout à fait étonnant qu'une femme mariée qui décide de ne plus travailler - et qui reçoit même peut-être des allocations-chômage pendant un certain temps - obtienne exactement les mêmes prestations sociales qu'auparavant sans payer aucune cotisation.

Le chômage et la faible croissance viennent en grande partie de ce que l'on se trouve dans un système de collectivisation des gains, mais d'individualisation des coûts : les satisfactions obtenues sont indépendantes de l'effort, les prix payés sont proportionnels ou plus que proportionnels aux efforts. En renforçant quelque peu ce système on arriverait à une situation de collectivisation totale et d'irresponsabilité généralisée : tout serait fourni « gratuitement », et l'on dépendrait de la bonne volonté de certains (ou de la contrainte) pour créer les richesses.

Ainsi la croissance du chômage s'explique-t-elle essentiellement par l'intervention de l'Etat dans le contrat de travail, par une détermination directe du coût du travail (cas du salaire minimum) ou par une croissance volontariste du salaire indirect qui provoque deux effets : elle peut diminuer la rentabilité à court terme d'un salarié si cette croissance exogène du salaire indirect n'est pas compensée immédiatement par une diminution équivalente du salaire direct ; elle modifie en tout état de cause la structure du coût du travail entre le salaire direct et le salaire indirect, ce qui modifie les incitations productives et crée donc du chômage.

Le rapport de la commission sur l'emploi, reprenant des idées souvent émises, minimise le rôle du coût du travail pour expliquer le chômage français en affirmant que ce coût serait « internationalement compétitif ». Or, le problème est un problème intérieur français et non un problème de compétitivité internationale. S'il y a chômage c'est parce que la hausse du coût du travail est trop forte par rapport à l'amélioration de la productivité et parce qu'elle se traduit essentiellement par une augmentation du salaire indirect. La référence à la "compétitivité internationale" est caractéristique d'un mode de raisonnement très répandu en France. Lorsqu'on souhaite étudier un problème quelconque on commence par établir des comparaisons internationales et on se demande si la France se trouve dans une situation exceptionnelle par rapport à la « moyenne des pays considérés ». Mais, comme le dit un dicton plein de sagesse méthodologique, "comparaison n'est pas raison". Les faits, par eux-mêmes, ne peuvent d'ailleurs rien dire. Or, quelle est l'analyse implicite qui peut justifier de telles comparaisons internationales du coût du travail ? Elle n'existe tout simplement pas. Si, par exemple, la productivité est plus faible dans un pays que dans un autre et si le coût du travail y est identique, le chômage y sera plus élevé. La simple comparaison de coûts de travail ne nous donne aucune information utile.

Pour les mêmes raisons, la concurrence des pays à bas salaire qui provoque tellement d'inquiétude, ne doit pas être considérée comme une des causes du chômage français. En important certains produits de ces pays, on améliore l'efficacité de l'économie française et la satisfaction des consommateurs français. Certes, cette concurrence peut être fatale à certaines entreprises ou à certains secteurs, mais elle ne constitue pas un problème global. Le progrès passe toujours par des changements de structures productives. En voulant s'y opposer on ne peut que freiner la croissance et donc empêcher les améliorations de productivité qui aideraient à surmonter le problème du chômage.

Propositions pour diminuer le chômage

Ces propositions sont une conséquence logique de l'analyse des causes du chômage que nous avons esquissée et il n'est donc pas nécessaire de les développer longuement.

* La réforme du système des prélèvements obligatoires

Si - comme je le pense - la nature même du système de prélèvements obligatoires est la cause essentielle du chômage, proposer des remèdes à la situation de l'emploi revient évidemment à proposer une réforme de ce système. Sans vouloir entrer dans le détail d'une réforme des prélèvements obligatoires, je voudrais en souligner deux lignes essentielles.

- Il est tout d'abord indispensable de réintroduire les techniques de l'assurance dans le domaine de la protection sociale de manière à responsabiliser les assurés et à leur permettre d'évaluer et de choisir la couverture des différents risques. En d'autres termes, il conviendrait de modifier progressivement le système de façon à ce que les cotisations payées soient fonction des risques, la solidarité - à l'égard, par exemple, des handicapés, des plus démunis, des familles - étant financée par des mécanismes de type fiscal.

- Il faut par ailleurs atténuer les effets désincitatifs du système des prélèvements obligatoires. La progressivité de l'impôt sur le revenu et la multiplicité d'impôts et de cotisations qui portent sur une même assiette fiscale détruisent profondément les incitations à travailler, à produire t à épargner. Il est donc impossible d'enregistrer une résorption significative du chômage, quelles que soient les mesures prises, si une modification profonde de ce système n'est pas amorcée.


* L'assurance chômage


Le fonctionnement de l'assurance-chômage est un exemple particulier de ce système général d'irresponsabilité que nous avons évoqué. Ainsi, tout le monde sit pertinemment qu'il existe des abus considérables dans le système français d'assurance-chômage. Certaines personnes optimisent leur situation en faisant alterner des périodes de travail et des périodes de chômage pendant lesquelles elles travaillent au noir et sont dispensées d'une grande partie des paiements qui sont imposés à ceux qui travaillent. Ils vivent ainsi, dans une large mesure, aux dépens des autres et ils refusent éventuellement les emplois qui leur sont proposés. Mais il y a là un tabou qu'on n'a pas le droit d'ébranler. Pourtant, la défense du statu quo conduit à maintenir la rente de situation dont bénéficient les moins scrupuleux aux dépens des plus honnêtes et des plus actifs. La société française est ainsi minée par une multitude de phénomènes de parasitisme qui portent atteinte à la prospérité de tous, qui créent frustrations et rancoeurs et qui détruisent le sens moral. Mais il ne suffit pas de dénoncer ou de lutter contre les abus. Il faut changer de système pour que les "abus" soient plus difficiles à réaliser.

Le système actuel est un système d'irresponsabilité car le gain marginal que l'on peut obtenir en acceptant un emploi est faible par rapport à ce que l'on peut obtenir sans travailler grâce aux allocations-chômage. Il est évident que l'incitation à travailler en est réduite d'autant. Symétriquement une entreprise peut avoir davantage intérêt à licencier un salarié qu'à le garder à temps partiel. Mais la première solution est évidemment plus coûteuse pour l'ensemble des cotisants que la seconde. Autrement dit, il serait préférable d'avoir un système plus nuancé que le système actuel, c'est-à-dire un système qui offrirait certaines garanties de ressources (qu'il s'agisse d'un chômage total ou d'une simple réduction d'activité), mais qui permettrait par ailleurs de réintroduire la responsabilité individuelle.

On sait bien que, par nature, un système d'assurances présente toujours cet inconvénient d'inciter les assurés à faire supporter les conséquences de ce qu'ils font par l'ensemble des assurés et donc à créer des dommages et à prendre des risques. Mais il n'en reste pas moins qu'il est toujours possible de trouver des moyens de limiter le recours à un tel comportement. C'est précisément ce que l'on pourrait attendre d'une privatisation de l'assurance-chômage qui permettrait d'imaginer des systèmes beaucoup plus variés et mieux adaptés aux situations particulières. A titre d'exemple, que le système reste public ou qu'il soit plus ou moins privatisé, on pourrait s'inspirer des techniques du « bonus-malus » qui sont facilement entrées dans les moeurs en ce qui concerne l'assurance automobile. Elles consistent à élaborer des "profils de risque" individuels en fonction des événements enregistrés au cours d'une période passée. Ainsi, il serait logique que la cotisation d'assurance-chômage soit plus élevée pour ceux qui choisissent périodiquement de se mettre au chômage afin d'optimiser leur situation, pour ceux qui refusent un emploi qui leur est proposé ou pour ceux'qui choisissent délibérément un métier à activité très irrégulière (mais qui peut éventuellement leur rapporter beaucoup au cours des phases de travail). On pourrait également imaginer que la part de la cotisation payée par l'entreprise soit modulée en fonction de son comportement (recours à la flexibilité interne on externe). Il n'est en tout cas pas possible de maintenir le système actuel en l'état et de se contenter de négocier périodiquement des augmentations de taux de cotisation.

