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 La Grèce, l'Italie et l'Espagne - HORS-JEU -

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Ray



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MessageSujet: Re: La Grèce, l'Italie et l'Espagne - HORS-JEU -    Lun 28 Nov 2011, 14:24

Arnaud Dumouch a écrit:
Il faut surtout cesser de s'endetter. Il ne faut pas dépenser plus qu'on ne gagne.
Je trouve ça triste tout de même d'avoir à se trouver devant le gouffre pour se rappeler au souvenir du simple bon sens.
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: La Grèce, l'Italie et l'Espagne - HORS-JEU -    Lun 28 Nov 2011, 17:02

salut
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MessageSujet: Re: La Grèce, l'Italie et l'Espagne - HORS-JEU -    Mar 29 Nov 2011, 18:33

Arnaud Dumouch a écrit:
la monnaie unique. « On en parle déjà, mais pas encore à haute voix »,
a-t-il déclaré à l’agence Prime, ajoutant que les premiers pas vers un abandon partiel de la souveraineté sont déjà faits.

C'est évident mais cela ne suffira pas.

Pas du tout. Il faut au contraire moins de technocratie, moins d'Europe, moins de cavalerie, plus de décentralisation, plus de responsabilité, plus de démocratie directe, plus d'hétérarchie et de subsidiarité.

Citation :
Il faut surtout cesser de s'endetter. Il ne faut pas dépenser plus qu'on ne gagne.

Oui.
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MessageSujet: Re: La Grèce, l'Italie et l'Espagne - HORS-JEU -    Mar 29 Nov 2011, 18:38

Citation :
- L'inflation actuelle touche surtout les actifs comme on le voit avec les diverses bulles. Des prix sur l'immobiler multipliés par 2 en 10 ans, il s'agit bien d'un phénomène monétaire lié à la manipulation des taux directeurs. Et les conséquences en sont les problèmes structurels soulignés par les économistes autrichiens, qui entraînent des cycles économiques destructeurs.
- Actuellement si on est en déflation, il s'agit de la masse du crédit, et non des agrégats monétaires de base. A long terme on a une situation extrêmement inflationniste comme aux Etats-Unis où Bernanke a multiplié la masse monétaire par plus de 3 ! En Europe c'est juste reporté car tôt ou tar la BCE va lâcher les vannes et racheter les dettes. L'hyperinflation arrivera simplement au moment critique où la vélocité monétaire compensera la diminution de la taille de l'agrégat M3 (la masse des crédits en gros), à ce moment là tout le monde aura les doigts qui brûlent et cherchera à se débarrasser de ses euros de ses dollars ou de ses bons du trésor.

Et pour acheter quoi ? Là me paraît être une question importante, parce que le jour où les deux plus grosses monnaies mondiales, représentants les deux plus gros parchés de consommation mondiaux, ne vaudront plus rien, qu'est-ce qui vaudra encore quelque chose ?

Le jour où vous vous rendez compte que votre épargne à vous va être divisée par 3 ou par 10, vous trouvez forcément une solution. Le but ne sera pas d'investir à ce moment là dans un marché, mais de sauver ce qui peut l'être.

Citation :
Cela dit je suis d'accord dans l'absolu que ce serait pire si la Banque de France ou la BCE prêtait aux Etats à 0%

Oui, je n'ai jamais dit que les manips monétaire des états étaient la cause unique de l'inflation, mais que c'était une cause existante que l'on pouvait interdire pour la supprimer. Et il me semble que limiter les causes sauvages de ce type, et donc stabiliser l'inflation à un niveau relativement bas, est toujours meilleurs pour l'économie que de laisser la possibilité de voir la courbe de l'inflation évoluer en dents de scie ; l'économie tourne mieux dans un environnement prévisible, et donc quand l'Etat ne s'en mêle pas.

Justement, ce que je dis c'est que les manipulations étatiques ont déjà lieu massivement, ne serait ce que par le taux directeur adapté aux politituqes conjoncturelles et au clientélisme (cf encore l'immobilier américain), ou encore le moutonisme qui veut qu'on copie toutes les biperies venant des EUA.
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MessageSujet: Re: La Grèce, l'Italie et l'Espagne - HORS-JEU -    Mar 29 Nov 2011, 21:02

http://mega-streaming.info/video/H8ADGS8MB4RU/Nicolas-Doze-Il-va-se-passer-quelque-chose-29-novembre-2011

très intéressent
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MessageSujet: Re: La Grèce, l'Italie et l'Espagne - HORS-JEU -    Mer 30 Nov 2011, 18:57

Encore une analyse très pertinente, mais je nuancerais sérieusement ce qu'il dit sur les dévaluations, car s'il est vrai que le retour aux monnaies nationales impliquerait une certaine dépréciation de nombreuses devises de par la loi de l'offre et de la demande, aucune manipulation monétaire n'est en soi une solution, aucune monnaie n'a un taux directeur trop fort pour sa croissance.

La crise et la déchéance européenne


Milliere Guy - mercredi 30 novembre 2011

Voici un siècle, l’Europe dominait le monde. Nul n’y imaginait que viendrait la chute. Celle-ci est née de conflits entre nationalismes qui ont conduit à la Première guerre mondiale. Celle-ci a saigné l’Europe à blanc, mais les leçons n’ont pas été tirées.

Ont suivi la montée du fascisme, du communisme soviétique et du nazisme, puis une Deuxième guerre mondiale. L’Europe était alors dans les décombres et marquée au fer rouge de la honte. Les leçons ont semblé tirées, mais elles ne l’ont, en fait, pas été. Le nationalisme est devenu tabou et on a voulu enterrer avec lui l’histoire et l’identité des peuples.

Le fascisme et le nazisme ont été excommuniés, mais pas le communisme, ce qui a empêché toute analyse d’ensemble du danger totalitaire. La démocratie a été présentée comme un danger et une force à juguler, tout comme l’économie de marché.

La construction européenne s’est faite sur ces bases. Elle a eu, d’emblée, des dimensions planistes et dirigistes. Elle s’est accompagnée de la mise en place d’une élite dirigeante et d’un déficit démocratique qui sont allés croissants.

Les populations ont été emportées vers une expérience qui leur promettait le bonheur collectif, un avenir radieux et une prise en charge du berceau au tombeau. Des États-providence ont été édifiés pour accomplir cette prise en charge. Le tout devait culminer dans une vaste union politique contrôlée par l’élite.

La monnaie unique devait venir parachever la construction de l’Europe puissance. L’union politique n’a pas vu le jour, mais la monnaie a tout de même été créée, comme un moyen de forcer le passage à l’union politique. Tout a semblé fonctionner jusqu’à ce que les dysfonctionnements, anticipés par de nombreux économistes, se produisent.

La crise actuelle de l’Europe est celle de l’euro, et on ne redira jamais assez l’arrogante absurdité qui a consisté à mettre en place une monnaie unique pour des économies diverses. Faute de pouvoir dévaluer les monnaies grecques, espagnoles, italiennes, portugaises, il ne reste pour variables d’ajustement que le chômage, les restrictions budgétaires et les ponctions fiscales, sans le moindre espoir pour les pays concernés de retrouver le chemin de la croissance. La Grèce, l’Espagne, l’Italie, le Portugal sont condamnés à une récession permanente.

Faute de pouvoir faire autrement, l’Allemagne paie, pour le moment, mais quels que soient les paiements consentis, ils ne feront que différer le glissement vers le gouffre. Le fonds prévu pour combler les dettes des pays les plus endettés était très insuffisant dès le moment où il avait vu le jour ; il l’est plus encore aujourd’hui.

Permettre à la Banque centrale européenne de racheter les dettes des pays ouvrirait la porte à l’inflation et à une dévaluation sans fin de l’euro dont l’Allemagne et les pays nordiques ne veulent à aucun prix. Créer de force l’union politique sous l’égide de l’Allemagne, et faire des pays du Sud des protectorats, ne pourrait aller sans révolte des peuples contre ceux qui les assujettissent au terme d’un engrenage auquel ils n’ont pas vraiment consenti.

La crise de l’Europe est celle d’un absolutisme technocratique et constructiviste pratiquant la fuite en avant.

Elle est aussi celle des États-providence : la prise en charge des uns est payée par les autres. Vient toujours un moment où ceux qui paient cherchent à moins payer et à s’évader, ce qui aujourd’hui est très facile.

Vient, en même temps, un moment où le nombre de ceux qui sont pris en charge s’accroît au-delà des capacités de paiement des gouvernements, et ceux-ci alors s’endettent. Quand l’endettement devient hypertrophique, les créanciers s’inquiètent et le dépôt de bilan s’approche.

Il s’approche d’autant plus en Europe que la dénatalité et le vieillissement des populations gagnent du terrain.Un nombre croissant de pays d’Europe en est réduit à la mendicité.

Les circuits financiers ne leur font plus confiance, à juste titre. Il reste à ces pays à tendre leur sébile vers les pétromonarchies arabes ou vers la Chine, qui ne feront pas la charité inconditionnellement.

La dénatalité et le vieillissement touchent aussi l’Allemagne et les pays nordiques, qui épargnent, en sachant que le crépuscule vient. Voici un siècle, l’Europe dominait le monde. Elle connaît aujourd’hui la déchéance.

http://www.les4verites.com/La-crise-et-la-decheance-europeenne-4182.html
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MessageSujet: Re: La Grèce, l'Italie et l'Espagne - HORS-JEU -    Mer 30 Nov 2011, 23:13

BRUXELLES, 30 novembre (Reuters) - Un sacrifice de souveraineté doit être fait afin d'obtenir une crédibilité structurelle pour l'union économique
et monétaire européenne, a déclaré mercredi Herman Van Rompuy.






Lors d'une conférence des
ambassadeurs de l'Union européenne (UE), le président du Conseil
européen a ajouté qu'un pas significatif devait être fait vers
une réelle union économique.






"Aujourd'hui, nous arrivons
au coeur du problème. Le voici: la crise systémique requiert une réponse
systémique. Nous devons faire un pas significatif vers
une véritable union économique à la mesure de notre union
monétaire", a-t-il dit.






"Qu'il y ait une modification
du traité ou pas, les deux solutions exigent un sacrifice de
souveraineté afin d'obtenir en échange une crédibilité
structurelle pour l'union économique et monétaire", a-t-il ajouté.
(Luke Baker, Juliette Rouillon pour le service français, édité par Jean
Décotte)
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MessageSujet: Re: La Grèce, l'Italie et l'Espagne - HORS-JEU -    Mer 30 Nov 2011, 23:14


La version officielle
du t
raité instituant



le MECANISME EUROPEEN de STABILITE [MES]



en Francais est à



télécharger ICI
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MessageSujet: Re: La Grèce, l'Italie et l'Espagne - HORS-JEU -    Ven 02 Déc 2011, 19:02

De la « Palestine » au « réchauffement mondial », l’Union Européenne sait discerner les priorités



L’Union Européenne est une structure au sein de laquelle on sait discerner les priorités.

Dans les années où j’y travaillais très occasionnellement, on y discutait de la définition de la banane et du concombre européens, question cruciale s’il en est. Aujourd’hui que la construction enclenchée voici six décennies est en train de s’effondrer, on n’en continue pas moins d’y défendre de nobles causes.

L’une de celles-ci est la construction d’un pays imaginaire appelé la « Palestine ». Et c’est un aspect qu’on oublie souvent de rappeler dans les journaux des pays d’Europe : sans argent européen, il n’y aurait pas autant d’immeubles neufs et rutilants à Ramallah. Il n’y aurait même pas d’immeubles du tout car il n’y a pas de production de quoi que ce soit qui s’exporte, sinon le terrorisme, produit que peu de pays souhaitent accueillir sur leur sol. Sans argent européen, les cadres « palestiniens » ne pourraient pas rouler dans des voitures de grosse cylindrée neuves que le contribuable européen moyen n’aurait pas les moyens de s’offrir, mais qu’il est sans aucun doute heureux de voir donner à des gens qui n’ont pas même besoin de travailler pour en disposer. Sans argent européen, il n’y aurait pas non plus de télévision palestinienne aux beaux programmes antisémites, pas de manuels scolaires incitant à l’assassinat des Juifs. Ce serait d’une tristesse effroyable, non ?

Alors que les restrictions budgétaires sont partout à l’ordre du jour et que le mot « rigueur » est sur toutes les lèvres, l’Union Européenne vient d’allouer cent millions d’euros supplémentaires à l’Autorité Palestinienne, ce qui représentera une augmentation de trente pour cent des subventions accordées à cette dernière. Sans doute est-ce un cadeau offert à Mahmoud Abbas et aux dirigeants du Hamas aux fins de sceller leur rapprochement, et de s’assurer qu’ils vivront heureux et feront beaucoup de bombes assassines. En apprenant ce genre de nouvelle, on se sent vraiment fier d’être européen.

Un continent où les traditions ne se perdent pas malgré le temps qui passe, est un continent noble : en 1945, on exterminait à Auschwitz, maintenant, on finance le discours exterminationniste tenu au nom de la « Palestine ». On accorde des budgets mirifiques à des « Palestiniens » professionnels pour qu’ils fassent le travail de meurtre, et pour qu’ils créent un abcès de fixation délétère au cœur de l’Etat juif. Et, pour faire bonne mesure, on sort son carnet de chèque pour endoctriner les futurs auteurs d’attentats suicide, tout en contribuant à falsifier l’histoire du Proche-Orient sur le continent européen lui-même. Du beau travail.

Une autre des nobles causes soutenues par l’Union Européenne est la lutte contre le « réchauffement climatique ».

Pour la deuxième fois en deux ans, des chercheurs se sont fait prendre la main dans le sac de la falsification de données, et s’avèrent avoir caressé des courbes dans le sens de la montée alors que, sans cela, elles auraient révélé qu’il n’y a pas de réchauffement, moins encore de réchauffement dû aux activités humaines, et que, dès lors, le GIEC n’est qu’une imposture très coûteuse.

Pour la deuxième fois en deux ans, à Durban cette fois, des climatologues oeuvrant pour le GIEC se réunissent aux fins de « sauver la terre », et on sait déjà que des pays tels que la Chine, l’Inde, le Brésil, le Canada et nombre de pays en voie de développement ne voudront pas voter les textes proposés pour empêcher l’expiration des accords de Kyoto.

