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 Textes humoristiques (et philosophiques) sur les péchés capitaux.

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MessageSujet: Textes humoristiques (et philosophiques) sur les péchés capitaux.   Mar 22 Nov 2011, 13:18

Ces textes ont été écrits par Pascal Ide et Luc Adrian pour un livre intitulé : les 7 péchés capitaux aux éditions Edifa. Chaque péché est traité sous tous ses aspects et de manière agréable, théologique, culturelle et une lettre du diable pour tenter par ledit péché.

Bonne lecture édifiante et commentée.

T@ctique du Diable : "Bonjour tristesse"
Le courriel du Diable à son neveu, apprenti-démon, sur l'acédie.(la paresse)

Eh oui, il se met à l'informatique lui aussi... :twisted:

« N'oublie jamais, fiston, que nos tentations n'ont qu'un but : sécréter le désespoir. A ce propos, tu achèves ton stage par le dessert : l'acédie est aussi précieuse que l'orgueil pour perdre une âme. C'est la cerise sur le catho. J'ai réussi à gommer des livres de morale - je ne parle même pas des homélies! - ce terme d'«acédie» depuis environ cinq siècles, et à le remplacer par la molle «paresse» et la psychologisante «mélancolie». Or, faire disparaître un mot empêche de penser à la chose, mais certainement pas de la vivre...

Pour installer le virus chez ton client, profite d'un conflit avec quelqu'un de son entourage (famille, collègue, voisin, ami ... ). Puis souffle-lui : «Il n'y a plus qu'une solution : change de lieu, de travail, voire de conjoint ... » Un homme a une infinie capacité à croire que le changement extérieur entraînera un changement intérieur.
Cultive la bougeotte. Le «syndrome Ushua@ia» est une dépendance subtile : un nouveau pays à découvrir tous les six mois! Arrange-toi pour que ton gogo soit de plus en plus en décalage avec son entourage, qu'il juge les autres, se sente différent, tellement «plus ouvert».

Nourris l'amertume, entretiens son mépris : «En France, les gens sont intolérants, mesquins. Alors qu'ailleurs ... » Bien entendu, évite qu'un quidam lui pose la question clé : «Pour quoi ? Qu'est-ce que tu recherches ?» Il ne faut pas qu'il perçoive le prodigieux égoïsme de sa fuite en avant. Si jamais il rencontre un zélateur du Nazaréen, remémore-lui tous ces chrétiens hypocrites qu'il a rencontrés. Laisse-le idéaliser en rêvant à une Eglise de parfaits. Alors, au bon moment - il faut parfois savoir attendre jusqu'au milieu de la vie, et même jusqu'à la fin -, montre-lui le vide de son existence. Il sera peut-être à toi.

Mais je voudrais insister, dans ce dernier «courri-haine» rédigé à la diable, sur ceux qui se sont voués totalement à l'Autre. Au commencement, tu ne peux compter sur le découragement : ils sont tout feu tout flamme, ils ont une pêche d'enfer. Aussi, aide-toi de leur bonne volonté. Fatigue-les, crève-les à la tâche. Comment prendre un jour de repos hebdomadaire lorsqu'il y a tant de malades à visiter, de personnes à accompagner?


Notre poison, c'est l'activisme. Comme leur action est pour l'Autre, ils croient qu'elle est de l'Autre, inspirée, voulue par Lui ! L’idéal est que la "réunionnite" ronge progressivement le temps du bréviaire, puis celui de la messe quotidienne. Ton client accumule la fatigue? Pousse-le à rechercher des compensations faciles. Ne néglige pas ces moments creux où il se retrouve le soir, tard, seul, à manger, trop, à zapper, trop, entre des programmes ineptes - pas assez -, dont certains me doivent beaucoup. Dans bien des presbytères, le poste de télé a enfin remplacé le tabernacle, S'il persévère à faire une retraite annuelle, qu'il reste le moins possible en silence : multiplie promenades, rencontres, enseignements... Tâche de réduire au minimum son temps d'oraison. Transforme-le en préparation d'homélie, de réunion, de cérémonies. Même en lectures pieuses ! S'il perd le sens de la gratuité, il perdra le goût de l'amour - et donc de l'Autre. Enfin, à l'issue de sa vie, fais croire à ton client que tout ce à quoi il s'est consacré n'a servi à rien. Des clous !

Il n'a récolté que des épines et des verges pour se faire battre (ça me rappelle un mauvais souvenir ... ). Découragé, privé de ressource, ton acédique ira pointer aux Assedic de l'amertume et de la rancœur. Mais ne fais pas le malin! Ça n'est jamais gagné avec l'Autre (c'est même perdu pour toujours, mais je ne vais pas te le dire, tu me ferais une acédie ... ). Pour le cueillir enfin, évite qu'il se place face à cette abominable invention - je veux parler de la Croix. Qu'il ne s'avise pas non plus qu'« autre est le semeur, autre le moissonneur », et qu'un échec apparent est souvent semence de vie. Mais j'arrête: voilà que je mets à parler comme eux!