Un problème spécifique : le salaire minimum


Comme il a été écrit dans le rapport de la Commission sur l'emploi « l'existence d'un salaire minimum s'analyse comme une barrière d'entrée sur le marché du travail légal ». S'il en est ainsi, il conviendrait évidemment que le salaire minimum soit supprimé. Mais il faut en préciser les raisons, car ce type de proposition peut être mai interprété et être considéré comme une atteinte aux moyens d'existence des travailleurs les plus démunis. Quelles sont donc les justifications d'une suppression du salaire minimum ?

- Tout d'abord, il n'est pas justifié de faire prendre en charge au niveau du versement du salaire une politique de transfert qui peut être prise en charge par d'autres mécanismes. Nous l'avons déjà dit, les victimes du salaire minimum sont d'abord les travailleurs peu qualifiés qui, de ce fait, se trouvent au chômage. Il serait donc bien préférable que le salaire soit déterminé par le marché, qu'il permette ainsi de fournir un emploi au plus grand nombre et que, par ailleurs, des filets de sécurité soient mis en place, mais de la manière la plus personnalisée possible.

- Ensuite, il convient d'adopter une vision réaliste, c'st-à-dire une vision dynamique, de l'emploi et du travail, et non une vue statistique. La vue statistique consiste à imposer un salaire minimum donné à un moment donné, quel que soit l'apport effectif d'un travailleur à la production. Cette pratique - évidemment inspirée par la démagogle politique - a pour conséquence d'exclure du marché du travail, parfois pour une très longue période, des hommes et des femmes qui, à ce montent-là, ne peuvent pas apporter une contribution suffisante à la production pour qu'une entreprise soit incitée à les embaucher.

Or les capacités des êtres humains se modifient dans le temps, parfois de manière extraordinaire et imprévisible. A titre d'exemple, un jeune qui cherche un emploi a nécessairement une faible productivité du fait de son manque d'expérience et de savoir. En imposant à une entreprise de lui payer un salaire et des charges sociales top élevés par rapport à sa productivité, on l'empêche d'entrer sur le marché du travail et de développer ses capacités de manière telle qu'au bout d'un certain temps il pourrait obtenir un salaire réel au moins égal au salaire minimum ou même supérieur. Et ce qui est vrai pour un jeune est également vrai, par exemple, pour quelqu'un qui effectue une conversion d'activité. Ainsi, lorsqu'il a créé sa firme de services informatiques - qui devait devenir la première au monde - Ross Perot a embauché des gens sans qualification en informatique, mais il les a formés lui-même, en leur donnant évidemment un salaire relativement faible pendant un certain temps. Son entreprise n'aurait jamais existé et ses employés n'auraient jamais connu les mêmes perspectives de carrière si le salaire minimum avait existé. Autrement dit, l'existence d'un salaire minimum a pour conséquence non seulemnt d'empêcher l'entrée des individus sur le marché du travail, mais également d'empêcher la création d'entreprises (et de conduire à la destruction de celles qui existent).

La prospérité - c'est-à-dire des revenus élevés et des emplois abondants - est le résultat d'une multitude de processus d'essais et d'erreurs. En imposant aux hommes (entrepreneurs ou salariés) de faire comme si un résultat certain était déjà obtenu (salaire élevé), on empêche ces processus de découverte de se développer. Bien entendu, on ne peut pas avoir la certitude que toutes les entreprises pourront prospérer si on les laisse libres de fixer les salaires par des procédures contractuelles individuelles; on n'est pas non plus certain que tous les salariés connaîtront une hausse continue de leurs salaires. On peut par contre avoir la certitude qu'en introduisant des rigidités dans ces processus, on freinera la création d'emplois bien rémunérés.

On pourrait certes dire que l'allègement des charges sur les bas salaires, que nous critiquons par ailleurs, est en fait le moyen de compenser un salaire minimum qui est trop élevé. Autrement dit, il existerait deux systèmes équivalents : dans le premier - le système qui se met actuellement en place - le salaire minimum est « trop » élevé, mais les charges sont réduites d'autant. Dans le deuxième le salaire minimum est à son niveau "normal" (et les charges adaptées à ce niveau), mais les titulaires de bas revenus reçoivent éventuellement des transferts compensateurs (qu'il faut bien financer, de la même manière qu'il faut bien financer les allégements de charges). Il existe pourtant une différence essentielle entre ces deux systèmes, à savoir que dans le second on peut adapter les transferts aux circonstances spécifiques de ceux qui en bénéficient. Ainsi, il ne serait pas justifié de donner la même allocation à un jeune sans expérience, à faible productivité, qui vit chez ses parents et qui reçoit un salaire (temporairement) faible et à un père de famille qui reçoit le même salaire. L'allégement des charges sur les bas salaires est un mécanisme totalement aveugle, parce qu'il réalise des transferts implicites qui peuvent fort bien n'être justifiés à aucun point de vue.

Les fausses solutions

Il évident que, dans la mesure où le chômage est explicable par les causes que nous avons soulignées précédemment, la plupart des solutions fréquemment préconisées ne peuvent pas permettre de le réduire. C'est le cas, par exemple, du développement des "petits boulots", du recours au travail à temps partiel, de la diminution de la durée du travail ou de l'abaissement de I"'âge de la retraite. Certes, la réglementation du temps de travail constitue un obstacle à l'épanouissement individuel, et la liberté de choix doit être rendue aux individus pour cette raison (liberté de choisir l'âge de la retraite, la durée du travail, etc-). Mais les mesures de ce genre n ont qu'un lointain rapport avec les véritables obstacles à I'emploi.

Une grande partie des suggestions qui sont fréquemment faites pour résoudre le poblèrne du chômage risquent alors d'aggraver le mal au lieu de le guérir. Il ne suffit pas, en effet, de "créer des emplois", encore faut-il que ces emplois soient eux-mêmes créateurs de richesses. Si, par exemple, le coût d'un ernploi (salaire direct et salaire indirect) est supérieur à la valeur de ce qu'il permet de produire, la création et le maintien de cet emploi ne sont possibles qu'à condition de prélever des ressources créées par d'autres, au risque de rendre les emplois correspondants non rentables. Autrement dit, ce que l'on appelle bien souvent la politique d'emploi risque fort d'aboutir au contraire de ce qu'elle est censée obtenir. En voici quelques exemples.

Le partage du travail est souvent invoqué comme l'une des mesures de lutte contre le chômage. Cette idée repose sur une erreur fondementale, celle qui consiste à penser qu'il existe un nombre d'emplois limité en France et qu'il faut donc répartir les emplois existants le plus équitablement possible. En réalité, les possibilités d'emploi sont illimitées, à condition, précisément, qu'on n'impose pas à la société française les rigidités qui ont été mentionnées ci-dessus. Il ne sert à rien de répartir la pénurie. Mieux vaut supprimer les causes de la pénurie.

Or, si l'on veut véritablement financer toutes les charges de type collectf, c'est une augmentation de la durée du travail qui serait nécessaire. Et de toutes façons, on peut se demander pourquoi il doit exister une définition légale de la durée du travail, par jour, mois ou année, ou de la durée de la vie active (âge de la retraite). C'est aux personnes concernées de le décider par voie contractuelle.

C'est aussi cette idée d'un nombre limité d'emplois qui inspire ceux pour lesquels les immigrés "prennent du travail aux Français". Cette idée est fausse, dans la mesure où les immigrés créent des richesses. Le seul problème qui se pose est de savoir s'ils reçoivent plus que leur apport productif. Or, le système de protection sociale français a pour conséquence de subventionner vigoureusement ceux qui sont les moins productifs. Il constitue donc une puissante incitation à l'immigration de ceux dont la productivité est la plus faible et décourage au contraire les autres. Et le coût des transferts correspondants repose évidemment sur d'autres personnes qui voient s'amoindrir la rentabilité de leurs efforts. Ce n'est donc pas l'immigration par elle-même qui crée des problèmes pour le marché du travail, mais plus généralement le système d'irresponsabilité que nous avons précédemment dénoncé.