Mais on évite aux Européens de se trouver face aux données disponibles ailleurs sur la planète : on leur épargne la douleur d’avoir à poser les yeux sur la falsification mise au jour, ainsi que sur les motifs, tout à fait légitimes, et scientifiquement fondés, de ceux qui ne voteront pas les textes proposés.

Si les Européens connaissaient la vérité et la voyaient s’étaler sur les premières pages des journaux, ce serait sans doute déprimant pour eux, et ils pourraient se demander pourquoi on leur impose tant de contraintes depuis des années au nom de la nécessité de « sauver l’environnement ».

Alors qu’elle est tout au bord du dépôt de bilan, l’Union Européenne défendra une position « noble » et donnera des leçons : elle sera la seule région du monde à procéder à des « réductions drastiques » de rejets de « gaz à effet de serre », ce qui permettra de hâter la catastrophe, et de passer rapidement d’une croissance nulle à une croissance négative excellente pour l’environnement.

Il y a de la constance en Europe, et cela force l’admiration. Après deux guerres mondiales et un génocide, l’Europe se livre à une nouvelle tentative de suicide collectif, au nom de la « nature pure » cette fois. Il y a là une beauté tragique indéniable. Du beau travail là encore.

Quand des historiens futurs se pencheront sur les ruines de l’Europe, ils y trouveront des éléments qui les passionneront, sans aucun doute. Et ils ne manqueront pas de discerner que l’Union Européenne avait, au début du vingt-et-unième siècle, de grands dirigeants, imprégnés de lucidité, d’humanisme et d’amour pour la civilisation.

Reproduction autorisée et vivement encouragée, avec la mention suivante et le lien ci dessous :
© Guy Millière pour www.Dreuz.info

http://www.dreuz.info/2011/12/de-la-%C2%AB-palestine-%C2%BB-au-%C2%AB-rechauffement-global-%C2%BB-l%E2%80%99union-europeenne-sait-discerner-les-priorites/
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MessageSujet: Re: La Grèce, l'Italie et l'Espagne - HORS-JEU -    Sam 03 Déc 2011, 18:07

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joker911



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MessageSujet: Re: La Grèce, l'Italie et l'Espagne - HORS-JEU -    Lun 05 Déc 2011, 16:25





Beaucoup de réactions suite à mon article de jeudi dernier (voir en
dessous) sur le fait que les militaires français ont des retards de
paiement, parfois de 10 mois sur leurs frais techniques et autres
ajustements. En fait, policiers, pompiers, militaires, cheminots et même
diplomates me disent que leur situation s’est gravement détériorée en
l’espace d’un an. Un ami diplomate m’a expliqué que maintenant tout le
personnel qui est en dessous de l’ambassadeur est souvent obligé de
faire de la co-location . “Nous en sommes arrivés au niveau de ce que vivaient les diplomates africains en France” m’a t’il déclaré. Regardez par exemple les derniers témoignages:

Mr Nuriec: “j’ai une petite
entreprise, où je fais parfois patienter mes client 4 ou 5 heures le
temps de mes interventions. J’ai passé ainsi 5 heures à discuter avec un
militaire qui m’a effectivement confirmé revenir tout juste
d’Afghanistan, et ne pas avoir été payé du mois d’octobre, et une partie
de septembre, soit 5000 euros. Au passage, il me fait savoir que des
troupes en afghanistan sont prévues au départ encore en 2012. Il a
surtout ajouté, voyant que je suivais l’actualité que cela allait très
mal finir s’ILS ne recevaient pas leur paye!
“.


Soldat X: “Retard de paiement des
primes de plus de 10 mois, primes OPEX impayées etc. … Aujourd’hui une
partie des primes d’une mission précédente nous manque toujours (1000
euros). Par la suite nous avons effectué des terrains et une mission
Vigipirate jusqu’en juin 2011 dont les primes elles aussi n’ont pas été
reglées. A chaque fois que l’on essaye de chercher où sont nos tunes et
quand elles nous arriveront, on reçoit le meme discours: “On n’y peut
rien, c’est la mise en place du nouveau logiciel de paiement qui prend
du temps, tout DEVRAIT être reglé au mois de Janvier”. Des amis très
proches sont revenus mi-septembre d’une mission ONU au Liban, il leur
manque toujours 2 mois de prime OPEX. Des histoires d’argent comme
celles-ci dans l’armée on en entend tous les jours et certaines
remontent meme à plusieurs années mais ces temps-ci il y a un réel abus.
Nous avons reçu la visite de CEMAT qui nous a annoncé que ce mois-ci
5.000 militaires sur les 15.000 que gère notre centre de paiement ne
recevrait pas de paye, suite à la liquidation totale du budget de cette
année et qu’ils attendaient celui de l’année prochaine… Info ou intox,
là encore aucun moyen de vérifier. Je n’irai pas jusqu’a dire que les
militaires se révoltent ou qu’un coup d’Etat est proche, loin de là, par
contre les bonhommes n’ont désormais aucun scrupule à se mettre en
arrêt maladie … vu que c’est l’armée qui paie les gars arrêtés et cela
ne change quasiment rien au bon fonctionnement du systeme militaire
puisque hors mission; … Ces histoires méritent d’etre médiatisées car je
trouve abusif le fait d’engager à la pelle ces temps-ci des milliers de
jeunes, de leur vendre du rêve avec des spots de pub et des slogans
complétement à l’opposé de la réalité du monde militaire et qu’une fois
dedans, ils se retrouvent comme nous tous le bec dans l’eau avec
personne à qui se plaindre, personne pour les aider !


Gendarme Alexandre: “Je suis
gendarme dans la réserve, j’écoute la video du 23 novembre où vous
parlez d’un vétéran de l’armée anglaise qui s’est fait diminuer sa
pension et vous mettez en garde les policiers et gendarmes de France; il
y a 2 mois, certains gendarmes (d’active) ont reçu leur fiche de paye
avec en entête ARMEE DE L’AIR! La somme était correcte mais pourquoi
l’argent ne venait pas des fonds de la gendarmerie? Je rappelle que la
gendarmerie depend du ministere de l’Interieur et plus de la Défense;
c’est comme si Edf payait les ouvriers de Renault…


Mr Husser: “Suite à votre propos sur
le non paiement des soldes dans l’armée, je peux vous dire que dans
l’Education Nationale, c’est pareil; ma voisine qui est vacataire n’est
toujours pas payé d’octobre je crois


Mr Kilinc: “les agents de la SNCF
ayant leur compte à la Banque Postale n’ont pas eu leur virement de
salaire du mois de novembre, c’est un problème national. La situation
devrait être résolue dans la journée. Des problèmes de tréso à la Banque
Postale? Sachez aussi que mon épouse a envoyé un courrier accompagné de
tous les documents demandés (y compris un RIB) pour clôturer un vieux
livret A. Réponse de sa Caisse d’Epargne plusieurs semaines plus tard:
merci de nous envoyer un RIB!!! De qui se moque-t-on?


Lecteur de Nantes: “je suis agent
Sncf, et tiens a vous dire, que la paie des cheminots est arrivée avec
un jour de retard sur les comptes de la Banque Postale (plusieurs dans
ce cas). Evidemment personne n’est responsable, la banque m’assurant que
le virement Sncf a été fait en retard. Elle affirme que c’est un
problème bancaire. J’ignore encore si les autres banques sont concernées
(je vais questionner mes collègues). Pour ma part, la conséquence a été
un découvert de 500 euros car le crédit maison, lui, est prélevé a
temps. J’ai écrit a la Banque Postale pour mentionner que je refusais de
payer des frais
“.


Un autre fidèle lecteur: “Je
confirme votre précédent article “Les militaires ne sont plus payés”.
J’ai 2 frères dans l’armée qui n’ont toujours pas été payés; pour l’un
de ses mois de réserve (3 mois d’attente, motif panne informatique),
pour l’autre actuellement en opération extérieure, les paiements sont
différés d’un à deux mois. Et ils sont nombreux dans ce cas là!


Une lectrice nous signale que les étudiants bretons n’avaient pas touché non plus leur bourse: “Au
22 novembre, la mensualité de novembre de nombreux étudiants bretons
n’a toujours pas été versée. Que se passe-t-il? Il est bien difficile de
le savoir… Le mois de novembre est sur le point de s’achever et de
nombreux étudiants attendent désespérément le versement de leurs
bourses. La Bretagne n’est pas épargnée, comme le constatent les centres
locaux des oeuvres universitaires (Clous). A Brest et Quimper, les
appels téléphoniques d’étudiants inquiets affluent depuis quelques
jours. “Nous en avons eu une trentaine ce matin”, rapportait l’un des
responsables brestois ce mardi
“, lire ici le Telegramme de Brest.




Pendant ce temps, Daniel Bouton, ancien PDG de la SG, a écrit à
Giscard d’Estaing, authentique, qu’il fallait punir les Français d’avoir
trop emprunté, et que pour cette raison, il fallait leur donner une
leçon en leur prenant l’Hôtel de la Marine, Place de la Concorde, lire ici l’article “L’ex-PDG de la Société Générale veut nous punir d’avoir trop dépensé? Un comble!” d’Olivier Berruyer sur Rue89.
Bref, tant que les banquiers et les politiques touchent leurs bonus et
leurs payes, tout va bien, le reste du peuple, les manants, eux, peuvent
attendre. Ils n’ont pas les manettes ni le porte-monnaie.

Revue de Presse par Pierre Jovanovic © www.jovanovic.com
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MessageSujet: Re: La Grèce, l'Italie et l'Espagne - HORS-JEU -    Lun 12 Déc 2011, 23:56





L’Euro est à l’agonie, et plus rien ne peut le sauver… Ouf il était temps ! Comme dirait Charles Gave, l’Euro est la “peste bubonique” et c’est en l’éradiquant que les nations seront sauvées… Ce “Frankeinstein monétaire”
est sur le point de finir sa vie (elle fut courte, moins de 15 ans) et
les seuls euros que nous pourrons tenir dans nos mains seront imprimés
sur les pages des livres d’histoire. Je vous laisse expliquer à vos
enfants comment une seule génération d’individus à vécu avec le franc,
puis le nouveau franc, puis l’euro et… le nouveau franc. Quand ils
seront grands, ils découvriront pourquoi cette invention était une
ânerie que nous voulions à tout prix sauver en ruinant 27 pays… avec la
bénédiction des médias…




La VRAIE dette de la France : 341% du PIB !
Oubliez les 88% de dette sur le PIB (calculs de la press-titution
et la politique françaises). Ce montant ne prend pas en compte les emprunts des entreprises privées, des banques et des propriétaires immobilier.

En réalité, la totalité des engagements des français envers les
trafiquants de dettes (personnes autorisées à réaliser frauduleusement
des écritures comptables en hypothéquant vos biens acquis par le travail
tout en magouillant leurs bilans) est supérieure à l’Italie et proche de celle de l’Espagne.
Vous comprenez pourquoi S&P veut abaisser la note de la France de 2 crans !
L’Express se lâche et décrit que cette grande claque dans la tête du Ministre des Finances “aurait
des effets dévastateurs. Dans le scénario du pire, elle plongerait la
France dans une spirale de la dette difficilement maîtrisable, à la
manière de la Grèce ou de l’Italie, avec un enchaînement de phénomènes “auto-réalisateurs“:
déficits publics aggravés, confiance des investisseurs en berne,
investissements et consommation en chute libre… Avec au bout du compte,
une profonde récession en perspective.”



L’image ci-dessous explique aussi pourquoi Cameron et son Empire Britannique du Surendettement (497% de son PIB national) ne veut pas entendre parler de rigueur budgétaire.
Ce sont les pires d’Europe, et sûrement du monde !


Presse libre ou press-titution, choisissez votre camp !
Un parallèle intéressant entre la press-titution française qui vous “informe” d’événements actuels dont nous avions déjà anticipé la réalisation depuis des mois grâce à la vraie presse libre
En résumé, si vous suivez le blog Gold-up (parmi d’autres), vous savez avant tout le monde ce que les médias vous annonceront fin 2012
Suivez cette vidéo jusqu’à la fin, voici la preuve !

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=DHutrTk7ooU

Pour les anglo-saxons, les banques européennes sont (presque) mortes
Dans une parution du Telegraph du 9 décembre, les analystes séniors avertissent leurs clients d’une faillite bancaire imminente du fait de l’échec du sommet européen et qu’un “credit crunch” collatéral (resserrement du crédit) pouvait arriver d’un instant à l’autre.



“D’autres pensent que les banques de la zone euro se dirigent vers une catastrophe et l’inquiétude est grandissante sur le fait qu’une grande banque peut s’effondrer en quelques semaines.” “les banques allemandes montrent la détérioration la plus notable dans leurs ratios de fonds propres de base.” “La
crainte est que les autorités européennes n’ont pas la puissance de feu
financière pour faire face aux problèmes des banques.”
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MessageSujet: Re: La Grèce, l'Italie et l'Espagne - HORS-JEU -    Lun 19 Déc 2011, 13:35

arrêt du tiers-payant : Bruxelles sert la vis et le peuple
grec hésite entre désespoir et résistance. L’union européenne est un
hôpital de fous, dénonce l’ethnologue grec Panagiotis Grigoriou.



Notre semaine commence sous le signe de la contagion. Dès hier,
radios et journaux évoquent les derniers chiffres du sida en Grèce, une
augmentation de 54% si on compare avec l’année dernière. Les médecins
responsables du Centre de Prévention et de contrôle des maladies
Infectieuses (www.keelpno.gr), tirent le signal d’alarme. Notre Ministre
de la Sante Andreas Loverdos (néolibéral et PS) recommande au sujet de
la protection de ne pas fréquenter les prostituées non déclarées et
ainsi non contrôlées. Ces derniers mois la prostitution a fait également
un bond en avant, elle concerne désormais une population plus ample,
femmes mariées ou encore étudiantes. Les lieux changent aussi. Les
quartiers habituels du centre ou populaires sont délaissés au profit de
certains beaux quartiers; là au moins, il y a des hommes circulant les
poches encore pleines.