Et c'est un comble, mon neveu, j'allais même à mon grand dam te dire «adieu»... E-mailzebull
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MessageSujet: Re: Textes humoristiques (et philosophiques) sur les péchés capitaux.   Mar 22 Nov 2011, 21:13

T@ctique du Diable : « Toujours tu chériras l’amer »

Voici le courrier envoyé par le Diable à son neveu apprenti-démon, à propos du piège de la jalousie.


La jalousie, mon neveu, ça se «travaille dès le berceau. Tout commence dans le regard. Que parents de ton client le comparent avec d'autres enfants: «Si tu étais gentil comme ton ami, tu serais plus souvent invité à des goûters d'anniversaire». Essaie aussi avec les compliments, c'est très efficace : «Heureusement, tu n'es pas comme ton paresseux de frère». Ainsi ton client ne cherchera pas à être lui-même, mais simplement à ne pas être... comme son frère.

Et ça continue à l'école! Ces rentrées scolaires, quel régal : les parents se ruinent; les enfants ruminent... en lorgnant les Pokémons sur la trousse du voisin. Que les parents à table dénigrent les voisins, se comparent aux cousins, et renforcent l'enfant dans sa conviction qu'il faut être plus fort, plus intelligent, plus riche que les autres.
A l'âge adulte, donne-lui quelques modèles impossibles à suivre. Finie l'ère des saints, vive les génies! Si ton client est musicien, montre-lui ce que Mozart a composé à 12 ans - sans parler du nombre de langues qu'il pratiquait!
Mate les top models! J'ai réussi à faire croire à toute la planète que ces créatures ont le corps parfait que les femmes doivent toutes avoir et que les hommes sont en droit de désirer. On croit que le premier risque est la luxure; non, c'est la jalousie.


Le regard, te dis-je. Sais-tu la différence entre les hommes et les femmes? Les hommes regardent les femmes et les femmes regardent... les femmes. Et se jalousent. Ne t'inquiète pas: c'est devenu une telle habitude qu'elles ne se rendent plus compte.

La jalousie est un joujou à manier avec doigté. Tu peux mener ton client à la dépression, mais fais attention: tous les psys n'ont pas oublié que la jalousie en est une des causes. Conduis-le alors chez un médecin pressé qui se contentera de lui prescrire des médicaments, sans chercher à approfondir les raisons profondes de son mal.
Le mieux, c'est que tu lui ménages des moments de pause. Cela le maintiendra dans l'illusion. Qu'il passe ses vacances loin de cette belle-famille à qui tout réussit. Qu'il trouve sa jouissance à s'occuper de personnes dans le besoin, mais comble son amour-propre en t'arrangeant pour ce que ce soient des loosers perpétuels.

Que ton client donne de faux noms à sa jalousie: ambition, émulation, altruisme. Fais-en un militant qui confond rage et courage, revendication et passion, authenticité et vérité. Bref, un amer qui se croit généreux et ouvert, car il noie son ressentiment dans l'activisme et ne fréquente que ceux qui pensent comme lui. Je suis très content d'avoir transformé le détestable «Aimez-vous les uns les autres» en: «Envieux de tous les pays, unissez-vous !».
Faut-il te dire que ton client doit à tout prix éviter de parler de ses problèmes avec le prêtre qui le confesse ces tristesses, c'est du sentiment, pas du péché; ces hargnes, c'est de la politique, pas de l'éthique; cette dépression latente, cela ne regarde que le psy; etc.

Une autre victoire est d'avoir réduit ce péché à la jalousie amoureuse, qui peut passer pour noble. Alors que toi et moi, nous savons bien qu'elle peut tout infecter. Ne désire-t-on pas d'autant plus une femme qu'un autre la désire? Et quelle meilleure recette pour gâcher la convivialité d'un repas qu'un regard concupiscent dans l'assiette du voisin?
Ne te contente pas d'attrister ton client. Transforme progressivement sa jalousie en haine et en destruction. Pour cela, qu'il ait toujours une bonne raison pour justifier sa hargne et ses critiques. Si tu te débrouilles bien, un jour, il ne sera plus qu'une triste chose, entre ressentiment et désespoir. Alors, tu seras très près du succès.

Mais, fais attention : je suis très jaloux de ceux qui réussissent mieux que moi ... » E-Mailzebuil
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MessageSujet: Re: Textes humoristiques (et philosophiques) sur les péchés capitaux.   Mer 23 Nov 2011, 08:32

LA COLERE

T@ctique du diable «Du ragoût de courroux»
Le courrier électronique de Satan à son neveu stagiaire apprenti-démon, sur la colère.