Le développement du travail à temps partiel ou l'accroissement de la flexibilité du temps de travail sont des objectifs souhaitables par eux-mêmes dans la mesure où ils peuvent permettre une meilleure adaptation du temps de travail aux besoins des salariés ou de leurs employeurs. Ce faisant, ils permettent peut-être d'accroître la productivité et donc d'alléger la contrainte qu'un coût excessif du travail fait peser sur l'emploi. Mais il n'y a aucune raison de subventionner ceux qui ont recours à ces formules, car les ressources ainsi transférées sont nécessairement retirées à d'autres dont le coût du travail augmente et dont les incitations productives sont amoindries.

L'allègement des charges sur les bas salaires donne le sentiment de résoudre le problème spécifique du chômage qui frappe particulièrement le main-d'oeuvre la moins bien formée. Notons au passage qu'il est d'ailleurs étrange de constater que, bien souvent, ceux qui prétendent que le coût du travail ne permet pas d'expliquer le chômage, sont favorables à une mesure qui diminue le coût du travail et qui, d'après eux, doit permettre de diminuer le chômage ! Nous ne nions évidemment pas que la diminution du coût du travail, par exemple par l'allégement des charges, permet de diminuer le chômage. Mais comment va être financé cet allégement de charges ? Bien évidemment par un accroissement des charges prélevées par ailleurs. Il se peut qu'une partie en soit finalement même supportée par les titulaires de bas salaires du fait de phénomènes d'incidence fiscale que l'on connait mal. Et dans la mesure où elles seront supportées par les autres, elles diminueront d'autant leurs incitations productives ou elles les conduiront tout simplement à la faillite. C'est l'intérêt des titulaires de bas revenus qu'il y ait le plus grand nombre possible d'employeurs. Mais ce n'est évidemment pas en taxant ces derniers de manière croissante qu'on les incitera à créer des emplois.

Le développement des services - et plus particulièrement de certains d'entre eux, les « services de proximité », les services destinés à répondre à une demande peu solvable, etc. - est un thème à la mode dans les discussions sur l'emploi. On peut se demander pourquoi. Il n'existe en effet aucun moyen de savoir si la création d'emplois dans certains secteurs de services est préférable à la création d'emplois dans d'autres secteurs. Le volontarisme qui inspire les propositions faites à ce sujet rappelle celui qui a inspiré pendant des décennies de prétendues politiques de développement dans des pays pudiquement appelés « pays en Voie de développement », mais qui sont restés ou devenus des pays sous-développés précisément à cause de ce volontarisme. La priorité à l'industrialisation, la création de pôles de développement, l'auto-suffisance, tels sont quelques uns des mots d'ordre du passé, auxquels il faudrait donc ajouter, pour la France, la « priorité aux services ».

Il paraît d'autant plus dangereux de s'orienter dans cette voie qu'on semble vouloir privilégier les services à faible productivité. Nous retrouvons là une conséquence logique de l'idée - erronée - selon laquelle le chômage français s'expliquerait par une croissance trop rapide de la productivité. Des travaux statistiques élaborés, des modèles même, donnent une apparence scientifique à ces propositions, en prétendant prévoir le nombre d'emplois qui pourraient être créés dans tel ou tel secteur de service. Mais reposant sur une analyse erronée, ces travaux ne peuvent donner que des résultats faux. Si, véritablement, le problème consistait à "créer des emplois", il suffirait, par exemple, d'interdire l'usage des grues dans la construction pour créer des milliers ou des millions d'emplois (puisqu'on utiliserait des hommes et des femmes pour transporter les matériaux sur leur tête ou dans leurs bras..). Le problème n'est pas de créer des emplois, mais de savoir à quel coût et pour quel bénéfice. Un économiste - parce qu'il rejoint heureusement la manière d'agir concrète des gens - ne se demande jamais s'il faut produire, mais si la production permet de créer plus de valeur qu'elle n'en absorbe. Il se demandera de même comment rechercher l'efficacité dans l'utilisation de la main-d'oeuvre, de telle sorte que la meilleure politique d'emploi ne consiste pas à créer des emplois dans n'importe quelle condition.

Les difficultés actuelles en France viennent de l'excès des prélèvements, de leur caractère désincitatif, des règlementations et des privilèges qui figent les situations. Vouloir les surmonter par la création volontariste d'emplois à faible productivité, c'est nécessairement créer un chômage supplémentaire. Ainsi, si l'on prélève des impôts sur certains Français pour aider le développement de "services de proximité", on diminue d'autant la demande de ces contribuables et donc des emplois. Et il se peut fort bien que l'on supprime ainsi des emplois à forte productivité pour les remplacer par des emplois à faible productivité. On ne fait donc qu'aggraver les difficultés du marché du travail. Comme le soulignait volontiers F. Bastiat, il y a ce qu'on voit et ce qu'on ne voit pas. Ce qu'on voit ce sont les emplois créés, ce qu'on ne voit pas ce sont les emplois détruits... Le protectionnisme est très vigoureusement réclamé comme un instrument de défense de l'emploi, parfois sous la forme d'une préférence communautaire, comme si les frontières de l'Europe avaient un aspect magique tel que les échanges à l'intérieur de la Communauté seraient bénéfiques, alors que les échanges avec le reste du monde seraient dangereux pour l'emploi !

Or, il existe dans ce domaine des propositions absolument incontournables, en particulier la suivante : il est illusoire de penser que l'on peut protéger toutes les activités productives d'un pays. La protection d'une activité dans un pays se fait toujours aux dépens des autres activités de ce même pays. Le pouvoir de contrainte étatique réserve certains marchés aux producteurs nationaux, mais le gain obtenu par ceux qui sont protégés est plus faible que la perte subie par les autres, de telle sorte que l'économie dans son ensemble est moins efficace. Parce qu'on raisonne généralement de manière partielle, on « voit » les emplois sauvegardés dans l'activité qui bénéficie d'une protection, mais on ne voit pas ceux qui disparaissent dans les activités qui supportent nécessairement une protection négatives.

Quelles sont alors les conséquences du protectionnisme sur J'emploi ? Le salaire réel moyen doit diminuer puisque l'économie est moins efficace. S'il ne diminue pas, pour une raison ou une autre (par exemple la rigidité à la baisse des salaires), il en résulte du chômage. Contrairement à l'opinion trop généralement acceptée actuellement, le protectionnisme ne peut, en aucun cas, protéger l'emploi, bien au contraire. En résumé, aucune politique économique ne peut être créatrice d'emplois qui soient eux-mêmes créateurs et non destructeurs de richesses. Tout ce que l'on peut donc demander c'est la suppression de tous les obstacles qui empêchent les employeurs potentiels et les salariés potentiels de se rencontrer et de produire des richesses.

http://www.catallaxia.org/wiki/Pascal_Salin:Les_obstacles_%C3%A0_l%27emploi
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MessageSujet: Re: Très belle et profonde homélie de l'abbé de Tanouärn pour la nouvelle année "de tous les dangers"   Jeu 05 Jan 2012, 07:12

heu!! et les intérêts notionels appliqués en Belgique, qui permettent à des entreprises aux bénéfices plantureux de ne pas payer d'impôts ou d'en payer si peu (moins de 1000 euros par an) pendant que le travailleur moyen remet 45% de son salaire à l'état, vous en pensez quoi?
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MessageSujet: Re: Très belle et profonde homélie de l'abbé de Tanouärn pour la nouvelle année "de tous les dangers"   Jeu 05 Jan 2012, 08:47

Philippe Fabry a écrit:
Karl a écrit:

- l'effet nouveau d'un esprit révolutionnaire, avant tout anti-chrétien à travers tous ses avatars, .
N'est-il pas ce mondialisme, la dernière idéologie en date, sous couvert de mondialisation soit-disant "libérale" mais en réalité totalitaire et prête à broyer qui s'oppose à elle?
On peut au moins se poser la question: Dans ce processus quel est le rôle dévolu à l'islam? Ne serait-il pas celui de l'idiot utile? Utile pour abaisser, baillonner (c'est en cours, on peut le constater ts les jours)anéantir si possible, ce qui demeure de civilisation chrétienne dans son principal sanctuaire, l'Europe, après la panne du "rouleau-compresseur" marxiste?