Mais Madame Kremastinou, directrice du Centre de Prévention a
fourni une explication supplémentaire, s’adressant aux journalistes.
Depuis quelques mois, il y des dizaines (voire plus) d’individus qui se
font contaminer de leur propre gré. Le but ? Le devenir et se déclarer
officiellement séropositif afin de recevoir par la suite une prestation
spécifique s’élevant à 600 euros par mois, une des rares prestations que
les reformes de choc des Mémorandum, n’ont pas (encore) supprimées.
C’est plus que nombre de nos salaires encore perçus, un comble.

Entre temps, sur l’autre terrain, celui de l’électricité, plus
précisément celui de la taxe sur l’immobilier perçue par les factures de
l’électricité, la bataille continue. Le centre d’émission des ordres
qui coupe le courant de ceux qui n’ont pas payé est occupé. La «Troika»
fait savoir aux ministres qu’il faut suivre de près, jours par jour,
l’évolution des paiements car si les recettes ne sont pas à la hauteur
(comme celles des autres impôts), il n’y aura pas de sixième tranche –
de « sixième dose » comme disent les grecs – d’entrée d’argent prêtée
par nos … sauveurs. Les politiques Papadémiens, et autres valets locaux
de l’hyperbaronie, nous expliquent depuis hier qu’il n’y aura pas
d’élections non plus, tant que nos « doses » ne seront pas assurées, arrivées et administrées à temps. « La date des élections est indicative ou relative
», déclare Papadémos et Karatzaferis du LAOS, tandis que le chef de la
droite, Samaras, se refuse à toute signature de document ordonnant les
suites politiques liées aux décisions bruxelloises du 26 octobre, comme
l’exigent les médecins en chef du Merkozysme. Décidément, l’UE est un
hôpital de fous, voire pire, un mouroir des peuples.

Et on s’y prépare nous semble-t-il, à mettre en place un
méga-produit financier et toxique au niveau de la zone euro afin de
faire face à l’infection nosocomiale des dettes dites publiques des
pays. On y répond alors en injectant de la toxicité à la toxicité, nous
disait hier un médecin d’un hôpital public, rencontré dans une
pharmacie, réouverte après la grève du lundi.

Nous ne savons pas encore comment nous en sortir. Dans la rue, dans
le métro beaucoup de gens semblent perdus. La réponse politique tarde
et eux seuls, ne peuvent pas faire face à la toxicité de leur nouveau
sort et des temps nouveux. Les gauches et les autres mouvements, tels
que Spitha – Étincelle de Mikis Theodorakis, sont en train de se
réorganiser. Tout le monde parle de Front de Résistance et des
discussions sont sans doute entamées à plusieurs niveaux. Cette nuit,
hommes et femmes politiques connus et syndicalistes, se sont rendus au
bâtiment occupé de notre Électricité Nationale, bloquant l’émission des
ordres amenant aux coupures de courant. Il y a peu de jours, les
syndicats des électriciens ont coupé le courant au Ministère de la Sante
durant quelques heures, dénonçant ainsi les dettes de l’administration
envers la compagnie, plusieurs millions d’euros. Le ministre de la Sante
a confirmé.

Les citoyens ressentent désormais l’ampleur des toxines du système
comme étant une vraie menace sur leurs vies. Et plus qu’une affaire de
gauche ou de droite, cela devient une affaire de survie nationale et
sociale, voire citoyenne et bien entendu, de la démocratie en même
temps. « Sortirons-nous un jour de l’hôpital des fous ? » – se demandait un retraité regardant le médecin droit dans les yeux. « On vous a prescrit un anti-inflammatoire ? Mais il faut tout régler, nous n’acceptons plus aucun tiers payant », lui répond la pharmacienne.

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MessageSujet: Re: La Grèce, l'Italie et l'Espagne - HORS-JEU -    Ven 23 Déc 2011, 03:49

Le Titanic Européen a heurté l’iceberg



Un accord a été trouvé le 9 décembre dernier entre les dirigeants européens, destiné à « sauver l’euro » et à sauver l’Union. C’est ce qu’on a dit, tout au moins.

David Cameron, au nom du Royaume Uni, a décidé de ne pas ratifier et de s’éloigner. On a ajouté que le Royaume Uni s’était isolé de l’Europe, et on a fustigé David Cameron.

La réalité est très différente. L’accord trouvé n’en est pas vraiment un. Il implique de renégocier un traité ou une modification de traité dans un délai de trois mois. Et il n’a rien sauvé du tout. Au mieux, il a offert une forme de rafistolage à un système qui craque de tout côté et qui s’effondrera, d’une manière ou d’une autre, très bientôt. Au pire, il n’aura été qu’un subterfuge, et l’effondrement viendra plus vite encore. D’ores et déjà, les marchés financiers et les agences de notation rendent un verdict sévère, et pessimiste.

Pour ce qui concerne Cameron et le Royaume Uni, ce n’est pas le Royaume Uni qui s’est éloigné de l’Europe : c’est l’Europe qui s’est éloignée du Royaume Uni et de la réalité économique. Cameron a quitté un navire en train de faire naufrage, et on ne peut que lui donner raison.

L’Europe a été construite comme un navire censé être insubmersible, et elle coule comme les navires censés être insubmersibles le font, lorsque menés par des capitaines aveuglés par une confiance qui confine à l’arrogance, ils se heurtent à l’iceberg. L’iceberg, en l’occurrence, est la réalité économique du monde.

Le projet de construction européenne a d’emblée, dès les années 1950, été porteur d’un défaut majeur : ce que Friedrich Hayek a appelé le constructivisme, à savoir, la volonté de construire une société à partir d’idées abstraites énoncées a priori.

Le constructivisme européen a, comme tous les constructivismes mis en œuvre, reposé sur un absolutisme : le pouvoir accaparé par une caste se proclamant détenir la vérité a priori, et se considérant à même de remodeler les sociétés à sa guise.

Le « marché commun » est toujours allé de pair avec des éléments de planisme, de dirigisme et d’économie administrée, tels que la politique agricole commune. Ces éléments se sont accentués au fil du temps.

Le pouvoir laissé aux populations de décider démocratiquement s’est très vite trouvé confisqué par les capacités de décision laissées à la Commission de Bruxelles, et par les réunions à huis clos des Conseils européens où les dirigeants de chaque pays décidaient entre eux.

La mise en place de la monnaie unique devait aller de pair avec une forme d’unification politique et d’abolition presque complète des vestiges subsistant de démocratie et de souveraineté des pays de l’Union.

L’unification n’a pas eu lieu. La monnaie unique a été mise en place pour dix sept pays. Il était évident aux yeux de tous les économistes compétents que la zone euro ainsi créée n’était pas une zone monétaire optimale et que des dysfonctionnements porteurs de désastres potentiels allaient se dessiner.

J’avais écrit à l’époque, parmi d’autres, qu’il faudrait tout au plus une décennie pour que les désastres se dessinent. Nous y sommes.

Les écarts de productivité, les différences économiques entre les pays de la zone euro ont fait que, faute de pouvoir dévaluer leur monnaie, les pays moins productifs se sont trouvés asphyxiés et n’ont eu pour variables d’ajustement que des déficits commerciaux et budgétaires de plus en plus amples, puis une montée du chômage et de la pauvreté. Les dettes des pays concernés se sont creusées. Les banques des pays en question et celles de pays plus productifs ont été incitées à acheter les dettes.

Les taux d’intérêts correspondant au risque et au marché des pays les plus solvables ont servi pour des investissements dans des pays bien moins solvables, ce qui a occasionné des bulles qui ont fini par crever.

Nous sommes face aux résultats.

Plusieurs pays sont d’ores et déjà en situation de faillite ou très proches de la faillite. Nul ne veut plus leur prêter, sinon à des taux prohibitifs. Laisser ces pays déposer leur bilan impliquerait une explosion de la zone euro et des pertes abyssales pour les banques de pays tels que la France.

Les pays qui, en apparence, sont en meilleure santé, tels l’Allemagne, ne veulent plus verser d’argent en pure perte dans la caisse des pays en faillite ou très proches de la faillite, et, de toute façon, le peuvent de moins en moins : l’Allemagne, précisément, est elle-même endettée à hauteur de 83% et a désormais des difficultés à trouver preneurs pour ses titres de dette.

L’accord passé le 9 décembre propose la renégociation d’un traité, le nouveau texte devant inclure un retour à l’équilibre des comptes de tous les pays de la zone euro, des sanctions contre les pays qui dérogeraient à la règle, et une mise sous contrôle des budgets de tous les pays de la zone par les détenteurs du pouvoir technocratique suprême.

S’ajoute une augmentation du Fonds de stabilisation financière (sous le nom de « mécanisme de stabilité européenne ») dans des proportions astronomiques, le fonds en question devant servir à racheter les dettes des pays en faillite ou très proches de la faillite.

Des pays tels que la Grèce, le Portugal ou l’Italie ne pourront revenir à l’équilibre des comptes qu’en procédant à des coupes drastiques dans leurs dépenses publiques. On leur demandera aussi d’augmenter taxes et impôts.

Dès lors qu’une bonne part des dépenses publiques concernées sont des aides aux chômeurs et aux plus pauvres, et que le taux de chômage et de pauvreté dans ces pays est très élevé, les conséquences sont aisées à imaginer.

Dès lors que les taxes et les impôts supplémentaires vont asphyxier la possibilité de créer des entreprises et des emplois dans ces pays, les conséquences sont plus aisées à imaginer encore. Les pays du Sud de l’Europe sont condamnés à la récession durable, et à une paupérisation croissante. Et cela sans que les populations aient voix au chapitre, et sans qu’on leur offre l’issue qui leur permettrait de se maintenir la tête hors de l’eau : une dévaluation de la monnaie par l’effet des marchés.

Des pays tels que la France ou l’Allemagne vont, au nom du « mécanisme de stabilité » s’endetter davantage pour que des pays beaucoup plus endettés et sans la moindre capacité de rembourser s’endettent plus encore. Ce qui est une fuite en avant désespérée.

La Banque Centrale européenne ne monétisera officiellement pas davantage les dettes des pays les plus endettés et ne contribuera officiellement pas au Fonds de stabilisation, mais officieusement, elle fera les deux en passant par l’intermédiaire du FMI.

Les Etats Unis, déjà très endettés par la grâce des politiques de l’administration Obama vont eux-mêmes contribuer au Fonds de stabilisation.

D’autres pays, tels la Chine sont appelés à la rescousse, mais ils sont très réticents et entendent poser des conditions très strictes.

Nicolas Sarkozy espère que la fuite en avant lui permettra de sauver ses chances de réélection et que le grand cataclysme viendra après.

Barack Obama espère lui aussi sauver ses chances de réélection.

Le cataclysme sera-t-il retardé très longtemps ?

C’est toute la question. Je pense que la réponse viendra très vite.

Le Titanic européen est en train de couler. Sur le pont, des gens s’agitent en disant que la situation est grave, mais pas désespérée.

Ils accusent la « finance internationale », qui n’est pour rien dans ce qui se passe, et ils n’accusent bien sûr pas le constructivisme européen et la façon dont l’euro a été conçu et mis en place, car cela équivaudrait pour eux à s’accuser eux-mêmes.

Ils accusent aussi les agences de notation et se conduisent comme les gens qui, lorsqu’ils ont la fièvre, incriminent le thermomètre.

Des discours économiques sensés se font entendre au Royaume-Uni et, au delà, dans le monde qui parle anglais, mais fort peu sur le continent.

Comme sur le Titanic en son temps, on continue donc, sur le continent, à jouer du pipeau et d’autres instruments de musique.

Vous dites qu’il serait temps de regarder la situation en face ?

Regarder la situation en face impliquerait d’ajouter à ce que j’ai dit ici du cataclysme qui prend forme, d’autres ingrédients qui font partie intégrante du cataclysme : le vieillissement des populations, la grande faillite des Etats providence, l’islamisation rampante qui conduit à un changement de capital culturel très préoccupant, et semble devoir condamner l’Europe au sous-développement d’ici quelques décennies.

Mais pourquoi regarder la situation en face lorsqu’on peut s’aveugler ?

Reproduction autorisée, et même vivement encouragée, avec la mention suivante et le lien ci dessous :
© Jean-Patrick Grumberg pour www.Dreuz.info

http://www.dreuz.info/2011/12/le-titanic-europeen-a-heurte-l%E2%80%99iceberg/
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: La Grèce, l'Italie et l'Espagne - HORS-JEU -    Ven 23 Déc 2011, 10:22

L'Europe n'est pas nécessairement un Titanic. Elle doit juste se donner des règles rigoureuses de gestion, dont ne pas dépenser plus qu'elle ne gagne.

Et la dette sera renflouée peu à peu, par son travail.

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MessageSujet: Re: La Grèce, l'Italie et l'Espagne - HORS-JEU -    Ven 23 Déc 2011, 11:03

Arnaud Dumouch a écrit:
L'Europe n'est pas nécessairement un Titanic. Elle doit juste se donner des règles rigoureuses de gestion, dont ne pas dépenser plus qu'elle ne gagne.

Et la dette sera renflouée peu à peu, par son travail.

Je suis d'accord, c'est aussi l'opinion de Pascal Salin. Mais la réalité de l'euro fait que cela demandera des efforts énormes des pays les moins compétitifs et des règles de fonctionnement internes aux états extrêmement souples et extrêmement libérales pour compenser la rigidité induite par le taux de change fixe, car ce qui s'est passé est que l'euro a provoqué un alouage catastrophique des capitaux (ce qui est en train d'être corrigé aujourd'hui, petit détail omis par les monétaristes). Tenter de tout harmoniser au plan politique n'est donc absolument pas nécessaire pour cela, il suffit de retenir les expériences qui marchent ailleurs ; or l'euro n'a pas été inventé pour ça (sinon autant revenir à l'or) mais a été conçu pour opérer une intégration politique à marche forcée.
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: La Grèce, l'Italie et l'Espagne - HORS-JEU -    Ven 23 Déc 2011, 11:06

Cher Droma, L'Euro et sa gestion peuvent être modérément assouplis. Une inflation modérée peut aider à expurger la dette peu à peu.

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MessageSujet: Re: La Grèce, l'Italie et l'Espagne - HORS-JEU -    Ven 23 Déc 2011, 11:17

Arnaud Dumouch a écrit:
Cher Droma, L'Euro et sa gestion peuvent être modérément assouplis. Une inflation modérée peut aider à expurger la dette peu à peu.