L’ une de mes recettes favorites est le ragoût de courroux. Tu piques au vif le cœur de l'homme avec des clous de ressentiment, et tu laisses mijoter très longtemps dans un jus de rancune. Régal assuré! On obtient souvent de meilleurs résultats avec des courroux rentrés, marinés, macérés, qu'avec des grosses colères qui n'ont pas toujours de goût.

C'est vrai que le tort tue, fiston. Pour installer ton client dans la colère, choisis un tort bien blessant. Montre à ton gogo combien il est injustement lésé. Entoure-le de personnes qui lui confirment que l'offenseur n'en est pas à son coup d'essai.
Arrange-toi aussi pour que le coup tombe sur un point sensible, qui lui rappelle à son insu une blessure d'enfance.
Par exemple, si ton client s'est senti mal aimé par son père - cela arrive souvent -, fais-lui ressentir la petite phrase acerbe de son patron comme une exclusion. Et si quelqu'un d'avisé lui fait remarquer qu'il souffre en fait davantage de ce passé douloureux - qu'il est en train de rejouer - que de l'injustice présente, montre-lui l'absurdité de cette hypothèse :comment des événements si lointains et même oubliés pourraient-ils avoir plus d'influence qu'un traumatisme présent ? Comment le passé aurait-il une telle influence alors qu'il n'en a aucune conscience ?
L’idéal est que ton client reçoive d'autres banderilles. Il va ressentir combien ce monde est méchant.
J'espère qu'il y a un distributeur de café pour qu'il puisse parler de ces torts répétés avec ses collègues. Les victimes aiment se retrouver pour se raconter.

S'il se culpabilise de critiquer ses supérieurs, souffle-lui qu'il vaut mieux parler que de se faire un ulcère à l'estomac : cela évacue le stress. D'ailleurs, lui, au moins, il dit ce qu'il pense, il n'est pas hypocrite. Ne néglige pas les petits moyens. Rien de tel que les activités répétitives (le repassage, la conduite auto, etc.) pour le pousser à ressasser ces souvenirs douloureux. Je raffole de l'aspirateur: la personne ne peut pas se distraire, et il n'est pas facile de dire le chapelet sur fond de Tornado.

A ce propos, si ton client est malheureusement adepte de la prière, pousse-le à intercéder pour son patron. Si, si !
Quand il commencera à prier pour lui, présente-lui tous ses mauvais côtés. Si tu manœuvres bien, tu arriveras à le décourager profondément : d'un côté, il songera qu'il n'est pas étonnant qu'il soit toujours en colère, puisqu'il ne prie pas assez pour en être délivré; de l'autre, dès qu'il se mettra à genoux, il sera englué dans son amertume.
Prudence! Sache ménager des pauses, notamment lorsque son patron est en voyage. Ne le tente pas. Il prendra cette tranquillité intérieure pour de la vertu et se convaincra que la meilleure solution est de vivre le plus loin possible de cet ignoble exploiteur.

Surtout, que personne ne lui montre que son patron est imparfait et qu'il a des excuses, autant que lui. Si tu manœuvres bien, ton client ne s'apercevra pas qu'il mijote dans sa rancœur depuis des années. Quand arrivera le combat final, lorsque l'Autre mettra tout en oeuvre pour le tirer de ces sables mouvants du ressentiment, montre-lui l'ampleur des dégâts, dégoûte-le de lui-même, désespère-le par cette estocade finale - comment l'Autre pourrait-il aimer quelqu'un d'aussi injuste et colérique?

Je t'embrase très fort.» E-Mailzebull

N.B. : J'espère que tu lis un peu les journaux durant ton stage pour avoir de mes nouvelles. La fortune aveugle ceux qu'elle veut perdre, dit le proverbe. Regarde un peu ce qui est arrivé à ce pauvre Milosevic, dont j'avais fini de me servir. Une clause des accords de Dayton stipulait que les signataires s'obligeaient à assurer leur entier concours au tribunal de La Haye pour livrer les criminels présumés réclamés par lui. Milosevic, tellement sûr de lui, a signé cette clause. Son engagement a donc été exécuté... contre lui-même. L’orgueilleux est tombé dans la trappe qu'il avait ouverte. Superbe, non?
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MessageSujet: Re: Textes humoristiques (et philosophiques) sur les péchés capitaux.   Mer 23 Nov 2011, 22:14

L'AVARICE

T@ctique du Diable : "Du flou sur le flouze !"
Cette semaine, le diable enseigne à son neveu, apprenti-démon, les meilleurs
investissements pour se gagner des âmes.