Vous inversez les causes et les effets. Vous vous dites : "ces gens détestent la religion chrétienne, donc pour lutter contre la religion chrétienne ils utilisent l'islamisme radical comme épouvantail afin, par amalgame de ce fanatisme avec toutes les autres religions, d'être justifiés à frapper toute religion".
Or, c'est le processus inverse qui a lieu : depuis toujours, certaines personnes amalgament systématiquement, par ignorance, erreur, toute religion avec les comportements les plus fanatiques et regrettables qui puissent se trouver au sein de celle-ci, et si aujourd'hui la peur de l'islam radical nourrit parfois la peur des religions, c'est à cause de ce type d'amalgame.
C'est donc à la base parce que les gens font des amalgames fallacieux qu'ils détestent la religion, et non parce qu'ils détestent la religion qu'il font des amalgames fallacieux.



En 1905 on n'avait pas besoin en France d'un islam radical pour dépouiller et chasser de leurs locaux par la violence les ordres religieux catholiques...

Et la déchristianisation a largement précédé en Europe la peur de l'islamisme; ce n'est donc pas ou pas seulement par amalgames fallacieux que se développerait une "peur des religions qui frappe curieusement ds l'Occident le christianisme et déroulerait plutôt des tapis rouges à l'islam au nom d'une culpabilité post-coloniale bien naive et de je ne sais quels autres arguments de gauchistes.
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Jonas et le signe



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MessageSujet: Re: Très belle et profonde homélie de l'abbé de Tanouärn pour la nouvelle année "de tous les dangers"   Jeu 05 Jan 2012, 09:15

Philippe Fabry a écrit:
Karl a écrit:


Ce ne sont pas les banques qui ont mis sur la paille tout un peuple ! Tout ce peuple américain de 1929 était gavé de crédits qu'il avait librement consentis pour consommer, de la même manière qu'aujourd'hui tout le monde est responsable de la crise, parce que tout le monde a bien profité de la vie à crédit. Ce n'est pas honorer la dignité des individus que de leur dire qu'ils ne sont pas en faute, qu'ils se sont fait avoir par des méchants banquiers. Non, chacun est responsable de sa mauvaise gestion.
Durant les années 1920, la toute jeune Réserve Fédérale (créée en 1913, rappel) a créé de la monnaie à tour de bras pour faire baisser les taux et stimuler le crédit... c'est-à-dire exactement ce qu'a fait la Fed entre 2000 et 2008, et qu'elle fait encore aujourd'hui.
Donc c'est la faute de l'Etat qui vicie le capitalisme en y introduisant des mécanismes pervers.


Arrêtez-moi si je dis une bêtise, mais si la Reserve fédérale est responsable de l'inflation de crédit, les banques étaient certainement intéressées à jouer le jeu... Comme actuellement avec l'euro.
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julia



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MessageSujet: Re: Très belle et profonde homélie de l'abbé de Tanouärn pour la nouvelle année "de tous les dangers"   Jeu 05 Jan 2012, 09:58

L'ultra-libéralisme à l'américaine donne lieu à une infecte idolâtrie de l'argent.

Il n'est pas rare que des personnes s'assassinent pour toucher l'assurance-vie du conjoint par exemple, et les épisodes de colombo n'ont fait que s'inspirer des faits divers ordinaires made in USA;

Cela dit, je ne suis pas communiste, loin s'en faut, mais surtout parce que c'est une idéologie athée, donc diabolique.

Les systèmes d'Europe du Nord sont en ce sens intéressants, avec d'assez bons résultats.

On oublie qu'en France, en son temps, le président Giscard d'Estaing a décrété la fameuse loi du "rapprochement familial" aux travailleurs émigrés, ce qui nous a valu ce qu'on connaît aujourd'hui : un tsunami de l'islam revanchard.

Fort cyniquement, à l'époque, il n'avait pas caché ses motifs : c'était pour maintenir de bas salaires. Hé oui, les français seraient forcément devenus trop gourmands, râleurs et belliqueux comme ils sont, alors on a fait venir en masse cette main d'oeuvre bas prix avec toute la famille...un cas unique au monde, dont on mesure mal les conséquences.

Je sais, je vais me faire tabasser pour avoir parlé de choses pas politiquement correctes, mais ça va mieux en le disant quand-même.
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MessageSujet: Re: Très belle et profonde homélie de l'abbé de Tanouärn pour la nouvelle année "de tous les dangers"   Jeu 05 Jan 2012, 10:08

cath1250 a écrit:
heu!! et les intérêts notionels appliqués en Belgique, qui permettent à des entreprises aux bénéfices plantureux de ne pas payer d'impôts ou d'en payer si peu (moins de 1000 euros par an) pendant que le travailleur moyen remet 45% de son salaire à l'état, vous en pensez quoi?

J'en pense que les entreprises ne paient pas d'impôts de toute façon, les impôts sont toujours payés en bout de chaîne par des personnes réelles : les capitalistes qui risquent leur argent dans une affaire, les salariés, les consommateurs.

Les impôts sur les sociétés sont complètement absurdes et nuisibles, ils devraient être supprimés. Ils ne frappent pas les entreprises mais l'échange libre entre deux personnes qui voudraient se mettre d'accord (que ce soit pour un contrat de travail ou quand vous voulez acheter un article en supermarché), et sont donc un frein puissant à davantage de prospérité et d'emploi. Supprimer cet impôt réduirait les injustices que vous soulignez quand les grands groupes ont les moyens de tirer parti à leur avantage de la complexité de la réglementation.
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MessageSujet: Re: Très belle et profonde homélie de l'abbé de Tanouärn pour la nouvelle année "de tous les dangers"   Jeu 05 Jan 2012, 10:12

Karl a écrit:
Arrêtez-moi si je dis une bêtise, mais si la Reserve fédérale est responsable de l'inflation de crédit, les banques étaient certainement intéressées à jouer le jeu... Comme actuellement avec l'euro.

Effectivement, supprimez la réserve fédérale, la BCE, laissez les banques être libres et faire faillite : dans un premier temps il faut organiser ces faillites proprement selon des modalités particulières, c'est là que l'état peut avoir un rôle en rétablissant une responsabilité qui a disparu.

Et vous verrez, avec un tel retour progressif au capitalisme de responsabilité, il n'y aura plus d'inflation, plus de crises économiques, plus de bulles spéculatives, plus de développement concéreux du système financier, plus de bonus délirants.
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Très belle et profonde homélie de l'abbé de Tanouärn pour la nouvelle année "de tous les dangers"   Jeu 05 Jan 2012, 10:16

Dromaeosaurus a écrit:


Les impôts sur les sociétés sont complètement absurdes et nuisibles, ils devraient être supprimés. Ils ne frappent pas les entreprises mais l'échange libre entre deux personnes qui voudraient se mettre d'accord (que ce soit pour un contrat de travail ou quand vous voulez acheter un article en supermarché), et sont donc un frein puissant à davantage de prospérité et d'emploi. Supprimer cet impôt réduirait les injustices que vous soulignez quand les grands groupes ont les moyens de tirer parti à leur avantage de la complexité de la réglementation.

Franchement, vous vous nourrissez ici d'illusions. Allez vivre dans un pays où il n'y a pas d'impôts, donc pas d'Etat, pas de Police, pas de routes, pas de profs, pas d’hôpitaux.

Ce pays s'appelle la jungle.