Aïe, là on va pas du tout être d'accord. Mr. Green

Franchement il y a des jour où vous devriez sortir de votre marotte du juste milieu modéré comme solution géniale. L'inflation n'est pas du tout une solution. Si on avait 7% de croissance encore on pourrait se permettre de détruire du capital pour renflouer des états obèses, mais avec 0% de croissance, 1% de taux d'intérêt et un agrégat monétaire M1 multiplié déjà par 1,8 depuis 2008 en zone euro, aller plus loin serait non seulement immoral mais en plus conduirait au suicide pur et simple.

Ce qu'il faut, c'est non pas faire la vertu du laxisme monétaire et b***** les épargnants, mais organiser la faillite des banques et des états proprement. Ceux qui ont risqué leur argent et celui des autres n'importe comment doivent être rincés, en premier lieu les actionnaires des banques, en second lieu les créanciers, en troisième, les déposants, les épargnants honnêtes et les contribuables n'ont rien à voir là dedans. Idea
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MessageSujet: Re: La Grèce, l'Italie et l'Espagne - HORS-JEU -    Ven 23 Déc 2011, 11:32

Arnaud, pour rappel :



Voilà ce qui se passe quand on créée de la monnaie, on fait baisser les taux d'intérêt artificiellement et donc contrairement à ce que prétend la doxa ambiante, on étouffe l'investissement, bref tout ce dont on a besoin en ce moment.
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: La Grèce, l'Italie et l'Espagne - HORS-JEU -    Ven 23 Déc 2011, 14:10

L'inflation n'est pas LA solution. Mais elle peut être une petite partie de la solution pour faire fondre de manière indolore, la dette accumulée.

Pas plus de 3% par ans ! Sur 10 ans, cela fait 30% de la dette payée.

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MessageSujet: Re: La Grèce, l'Italie et l'Espagne - HORS-JEU -    Ven 23 Déc 2011, 14:40

Arnaud Dumouch a écrit:
L'inflation n'est pas LA solution. Mais elle peut être une petite partie de la solution pour faire fondre de manière indolore, la dette accumulée.

Pas plus de 3% par ans ! Sur 10 ans, cela fait 30% de la dette payée.

Sauf qu'avec 0% de croissance, cela fait aussi 30% de pouvoir d'achat en moins. Indolore, c'est vite dit !

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MessageSujet: Re: La Grèce, l'Italie et l'Espagne - HORS-JEU -    Ven 23 Déc 2011, 14:49

C'est pourquoi l'inflation modérée est juste un petit coup de pousse. Il n'y a rien à faire : c'est à la production et à l'inventivité (= la croissance REELLE) que nous devrons notre salut économique.

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MessageSujet: Re: La Grèce, l'Italie et l'Espagne - HORS-JEU -    Ven 23 Déc 2011, 15:44

Et il faudrait analyser correctement la croissance depuis le choc pétrolier des années 70;
cette croisance ne s'est-elle pas faite sur le contrepartie d'un endettement correspondant, tant privé que public?

Si c'est le cas dans le dernier 40 ans, peut-on réellement parler de croissance liée à la productivité? Il s'agissait peut-être d'un leurre dont nous nous apprêtons à subir les conséquences. Une productivité accrue liée à un endettement massif des états semble nous mener tout droit dans le mur.
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MessageSujet: Re: La Grèce, l'Italie et l'Espagne - HORS-JEU -    Ven 23 Déc 2011, 18:45

Arnaud Dumouch a écrit:
L'inflation n'est pas LA solution. Mais elle peut être une petite partie de la solution pour faire fondre de manière indolore, la dette accumulée.

Pas plus de 3% par ans ! Sur 10 ans, cela fait 30% de la dette payée.

Ce que vous devez considérer c'est le but à atteindre. Une économie capitaliste satisfait au mieux les besoins individuels, une monnaie saine implique certes une certaine discipline au niveau de l'état, mais c'est payant, dans le sens que les gens sont plus heureux.

Si votre but inversement est juste de rembourser la dette, vous détruirez la croissance, les capitaux utilisés par l'état ne seront plus disponibles pour les entreprises, et c'est un petit jeu à somme négative (renforcement de l'irreponsabilités, création de bulles).

Bref, pour moi l'inflation n'a aucun intérêt. Si c'est juste pour rembourser la dette mieux vaut encore voter Hollande et administrer un choc fiscal à l'économie française de 250 milliards d'euros.
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MessageSujet: Re: La Grèce, l'Italie et l'Espagne - HORS-JEU -    Ven 23 Déc 2011, 23:31

Arnaud Dumouch a écrit:
Pas plus de 3% par ans ! Sur 10 ans, cela fait 30% de la dette payée.

Non, sur 10 ans avec une inflation réelle de 3% par an l'inflation totale est de 34,4%. Dans la réalité sur 10 ans l'inflation réelle en zone euro a été de plus de 100% (cf le bilan de la BCE : l'euro a perdu la moitié de sa valeur initiale affraid), ce qui correspond à l'expérience des braves gens qui constatent que l'inflation sur les oeufs et la crème fraiche est de plus de 8% par an.

En quoi cela a-t-il aidé à éviter le problème dans lequel nous nous trouvons aujourd'hui ? :|

En quoi la situation du XIXème siècle avec une inflation à 0% sur 100 ans (déflation des prix) était pire ?
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MessageSujet: Re: La Grèce, l'Italie et l'Espagne - HORS-JEU -    Ven 23 Déc 2011, 23:38

giacomorocca a écrit:
Et il faudrait analyser correctement la croissance depuis le choc pétrolier des années 70;
cette croisance ne s'est-elle pas faite sur le contrepartie d'un endettement correspondant, tant privé que public?

Si c'est le cas dans le dernier 40 ans, peut-on réellement parler de croissance liée à la productivité? Il s'agissait peut-être d'un leurre dont nous nous apprêtons à subir les conséquences. Une productivité accrue liée à un endettement massif des états semble nous mener tout droit dans le mur.

La productivité s'est faite grâce à l'accumulation de capital et à une meilleure division du travail, ce qu'on appelle aujourd'hui la mondialisation. Elle ne s'est pas faite grâce à l'endettement et aux dépenses publiques, mais contre elles. C'est l'épargne et la sous-consommation qui permettent la formation du capital et la croissance, pas la consommation, le gaspillage et l'endettement !
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MessageSujet: Re: La Grèce, l'Italie et l'Espagne - HORS-JEU -    Dim 25 Déc 2011, 17:00

La BCE ouvre les vannes à plein régime


En complément de l’article de Vincent Bénard, Stéphane Montabert analyse les récentes décisions prises par la BCE. Pour lui, c’est Noël avant l’heure pour les banquiers avec la décision de Mario Draghi. Explications.

Un article de Stéphane Montabert, de Renens, Suisse.



Ceux qui suivent la lente agonie des régimes socio-démocrates sur ce blog savent que la monétisation de la dette est une sorte de « passage obligé » dans le scénario de la catastrophe.

Nous sommes entrés dans cette étape en décembre.

La monétisation de la dette consiste à demander à l’émetteur de monnaie (ici la BCE) de faire tourner la planche à billets pour payer les dépenses courantes. Les conséquences sont connues; la dévaluation de la valeur de la monnaie, c’est-à-dire l’inflation, la perte de crédibilité de la monnaie dans les échanges internationaux, et finalement, à terme, l’emballement de l’inflation jusqu’à l’hyper-inflation et l’effondrement total du système monétaire.

En bref, cela ne résout strictement rien – cela a même tendance à empirer les choses – mais permet de gagner un peu de temps. Je ne partage franchement pas l’optimisme de ceux qui pensent que ce sursis permette les réformes qui sauveront le malade; mais à la limite, nos opinions importent peu. Les décisions ont été prises, chacun aura donc tout le loisir d’examiner comment la zone euro réagira à ce nouveau traitement.

Revenons à ce qui s’est passé ce 21 décembre. Mario Draghi, ancien de Goldman Sachs (la banque des winners) et nouveau directeur de la Banque Centrale Européenne délie les cordons de la bourse: il a ouvert une ligne de crédit sans limite aux banques de la zone euro, pendant trois ans, avec un taux d’intérêt de 1%.

C’est Noël avant Noël.

Cette soudaine générosité n’est qu’une façade: l’opération vise moins à aider les banques qu’à les aider à acheter de la dette publique de tous les canards boîteux de la zone euro. Mais il n’est pas sûr que la manoeuvre fonctionne comme prévu.

Précisons le contexte afin que les pièces du puzzle tombent en place.

L’Europe se divise grosso-modo en deux camps. Le camp « rigoureux » ou « du nord », minoritaire mais mené par l’Allemagne, ne veut pas monétiser la dette, ou pas trop. Il estime que l’inflation n’est en rien une solution et punirait en même temps les pays bien gérés et les autres et préconise plutôt la rigueur. Le camp « latin » ou « du sud », majoritaire, auquel appartient l’Italie depuis que l’obstacle Berlusconi a été retiré, ainsi que la France, prône la souplesse, c’est-à-dire l’utilisation libérale de la création de monnaie pour payer les dettes courantes, comme ces pays le faisaient avant la monnaie unique – une tradition qui a amené la France à diviser la valeur de sa monnaie par 100 en 1960 avec le Nouveau Franc, puis fait perdre 88% de la valeur de ce dernier avant le passage à l’euro… Et chacun se souviendra de l’immense valeur de la Lire à la même époque.

La lutte d’influence entre les deux camps s’est poursuivie pendant des mois dans les coulisses, jusqu’aux couloirs de la BCE, mais le camp latin avait l’avantage. Le directeur de l’institution, Jean-Claude Trichet, d’obédience latine, choisit ainsi de laisser courir l’inflation ou de racheter de la dette pourrie sans aucun respect pour les statuts de la banque centrale dont il avait la charge.

Le successeur de M. Trichet, Mario Draghi, est allé encore plus loin, montrant à quel point le camp latin se sent le vent en poupe, au nez et à la barbe de l’inflexible Allemagne. A peine entré en fonction, il baissait le taux directeur alors même qu’il était inférieur à l’inflation – une hérésie totalement en contradiction avec la mission de la BCE, qui est de lutter contre celle-ci. Perseverare diabolicum est, il l’a encore baissé à 1% en décembre. Deux pour-cents en dessous de l’inflation: empruntez, vous rembourserez moins!

Le message à l’intention des banques commerciales était clair, mais pourtant peu suivi. Mais pourquoi la BCE tend à ce point-là la perche aux banques commerciales de la zone euro?

Les statuts de la BCE ont été écrits à une époque où l’indépendance de la Banque et la rigueur dans la gestion de la monnaie n’étaient pas qu’un slogan vide de sens. Ainsi, la BCE n’a pas le droit d’acheter elle-même directement la dette publique émise par les pays européens, car cela détruirait toute illusion quant à son indépendance. L’Allemagne, qui a perdu le Mark dans l’affaire, y veille. Or, les dirigeants de la BCE et leurs alliés politiques essayent depuis des mois de contourner, par tous les moyens possibles, la lettre et l’esprit des textes régissant l’institution.

Les adeptes de la monétisation de la dette ont ainsi étudié une foule de scénarios. La BCE a acheté de la dette publique sur le marché secondaire – de la dette publique d’occasion – au nom de la lutte contre l’incendie financier, mais cette entorse n’a été acceptée que parce que les montants étaient limités. L’Allemagne y a mis le holà. Ensuite, les politiciens ont essayé de demander à la BCE de prêter directement au Fonds Européen de Stabilité Financière, qui est une émanation des pays membres de la zone euro, mais ont dû renoncer faute de base légale. La piste suivante, début décembre, était l’idée d’un prêt au FMI pour que celui-ci vienne au secours des pays de la zone euro, mais là encore, les statuts de la BCE ne le permettent pas.

La seule solution compatible avec les statuts de la BCE consiste à poursuivre sur la voie empruntée depuis le début de la zone euro: verser l’argent à des banques commerciales agissant en tant qu’intermédiaires pour acheter de la dette publique.

L’opération initiée par Mario Draghi le 21 décembre est extrêmement rentable sur le papier. N’importe quelle banque pourrait emprunter n’importe quel montant, disons 1 milliard d’euros, avec un taux d’intérêt de 1%, et s’en servir pour acheter de la dette étatique espagnole à 10 ans, rémunérée à 5%. 4% de marge brute annuelle pour la banque, c’est une belle somme à la clef. Et plus les banques souscrivent à de la dette publique, plus leurs profits augmentent!

On comprend l’estime dont l’ancien de Goldman Sachs jouit auprès de ses anciens confrères: à dix jours de l’échéance, il vient de sauver leur bonus de fin d’année. Les banquiers lui disent merci.

Les banques ont souscrit un total de 489,191 milliards d’euros dans les premiers jours de l’opération. C’est peu relativement aux 523 banques que compte la zone euro, mais beaucoup en valeur absolue – rappelons que le FESF « boosté » était sensé parvenir à mille milliards; dès la première semaine, les banques viennent déjà d’emprunter auprès de la BCE la moitié de ce montant.

Et la fenêtre est ouverte pour trois ans.

La BCE a vraiment fait tout ce qu’elle a pu: mettre des montants illimités à disposition des banques, pendant une période très longue, garantie, et à un coût d’emprunt plancher.

Tout ceci est bien sûr de la création de monnaie à une échelle encore inégalée.

Officiellement, la BCE ne fait rien de tout cela: les montants mis à disposition auprès des banques peuvent servir théoriquement à tout, permettre des emprunts hypothécaires, de PME, des crédits à la consommation… Mais personne n’est dupe:

Certains investisseurs espèrent (…) que, grâce à ces prêts à long terme, d’un montant illimité et bon marché avec un taux d’intérêt de 1%, l’institution de Francfort, qui se refuse à être le prêteur en dernier ressort des pays de la zone euro, comme on le lui réclame depuis des mois, va pouvoir les aider de manière détournée en permettant aux banques d’acheter davantage leurs titres de dettes publiques.

Les prêts souscrits mercredi représentent presque une fois et demi le montant que prévoient d’émettre l’Espagne et l’Italie en 2012, et exigent un collatéral très faible. On a du mal à imaginer que ces montants ont été réservés par les banques commerciales pour aider les PME de leur région.