Alors, euro ? Merci de ces nouvelles de ton stage chez Banco, Sicave et Chourave, nos agents de change... qui donnent bien le change, n'est-ce pas ? Leur premier placement rapporte immédiatement. Il s'agit, comme pour les autres péchés, de rendre flou es 1es frontières, élastiques les limites... et les élargir. Fais donc le flou sur le flouze ! L’avarice, aujourd'hui, se réduit à un vague manque de générosité. Bon, bof ! pas grave... La plupart des cathos ont sur ce point une conscience extensible. Et qui irait s'imaginer qu'être tracassé par l'argent fait partie de ce que l'Autre appelle un péché capital ? Capital ? Investis à long terme, fiston. Inquiète ton client pour son avenir. Que personne, surtout, ne s'avise de lui montrer qu'il n'a jamais manqué de rien, et que l'Autre s'est toujours occupé de lui. Si l'un des cathos de son entourage lui parle de confiance en la Providence, qu'il puise dans le bon sens - "Etre chrétien, c'est n'être ni optimiste, ni pessimiste, mais réaliste". Ou inspire lui cette répartie : "Tu sais, moi, je suis humain, je ne prétends pas être un saint'. En plus, il croira que c'est de l'humilité

Débrouille-toi pour que son banquier ou son conseiller financier soit un inquiet ou quelqu'un de pas trop fiable, c'est monnaie courante. Ton client perdra ainsi un temps précieux et une énergie considérable à recouper ses infos, à vérifier, à s'inquiéter, à se ronger les ongles. Ses ailes de gérant l’empêcheront de marcher... vers l'Autre. Trouble-le dès qu'il s'avise de comparer le temps voué à son bas de laine avec celui qu'il consacre à sa famille ou à la prière. "C'est mon devoir d'état, je dois gérer", répondra-t-il à sa femme qui lui demande un peu d'attention.
N'oublie pas les enfants, là-dedans. Qu'on parle d'argent à table, d'économies, des soucis pour "construire l'avenir". Bientôt, ils connaîtront les lois du Marché mieux que celles du Caté, et les obligations plus que les Commandements. La Bourse sera leur vie.

Sois malin, coco. Il n'est pas gênant que ton client donne, à l'occasion. Au contraire, ça le déculpabilise. Mais veille à ce qu'il le fasse savoir, et qu'il ne donne qu'à des proches qui le remercient ou des amis pleins de gratitude. Ne lui mont re pas qu'il s'est payé de retour. Tu l'entretiendras ainsi dans une totale illusion sur sa prétendue générosité.
Rajoute un zeste de jalousie. Rien de tel pour accroître l'obsession de ce qui lui manque. La comparaison est la racine de l'envie. S'il peut, par le travail, par l'école des enfants, ou par la paroisse, fréquenter quelques personnes aisées, séduisantes, au bonheur affiché, il finira par penser: "C'est fou ce que la vie serait plus agréable si on avait plus de moyens." Ton client deviendra ainsi un boulifrique Il accumulera des sommes qu'il n'utilisera pas... mais on ne sait jamais". J'adore cette petite phrase qui bloque les cœurs et les comptes.

Agé et chenu, il continuera de s'inquiéter pour ses placements. Bien sûr, cet argent est destiné aux enfants - comme s'ils n'étaient pas capables de se prendre en main et de bouffer un peu de vache enragée - mais il y est en fait secrètement attaché. Et si tu bosses bien, fiston, tu arriveras à entendre ce chantage exquis. "Avec tout ce dont vous allez hériter - le fruit de mon dur labeur -, j'ai bien le droit à ce que vous veniez un peu plus souvent à la maison..." A ce mot d'héritage, je te devine dressant ton oreille pointue : tu as raison. C'est un moment délicieux que de voir ces bonnes familles chrétiennes se déchirer pour quelques cuillères en argent.

Si jamais tu oublies que l'oseille mène le monde - c'est vraiment difficile, même pour un novice du vice, un bizuth de Belzébuth ! -, rappelle-toi que c'est grâce à la convoitise que mon ami l'Iscariote a accompli mon plus beau coup. Trente deniers, l'imbécile... Bien avant de se passer la corde au cou, il s'était déjà étranglé le cœur.

C'est ce que j'appelle "ouvrir un compte d'enfer". Je t'en impose, n'est-ce pas ? » E-MailzebullT@ctique du Diable: "Ils tombent tous dans le gâte
au!"
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MessageSujet: Re: Textes humoristiques (et philosophiques) sur les péchés capitaux.   Jeu 24 Nov 2011, 16:04

T@ctique du Diable:
"Adultère, mode d’emploi"

Voici le courrier envoyé par le Diable à son neveu,apprenti-démon, à propos de la luxure.