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MessageSujet: Re: Très belle et profonde homélie de l'abbé de Tanouärn pour la nouvelle année "de tous les dangers"   Jeu 05 Jan 2012, 10:22

[quote="Dromaeosaurus"]
cath1250 a écrit:


Les impôts sur les sociétés sont complètement absurdes et nuisibles, ils devraient être supprimés. Ils ne frappent pas les entreprises mais l'échange libre entre deux personnes qui voudraient se mettre d'accord (que ce soit pour un contrat de travail ou quand vous voulez acheter un article en supermarché), et sont donc un frein puissant à davantage de prospérité et d'emploi. Supprimer cet impôt réduirait les injustices que vous soulignez quand les grands groupes ont les moyens de tirer parti à leur avantage de la complexité de la réglementation.

salut entièrement d'accord, j'ai monté deux entreprises et en ai récupéré une, et je peux dire que ce sont les impôts et les charges sociales étouffantes qui m'ont toujours empêchés d'embaucher plus ou de mieux payer les salariés et moi au passage...Résultat, j'ai monté une entreprise sans salarié pour éviter les charges salariales qui freinent l’innovation et la croissance, je me cantonne à l'impôt sur les sociétés ( qui est une honte car nous sommes encore taxés par la suite sur nos dividendes au titre de l'impôt sur les revenus).
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MessageSujet: Re: Très belle et profonde homélie de l'abbé de Tanouärn pour la nouvelle année "de tous les dangers"   Jeu 05 Jan 2012, 10:22

julia a écrit:
L'ultra-libéralisme à l'américaine donne lieu à une infecte idolâtrie de l'argent.

Les Etats-Unis ne sont plus "ultra-libéraux" depuis longtemps. Ils ont un état qui pèse presque 30% du PIB national, une sécurité sociale, des règles protectionnistes, des nombreuses réglementations, une monnaie papier qui perd de sa valeur à grande vitesse.

La France a une tradition d'"ultra-libéralisme" plus forte et ancienne que les Etats-Unis et autres pays anglophones. Cantillon est un prédecsesseur génial de Adam Smith (qui l'a plagié semble-t-il), beaucoup des grands économistes dont les Etats-Unis se sont inspirés sont Français et la liste des grands auteurs libéraux Français est très longue jusqu'à aujourd'hui. Même la pensée catholique a beaucoup contribué au libéralisme avec la tradition du droit naturel perpétuée par un Thomas d'Aquin ou l'école de Salamanque en Espagne.

L'"ultra-libéralisme" (concet idiot) ne donne pas lieu à une infecte idôlatrie de l'argent, les Etats-Unis sont le pays dans lequel les gens riches sont le plus généreux, on connait tous l'association caritative fondée par Bill Gates et c'est loin d'être un cas isolé.
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MessageSujet: Re: Très belle et profonde homélie de l'abbé de Tanouärn pour la nouvelle année "de tous les dangers"   Jeu 05 Jan 2012, 10:25

Et donc pour financer tout cela, c'est le consommateur final uniquement qui va payer? autant ne plus travailler qu'en noir dans ce cas et surtout organiser son insolvabilité. Une vie style la série Mad Max, dans un environnement sympathique.

une entreprise est une personne morale mais une personne quand même, donc, comme tout le monde, qu'elle paie ses impôts, d'autant qu'ils en récupèrent une partie par le biais de toute sortes de facilités, qu'ils reçoivent des subventions, etc... que les cotisations sociales sont à 100% déductibles (sauf erreur de ma part) mais pour cela bien évidemment faut déclarer des revenus. (je parle pour la Belgique). les responsables et dirigeants de ces entreprises ont quand même un certain niveau de fortune, suffisant pour mettre leur patrimoine immobilier en société et donc, encore une fois, éviter tout un tas d'impôts et des droits de succession. çà aussi c'est juste par rapport à la classe moyenne? le socialisme à outrance, il freine les motivations et endort les gens sur des acquis, certes, mais tomber dans un capitalisme sans freins, c'est aller droit dans le mur.
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MessageSujet: Re: Très belle et profonde homélie de l'abbé de Tanouärn pour la nouvelle année "de tous les dangers"   Jeu 05 Jan 2012, 10:25

Arnaud Dumouch a écrit:
Franchement, vous vous nourrissez ici d'illusions. Allez vivre dans un pays où il n'y a pas d'impôts, donc pas d'Etat, pas de Police, pas de routes, pas de profs, pas d’hôpitaux.

Ce pays s'appelle la jungle.

Cher Arnaud, vous avez encore perdu une occasion de vous taire : évitez de répondre à chaque fois à côté de la pensée de votre interlocuteur !

Je n'ai pas demandé à ce qu'on supprime les fonctions régaliennes, mais à ce qu'on supprime les impôts nuisibles et destructeurs, ce qu'est l'IS. Les libéraux sont pour garder un impôt non progressif simple raisonnable et transparent.

Lisez le message de Paco, vous verrez que c'est moi qui ai raison dans le REEL.
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MessageSujet: Re: Très belle et profonde homélie de l'abbé de Tanouärn pour la nouvelle année "de tous les dangers"   Jeu 05 Jan 2012, 10:30

Il est vrai qu'en France, les taxes et impôts sont tels qu'ils empêchent carrément la création d'entreprise...et on a ainsi des tas de personnes qui ont pourtant des talents, et qui vont pointer aux assedics !

Absurde
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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Très belle et profonde homélie de l'abbé de Tanouärn pour la nouvelle année "de tous les dangers"   Jeu 05 Jan 2012, 10:35

julia a écrit:
Il est vrai qu'en France, les taxes et impôts sont tels qu'ils empêchent carrément la création d'entreprise...et on a ainsi des tas de personnes qui ont pourtant des talents, et qui vont pointer aux assedics !

Absurde

Eh bien tout ça c'est la conséquence de politiques socialistes, pas capitalistes, pas libérales.

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MessageSujet: Re: Très belle et profonde homélie de l'abbé de Tanouärn pour la nouvelle année "de tous les dangers"   Jeu 05 Jan 2012, 10:36

... et on les refuse aux assédics parce qu'elles sont arrivée en retard, à cause des petits malins qui n'ont pas été fichus de retirer les anciens panneaux pour les mettre au bon endroit une année après que leurs locaux aient été déménagés.

La prochaine fois, j'y vais, non pas avec une arme ni avec une bombe artisanale, mais pire que ça : avec ma mère. affraid
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MessageSujet: Re: Très belle et profonde homélie de l'abbé de Tanouärn pour la nouvelle année "de tous les dangers"   Jeu 05 Jan 2012, 10:36

cath1250 a écrit:
Et donc pour financer tout cela, c'est le consommateur final uniquement qui va payer? autant ne plus travailler qu'en noir dans ce cas et surtout organiser son insolvabilité. Une vie style la série Mad Max, dans un environnement sympathique.

Ce que je veux dire, c'est que quand vous inventez un nouvel impôt chaque jour (ce que fait actuellement le gouvernement) en croyant frapper telle catégorie de la population : les riches, la tradeurs, les capitalistes, les entreprises, les employeurs, les salariés, etc. en fait vous modifez les comportements de tous les acteurs du marché qui vont se décider à contracter en intégrant à la base le fait que cet impôt existe.

Donc les effets pervers des impôts s'étendent toujours bien au delà de la catégorie qu'ls sont censés viser, contrairement à ce que prétend la démagogie et l'imagination sans limite des politiques. Du fait que c'est la liberté contractuelle qui permet la création de richesse (on n'échange pas si on n'y voit pas un avantage) et que tout impôt est fondamentalement un prélèvement sur l'échange libre des consentements, tous les impôts qui frappent les entreprises ou les profits frappent en fait aussi en fin de compte les salariés et les consommateurs.
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Jonas et le signe



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MessageSujet: Re: Très belle et profonde homélie de l'abbé de Tanouärn pour la nouvelle année "de tous les dangers"   Jeu 05 Jan 2012, 10:40

Citation :
Dromaeosaurus a écrit:
Karl a écrit:
Arrêtez-moi si je dis une bêtise, mais si la Reserve fédérale est responsable de l'inflation de crédit, les banques étaient certainement intéressées à jouer le jeu... Comme actuellement avec l'euro.

Effectivement, supprimez la réserve fédérale, la BCE, laissez les banques être libres et faire faillite : dans un premier temps il faut organiser ces faillites proprement selon des modalités particulières, c'est là que l'état peut avoir un rôle en rétablissant une responsabilité qui a disparu.