Alors, pourquoi la bourse ne s’envole-t-elle pas vers le firmament, pourquoi les politiciens ne célèbrent pas la fin de la crise avec champagne et petits fours, pourquoi la crise de la dette publique n’est pas derrière nous?

Il y a plein de raisons, même pour des keynésiens indécrottables persuadés que la planche à billet est la solution. En vrac:

* Les banques ne peuvent pas prêter une infinité d’argent, peu importe ce que leur autorise la BCE. Les ratios d’endettement comparés au fonds propres de Bâle III ne se sont pas envolés avec la décision de M. Draghi. Les montants de dette publique que peuvent acheter les banques ne sont donc pas sans limite.

* Les pays de la zone euro sont financièrement vulnérables. Leurs notes sont sous surveillance négative par plusieurs agences de notation (ce qui est une plaisanterie, vu qu’ils ne sont plus AAA depuis longtemps) et une diminution officielle de leur note dégraderait le bilan des banques engagées sur ce chemin, à la hauteur de leur exposition.

* Les banques sont encore échaudées par l’épopée grecque et « l’échange volontaire » de dette grecque avec une décote de 50%.

* Une grande partie de la zone euro entrera en récession en 2012, pour une durée inconnue, et promet de dégrader encore le bilan des pays affectés. La fenêtre de garantie de la BCE ne dure « que » trois ans, soit bien moins que la durée d’un emprunt d’Etat standard (qui s’échelonne de 3 mois à 30 ans, la « durée de référence » étant de 10 ans). Bien des incertitudes subsistent donc sur la conjoncture.

Bon nombre de ces difficultés sont en voie d’être contournées. Par exemple, une fois le beau temps revenu sur le front des taux d’intérêt, les Etats pourraient à nouveau sauver des banques trop exposées à de la dette pourrie en les recapitalisant avec de nouveaux emprunts publics.

On peut aussi imaginer que les politiciens de la zone euro mettront ce répit de trois ans à profit pour réformer les traités régissant le fonctionnement de la BCE pour lui permettre une bonne fois pour toute d’acheter directement de la dette publique, dans la grande tradition des banques centrales d’Amérique du Sud… L’Allemagne d’Angela Merkel s’y opposera, bien entendu, mais même l’Allemagne ne saurait être éternellement vigilante. Mme Merkel remettra son mandat en 2013, celui ou celle qui lui succèdera pourrait s’avérer un interlocuteur plus conciliant.

Nous nous dirigeons à plein régime vers une monétisation massive, et assumée, de la dette publique. Mais rien qu’avec le mécanisme actuel, certains avancent la somme de 5 000 milliards d’euros de création de monnaie jusqu’en 2014.

Révisez vos cours sur l’inflation, vous pourriez en avoir besoin.

http://www.contrepoints.org/2011/12/24/61787-la-bce-ouvre-les-vannes-a-plein-regime
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: La Grèce, l'Italie et l'Espagne - HORS-JEU -    Dim 25 Déc 2011, 17:23

Une production EXAGEREE de papier monnaie produirait cet effet.

Mais par contre, une production modérée permet d'adoucir les conséquences de la crise.

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MessageSujet: Re: La Grèce, l'Italie et l'Espagne - HORS-JEU -    Dim 25 Déc 2011, 17:36

Arnaud Dumouch a écrit:
Une production EXAGEREE de papier monnaie produirait cet effet.

Mais par contre, une production modérée permet d'adoucir les conséquences de la crise.

Il n'est pas nécessaire de créer de la monnaie pour faire fonctionner une économie. L'inflation même modérée détruit les incitations à épargner et provoque des bulles spéculatives ; vous savez, c'est après l'abandon des monnaies genre franc germinal que les états providence ont vu le jour et notamment les retraites par répartition (linflation ruinant les épargnants), ce n'est pas un hasard, c'est juste que l'inflation de la monnaie a mis les engrenages ayant permis le reste, notamment l'inflation législative, l'inflation interventionniste, l'inflation des dépenses et enfin l'inflation de la dette.

La politique laxiste actuelle n'adoucit pas du tout la crisecomme le pensent les quénésiens, cf le graphique collé plus haut, mais au contraire prolonge la crise économique.

Le bilan de la BCE en 1999 était autour de 800 milliards d'euros, depuis ça a plus que doublé, et là l'article parle d'un accroissement de près de 5000 milliards, si vous appelez ça modéré ... clown
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: La Grèce, l'Italie et l'Espagne - HORS-JEU -    Dim 25 Déc 2011, 17:38

La vie et la maladie n'est pas radicale comme votre jugement.

La vie et le soin de la maladie passe par la modération. Refuser toute inflation est tout aussi aberrant que laisser filer n'importe comment la production de monnaie papier.

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MessageSujet: Re: La Grèce, l'Italie et l'Espagne - HORS-JEU -    Dim 25 Déc 2011, 17:41

Arnaud Dumouch a écrit:
La vie et la maladie n'est pas radicale comme votre jugement.

La vie et le soin de la maladie passe par la modération. Refuser toute inflation est tout aussi aberrant que laisser filer n'importe comment la production de monnaie papier.

Vous êtes avec un logiciel du juste milieu qui ne vous permet pas de comprendre la situation de façon correcte, ce que vous dites n'a pas de sens au plan économique.

L'inflation, c'est de la fausse monnaie, point. Il n'y a pas à faire du faux-monnayage de façon modérée, pas plus que du terrorisme modéré ou des viols en douceur.

J'ajoute que la politique monétaire laxiste actuelle n'adoucit pas du tout la crise comme le pensent les quénésiens, cf le graphique collé plus haut, mais au contraire prolonge la crise économique.
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: La Grèce, l'Italie et l'Espagne - HORS-JEU -    Dim 25 Déc 2011, 17:54

L'inflation modérée est juste un impôt non douloureux ...

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MessageSujet: Re: La Grèce, l'Italie et l'Espagne - HORS-JEU -    Dim 25 Déc 2011, 18:10

Arnaud Dumouch a écrit:
L'inflation modérée est juste un impôt non douloureux ...

Il n'y a pas en soi d'impôts non douloureux, car tous ont plus ou moins le même effet ; disons que l'inflation anesthésie au plan psychologique et enlève du pouvoir de décision sur leur vie aux individus mais les effets sont renforcés.

En réalité c'est un impôt monstrueux sur le capital, c'est comme si on avait prélevé la moitié de ce qu'il y a dans votre poche ou chez votre banque sur les 12 dernières années.

Les griefs qu'on peut lui faire sont nombreux :
- Le consentement à l'impôt n'est pas respecté, tout ça n'a rien de contractuel mais est le fruit de la démagogie des politiques ; les grands pays libres ont moins recours que les autres à ce procédé.
- L'assiète : c'est un impôt qui détruit le capital, donc la croissance.
- Le fait qu'il soit soi disant indolore renforce l'irresponsabilité et retarde les réformes.
- Les bulles spéculatives qui résultent du fait que les taux d'intérêt sont faussés (prix du temps) par une émission de monnaie ne correspondant pas à une épargne réelle, ce qui provoque des crises économiques de façon cyclique.
- Le fait que cet impôt va contre l'égalité des droits, il permet d'arroser ceux qui sont proches du pouvoir et les clients de l'état, ainsi que les banques qui en retour peuvent se permettre d'acheter des dettes d'état avec des taux ridicules (ce qui renforce les incitations à s'endetter). Et après on va dire que les bonus énormes des tradeurs c'est la faute au capitalisme.
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MessageSujet: Re: La Grèce, l'Italie et l'Espagne - HORS-JEU -    Lun 26 Déc 2011, 00:16

Contre la monétisation par la BCE


Pour faire suite à mon intervention BFM de ce jour, j’en profite pour préciser en quelques lignes les raisons de ma position “dure”.

1/ Monétisation : le problème de l’inflation


Imaginons que le 1er décembre, la BCE monétise un peu de dette française pour les taux. Plus “en douce”, mais de façon “clairement affichée”.

Bien. Historiquement, cela risque de déclencher de l’inflation. Donc, vous dites cela le lundi, et le jeudi vous allez sur les marchés pour qu’on vous prête à 10 ans. QUEL EST LE FOU qui va prêter à la France dans ces conditions, puisque vous afficherez que vous prenez le risque de le rembourser en billets de Monopoly. Je ne sais pas vous, moi, je ne prêterais pas… [Vous me direz que c'est un peu ce que font les États-Unis, je vous dirai que nous ne sommes pas les États-Unis et que l'euro n'est pas le dollar, et je dirai aussi que cela tient "pour le moment", reparlons-en dans 1 an, je prends date.] [C'est comme la Grèce, on a commencé à aider de 10 Md€, puis 100 Md€, et on finira à 400 Md€...]

Bien. Du coup, vous avez fait fuir les prêteurs, et vous devez monétisez à 100 % à partir du 1/1/2012.

Bien. Quels sont vos besoins ?

* Recettes budgétaires de l’État français en 2012 : environ 200 Md€ si tout va bien (à voir…)
* Dépenses budgétaires de l’État français en 2012 : environ 300 Md€ si tout va bien dont 55 Md€ d’intérêts (à voir…)
* Remboursements de la dette passée (Source : bulletin d’octobre de l’Agence France Trésor) : A/ Dette à court terme de moins d’un an : 200 Md€ (page 10) B/ Dette de plus d’un an : 100 Md€ (page 2)

Donc au 1/1/2012, quoi qu’il arrive, l’État est sûr de disposer de 200 Md€ de recettes face à 600 Md€ de dépenses quasi-certaines. Bien, un petit trou de 400 Md€, 2 fois les recettes, 20 % du PIB, tout va bien. Notez qu’on “exige” de conserver notre AAA récompensant les États les mieux gérés du monde, c’est normal – on est trop fort.

Si tout va bien, on emprunte ces 400 Md€, mais notre hypothèse est que – allez savoir pourquoi - les prêteurs se rendent compte de la cavalerie, et ne prêtent plus, donc on monétise 400 Md€…

Or, la masse monétaire M1 de la France (Source : Bulletin Banque de France) est d’environ 650 Md€ (550 Md€ de dépôts à vue + disons 100 Md€ de billets).

Vous partez donc sur une croissance de la masse monétaire de 60 % en un an.

Les travaux des économistes monétaristes montrent que, en général (et certes, on peut pinailler, mais à ce niveau d’ordre de grandeur, pas trop svp), c’est au moins 50 % d’inflation en 2012. Voire 75 % ou 100 % à ce niveau de délire et de choc sur la confiance de la population dans sa monnaie. (dans l’hypothèse que j’estime fausse que l’Allemagne ne soit pas partie en courant de l’euro, qui explosera donc)

C’est pas sympa la monétisation ? :

* si vous êtes salarié, bon courage pour négocier l’augmentation de 50 % en 2012 – car le patron il est toujours en concurrence internationale avec des pays qui n’ont pas d’inflation (vous vous rappelez, l’histoire de compétitivité dans la mondialisation…). Prenez donc une photo de votre pouvoir d’achat le 31/12/2011, vous ne le reverrez plus.
* si vous êtes retraité, et bien du coup, pas de bol, désolé pour votre retraite qui sera peu revalorisée…
* si vous avez de l’épargne, condoléances pour la perte de votre être cher.

Ah oui, cerise sur le gâteau, ça, c’est juste pour 2012 – vous aurez 200 Md€ de dette à monétiser en 2013 + le déficit qui dans le contexte passera bien à 200 Md€, soit encore + 40 % d’inflation en 2013 (bien entendu, ça c’est juste mathématique, sans l’effet de la panique, je ne réponds donc plus rien à ce niveau – cf. Hyperinflation allemande en 1923)



Un joli billet de 1 000 000 000 000 de marks (1 billion = 1 000 milliards) de 1923



Le record : le billet de 100 000 000 000 000 de marks (100 billions) de 1923



Un timbre allemand de 1923 de 100 marks transformé en 1 milliard de marks

Cool, non ? OUPS, on a peut-être oublié de vous présenter tous ces chiffres en vous vendant (bourrant le crâne ?) la solution “planche à billets” – c’est ballot, non ?

2/ Monétisation : le problème de la fragilisation de la BCE et de l’euro

Au delà de ce problème, vous avez aussi la folie actuelle de gonfler le bilan de la BCE d’obligations douteuses (qui a dit pourries ???) grecques, portugaises et désormais italiennes.

J’imagine que vous comprenez sans peine ce que cela veut dire – c’est comme pour vous : vous déboursez 100 000 € d’argent pour racheter des obligations italiennes (et le vendeur bénit votre nom, car il récupère son argent, alors qu’il avait un risque élevé de perte), et reprenez donc désormais le risque de défaut. Si l’Italie fait défaut, vous perdez votre argent initial. Simple quoi. Si vous aviez 200 000 € de patrimoine (vos fonds propres = votre capital), désolé, vous en avez perdu la moitié. Si vous aviez 100 000 € de capital, couvrez-vous bien, l’hiver arrive, et vous aurez froid la nuit sous vos cartons.

Où en est la BCE ? Pour être plus précis, nous allons même étudier “l’Eurosystème” qui est en fait la réunion de la BCE + les 17 Banques centrales nationales des pays qui ont adopté l’euro.

Voici 3 graphiques qui représentent le montant des obligations d’États GIPSI (Grèce, Irlande, Portugal, eSpagne, Italie) qu’a racheté la BCE :






Obligation etat achat BCE

De longs commentaires sont-ils bien indispensables, quand on pourrit autant son bilan ? Quand on a deux fois et demie plus de créances douteuses que de capital ? Un référendum perdu en Grèce, et zou, défaut grec, et zou, faillite de la banque centrale, ce qui parachèvera la destruction de notre système économique, après la faillite des banques et des États… Remarquable cohérence notez.

3/ La chimère de la croissance

Je développerai ce point une autre fois, mais je le résume en un graphique : la croissance moyenne par habitant en France par décennie (je suis aussi sûr qu’on ne vous l’a jamais montrée comme ceci…) :


Sérieusement, pensez-vous que, dans notre situation économique et financière, en pleine décennie du pic pétrolier, la tendance va s’inverser fortement ?