« Fiston, j’ai envie de te dire : ne perdons pas de temps » passons au péché suivant. Le plan de Sexor et Libidinus, nos "sexialistes", est une réussite presque totale.
Diable les anges n'ont pas de sexe, mais ça ne les empêche pas de savoir s'en servir.
Mate un peu: on apprend aux enfants la fellation avant même la puberté sous prétexte de lutter contre le sida le livre de l'été est une litanie d'adultères sur le Net, il suffit d'un petit clic pour tomber dans le grand claque, etc.
J'ai réduit la femme à un objet, les enfants à être des esclaves à plaisir.
Les maîtres à penser appelle ça "libération". Les c... !
Certes, la chasse aux pédophiles est ouverte, mais personne ne semble comprendre qu'ils ne sont que les purs produits de cette société de voyeurs, des boucs émissaires. Tant mieux.
Une de nos plus belles entourloupes, outre le désespoir auquel mène l'asservissement de la chair, est d'avoir dissous la honte - ou plutôt, de l'avoir déplacée de bas en haut:
aujourd'hui, le honteux n'est pas celui qui parle de sa vie sexuelle, mais de sa vie intérieure !
Pourtant, fiston, il y a encore du boulot.
Certains chrétiens demeurent rebelles à l'adultère.
Ne désespère pas, même avec les lecteurs de ce torchon chrétien, les sujets de ton stage.
Certains se croient si sûrs de leur vertu qu'ils font des proies rêvées !
Aide-toi des bons sentiments. La pitié, par exemple : en tout homme, un paternaliste sommeille.
Une attirance physique n'est pas forcément nécessaire au point de départ.
Au contraire, l'homme s'imagine - le désir étant absent - qu'il est anodin de demeurer en tête-à-tête avec cette amie qui souffre de manque affectif, et de la prendre dans ses bras pour la consoler.
Si la jeune femme s'inquiète du temps qu'il prend loin de son foyer et de cette proximité physique, que ton client explique qu'il n'est en rien amoureux d'elle.
Et si jamais ils vont plus loin, par exemple en se caressant, qu'ils prennent beaucoup de temps à se dire que, de toute manière, ils veulent rester fidèles à leur conjoint respectif.
Les hommes ont une infinie capacité à croire ce qu'ils racontent, même lorsque leurs propos sont exactement opposés à la réalité, et à oublier leurs résolutions au fur et à mesure ne jamais l'embrasser; ne pas monter dans son appartement, etc.
Objectif : qu'il transgresse progressivement les interdits (caresse, baiser, acte sexuel),
car il est très difficile de revenir en arrière.
L’essentiel est qu'ils ne perdent pas le contact, si je puis dire.
Travaille aussi sur les frustrations.
Que la femme de ton client se refuse à lui, qu'elle ne demande jamais l'union des corps, qu'il ait honte de ses désirs sexuels... attise-les.
Ne néglige rien. Allez, une petite vidéo porno, comme ça, juste pour voir, ça se loue sur le trottoir...
Et que ton client n'aille pas s'imaginer qu'il puisse y avoir une incidence de son voyeurisme sur sa fidélité.
L’essentiel, n'est-ce pas, est de ne pas passer à l'acte...
Si jamais, par malheur, il décidait d'aller se confesser, joue sur la honte.
L’adultère est l'une des fautes les plus difficiles à avouer.
Qu'il reste flou, taise qu'il est marié, parle seulement d"'impureté" sans prononcer le mot "adultère".
Et si jamais il avoue, arrange-toi pour que le prêtre se scandalise et le culpabilise.
Ton client sera découragé et ne reviendra pas de sitôt au confessionnal.
Enfin, après une certaine période de double vie, montre-lui combien la fidélité absolue est un bel idéal... mais un idéal.
Transforme cet insupportable dégoût de lui en une nouvelle règle de vie, plus souple et moins hypocrite.
Fais-le passer du péché de faiblesse au péché de malice : puisqu'il ne peut pas plier sa vie au commandement de l'Autre, qu'il plie le commandement de l'Autre à sa vie.
Ne lui montre surtout pas que mieux vaut un pécheur repenti qu'un cathare raidi.
Si tu manœuvres bien, cette âme sera à toi pour l'éternité.
Notre but, rappelle-toi, c'est d'enfermer la personne dans ce que les théologiens de l'Autre appelle le péché mortel habituel.