Et vous verrez, avec un tel retour progressif au capitalisme de responsabilité, il n'y aura plus d'inflation, plus de crises économiques, plus de bulles spéculatives, plus de développement concéreux du système financier, plus de bonus délirants.


D'ailleurs je ne comprends vraiment pas pourquoi les états veulent recapitaliser les banques aux frais du contribuables. Auraient-ils une responsabilité particulières ds l'irresponsabilité des banques?
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MessageSujet: Re: Très belle et profonde homélie de l'abbé de Tanouärn pour la nouvelle année "de tous les dangers"   Jeu 05 Jan 2012, 10:49

Karl a écrit:

D'ailleurs je ne comprends vraiment pas pourquoi les états veulent recapitaliser les banques aux frais du contribuables. Auraient-ils une responsabilité particulières ds l'irresponsabilité des banques?

Les états ont surtout besoin des banques et de leur fausse monnaie pour financer leur dette et leur gabegie, d'où cette collusion malsaine des grandes banques et des états.
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julia



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MessageSujet: Re: Très belle et profonde homélie de l'abbé de Tanouärn pour la nouvelle année "de tous les dangers"   Jeu 05 Jan 2012, 10:54

A propos, est-il vrai que les banques ont le pouvoir et le droit de frapper monnaie ???
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Jonas et le signe



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MessageSujet: Re: Très belle et profonde homélie de l'abbé de Tanouärn pour la nouvelle année "de tous les dangers"   Jeu 05 Jan 2012, 10:57

Dromaeosaurus a écrit:
Karl a écrit:

D'ailleurs je ne comprends vraiment pas pourquoi les états veulent recapitaliser les banques aux frais du contribuables. Auraient-ils une responsabilité particulières ds l'irresponsabilité des banques?

Les états ont surtout besoin des banques et de leur fausse monnaie pour financer leur dette et leur gabegie, d'où cette collusion malsaine des grandes banques et des états.

Si les états sont de toute façon assez irresponsables pour se financer par les banques -c'est ce qui se produit actuellement selon vous?- autant alors revenir sur la loi de 1973 et emprunter à une banque nationale (bque de France etc) à moindres frais... comme propose de le faire MLP.
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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Très belle et profonde homélie de l'abbé de Tanouärn pour la nouvelle année "de tous les dangers"   Jeu 05 Jan 2012, 11:06

Karl a écrit:
Dromaeosaurus a écrit:
Karl a écrit:

D'ailleurs je ne comprends vraiment pas pourquoi les états veulent recapitaliser les banques aux frais du contribuables. Auraient-ils une responsabilité particulières ds l'irresponsabilité des banques?

Les états ont surtout besoin des banques et de leur fausse monnaie pour financer leur dette et leur gabegie, d'où cette collusion malsaine des grandes banques et des états.

Si les états sont de toute façon assez irresponsables pour se financer par les banques -c'est ce qui se produit actuellement selon vous?- autant alors revenir sur la loi de 1973 et emprunter à une banque nationale (bque de France etc) à moindres frais... comme propose de le faire MLP.

Non. Ce qu'il faut faire c'est supprimer les banques centrales et autoriser les banques privées à frapper leur monnaie comme cela s'est fait aux USA entre 1830 et 1913.


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MessageSujet: Re: Très belle et profonde homélie de l'abbé de Tanouärn pour la nouvelle année "de tous les dangers"   Jeu 05 Jan 2012, 11:07

julia a écrit:
A propos, est-il vrai que les banques ont le pouvoir et le droit de frapper monnaie ???

C'est effectivement le cas avec certaines pratiques.


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MessageSujet: Re: Très belle et profonde homélie de l'abbé de Tanouärn pour la nouvelle année "de tous les dangers"   Jeu 05 Jan 2012, 11:27

Philippe Fabry a écrit:
Karl a écrit:
Dromaeosaurus a écrit:
Karl a écrit:

D'ailleurs je ne comprends vraiment pas pourquoi les états veulent recapitaliser les banques aux frais du contribuables. Auraient-ils une responsabilité particulières ds l'irresponsabilité des banques?

Les états ont surtout besoin des banques et de leur fausse monnaie pour financer leur dette et leur gabegie, d'où cette collusion malsaine des grandes banques et des états.

Si les états sont de toute façon assez irresponsables pour se financer par les banques -c'est ce qui se produit actuellement selon vous?- autant alors revenir sur la loi de 1973 et emprunter à une banque nationale (bque de France etc) à moindres frais... comme propose de le faire MLP.

Non. Ce qu'il faut faire c'est supprimer les banques centrales et autoriser les banques privées à frapper leur monnaie comme cela s'est fait aux USA entre 1830 et 1913.



Ne pensez-vous pas que la période en question est un peu particulière du point de vue de l'économie? Croissance, optimisme, frontière indéfiniment reculée, immigration qui nourrit la croissance, etc.?
Si l'état US est intervenu au XXième siècle n'est-ce pas que les conditions d'un libéralisme pur n'étaient plus réunies? (chaos social, crise financière...)


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MessageSujet: Re: Très belle et profonde homélie de l'abbé de Tanouärn pour la nouvelle année "de tous les dangers"   Jeu 05 Jan 2012, 11:30

[quote][quote="julia"]

Citation :
On oublie qu'en France, en son temps, le président Giscard d'Estaing a décrété la fameuse loi du "rapprochement familial" aux travailleurs émigrés, ce qui nous a valu ce qu'on connaît aujourd'hui : un tsunami de l'islam revanchard.



Et en plus il a accueilli l'ayatollah Khomeini en France!
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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Très belle et profonde homélie de l'abbé de Tanouärn pour la nouvelle année "de tous les dangers"   Jeu 05 Jan 2012, 12:19

Karl a écrit:
Philippe Fabry a écrit:
Karl a écrit:
Dromaeosaurus a écrit:
Karl a écrit:

D'ailleurs je ne comprends vraiment pas pourquoi les états veulent recapitaliser les banques aux frais du contribuables. Auraient-ils une responsabilité particulières ds l'irresponsabilité des banques?

Les états ont surtout besoin des banques et de leur fausse monnaie pour financer leur dette et leur gabegie, d'où cette collusion malsaine des grandes banques et des états.

Si les états sont de toute façon assez irresponsables pour se financer par les banques -c'est ce qui se produit actuellement selon vous?- autant alors revenir sur la loi de 1973 et emprunter à une banque nationale (bque de France etc) à moindres frais... comme propose de le faire MLP.

Non. Ce qu'il faut faire c'est supprimer les banques centrales et autoriser les banques privées à frapper leur monnaie comme cela s'est fait aux USA entre 1830 et 1913.



Ne pensez-vous pas que la période en question est un peu particulière du point de vue de l'économie? Croissance, optimisme, frontière indéfiniment reculée, immigration qui nourrit la croissance, etc.?
Si l'état US est intervenu au XXième siècle n'est-ce pas que les conditions d'un libéralisme pur n'étaient plus réunies? (chaos social, crise financière...)

Non.

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MessageSujet: Re: Très belle et profonde homélie de l'abbé de Tanouärn pour la nouvelle année "de tous les dangers"   Jeu 05 Jan 2012, 12:51

julia a écrit:
A propos, est-il vrai que les banques ont le pouvoir et le droit de frapper monnaie ???

Les banques privées émettent de la monnaie de crédit à partir de leurs fonds propres avec un certain rapport de ce dernier (8% je crois).

Mais elles ne peuvent pas inventer leurs fonds propres ! En dernier lieu, c'est la banque centrale qui a le pouvoir d'augmenter la masse monétaire en prétant aux banques de l'argent sortant de nulle part à des taux artificiels qu'elle fixe arbitrairement, et les états en imposant le pourcentage de fonds propres réglementaires imposé aux banques.