Et si nous choisissions d’être prudents pour une fois, en considérant qu’il n’y aura pas (ou peu) de croissance ? Si elle s’avérait finalement là, bonne nouvelle, cela fera des excédents – au lieu de faire des pertes tous les ans à courir après un rêve de croissance, perdue dans les années 1970…

Ce n’est pas grave qu’il n’y ait plus de croissance,bien au contraire. Ce qui est grave, c’est de ne pas réfléchir, travailler à modifier le fonctionnement de notre économie pour qu’elle puisse prospérer sans croissance – ce qui est évidemment possible-, et attendre à la place des chimères…

On peut toujours rêver, mais il ne faut jamais prendre ses rêves pour la réalité…


http://www.les-crises.fr/contre-la-monetisation/
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giacomorocca



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MessageSujet: Re: La Grèce, l'Italie et l'Espagne - HORS-JEU -    Mer 28 Déc 2011, 18:41

Dromaeosaurus a écrit:
giacomorocca a écrit:
Et il faudrait analyser correctement la croissance depuis le choc pétrolier des années 70;
cette croisance ne s'est-elle pas faite sur le contrepartie d'un endettement correspondant, tant privé que public?

Si c'est le cas dans le dernier 40 ans, peut-on réellement parler de croissance liée à la productivité? Il s'agissait peut-être d'un leurre dont nous nous apprêtons à subir les conséquences. Une productivité accrue liée à un endettement massif des états semble nous mener tout droit dans le mur.

La productivité s'est faite grâce à l'accumulation de capital et à une meilleure division du travail, ce qu'on appelle aujourd'hui la mondialisation. Elle ne s'est pas faite grâce à l'endettement et aux dépenses publiques, mais contre elles. C'est l'épargne et la sous-consommation qui permettent la formation du capital et la croissance, pas la consommation, le gaspillage et l'endettement !
Désolé pour le délais à vous répondre.
C'est vrai pour les Trente Glorieuses ou la productivité est liée à la reconstruction d'après guerre, à une expension démographique importante dans plusieurs pays industrialisés ainsi qu'à un développent technologique sans précédent dans tous les domaines.
Après le choc pétrolier, la productivité a cessé d'augmenté à un rytme effreiné et nous assistons à une sur-consommation tant dans le privé que dans le public. Il me semble que les gouvernement soutiennent la productivité actuelle par un endettement en contrepartie. Nous n'avons qu'à constater la hausse constante des subventions aux entreprises privées ainsi que la diminution constante des impôts sur les sociétés. Le taux d'endettement des particuliers et des gouvernements atteint des records et il est clair que nous allons tout droit dans le mur.
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MessageSujet: Re: La Grèce, l'Italie et l'Espagne - HORS-JEU -    Mer 28 Déc 2011, 23:22

giacomorocca a écrit:

Désolé pour le délais à vous répondre.
C'est vrai pour les Trente Glorieuses ou la productivité est liée à la reconstruction d'après guerre, à une expension démographique importante dans plusieurs pays industrialisés ainsi qu'à un développent technologique sans précédent dans tous les domaines.
Après le choc pétrolier, la productivité a cessé d'augmenté à un rytme effreiné et nous assistons à une sur-consommation tant dans le privé que dans le public. Il me semble que les gouvernement soutiennent la productivité actuelle par un endettement en contrepartie. Nous n'avons qu'à constater la hausse constante des subventions aux entreprises privées ainsi que la diminution constante des impôts sur les sociétés. Le taux d'endettement des particuliers et des gouvernements atteint des records et il est clair que nous allons tout droit dans le mur.

C'est une grande illusion de croire que les gouvernements peuvent soutenir la productivité. Les entreprises n'ont pas besoin de subventions ou de gadgets fiscaux, il faut savoir que ce qui compte ce n'est pas le niveau de tel ou tel impôt comme l'IS (inutile et nuisible au passage), mais le niveau réel d'imposition marginal qui prend tout en compte : IS, IR, TVA, CSG, charges, successions, plus values, ISF, et autres or ce taux réel est totalement dissuasif.

Un gouvernement ne créée pas de ressources, il ne peut que transférer des richesses créées par d'autres et c'est toujours un jeu à somme négative. Si le gouvernement s'endette, c'est autant de capital détourné du secteur productif pour des buts clientélistes et corporatistes.
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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: La Grèce, l'Italie et l'Espagne - HORS-JEU -    Jeu 29 Déc 2011, 01:12

Dromaeosaurus a écrit:

Un gouvernement ne créée pas de ressources, il ne peut que transférer des richesses créées par d'autres et c'est toujours un jeu à somme négative.

Une application économique de l'effet Joule : toute tentative de transfert de richesse d'un endroit vers un autre entraîne une dissipation sous forme de frais administratifs.

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MessageSujet: Re: La Grèce, l'Italie et l'Espagne - HORS-JEU -    Jeu 29 Déc 2011, 02:32

Dromaeosaurus a écrit:
giacomorocca a écrit:

Désolé pour le délais à vous répondre.
C'est vrai pour les Trente Glorieuses ou la productivité est liée à la reconstruction d'après guerre, à une expension démographique importante dans plusieurs pays industrialisés ainsi qu'à un développent technologique sans précédent dans tous les domaines.
Après le choc pétrolier, la productivité a cessé d'augmenté à un rytme effreiné et nous assistons à une sur-consommation tant dans le privé que dans le public. Il me semble que les gouvernement soutiennent la productivité actuelle par un endettement en contrepartie. Nous n'avons qu'à constater la hausse constante des subventions aux entreprises privées ainsi que la diminution constante des impôts sur les sociétés. Le taux d'endettement des particuliers et des gouvernements atteint des records et il est clair que nous allons tout droit dans le mur.

C'est une grande illusion de croire que les gouvernements peuvent soutenir la productivité. Les entreprises n'ont pas besoin de subventions ou de gadgets fiscaux, il faut savoir que ce qui compte ce n'est pas le niveau de tel ou tel impôt comme l'IS (inutile et nuisible au passage), mais le niveau réel d'imposition marginal qui prend tout en compte : IS, IR, TVA, CSG, charges, successions, plus values, ISF, et autres or ce taux réel est totalement dissuasif.

Un gouvernement ne créée pas de ressources, il ne peut que transférer des richesses créées par d'autres et c'est toujours un jeu à somme négative. Si le gouvernement s'endette, c'est autant de capital détourné du secteur productif pour des buts clientélistes et corporatistes.
Tout à fait d'accord avec vous; mais il s'agit avant tout d'un constat et il semble que tous les pays industrialisés s'y sont laissés prendre, bien sur à des niveau différents, mais tout de même inacceptables pour la plupart. Et le système financier est tellement inter-dépendant que les soubresauts affectent tous le monde. Peut-être utopiste, mais de plus en plus d'analystes semblent croire que le système financier capitaliste est à la croisée des chemins et qu'on ne peut plus faire l'économie de réformes importantes. Je sais que vous êtes loins d'être keynésien, mais il me semble que plus nous nous mondialisons et plus il faudra une autorité qui régule la finance pour éviter ses dérives.
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MessageSujet: Re: La Grèce, l'Italie et l'Espagne - HORS-JEU -    Jeu 29 Déc 2011, 12:19

Philippe Fabry a écrit:
Dromaeosaurus a écrit:

Un gouvernement ne créée pas de ressources, il ne peut que transférer des richesses créées par d'autres et c'est toujours un jeu à somme négative.

Une application économique de l'effet Joule : toute tentative de transfert de richesse d'un endroit vers un autre entraîne une dissipation sous forme de frais administratifs.

Pas seulement des frais administratifs : il y a aussi la destruction des incitations à produire, épargner et entreprendre. Les individus dont les droits de propriété ne sont plus respectés ont plus à espérer de leur pouvoir de nuisance et d'influence pour obtenir de l'état des transferts ou des protections en leur faveur, que de leurs propres efforts pour servir les autres.

De plus les subventions de l'état retardent les ajustements du marché et le renouveau du tissu économique, elles récompensent la mauvaise gestion, empêchent les activités périmées de disparaitre via la faillite, c'est autant de capitaux en moins pour les vrais entrepreneurs de demain.
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MessageSujet: Re: La Grèce, l'Italie et l'Espagne - HORS-JEU -    Jeu 29 Déc 2011, 23:48

Encore un très bon article bien précis sur la BCE et l'inflation de Vincent Bénard, un jeune économiste qui détaille par ailleurs des méthodes pour organiser de façon propre la faillite des banques.

BCE : Mario Draghi réinvente le braquage à l’italienne


On lit à peu près tout et son contraire sur l’opération de « prêts à 3 ans et à 1% » lancée par la BCE vers les banques de la zone Euro, poétiquement dénommée « LTRO », Opération de Refinancement à Long Terme. Et bien sûr, la question que tout le monde pose est : « Pourquoi cette LTRO ? Est-ce le début d’une monétisation larvée des dettes de la zone euro ? »

Mario Draghi parle pour en dire le moins possible.


Question langue de bois, Super Mario n’a pas de leçons à prendre : « faciliter le financement des banques », « Elles en feront ce qu’elles voudront », « on n’appelle pas ça de l'assouplissement quantitatif chez les gens bien élevés », « les banques pourront acheter de la dette souveraine mais pas nécessairement », etc…

La LTRO : simple opération classique d’apport de liquidité ? Certainement pas.

Essayons donc de procéder par élimination : la LTRO « 3 ans – 1% » est elle une opération de « prêt en dernier ressort classique » ?

Selon la sagesse des banquiers centraux, incarnée par Sir Mervyn King, patron de la banque d’Angleterre :

« L’expression prêteur en dernier ressort » est employée par des gens qui (…) ne savent pas de quoi ils parlent (…). Il est clair depuis l’origine que, pour une banque centrale, être prêteur de dernier recours signifie prêter à des institutions bancaires réputées solvables (Ndvb : et qui ont simplement un problème de liquidité). Cela ne peut être fait que contre du bon collatéral, et à un taux d’intérêt pénalisant. Voilà ce que signifie « prêteur de dernier ressort ».

Il est clair que la LTRO ne répond pas à cette définition : le collatéral exigible peut n’être noté que « Simple A », ce qui est juste correct, et le taux d’intérêt exigé est tout sauf pénalisant. En fait, le taux exigé par la BCE est très inférieur à ce que le marché exigerait d’un placement noté simple A actuellement. En clair, cela veut dire que la BCE ACCEPTE DE PRENDRE A SON COMPTE DANS SON BILAN, POUR TROIS ANS, les risques portés par des placements notés « A » et sur lesquels les banques ont de sérieux doutes (elles veulent donc s’en débarasser), et permet à ces mêmes banques de rechercher des usages moins risqués et correctement rémunérés pour cet « argent frais » créé de nulle part la BCE… Si tant est que de tels placements existent aujourd’hui.

Par conséquent, la LTRO ne peut en aucun cas être considérée comme une opération « classique » d’amélioration de la liquidité des placements bancaires. Est-ce un outil de monétisation des dettes souveraines ?

La LTRO : Pas un outil de monétisation massive des dettes souveraines

La LTRO risque t’elle de rendre plus facile le placement des dettes des pays périphériques ? C’est improbable. Selon cette analyse de TF market advisor, un banquier normalement constitué recherchera à utiliser la LTRO en priorité pour substituer cette modalité de financement contre d’autres plus chères ou plus risquées, puis, seulement, pour éventuellement acheter des bons à moins de 3 ans (il serait suicidaire d’acheter des bons d’une maturité supérieure à la période de remboursement de la LTRO) et d’un rendement correct (c’est à dire nettement supérieur à 1%). Et de ce point de vue, seuls les bons à 2 ans belges, espagnols ou italiens pourraient convenir… Sauf que les banques n’en prendront que si elles pensent que le risque de non remboursement est nul. Seule les plus téméraires se lanceront donc dans l’achat de bons, même de court terme, de pays du « club med », car structurellement, rien n’a vraiment changé chez les PIIGS, et l’on ne voit pas d’où la croissance indispensable pour améliorer la situation pourrait venir.

Les banques n’utiliseront donc pas, sauf incitation cachée au grand public, les fonds levés par la LTRO pour acheter massivement des bons italiens à 10 ans.

La LTRO : un plan de sauvetage furtif du système bancaire, au risque de ruiner les épargnants

La LTRO est donc principalement une opération de transfert de risque de portefeuille EXISTANT porté par les banques privées vers la BCE. En clair : un « plan de sauvetage furtif » de banques qui, sans cela, seraient clairement insolvables. En agissant de la sorte, la BCE est en contradiction avec toutes les règles de bonne gestion des banques centrales rappelées par Mervyn King.

Il ne s’agit donc pas d’une monétisation des dettes souveraines, mais d’une monétisation furtive d’actifs de banques privées dont la valeur est sujette à caution.

Naturellement, la BCE espère que, dans les 3 ans, les banques pourront, grâce à une reprise venue d’on ne sait où, se « refaire la cerise », rembourser les sommes empruntées au titre du LTRO, reprendre leur collatéral et absorber les éventuelles pertes sur ces titres grâce aux gains engrangés pendant les 3 ans du deal. Mais que cette reprise ne veuille pas se manifester, qu’un nouveau cygne noir vienne plomber un peu plus les perspectives de la zone euro, alors c’est la BCE qui subira les pertes que les banques commerciales auraient dû porter. Pertes qui seront absorbées par la production Ex Nihilo d’euros tous neufs, ce qui détruira lentement d’abord, puis rapidement ensuite, la valeur de l’épargne européenne…

Notons que les politiciens, qui n’en sont pas à une contradiction près, affirment souvent qu’il faut « sauver les banques » pour éviter que votre épargne ne soit mise en danger. Et donc, pour sauver votre épargne, il faut la détruire ! Orwellien en diable. Rappelons pour la quantième fois que des banques centrales responsables ont d’autres moyens, respectueux des déposants, pour gérer des faillites bancaires.

En clair, l’Euro Hold Up continue, mais cette fois, grâce à M. Draghi, c’est la banque qui braque les épargnants. Sans doute la version 3 du « braquage à l’italienne« …

Que cela ne vous empêche pas de passer de joyeuses fêtes.

http://www.contrepoints.org/2011/12/24/61775-bce-mario-draghi-reinvente-le-braquage-a-litalienne
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MessageSujet: Re: La Grèce, l'Italie et l'Espagne - HORS-JEU -    Sam 31 Déc 2011, 12:41

La BCE imprime autant que la Fed !