Pour cela, il faut laisser le sexe primer !» E-mailzebull
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MessageSujet: Re: Textes humoristiques (et philosophiques) sur les péchés capitaux.   Jeu 24 Nov 2011, 18:00

Doumé, où allez-vous chercher tout ça ? :bravo:

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MessageSujet: Re: Textes humoristiques (et philosophiques) sur les péchés capitaux.   Ven 25 Nov 2011, 12:25

Bonjour Espérance,

Où vais-je chercher tout ça ?
C'est pas moi, c'est, comme stipulé en début de post :
Ces textes ont été écrits par Pascal Ide et Luc Adrian pour un livre intitulé : les 7 péchés capitaux aux éditions Edifa. Chaque péché est traité sous tous ses aspects et de manière agréable, théologique, culturelle et une lettre du diable pour tenter par ledit péché.

Bonne lecture édifiante et commentée par vos soins .
Mr. Green
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MessageSujet: Re: Textes humoristiques (et philosophiques) sur les péchés capitaux.   Ven 25 Nov 2011, 12:32

Voici le "courri-haine" que le Diable a envoyé à son neveu, apprenti-démon, sur l'orgueil.

«L’orgueil, mon neveu, c'est mon péché mignon. Je l'ai testé sur un couple, dans un jardin, tout au début de cette sale histoire, juste après ma radiation définitive, et ça a tellement bien marché que l'Autre a dû envoyer son fils, dare-dare, réparer tout ça.
En attendant notre chute finale, mettons les bouchées doubles. En ce moment, ça roule tout seul. Regarde comme ils se prennent pour des dieux avec les manipulations génétiques ! L'homme veut se créer à son image et à sa ressemblance... quel clone ! Je me marre.

Chez les chrétiens, la tâche est plus rude. Il faut brouiller les pistes.
Un de nos plus beaux coups a été d'introduire la confusion entre l'humilité et la modestie,
et, corrélativement, entre l'orgueil et la recherche de sa propre excellence - une vertu qui se nomme la magnanimité, et que l'on a presque totalement oubliée...
ouf ! Comme l'étymologie l'indique, c'est la vertu de la «grandeur d'âme» : elle pousse la personne à accomplir de grandes choses, inspirées par sa vocation. Beurk !
L’occident a la vache folle, l’Église a son bœuf sage. C'est ainsi qu'on surnommait le théologien Thomas d'Aquin, au Xllle siècle. Le «bœuf muet», exactement. Parce qu'il ruminait les choses avant de parler. Tu le croiseras souvent, hélas, cet empêcheur de penser en rond. Je n'ai rien pu faire contre lui, il mettait sa tête dans le tabernacle pour recevoir les inspirations de l'Autre...

Thomas d'Aquin souligne que l'homme désire naturellement sa plénitude, et que le péché consiste seulement dans la démesure de ce désir d'excellence.C'est sur ce point qu'il faut jouer. Primo, il s'agit de commencer tôt.
«L’essentiel dans la vie, c'est de t'affirmer», dira le père à son enfant. Lui-même s'est fait écraser par ses frères et ses copains à l'école et il a une bonne revanche à prendre par son fils interposé. Secundo, fais en sorte que l'éducation n'évoque pas l'orgueil. Ou, si les parents en parlent, qu'ils rajoutent ce genre de formule:
«L’orgueil, ça meurt un quart d'heure après notre mort», ou : «De toute façon, tout le monde est orgueilleux». Voilà des devises bêtes et désespérantes.
L’orgueil, c'est comme le mensonge ou les affiches érotiques, on finit par s'en accommoder.
Ne t'inquiète pas trop lorsque tu entends des gens s'accuser en confession d'être orgueilleux. Leur aveu demeure souvent si général qu'il n'est pas gênant ; entrer dans le détail est bien trop humiliant.

Arrange-toi seulement pour que le prêtre ne demande pas un exemple précis, afin de prodiguer un conseil concret. Une arme efficace, aussi, c'est de falsifier cette damnée (si je puis dire) humilité. Arrange-toi pour que traînent dans les familles des vies de saints comme celle d'Alexis. On raconte qu'après un long exil il est revenu chez ses parents, qui ne l'ont pas reconnu : il a vécu des années sous l'escalier de sa maison, et ne fut identifié qu'après sa mort. C'est suffisamment surhumain pour devenir inhumain.
Ces hagiographies décourageantes m'ont rallié nombre d'ex-ennemis.En revanche, méfie-toi comme de l'eau bénite de la petite de Lisieux. C'est mon ennemie personnelle. Elle est concrète, elle raconte tous ses combats contre l'humilité par le menu, elle le fait par obéissance à sa supérieure. Elle montre qu'elle n'est pas née sainte. Et elle a écrit la pire chose contre nous Le Triomphe de l'humilité.J'ai bien essayé de détruire une partie de cette pièce, tenté d'étouffer la carmélite sous les pétales de fleurs, de noyer sa flamme dans l'eau de rose... je me suis brûlé les ailes ! Je commence à comprendre pourquoi l'Autre à la passion des bergères, des paysannes, des filles toutes simples.C'est qu'on n'y prend pas garde, on les laisse filer, et ces cœurs d'humilité sauvent le monde sous notre nez.