Les banques privées ont tout intérêt à ce que ce système soviétique de crédit planifié perdure.
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MessageSujet: Re: Très belle et profonde homélie de l'abbé de Tanouärn pour la nouvelle année "de tous les dangers"   Jeu 05 Jan 2012, 13:16

Philippe Fabry a écrit:
Karl a écrit:
Philippe Fabry a écrit:
Karl a écrit:


Si les états sont de toute façon assez irresponsables pour se financer par les banques -c'est ce qui se produit actuellement selon vous?- autant alors revenir sur la loi de 1973 et emprunter à une banque nationale (bque de France etc) à moindres frais... comme propose de le faire MLP.

Non. Ce qu'il faut faire c'est supprimer les banques centrales et autoriser les banques privées à frapper leur monnaie comme cela s'est fait aux USA entre 1830 et 1913.



Ne pensez-vous pas que la période en question est un peu particulière du point de vue de l'économie? Croissance, optimisme, frontière indéfiniment reculée, immigration qui nourrit la croissance, etc.?
Si l'état US est intervenu au XXième siècle n'est-ce pas que les conditions d'un libéralisme pur n'étaient plus réunies? (chaos social, crise financière...)

Non.

Vous aussi parfois vous répondez comme un communiste; "monsieur Niet"... Mr.Red
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MessageSujet: Re: Très belle et profonde homélie de l'abbé de Tanouärn pour la nouvelle année "de tous les dangers"   Jeu 05 Jan 2012, 13:43

Ben moi, j'estime qu'au-delà des meilleures théories, il y a des moments où les choses ne s'arrangent plus d'elle-mêmes.
En 1930 des petits fermiers américains se retrouvaient sans terre et sans rien à manger...
Qui pouvait les aider, au moins momentanément? Une réforme de l'état supprimant la Réserve fédérale? Le laissez tomber en faillite que vous prônez?

Et aujourd'hui en France, qu'est-ce donc qui mettra fin à la croissance exponentielle de la criminalité urbaine et banlieusarde, du trafic de drogue qui seul paradoxallement, fait vivre et "occupe" un grand nombre de jeunes déboussolés? Qui aura le courage d'en finir avec une immigration qui obère à la source toutes les actions entreprises -valides ou pas- pour pacifier, instruire, motiver, intégrer des communautés dissolvantes pour la nation et nos valeurs? Et comment?

Avec
Moins d'état?
Moins de flics?
Moins de moyens...?

Sûrement, il est nécessaire d'avoir
Moins de réglementation
Moins de fonctionnaires
Moins d'impôts?
Moins d'Europe-carcan pour nos produits
pour redonner du travail -du vrai- aux français

Mais pê y-a-t-il un ordre à respecter dans la libéralisation, (un ordre à restaurer d'ailleur), avant de pouvoir compter sur l'initiaitive privée.


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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Très belle et profonde homélie de l'abbé de Tanouärn pour la nouvelle année "de tous les dangers"   Jeu 05 Jan 2012, 13:51

[quote]
Karl a écrit:
Ben moi, j'estime qu'au-delà des meilleures théories, il y a des moments où les choses ne s'arrangent plus d'elle-mêmes.
En 1930 des petits fermiers américains se retrouvaient sans terre et sans rien à manger...
Qui pouvait les aider, au moins momentanément? Une réforme de l'état supprimant la Réserve fédérale? Le laissez tomber en faillite que vous prônez?

Les aides sociales inventées par Roosevelt les ont aidés (l'équivalent du RMI actuel).


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MessageSujet: Re: Très belle et profonde homélie de l'abbé de Tanouärn pour la nouvelle année "de tous les dangers"   Jeu 05 Jan 2012, 13:55

[quote]
Arnaud Dumouch a écrit:
Citation :
Karl a écrit:
Ben moi, j'estime qu'au-delà des meilleures théories, il y a des moments où les choses ne s'arrangent plus d'elle-mêmes.
En 1930 des petits fermiers américains se retrouvaient sans terre et sans rien à manger...
Qui pouvait les aider, au moins momentanément? Une réforme de l'état supprimant la Réserve fédérale? Le laissez tomber en faillite que vous prônez?

Les aides sociales inventées par Roosevelt les ont aidés (l'équivalent du RMI actuel).



Ben oui; c'était ironique, à l'adresse de Philippe, pour qui toute intervention étatique est à proscrire.
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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Très belle et profonde homélie de l'abbé de Tanouärn pour la nouvelle année "de tous les dangers"   Jeu 05 Jan 2012, 14:11

Karl a écrit:
Ben moi, j'estime qu'au-delà des meilleures théories, il y a des moments où les choses ne s'arrangent plus d'elle-mêmes.
En 1930 des petits fermiers américains se retrouvaient sans terre et sans rien à manger...
Qui pouvait les aider, au moins momentanément? Une réforme de l'état supprimant la Réserve fédérale? Le laissez tomber en faillite que vous prônez?

Il y avait des soupes populaires, des organisations caritatives. C'était pas la fête, mais c'est normal, on parle de temps de crise. Ce n'était pas non plus le ghetto de Varsovie.
Vous savez, c'est bien joli de faire dans l'émotionnel, mais il y a un moment où il faut raisonner en adulte. Il y a des moments où il faut comprendre qu'une crise, c'est une crise, et que cela nécessite des sacrifices et des efforts pour en sortir, et que refuser ces efforts, essayer de les retarder, n'évitera nullement d'avoir à les faire un jour. Cela est une attitude infantile, et me rappelle mon petit frère malade qui passait une demi-heure à bouder devant son cachet étant enfant, parce que le cachet était pas bon.
L'économie ne marche pas différemment du reste du monde. Est-ce qu'il vaut mieux passer une année difficile, avec des gens qui vont à la soupe populaire, et ensuite voir la reprise, la croissance et le retour d'un niveau de vie élevé, ou vingt années merdiques, où les gens ont à bouffer par les aides sociales qui pèsent sur l'emploi et où l'économie n'a aucunes perspectives, où le niveau de vie stagne, où il n'y a pas d'innovation ? Modèle libéral ou modèle soviétique ?


Et aujourd'hui en France, qu'est-ce donc qui mettra fin à la croissance exponentielle de la criminalité urbaine et banlieusarde, du trafic de drogue qui seul paradoxallement, fait vivre et "occupe" un grand nombre de jeunes déboussolés? Qui aura le courage d'en finir avec une immigration qui obère à la source toutes les actions entreprises -valides ou pas- pour pacifier, instruire, motiver, intégrer des communautés dissolvantes pour la nation et nos valeurs? Et comment?

Avec
Moins d'état?
Moins de flics?
Moins de moyens...?

Les libéraux ne demandent pas que les baisses de dépenses se fassent à ces niveaux ; ce sont précisément les fonctions régaliennes de l'Etat que les libéraux considèrent comme les seules légitimes.

_________________
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MessageSujet: Re: Très belle et profonde homélie de l'abbé de Tanouärn pour la nouvelle année "de tous les dangers"   Jeu 05 Jan 2012, 14:36

[quote][quote="Philippe Fabry"]
Karl a écrit:
Ben moi, j'estime qu'au-delà des meilleures théories, il y a des moments où les choses ne s'arrangent plus d'elle-mêmes.
En 1930 des petits fermiers américains se retrouvaient sans terre et sans rien à manger...
Qui pouvait les aider, au moins momentanément? Une réforme de l'état supprimant la Réserve fédérale? Le laissez tomber en faillite que vous prônez?

Il y avait des soupes populaires, des organisations caritatives. C'était pas la fête, mais c'est normal, on parle de temps de crise. Ce n'était pas non plus le ghetto de Varsovie.
Vous savez, c'est bien joli de faire dans l'émotionnel, mais il y a un moment où il faut raisonner en adulte. Il y a des moments où il faut comprendre qu'une crise, c'est une crise, et que cela nécessite des sacrifices et des efforts pour en sortir, et que refuser ces efforts, essayer de les retarder, n'évitera nullement d'avoir à les faire un jour. Cela est une attitude infantile, et me rappelle mon petit frère malade qui passait une demi-heure à bouder devant son cachet étant enfant, parce que le cachet était pas bon. Et pas vous? Vous étiez déjà libéral? What a Face
L'économie ne marche pas différemment du reste du monde. Est-ce qu'il vaut mieux passer une année difficile, avec des gens qui vont à la soupe populaire, et ensuite voir la reprise, la croissance et le retour d'un niveau de vie élevé, ou vingt années merdiques, où les gens ont à bouffer par les aides sociales qui pèsent sur l'emploi et où l'économie n'a aucunes perspectives, où le niveau de vie stagne, où il n'y a pas d'innovation ? Modèle libéral ou modèle soviétique ?