Dans l’imaginaire économique actuel, la BCE serait à l’instar de l’Allemagne un modèle de rigueur ». Il n’en est rien.

Par Loïc Abadie



On pourrait croire à la lecture du discours de la BCE que sa politique est radicalement différente de celle de la Fed, que le quantitative easing n’existe pas en zone euro. Vous vous souvenez tous des rachats de dettes souveraines censés se faire au compte-goutte », à cause de traités européens interdisant cette option.

Dans l’imaginaire économique actuel, la BCE serait à l’instar de l’Allemagne un « modèle de rigueur » et même accusée par certains de ne pas déverser assez de liquidités dans le système (les habituels « experts » dont le niveau d’intelligence économique leur permet de croire au Père Noël et d’être convaincus aujourd’hui que l’impression de billets et le « pilotage monétaire » va créer des richesses réelles).

Pourtant, si on étudie l’évolution du bilan des deux banques centrales sur les 5 dernières années, on s’aperçoit vite que la BCE fait sensiblement la même chose que la Fed.

Observez bien ces graphiques :



Bilan de la Fed (sur 5 ans), source : Fed



Bilan de la BCE (sur 5 ans), source : Bloomberg, BCE

- Le bilan de la Fed est passé en 5 ans de 800 milliards de $ à 2900 milliards de $ aujourd’hui, soit une hausse de 2100 milliards de $.

- Le bilan de la BCE est passé en 5 ans de 1150 milliards à 2500 milliards d’€ aujourd’hui, donc une hausse de 1350 milliards d’€, soit 1755 milliards de $.

L’expansion du bilan de la BCE (+1750 milliards de $) est tout à fait comparable à celui de la Fed (+2100 milliards).

Mieux, sur les six derniers mois, la BCE a accru son bilan de 600 milliards d’€, soit 780 milliards de $, donc plus que la totalité du programme de Q.E2″ mené par la Fed jusqu’à l’été 2011 !

Et ce dernier chiffre ne prend pas en compte les 498 milliards d’€ qui ont été prêtés aujourd’hui au système bancaire européen (pour 3 ans au taux amical de 1%, l’ancien dirigeant de Goldman Sachs qu’est Mario Draghi sait se montrer généreux avec ses amis banquiers).

Ces 490 milliards d’€ représentent à nouveau l’équivalent de la totalité du Q.E.2 américain en une seule journée, ou encore la quasi-totalité de la capacité de prêt théorique du FESF » actuellement de 500 milliards d’€.

On constate à travers ces chiffres que les interventions de la BCE dépassent aujourd’hui largement en volume tous les autres dispositifs existants (prêts du FMI, FESF ou futur MES). Bien entendu, ces interventions se font sans la moindre consultation directe ou indirecte des peuples des pays concernés, le système associant les banques centrales et les grandes banques ayant visiblement atteint un niveau « d’autonomie » dépassant maintenant nettement celui d’États et de dirigeants élus de plus en plus « hors-jeu » (ou remplacés par des experts » ex banquiers-centraux comme Mario Monti en Italie.

Soyons clairs, ces faits et chiffres ne m’amènent pas pour autant à adhérer aux théories du complot. Penser que les banquiers centraux et dirigeants de grandes banques (ce sont les mêmes qui tournent en circuit fermé) sont capables d’un complot organisé, c’est leur prêter une intelligence, une capacité d’anticipation et d’organisation du système économique qu’ils sont à mon avis très loin d’avoir.

Il s’agit plus ici de tentatives plus ou moins désespérées d’une caste moutonnière qui voudrait encore se persuader qu’elle va préserver son pouvoir et ses avantages alors qu’elle est en train de foncer dans le précipice. Les banquiers centraux ne sont pas d’habiles comploteurs, ils sont plutôt dans le même état d’esprit que devait l’être Bernard Madoff quelques mois avant sa chute. Mais cela ne les empêchera pas de faire de gros dégâts avant d’être renvoyés aux oubliettes par la crise.

Une petite phrase pour finir. Celle d’Henri Guaino, tête pensante d’un chef d’État en théorie non socialiste et respectueux de la propriété privée.

La France ne présente aucun risque de défaut sur sa dette. Certes, il y a le risque de l’Euro et l’État est très endetté, mais les Français sont parmi les ménages qui épargnent le plus au monde.

Traduction du message d’Henri Guaino : le fait que l’État soit très endetté ne présente aucun risque, puisque les « ménages français » pourront payer. Selon M. Guaino, votre épargne appartient donc à l’État. Rendez-vous à la grande primaire socialiste française d’avril et mai 2012 pour le développement de ces brillantes idées !

—-
Article originellement publié sur Objectif Éco, reproduit avec l’aimable autorisation de l’auteur.

http://www.contrepoints.org/2011/12/27/62012-la-bce-imprime-autant-que-la-fed
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MessageSujet: Re: La Grèce, l'Italie et l'Espagne - HORS-JEU -    Sam 31 Déc 2011, 13:20



L'Espagne annonce des mesures d'austérité






Le nouveau gouvernement espagnol a
averti vendredi que le déficit budgétaire du pays sera beaucoup plus
important que ce qui avait été anticipé plus tôt cette
année. Il a également dévoilé une première série de mesures
d'austérité dans un contexte de crise financière.


A l'issue du deuxième Conseil des
ministres, Soraya Saenz de Santamaria, porte-parole du gouvernement
dirigé par Mariano Rajoy, a annoncé que le déficit budgétaire
pour cette année devrait atteindre 8% du PIB, alors que le précédent
gouvernement -socialiste- avait tablé sur un déficit de 6%.


Le gouvernement de droite a aussi
annoncé de nouvelles mesures pour maîtriser la dette, incluant des
réductions de dépenses à hauteur de 8,9 milliards d'euros. Il
maintient le gel des salaires des fonctionnaires et de pratiquement
toutes les embauches dans ce secteur. Les impôts sur le revenu vont
aussi augmenter, mais seulement pour une durée de deux ans,
selon le gouvernement.


Seules les retraites bénéficient d'un petit coup de pouce, avec une revalorisation de 1%.


"C'est le début du début", a prévenu Soraya Saenz de Santamaria, en ajoutant qu'il y aura d'autres réformes et mesures
d'austérité annoncées en 2012.


Après plus de sept ans de pouvoir
socialiste, le Parti populaire espagnol (PP) a remporté la majorité
absolue lors des élections générales le 20 novembre dernier,
dans un pays touché de plein fouet par la crise financière. AP


pyr/v0292



Boursorama
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MessageSujet: Re: La Grèce, l'Italie et l'Espagne - HORS-JEU -    Mer 11 Jan 2012, 15:34

Grèce : Panique bancaire en cours… de contagion en France



Publié le 11 janvier 2012 par realinfos






ZeroHedge révèle que la panique bancaire bat son plein en
Grèce depuis Août 2011. Au rythme des retraits, les banques vont se
retrouver avec des dépôts à ZERO sous 48 mois. Voilà une nouvelle qui va
rassurer les actionnaires du Crédit Agricole qui ont fait un chèque (en
bois) de 2 milliards pour renflouer leur filiale Empori-Toute-Rikiki.


L’année n’est pas encore terminée, et déjà les banques de la Grèce
ont perdu 36,7 milliards d’euros de leur base de dépôts en 2011. Et 64,6
milliards depuis début 2010… .

En Octobre, environ 3,5 milliards d’euros ont été retiré des
banques grecques et sont susceptibles d’avoir été déposé dans un coffre
au cœur de la Suisse, ou convertis en divers métaux inertes et enterrés
quelque part dans la cour arrière.

La bonne nouvelle:
les retraits sont juste d’un peu plus de la moitié de ceux enregistrés en Octobre, qui étaient de 6,8 milliards d’euros.

La mauvaise nouvelle:
A ce rythme de retraits, les banques grecques auront leurs dépôts à zéro dans environ 4 ans.

Est-ce que la troïka de Bruxelles pourra maintenir son économie indéfiniment ?…

Toute confiance envers les banques du pays est maintenant perdue et la Grèce est officiellement une économie zombie.

Le fait que le déficit du pays sur le PIB est en passe d’être re-re-revu encore plus élevé n’est même plus significatif : l’économie grecque et ses secteurs bancaires sont désormais officiellement morts.

Nous avons beaucoup de compassion envers ceux qui ont encore de
l’argent dans les banques, tout comme l’or des années 30 en Amérique où
toute trésorerie résiduelle pourrait être bientôt “séquestrée” à des fins de sécurité nationale. (Traduit du site ZeroHegde.com)






Note de Gold-Up
D’ici début Février, l’effacement de la moitié de la dette devra être appliqué sur les créanciers privés (banques) de la Grèce .

Mais Bruxelles et le FMI font pression pour un effacement supérieur… 60…80…90 % ?

Le Lehman-Crédit-Agricole-Brothers approche et pourrait survenir avant la fin-février…

Cette note de l’AFP est très clair, les clients-sociétaires de la banque verte devraient en tenir compte dans leur stratégie d’épargne:

“Les importants détenteurs d’obligations d’État
grecques, les établissements bancaires du pays devraient ainsi essuyer, à
cette occasion, de lourdes pertes pouvant, dans certains cas, mettre en
péril leur survie et aboutir à leur nationalisation.”


Et ce papier sur 20minutes :

“Toutes les banques grecques sont en train de
procéder à des opérations de recapitalisation, confrontées à de lourdes
pertes ou même pour certaines à des perspectives de faillite ou
nationalisation dans le cadre de l’énorme plan d’échange de dette en
cours de négociation entre l’État et les institutions privées qui
détiennent des titres souverains.”











Chers Lectrices, Chers Lecteurs, adoptez ce principe de
précaution : videz vos comptes épargne avant qu’une fermeture bancaire
pour cause de “panne de liquidités” de plusieurs jours vous empêche d’accéder à vos économies avant la première semaine de février.

http://gold-up.blogspot.com/
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MessageSujet: Re: La Grèce, l'Italie et l'Espagne - HORS-JEU -    Mer 18 Jan 2012, 15:56

La Grèce en solde avant liquidation…!










Par Effy Tselikas (Athènes)

Les soldes viennent de commencer à Athènes. Mais les importants
rabais ne suffisent pas. Les boutiques restent vides et nombreux sont
les commerçants qui espèrent en profiter pour liquider une partie de
leurs stocks avant de fermer boutique.

“Depuis 104 ans, nous étions parmi vous. Nous mettons
la clé sous la porte. Venez vite faire vos achats aujourd’hui. Demain,
il sera trop tard “.

Ce dérisoire petit texte en lettres manuscrites, juste en dessous
d’un énorme bandeau “Soldes” qui recouvre la devanture de la
maroquinerie Atzeros de la principale rue commercante du Pirée,
symbolise à lui tout seul la tragédie que vit en ce moment la Grèce.
Tout autour de ce magasin, on ne trouve plus que des boutiques fermées
ou d’autres remplacées depuis quelques mois par des fast-foods, seuls
commerces qui arrivent à survivre en ces temps de crise.

“C’est le seul achat que que j’ai fait aujourd’hui. On est bien
obligé de manger. On a coupé déjà tout le reste. Quand on n’aura même
plus de quoi acheter un sandwich, alors on crèvera la bouche ouverte”
s’exclame
un passant qui dévore son en-cas, en regardant avec envie les sacs et
les valises soldés qui trônent dans la vitrine de la maroquinerie.

“Et pourtant, ce n’est pas cher. Tu vois, ce sac en
cuir à 25 euros, c’est une super affaire. Il y a quelques années, je
l’aurais acheté sans hésiter, même cinq fois ce prix-là. Maintenant,
c’est fini tout ça. Je n’ai plus envie de rien. Etre en bonne santé moi
et mes proches, c’est le seul vœux que j’ai fait pour cette nouvelle
année”.



Après un Noël catastrophique


L’ouverture officielle des soldes d’hiver a commencé cette semaine
(elles dureront jusqu’au 28 février). Mais déjà depuis le début de
l’année et jusqu’à samedi dernier, les magasins avaient fait des
promotions de l’ordre de 50% pour attirer les clients. Car la période de
Noël a été catastrophique.

La seule augmentation est celle des “promeneurs” comme on
les appelle ici, ceux qui lézardent devant les vitrines sans entrer dans
les magasins, mais le chiffre d’affaires de la période a été de moins
de 20% que pour Noël 2010. Et ce alors que les commercants espéraient se
rattraper d’une année 2011 déplorable, qui avait vu une baisse
généralisée de 30%.

“Les soldes, c’est la dernière chance avant le louketo” (loquet, fermeture) a
été le dernier titre des quotidiens et des journaux télévisés, avant de
la grève de 48h des journalistes. Certains commerçants ont attendu ces
soldes pour récupérer un peu d’argent sonnant et trébuchant, en
liquidant leurs stocks avant de mettre la clé sous la porte. Car les
clients sont rares malgré les importants discounts.

“Acheter grec”, mais avec quel argent?


Même les Grecs qui en ont encore les moyens hésitent à dépenser en
dehors de la stricte nécessité. Toutes les mesures ces derniers mois par
les gouvernements successifs adeptes de la rigueur ont plombé la
consommation:


  • Augmentation successive de la TVA passée de 18% à 23%,
  • Hausse du prix à la pompe qui avoisinne les 2 euros, la coupe dans les salaires des fonctionnaires
  • Passage du minimum du revenu imposable de 8000 à 5000 euros.

Et les nouvelles mesures qui vont être votées cette semaine vont rajouter de l’huile sur le feu.

“Une fois de plus, et de façon brutale, un coup dur
est porté à la société grecque avec la baisse annoncée et le gel des
salaires cette fois-ci dans le secteur privé, la disparition des 13° et
14° mois, le rabotage du salaire minimum. Ces lois catastrophiques, qui
frappent essentiellement les classes moyennes, salarié et retraités, met
en danger tout le tissu industriel et commerçant du pays. Car elles
font chuter la consommation, qui est pourtant le seul moteur de la
croissance dans une économie au bord du gouffre et ce faisant, génère un
incroyable cercle vicieux qui entraîne le pays dans une faillite
profonde et sans retour”,

déclare l’Union professionnelle des commerçants du Pirée.