Alors, regarde bien les filles, mon neveu !» E-Mailzebull
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MessageSujet: Re: Textes humoristiques (et philosophiques) sur les péchés capitaux.   Sam 26 Nov 2011, 07:55

Récapitulons :

Dans «Tentations.come, come!»Le Diable s'est modernisé. Ce Hellmaster (1) utilise l’ « Enfernet ». Voici le message électronique qu'il a envoyé à son neveu, apprenti-démon.

« Mon neveu, tu entreprends un stage d'été sur la tentation, je t'en félicite, c'est capitale Tu vas tester mes sept plus belles inventions. Tes cobayes seront les lecteurs d'un magazine catholique qui me cause bien du souci depuis quelques années. Certains sont des durs-à-nuire qui usent et abusent des sacrements, même en vacances.
Bon courage Permets-moi de te prodiguer quelques conseils tirés d'une longue expérience et de quelques écoutes dans les confessionnaux, ces horribles boîtes à contrition.
Tu bénéficies d'un de mes grands succès de ces trente dernières années : il existe quantité de livres - et certains sont très bons - sur la confession, mais quasiment aucun sur le péché, hé, hé...

L'essentiel, mon neveu, est de toujours t'appuyer sur le besoin de confort et de sécurité qui se cache en chacun. L’homme répugne aux changements de fond (surtout en vacances !). La chose à craindre, ce sont ces disciples de l'Autre qui se remettent tout le temps en question.
Mon délice ? Ces "honnêtes gens" qui pensent que tout va bien dans leur vie, dans leur couple, avec leurs enfants, et donc qu'ils n'ont qu'à vivre sur leurs acquis.
Souffle-leur qu'ils continuent à se satisfaire de leur médiocrité...


Autre règle d'or: fignole les commencements. Une fois pris, un pli se change difficilement. "Tu es un vrai rayon de soleil", va répéter la mère à sa petite fille, mais arrange-toi pour qu'elle n'ajoute jamais: "Tu sais, dans la vie, il arrive qu'on soit triste ou en colère. Nous t'aimerons autant s'il t'arrive de pleurer ou de te fâcher".
La fillette croira qu'elle ne peut être aimée que souriante, et se fera un point d'orgueil de ne jamais avouer ses faiblesses. Joue aussi avec les blessures intérieures. Les déséquilibres sont un terrain rêvé. Les gens en viennent à s'accuser de ce dont ils ne sont pas coupables, et à s'excuser de ce qui les fait pécheurs.

Travaille aussi sur le long terme. N'oublie pas l'adage : "Il faut laisser du temps au Satan". Remets ton ouvrage sur le métier, 666 fois 6 fois.Des années peuvent être nécessaires pour conduire une personne mariée ou consacrée à l'infidélité. Rappelle-toi que rien n'est jamais gagné, et que l'Autre a une arme fatale contre nous: SOS Miséricorde.
Ne néglige pas les prêtres. Ils se font rares, grâce à moi, mais on en trouve encore d'ardents. Inspire-leur des homélies très générales: ou elles endorment, ou elles culpabilisent... Mais si l'un d'eux propose des moyens concrets pour lutter contre les tentations, alors, réagis. Arrange-toi pour qu'il sente qu'il perd le crédit de son auditoire ; pour qu'il reçoive moins de félicitations... et qu'il retourne à ses prêches abstraits de naguère. Et si par malheur il persistait, pousse ton client à changer de paroisse.

Ne sous-estime jamais l'Autre, même si nous paraissons l'emporter. Il est vraiment fortiche. Il profite même du péché pour sauver les pécheurs. Oui, méfie-toi : le péché peut nous démasquer! Il peut être une révélation. Débrouille-toi donc pour que le pécheur s'assimile à son péché. Il en oubliera qu'un homme ne se réduit jamais à son acte, aussi abominable soit-il, et se croira condamné au mal, hip hip hourra! Enfin, de temps en temps, sache prendre du recul. Laisse faire.

Un homme s'imagine que, moins tenté, moins agité, il devient plus saint. Il se relâche. Observe alors les défauts de la cuirasse, les points sur lesquels il fait moins d'efforts:
les demi-mensonges, les paresses, etc. Tu attaqueras ensuite avec plus de précision. Je t'en parlerai dans mes prochains courriels.