J'en suis convaincu.




Citation :
Et aujourd'hui en France, qu'est-ce donc qui mettra fin à la croissance exponentielle de la criminalité urbaine et banlieusarde, du trafic de drogue qui seul paradoxallement, fait vivre et "occupe" un grand nombre de jeunes déboussolés? Qui aura le courage d'en finir avec une immigration qui obère à la source toutes les actions entreprises -valides ou pas- pour pacifier, instruire, motiver, intégrer des communautés dissolvantes pour la nation et nos valeurs? Et comment?

Avec
Moins d'état?
Moins de flics?
Moins de moyens...?

Les libéraux ne demandent pas que les baisses de dépenses se fassent à ces niveaux ; ce sont précisément les fonctions régaliennes de l'Etat que les libéraux considèrent comme les seules légitimes.

Ben voilà, et seul l'état est qualifié pour cela; et nous n'en sortirons, nous français, du marasme du non sens et de nos blocages que lorsque quelqu'un aura le courage d'exercer ces fonctions dans le bon sens...
Le problème en France est pê que personne n'est à la fois libéral comme vous le souhaitez (Moins de réglementation
Moins de fonctionnaires Moins d'impôts), et dirigiste comme je l'aimerais (ds les stricts domaines régaliens, -plus suppression de l'Euro/Europe-carcan pour nos produits
afin de redonner du travail -du vrai- aux français).

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MessageSujet: Re: Très belle et profonde homélie de l'abbé de Tanouärn pour la nouvelle année "de tous les dangers"   Jeu 05 Jan 2012, 14:45

Karl a écrit:


Citation :
Et aujourd'hui en France, qu'est-ce donc qui mettra fin à la croissance exponentielle de la criminalité urbaine et banlieusarde, du trafic de drogue qui seul paradoxallement, fait vivre et "occupe" un grand nombre de jeunes déboussolés? Qui aura le courage d'en finir avec une immigration qui obère à la source toutes les actions entreprises -valides ou pas- pour pacifier, instruire, motiver, intégrer des communautés dissolvantes pour la nation et nos valeurs? Et comment?

Avec
Moins d'état?
Moins de flics?
Moins de moyens...?

Les libéraux ne demandent pas que les baisses de dépenses se fassent à ces niveaux ; ce sont précisément les fonctions régaliennes de l'Etat que les libéraux considèrent comme les seules légitimes.

Ben voilà, et seul l'état est qualifié pour cela; et nous n'en sortirons, nous français, du marasme du non sens et de nos blocages que lorsque quelqu'un aura le courage d'exercer ces fonctions dans le bon sens...
Le problème en France est pê que personne n'est à la fois libéral comme vous le souhaitez (Moins de réglementation
Moins de fonctionnaires Moins d'impôts), et dirigiste comme je l'aimerais (ds les stricts domaines régaliens, -plus suppression de l'Euro/Europe-carcan pour nos produits
afin de redonner du travail -du vrai- aux français).


Le problème de la France c'est surtout que l'Etat s'occupe de trop de choses pour faire son boulot régalien correctement. Si vous attendez de votre commissariat de quartier qu'il vous fournisse aussi le pain et l'assurance maladie, ça va être un beau bordel.

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MessageSujet: Re: Très belle et profonde homélie de l'abbé de Tanouärn pour la nouvelle année "de tous les dangers"   Jeu 05 Jan 2012, 14:53

[quote="Karl"][quote][quote="Philippe Fabry"]
Karl a écrit:
Ben moi, j'estime qu'au-delà des meilleures théories, il y a des moments où les choses ne s'arrangent plus d'elle-mêmes.
En 1930 des petits fermiers américains se retrouvaient sans terre et sans rien à manger...
Qui pouvait les aider, au moins momentanément? Une réforme de l'état supprimant la Réserve fédérale? Le laissez tomber en faillite que vous prônez?

[color=blue]Il y avait des soupes populaires, des organisations caritatives. C'était pas la fête, mais c'est normal, on parle de temps de crise. Ce n'était pas non plus le ghetto de Varsovie.
Vous savez, c'est bien joli de faire dans l'émotionnel, mais il y a un moment où il faut raisonner en adulte. Il y a des moments où il faut comprendre qu'une crise, c'est une crise, et que cela nécessite des sacrifices et des efforts pour en sortir, et que refuser ces efforts, essayer de les retarder, n'évitera nullement d'avoir à les faire un jour. Cela est une attitude infantile, et me rappelle mon petit frère malade qui passait une demi-heure à bouder devant son cachet étant enfant, parce que le cachet était pas bon. Et pas vous? Vous étiez déjà libéral? What a Face

Non, mais j'étais déjà raisonnable.

Ce qui m'a permis, plus tard, de me défaire de tout l'antilibéralisme imbécile que je m'étais mis en tête dans ma prime jeunesse.

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MessageSujet: Re: Très belle et profonde homélie de l'abbé de Tanouärn pour la nouvelle année "de tous les dangers"   Jeu 05 Jan 2012, 15:19

Dromaeosaurus a écrit:
julia a écrit:
A propos, est-il vrai que les banques ont le pouvoir et le droit de frapper monnaie ???

Les banques privées émettent de la monnaie de crédit à partir de leurs fonds propres avec un certain rapport de ce dernier (8% je crois).

Mais elles ne peuvent pas inventer leurs fonds propres ! En dernier lieu, c'est la banque centrale qui a le pouvoir d'augmenter la masse monétaire en prétant aux banques de l'argent sortant de nulle part à des taux artificiels qu'elle fixe arbitrairement, et les états en imposant le pourcentage de fonds propres réglementaires imposé aux banques.

Les banques privées ont tout intérêt à ce que ce système soviétique de crédit planifié perdure.

Exact mais "petite" nuance quand même, la FED (banque centrale) est un ensemble de banques privées qui crée ex nihilo des centaines de milliards de dollars par an;donc l’état américain emprunte avec intérêt à des banques privées qui créent de l'argent à partir de rien.
Cette mise au point est pour les internautes pas pour vous cher Droma car j'ai bien compris que vous ne voulez pas aller jusqu'au bout du raisonnement....faire passer la FED pour une banque centrale d'état classique c'est une erreur.
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Scrogneugneu



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MessageSujet: Re: Très belle et profonde homélie de l'abbé de Tanouärn pour la nouvelle année "de tous les dangers"   Ven 13 Jan 2012, 10:50

Scrogneugneu a écrit:
bon ceci dit, je ne suis pas totalement en désaccord avec ce qu'il dit.

Ah mon avis, il n'y a pas eu une Révoluation française, mais trois, chacune met un siècle à s'accomplir, et nous vivons le début de la troisième.

la première, c'est la dé-catholicisation de l'état, la seconde la dé-catholicisation des âmes, et la troisième la dé-catholicisation culturelle.
Au sujet de cette troisième Révolution,

encore une excellente chronique de notre ami Éric Zemmour

"A quand un jour férié pour les adorateurs de la Terre ?"

http://www.rtl.fr/emission/z-comme-zemmour/ecouter/eric-zemmour-a-quand-un-jour-ferie-pour-les-adorateurs-de-la-terre-7742174290
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Jonas et le signe



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MessageSujet: Re: Très belle et profonde homélie de l'abbé de Tanouärn pour la nouvelle année "de tous les dangers"   Ven 13 Jan 2012, 10:54

Mme Efa Choly n'a revendiqué le yom kippour que pour justifier l'aid el kébir... C'est évident et pitoyablement crétin: la communauté juive à ma connaissance ne revendique rien de semblable.
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