Les prochaines semaines vont être cruciales pour la survie de
nombreuses petites entreprises. De nombreux secteurs sont touchés, en
premier celui de l’habillement et des chaussures, puis l’ameublemement
et l’aménagement intérieur, l’électro-menager, enfin les cosmétiques et
les médicaments. Le tabac et les cigarettes pâtissent également de ces
restrictions, alors que les Grecs sont parmi les plus gros fumeurs
d’Europe. Et pour la première fois, même les magasins d’alimentation ont
vu leurs revenus chuter.

Avec tous les indicateurs de l’activité économique dans le rouge
(taux d’inflation à 5%, taux de chômage à 20%, 2 personnes sur 5 sous le
seuil de pauvreté), ce n’est pas l’arrivée massive, tels des vautours,
des super-discount allemands ou l’incantation nationaliste irréalisable
(dans la situation actuelle de production nationale rachitique) du
slogan “Acheter grec”, qui va dynamiser ce secteur de l’économie.

source
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MessageSujet: Re: La Grèce, l'Italie et l'Espagne - HORS-JEU -    Mer 01 Fév 2012, 23:31

Grèce sous tutelle: Nigel Farage fait scandale avec une référence nazie







Un eurodéputé eurosceptique britannique a créé un scandale mercredi
au Parlement européen en comparant le projet allemand de mettre la Grèce
sous tutelle budgétaire d’un commissaire européen à la mise en place
d’un gauleiter nazi à Athènes.
Le président du parti britannique UKIP, Nigel Farage, est revenu sur un
document émanant du ministère allemand des Finances diffusé au cours du
week-end dernier, qui suggérait selon lui qu’un commissaire européen et
son équipe occupent un grand bâtiment à Athènes et prennent en main la
gestion du pays — un ‘Gauleiter’ peuvent dire certains.
J’ai cru à une blague. En fait, c’était juste une position de
négociation, mais aujourd’hui personne ne peut nier que la Grèce n’est
autre chose qu’une colonie, a-t-il ajouté.
La référence aux Gauleiter, ces administrateurs nazis des subdivisions
territoriales du Reich, a aussitôt suscité des réactions indignées dans
les rangs des députés allemands.
L’élu Vert Reinhard Bütikofer a ainsi accusé Nigel Farage de propager de
la haine dans le Parlement européen, de la haine entre les peuples
européens et lui a demandé de retirer ses propos.
Refusant de s’excuser, Nigel Farage a argué qu’il n’avait fait que
reprendre une expression parue dans la presse britannique. Quant à la
haine, elle sévit déjà en Europe, selon lui, avec des journaux allemands
qui dépeignent les Grecs comme des paresseux et des inutiles et les
Italiens comme des lâches, et en retour la presse de ces pays qui
caricature des figures importantes de la scène politique allemande
portant des uniformes nazis.
Ceux qui propagent le nationalisme dans cette maison sont ceux qui
placent des drapeaux sur leur siège pour afficher leur nationalisme, et
que je sache, vous en faites partie, a rétorqué le président du
Parlement Martin Schulz, avant de menacer d’expulser M. Farage.
Celui-ci a préféré sortir de lui-même de l’hémicycle.
Selon le porte-parole de M. Schulz, Armin Machmer, M. Farage pourrait
être passible d’une amende allant jusqu’à 10 jours d’indemnités
journalières, si M. Schulz décidait d’engager une procédure pour avoir
troublé la séance.
Lundi, la chancelière allemande Angela Merkel avait pris ses distances
vis-à-vis de la proposition controversée, estimant que ce débat autour
d’un commissaire à la rigueur était une discussion que nous ne devrions
pas mener.
Mais sur le fond elle avait insisté pour trouver une moyen de pousser
Athènes à respecter ses promesses de réduction du déficit. Nous
réfléchissons à présent à rendre encore plus efficace la surveillance du
pays, a-t-elle dit.
La proposition du ministère allemand demandait que la Grèce accepte un
transfert de souveraineté dans le domaine budgétaire à l’Union
européenne.
Il prônait la désignation d’un commissaire européen doté du pouvoir de
veto sur les décisions du gouvernement grec dans le domaine budgétaire
et exigeait qu’Athènes consacre prioritairement ses revenus au
remboursement des intérêts de sa dette, avant toute autre chose. La
proposition a été vivement critiquée en Europe.

Afp
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MessageSujet: Re: La Grèce, l'Italie et l'Espagne - HORS-JEU -    Jeu 03 Mai 2012, 23:32

Crise en Italie: un homme prend un otage, veut parler à la presse


Un homme a pris un otage jeudi après-midi dans les bureaux de
l’agence locale chargée des impôts d’une localité près de Bergame, dans
le nord de l’Italie, et demande à parler aux journalistes avant de le
relâcher, ont annoncé les médias italiens.











L’homme, qui serait armé d’un fusil, a d’abord pris en otage plus
d’une dizaine de personnes dans les locaux d’Equitalia, l’agence de
collecte des impôts et des dettes fiscales, avant de les relâcher, sauf
une, au bout de quelques minutes.

Selon l’agence Ansa, l’homme, qui hurle, affirme avoir des
difficultés économiques, menace de se suicider et assure qu’il va
libérer le dernier otage après avoir parlé à la presse.

Un ou plusieurs coups de feu ont été entendus à l’intérieur de
l’agence, selon les médias italiens qui ajoutent qu’il n’y a pas eu de
blessés.

Le correspondant de la chaîne TV d’information en continu Sky TG-24
présent sur les lieux de la prise d’otage affirme que l’homme, âgé d’une
cinquantaine d’années, est entré avec un fusil à pompe, a tiré en l’air
avant de faire sortir les autres personnes en ne gardant en otage qu’un
employé.

Selon Ansa, les carabiniers locaux sont en train de négocier avec le forcené.

Ces dernières semaines, les médias de la péninsule se font presque
tous les jours l’écho de suicides d’entrepreneurs croulant sous les
dettes ou de salariés licenciés sans espoir, alors que le chômage a
atteint un niveau record à 9,3% en février.

L’un des cas qui a le plus choqué le pays est l’immolation par le feu
fin mars à Bologne (nord) d’un maçon poursuivi pour ne pas avoir payé
ses impôts, décédé après neuf jours d’agonie.

Afp
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MessageSujet: Re: La Grèce, l'Italie et l'Espagne - HORS-JEU -    Jeu 17 Mai 2012, 01:32

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MessageSujet: Re: La Grèce, l'Italie et l'Espagne - HORS-JEU -    Sam 19 Mai 2012, 01:24

Madrid (awp/afp) - Bankia, quatrième
banque cotée espagnole qui vient d'être nationalisée, s'effondrait jeudi
à la Bourse de Madrid, alors que le journal El Mundo
affirme que ses clients, inquiets, ont déjà retiré plus d'un
milliard d'euros ces derniers jours.


A 10H09 GMT/12h09 HEC, l'action
plongeait de 27,49% à 1,2 euro, dans un marché en baisse de 1,61%. Le
titre vaut désormais moins du tiers par rapport au prix fixé
en juillet dernier (3,75 euros), lors de son introduction en Bourse.


La plus grande union de caisses
d'épargne espagnole accumule les journées noires à la Bourse de Madrid
depuis l'annonce de sa nationalisation partielle, le 9
mai.


Le quotidien El Mundo affirmait jeudi
matin que ses clients, effrayés par cette annonce, ont déjà retiré plus
d'un milliard d'euros de leurs comptes ces derniers
jours.


Bankia croule sous 31,8 milliards d'euros d'actifs immobiliers risqués.


C'est la banque qui devra fournir le
plus gros effort de provisions, avec 4,722 milliards d'euros, après la
réforme du secteur financier qui force les banques
espagnoles à mettre de côté 30 milliards d'euros supplémentaires en
2012, pour se protéger de leur exposition au secteur immobilier
sinistré.


Le gouvernement a annoncé le 9 mai
qu'il prendrait le contrôle de Bankia en transformant en participation
la dette de 4,465 milliards d'euros contractée en décembre
2010 envers l'Etat à travers un prêt public.


rp




(AWP / 17.05.2012 12h20)Romandie news









L'Espagne coincée entre récession et crise bancaire





jeudi 17 mai 2012 22h04






















1 / 1Plein écran


par Sonya Dowsett et Paul Day





MADRID (Reuters)
- Les coûts de financement que doit supporter l'Espagne ont fortement
augmenté lors d'une adjudication intervenue jeudi, journée également
marquée
par la confirmation que le pays est retombé en récession et par un
article de presse évoquant des retraits de dépôts massifs auprès de la
quatrième banque espagnole.






Le Trésor espagnol a
dû consentir à verser un rendement autour de 5% pour placer des
obligations à trois et à quatre ans, avec notamment un
rendement moyen de 5,106% pour un titre arrivant à échéance en avril
2016, contre 3,374% lors de la dernière opération similaire en mars.






"Cette tendance
défavorable semble s'être bien installée. Au bout du compte, ce
renchérissement du rendement risque d'entraîner une forme
d'intervention extérieure", estime Richard McGuire, analyste taux
chez Rabobank.






Mercredi, le Premier
ministre espagnol Mariano Rajoy a déclaré que le gouvernement pourrait
bientôt éprouver des difficultés à se financer à des
niveaux acceptables.






Sur le marché
secondaire, le rendement des obligations espagnoles à dix ans, autour de
6,3%, n'est plus si loin du niveau des 7% qui a déclenché les
aides apportées à la Grèce, à l'Irlande et au Portugal.






Madrid peut toutefois
se prévaloir d'une bonne nouvelle intervenue en début de soirée : les
17 régions autonomes d'Espagne, à l'origine d'environ la
moitié des dépenses publiques du pays, se sont engagées à réduire
leurs dépenses de quelque 13 milliards d'euros et à augmenter leurs
recettes de 5 milliards cette année.






Au terme de plusieurs
semaines de négociations, le Trésor espagnol a approuvé les projets de
budget présentés par les régions, à l'exception de
celui de la région des Asturies, dans le nord-ouest du pays, qui
devra présenter un nouveau budget dans les 15 jours.






En plus des
difficultés actuelles des banques, l'endettement des régions est
considéré comme l'autre principal facteur de risque pour l'Espagne, que
certains voient déjà comme une des prochaines victimes de la crise
de la dette de la zone euro.






La semaine dernière,
la Commission européenne avait estimé que cet endettement des régions
serait une des raisons qui empêcherait l'Espagne
d'atteindre son objectif de déficit budgétaire fixé pour 2012, soit
5,3% du PIB.






CHUTE DE L'ACTION BANKIA





Plus tôt dans la
journée, le gouvernement espagnol a dû démentir l'existence d'un
mouvement de retraits paniques de sommes déposées à la banque en
difficulté Bankia, nationalisée la semaine dernière, dont le titre a
perdu jusqu'à 30% après une information allant dans ce sens.






"Il n'est pas vrai
qu'il y a en ce moment une sortie des dépôts des coffres de Bankia", a
déclaré Fernando Jimenez Latorre, secrétaire à l'Economie,
lors d'une conférence de presse.






De son côté, dans un
avis transmis aux autorités boursières espagnoles, Bankia souligne que
les mouvements de dépôts constatés au cours de la
première quinzaine de mai étaient saisonniers, ajoutant qu'aucun
changement substantiel dans la balance des dépôts n'était attendu dans
les jours à venir.






Le titre Bankia a
finalement terminé en baisse de 14,08% à 1,422 euro après être tombé en
séance à 1,171 euro. L'indice regroupant les valeurs
bancaires européennes a cédé de son côté 2,36%.






La semaine dernière,
l'Espagne a pris le contrôle de Bankia, quatrième banque du pays,
espérant ainsi rassurer les marchés et stabiliser un secteur
financier rendu fragile par la crise immobilière.






Dans la foulée de
cette nationalisation, Madrid a imposé à ses banques d'augmenter leurs
provisions pour se protéger des pertes croissantes sur
leurs prêts toxiques dans l'immobilier, tout en s'engageant à
apporter une aide limitée aux établissements en difficultés via des
prêts à taux élevés.






Ces mesures n'ont
toutefois pas contribué à dissiper les doutes des investisseurs sur la
capacité du gouvernement espagnol à définitivement
redresser le système financier du pays, des interrogations qui ont
aggravé le retour des craintes liées à la crise de la dette de la zone
euro, ravivées par l'impasse politique en Grèce.






Selon El Mundo, les
clients de Bankia ont retiré depuis quelques jours plus d'un milliard
d'euros de leurs comptes. José Ignacio Goirigolzarri a
informé le conseil d'administration réuni mercredi du retrait des
fonds, précise le quotidien.






UNE RÉCESSION QUI VA SE PROLONGER





Le premier trimestre
2012 s'est soldé par une nouvelle contraction économique de 0,3%, ce
qui, après un recul de même ampleur au trimestre
précédent, fait officiellement retomber l'Espagne en récession, qui
se définit techniquement comme deux trimestres consécutifs de recul du
PIB.






"La récession avance à
un rythme progressif, mais si on prend en compte les dernières enquêtes
sur l'activité, il semble que la contraction de
l'économie se poursuivra au cours des trimestres à venir", a
commenté Tullia Bucco, économiste chez UniCredit.






Le secteur
manufacturier espagnol s'est contracté à son rythme le plus élevé en
près de trois ans au mois d'avril, tandis que l'industrie des
services a reculé pour le dixième mois d'affilée, selon les indices
des directeurs d'achats.






Le secteur des
exportations, le seul qui a progressé au cours des deux derniers
trimestres, a ralenti de janvier à mars, les principaux partenaires
économiques de l'Espagne étant eux aussi confrontés à la récession
ou au ralentissement.






Même si l'Espagne
réussit à maîtrises ses comptes, le pays est en première ligne si jamais
la Grèce, actuellement dans un impasse politique, devait
sortir de l'euro.






"Ce n'est pas
totalement la Grèce quittant l'euro qui est le principal enjeu, c'est
l'effet domino", estime John Bearman, chargé des investissements
chez Thomas Miller Investment.






Natalie Huet, Benoît Van Overstraeten et Nicolas Delame pour le service français
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La Grèce, l'Italie et l'Espagne - HORS-JEU -
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