Je t'encrasse très fort.» E-Mailzebull »

(1) Hellmaster (Maître de l'Enfer, en anglais) est un jeu de mot avec Webmaster (animateur d'un site Intemet). Cet article et ceux qui suivront sont inspirés de l'excellent Tactique du Diable de C. S. Lewis.
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cébé



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MessageSujet: Re: Textes humoristiques (et philosophiques) sur les péchés capitaux.   Sam 26 Nov 2011, 11:09

Cher Doumé, je ne commente pas, tout est tellement vrai ...... mais je me régale de vos posts!
(ceci étant dire sans vouloir nuire à votre humilité ;) )
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MessageSujet: Re: Textes humoristiques (et philosophiques) sur les péchés capitaux.   Sam 26 Nov 2011, 14:34

Very Happy
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MessageSujet: Re: Textes humoristiques (et philosophiques) sur les péchés capitaux.   Sam 26 Nov 2011, 14:39

La gourmandise :
Un p'tit dernier pour la bouffe :

"Trop facile !" dis-tu ? « Tous les novices du vice tombent dans le panneau: vous méprisez la gourmandise comme une arme bas de gamme, et rêvez de tentation plus subtile. Pourtant, fiston, la gourmandise, ce n'est pas de la petite bière. As-tu souvent entendu un prêtre monter en chaire pour mettre en garde contre ce travers (de porc) Notre désinformation a focalisé le péché sur la gourmandise du glouton en faisant passer celle du gourmet pour un raffinement. Le message cible est aussi simple que génial - "Le péché est dans la quantité". En un mot, la grosse bouffe a occulté toutes les fautes subtiles dissimulées par la gourmandise.

La tactique est de se servir des papilles de l'homme pour provoquer en lui égoïsme, impatience, récriminations, manques de charité. Tiens, observe sur Canal M666 le cours magistral de notre frère et grand maître Glucose. Vois, par exemple, comme il manipule cette vieille dame. Oh! il ne lui faut pas grand-chose, seulement ce thé de marque, servi à telle heure, à telle température, avec la moitié d'un toast chauffé à point et recouvert de marmelade de chez Hédiard.

Glucose est très fort. Ce qu'elle désire ne pèse pas lourd dans un estomac, mais elle le veut au point de réduire son entourage en esclavage. Elle ne commet jamais d'excès de bouche, elle cherche seulement la perfection de la dégustation avec une obstination qui terrorise ses proches. Son estomac domine sa vie entière et celle des siens. C'est la torture avec un petit thé.

Glucose a les dents longues. Il a réussi, chez les chrétiens, à rendre ridicule ou superflu le jeûne du vendredi.
Oubliées les recommandations d'Ignace,de l'Aïoli (ou de Loyola, je ne sais plus) . "C'est surtout pour les plats cuisinés qu'il faut tenir compte de l'abstinence [... ]. Cela se fait de deux façons : soit en s'habituant à se nourrir d'aliments ordinaires, soit en mangeant peu d'aliments recherchés".

Regarde cette profusion de plats préparés que ces hommes et ces femmes stressés ne prennent même pas le temps de savourer, et absorbent à la hâte, avec une sorte d'avidité triste. Vois aussi cette femme très pieuse qui, elle, tient à respecter le jeûne mais prépare - sous couvert de ne pas manger gras - une sole à la Colbert et un homard mayonnaise en entrée ! Oh, légalisme chéri, que de merveilles faisons-nous en ton nom !
Et ce père de famille à qui Glucose a subtilement inspiré une lutte anti-gaspi « par respect pour les enfants qui meurent de faim dans le monde ». Le pauvre exaspère femme et enfants avec ses restes indigestes, son pain rassis, ses prêches et ses récriminations. L’unité familiale éclate grâce à une intention généreuse ! Savoure également le spectacle de ce jeune homme qui roucoule de fierté en servant à ses convives ses belles (et) boules de crème glacée. Glucose l'a amené à la gourmandise par la vanité. L’art culinaire est devenu pour lui un instrument de conquête et de domination.

Bien sûr, mon neveu, les Cieux sont plus gros que le ventre, mais ne laisse pas tomber la gourmandise. Essaie de décrocher un stage chez Glucose. Tu découvriras la délectation de réduire un homme à l'objet de sa convoitise - une cigarette, un whisky, un bon plat...
Le jour où l'absence de l'un de ces biens, auquel il tient mordicus, le fera sortir de ses gonds, tu le tiendras par la gueule comme une carpe à l'hameçon. Sa charité, son sens de la justice, son obéissance seront à ta merci. (Et dire - mais entre nous, hein ? - qu'il suffit d'un petit effort quotidien de modération pour mettre Glucose en déroute .
Et puis, quand tu auras atteint le niveau G+, tu seras initié au grand art de la gourmandise spirituelle. La question est trop complexe pour qu'on l'aborde en fin de courriel...

Mais là, mon neveu, tu n'as pas fini de te régaler !» E-mailzebull

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Textes humoristiques (et philosophiques) sur les péchés capitaux.
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